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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 20 avril 2017 18 min

Marine Le Pen dans "15 minutes pour convaincre" sur France 2

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Autre candidate qui nous rejoint, ainsi en a voulu le tirage au sort, Marine Le Pen. Elle a 48 ans, elle est députée européenne, elle est présidente du Front National, c'est sa 2e présidentielle. Son slogan : remettre la France en ordre.

Bonsoir Marine Le Pen. Bonsoir. Bonsoir Marine Le Pen.

Merci d'être avec nous. Première question, comme à chaque candidat, quel est l'objet que vous pourriez installer dans votre bureau à l'Élysée si vous étiez élu présidente et qui représenterait quelque chose d'emblématique de vous-même ou de votre projet ? Une clé.

Voilà, c'est un chef d'entreprise de Moselle qui symboliquement m'a offert la clé de son entreprise et cette marque de confiance a été pour moi un vrai moment d'émotion. Alors, je la trouve symbolique cette clé et il se trouve que moi, je veux rendre au français les clés de la maison France. Alors, je l'emmènerai effectivement et je la poserai sur mon bureau à l'Élysée si les Français me font la confiance de mes lières.

Deux précisions économiques et d'abord la sortie de l'euro si les Français vous suivent justement et la valide par référendum, on reviendra donc au franc sous-marine Le Pen présidente qui sera forcément dévalué. Qu'est-ce que vous dites aux Français et notamment aux retraités qui ont accumulé un petit patrimoine et qui ont peur de voir leur argent fondre de 15 à 20 % ? D'abord, ceci est faux.

Euh je voudrais revenir sur un petit peu le contrat que je passe avec les Français. Euh je compte engager une grande négociation pour leur rendre leur souveraineté sur quatre éléments essentiels. He je l'ai dit, la maîtrise des frontières parce que les Français ont le droit de décider qui entre chez eux. euh la maîtrise de leur lois, parce que c'est le fondement de la démocratie, euh la maîtrise de leur économie pour pouvoir faire du patriotisme économique, ce qui est interdit aujourd'hui par l'Union européenne, du protectionnisme, ce qui est interdit aujourd'hui par l'Union européenne et retrouver la maîtrise de leur monnaie.

Les Français euh ont vu euh la monnaie, l'euro par exemple, changer de valeur au cours des 5 dernières années de manière spectaculaire. personne ne s'en est rendu compte pour une raison simple, c'est que ça n'a pas d'influence sur leur épargne. Voilà.

Donc ça ça fait partie d'un des mensonges qui sont diffusés dans le cadre de ce qu'on a appelé le projet peur qui consiste à tenter de paniquer les Français pour ne pas leur laisser le choix de se défendre en réalité car le retour à une monnaie nationale c'est le retour à la possibilité d'avoir une monnaie qui est en adéquation avec notre économie et donc nous permettre d'être beaucoup plus compétitif, donc partir à la conquête du monde donc pouvoir exporter donc pouvoir créer des emplois parce que moi Je refuse de me soumettre à la fatalité euh qui est exprimée par l'intégralité de nos dirigeants politiques consiste à dire "Ah bah il y a un chômage massif mais on ne peut rien faire." Et bien moi je viens dire au français bien entendu on peut faire des choses mais pour faire ces choses il faut retrouver encore une fois la liberté de les faire. Beaucoup sont interdites aujourd'hui par l'Union Europe mais d'évaluer notre monnaie, ça veut dire aussi payer tout ce qu'on va importer 15 à 20 % plus cher.

Marine Leopen, ça veut dire payer notre pétrole plus cher, ça veut dire payer notre café plus cher, notre caoutchou plus cher. C'est ça aussi retourner au franc. Madame, je vais pas rentrer dans encore une fois ce genre de considération avec vous, juste pour vous dire que sur le pétrole par exemple, prenons cet exemple là, en réalité, le coût du pétrole, c'est 80 % de taxe perçu par l'État.

