Benoit Payan : "Les Marseillais viennent de changer de destin"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
C'est mieux qu'un feuilleton, les municipales à Marseille, au bout du suspense.
- 0:14OuverteRéponse directe
Hier après-midi, c'est finalement Michel Rubirola qui a été élu.
- 0:29OuverteÉludée
Ce sera pourtant bien elle, la voix de Marseille, ces six prochaines années.
- 0:58FerméeRéponse directe
Alors vous, Benoît Payan, vous serez son premier adjoint, vous le confirmez ?
- 1:06OuverteRéponse partielle
On dit que vous êtes son « mentor », entre guillemets, malgré vos 20 ans d'écart.
- 1:29RelanceRéponse partielle
Elle remporte...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:14Invité politiqueChiffre
« Dimanche dernier, au second tour de l'élection municipale, on est arrivé premier, avec 13 000 voies d'avance. »
- 2:36Invité politiqueFait
« La loi PLM, par un coup du sort, ou par un coup de législateur, a permis toutes les supputations cette semaine pour que les combinaisons empêchent, finalement, Michel Rubirola et sa liste d'être majoritaire en siège. »
- 5:42Invité politiqueChiffre
« Un bateau de croisière, ça pollue comme un million de véhicules. »
- 6:01Invité politiqueChiffre
« Les Marseillaises, les femmes marseillaises vivent en moyenne un an de moins que les femmes de la métropole. »
- 6:09Invité politiqueChiffre
« Les hommes marseillais, en moyenne dix mois de moins. »
- 7:11Invité politiqueChiffre
« On veut un grand plan de rénovation des écoles à un milliard d'euros. »
- 8:55Invité politiqueFait
« Paris a mis des années et des années, plus de dix ans. »
- 9:20Invité politiqueFait
« C'est une ville béton. Tout est bétonisé. Tout est imperméabilisé. »
- 11:06Invité politiqueFait
« Quand on vit dans la ville la plus polluée du pays. »
- 11:08Invité politiqueFait
« La plus embouteillée du pays. »
- 14:19Invité politiqueFait
« Marseille, c'est la ville la plus polluée du pays. »
Temps de parole
- Benoît Payan75 %
- Présentateur25 %
≈ 8,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Inter, Amélie Perrier, le 6-9 de l'été.
C'est mieux qu'un feuilleton, les municipales à Marseille, au bout du suspense. Hier après-midi, c'est finalement Michel Rubirola qui a été élu. Une femme, médecin, écolo, elle a 63 ans et c'est son porte-parole qui est avec nous ce matin. Bonjour Benoît Payan.
Bonjour.
Je tiens à préciser que nous avons invité Michel Rubirola. Elle ne souhaite pas s'exprimer ce matin. Ce sera pourtant bien elle, la voix de Marseille, ces six prochaines années.
Bien sûr, c'est la question que vous me posez ?
Oui, effectivement, on est étonné qu'elle ne veuille pas s'exprimer ce matin.
Écoutez, peut-être qu'il faut lui laisser quelques heures pour se reposer de tout ça. Il ne faut pas s'inquiéter, ni essayer de faire une polémique avec ça, ça n'a pas de sens.
Parce que c'est quand même assez symbolique qu'une femme, enfin, prenne la tête de cette grande ville de Marseille.
Bien sûr, bien sûr. Et d'ailleurs, vous reconnaîtrez vous-même que ça n'enlève rien au symbole qu'elle ne s'exprime pas sur l'antenne de France Inter, même si c'est tout à fait déterminant.
Alors vous, Benoît Payan, vous serez son premier adjoint, vous le confirmez ?
J'ai été élu.
Oui, oui.
Voilà. Je veux bien confirmer l'élection, oui, oui.
D'accord. Et on dit que vous êtes son « mentor », entre guillemets, malgré vos 20 ans d'écart, en fait.
Mais pas du tout, vous savez. Michel Rubirola, c'est mon ami. On a commencé à faire de la politique ensemble. On a été élu ensemble au département. Et on a été élu ensemble à la ville de Marseille. On ne va pas commencer à faire de la politique politicienne. Vous êtes en train de parler d'un moment historique. Et vous vous attaquez par trois questions invraisemblables, excusez-moi. Hier soir, il y a eu...
Mais on est étonné quand même. Elle remporte...
