Moyen-Orient - Salve de missiles iraniens, riposte d'Israël : le point sur la situation|LCI
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Depuis hier après-midi, c'est l'escalade. Les images que vous voyez en ce moment sur votre écran sont des images de propagande iranienne, des missiles tirés, lancé par Teran sur Israël. Sur Israël parce que les Iraniens considèrent que les Israéliens ont franchi je cite une ligne rouge en bombardant en bombardant le sud de Beou.
Ça, c'est ce qui s'est passé hier. Et depuis et depuis dans la nuit qui vient de s'écouler et bien les Israéliens ont tiré aussi des missiles, ont bombardé l'Iran. Est-ce le retour de la de la guerre à grande échelle ?
En tous les cas, en tous les cas Israël, les Israéliens sont à nouveau dans cette position où ils sont pris pour cible. Les abris sont rouverts, les écoles sont fermées. Ça, c'est la situation en Israël où nous rejoignons.
Betsabé Salem. Bonjour Betsabé, vous êtes notre correspondante sur place. Quelle est quelle est la situation au moment où nous nous parlons ?
Oui, c'est tout à fait ça David, le retour finalement de la guerre. dans l'espace de quelques minutes hein puisque depuis tôt ce matin, les sirènes ont retenti à de nombreuses reprises à Tela Aviv et dans d'autres villes du pays. Toutes les régions ont été touchées avec de très fortes explosions qu'on a pu apercevoir et entendre au loin dans le ciel depuis Tala Aviv, depuis Jérusalem et dans une large moitié nord.
Il faut souligner que les outils aussi proxis de l'Iran au Yémen ont eux aussi tiré un missile en direction de Telviv. Donc une situation très précaire. Tout le monde se demande ici combien de temps va durer cette nouvelle guerre.
Est-ce que l'on assiste à une véritable escalade ? Et bien sûr à la fois la population et l'armée sont en alerte ici. Ketsabelem notre correspondante en Israël.
Nous reviendrons vous voir dans un instant évidemment avec moi ce matin pour animer cette émission Grégory Philips. Bonjour Grégory. Le chef du service international sur LCI, Valérie Natav.
Bonjour Valérie. Heureux de vous avoir sur le plateau cher Valérie. Et puis j'accueille l'amiral Alain deville.
Bonjour amiral. Je rappelle à nos téléspectateurs, vous êtes ancien chef d'étatmajur de la marine nationale. Vous allez tous les trois pouvoir éclairer la situation avec cette question he qui prédomine Grégory.
Est-ce que c'est le retour de la guerre à grande échelle au Moyen-Orient ? Cette question, nous nous la poserons après le rappel des faits. Bonjour Laura Pouger.
Bonjour David. Comment est-ce que cette escalade a commencé ? Tout a commencé hier soir David.
L'Iran envoie deux vagues de missile sur l'État hébreu en réponse aux frappes de l'après-midi sur la banlieu de Beout. Les voici ces missiles dans le ciel israélien. Les alertes retentissent dans plusieurs grandes villes du pays, mais selon l'armée, ils sont tous interceptés.
Dans la foulée aux États-Unis, Donald Trump confie un journaliste du média Axios qu'il va appeler Benjamin Netaniaou pour lui dire de ne pas riposter. Nous sommes très proches d'un accord final avec l'Iran, précise-til. Je ne veux pas qu'il saute.
D'après les informations de la presse américaine, cet appel a bien lieu mais il n'empêche pas la rposte. En pleine nuit, Israël frappe le centre et l'ouest de l'Iran. Des explosions sont entendues à Teran, Tabrise et Isparan.
Et la l'escalade dont dont nous parlons continue à continuer ce matin. Tout à fait David. Ce matin à l'aube, Jérusalem et Talavve se sont réveillés au son des sirènes d'alerte.
Écoutez. Plusieurs salves domicile sont tirées sur l'état hébreux, à la fois vers le nord, vers le centre et vers le sud. Avec en plus des missiles iraniens, regardez, au moins un missile tiré par les outils du Yémen.