Voyez donc la matière première par rapport au prix à la pompe, c'est 20 % seulement. Donc imaginons que notre monnaie par exemple perd de 7 % de valeur parce que c'est ce qui est donné aujourd'hui par les études et bien la conséquence serait tout à fait dérisoire. En revanche, en revanche, nous allons en revanche, mais arrêtez avec ce genre de considération.

L'euro valait 1,55 il y a 3 ans. Il vaut aujourd'hui 0,80 centimes. Est-ce que Est-ce que les téléphones ont augmenté, ont doublé ?

Non, arrêtez avec ce genre de projet peur. Ça ne fonctionne plus. Ça a été utilisé pour le Brexit, ça a été utilisé pour l'élection de Donald Trump, ça ne fonctionne plus.

Il y a énormément de bénéfices à avoir une monnaie nationale parce que moi j'ai pas une vision encore une fois d'idéologue. J'ai une vision qui est pragmatique. Je veux retrouver la voie de la création d'emplois.

Et pour cela, pour retrouver de la compétitivité, il y a trois moyens, madame Salamé. Baisser les salaires, baisser le système de protection sociale ou avoir une monnaie adaptée à notre économie. Il n'est pas question que je baisse les salaires.

Il n'est pas question que j'effondre le système de protection sociale. Il reste donc une solution qui est euh euh non seulement euh euh simple à mettre en œuvre, mais qui surtout euh ne brime pas les Français. Vous voulez stopper l'immigration de travail en raison, dites-vous, du fort taux de chômage en France.

Mais vous avez vu cette étude de pôle employer, quelques 200000 emplois restent non pourvus en France. Beaucoup d'autres sont occupés par des étrangers. Les Français ne souhaitent pas les occuper.

Est-ce que ça veut dire dans votre projet que vous inciteriez ou que vous obligeriez les Français à occuper ces emplois qu'ils n'occupent pas aujourd'hui ? Monsieur Bjada, je suis encore obligé de contester votre analyse. Voilà, euh qui est celle du MEDF, qui est celle de l'ensemble de nos élites qui consiste une fois de plus à culpabiliser toujours les Français.

Si si, c'est toujours de leur faute. C'est eux qui ne veulent pas travailler. C'est eux qui sont des paresseux.

C'est eux qui se soignent trop, donc ils sont responsables du trop de la sécurité sociale. C'est eux qui ne travaillent pas assez donc c'est eux qui sont responsables du déficit de la retraite. Tout cela est faux.

Je dis aux français arrêtez de vous laisser culpabiliser. Il y a pas d'emploi vacant aujourd'hui en France. Il y a autant d'emplois vacant monsieur Puadas, que lorsque nous étions en plein emploi.

Voilà parce que c'est le tourneveur qui est traditionnel entre les emplois que l'on quitte et les emplois que l'on retrouve. Ça c'est la réalité des chiffres. Donc il faut arrêter encore une fois avec cette culpabilisation. systématique des Français.

Bien, c'est le moment de votre carte blanche Marine Le Pen. Quelle est la carte blanche que vous avez choisi ? Le point sur lequel vous souhaitez revenir ?

C'est la sécurité et le et le terrorisme car ceci a été totalement absent de la campagne. Alors, je comprends que ceux qui nous ont gouverné ont peut-être un sentiment de responsabilité à l'égard des résultats dans ces domaines de la sécurité et du terrorisme. Mais que ce sujet soit totalement absent alors que il est aussi grave pour la tranquillité, la sérénité des Français m'apparaît ahurissant.

Je pense que rien n'a été fait. Je pense que d'un côté sur l'insécurité euh j'allais dire classique, et bien nous subissons les conséquences d'un laxisme qui n'a pas cessé depuis des années et auquel il faut mettre fin en remettant en œuvre des peines planchées, en euh construisant des places de prison, euh en mettant en place pour les crimes les plus graves la perpétuité réelle incompressible, en supprimant les remises automatiques de peine. Je veux que les victimes soient à nouveau considérées et que les voyou arrêtent d'avoir un sentiment d'impunité quant au terrorisme qui est quand même un sujet majeur que personne n'a abordé sauf depuis 3 jours parce que il s'est réinvité dans la campagne.

