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interviewLegend (sur YouTube)· 21 mai 2023 67 min

LEGEND - SÉBASTIEN, PARTI EN UKRAINE COMBATTRE LA RUSSIE x GUILLAUME PLEY

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et tu sais combien de victimes tu as derrière toi ou pas du tout non compte pas on peut compter jusqu'à 20 après on compte pas quoi parce que sinon on dort pas quoi [Musique] salut je m'appelle Sébastien j'étais parti combattre en Ukraine j'ai été blessé et je vais vous raconter ça merci Sébastien bienvenue Sébastien n'est pas ton prénom c'est le prénom de notre cadreur et auteur de l'émission mais il fallait qu'on prenne un faux prénom on a choisi celui de Sébastien merci de de venir nous raconter ton histoire on est en contact depuis quelques mois avec Sébastien pour tout vous dire tu m'as écrit tu m'as dit voilà je pars combattre en Ukraine je te tiendrai au courant etc moi ça me touche la guerre je vais aller combattre on va expliquer ta vie après mais c'est comme ça qu'on est rentré en contact quelques semaines moi plus tard tu m'écris et tu me et tu me dis j'ai été blessé tout le monde est mort je suis blessé grièvement je suis à l'hôpital etc je sais pas si je pourrais te réécrire et tout plus de messages tu es rentré du train tu vas nous raconter ce que tu as vécu tu vas nous raconter ce que tu as vu pourquoi tu es parti aussi ton parcours tu étais militaire en France tu as décidé de partir alors que c'était interdit c'est ça de partir combattre et ils essaient de limiter voilà c'est de limiter un peu au départ des militaire dans ce qu'on appelle la Légion internationale c'est ça tout à fait c'est quoi en fait ça fait partie de l'armée c'est tout le monde peut y aller comment ça se passe la région internationale a été organisée par zellenski pour pouvoir intégrer les étrangers en leur signant un contrat officiel dans l'armée ukrainienne ce qui leur permettait de pas être dans l'idée de pas être dans tomber dans le mercenariat en fait ah oui d'accord ok et donc en fait en gros vous avez un petit salaire c'est ça on est considéré comme militaire ukrainien et donc on peut participer à la guerre quand est-ce que tu as pris la décision d'y aller toi c'était quand en fait le 23 février donc on était j'étais en train de faire la fête avec des amis et mes amis qui étaient en Ukraine m'ont envoyé des messages le soir pour me dire l'armée russe est aux portes de l'Ukraine ils attaquent demain au début j'ai cru une blague effectivement j'ai reçu un premier message un deuxième message de mes amis en Ukraine et c'est pas possible et le lendemain quand je me suis réveillé donc j'ai appris aux infos l'invasion en Ukraine mes amis m'ont envoyé des photos et des vidéos il s'était réfugiés dans les dans les métros pour se cacher des bombardements donc aussitôt je leur ai expliqué que il fallait fuir les grandes villes dans les se cacher en campagne qu'est-ce qu'un petit peu plus un petit peu plus sécuritaire pour eux quoi alors tu vas être expliqué toi tu as été militaire dans l'armée de terre tu as fait 20 ans d'armée dans l'infanterie de marine aussi tu engagé quand tu avais quand tu avais 18 ans juste pourquoi tu t'engages dans l'armée parce que à l'époque je faisais pas mal de bêtises quand j'étais jeune et bon ça m'a permis de me recadrer il fallait je choisisse une voix l'armée c'est le premier choix qui s'est proposé quoi et effectivement ça m'a énormément plu donc j'ai pris toutes les opportunités qui se passaient donc j'ai eu diverses fonctions tu as été tireur dans un char pendant 5 ans tu as été pas aussi parachutiste et un parti en Guyane pour lutter contre les orpailleurs donc les voleurs en gros d'or et d'ailleurs un membre du GIGN je crois qu'il est décédé il y a quelques jours là-bas mal de décès on a eu deux décès en Guyane pendant que j'étais là-bas ouais dans l'autre équipe et en début des années 2000 tu découvres l'Ukraine mais en tant que militaire donc en fait tu te fais un échange qu'on appelle un échange inter armé et ça tombe un peu amoureux de l'Ukraine à ce moment-là ouais tout à fait ouais alors ça vraiment pas durer longtemps en plus parce qu'on a eu que deux jours de balade et ouais j'ai eu un coup de cœur pour ce pays je m'étais dit j'ai retournerais en vacances effectivement quand tu es militaires c'est l'armée qui a tes passeport et tu leur fais dès demain pour partir dans certains pays et ils acceptent pas on m'a toujours refusé donc je m'étais dit bon ben quand je quitterai l'armée je retournerai en Ukraine et effectivement plus de 15 ans après mon premier voyage que j'avais en tête c'était parti en Ukraine donc j'ai pris mon sac à dos je suis parti un mois à là-bas sans parler sans parler le russe sans parler l'Ukrainien donc les premiers contacts ont été un petit peu difficiles mais j'ai commencé à meiller d'amitié avec avec notamment trois policiers de là est né une amitié quand même assez forte puisque j'y suis retourné une deuxième fois puis une troisième fois tu quittes l'armée en 2015 et tu te reconverti en paysagiste donc rien à voir il y a 2015-2016 tu repasses des vacances en Ukraine ce que tu disais tu fais des potes vraiment donc ça s'habitue etc 23 février tu reçois des vidéos donc de tes potes vraiment t'expliquer ça au départ au début de l'émission tu dis attention on va se faire envahir etc machin je comprends un peu c'est sérieux tu vas l'ambassade d'Ukraine et tu décides donc tu vas aller voir qu'est-ce que tu leur dis alors bah ça commence à se passe on a du mal à imaginer tu vois la première fois que je parle à quelqu'un qui l'a fait comment ça se passe au départ il y a pas eu il y a pas eu de décréation de légion internationale donc il y avait pas trop le choix de pouvoir y aller vous pouvez pas y aller si on était un peu dans l'illégalité donc j'ai attendu effectivement la création de de la Légion internationale ensuite il y a eu les premiers les premiers étrangers qui sont venus seulement ils acceptaient tout le monde même ceux qui avaient pas de passer de passer militaire et du coup les premiers les premiers étrangers qui sont arrivés qui n'avaient pas forcément d'expérience militaire ont commencé à se retrouver sous le feu des bombes et sont repartis au bout d'un jour quoi donc au bout d'un moment l'Ukraine a dit ok on stoppe tout maintenant on fait sur candidature et on prend que des anciens militaires donc là j'ai dû refaire un dossier donc ça a pris sa pris pas mal de temps puisque la gare commence en février moi je suis parti en juin donc j'ai ressortir tous mes papiers militaires envoyer tout un dossier complet et de là il te recontacte pour te donner le feu vert ou pas et après tu as pas d'enfants tu préviens tu as tes parents toujours oui oui frère et sœur tu préviens tout le monde ou une seule personne mon frère qui on est très proche et quelques uns de mes amis pas tous pourquoi tu préviens un peu tes parents c'est une décision délicate à prendre mais ils savent très bien que il y a pas mal de morts là-bas donc j'ai pas envie d'avoir le poids de la famille qui me dit non puisque c'est un sujet qui est quand même assez pointille c'est une décision qui est difficile on sait qu'on parle on a de grandes chances de pas revenir donc moi du coup j'avais tout préparé le lac de mes biens tout ça c'est vrai tout préparé et donc avoir le poids de la famille en plus un peu insistant mon frère qui a aussi été militaire donc il comprenait un peu plus quoi tu pensais vraiment de pas revenir tu savais qu'il y a une vraie possibilité bien sûr bien sûr je pense si on va là-bas en se disant il va rien se passer non c'est pas possible tu arrives en Ukraine en avion en voiture comment ça se passe on est en juin 2022 donc en juin voilà juin 2022 j'ai choisi justement de faire tout par train et par bus de tout payer en liquide pour pas être tracé par les renseignements français pas pour le fait qu'il m'empêche d'y aller c'est surtout pour les retomber après puisqu'on peut être catalogué dans une certaine catégorie de personnes et que je ne voulais pas des gens d'extrême droite et tout ça puisque moi je suis totalement impolitique je n'avais pas envie d'avoir voilà de pression de l'État français j'avais pas envie d'être aussi un peu utilisé en vue peut-être faire du renseignement puisque bon quand on fait partie d'une armée étrangère on est sous le secret de l'armée étrangère en gros si le renseignement français me pose des questions sur le fonctionnement de l'armée ukrainienne tu pourrais être considéré au niveau de l'armée ukrainienne comme inspirant en fait ah oui d'accord donc que les gens ont du mal à comprendre aussi c'est que aujourd'hui on est amis avec l'Ukraine mais il se peut que dans 10 ans l'Ukraine devienne en train de nuit donc forcément oui tu sais jamais quel pays peut se retourner il y a toujours des trucs intéressants à savoir et j'avais pas envie d'avoir cette pression supplémentaire vis-à-vis des renseignements français tu arrives on va taper le numéro un mec vient te chercher voilà tu es en fourgon militaire direct et en voiture civile quoi ça se passe c'est une voiture une voiture civile