Excusez-moi, vous m'excusez ? Oui, bien sûr, je vous en prie. Hier soir, il y a eu un moment historique. Cette ville a changé de destin et de paradigme. Pour la première fois de l'histoire, une femme est arrivée à la tête de cette ville pour des milliers de Marseillais. Et de Marseillais, c'est un événement considérable. Est-ce qu'il y a un mentor ? Est-ce qu'elle ne répond pas à France Inter ? Tout ça, ce sont des questions très subalternes.
Alors justement, reparlons du suspense. Il y a pourquoi autant de suspense ?
Ça aussi, c'est très important.
Pourquoi ça a été aussi compliqué alors que vous êtes arrivés ?
Je vous disais tout à l'heure que ça faisait 25 ans que les Marseillaises et que les Marseillais attendaient. Est-ce que vous pensez qu'à 33, 4 ou 5 heures de plus, ça a une importance ? Justement, il fallait être au rendez-vous de l'histoire. Justement, le destin de cette ville s'écrivait. Dimanche dernier, au second tour de l'élection municipale, on est arrivé premier, avec 13 000 voies d'avance. C'est historique. 13 000 voies d'avance. Les Marseillais ont dit qu'on veut que la gauche change le destin de cette ville, que les écologistes, que les citoyens changent le destin de cette ville.
Et la loi PLM, par un coup du sort, ou par un coup de législateur, a permis toutes les supputations cette semaine pour que les combinaisons empêchent, finalement, Michel Rubirola et sa liste d'être majoritaire en siège. Alors, notre rôle et notre responsabilité hier, madame, c'était de trouver et de rendre cette majorité absolue aux Marseillaises et aux Marseillaises. Et ce que je vous disais, c'est que quand on a attendu 25 ans, quand on a espéré pendant 25 ans, quand on y a cru pendant 25 ans, on peut attendre 3 ou 4 heures de plus.
Alors, la clé du scrutin hier, ça a été une alliance avec la socialiste Samia Ghali, qui avait sa propre liste, jusqu'au second tour. Vous étiez un petit peu fâchée avec elle. Le printemps marseillais avait maintenu sa liste face à elle, dans les 15e et 16e arrondissements. Et vous, vous êtes réconciliée hier. Vous avez trouvé un terrain d'entente.
Mais il n'était pas envisageable pour Samia Ghali de permettre l'élection de quitter ciel. Il n'était pas envisageable pour Samia Ghali et pour ses colissiers de permettre à ce système de perdurer. On ne s'est jamais inquiétés. Regardez nos déclarations, nos manières de faire, nos façons de faire. Samia Ghali n'était pas aussi claire. Samia Ghali s'est opposée pendant 25 ans, à la droite la plus dure du pays. Comment aurait-elle pu faire autre chose que de changer avec nous le destin de cette ville ?
Alors, Samia Ghali, elle défend les quartiers nord, des quartiers défavorisés. Qu'allez-vous faire ensemble pour ses habitants, pour les quartiers nord de Marseille ?
Justement, c'est tout ça le changement d'histoire. C'est ça le changement d'histoire. C'est aussi à partir de là qu'on va reconstruire et recoudre cette ville. Cette ville, elle a besoin d'humilité et de travail. Elle a besoin qu'on définisse des priorités. En politique, on fait des choix. Quand on fait le choix, bling bling, de faire un stade pour la deuxième fois en 20 ans ou une patinoire olympique, en effet, on abandonne des quartiers défavorisés. On va faire l'inverse. On va prioriser. On va mettre de l'argent là où il y en a besoin. On va étendre les transports en commun là où il y en a besoin. On va s'attaquer au logement indigne, à l'habitat insalubre là où il y en a besoin.
On va construire des équipements publics là où il n'y en a pas. Parce que c'est ça, Marseille. C'est des écoles délabrées. C'est des arrondissements où il n'y a pas de bibliothèque, où il n'y a pas de lieu de culture en commun. Ce sont des arrondissements où les gens sont complètement délaissés. Ça a été ça pendant 25 ans, Marseille. Ça a été tout ça. Alors vous voyez les petites histoires, les citayas, les coulisses, n'ont que très peu d'importance par rapport aux défis qui nous attendent.
Samia Gallier, elle voulait aussi doubler le nombre de policiers municipaux. Vous la suivez sur ce dossier ?