Et bien là encore rien n'a été fait. Nous devons maîtriser nos frontières nationales. C'est essentiel pour savoir qui entre chez nous.

Nous devons euh euh mettre en œuvre le comment dire la réorganisation du renseignement. Nous devons elles ont été rétablis les frontières depuis Non, elles ne sont pas rétablies monsieur suspendu les accords de Schengen. Non monsieur Pujadas, elles ne sont pas rétablies.

Ça n'est pas vrai et tous les Français qui passent la frontière tous les jours pourront vous le dire. Il faut reconstituer les moyens de la police et de la gendarmerie, c'est-à-dire créer 15000 postes de gendarme et 15000 postes et de gendarmes et de policiers. Il faut recréer des postes de douers et puis il faut s'attaquer à la racine du mal parce que le terrorisme c'est l'arme qui est dans la main du fondamentalisme islamiste est une idéologie totalitaire et là non plus rien n'a été fait.

Il faut s'attaquer au communautarisme, il faut s'attaquer au développement de ce fondamentalisme islamiste dans nos banlieux financés par des pays étrangers s'attaquer au recul de la laïcité. Il faut fermer les mosquées radicales. Il faut expulser il faut expulser les imams qui prêchent la haine expulser l'intégralité des fichiers S et étranger.

Sur ce point sur ce point Marine Le Pen, vous dites expulser les fichiers S. Mais la fichesse c'est un outil de renseignement et qu'on don on voit dans plusieurs affaires récentes que c'est la surveillance d'un fichier S qui a permis d'arriver à démanteler tout le réseau et à déjouer des attentats. Est-ce qu'on ne se priverait pas d'un outil d'information et de surveillance en expulsant tous ces fichiers S ?

Monsieur Pujadas, il y a je crois 17000 fichiers dans notre pays dont 10000 pour lien avec le fondamentalisme islamiste. Expliquez-moi, donnez-moi une raison pour laquelle nous prendrions le risque de conserver sur notre territoire des gens qui ont un lien avec le fondamentalisme islamiste et qui sont étrangers pour démanteler les cellules. Ah donc nous allons les garder tout récemment.

Ceci n'a aucun sens monsieur Pujada. Je vous le dis très clairement et très simplement. Tous les fichiers étrangers, c'est-à-dire tous les étrangers sur notre territoire qui ont un lien quelconque avec le fondamentalisme islamiste doivent être expulsé de notre pays.

Ça va permettre d'avoir moins de fichiers s à surveiller et ça va beaucoup faciliter le travail de nos services de police et de nos services de renseignement. Encore une fois, pourquoi garder sur notre territoire des bombes potentielles ? Nous n'avons aucune raison de le faire.

C'est mettre en danger le peuple français. Et moi en ce qui me concerne, je serai d'une fermeté absolument totale dans ce domaine parce que je suis comme beaucoup de Français, je suis une mère, j'ai trois enfants et je ne veux pas que à chaque fois qu'ils me disent qu'ils vont faire des courses à la défense, avoir la boule au ventre en me disant que soit ils vont être agressés, soit ils risquent d'être victime du futur attentat. Je ne le veux pas et je ne veux pas que les pères et les mères français vivent avec cette boule au ventre.

Marine Le Pen, vous avez déclaré il y a de jours, il n'y aurait pas eu Mohamed Mera, ni les terroristes du Bataclon, avec moi. Comment vous pouvez être sûr de cela ? Mais madame, parce que toutes les mesures que je veux mettre en œuvre font que tous ces gens-là, compte tenu de leur profil n'auraient été soit expulsés, soit en prison.

Mais quand vous voyez que même Vladimir Poutine qui emploie la méthode dure avec les terroristes n'a pas pu empêcher l'attentation. Je l'ai dit, je l'ai dit dans le même propos, il n'existe pas de risque zéro. Mais ce qui est scandaleux, c'est de laisser le risque 100 %.

Parce que il n'existe pas de risque zéro, bien sûr, mais on ne peut pas, à la douleur de l'événement terroriste qui arrive, rajouter la honte de n'avoir pas fait tout ce qui est nécessaire pour l'avoir évité. Or, je me permets un exemple. Le terroriste de Nice était un étranger qui avait été condamné pour un délit de droit commun.

