Pas de présidentielle sans les essentielles !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[raclement de gorge] Merci Louise. Bonjour. Bonjour à tous.
Bonjour François Ruffin. On va parler travail. Premier vécu.
D'abord quelques questions politiques. S'il n'y a pas de primaire à gauche, est-ce que vous êtes candidat quand même ? Pas de présidentiel sans les essentiels.
Nous avons recueilli 100000 signatures pour nous présidents en 15 jours en janvier. Ce samedi, nous étions 2500 à Lyon pour un premier meeting. Nous cherchons maintenant les 500 maires et aussi les millions qu'il faut pour mener une bataille présidentielle.
Donc je mets tout en place pour qu'on y aille même si mon souhait est qu'il n'y ait une primaire. une primaire pour départager les talents qui existent à gauche et surtout pour avoir du débordement et faire que on aille chercher des millions de Français parce que aujourd'hui c'est 75 % des électeurs de gauche qui disent on veut une primaire pour une investiture commune. C'est 75 % des insoumis comme 75 % des socialistes.
Maintenant s'il y a des petits martiers de la politique qui pensent que ça va passer par des congrès rangés, par des négociations de salon, ça ne se fera pas comme ça. C'est Raphael Gluxman Olivier qui il y aurait beaucoup de noms à citer mais ça ça ne se passera pas comme ça. Je souhaite que ça se fasse à ciel ouvert au grand jour et que ça soit le peuple le peuple de gauche qui tranche.
Mais s'il n'y a pas de primaire et que d'autres sont candidats, vous serez candidat contre eux. C'est clair. C'est très clair.
C'est très clair. Je souhaite qu'il y a une manière de départager. Moi, je me mets en situation d'être candidat à l'élection présidentielle.
Votre but c'est de créer une sorte de vote utile à gauche sur votre nom comme Jean-Luc Mélenchon a pu le faire en 2022. Moi mon but c'est que les gens qui travaillent dans ce pays ou qui ont travaillé puissent vivre de leur travail bien en vivre pas en survivre et bien le vivre et que à l'occasion de cette élection présidentielle ils se sentent représentés. Ils se disent il y a quelqu'un qui parle pour nous.
La semaine dernière, j'étais à Poitier. L'épat des feuillants. Non, je sais que je vous dis la situation de cette ÉPADE.
Je j'ai rien dit, rien penser. Je vois votre respiration. Non, parce que je cherchais le nom de l'épuille.
D'accord. L'épaduillant à Poitier. Vous avez là des personnes qui s'occupent des personnes âgées qui courent dans les escaliers, qui font prendre des douches en 12 minutes top chrono, qui essayent de donner de la tendresse, de l'affection, qui en tirent 1700 € par mois et qui disent "Nous, on se prive, on n'ira pas en vacances, on prend les marques écho au supermarché, on saute le repas du matin, le petit-déjeuner." Qui détient cette épade ?
Vivalto vitartient à BNP Pariba al qui a capital à un fond d'investissement à Abu Dhabi qui pratique des leverage by out des mécanismes financiers sur les maisons de retraite. C'est-à-dire que vous avez d'un côté une France des financiers qui se gavrent et vous avez d'autres ceux qui tiennent le pays debout en l'occurrence sur nos personnes âgées qui sont rationnées. Voilà la voix que je viens porter dans cette élection à venir.
Voilà la voix que vous entendrez pendant un an maintenant qui est une voix de justice qui est une voix simplement pour queil y ait un rééquilibrage. Vous savez c'est dans les échôes mon ami Bernard Arnaud je lis cette phrase le dividende des rois. Voilà qui règne sur le pays aujourd'hui.
C'est la finance qui règne. Voilà pour qui on les gens travaillent. Ils travaillent pas pour nous, pour nos enfants, pour notre pays.
C'est pour ça qu'on devrait se retrousser les manches parce qu'on a des défis à relever. Non, il travaille pour le marché pour les financiers. Donc voilà, voilà ce que je viens porter.
Je précise que votre ami Bernard Anna c'était de l'humour puisque vous lui aviez consacré votre film ami avec toute l'humanité vous savez mais je pense que l'empathie est un moteur quand on prend Saras Salman qui fait le tour des plateaux télé pour dire regardez pas que vous alliez la cité mais oui ben parce qu'on l'a prise dans un film au boulot au départ elle était très contre les travailleurs. Elle disait regardez ce sont des feas des feignants. Ils veulent pas travailler foutent rien.