Les gardiens de la révolution disent avoir visé deux bases aériennes israéliennes, celle de Nevatim et Telnov, les deux que vous voyez ici marqués sur ma carte. Quant à Israël, Israël de son côté a de nouveau frappé l'Iran dans la matinée visant notamment un site pétrochimique, le site de Machard au sud-ouest du pays. Vous voyez sur ces images une épaisse fumée qui s'en échappe.
L'installation est endommagée. Merci beaucoup Laura Pouger. Avant d'ouvrir la conversation sur ce qu'il faut comprendre des événements que nous venons de vous relater, Grégorie, peut-être quelques éléments factuels encore avec vous pour nos téléspectateurs.
J'ai vu que les Israéliens disaient avoir intercepté tous les missiles qui venaient vers leur territoire. Oui, à a priori alors on on va voir dans les prochaines heures si euh on découvre des dégâts ou des ou des missiles qui auraient touché leur cible, mais a priori tous les missiles ont été interceptés par le par le dome de fer. On parle de plusieurs salves, hein.
Euh Laura l'a la l'a très bien décrite. Combien précisément on n'a pas encore cette précision qu ou c quatre ou cin salves distinct salves distinctes avec sans doute des missiles Coramchar 4 qui est l'un des plus gros missiles iraniens. Ça veut dire quoi plus gros ?
C'est-à-dire qu'il est porteur de plusieurs têtes qui se dispersent exactement plus rapide avec une portée de 2000 à 2500 km. Donc ce sont des parmi dans l'éventail iranien, c'est ce qu'ils ont de de plus puissant. Ce sont ceux, Grégory, corrigez-moi si je me trompe, si je me trompe, amiral, n'hésitez pas aussi euh à nous dire qui à la fin de la période de la première phase de conflit, c'est-à-dire avant le cesser le feu de d'avril euh qui touchait ce sont ceux qui régulièrement touchaient au sol les villes israéliennes.
Est-ce que c'est bien cela ? Oui. Alors avec une petite différence le général évidemment s'il connaît beaucoup mieux que moi, c'est amiral [rires] amiral pardon, excusez-moi, c'est que il n'y a pas eu de saturation du ciel israélien dans ces différentes vagues puisqu'on voit que le dô de fer a fonctionné.
Amiral, regardez ces ces images qui nous viennent de de d'Iran, pardon. Ce sont des images de célébration dans les rues. [acclamation] Alors, on les voit pas là.
Voilà. Voilà. Ce sont des images de célébration dans les rues alors que dans le ciel iranien partent vers Israël ces fameux missiles.
Oui, mais vous voyez, allez-y, je vous en prie. Vous voyez aussi qu'il y a des drapeaux du Esbola dans et donc c'est le les frappes sont vraiment concentrées sur Israël. H il y a rien eu sur les bases américaines.
Il y a une une alerte sur la base du prince sultan mais il y a rien eu. Donc il y a vraiment maintenant deux théâtres vu d'Iran deux théâtres dissociés les États-Unis et Israël. Donc on n'est plus dans la même situation que le 28 février.
Oui. Votre lecture c'est de dire cette escalade n'est pas forcément synonyme d'une extinction des discussions qui ont toujours lieu à notre connaissance en tout cas entre les États-Unis et l'Iran. C'est ce que vous sous-entendez.
Alors bien sûr, si ça dégénère, ça cassera tout. Mais c'est ma ma vie, enfin mon interprétation actuelle. Valérie, on a vu que le président américain, vous avez vu ses ses fuites dans sur le site d'information Axio, ce qui a ensuite été confirmé, [grognement] on a vu qu'il avait appelé Benjamin Netaniaahou ne riposte pas et la riposte a eu lieu.
A eu lieu. Faut-il en déduire que le président américain n'a plus ou n'a pas la capacité de de fixer des limites au Premier ministre israélien ? Alors moi je ne crois pas.
Je crois que pour euh Benjamin Netanyahou, l'important c'était de montrer avant les élections qui vont avoir lieu, donc après l'été, euh qu'il n'est pas vassalisé par Donald Trump. C'est très important pour son électorat. Et la deuxième chose, c'est que Donald Trump nous fait savoir qu'il lui a demandé de retenir qu'est-ce qui nous prouve que c'est effectivement ce qui s'est passé lors de la conversation.