avec les vitres teintées donc on est envoyé dans une école où toutes les fenêtres sont sont cachés donc on passe une première nuit là je suis avec avec quelques étrangers des Américains principalement et le lendemain on est pris en voiture et on a amené dans un camp camp militaire qui ressemble à une école en fait pareil toutes les vitres sont cachées voilà et en début de les entretiens en fait ok c'est à dire il te pose est-ce que tu t'es déjà battu est-ce que tu sais faire tout ça voilà ils reprennent ils reprennent le détail de ce qu'on leur a envoyé donc il repasse notre notre passé nos qualifications surtout ils sont assez insistants sur les qualifications et je passe un entretien deuxième entretien un troisième entretien puis après on me dit ok ben vous trouver vous pouvez aller manger donc moi à ce moment là je vais manger pendant que je suis en train de manger on vient me chercher on me dit écoute il y a il y a quatre personnes qui veulent qui veulent te voir ok bon ben je laisse tout j'arrive je vois quatre golgotes arrivé dans une voiture à criblée de balle qui puisse l'essence je suis niveau l'ambiance et du coup ces personnes me frein à part avec un américain qui était arrivé avec moi et ils nous disent bon ben voilà on fait partie on fait partie d'un autre service de la Légion internationale on fait partie d'un service de renseignement ukrainien on cherche des personnes comme toi qui ont un bon passé un bon CV voilà bon CV au niveau de l'armée les personnes un petit peu plus âgées pour des missions un petit peu plus spéciales on fait pas du tout partie de la Légion internationale et on a des missions un peu plus spéciales on peut pas t'expliquer de suite mais on voudrait savoir un petit peu tes motivations et surtout la question principale qui m'a été posée c'est est-ce que tu es prêt à te battre donc ça on me l'a répété trois fois trois fois et les quatre m'ont bien regardé dans les yeux pour voir un petit peu ce qu'il faut en sortir je pense et là tu savais que tu allais travailler dans un truc un peu plus au contact que les autres après c'est un petit peu comme comme en France l'infanterie et un petit peu les Forces Spéciales l'infanterie on a fait ça les pouces cailloux ceux qui sont un petit peu au contact mais qui prennent moins de décisions en fait autonome en fait et des missions autonome et ce qu'on me proposait se rapprocher plus d'efforts spéciales et des munitions un peu autonomes et donc c'est pour ça que j'ai dit oui sans hésiter ta vie pour un pays que tu connaissais très peu finalement c'est ce que j'ai fait pendant 20 ans je connaissais pas la France si mais bon il y a certains pays où on va où on est principalement en train de séparer de pays qui se tapent dessus quoi donc là tu acceptes tu es dans une école donc évidemment ils ont dû prendre les écoles pour en faire des centres d'entraînement j'imagine des trucs comme ça ils te font tirer vous vous entraînez un petit peu vous êtes envoyé dès le lendemains en fait dès la fin de cette entretien avec les les quatre personnes ils m'ont dit ben écoute tu prends tes affaires on y va avec l'Américain qui était avec moi donc j'ai même pas eu le temps de finir de manger on m'a dit prendre ses affaires on part et donc on est monté dans dans un mur et on est parti on a fait 4 heures de route et pour arriver dans un camp d'entraînement OK et là c'est quoi c'est plein plein de gens qui tirent qui font des pompes c'est ça ressemble à quoi non pas du tout pas du tout on est on est mis dans des tentes alors il y a déjà des alertes des alertes missiles donc en fait dès que dès qu'on nous dit alerte on prend notre gilet par balle on va se cacher dans la forêt parce qu'il y a eu précédemment notamment dans le camp de yavorive les Russes qui avaient détecté qui avaient des camps d'entraînement de l'étranger et ils ont été ils ont été ciblés bombardés donc il y a eu il y a eu quelques morts tu sais qu'il y a un missile qui peut arriver à tout moment ouais j'ai envoyé des vidéos à mon frère où je partais à la douche avec mon gilet pare-balles parce qu'effectivement tu as pas beaucoup de temps plusieurs fois on est parti en claquettes dans la forêt avec le gilet par balle tu prends le gilet par balle et le casque tu cours vite on court toujours moins vite comme ici donc effectivement donc là tu es combien de temps dans un camp d'entraînement avant de partir au combat 15 jours alors moi j'ai demandé à écourter parce que je m'ennuyais un petit peu en fait les cours étaient un peu répétitifs et disons qu'il y a plusieurs cours aussi ou notamment ce qu'on appelle le cubi c'est le combat en localité c'est que les CQB en français en gros c'est aussi combat en bâtiment en intérieur en ouverture de bon pour ceux qui connaissent pour les portes comment faut rentrer machin et comme on est pas mal d'étrangers qu'on a pas tous la même façon de travailler mais on savait un peu de professeur quoi et bon c'est vrai que s'entraîner comme ça entre entre étrangers pour arriver à trouver la bonne méthode parce que c'est des choses quand même assez chronométré il faut arriver à trouver le bon timing sur certains et surtout tout en anglais donc c'est vrai que j'ai demandé à écourter et on m'a dit OK et on m'a dit bon bah on va t'envoyer on va t'envoyer dans ton dans ton unité quoi c'est quoi le profil des gens qui étaient avec toi là que des anciens militaires mais la plupart il y avait la moitié de solide honnêtement la moitié de solide mais après il y avait quelques-uns quand ils regardaient tu sentais qu'ils étaient pas très serein parce que dit tu arrives tu es directement dans dans le bain quoi est-ce que alors question bête est-ce que tu peux partir quand tu veux oui tu peux tu peux partir je rentre il te ramène il y a pas de problème ouais il te le disent ils te le disent dès que tu arrives il y a pas de il y a pas de date limite parce qu'ils ont déjà eu justement des problèmes avec les gars qui arrivaient qui repartaient de suite après les premiers moments donc ils le disent d'entrée de jeu pour pas qu'il y ait de soucis ils te disent partir du moment où tu décides de partir tu peux partir sans aucun problème ok ok donc toi c'était encore motivé à ce moment-là pour continuer et là là vous avez un salaire c'est c'est quoi un quand tu dis un salaire c'est combien à peu près quand j'ai fait ma première demande moi j'avais pas demandé j'avais pas demandé forcément de salaire on m'annonce que on aurait une prime de 400 euros par mois bon moi je m'en foutais un petit peu parce que j'étais pas parti à la base pour faire de l'argent après ma deuxième demande on m'a annoncé un petit peu plus et en fait une fois une fois sur le terrain c'était l'équivalent d'un SMIC en fait ok 10002 parce que tu étais avec les forces spéciales c'est ce qui était prévu suivant suivant si on se retrouve en avant ou en première ligne ou en deuxième ligne en fait les étrangers qui viennent aider les Ukrainiens par rapport à eux ils sont contents que vous soyez là ils vont remercier énormément énormément on est vraiment vu comme des héros ça m'a vraiment beaucoup touché et vraiment étonné parce qu'on est vraiment vraiment aperçu comme des héros au niveau des civils au niveau des militaires Ukrainiens on est vraiment accueilli comme des sauveurs tu disais que la Légion internationale ça consiste à se faire enfin c'est eux qui vous disent ça consiste à se faire bombarder dans les tranchées quoi effectivement quand je suis arrivé je suis tombé sur des militaires qui venaient pour la deuxième fois et quand j'étais contacté quand par les quatre personnes des services de renseignement ils m'ont tous dit la même chose ils m'ont dit en gros si tu vas les gens internationales tu vas te retrouver à tenir les postes dans les tranchées et être sous les bombardements tout le temps en fait tu demandes à l'entraînement de se terminer tu dis les gars j'ai envie de y aller il te refont ils te reprennent dans le mur vous roulez comment ça se passe là vraiment cette fois l'accès au combat là on part on part pour quasiment 6 heures de route 6 heures de route on change on change beaucoup de véhicules en se cachant dans les jardins des gens et puis j'arrive changer de véhicule faut savoir que là-bas c'est pas comme en Europe il y a toujours un petit peu cette pression communiste d'espionnage on nous demande déjà dès qu'on arrive on nous enlève notre puce on nous demande de pas parler je me rappelle quand tu m'écrivais par message sur facebook tu me disais attention là j'ai plus de réseau je peux pas te ouais et donc je vois je vois effectivement qui me parle des quartiers donc il te l'enlève bah on nous demande on nous demande notre puce surtout la puce la puce française en fait parce que les Russes utilisent des moyens de détection téléphonique et donc en fait si j'aperçois voilà forcément on change au fur et à mesure des mois on change on change de puces on change de nom on nous demande de pas trop communiquer avec les militaires Ukrainiens aussi parce qu'il peut y avoir des prorus on demande de communiquer avec personne c'est un petit peu oui c'est un petit peu on est souvent