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InterviewRadio France (sur Site radio)· 28 septembre 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTransports

Frédéric Poletti, porte parole du collectif contre la cherté des carburants en Corse

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Que va étudier précisément le Conseil d'Etat ?

  • 0:34OuverteRéponse directe

    Le Conseil d'Etat va-t-il trancher la régulation des prix ou contraindre le gouvernement à étudier la question ?

  • 2:09OuverteRéponse directe

    Si le Conseil d'Etat vous donne raison, espérez-vous un décret pour la régulation ?

  • 2:42OuverteRéponse directe

    Entendez-vous les arguments des distributeurs locaux sur la vente à perte ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Pour vous, la régulation n'est donc pas un moyen ?

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Et la question de la fiscalité, comment l'abordez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34PrésentateurPromesse
    « Nous leur avons demandé d'enjoindre l'État à examiner de manière sérieuse la possibilité d'une régulation des prix en Corse. »
  • 1:03PrésentateurFait
    « Ce que nous attendons, c'est au moins un examen sérieux, ce que depuis huit ans, nous n'avons jamais eu de la part de l'État. »
  • 1:26Invité politiqueFait
    « Le député Colombani, qui doit produire à la fin, en cette fin septembre, un rapport sur la question du prix des carburants en Corse »
  • 3:00PrésentateurFait
    « La régulation des prix, qu'elle soit appliquée dans les territoires d'Outre-mer, n'a jamais à mener à une vente par perte. »
  • 5:33PrésentateurChiffre
    « L'aide que devrait apporter Rubi à ces stations est de l'ordre de 5 millions d'euros. »

Temps de parole

  • Présentateur55 %
  • Invité politique38 %
  • Présentateur 25 %

≈ 6,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

Le

0:03
Locuteur

Conseil

0:03
Présentateur

d'Etat se penche sur la cherté des carburants en Corse dans deux jours,

0:07
Locuteur

ou

0:08
Présentateur

plutôt sur la possibilité d'ordonner au gouvernement d'étudier sérieusement la question de la régulation des prix chez nous.

0:15
Locuteur

C

0:15
Présentateur

'est ce pour quoi se bat depuis des années le collectif contre la cherté des carburants en Corse. Nous recevons ce matin son porte-parole. Il répond à vos questions, Hélène Batin.

0:24
Invité politique

Frédéric Poletti, bonjour. Bonjour. Vous obtenez donc audience devant la plus haute juridiction administrative. En quelques mots, que va-t-elle étudier précisément

0:33
Locuteur

?

0:34
Présentateur

Eh bien en fait, nous leur avons demandé d'enjoindre l'État à examiner de manière sérieuse la possibilité d'une régulation des prix en Corse.

0:43
Invité politique

Pour être clair, est-ce que le Conseil d'Etat va trancher la question de la régulation des prix en Corse, ou il va plutôt contraindre le gouvernement, comme le disait Isabelle, à étudier vraiment la question ?

0:53
Présentateur

Alors, nous aurions aimé que le Conseil d'Etat puisse demander et ordonner cette régulation. Or, c'est du ressort de la police économique,

1:02
Locuteur

c

1:02
Présentateur

'est du ressort de l'exécutif. Donc nous, ce que nous attendons, c'est au moins un examen sérieux, ce que depuis huit ans, nous n'avons jamais eu de la part de l'État.

1:09
Invité politique

Puisque c

1:10
Locuteur

'est

1:10
Invité politique

l'absence de réponse à vos sollicitations qui vous permet ce recours, et non une inflexion du gouvernement sur la question. Le député Colombani, qui doit produire à la fin, en cette fin septembre, un rapport sur la question du prix des carburants en Corse, pense que les dernières grosses amendes sur les pétroliers, les grands pétroliers en Corse, pour pratiques anticoncurrentielles, rappelons-le, ont fait évoluer le gouvernement sur ce point-là. D'où sa mission, d'ailleurs, et vous

1:40
Locuteur

? En

1:41
Présentateur

fait, nous l'espérons. La réponse qui avait été faite par le gouvernement à notre mémoire introductive dans le Conseil d'État, nous faisait penser, ou nous a clairement montré le contraire. Maintenant, il peut y avoir des ratés au sein même de l'État, où une partie ne veut pas, l'autre partie le

1:56
Locuteur

souhaite. Et puis sinon, sa

1:56
Invité politique

mission n'aurait pas de sens ?

1:57
Présentateur

Et sinon, sa mission n'aurait pas de sens. C'est d'ailleurs ce qui lui a sans doute permis de prendre conscience très tôt que le rapport de la mission n'est pas suffisant. Il y a vraiment un travail de lobbying à faire auprès de l'État.

2:09
Locuteur

Bon,

2:09
Invité politique

si le Conseil d'État vous donne raison, vous espérez ensuite qu'on arrivera à ce décret pour la régulation. Certaines voies, sans s'opposer catégoriquement, en tout cas évoquent quand même des obstacles. C'était le cas récemment sur notre antenne avec les distributeurs locaux. Alors, on était dans le cas de la crise que traverse, par exemple, Vito, Ferrandi, face au bouclier tarifaire de Total. Mais eux évoquent, par exemple, la fluctuation des prix actuellement, qui, avec une régulation, les mènerait à vendre à perte. Ou alors, la fiscalité que ne pourrait pas absorber la région. Est-ce que vous entendez ces arguments-là ?

2:45
Présentateur

Alors, là, vous m'entendez sur un terrain technique qui, en fait, est assez

2:49
Locuteur

complexe. On va

2:50
Invité politique

essayer de vulgariser.