Mais on a un programme qui est très clair, qui est le règlement de 475 policiers municipaux sur la mandature, qui est un effort considérable à faire pour que justement les policiers municipaux puissent retrouver leur mission. C'est une ville qui a, je vous le disais, besoin d'apaisement. Le besoin d'apaisement, ça veut dire qu'on a besoin de tranquilliser l'espace public. On a besoin de l'éclairer différemment. On a besoin de l'aménager différemment. Et on a aussi besoin de la présence de policiers municipaux. Non pas pour qu'ils aillent défier des braqueurs dans des banques. Ce n'est pas leur métier. Ce n'est pas leur travail.
Mais pour tranquilliser l'espace public, pour être là, pour rassurer. Et pour faire tout ce travail de proximité nécessaire. Et tout ce travail aussi qui permet de rassurer les Marseillaises et les Marseillais dans l'espace public.
On a entendu Samia Ghali également sur un sujet...
Je pense qu'il faut que vous appeliez Samia Ghali si vous me posiez toutes ces questions.
Non, non, parce que je veux voir à quel point vos programmes se rejoignent. Et j'imagine que sur ce dossier, ils se rejoignent limités les bateaux de croisière. C'est un gros problème à Marseille. Les bateaux de croisière qui polluent énormément.
Bien sûr. Vous le savez, un bateau de croisière, ça pollue comme un million de véhicules. Notamment à Marseille. Pourquoi ? Parce qu'ils utilisent un fuel de très mauvaise qualité. Parce qu'ils ont des moteurs de très mauvaise qualité. Puisque ce sont des bateaux qui sont interdits dans beaucoup de villes. Ils sont très vieux. Ils n'ont pas de filtres en particules. Ils viennent à Marseille comme si Marseille était la poubelle de l'Europe. La poubelle de la Méditerranée. On ne pourra pas continuer longtemps. Les marseillaises, les femmes marseillaises vivent en moyenne un an de moins que les femmes de la métropole. Les hommes marseillais, en moyenne dix mois de moins.
Notamment à cause de la pollution en particules fines. Il faut arrêter cette catastrophe sanitaire. Il faut donc engager un immense plan de réduction de la pollution. Il faut justement proposer des scrubbers, c'est-à-dire des filtres à particules. C'est comme les voitures. C'est très simple. C'est ce qui se met sur la cheminée des bateaux et qui permet aux bateaux de moins polluer. Il faut faire monter les normes des carburons pour avoir des carburons de meilleure qualité. Et puis surtout, il faut brancher des bateaux à quai, comme ça se fait dans toutes les grandes villes du monde, dans toutes les grandes métropoles qui veulent accueillir des bateaux de croisière.
On les branche, ce qui permet d'éteindre les moteurs. Vous imaginez ce que peut polluer une ville flottante où il y a des milliers de personnes, des patinoires, des piscines, des discothèques. Eh bien à Marseille, on en a parfois trois, quatre, cinq, six branchés en permanence. C'est invivable. Cette ville, elle a été abandonnée, abandonnée par l'État, bien sûr. Et d'ailleurs, on en appelle au nouveau Premier ministre Castex, qui dit vouloir s'appuyer sur les collectivités territoriales. On lui donne à Marseille, officiellement ce matin, la possibilité d'allier la parole aux actes. On veut un grand plan de rénovation des écoles à un milliard d'euros.
On lui propose de venir à Marseille et de signer avec nous un grand plan de rénovation des écoles. On est à Marseille, une ville où le logement est dans une situation catastrophique.
C'est un des sujets forts, effectivement. L'habitat insalubre, on se souvient du drame de la rue d'Aubagne, c'était en novembre 2018. Qu'est-ce que vous allez faire, vous, pour lutter contre l'habitat insalubre à Marseille ?
Justement, c'est un plan qui va prendre beaucoup de temps. Il n'y a pas de baguette magique autour de cette question. Il n'y a qu'une prise de responsabilité. Il n'y a que des décisions politiques. D'abord, il faut coordonner tous les services. On ne peut pas rester avec l'État, la métropole, le département, la ville. D'un autre côté, on propose la création immédiate d'une seule cellule qui s'occupe de tous les volets du logement, c'est-à-dire du début de l'histoire. C'est-à-dire, on va voir chez les gens, on regarde dans quel état sont les habitations jusqu'à la réhabilitation définitive du logement.