caché on va faire nos courses le visage masqué on essaie de parler un minimum de personnes on dort dans les dans les maisons abandonnées par les les suivis du crayon tu dors dans le lit d'un mec française moi je me rappelle au Kosovo on était les premiers les premiers arrivants effectivement pour dormir on a passé premier jour dans les chars mais après on utilisait les maisons des gens qui étaient partis quand c'est fou sur les murs toute la vie des gens toute la vie des gens la vaisselle les photos j'étais habitué donc on voit ça comme ça c'est toujours triste de se dire c'est abandonner leur maison des gens ouais tu vis tu vis dans leur dans leur vie et donc là il te donne des armes c'est eux qui t'équipent en armement et tout j'imagine ouais tout à fait ben moi j'arrive donc bon moi j'ai j'étais déjà venu avec mon équipement parce que on avait prévenu notamment mon collègue ukrainien qui m'avait dit écoute viens viens avec un casque et ton gilet pare-balle permettra d'avoir du meilleur matos et j'arrive là-bas et puis on file on file le reste quelques petites sacoches les armes j'ai le choix c'était assez difficile le choix des armes parce qu'on me propose des armes avec des munitions autant et des armes type kalachnikov le choix a été très difficile parce qu'en fait on peut vite se retrouver dans une situation délicate je vois par exemple nous on partait avec 10 chargeurs 10 chargeurs de 30 et 10 chargeurs de 30 par tasse assez vite donc on peut se retrouver à court de munitions si on a une kalachnikov on a de la munition à profusion seulement les schnikov était moins précises que l'armement qu'on proposait donc c'était des armes tchèques qui tiraient précisé précisément à 600 mètres on était vraiment très précis j'ai quand même pris le choix de prendre cette arme là on m'a montré tu avais une GoPro sur toi tu as beaucoup qui se filment là-bas pour même pour montrer etc donc tu vas tu nous a ramené des des extraits on va montrer dans deux minutes mais alors pour pour comprendre vous avez du temps libre vous êtes en mission tout le temps c'est du 7 sur 7 et du 24 sur 24 ça ressemble à quoi ta journée tu vois on est très libre mais c'est vrai que nous on essaye d'en faire un maximum quand même donc les journées sont assez intenses il y a une équipe une petite équipe de jours qui fait les missions de drone et une équipe de nuits d'attaque et donc on se retrouve en fin de journée quand l'équipe de nuit se réveille et quand l'équipe de jour rentre dans la mission drone on analyse les vidéos des prochaines attaques qui sont prévus et après entre-temps on fait du sport on entraîne l'armée ukrainienne on maintient les véhicules parce qu'on casse beaucoup de véhicules on peut en casse à peu près 4 véhicules par mois donc on a rien on essaye un petit peu de bricoler avec ceux qui s'y connaissent on va faire les courses on essaye de faire à manger voilà c'est assez intense on dort pas beaucoup parce que les nuits sont en travail sont ces bombardés donc forcément vous allez bouffer tous ensemble ou chacun mange dans les maisons qu'il a pris vous allez acheter à manger et encore des supermarchés du mal à imaginer tu vois le quotidien il y a toujours un marché bon un petit peu plus loin une vingtaine de minutes c'est vrai que c'est assez spécial parce que surtout il y a une journée où le marché a été bombardé ce qu'il faut savoir c'est que les gens près de la ligne de front même à 5 km de la ligne de front continue à avoir une vie normale en fait les magasins sont toujours là ils ont besoin d'argent c'est pour ça qu'ils quittent pas et quittent pas la région en fait parce qu'ils ont besoin d'argent ils ont ils peuvent pas ils peuvent pas partir de chez eux donc ils continuent tous les commerces continuent en fait donc il y a le marché normal donc nous on va faire des courses pour améliorer on a énormément de dons de volontaires de nourriture de produits de première nécessité gel douche shampooing tout ça c'est offert en fait et après le reste en cuisine entre nous bon ben moi j'étais le petit le petit frenchy de l'équipe donc je m'occupais le plus souvent de la bouffe c'était quelle nationalité avec toi américain new zélandais anglais et donc tu avais une GoPro sur toi pendant les combats une GoPro est à filmer plein d'images tu les as filé à Sébastien notre auteur qui est dont tu as volé le prénom aujourd'hui pour essayer de comprendre un petit peu donc on va les mettre en plein écran évidemment mais juste que si tu peux nous dire un petit peu ce qu'on peut y voir on voit que tu es dans une voiture et là on voit tu passes à côté d'un missile qu'est-ce que c'est que ce missile on voit qu'un missile planté dans la rue là oui en fait j'avais filmé pour pour voir ce que j'avais percuté la nuit d'avant puisqu'en rentrant d'une mission on devait partir assez rapidement parce qu'on était en train de prendre une pluie d'obus et en rentrant d'un véhicule c'est moi qui conduisais j'ai cassé ma vision de nuit en rentrant puisqu'elle était quand même assez haute et donc on a dû partir sur les routes il faut savoir que sur les routes on n'utilise pas les les lumières parce que c'est les routes qui sont bombardées les axes sont bombardés quasiment en permanence en fait et donc on devait partir j'ai un gars qui passent la tête par la fenêtre pour essayer de voir parce qu'on a un peu debout sur le pare-brise puis un moment donné on percute quelque chose la voiture s'arrête et j'entends un bruit métallique et puis on voit que la voiture continue de rouler donc on continue on part mais en même temps j'ai filmé pour voir ce que c'était effectivement c'était un missile qui était non explosé et c'est on voit la trace de ton pneu là ça tu peux le faire sauter je sais pas je pense puisqu'ils sont pas explosés donc la vie se tient pas grand chose quand même et encore plus là-bas il y en a on s'est aperçu que plus le temps passé plus on a trouvé des normes explosé donc on pense que la Russie commençait à taper dans les vieilles munitions en tout cas donc elle est quand même rentrée donc j'imagine là tu te le prends sur la gueule ça bouge pas ça bouge pas c'est bien bien planté et tu as tapé dessus en voiture donc là on va montrer d'autres d'autres images en même temps voilà là vous marchez vous marchez là on va pas trop donner des détails mais là il y a des mines c'est ça c'est des mines de quoi ça c'est des mines en T-shirt on avait fait une mission de nuit pour aller poster pour aller placer des mines et en fait comme il y avait beaucoup de brouillard on en a profité pour remplacer un petit peu plus près donc ça on rentrait et là et là c'est un corps voilà c'est un cadavre puisque c'est une zone où on pouvait pas trop avancer parce qu'on est vraiment à la vue à la vue de à la vue de l'ennemi c'est très proche de l'ennemi et puis il y a deux lacs de chaque côté ça fait qu'on peut pas on peut pas avancer progresser en étant à couvert en fait là vous mangez du raisin ouais ouais encore des vignes sont assez relaxes sur la ligne de front donc effectivement même il y a les journalistes à quelques mètres sur la vidéo et je me disais mais c'est incroyable qu'est-ce qu'il fait alors qui a des corps encore de gens décédés par terre quoi et que ça bombarde toute la journée quoi il reste il y en a qui restent habiter là-bas ouais bah ils ont pas trop le choix en fait c'est souvent des personnes âgées qui peuvent pas qui peuvent pas partir ils ont leur sol leur seul truc qu'ils ont c'est leur petit lopin de terre pas trop le choix en fait à chaque missile ça s'est terminé quoi oui oui bah ils ont ils ont tous des caves en fait en Ukraine il y a énormément de caves donc déjà ils utilisent pour la conservation des aliments ils font énormément de conserve et aussi bon ben c'est un petit peu l'air soviétique avec avec un petit peu cette pression du nucléaire donc ils ont tous des caves ça nous sert à nous de bunker du coup donc c'était plutôt utile là on est dans les tranchées là tu es vraiment devant là ouais ben on est sur tous les lignes de front il y a des tranchées qui ont été faites soit par les par les Ukrainiens soit par les Russes ils ont fait ça à la main ouais ils ont tout creusé à la main il y a des plus grosses tranchées faites par des par des mini pelles mais tout ça c'est tout ça il creusé à la main et donc il y a des petits il y a des petits rangements à droite à gauche sur les troncs d'arbres non en fait c'est des troncs d'arbres et après il m'a dit sacs poubelles et par dessus de la terre pour cachernes parce que les drones sont très présents énormément besoin il y a des petites grenades je crois que vous en aviez aussi les militaires ukrainien principalement qu'on crée ça un petit peu tout le monde qui a participé à l'effort de guerre et donc des gars ont commencé avec des imprimantes 3D à faire des systèmes de largage avec des capteurs de lumière donc dès qu'on dès qu'on allume la lumière du drone ça ouvre un crochet qui largue une grenade au début on appelait ça les grenades gobelets donc au début c'était simplement un gobelet après ça a été des pinces qui largué pour pouvoir larguer deux il y