L'édito de Paul Sugy : «J.Bardella/Medef : la normalisation du RN est actée»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
C'est important à deux titres romains. C'est évidemment un signe de normalisation. Le RN partie comme les autres.
Et puis c'est aussi un indicateur euh du fait que des gens très sérieux envisagent très sérieusement que le RN puisse être au pouvoir. Euh vous savez que Laurence Pariso, l'ancienne présidente du MEDF, avait toujours refusé de parter de parler au Rassemblement national. Euh là, quand la question s'est posée de savoir qui seraient les responsables politiques invités lors de des sessions de déjeuner de cette année, euh les représentants du MEDEF ont tous décidé à l'unanimité de le proposer aussi à Jordan Bardella.
Patrick Martin, le président de MDF aujourd'hui dit "On ne peut pas euh ne pas prendre en compte le rassemblement national. Le MEDF, il faut bien savoir que c'est un lobby. Or, que vaudrait un lobby qui refuserait de parler à un parti qui fait de tel score maintenant dans les sondages ?
Est-ce que ça peut avoir une incidence politique euh sur le la ligne du du RN le pousser à davantage de libéralisme économique par exemple ? Ben en réalité, j'en suis pas convaincu. D'ailleurs, Marine Le Pen, a priori, n'a pas fait grandes sensations l'autre jour lorsqu'elle a rencontré les grands les dirigeants des très grandes entreprises française.
Et puis surtout, je trouve que analyser les choses euh de cette manière, c'est d'abord ne pas comprendre tout de suite ce que c'est qu'une rencontre entre un responsable politique et des représentants d'intérêt, en l'occurrence ici des patrons. D'abord, le patronat, ce n'est pas un électorat et pour le rassoir national, ça n'est pas d'abord là qu'il y a un réservoir de voix à aller chercher. vrai les voies de la bourgeoisie, des notables, des retraités, bref d'une France relativement nantie et qui craint de voir sa condition matérielle s'affesser en cas de victoire du ration national.
Là, il y a un réservoir effectivement important notamment en vue du second tour. Il peut y avoir entre ces personnes-là, ces électeurs et le patronat des sujets communs notamment la crainte par exemple au sujet de la dette qui est l'un des messages importants que les grands patrons vont essayer de faire passer à Jordan Bardella. Mais il faut pas non plus suranalyser ce genre de rendez-vous.
Je lis aussi à gauche parfois que ce serait la preuve le fait que Jordan Bardella déjeune avec le MEDF que les patrons ont choisi leurs candidats ou qu'ils vont faire campagne pour euh pour le Rassemblement national. C'est évidemment faux. Euh et je laisse aux qui font cette euh analyse la responsabilité de leurs propos.
Lundi prochain, les patrons vont surtout dire une chose à Jordan Bardella. Nous vous écoutons, nous vous considérons au même titre que tous euh les autres candidats sérieux à l'Élysée. Et voilà les propositions que nous aimerions voir dans votre euh discours parce que ça c'est ce qui nous paraît important pour le redressement euh notamment productif de la France et ils vont essayer de plaider leurs causes.
Ça montre aussi que les grands patrons veulent peser sur la prochaine élection présidentielle. Oui, et on les comprend d'abord parce qu'on est dans un contexte où il y a d'abord une inquiétude sur le pouvoir d'achat et ce qui on le sait, en période de campagne présidentielle peut pousser à des promesses mirifiques de la part de tous les candidats, tout bord politique confondu maintenant. Et donc évidemment, il s'agit pour le patronat de rappeler aussi ses candidats à une certaine raison lorsque l'on voit la situation écomique et surtout financière du pays.
Et puis celui qui s'était présenté il y a 10 ans comme leur candidat naturel et évident n'a pas franchement fait leur politique depuis le parti Macroniste. Parti de la disruption économique, de l'initiative privée, des grandes réformes économiques et sociales finalement à éponger à grand renfort de dette le passage du Covid, à s'aborder sa propre réforme des retraites et dernièrement à même renoncer à assouplir les règles du travail le 1er mai. Donc finalement, ça remet tout le monde à jeu égal.
Il y a pas de candidat plus légitime qu'un autre pour dire qu'il représente les intérêts économiques des grandes entreprises françaises. Et donc effectivement pour Jordin Bardella, ça laisse un espace pour dire "Moi, j'ai des choses à vous dire.
Jordan Bardella