On peut évangéliser tout le monde et elle a sorti on peut réinsérer. Et elle a sortie elle a changé. Vous mettez dans votre programme le SMIC à 1700 € net, ce qui fait plus de 2000 € pour l'employeur.
Ça va davantage gêner les petits patrons de l'industrie que votre ami Bernard Arnaud. Justement, il y a peu de smicar chez LVMH. D'abord, c'est une nécessité aujourd'hui pour les Français si on veut qu'ils vivent de leur travail.
Le SMIC le SMIC français est celui qui ces 10 dernières années a le moins augmenté dans l'Union européenne. Il a augmenté de 23 % pendant qu'en Belgique c'était 40 %. En Hongrie, c'était 120 %, au Portugal, c'était 70 %.
Donc, il a très peu augmenté. Il faut que les Français puissent leur travail. Et maintenant, j'entends la difficulté.
On sait qu'il y a des ce qu'on appelle des trappes à bas salaire. Ça a été documenté le rapport Bosio Vasner, ça a été à l'assemblée, ça a été Ferat Gage et même il y a un consensus entre la CGT et la CFDT. Pour dire que là, il y a un souci parce que quand on veut relever un salaire de 100 € pour un patron au niveau du SMIC, il faut donner 483 €.
Donc, on voit l'immense fossé. Bah, il faut une remise à plat tout ça. Moi, je suis partisan, je vous le dis, d'états généraux de la fiscalité parce que personne ne comprend plus rien, ni à sa fich ni à sa feuille d'impôt.
Donc, il faut qu'il y a un grand temps. C'est pas une question de fiscalité, c'est une question de charge. Ben de de cotisation.
Vous savez ce dont on parle, je sais que c'est un souci, je vous le dis avec franchise, 100 € 483 €. Mais disons-nous aussi que c'est notre trésor national euh la sécurité sociale que euh quand on est aux États-Unis, quand on est aux États-Unis, c'est 500000 personnes par an qui font banoute parce que quand ils vont à l'hôpital, ils sont pas remboursés. Là aujourd'hui, il y a des gens qui souffrent de maladie, ils vont à l'hôpital, ils sont remboursés.
Donc à la fois, c'est important, voyons comment on doit financer ça, mais disons que c'est une nécessité de préserver ce tressord national. Dernière question. Hier Emmanuel Macron, on visite dans un hôpital en Ariège, a dit en parlant des médecins étrangers, on a besoin de ces hommes et de ces femmes qui servent notre pays.
Est-ce qu'il a raison ? Est-ce qu'il faut plus de main d'œuvre étrangère ? Est-ce qu'il faut régulariser davantage de travailleurs ?
D'abord, c'est une réalité que l'hôpital aujourd'hui repose sur deux catégories qui sont exploitées. Il y a les médecins étrangers et il y a les jeunes internes. Je le dis, la condition qui est fait aux jeunes internes dans les hôpitaux à la fois leur niveau de revenu, les gardes qu'on leur fait faire et c'est quelque chose qui est et donc voilà sur quoi repose l'hôpital aujourd'hui.
Ça doit pas être une fatalité. On ne doit pas s'en satisfaire. On doit chercher à en sortir.
La France doit pas faire appel à des médecins algériens, tunisiens, euh roumains. Elle doit avoir ses médecins qu'elle forment et qui nourrent son système. Maintenant, en attendant, les médecins algériens, tunisiens, roumains qui travaillent dans notre pays, ils doivent avoir des pleins droits, ils doivent se doivent se sentir pleinement reconnus.
Moi, je suis hostile à l'immigration pour le travail. Je ne souhaite pas qu'on fasse sur les services sur je l'entends de la part de de d'entreprises de des maisons de retraite d'auxiliaire de vie de dire bah voilà on va faire appel à la main d'œuvre subs contre l'armée de réserve du capitalisme. Je suis je veux pas que ce qu'on a fait hier sur l'industrie, sur les météalurgies sur Renault on le refasse aujourd'hui sur les services.
Merci beaucoup François Ruffin qui est passé par le plateau de télématin ce matin. Cédric c'est à vous. M.
François Ruffin