a vraiment tout le monde qui participe à l'effort de guerre ça suffit à porter des grenades ouais bon c'était la première fois que que je vivais une guerre avec avec des drones et c'est vrai que c'est assez difficile parce qu'on se méfie on se méfie vraiment de du ciel là c'est les scènes de combat vous tirez mettre le son on entend tirer là c'est des drones qu'on faisait donc avec les militaire les gens sont très relaxes sur la faut pas croire que sur la zone de front tout le monde est hyper tendu au contraire si tu étais tendu ça marche moins bien et tout le monde est très relax tout le monde sait où est les gars fumeurs clope tranquille bah ils sont ils sont sur la zone même de la ligne de front donc ça tire tous les jours en permanence donc quand il y a des tirs en fait tout à fait tu les entends arriver russe russe c'est russe qui bombardait nos positions entre le moment du tir de départ et le moment où ça arrive c'est très tu tires un peu au hasard là ben là oui parce que je venais d'arriver tant que ça arrive là-bas quoi je venais d'arriver en fait sur la position et je voulais pas rejoindre mon groupe qui était dans la dans la maison parce que je sais que la maison était petite et tout le groupe était dedans et je vois notre notre traducteur ukrainien qui me passe devant en courant avec avec ses lance-roquettes je me suis bon je vais pas le laisser tout seul donc je l'ai suivi et puis du coup j'ai retrouvé notre gars qui avait pris la même décision que moi parce qu'on se dit bon voilà si la maison est éclatée tout le groupe meurt donc et tentant les balles siffler là on les entend ouais tout à fait un peu là parce que là tu entends vraiment qu'il y a des mecs là-bas ouais là en fait c'était une offensive russe on rentrait de la mission drone en fait et nous on allait on allait partir et en fait on nous dit bon ben inoffensive rouge comme un comme un peu souvent d'habitude c'est les militaires Ukrainiens qui sont en position qui les stockent on va leur filer un coup de main puisqu'on est là effectivement ils envoient ils envoient une vingtaine de gaz que fait ce qu'ils font la plupart du temps ils envoient une vingtaine de gars se faire tuer pour cramer les munitions de canyon une fois qu'ils ont ces gars là sont morts ils attendent un petit peu ils en renvoient une autre salle une autre salle lui dans le sale s'ils arrivent à avancer tant mieux s'ils arrivent pas avancer ils sont contents parce qu'ils ont fait cramer des munitions quoi oh là là l'humain n'a pas beaucoup de valeur là dans les la vie la vie est très éphémère ouais il y a eu pas mal de problèmes au départ avec les premiers étrangers qui sont arrivés justement parce que pour eux être un héros mort c'est un héros pour nous on n'a pas la même valeur quoi une mission il faut que le maximum de gens vivent quoi quand tu parles de mission c'est quoi ta une de tes missions principales toi justement et ce groupe d'assaut l'émission principale c'était aller faire un maximum de bilans ce qui permet aussi un peu d'instaurer un climat de terreur au niveau des tranchées russes de faire le maximum de nettoyage pour que les puissent en liquidé le plus possible pour que les les Russes un peu plus les Ukrainiens un peu plus de facilité à prendre des positions en fait parce que la plupart des Ukrainiens ne sont pas militaires de base j'ai combattu avec des informations des cuisiniers des étudiants et aujourd'hui ils sont dans l'armée pourrait défendre leur pays c'est bien ils sont allés des chefs d'entreprise qui ont quitté leur entreprise pour aller se battre et des gens qui connaissent pas forcément le combat quoi donc effectivement comme il y a toujours un sous nombre par rapport par rapport aux Russes effectivement le combat est un peu n'était pas très équitable et nous nos missions c'était d'aller dans les nettoyer les tranchées un petit peu comme les nettoyeurs de tranchées entre 9,45 et pour permettre après aux Ukrainiens de reprendre les positions plus facilement en fait et donc là tu dis en pleine nuit donc vous allez vous allez tuer des des Russes vous êtes équipé du coup en lunettes de vision nocturne pour voir la nuit comment on a vraiment tout l'équipement tous les pigments qu'on veut en fait on est vraiment beaucoup plus équipé que l'armée ukrainienne parce que bon bah forcément c'est du matos ma sauce occidentale nous on est un petit peu plus habitué on a des lunettes thermiques on a des lunettes de vision nocturne on a des lasers infrarouges on a des drones thermiques on a vraiment le summum de l'équipement donc ça nous permet d'avoir un avantage c'est pour ça qu'on fait plutôt la nuit ça nous permet d'avoir un gros avantage sur l'armée russe la nuit donc c'est vrai qu'on a attaquait souvent entre 7 à 8 contre une cinquantaine quoi ah oui ah vous étiez quasiment huit fois moins que les autres un pour 7 ou 8 et vous arriviez quand même à vous en sortir ouais tout à fait sauf combien de temps de mission de faire blesser trois mois de mission trois mois donc c'est quand même beaucoup on va dire toutes les trois nuits à peu près le temps de mettre en place les où vous alliez attaquer à chaque fois c'était précis quoi c'était pas du tout va en guerre c'est vraiment des renseignement avec les drones qui a des gens là c'était précis notre équipe était autonome c'est-à-dire qu'on prenait les décisions nous-mêmes chaque personne participe à son niveau il y avait pas tellement de chefs il y avait un chef désigné pour pouvoir parler avec l'armée chrétienne mais on disait tous des spécialistes donc on est tous ces décisions entre nous il y avait une décision qui avait été prise aussi si quelqu'un ne se sentait pas de partir dans une telle ou telle mission il pouvait dire ok je n'y vais pas est-ce qu'il ne le sentais pas voilà et personne ne disait rien c'est arrivé oui oui c'est arrivé ouais tout à fait qu'est-ce qui se passe comment quand tu procèdes quand tu dis nettoyer une tranchée comment tu mets tes lunettes de Vienne nocturne vous avancez à vous vous êtes allongé sur le sol tu peux nous expliquer un peu qu'on imagine tu vois la plupart la plupart des zones là-bas donc il y a énormément de champs donc c'est surtout des bandes de forêts qui font une dizaine de mètres de large il est quasiment impossible de rentrer dedans parce que les Russes utilisent des mines qui modifient et qui mettent des fils pour pouvoir les télécommander à distance et donc en fait on peut pas progresser surtout que ces mines sont elles-mêmes piégées par des grenades ou des mines qui sont elles-mêmes piégées et repiéger tout est piégé les cadavres sont piégés et s'accent piégés les armes sont piégées la bouffe est piégés tout est piégé donc en fait c'est pour ça qu'aussi on préfère attaquer de nuit parce qu'on ça nous permettait de passer par les champs donc il y avait beaucoup de m'identichard mais bon nous on les fait pas péter donc on passait en progressé de nuit le long en fait surtout pas surtout pas dans la forêt on avait essayé plusieurs fois mais l'émission est abandonnées parce qu'il y avait vraiment trop de mines non non du coup parce que il faut savoir aussi qu'il y a beaucoup de requêtes qui sont tirées énormément de munitions et en fait souvent dans certaines requêtes il y a des fils qui sont à la sortie donc ça nous arrivait d'arriver dans des zones de nuit où il y avait plein de fils partout et on savait pas trop donc on prenait un fil avec un crochet et on partait plus loin en tirer des fois ça pétait des fois ça pétait pas mais il y avait certaines missions qu'on a dû abandonner de nuit parce que les bandes de forêt étaient trop grosses on pouvait pas progresser depuis l'extérieur en fait et sinon on progresse par l'extérieur et arriver au premier moment où on peut rentrer dans les tranchées on s'incruste et là tu fais pas de bruit justement tu fais beaucoup de bruit tu commences on fait le minimum de bruit donc on a des casques intensificateurs de son donc on peut se parler vraiment à voix basse on entend vraiment tout le moindre petit craquement de branche le moins de petits vent on entend vraiment tout et là t'essaye d'en avoir le maximum il te voit pas ils n'ont pas du net de vision nocturne OK jusqu'à temps qu'on commence à faire du bruit et que les renforts les russes arrivent à rentrer sans les réveiller tu les tues en dormant tu les réveille ils t'entendent comment ça se passe il y a de tout ça nous arrivait de tomber sur des gars qui dormaient des gars en train de pisser des gars sur leur téléphone c'est l'effet de surprise total quoi des gars qui sont les mains dans les poches mais la plupart la nuit dorment quoi et donc parfois tu tues des mecs qui dorment tout à fait et vous faites pas de prisonnier votre nom c'était c'est un choix plutôt tactique pour pas nous mettre en danger nous puisque déjà on est en sous-nombre donc effectivement si on se retrouve avec 10 prisonniers à trimballer en perd énormément de temps c'est un peu des opérations coup de poing parce que de toute façon à chaque opération que fait l'armée ukrainienne ou même nous la réponse est immédiate c'est des salles d'artillerie énorme donc on