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interviewFrançois Ruffin· 21 avril 2026 3 min

On vient toquer chez vous !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va rencontrer un signataire mais qui sait pas qu'on va taper à sa porte. Mon dieu ! Bonjour à vous.

Bonjour [grognement] les enfants. Bonjour. C'est un grand monsieur qu'on reçoit.

Non, je suis impressionné en fait. Je pense qu'on a face à nous notre futur président et j'espère bien. Mais c'est un grand honneur.

Assz vous parmi les 100000 de la pétition, vous êtes deux signataires. Oui. Donc merci beaucoup à vous.

J'en profité pour en passant par Marseille pour euh sonner à quelques portes de signataires et donc grand merci pour votre appui. Qu'est-ce qui vous a fait appuyer sur la touche euh on veut que vous soyez candidat ? Un jour, je vous ai vu monsieur Ruffin à l'assemblée vous levez et dénoncer les comment traiter les femmes de ménage à l'Assemblée nationalement.

Il y en a jamais eu un qui s'est positionné comme ça. Puis après, j'ai vu aussi le combat du monsieur qui est à côté de vous pour les chauffeurs livreurs et qui était avec vous. Et tout cela m'a montré que ben que vous faisz attention au travailleurs et à l'humain.

Et vous faites quoi dans la vie ? Moi à l'heure actuelle, je suis aidante familiale. Et vous Franck, alors qu'est-ce qui vous a fait appuyer sur la touche ?

Et moi du coup ça fait 4 ans que j'ai eu l'accident que je me sens vraiment abandonné et sans vous regardant vous j'ai dit je sais qui voter et ça me ferait grandement plaisir que qu'on vous ait comme président parce que les filles et ren moi c'est pas trop mon ma tasse d'été et vous je vous sens plus vraiment proche des gens. Et donc vous qu'est-ce qui vous est arrivé du coup ? Ben, j'ai eu un accident avec le camion pendant que j'ai livrais.

Je l'avais garé dans une pente une pente très raide. J'ai tiré mon frin comme d'habitude. J'ai livré mes colis et quand je suis revenu en fait la porte elle était ouverte et le camion le camion a lâché, le frin a lâché et il m'a emporté avec lui jusqu'en bas et moi en fait j'étais coincé entre le mur, le camion, la porte.

J'ai sauté en dessous, ça m'a frappé la tête et la main en fait elle pendait en arrière parce qu'elle pandait en arrière et tout ça c'était ouvert. Il a dévalé 35 m. et sa main s'est pris dans la ronde.

Euh, il a [raclement de gorge] subi 14 interventions, il avait plus de cher d'ailleurs, vous pouvez vous pouvez voir hein, il y a plus de cher et il y a eu aussi un mutisme de ben il a été choqué quoi. Il a vu la mort et il a eu la chance extrême pour qu'il soit encore là et pour qu'il puisse vous parler témoins de cela qu'il y a une infirmière qui passe et là c'est une scène de guerre. C'est on fait un garau, on l'enveloppe dans une couverture et à partir de ce moment-là nous on court et là le patron quand on essaie de l'appeler, il nous répond pas.

On envoie des des chauffeurs livreurs avec des pneuls euh pas de frein et j'ai été chef d'équipe, j'ai vu ce qu'il faisait. il me faisait remplacer des fausses roues, enfin des roues abîmées par des roues abîmées où je voyais des camions en tant que chef d'équipe. Mo ce qui m'a intéressé surtout, c'est que un peu comme vous, c'est que moi je suis proche des des travailleurs, donc je vais pas me mettre du côté du patron.