LCI sur le terrain : la bataille du Dniepr
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
dernière vérification le drone fonctionne igar et Sacha se pressent ils n'ont que quelques heures pour effectuer leur mission de reconnaissance avec pour seul repère dans l'obscuritéune lumière rouge discrète les Russes sont à moins de 5 km ils ont les yeux partout nous repère depu le ciel nous le saurons s'il commence à nous bombarder tu es prêt allez c'est [Musique] [Applaudissements] parti très vite il faut se mettre à l'abri et prendre le contrôle de l'appareil direction la rive gauche du là nous traversons le fleuve et nous survolons le village de corunka le dnipr est une zone grise pour la contrôler il faut y être en permanence même si nos troupes sont présentes sur l'autre rive elles ne peuvent pas sécuriser toute la rivière mais seulement certaines zones après le premier village le drone survole une zone forestière igar nous explique qu'il y a peu d'activité car les ruses ont été repoussé il faut s'enfoncer un peu plus loin pour apercevoir une première cibleck jackpot voilà de l'artillerie igar me donne les coordonnées et je fais des captures d'écran de la cible je note sa position et j'envoie tout ça au quartier général s'il y a une possibilité d'utiliser un drone pour l'éliminer ils utilisent un drone ou de l'artillerie s'il en a vraiment besoin ils peuvent se servir d'unars mais le choix des armes n'est pas toujours évident ces arleurs de la Marine opè à proximité du fleuve contraire il ne peuvent pas facilement s'apocher de laive en plein jour le manque de munition n'est pas la seule explication l'ennemi peut travailler d'un seul endroit parce qu'ils ont des forêts ou se cacher ils n'ont pas besoin d'en sortir de notre côté il n'y a pas de forêt pas de ranger d'arbr ni de végétation haute nous n'avons nulle part o cacher ce type de véhicule nous sommes donc très visibles et il y a beaucoup de Dron dans C axe car la bataille du est un duel à distance où les drones jouent un rôle essentielch rus de traverser et frapper des positions adverses ces images de drone kamikas sont cell de Timour exceptionnellement il accepte de nous emmener sur sa position c'est le dernier checkpoint à partir de maintenant on a l'interdiction de filmer à l'extérieur de la voiture on roule très vite en direction de la position parce que les Russes peuvent nous repérer très facilement nous sommes seulement à quelques centaines de mètres du fleuve dans cette cage sont dissimulé des dizaines de drones FPV et de munitions l'équipe les coordonné d'un nouvel objectif un checkpoint russe de l'autre côté du fleuve sur lequel elle veut mettre la pression il y a un mois les Russes affirmaient avoir repoussé les forces ukrainiennes de la rive gauche Timour nous confirme qu'elles y sont toujours évidemment c'est beaucoup plus difficile pour eux de garder un pied là-bas il y a beaucoup de problèmes logistiques mais nos gars tiennent ils installent des têtes de pont pour que nous puissions un jour traverser la rivière personne n'oublie les territoires occupés on ne veut pas les abandonner on rêve tous d'y planter à nouveau le drapeau ukrainien dans ce combat leête un obstacle autant qu'un allié difficile à franchir pour reconquérir le territoire il est aussi une ligne de défense pour résister à toute nouvelle offensive russe dans la région de Kerson et voil de choc qui SIG ce super reportage mer d'êre vousêentr juste quoi 48 he quelques heures ah quelques heures ok merci d'être là l'un des enseignements de votre reportage c'est que les Ukrainiens sont bien toujours sur la rive gauche ces commandants qui s'étaient infiltrés c'est vrai que nous on se posait la question bah visiblement ils n'ont pas été repoussés de l'autre côté d'un ni apr ils sont toujours actifs là la question pouvait se poser parce qu'il y a environ un mois un mois et demi les Russes sont ont communiqué sur le sujet en expliquant donc c'était fin février que ils avaient réussi à repousser