est obligé de faire des missions rapides ça dure moins d'un quart d'heure en fait et on est obligé de repartir de suite parce que dépasser le quart d'heure on peut se faire des membres quel âge que tu tues comme ça dans les tranchées tu les vois il y a soit des jeunes ou sur des très vieux ah ouais contre 18 et 25 ans et entre 45 et 60 est-ce que parfois humainement tu as des remords où tu dis merde attends qu'est-ce que je suis en train de faire c'est dur parce que la guerre c'est dure c'est facile de il y a beaucoup de militaires qui on en a déjà parlé avec un sniper un tireur longue distance qui est venu ici qui a fait un syndrome post-traumatique un an et demi de l'hôpital psychiatrique après une grosse mission l'armée faire la guerre c'est difficile et avant et aussi après en fait psychologiquement est-ce qu'à ce moment-là tu tu as des remords ou tu fais ta mission tu réfléchis pas ça arrive après ou Ton a pas après non plus comment ça se passe non j'y pense pas parce que je me suis fait tous ces réflexions avant de partir et une des choses qui a fait que je suis parti c'est notamment ce qu'a fait l'armée russe dans C'est quand on veut exterminer une ethnie c'est un vrai régime aussi de qui a eu là-bas donc il y a eu de tout il y a des viols en permanence il y a des enfants assassinés à bout portant il y a des il y avait notamment cette femme qui essayait de partir en voiture et et qui s'est fait tirer dessus par du gros calibre jusqu'à tant que son corps soit découpé en deux il y a des prisonniers qu'on a récupéré des potes à nous qui ont été forcés de boire du liquide de refroidissement pendant pendant des semaines il y a des des gars qui ont été dégâts décédés qui ont été pris en photo comme des trophées je veux dire j'ai eu aucun remord surtout qu'on leur a laissé la possibilité de se rendre notamment des prospectus dans leur canal télégram ils sont pas là ils sont pas là pour ça moi j'ai pas vu de j'ai pas vu de gaz repentir ou quoi que ce soit quoi ils sont là pour faire un véritable génocide et une expression une extinction en fait c'est il faut pas de prisonnier non plus si si ils en font mais il y a eu de tout et notamment ce pauvre gars qui s'est fait découper les parties génitales au cutter en étant filmé pendant que les gars rigoler il y a une chose que beaucoup ne savent pas c'est que comme la guerre a été un petit peu une surprise il y a plus de 6000 enfants Ukrainiens qui étaient partis en vacances en Russie et ses enfants là n'ont pas été rendus la Russie a changé leur identité leur a donné des papiers russes et ça les écrit rien n'oublie pas donc la guerre interpré de se terminer parce que de toute façon tant que tous ces enfants là sont pas rentrés ensuite quand tu as eu l'invasion il y a encore plus ils sont ils sont plus de 10000 je crois enfants c'est vraiment vouloir vouloir oir détruire cette cette identité ukrainienne donc effectivement moi je me suis pas je ne suis pas posé de questions je me suis posé toutes les questions tout en amont oui toutes les ai posé quand on fait le boulot on fait le boulot quoi et tu sais combien de victimes tu es à toi ou pas du tout non compte pas on peut compter jusqu'à 20 après on compte pas quoi parce que sinon on dort pas quoi tu t'es fait attaquer par un chat un jour ouais tout à fait en fait qu'on survie surtout une attaque en fait le plus dur c'est de prévoir des missions d'attaque alors que la nuit prépare aussi des missions d'attaque et effectivement un soir on était entre deux villes il y avait il y avait une ferme qui servait aux Russes à venir de temps en temps se planquer pour pour tirer quelques requêtes on avait décidé d'aller un peu nettoyer cette ferme là et donc on décide de monter de monter une opération donc moi j'étais en appui dans une maison et puis je me rappelle qu'on arrive de nuit pour se mettre en place et on voit des Ukrainiens et militaires Ukrainiens qui partent et qui nous disent faut pas rester là faut pas rester là bon ben nous on rigolait puis on arrive effectivement on voit des maisons en flammes et puis moi je me poste j'avais juste un gars avec moi un Américain et moi je me poste à ma fenêtre avec ma vision de nuit j'avais du mal à y voir parce qu'il y avait une maison en feu derrière et comme j'avais un arbre devant qui reflétait la lumière et donc ça m'éblouissait un peu mais côté gauche où je regardais je pouvais appuyer appuyer mon groupe et donc effectivement ça pleuvait pas mal pas mal d'artillerie et donc on se dit bon ça craint on va on va appeler un dock donc ukrainien en moins pour venir avec nous dans la maison donc on demande du Ukrainiens un doc qui nous disent ok on vous en envoie un et à peine à peine le doc était parti je sais pas 30 secondes après on reçoit comme information qui a un drone Orlane au dessus de nos têtes et un drone Orlane c'est un peu la terreur des drones parce que lui il voit tout quoi et là on se dit on est dans la merde le mec est en train de courir dans la ville pour nous rejoindre donc forcément on est grillé quoi notre poste est grillé quoi donc le dos qui arrive on se dit bon ben là qu'est-ce qu'on fait on descend d'un étage on se dit on va pas tarder à se barrer on attend un peu une demi-heure un espace je décide de remonter de me mettre en position avec ma mitraillette en appui du groupe le groupe fait partie le drone thermique il y avait personne il commence à progresser dans la dans la maison et puis moi j'étais en train d'observer avec ma lunette de vision de nuit et puis je vois un gros Flash c'est bizarre d'habitude c'est soit les mortiers qu'on voit ou soit les RPG mais pas de bruit direct et il a fallu c'est pas une dizaine de secondes et puis j'ai entendu une explosion en fait et donc mon groupe me dit vas-y tire tire je dis bah non je vois pas d'où ça vient je vois pas ce que c'est quoi j'essaye de regarder un petit peu je vois rien je vois pas de mouvement je vois personne puis deux minutes après une autre explosion et puis pareil enfin notre flash et puis notre explosion près de la maison en qu'est-ce qui se passe quoi donc en fait je décide d'enlever ma lunette le temps que mes yeux s'adaptent je vois pas très très bien en fait parce que quand on regarde longtemps une visite de miniature après quand on ouvre tout est vraiment noir quoi et effectivement je vois un flash encore une troisième fois et ça explose un petit peu plus près de la maison et là on se demande on cherche en général avec le bruit on arrive à savoir quelle munition nous tire dessus et là on est arrivés pas et en fait après une fois que mes yeux sont habitués j'ai vu un flash au loin j'ai vu le temps que ça m'est arrivé j'ai dit c'est bon je sais un charme nous tire dessus vite on se cache on se met au sous-sol la maison n'avait pas de une pâte bunker donc on a pris tout ce qu'on tous qu'on pouvait un petit peu donc mes collègues ont pris les canapés moi j'ai trouvé une porte qui était cassée je me suis caché sous une porte je me suis mis au milieu en fait on essaie toujours de prendre les murs les plus solides donc je me suis mis sur le mur du milieu et on a essayé d'attendre que ça passe on comptait qu'il y avait à peu près deux minutes entre chaque tir et là donc on a dû abandonner la mission j'ai dit je peux pas je peux pas faire mon appui je peux pas faire mon appui et les gars il dit ok bon on commence à partir parce qu'on a eu des infos comme quoi il y a du lourd qui arrive effectivement mon groupe a eu le temps de se replier et nous on a commencé à entendre un peu l'artillerie arriver les clusters bomb alors les clusters bombes je sais pas si tu vois ce que c'est que c'est un missile qui est tiré et une fois en l'air voilà paf ça tire plein de bombes à sous-munitions là en l'occurrence c'était des petites fléchettes et là on s'est dit bon on est dans la mer qui nous tire dessus plus les classes torbombes l'artillerie avait pas encore décidé taper on s'est dit bon ben voilà on a deux minutes entre chaque tir on se prépare donc moi je me prépare quand même sous ma porte les autres sous le siège et on se dit ok prochain tir on dégage quoi et le prochain tir arrive on décide de partir au moment où on sort de la maison on prend nos billes d'artillerie juste à côté de la maison on a juste eu le temps de se jeter dans un trou debout on s'est dit ok premier bunker on y va et on se cache quoi est arrivé dans le bunker donc il y avait il y avait une militaire ukrainienne c'était une tyrandélite avec qui on avait l'habitude de travailler et un autre gars donc on s'est retrouvé à 4 nous le groupe avait eu le temps de se replier au véhicule et il nous disait venez on dit pas possible les gars quoi donc on a dû attendre plus de deux heures et pendant que le char est en train d'essayer de détruire là où on était puis dès qu'on a senti un peu l'opportunité et partir en sprint et on a réussi à quitter la zone quoi donc très très chaud t'as vu des déjà l'utilisation d'armée légale ouais très souvent ouais très souvent sur tous les bons mots phosphore notamment sur les villes les villes où il y avait beaucoup de civils où il y avait pourtant pas de pas de zone pas