Je vous rappelle que la précédente conversation déjà fuitée par Donald Trump, c'était complètement cinglé, disait-ilibania. Donc moi, je vais être plus prudente. Je pense que Donald Trump a tous les moyens de tordre le bras de Benjamin Nathan.
S'il arrête s'il arrête de livrer du matériel militaire à Israël, ça s'arrête immédiatement. Donc, en a-t-il la volonté ? C'est ce que vous dites.
Voilà. Je pense que il laisse les d'ailleurs il le dit dans un de ses dans un de ses posts sur True Social euh chacun a tiré en substance ses salves domiciles. Maintenant revenons à la table de négociation.
J'ai vu passer dans les médias israéliens aussi la théorie d'une ruse qui aurait été faumentée en complicité par Donald Trump et Benjamin Netaniaahu pour créer l'effet de surprise. Non mais ceci dit, on peut légitimement se poser la question et vous faites bien de le faire parce que à ce stade la presse américaine dit que l'armée américaine n'a pas participé aux frappes de la nuit mais qu'elles ont peut-être été coordonnées avec Israël. Donc vous avez à la fois un Trump qui un peu fanfaron dit "Netanyahu fait exactement ce que je fais." Bon si si c'est le cas, il lui a désobéi.
Il y a aussi la possibilité que que les que les Américains que le Pentagone a été informé et que les choses é été coordonnées. Alors Grégory, ça ce sont des images qui nous parviennent d'Iran. C'est le site de Bandard et Machar.
On est euh donc en Iran et c'est un site pétrochimique avec ce panage de fumée. Ça veut dire que les Israéliens ont cibler euh les installations énergétiques du pays. Oui.
Alors euh en tout cas celle-là, il y a une quinzaine de cibles qui ont été euh frappées cette nuit. Laural disait tout à l'heure dans la région de Teréran, dans la région Disparent et dans la région de Tabrise tout au nord. Il faut attendre évidemment que la poussière retombe un peu.
La poussière de la guerre, pardonnez-moi, l'expression est un peu éculée, mais il va falloir voir effectivement ce qui a été frappé et si ce sont des sites là industriels ou des sites stratégiques. Non, ce qui ce qui est surprenant dans l'épisode de la nuit et on verra si s'il est circonscrit dans le temps, peut-être que après tout les choses peuvent se calmer assez rapidement ou peut-être qu'on est au début de quelque chose de de majeur. Ce qui est quand même étonnant, c'est la capacité de des Iraniens 101 jour 3 mois après le déclenchement de la guerre le 28 février, après 2 mois de cesser le feu, leur capacité à envoyer un certain nombre de vecteurs et notamment de missiles vers Israël.
Ça veut dire qu'ils ont des capacités balistiques encore importantes. Alors Amiral, regardez ces images qui nous qui nous sont parvenues hier de de Beou euh au Liban. Là, les images que vous voyez, ce sont les les conséquences de la frappe israélienne.
Donc, dans le sud, la banlieue sud de Beou, on les voit ici sur vos écrans, vous qui regardez LCI. Euh, sachant que les Iraniens avaient clairement dit à plusieurs reprises ces dernières ces derniers jours, si vous frappez le sud de Beyouth, et bien nous reposterons sur Israël. Les Israéliens l'ont quand même fait.
Faut-il en déduire que peut-être certains poursuivent au contraire l'objectif politique de de relancer la guerre en Israël ? Alors alors c'est possible mais enfin du côté de l'Iran, il y a la volonté d'associer le dossier libanais aux négociations globales, ce qui n'est pas le cas des Américains. Par contre Israël veut absolument régler ce problème dubola en allant jusqu'au bout.
Et donc les deux euh les deux sont difficiles, les deux objectifs sont divergents, américains et israéliens et les deux sont difficiles à concilier. Donc ça peut dégénérer. Oui, ça peut dégénérer dans les heures qui viennent et nous y reviendrons sur LCI.
Nous vous tiendrons comme à notre habitude informer minute par minute des évolutions des derniers développements de ce conflit au Moyen-Orient. On voit bien que la poudrière est est peut-être peut-être sur le point de trouver son étincelle.