Il était pas. Et bien et bien laissez-moi terminer ma phrase. Tous les étrangers qui sont condamnés pour des délits ou pour des crimes doivent rentrer chez eux pour une raison simple madame Salamé, c'est qu'ils ont violé au moins deux lois.

La loi pénale pour laquelle ils ont été condamnés et la loi de l'hospitalité pour n'importe quel délit. Un étranger, n'importe quel délit. Mais madame, vous venez dans un pays en pardon, mais est-ce qu'on peut retrouver quand même un minimum de socle de valeur dans notre pays ?

Vous arrivez dans un pays pour y commettre un délit. Parce que si vous y arrivez pour y commettre un délit, et bien ce pays a tout le droit de vous renvoyer chez vous et même je vais vous dire peut-être de vous interdire d'y revenir. Et Mohamed Mera était français.

Mohamed Mera était français. Il était français par le droit du sol et à 18 ans, il avait déjà un très long cagier judiciaire. Moi, je veux la suppression du droit du sol.

Je pense que la nationalité française sérite tout ce mérite. À 18 ans, lorsque euh un jeune étranger demande sa nationalité, et bien l'on regarde un certain nombre de critères et le casier judiciaire en fait partie. Je ne vois pas une seule bonne raison de d'accorder la nationalité française à euh à quelqu'un qui a commis plusieurs délits encore une fois sur notre territoire.

Deux questions internationales. Nous avons un accord avec la Turquie. pour contenir l'arrivée des migrants sur le sol européen, faut-il maintenir cet accord qui a largement contenu, effectivement qui a largement été efficace depuis un peu plus d'un an et demi ?

Mais pas du tout, monsieur Pujadas, nous n'avons pas d'accord avec la Turquie. Nous avons un accord. Non, c'est madame Merkel qui est allée passer un accord avec monsieur Erdogan sans demander l' vie de personne et encore moins le nôtre.

J'ai vraiment objectivement beaucoup de mal à supporter. la multiplication des humiliations que subit notre pays euh notamment, il faut bien le dire, de la part de madame Merkel. En faisant cela, madame Merkel a permis à monsieur Erdogan d'avoir de faire preuve d'un véritable chantage à notre égard puisque la contrepartie, ce sont des milliards que monsieur Erdogan a réclamé.

Et aujourd'hui, monsieur Erdogan menace toutes les semaines de rompre cet accord et de permettre une véritable submersion migratoire de l'Europe si on ne lui accorde pas ceci, cela, si on le critique et cetera. On ne se met jamais jamais quand on est un pays indépendant et souverain euh dans les conditions d'être victime d'un chantage. En faisant cela, madame Merkel a commis, je crois une grave faute politique et en acceptant cela de madame Merkel, monsieur Hollande en a commis une plus grande encore.

Et s'il rouvre les frontières, s'il rouvre les frontières, madame le P. Mais madame, c'est la raison pour laquelle je veux que nous ayons des frontières nationales. Nos frontières que nous maîtrisons.

Je n'ai aucune confiance dans la passoire. de Shengen, ni Shengen 1, ni 2, ni 3, ni rien de tout cela. Et je vous annonce d'ailleurs que l'Italie vient d'admettre que elle a reçu 60 % de plus de migrants que pendant la même période de l'année dernière.

Ça veut dire que les flux de migrants ne sont pas derrière nous, mais qu'ils sont devant nous. Et moi je dis aux français, reprenez la maîtrise de nos frontières parce que sinon encore une fois nous ne pourrons pas arrêter cette vague migratoire qui a des conséquences très lourdes sur notre économie, sur notre système de protection sociale mais aussi évidemment sur notre sécurité et sur notre unité. Marie Le Pen, vous vous êtes réjoui de l'élection de Donald Trump.

Vous avez été une des rares dirigeantes politiques à parler de bonnes nouvelles en novembre dernier quand il a frappé il y a de semaines l'armée de Bachar Alassad. Est-ce qu'il vous a déçu ? Oui, en tout cas, c'était contradictoire avec les engagements qu'il avait pris.