de militaire en fait les bombes à sous-munitions énormément et c'est un gaz brûlant moi j'ai été brûlé aux mains et au visage une fois ouais tout à fait puis vous avez un force de vie passé et puis il a fallu passer donc j'ai réussi ça gaz une zone énorme en fait et ils en utilisent vraiment beaucoup surtout dans la zone où on était près de Donetsk ce sont des bonsoirs toutes les nuits toutes les nuits et ça c'est interdit normalement sur des zones civiles oui et fait toucher à un moment donné pendant trois mois tu as de la chance c'est un peu la loterie c'est ce que tu dis il y a des trucs qui tombent je sais pas où ça tombe tu passes entre les gouttes sauf ce jour de cette fameuse mission où tu m'envoies un message derrière quelques jours après qu'une photo de ton de ton pantalon je crois qu'il était complètement ouvert est-ce que tu peux expliquer justement cette mission qui qui tourne mal et où tu te fais blesser on avait travaillé on avait travaillé pendant pendant deux mois avec une brigade et il décide de faire un changement de brigade sur la zone où on était comme on est surveillé en permanence deux jours après que la brigade soit parti et donc il restait que quelques éléments pour faire pour permettre la permutation les Russes ont décidé de faire une offensive pour reprendre du terrain donc ils ont repris un kilomètre les troupes ukrainiennes sont retrouvés débordés donc là nous on décide d'intervenir pour stopper l'avancée des Russes donc c'est une grosse concertation parce qu'on sait que c'est du carnage donc on se concerte tous et on dit qu'il veut y aller tous les membres du groupe ont dit ok on y va donc on est parti ça a duré deux jours on a pris vraiment tous les lance-roquettes qu'on avait parce que il y avait vraiment beaucoup de chars on a réussi à stopper et à tenir une ligne après ensuite en mettant les militaires Ukrainiens mais c'était une zone quand même un petit peu importante près d'une grande ville et donc on voulait on voulait reprendre ce kilomètre donc on décide de faire une mission sur une bande de forêt où il y a des tranchées et où les Ukrainiens ont perdu énormément d'hommes et donc on décide de reprendre ce kilomètre qui est important pour nous donc on décide de monter une mission on parle le soir vers les 11 heures à peu près pour décider d'attaquer vers deux trois heures du matin il y a des événements que je peux pas expliquer qui nous font prendre beaucoup de retard et qu'on en arrive malheureusement presque au lever du jour sur cette sur cette ligne de front on a un boulevard d'à peu près 150 mètres à traverser en complet découvert avant d'arriver à la ligne de forêt donc il y en a deux qui sont en appui et nous on est sept à partir d'après les estimations qu'on a fait dans la première tranchée il y a une vingtaine la deuxième tranchée qui a une vingtaine de mètres il y a à peu près une vingtaine de gars aussi et après 100 m plus loin il y a à peu près encore 40 bonhommes et on sait que 500 mètres plus loin il y a de char en fait donc on sait qu'on doit aller très vite et qu'on va faire ça rapidement et discrètement possible malheureusement comment on a perdu beaucoup de temps le jour commence à se lever on décide quand même d'y aller même si on perd un petit peu cet effet de nuit en fait qui est important pour nous qui m'attend et te vois du coup on sait que on sait quand même que peut-être la chance qu'il dorme encore on décide d'y aller donc on part en colonne à 7 et on avance tout doucement c'est très difficile parce que comme il y a énormément de bombardements tous les arbres sont tombés et on a du mal à voir cette espèce de meurtrière qui a dans les tranchées qui sert aux gens à observer on n'arrive pas à la distinguer on a eu beaucoup de chance parce que tout le groupe un moment s'est posté devant et bon le gars dormaient et donc on a eu vraiment beaucoup de chance et donc on arrive à la première tranchée donc l'équipe est divisée en deux il y en a trois qui rentrent dans la dans le premier bunker de tranchée et nous les quatre on fixe on fixe la deuxième tranchée parce qu'on sait que dès les premiers tirs les autres vont arriver en fait quoi la première équipe arrive à détruire pas mal de pas mal de personnels russes mais il y en a un qui résiste qu'on n'arrive pas on n'arrive pas à voir on lui jette à peu près une dizaine de grenades parce que moi on me demande même des grenades puisque notre équipe a fini les siennes on disait à peu près une dizaine de grenades et on n'arrive pas à l'avoir parce que c'est des labyrinthes c'est caché sous des trucs après on suppose qui se servait des cadavres pour se cacher parce que les grenades c'est pas c'est pas comme dans les films quand on voit ou on tire une grenade et tout le monde est mort d'y mettre autour non ça c'est un rayon assez assez réduit quand même et donc on n'arrive pas à l'avoir mais tu peux survivre avec une grenade qui pète à côté ou pas 50 cm mais oui effectivement on peut survivre parce qu'on voit plein de drones qui jettent des parfois les gens continuent de courir ou blessé un peu mais ça on voit quoi ça envoie des billes des éclats il y en a deux il y en a deux différentes il y a les défensives et les offensives il y en a qui sont quadrillés qui sont quadrillés mais qui qui maintenant d'ailleurs je crois que sont absolument interdites mais sinon c'est plutôt un effet de souffle donc le gars vous lui jetez une dizaine de grenades il est toujours en vie ouais il est toujours en vie il nous riposte à travers dans le noir on a du mal parce qu'on a encore entre le jour et la nuit donc on est entre j'utilise et j'utilise pas ma vision de nuit surtout qu'à un moment donné si on reste trop trop fixé la tête dans la lunette quand on enlève il faut un temps d'adaptation donc c'est assez compliqué on a les renforts qui commencent à arriver donc nous les quatre on les traite parce que ils arrivent un peu les mains dans les poches je pense qu'il s'attendent pas à voir des gens dans leur dans leur tranchées ils pensent plutôt à ce que ce soit des attaques en face à 100 mètres donc là c'est pas très difficile mais on commence à faire du bruit et ils ont en appui une mitraillette qui à peu près 200 mètres qui a commencé à avoir un petit peu ce qui se passe et comment ça nous RAF aller dessus donc là on sait qu'il va y avoir plus de renforts plus cette mitraillette qui nous tirent quand même dessus de plus loin donc le chef de groupe dans l'ordre on quitte la zone quoi donc moi la chance que j'ai eu c'est que je reste en position avec un collègue à moi pour couvrir la progression de mes collègues qui après doivent se stopper et nous ne couvrir donc nous on est fixé sur sur ce qu'on doit faire et la colonne part et j'entends tirer alors je devrais pas entendre tirer et au moment où je tourne la tête je vois de mes collègues qui est en train de même limite en l'air en train de tirer dans le dans la meurtrière en fait et qui se prend et qui se prend une rafale et mon autre collègue aussi qui passe devant qui se prend une rafale je dois je dois aller de tomber et puis moi je vois tout le monde couché quoi donc pour moi pour moi tout le groupe est mort quoi et donc je me retrouve avec mon collègue dans la tranchée avec des gars qui arrivent en face et ce gars là qui est dans le dos donc on décide de reculer et de se mettre un petit peu à l'écart et on se cache dans un dans un trou d'obus et là la décision est difficile puisqu'on voit on voit tout le monde couché je commence à voir un de mes collègues qui rampe pour faire un garrot il arrive à pas se faire tirer dessus parce qu'en fait le terrain est un peu en pente et donc en fait il est caché il est caché sous les cadavres de mes camarades en train d'essayer de leur mettre un garrot je vois juste la main d'un de mes collègues qui se lèvent comme ça mais qui retombe de suite donc je sais que là bon c'est trop tard et à ce moment là on passe que tout le monde que tout le monde est mort ensuite nous on se retrouve un peu coincé parce qu'on se dit voilà les renforts arrivent si on passe devant le tireur on se fait dégommer ouais tu peux pas reculer et tu sais qu'on fasse ça arrive donc au moment donné il faut comprendre un choix rapide surtout qu'il y a quelques gars qui arrivent on est plus que deux on commence à les allumer mais il faut qu'on prenne une décision moi je sais qu'il me reste de Grenade il y a mon collègue écoute je jette je jette une grenade devant la meurtrière mais comme on est de côté je peux pas je peux pas viser à l'intérieur en fait il écoute tu jettes une grenade devant on espère que ça fasse un bon nuage de poussière et puis ça va nous couvrir on sait que le gars va tirer mais il pourra moins viser quoi en fait donc je jette la première malheureusement je loupe c'était difficile avec les branches je jette la deuxième effectivement ça tombe devant et comme il y avait pas mal de cendres pas mal d'incendie ça fait un gros nuage de poussière je lui dis OK Go quoi donc je pars je pars le premier effectivement c'est moi qui prends les rafales je cours je me rappelle que je tape le meilleur sprint de ma vie quoi et je