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interviewRMC (sur YouTube)· 4 mai 2023 9 min

Laurent Berger : "On a un peu l'impression que les textes sont faits pour que ça ne passe jamais"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

tout juste 8h33 sur RMC BFM TV mon invité ce matin dans le face à face c'est Laurent Berger le patron de la CFDT bonjour Laurent Berger bonjour Alors comment anticiper le Conseil constitutionnel a donc jugé non recevable le deuxième référendum d'initiative partagée déposer par la gauche c'est fini la bataille est perdue donc pas totalement parce qu'on va en reparler il y a une proposition de loi du groupe qui passera le 8 juin à l'Assemblée à l'Assemblée nationale c'est pas une surprise on s'y attendait je prends acte moi j'ai toujours respecté la CVT a toujours respecté les décisions des institutions de la République ça pose la question quand même de ce sera quoi la bonne solution le jour où il faudra enfin on pourra déposer un rip c'est c'est on a un peu le sentiment que ce texte il est fait pour que ce soit jamais utilisé que ce dispositif donc c'est ça qui pose problème il faut assouplir les les règles pour que les riches soient possibles pourquoi la CFDT n'est pas demande de référendum à tout craint en permanence etc mais pourquoi ça pouvait avoir un sens c'est tout simplement parce que la procédure parlementaire a été a été cabossé sur ce texte et parce que ça permettait d'aller de retourner un peu vers les citoyens et donc il y avait c'était le seul la seule possibilité de le faire c'est ce RIP et on voit bien à travers la décision du Conseil constitutionnel sur les deux rips que le texte qui a institué ce RIP finalement n'est pas bien n'est pas bien fait exceptionnel de 2008 de Nicolas Pen c'est une escroquerie démocratique le rythme non je dirais pas là-dessus d'abord j'essaye de maintenir le cordon sanitaire avec Marine Le Pen qui est dans l'eau transpermanente mais non non non je je dirais que ça nécessitera à froid ça s'est laissé citerait en tout cas je sais pas si ça sera fait mais ça nécessiterait à froid de se réinterroger sur ce dispositif qui finalement pour l'instant n'a pas vraiment vu le jour c'est en tout cas la fin de ce que le gouvernement appelait le cheminement démocratique le gouvernement a gagné la réforme va rentrer ça poursuit le cheminement démocratique il y a une niche parlementaire du groupe lot le groupe indépendant primaire et qui et qui est le 8 juin va demander à abroger cette loi de convoquer une conférence de financement sur le financement des retraites il y a c'est toujours la démocratie c'est toujours un processus parlementaire un tout dernier mot sur ce référendum d'initiative partagée la CGT dit que c'est un déni de démocratie non c'est pas encore proposé je le dis c'est on peut contester la façon de faire on peut s'interroger sur le devenir du d'un disposition qui s'appelle le rip qui n'est pas qui finalement est malfagoté dans dans la loi les responsables politiques de gauche oui le deuxième c'est plus contestable le premier certes le deuxième c'est plus contestable mais nos institutions sur nos institutions et pour la CFDT c'est clair il y a pas il y a pas de c'est pas un problème démocratique il y a un problème de devenir de ce que ces dispositif il y a une décision donc il faut prendre acte et maintenant se tourner vers vers le 8 juin justement vous le disiez jour d'examen de la proposition de loi du groupe liotte qui veut abroger la retraite à 64 ans c'est votre dernier espoir vous y croyez vraiment c'est la dernière possibilité pour faire en sorte que ce texte ne s'applique pas en septembre si vous voulez c'est surtout la peut-être la première occasion que le Parlement aura de voter finalement alors en creux mais sur ce projet sur ce texte sur les qui reporte l'âge légal de toute façon deux 64 ans et c'est fondamental on a une première occasion loupée avec le non examen de l'article 7 on a eu le vote qui a finalement pas eu lieu parce que je parle à l'Assemblée nationale il y a le recours à 49-3 donc motion de censure qui n'est pas un texte le vote sur un texte qui est une vote sur une motion de censure et donc là le groupe iode qui le dépose qui est pas un groupe qui a un groupe et donc qui dépose dans sa niche parlementaire ce texte et on a on entend bien l'utiliser à fond vous vous y croyez vous croyez que la possibilité parce que je crois ceux qui nous regardent je la défends notamment je crois des républicains je crois la possibilité que l'Assemblée nationale vote cette proposition de loi du groupe yote qui serait le premier vote exprimé sur cette réforme des retraites sur le report de 62 64 ans et qui serait un vote contre ce report de 62 à 64 ans ce qu'il faut pour être très clair avec les téléspectateurs ce vote positif à l'Assemblée nationale devrait être suivi dire un retour au Sénat etc etc vous anticipez ma question vous aviez cette phrase dimanche je ne veux pas emmener les travailleurs dans le mur en leur faisant croire qu'Emmanuel Macron pourrait retirer sa réforme des retraites est-ce qu'en donnant autant d'importance à ce huit jours vous ne faites pas un peu la même chose parce que vous lisiez même si c'était voté à