les Ukrainiens de la rive gauche on était à la à la veille des 2 ans de la guerre et c'est vrai qu'on pouvait se poser la question parce que les Ukrainiens communiquent assez peu depuis le mois de novembre sur le sur le sujet euh le commandant chef des armées ukrainien a fait savoir ces derniers jours qu'effectivement ils y étaient toujours que les Russes tentaient de les repousser mais ce que nous disent tous ces soldats c'est qu'effectivement il y a toujours des forces ukrainiennes alors ils ne précisent pas le le nombre effectivement alors les hommes qu'on a vu nous expliquaient que il y avait de ils avaient de très gros problèmes logistiques hein pour pour pouvoir se rendre là-bas pour pouvoir se maintenir eux-mêmes nous disaient ben on essaie de les aider alors parfois ça ça passe par des frappes sur l'ennemi euh ou al tout simplement pour essayer de d'envoyer quelque chose avec un drone alors c'est vraiment on envoit pas grand-chose avec un drone mais voilà ils sont dans cette cette tentative d'appui et puis je parlais aussi avec un un contact qui m'expliquait que finalement les choses avaient assez peu bougé que les Ukrainiens avaient peu de perte mais aussi parce qu'ils allaient très peu à l'assaut c'est éta plutôt dans un maintien tenter de maintenir cette cette tête de pont ces ses positions et que la situation sur la rive gauche était quand même assez figée pour le moment alors je reviens vers vous Camille dans un instant juste colonel euh il y en a il y en a il y a un des soldats là et d'ailleurs on précise que les militaires que l'on voit euh c'est c'est l'infanterie de marine qui relève de l'armée de terre parce que il y a certains se posent la question c'est les marins c'est les marins non est-ce que c'est des gens qui qui sortent de leur bâtiment et qui Vinent ben non mais c'est vrai mais le téléspectateur qui prend le peut-être ce ce thème là en cours de route il peut se poser il peut se poser la question touour c'est toujours très compliqué voilà en France les troupes de marine à laquelle j'appartientent appartiennent l'armée de terre euh dans en Ukraine ou en Russie d'ailleurs sont non ce sont des forces de la marine mais qui combattent à terre comme les autres comme des unités l'ARM TER ils sont commandés aussi par des des étatsmajors officiers de l'armée de terre quoi a pas de différence quoi ouis quelqu'un disait notre objectif un jour c'est traverser le niep on y est pas encore de faire passer des moyens même de faire passer des moyens lourds oui ben pour ça alors c'est c'est valable des deux côtés hein c'estàd que le niep c'est un obstacle immense en réalité c'est fait 800 m 1 km 2 1 km 4 oui alors d'autant plus depuis que le barrage de novaakovka a été été saboté par les russe donc c'est c'est c'est plus large c'est marécageux c'est très compliqué à traverser et pour faire une opération quasi c'est quasiment une opération amphibie c'est quasiment une opération de débarquement que que l'on fait d'un côté comme de l'autre soit on y va avec des moyens assez légers c'est ce qui se passe hein un petit Canau puis vous envoyez quelques forces ce sont des forces légères qui peuvent pas faire grand-chose qui peuvent pas aller très loin après ils sont à pied hein là pour la plupart du temps des petits véhicules mais il faut obligatoirement si on ve mener une opération de l'autre côté du nipr et c'est valable encore une fois dans les deux sens il faut des ponts il faut soit les soit créer des ponts fux pont flottant c'est ça des ponts flotants oui essentiellement donc on fabrique un pont directement soit il faut s'emparer de ponts qui existent déjà et comme ils sont quand même très largement endommagés B il faut aussi peut-être les réparer et cetera donc c'est très compliqué alors peut-être peut-être que les Ukrainiens accumulent en secret des des ponts flottants des moyens de franchissement et que d'un seul coup on peut avoir une grande opération de de l'autre côté bon pour l'instant c'est peu probable donc ce