C'est-à-dire, toutes les possibilités de pouvoir travailler et rénover l'habitat ancien ou l'habitat insalubre. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, c'est le financement de tout ça. On demande à l'État, encore une fois, aux collectivités territoriales, de faire un effort substantiel. La mairie de Marseille le fera. Plutôt que d'éditer des plaquettes en papier glacé, plutôt que de faire du klingling, là aussi, et de tout miser sur le tourisme d'affaires, on a besoin de se concentrer sur les priorités des Marseillais et des Marseilles. Donc, il y aura des adjoints spécialement dédiés.
Il y aura toute la refonte des services, des collectivités territoriales, et notamment de la nôtre, celle de la ville de Marseille, afin de faire une force de frappe, une task force, tout de suite mobilisable, tout de suite mobilisable. On ne peut pas attendre. Ça prendra bien évidemment du temps pour éradiquer l'habitat insalubre. Paris a mis des années et des années, plus de dix ans. Ça a coûté des milliards d'euros, mais les Marseillaises et les Marseillais le valent bien. Le droit au logement, c'est un droit fondamental.
Michel Rubirola est écologiste. En quoi vous allez verdir Marseille demain ?
Ça, ce n'est pas difficile.
Donnez-nous des exemples, quand même.
C'est une ville béton. Tout est bétonisé. Tout est imperméabilisé. Ça, c'est très simple. Il va y avoir un moratoire sur les permis de construire. On va arrêter de donner des permis de construire. Et ça va d'ailleurs répondre à la question précédente. En arrêtant de donner des permis de construire, on va demander aux promoteurs de venir avec nous réhabiliter de l'ancien. Il y a de l'ancien insalubre. Il y a de l'ancien indigne. Plutôt que de construire sur la nature, plutôt que de construire de nouveaux immeubles, là où il reste un peu de nature à Marseille, on va demander justement des grands plans de réhabilitation.
Ce qui va nous permettre de préserver le peu de nature qu'il y a, même si on va les reconquérir, puisqu'on va désimperméabiliser les sols, puisqu'on va sanctuariser tout ce qui existe. Et puis ça va aussi nous permettre de réhabiliter cet habitat indigne et insalubre qui concerne des dizaines de milliers de Marseillais et de Marseillais.
Ce qui est inédit à Marseille, on l'a dit, c'est que Michel Rubirola est la première femme écologiste à la tête de la ville. Ce qui est inédit aussi, c'est ce printemps marseillais. En fait, vous avez gagné avec une alliance de quasi toutes les forces de la gauche. Comment vous avez réussi à faire cette alliance que la gauche n'arrive pas à faire au niveau national ? On rappelle, il y a les écologistes, le PS, le PCF, les Insoumis, Génération et j'en passe. Vous avez réussi cette alliance dans le printemps marseillais ?
Il y a l'intégralité des composantes de gauche du pays. Il y a des associations, il y a des collectifs, il y a des citoyens. Parce que Marseille le mérite. Parce qu'on a créé un mouvement sans précédent.
Mais comment vous avez réussi à faire l'alliance ?
Parce que quand on regarde Marseille de Paris, on s'amuse un peu, on rigole. Il y a du Marseille bashing, il y a du spectacle, du théâtre. Et puis il y a la réalité des Marseillais. Comment on a réussi ? Parce qu'on a face à nous des urgences. Parce qu'il y a des femmes et des hommes qui vivent ici. Et qui ne supportent plus le sort qui leur est fait. Quand un petit Marseillais va dans une école dangereuse, indigne. Quand un Marseillais vit dans un logement indigne. Quand il n'y a pas de transport en commun. Quand on vit dans la ville la plus polluée du pays. La plus embouteillée du pays. Et que pourtant on aime cette ville. Qu'on est là, parfois par choix, parfois par résination.
Par les fracas de l'histoire. On a besoin de changer de système. C'est ce qu'on s'est dit, tous, toutes et tous. On a besoin de se dépasser. Les ambitions personnelles, les ambitions de carrière ne valent rien dans cette affaire-là. C'est ce qu'on s'est promis. C'est ce qu'on a promis aux Marseillais. Et c'est ce qu'on a réussi à faire.
Et Marseille s'inscrit dans une vague un peu plus large. Puisque Michel Rubirola rejoint par exemple Éric Piol à Grenoble. Grégory Doucet à Lyon. Pierre Urmic à Bordeaux. Jeanne Barseguian à Strasbourg. Toutes ces grandes villes. Quasiment toutes les grandes villes en France sont désormais dirigées par des Verts. C'est la gauche qui est à Paris. Vous comptez en faire quelque chose ? Une alliance des maires des grandes villes ?