Il a dit une chose claire, il a dit "Je veux être le président des États-Unis, je veux pas être le président du monde et je ne serai plus euh dans la lignée des administrations américaines qui ont commis des ingérences dont on a vu les conséquences parce que ces ingérences ont eu des conséquences négatives et je pense à la France d'ailleurs car moi je pense toujours à la France. À chaque fois que je me pose une question, quelle décision doit est-ce que je dois prendre ?" Je pense toujours à l'intérêt de la France et des Français.

Je vois les conséquences de l'intervention en Irak. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça a créé le chaos et renforcé le fondamentalisme islamiste. J'ai vu les conséquences en euh Libye.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que ça a permis de mettre euh au pouvoir les fondamentalistes islamistes. Donc il a pris une décision qui était contraire à ses engagements. Bon, je le note.

Qu'est-ce que vous lui auriez qu'est-ce que vous lui auriez dit si vous étiez présidente de la République ? Ben, je lui aurais dit exactement cela. Je lui aurais dit exactement cela.

Nous verrons d'ailleurs ce qui se passera dans l'avenir, mais j'espère que ça ne va pas redevenir une politique systématique des États-Unis au risque encore une fois de renforcer ce qui représente un des plus grands dangers pour notre pays aujourd'hui, à savoir euh le développement de cet islam radical qui vient frapper jusque sur notre propre territoire en se servant parfois d'ailleurs des flux de migrants comme ça a été le cas pour le terroriste de Stockholm. Deux mots encore un peu plus personnel. D'abord question sur votre parcours.

On a retrouvé cette photo où vous êtes euh jeune avocate. Vous avez de me rappeler que j'étais jeune. C'était il y a 25 ans si je ne m'abuse.

C'était votre première vie, votre première carrière. Est-ce qu'elle vous manque cette vie d'avocate, cette carrière-là, ce métierlà ? Il y a 65 millions de Français qui attendent d'avoir un très bon avocat.

Donc quelque part, est-ce que j'ai vraiment changé de vocation ? J'en suis pas sûr. Je passe mes journées entières à les défendre et mais j'en suis toujours comblé d'ailleurs.

Dernière question, la même pour tout le monde. Est-ce que vous avez un regret à l'issue de cette campagne ? Un mot que vous aurez dit que vous regrettez, quelque chose que vous avez fait que vous regrettez ?

Non, non, j'ai absolument aucun regret. J'ai vécu une très très belle campagne. Peut-être le regret de ne pas avoir plus multiplié encore ces meetings que j'ai effectué dans des petits villages, des villages parfois de 800 habitants ou de 2000 habitants à la rencontre de cette France qui a le sentiment d'être abandonnée, qui subit les conséquences de la désertification et qui à mon sens est sorti des radars des élites politiques.

Et bien, j'ai trouvé une ferveur, j'ai ai trouvé un dynamisme incroyable. Donc je veux aussi me battre pour ces campagnes ces campagnes françaises, cette ruralité euh qui souvent n'apparaît pas dans les préoccupations de nos dirigeants politiques. Est-ce que vous n'avez pas le regret de ne pas avoir d'avoir mis peut-être un peu trop la sortie de l'euro au cœur de votre campagne ?

Non, moi je je ne je n'ai jamais de regret à dire la vérité aux Français et surtout quand je leur dis à l'issue de cette négociation, c'est vous qui allez décider par un référendum. Je ne ferai rien. Je n je n'engagerai jamais la France dans un choix aussi important que celui-là, sans avoir votre avis, votre accord.

Je ne ferai rien et j'en prends l'engagement. Je ne ferai rien sans le peuple français ou contre lui. Ma campagne, c'est au nom du peuple que je la mène.

Et bien mon quinquena, c'est au nom du peuple que je le mènerai aussi. Merci Marine Le Pen et à tout à l'heure pour votre conclusion. Vous terminez avec une poignée de seconde d'avance qui vous seront créédité tout à l'heure lors de votre conclusion.