qui se passe pour l'instant c'est que on a de part et d'autre des opérations ce que je disais tout à l'heure des raid de frappe on se donne des petits coups mais on peut pas faire grandchose de plus plus alors c'est c'est quelques poigné d'individu ça représente pas grand-chose c'est pas décisif c'est souvent symbolique le fait d'aller de l'autre côté du du niep c'est de planter le drapeau ukrainien de l'autre côté du niep c'est symbolique mais en réalité ça peut être aussi un piège c'està dire que vous installez une tête de pont de l'autre côté si vous faites rien après si c'est pas pour aller mener des raides plus loin si c'est pas pour en préalable d'une opération amphibie qui va élargir cette de pont vous pouvez aussi vous trouver piégé dans cette affaire et vous êtes coincé difficilement ravitaayable et puis c'est sorte de petitin fou en en fait l'anniversaire de la fin de la bataille voilà vous êtes toute petite base qui est encerclée qui est bombardée je pense que les soldats les c'est pas des marsoins mais les les marines qui sont qui sont sur place ils doivent être dans dans ces marécages sous le feu mal ravitaillés ils doivent être quand même relativement mauvaise posture quoi Camille mais cette question aussi s'adresse à vous Hélène on voit qu'il y a pas mal de difficultés et qui résiste quand même qu'est-ce qui vous a le plus marqué moi il y a quelque chose qui qui revient il y a quelqu'un qui vous parle de la difficulté de ce paysage ukrainien c'est-à-dire il vous le dit en fait et et ça ça revient c'estez souvent actuellement je disisais ce matin dans Le Figaro Nicolas Barot dans le Figaro parlait d'extrême létalité des combats dû à la transparence du champ de bataille là il y en a un qui vous dit voilà là on est à découvert complet alors que les Russes de l'autre côté c'est pas ça mais oui c'est c'est le problème de ce de ce paysage là-bas c'est que nous on a pris la voiture on a fait plusieurs heures de route du côté de carerson dans la région et en fait on se rend compte il n'y a pas de forêt ce sont des champs avec de TR arbres par-ci par là mais en fait il y a pas de cachette il y a pas de de de situation où les les gros engins comme par exemple les grades qu'on a vu dans le reportage peuvent se cacher donc quand ils doivent aller taper ils sont obligés de se déplacer depuis leur cachette ce bâtiment là qu'on gardera secret ils prennent à peu près 15 minutes pour aller sur le le site de la frappe donc c'est 15 minutes à découvert et 15 minutes de retour où ils ils vont quand même dans environnement où le ciel est miné de dronees par tout et donc c'est prendre un risque de se faire taper pour aller taper l'adversaire ça c'est une grosse difficulté quand même oui et c'est ce qui fait que ils hésitent à utiliser l'artirerie parce que déjà ils en ont en moins grande quantité c'est aussi ce qui nous expliquait c'est que eux lorsqu'ils arrivent à frapper une pièce d'artillerie sur la rive d'en face derrière les Russes en remettent une en place en fait il y a une quantité de matériel de l'autre côté face à laquelle ils ont du mal à faire le poids et donc quand eux ils se disent bah tiens qu'est-ce qu'on va utiliser pour frapper quoi il réfléchissent à ça ils disent que les Russes qui sont très à couverts de l'autre côté ils vont essayer d'utiliser de l'artillerie mais donc il s'exposent beaucoup ça coûte cher c'est pourquoi ils utilisent beaucoup les drones finalement en réalité alors avec avec des objectifs moindres les les Russes en ont plus ou ou c'est quasiment pareil tris fois plus c'est ce qu'on nous a expliqué c'est ils nous ont donner une un chiffre sur une portion de 15 km le long du fleuve les Russes en une journée vont envoyer 150 drones les Ukrainiens une cinquantaine donc on est sur ce genre de de rapport et les drones leur servent plutôt à aller frapper des cibles mobile mais ils arrivent ils ont du mal à aller chercher les pièces d'artillerie qui sont très protégé de l'autre côté
Jean-Pierre Bataille