Pour l'instant on va d'abord s'occuper de Marseille. Et puis ensuite on verra si votre proposition trouve un écho à Marseille.
Ce n'est pas une proposition mais ça peut être une idée de votre côté. Du côté des Verts.
On va d'abord essayer d'avoir des idées pour Marseille. Et puis ensuite on s'occupera des Verts.
Des idées d'accord. Alors est-ce que vous aurez les moyens également ? Parce que là on a parlé d'un troisième tour assez spectaculaire. Il y a eu plein de suspens hier. On parle déjà d'un quatrième tour dès...
C'est pas un suspens. Vous l'avez un peu exagéré mais ce n'est pas grave. Peut-être.
On parle déjà d'un quatrième tour dès la semaine prochaine. Lors du vote pour la présidence de la métropole.
Et puis après il y aura un cinquième tour pour le conseil des territoires. Si tu permettras d'en rajouter ?
C'est ça. Mais la métropole Aix-Marseille, il faut quand même dire que pour l'instant c'est Martine Vassal, la candidate malheureuse de la droite, qui est à la présidence de cette métropole. Et qui pourrait continuer à diriger cette métropole ?
Écoutez, c'est les candidates à la présidence de la métropole, vous voulez que je fasse quoi ? Je m'excuse, vous posez une question encore une fois. Posez la question à l'intéressé. Je m'excuse de vous répondre de cette manière-là. Mais posez la question à l'intéressé.
Mais vous ne voyez pas un danger ? Vous n'avez pas à être dépossédé de certains pouvoirs à la mairie parce que la métropole possède le lead ? Vous imaginez ce qui vient de se passer à Marseille ?
Est-ce que vous imaginez le poids politique, la réalité politique, la force de ce qui vient de se passer ? Marseille, c'est la deuxième ville du pays, et c'est évidemment, vous comprenez, la première ville de la métropole, la première ville du département, la première ville de la région. Les Marseillais viennent de changer de destin. Et donc, on verra ce qui se passe dans la métropole, mais personne, personne, ne pourra finir entre cette réalité et la réalité institutionnelle. Nous, on se comportera en femme et en homme responsable. Il y a des compétences à la métropole. Nous souhaitons que le programme puisse être appliqué. Nous souhaitons justement ne pas se faire d'ennemi, où que ce soit.
Si Martine Vassalle est candidate à la présidence de la métropole, il grand bien lui fasse, ce n'est pas mon sujet. Et vous pourrez travailler ensemble ? Mais encore une fois, je ne m'occupe pas et je ne présage pas, je ne préjuge pas de ce qui va se passer. Je ne fais pas de politique fiction. Parce que si je faisais de la politique fiction, on n'entrait pas là, madame.
Une dernière question. Le Premier ministre Jean Castex répète ce matin dans le JDD que l'environnement n'est pas une option, c'est une obligation. Vous y croyez ?
Je ne vais pas lui faire un procès d'intention. Je vous ai dit tout à l'heure que je lui proposais, que nous lui proposions officiellement de venir à Marseille pour passer de la parole aux actes. Je vous parlais du logement et, bien évidemment, des écoles. Puisqu'il a aussi parlé de décentralisation. Mais puisqu'il parle d'environnement, il est dans le mille. Marseille, c'est la ville la plus polluée du pays. Là aussi, il peut venir à Marseille, passer de la parole aux actes. C'est-à-dire venir avec nous et proposer des solutions d'envergure, bien évidemment financières. J'aime beaucoup les intentions, je préfère les actes.
Venir nous aider à équiper les bateaux de croisière, à fluidifier le trafic urbain, à créer des parkings qui permettent aux voitures de ne pas entrer dans la ville, à créer des voies de contournement. Et là, il pourra dire que l'environnement, à Marseille et dans tout le pays, n'est pas une option. Je suis sûr que tous les Français comprendront, s'il réussit à nous aider, que ce nouveau Premier ministre passe de la parole aux actes.
On a entendu cet appel. Merci beaucoup, Benoît Payan, premier adjoint de la mairie de Marseille, d'avoir été en direct avec nous ce matin sur France Inter. Bonne journée.
Benoît Payan