l'assemblée ensuite cela irait au Sénat Sénat pro réforme des retraites vous savez il faudrait ensuite qu'il y ait une nouvelle niche parlementaire à l'Assemblée bref c'est extrêmement compliqué leur parcours les décrets d'application de cette loi imaginons le 8 juin parce que il faut il y a deux façons d'aborder votre question il y a la façon du processus parlementaire et à la fastu il y a l'autre façon qui est la responsabilité politique la responsabilité politique face à une réforme qui continue d'être profondément contestée avec des mobilisations y compris le premier mai dans un weekend de trois jours en pleine vacances scolaire qui est massif très très fort des sondages qui montrent qu'il y a toujours un soutien et de la mobilisation et de d'une contestation à cette réforme des retraites et bien symboliquement et politiquement ce serait extrêmement fort que l'Assemblée nationale s'exprime en disant non on ne veut pas le report de 62 64 ans c'est bien mais enfin ça ne fait pas vigueur à moins que vous disiez s'il y avait un mode c'est là où j'adore la responsabilité bien sûr sauf si le président tenait compte d'un triple phénomène qui est une opinion adverse à cette à ses 64 ans une mobilisation toujours très forte et c'est ce qu'on essaiera de faire comme démonstration le 6 juin pour peser sur sur le sur les parlementaires et le troisième point c'est le fait que il y ait un vote du Parlement qui dit on peut faire autrement que c'est 64 ans donc pour bien comprendre si cette proposition de loi était votée le 8 juin vous attendez du président de la République qu'il en tire comme concept de responsabilité d'apaisement donc dans un pays qui dans un geste d'apaisement et de responsabilité dans un pays qui ou la colère est encore très très profondément on l'a vu suspension c'est de prendre des décrets et donc ne pas appliquer son de cette loi et repartir sur un y compris en intégrant dans le processus de discussion que le gouvernement veut ouvrir sur les questions du travail etc pour l'instant avec pas grand chose dans la corbeille de ce qu'on a compris et bien le le travail sur le financement du système de retraite d'un mot pour finir sur ce 8 juin vous lancer un appel au député les républicains ça va dépendre d'eux le vote de la loi pas beaucoup de doutes je je lance un appel et nos équipes vont aller voir les parlementaires à l'ensemble des parlementaires y compris ceux du groupe majoritaire de s'exprimer et je sais pour avoir discuté avec certains d'entre eux que ils sont pas super seul bien sûr ils sont pas super fans des reports de Las Vegas de 62 à 64 ans écoutez c'est peut-être le moment de le montrer vous parliez de cette journée d'action du 6 juin juste avant donc le 8 juin je croyais pourtant vous avez entendu que vous ne feriez pas de manifestation pendant pendant 6 mois ça sert encore vraiment quelque chose une journée d'action entendu correctement c'est si je disais non non je disais il est pas question de faire des manifs à répétition pendant six mois c'était j'ai dû le dire il y a un mois c'est ce que je veux dire je voulais dire par là c'est que on ne ferait pas tant que on concentrerait pas sur les retraites une fois que la bataille serait totalement finie je vous le dis la bataille n'est pas finie donc vous avez encore parce que donc et donc c'est le premier élément je vous ai entendu je vous ai entendu dire il faut pas faire croire aux Français que Emmanuel Macron va retirer cette réforme et en même temps vous dites la bataille est pas finie il faut pas faire croire aux Français que ça il le ferait simplement si on faisait des journées à répétition il faut il faut utiliser tous les process tous les process tous les tous les tous les opportunités de peser parce que il y a des événements qui peuvent se passer si le rip avait été accepté hier on le sait ça ne suspendait pas la réforme automatiquement on en aurait appelé à la responsabilité du gouverne du président de la République en disant attendez revenez vers les venons vers les citoyens pour savoir ce qu'ils en pensent là on peut avoir un vote négatif à l'Assemblée forme ne rentre pas en mesure en septembre oui bien sûr si c'est le dernier c'est sans doute un des dernières un des derniers moments mais le 8 juin est un moment très important pour essayer de faire en sorte je vous dis pas que ça va marcher à 100% n'en sais rien mais on va tout faire pour que ça fonctionne et juste pour vous dire sur les manifestations il y a deux éléments il y a ça il faut pouvoir peser jusqu'au bout le groupe liotte fait ce choix dans sa niche parlementaire de déposer et je crois que les organisations syndicales ont aussi la responsabilité de dire bah ok essayons vous faites attention sur les sur les députés on fait on fait pression au sens démocratique du terme comme c'est normal que les les les parlementaires ressentent ce que vivent ce que ce que souhaite la population et puis l'autre élément je le dis c'est que la colère est très forte encore la colère est encore très forte et on a le un 1er mai historique alors en termes de mobilisation

Laurent Berger : "On a un peu l'impression que les textes sont faits pour que ça ne passe jamais" — Jean-Pierre Bataille · Pourquijevote