vois des balles qui tapent partout puis un moment je sens un choc dans le bas du dos c'est la première fois que je prenais une balle ça fait l'effet de quelqu'un qui prend un énorme morceau de bois et qui te qui te tape quoi et avec les lents de ma course plus l'impact de la balle je suis un peu éjecté plus loin et je tombe pas loin d'un camarade qui lui est posté le long de la lisière à couvert en fait et je dis je suis touché je suis touché un mythe quoi et donc il se couche je vois les que mon pote les yeux écarquillés je me dis bon ça sent pas bon tu te tu te prends une balle de côté ouais tout à fait du bas du dos à droite et elle est ressortie au milieu de la fesse à gauche c'était quoi c'était une mitrailleuse c'était pour qu'on comprenne c'est une PKM donc c'est une mitraillette 62 bon c'est fait pour tirer un kilomètre donc forcément quand ça te touche à 5 mètres ça détruit tout là-bas les passer à travers toute ma trousse à pharmacie découper ma ceinture ça m'a tout déchiré j'étais ouvert sur à peu près 25 cm et sur 700 7 cm c'est pas la balle est rentrée sortie c'est la balle à tout déchiré comme ça c'était dans le logement de ma peau en fait et je me rappelle je mets ma main je touche et ma mère rentre jusqu'ici et je sens que c'est chaud et gluant je me dis bon là c'est pas bon et je sais que je peux pas me faire de garrot donc je suis couché sur le ventre parce que j'arrive pas à marcher avec le choc et je dis à mon collègue écoute il faut que tu me fasses faut que tu me fasses un pansement il faut que tu passes un pansement et il me dit bah je peux pas en fait parce que du coup il y en a deux qui sont morts il y a un collègue qui a pris un autre qui est blessé il lui manquait qui a pris une balle dans le coude tout son coude a été explosé donc lui il a été il a été reculé et donc on se retrouve plus qu'à trois et moi je commence à perdre beaucoup de sang donc je commence un petit peu à être dans un petit peu un monde un monde à part où on se rend pas compte de ce qui se passe en fait et tu veux dire ouais je commence à voir des explosions mais je comprends pas ce qui se passe en fait je vois des balles traçantes mais je commence déjà à plus avoir le son et mais c'est surtout ces explosions mais je comprends pas en fait et en fait c'est les renforts qui commencent à jeter des grenades mais dans l'axe des corps en fait nous on est un peu en décalage donc on s'en sort un petit peu parce qu'on est vraiment à la portée de main des grenades et là mon collègue il dit je peux pas je peux pas te je peux pas te faire un pansement quoi là si on t'aide on est mort quoi ça on le sait avant de partir comme ça on essaie d'avoir le moins de mort possible aussi quoi donc il me laisse une grenade et il me dit tu sais quoi faire je dis oui pas de problème ça on réalise en fait je comprends pas puisque je suis vraiment en train de perdre beaucoup de sang et je les vois qui recule pour être hors de porter des grenades quoi ils peuvent pas me porter ils me portent plus personne peut venir de flingue et donc ils se mettent un petit peu en retrait pour essayer quand même de m'appuyer quoi donc là je comprends que je suis tout seul et à ce moment là j'ai qu'une chose qui me traverse l'esprit parce que je sais que je suis en train de me vider et je me dis mais comment je vais dire à mon frère que je suis mort comment je vais lui dire mon frère que je suis mort parce qu'il est absolument incroyable quoi et tu peux pas lui dire que j'avais que ça en tête je voyais même plus explosions je voyais rien donc j'ai ouvert ma trousse à pharmacie je me rappelle j'ai tout déballé quoi et j'ai trouvé des pansements compressifs donc je m'en suis fait un bien serrer et comme je voyais pas la gravité je dis je m'en fais un deuxième quoi je m'en fais un deuxième et puis et puis je commence à vouloir partir quoi et puis je pars et puis je vois que j'arrive pas trop à marcher donc je rampe et là je mets collègues qui me disent allez vas-y vas-y vas-y dépêche-toi dépêche-toi et puis j'arrive à ramper à rouler un petit peu et j'arrive à dans cette descente donc je roule un petit peu ça m'aide et j'arrive au pied de mes camarades qui me couvrent et dit vas-y vas-y on te porte et on se barre quoi on arrive on arrive à quitter cette zone en laissant en laissant nos camarades morts sur place parce qu'on peut pas on peut pas les prendre quoi et donc ce que j'ai compris effectivement c'est que c'était des grenades et que on était vraiment à portée de tir des grenades et si partait pas mes collègues mouraient quoi on rejoint la position des ukrainiennes des Ukrainiens qui étaient à 150 mètres et donc on avait deux blessés on demande de suite des évacuation sanitaire en fait quoi et là on nous répond pas possible pas possible quoi parce que l'artillerie l'artillerie commence à taper et donc on peut pas faire venir on peut pas faire venir de voiture quoi et on nous dit c'est un kilomètre 1 km et là là je me dis mais je vais jamais y arriver quoi et je commence à marcher j'ai mon collègue qui me tient je commence à me sentir mal je me mets des claques mais je me mets de la flotte je mets tout ce que je peux quoi et puis on arrive on arrive à cette voiture quoi donc moi je me je me mets comme je peux dedans il nous amène à une camionnette pour pouvoir nous transporter mon collègue passe à l'arrière en tenant mon camarade pour pas qu'il bouge parce qu'il a il lui manquait il manquait de la moitié du bras quoi et moi je passe à l'avant et je suis sur le sur le côté et avec deux ukrainiens et je me suis rendu compte après qu'ils étaient terrorisés ils sont partis comme des fous et en plus dans la mauvaise direction donc j'ai des dégâts c'est pas c'est pas là c'est pas là c'est ici parce que on les avait amenés donc c'est pas qui conduisait il venait d'arriver dans la zone donc ils connaissaient pas tu t'es pas demandé ce que tu fous là non pas du tout je pensais surtout à arriver à l'hôpital avant de tomber dans les pommes quoi et donc j'ai dû j'ai dû les calmer ils étaient vraiment terrorisé il y en avait un qui hurlait dès qu'ils entendait un bombardement et j'ai dit coup de calme comme calme il m'a même pris il m'a secouer il m'a dit non mais les Russes vont nous tuer les gens réagissent différemment face à la peur il y en a beaucoup qui sont tétanisés on peut avoir des réactions absolument incroyables pas tellement en fait non et même la blessure j'ai pas eu j'ai pas eu si mal que ça en fait ça me faisait une chaleur mais j'avais pas extrêmement mal même mon pote qui lui manquait tout le coude il n'a jamais hurlé il n'a jamais crié il n'a jamais dit quoi que ce soit en fait c'est un cadavre qui t'a choqué la vision un cadavre ouais tout à fait quand justement quand on est attaqué on a attaqué cette zone comme il y a eu des combats récents il y a énormément de cadavres sur la sur la zone de conflit puisque les gens ne prennent pas le risque de se faire tuer pour prendre des cadavres donc il y a énormément de cadavres j'en ai vu plus j'en ai vu plusieurs mais il y en a aucun qui m'a en choqué sauf celui-là le jour où on a attaqué cette tranché là donc on a fait une pause juste avant de rentrer dans la tranchée histoire d'écouter de regarder un petit peu ce qui se passait et je l'avais pas vu directement parce que j'étais focus sur mon sur mon oncle de tir et quand je me suis a Genouillé en fait je pensais que c'était un Tron mais c'était pas un tronc et j'ai juste regardé ça a dû durer une seconde et j'ai vu ce cadavre qui manquait les deux jambes et qui avait une balle entre les entre les deux yeux en fait il y avait son sac qui était un petit peu plus loin et je sais que pendant cette seconde ça m'a traversé l'esprit je me suis dit c'est un soldat ukrainien qu'est-ce qui lui arrive en fait est-ce que c'est les Russes qui l'ont assassiné est-ce que c'est les Ukrainiens qui ont dit ok ben on va on va l'aider on va le faire partir quoi je sais que je me j'ai toujours son visage c'est pas pas quelque chose de méchant mais j'ai toujours ce questionnement je sais qu'il y aura des enquêtes en cours peut-être qu'un jour j'aurai la réponse j'aimerais revenir à cet endroit j'aimerais revoir la situation au revoir l'endroit revoir la vision d'un petit retour de retourner à cet endroit même j'ai prévu j'ai promis à la petite amie de mon collègue qui est décédé de l'y amener c'était un français non non un américain ok il y a des Américains aussi les Américains sa copine a été ukrainienne et tu l'as rencontré après ouais tout à fait en fait quand je suis arrivé à l'hôpital les premiers jours ont été durs mais après je me suis vraiment repris je me rappelle que j'étais en train de faire des pompes alors que j'étais même pas un recousu encore 15 jours 15 jours c'est pareil j'ai demandé à écourter un petit peu pour pour retourner là-bas et tu t'es fait tatouer sur le tout à fait quoi qu'est-ce que tu peux nous la décrire et on montrera les images par dessus ouais tout à fait bah à l'entrée de la balle je voulais quand même en rajouter un petit quelque chose un petit peu un petit peu comique je savais pas ce que je voulais marquer