2:51
Présentateur

Est assez complexe, tellement il ne repose sur rien, en fait. La régulation des prix, qu'elle soit appliquée dans les territoires d'Outre-mer, n'a jamais à mener à une vente par perte. Donc, pourquoi, subitement, en Corse, nous aurions une vente à perte ? C'est totalement une

3:05
Locuteur

élégie. Elle est

3:05
Invité politique

fixée pour un mois, et on a vu que ça pouvait beaucoup changer sur un mois.

3:08
Présentateur

Oui, mais les distributeurs de carburants ont la projection de ce qu'ils vont dépenser sur un an. Donc, quand ils approvisionnent, ils n'approvisionnent pas forcément tous les 15 jours. Donc, on anticipe, en fait, et la fixation du prix des carburants permet d'anticiper, en fait, les fluctuations. Ou, du moins, permet, sur la base, de ce qui a été projeté comme vente.

3:26
Invité politique

Pour vous, ce n

3:26
Locuteur

'est

3:26
Invité politique

pas, donc, un moyen. Pour ce qui

3:28
Locuteur

est

3:28
Invité politique

de la fiscalité,

3:29
Présentateur

par

3:29
Locuteur

exemple... Non, mais

3:29
Présentateur

prenons un pays plus proche, même. La Belgique. Ça fait 50 ans que la Belgique régule le prix des carburants. Ils ne vendent pas à perte en Belgique. Donc, on vient de nous sortir un argument qui n'est pas un argument.

3:38
Invité politique

Et l'autre, la question de la fiscalité, puisque l'État l'emploie au niveau national.

3:41
Présentateur

Alors, la question de la fiscalité qui a été évoquée, à votre micro, la problématique, elle est qu'aujourd'hui, les gens qui se sont opposés à la régulation sur cette base estiment qu'il n'y a que la fiscalité qui est une cause de cherté du prix des carburants en Corse. Déjà, il y a une problématique de marge. Sinon, il n'y aurait pas eu de sanctions. Une

3:58
Invité politique

régulation imposerait, en effet, une marge fixée et pas mal d'autres points

4:02
Locuteur

sur l

4:02
Présentateur

'approvisionnement,

4:03
Locuteur

sur tout ce qui

4:03
Invité politique

fait le prix.

4:04
Présentateur

Et surtout, une transparence. Après, la fiscalité, il faudra en parler, sans doute. Par exemple, les certificats d'économie d'énergie, dont le temps décrié ces derniers temps, qui coûtent 6,50

4:12
Locuteur

euros

4:12
Présentateur

par plein de 50 litres aux Français, donc en Corse. Eh bien, si on veut la toucher, il faut la toucher dans le cadre d'une régulation. Parce que comme ça, ce sera le seul moyen de s'assurer que cette baisse ira là où elle doit aller,

4:25
Locuteur

c

4:25
Présentateur

'est-à

4:25
Locuteur

-dire

4:25
Présentateur

dans la poche du consommateur.

4:27
Invité politique

Et pour refaire un instant, un zoom sur la crise conjoncturelle, puisque là, votre cours, il concerne la situation structurelle de la Corse. Face aux différences entre les pétroliers, celle qui a été mise en évidence notamment avec Total, la régulation, pour vous, c'est aussi l'alpha et l'oméga ?

4:41
Présentateur

C'est en tout cas, lorsqu'on voit que dans les territoires d'Outre-mer, il n'y a pas eu de bouquet tarifaire, parce qu'il n

4:47
Locuteur

'y a

4:47
Présentateur

pas eu besoin d'aller à ces hauteurs de prix. Et donc, effectivement, ça aurait empêché la situation que l'on connaît aujourd'hui en Corse. C'est ce que dit le député Colombagne. Si la situation des stations-services hors réseau Total est compréhensible et entendable, aujourd'hui, ce bouquet tarifaire ne représente, vu le niveau élevé des prix, qu'une bouée qui se dégonfle et qui permet au Corse de se noyer moins vite. C'est tout.

5:12
Invité politique

Les super-profits, la fiscalité d'un groupe aussi grand, pour vous, ça

5:16
Locuteur

n

5:16
Invité politique

'explique pas ce qui se passe maintenant ?

5:19
Présentateur

La raison pour laquelle Total applique son bouquet tarifaire, ce ne sont pas des humanistes. Il y a sans doute des raisons pour lesquelles ils ont été motivés à appliquer ce bouquet tarifaire. Maintenant, si on ramène aux 60 stations insulaires, on se rend compte que l'aide que devrait apporter Rubi à ces stations est de l'ordre de 5 millions d'euros si on prend en compte les chiffres qui ont été communiqués à votre micro. On va dire que, vu les profits de Rubi, ça ne semble pas impossible.

5:46
Invité politique

Chacun a posé ses arguments sur ce point-là. Pour conclure, si vous n'êtes pas entendu par le Conseil d'État mercredi, ou bien si le gouvernement étudie la question, mais on n'arrive pas à vos conclusions, quelle est la suite possible ? Une autre procédure

5:59
Locuteur

?

5:59
Présentateur

Alors, ça ne sera qu'une bataille. On espère la gagner, mais ce n'est qu'une bataille dans cette guerre pour la régulation. Maintenant, il y a aussi le travail du député Colombagne. Et si jamais nous ne devions pas avoir gain de cause, nous repartirons au combat sous différentes formes. Et nous n'excluons pas cette fois la mobilisation.

6:16
Locuteur

On

6:17
Invité politique

en saura plus très vite, d'ici mercredi, notamment avec l'examen de ce recours, et puis très rapidement avec le travail du député Colombagne, puisqu'il a annoncé sa production pour les jours à venir. Merci beaucoup Frédéric

6:28
Locuteur

Pellet. C'est

6:29
Présentateur

à vous.