merci Poutine ou madinan Russia en ukrainien et de l'autre côté là-bas la balle qui sort le tatoueur a beaucoup rigolé tu l'as fait en France non non j'ai fait en Ukraine je voulais me faire tatouer pendant un tatoueur ukrainien qui a aussi tatoué mon pote qui est décédé et non non je me rappelle le jour il m'a tatoué il m'a dit tu sais cette zone ça fait mal et j'ai regardé j'ai fixé j'aimerais dire il m'a dit non moi j'ai rien dit mais du coup tu as appelé la petite amie c'est ça de ton collègue qui est décédé là-bas comme je comme je pouvais rien faire à l'hôpital et que je sais que voilà en tant que militaire l'armée l'armée retient beaucoup d'informations et je m'étais mis en mission de contacter la famille pour leur expliquer clairement exactement ce qui s'était passé dans les moindres détails sans aucun mensonge j'ai réussi à contacter voilà le père la mère et la petite amie donne des gants l'autre pour le New zalander ça a été plus compliqué j'ai réussi à trouver que la petite amie et je leur ai tout expliqué sans mentir ça a été très difficile surtout mon pote parce que son père avait exactement la même voix donc l'avoir au téléphone c'était très difficile j'ai passé j'ai passé 48 heures les premières 48 heures à l'hôpital ont été vraiment très dur et le père c'est toi qui lui a appris non non il le savait déjà l'armée cannelle leur avait déjà annoncé mais c'est moi qui leur ai expliqué parce qu'ils avaient 0 informations on leur a juste dit donc c'est hyper important même pour eux pour leur deuil et tout d'avoir des informations je me suis tu rentres en France ou votre temps je rentre en France au bout de quatre mois 4 mois tu as peur juste après quand tu rentres en France tu dis mince si les Russes me retrouvent en France c'est une peur qu'on a après en fait j'ai eu peur j'ai eu peur parce que les corps les cordes mes amis ont été récupérés par les Russes donc pendant deux jours mes amis ont fait en sorte d'envoyer des snipers des drones avec des grenades pour les empêcher de reprendre les corps ils ont finalement quand même récupéré les corps ils ont récupéré pas mal d'informations dessus les téléphones portables les papiers donc ils sont rendus compte que c'était des combattants étrangers donc à partir de là ils ont mis une prime de 50000 euros sur chacune de nos têtes parce qu'il savait que il y avait plusieurs actions qui étaient menées dans cette zone par des étrangers et comme Poutine avait dit de toute façon si il faisait prisonniers c'était exécution donc la vue des actions qu'on avait fait qui nous attribuaient ils ont mis des primes de 50 000 euros moi j'ai appris ça quand j'étais à l'hôpital je me rappelle que je suis de suite aller en cuisine prendre un couteau et je l'ai mis sous mon oreiller et le moindre bruit de toute façon et là tu arrives pour finir à Paris et un moment donné tu crois qu'ils t'ont tu crois qu'ils sont en train de te tuer ouais tout à fait tu sens une piqûre dans le cou je suis dans un marché et donc je sais que mes amis je viens tout juste d'arriver la veille je suis encore dans cette dans cette ambiance d'espionnage et tout ça et en plus il y avait il y avait des histoires récemment de gens qui s'étaient fait qui s'étaient fait attaquer au couteau des gars qui s'était fait attaquer au seringue et tout ça et je suis en train de faire mon marché et je suis en train d'acheter du fromage parce que ça m'avait tellement manqué et je m'appuie sur la vitrine du fromager et je sens une énorme piqûre sur mon bras et là je me dis ça y est quoi ça y est c'est fini quoi suivi qui m'a empoisonné et je vais crever ici quoi en plein marché en Paris quoi et en fait je me rends compte que c'est une guêpe qui a construit un endroit je me suis fait piquer par une guêpe et je me dis sacré psychose etc tu as envie d'y retourner c'est une décision difficile il y a cette sensation que beaucoup de gens qui ont été blessés qui ont été des actions très difficiles ou cette envie d'y retourner qui est incontrôlable il y en a beaucoup qui sont retournés et qui malheureusement ils sont retournés une fois deux fois trop fort mais qui sont morts il y a aussi c'est ces choses-là à prendre en compte il retournait une deuxième fois je me dis bien sûr j'ai énormément envie il y a aussi le fait que quand on fait des attaques comme ça il faut être faut être vide dans sa tête et complètement vide il faut pas faut pas avoir de haine faut pas avoir de joie faut pas faut être complètement vide et là en plus je viens d'apprendre la mort dans notre de mes camarades donc j'ai encore j'ai encore pas mal de hand ce désir de vengeance et quand tu te bats un désir de vengeance tu fais des erreurs et des erreurs qui peuvent te coûter ta vie donc il faut arriver à éliminer tout ça après bien sûr j'ai énormément envie d'y aller pour moi j'ai pas j'ai pas fini j'ai toujours aussi ce sentiment de honte d'être en train de travailler pour mon entreprise pendant que mes collègues sont en train de se battre on ne devrait il y a aussi ouais ce sentiment ce sentiment bizarre que j'ai eu à l'hôpital où j'avais vraiment honte de de pas être mort en même temps que mes camarades c'est pas c'est pas quelque chose qu'on décide c'est c'est quelque chose qui est dans la tête et c'est un sentiment assez étrange tu es allé voir un psy non pas du tout j'ai eu ce serait pas une ombre du tout j'ai eu [Musique] ce qu'on appelle la résilience c'est la capacité encaisser les moments durs j'ai eu de moments difficiles à l'hôpital ou je me suis effondré en larme en plus j'avais rien pour me divertir et les infirmières m'ont pris dans les bras même avec la barrière de la langue et mais ça a duré deux jours et après j'étais vraiment vraiment remotivé à fond dès que j'ai rejoins mon équipe j'ai première journée j'ai dit ok je prends mon flingue je vais à la zone de tir je vais cramer des cartouches que je vais voir ce que je vais voir ce que ça fait donc j'ai pris des casques j'ai mis sur un piquet j'ai vidé j'ai vidé 10 chargeurs je suis revenu mon chef de groupe m'a regardé il m'a dit ça va ça va impeccable et en fait quelques minutes après mon collègue était en train d'entraîner des Ukrainiens est en train de faire une démonstration de repli et là j'ai vu j'ai vu mon collègue passer en courant devant moi à fond on se prétend avec son arme et là j'ai eu un flash et je me suis vu allongé par terre mort et donc là j'ai de suite je suis allé à la voiture j'ai posé le flingue et je suis parti respirer un peu mon chef m'a dit ça va je dis non ça va pas on m'a dit ok prends le temps réfléchis ce que tu veux faire et mise à part ça j'ai rien eu d'autre après je sais m'observer j'ai des problèmes en rentrant de la gare de Côte d'Ivoire donc je connais les alertes des alertes j'en ai plus aucune mais la dû sentais que c'était bien de rentrer à la fin non puisque j'ai reprolongé de 15 jours de ma date de départ de ma date de départ normal pour deux choses premièrement déjà pour voir moi dans quel état j'étais si je pouvais continuer et deuxièmement pour le moral de l'équipe il y avait eu deux morts un blessé qui qui lui est directement après après deux mois d’hôpital et retourner aux États-Unis donc l'équipe venait de perdre quatre bonhommes sur sur 10 ça fait beaucoup et donc je me suis dit ok moi je rentre et je remets le peps à l'équipe quoi donc je suis arrivé je pouvais pas courir je me suis mis en cuisine mais un peu de musique ça remue un petit peu le moral de l'équipe mais moi je voulais retourner le problème c'est que j'avais encore les points de suture parce que j'ai demandé un petit peu à partir en avant je me rappelle déjà au bout de plusieurs jours j'ai demandé à mon chef de groupe qui était aussi doc en fait de m'enlever les points de suture parce que ça me gênait j'ai essayé de courir avec le gilet par balle au début c'était très difficile donc très très ouvert tu as pas de séquelles aujourd'hui non non un petit peu j'ai des picotements de la colonne ce jour-là merci d'être venu raconter Sébastien merci d'avoir raconté ton histoire et on a pas beaucoup de récits de gens qui sont partis sans y aller en tout cas pour voir je sais que c'est pas facile de venir raconter cette histoire là ce que tu as vécu ton traumatisme personnel etc donc merci beaucoup d'être venu j'espère que vous avez aimé en tout cas les missions qu'est-ce qu'on peut souhaiter pour le futur pour terminer la être heureux que l'Ukraine gagne que l'Europe soit libre merci beaucoup en tout cas si vous voulez commenter l'émission vous êtes les bienvenus dites vos avis un peu si vous voulez réagir à tout ce que Sébastien a dit venez vous abonner à légende aussi de plus en plus nombreux merci d'être là le pouce en l'air aussi pareil les petits pouces pour pour nous aider merci de votre aide votre soutien sur sur Instagram sur snapchat on est sur tous les sur tous les réseaux sociaux on est de plus en plus nombreux on est hyper content de faire cette émission et ce midi avec vous voilà je vous vois arriver ça nous fait vraiment trop plaisir j'espère que vous avez aimé l'émission avec 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