Présidentielle 2017 : l'interview augmentée de Nathalie Kosciusko-Morizet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
C'est quoi la Nouvelle-France ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les politiques sont-ils perçus comme impuissants ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la chambre des citoyens virtuels ?
- 13:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le service national court ?
- 17:00OuverteRéponse directe
Pourquoi rétablir l'autorité à l'école ?
- 21:00OuverteRéponse directe
Quelles solutions pour le logement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00NKMFait
« les transformations elles arrivent pas seulement du fait d'une technologie elles arrivent quand une technologie rencontre des valeurs »
- 4:00NKMFait
« la politique c'est la seule solution »
- 7:00NKMFait
« si vous vous occupez pas de la politique la politique s'occupera de vous »
- 11:00NKMFait
« aujourd'hui il y a une espèce de de déconnexion entre le rythme et la façon dont fonctionne la société et le rythme et la façon dont fonctionne la politique »
- 31:00NKMPromesse
« la formation ça devrait être une grande politique publique ça devrait être une grande politique nationale »
- 32:00NKMChiffre
« 32 milliards la formation par an aujourd'hui »
- 36:00NKMPromesse
« on a besoin de renforcer de muscler la dimension technique de notre enseignement »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonjour Nathalie CUS comorisé mercici d'avoir accepté cette interview petite présentation pour ceux qui ne vous connaissent peut-être pas encore vous avez un parcours atypique puisque vous êtes entré en politique après des études d'ingénieur à l'École polytechnique vous êtes ancien maire de Longjumeau ex ministre de l'Écologie du Développement durable et des transports et aujourd'hui vous êtes député mais aussi présidente du groupe les républicains au Conseil de Paris et candidat c'est la raison de cette interview à la primaire de la droite et du centre pour l'élection présidentielle vous répétez un slogan durant cette campagne une idée cette idée de la Nouvelle-France première question assez générale avant de rentrer dans le cœur de votre programme c'est quoi la nouvelle-fance on est en dans une grande transformation moi je pense que les transformations elles arrivent pas seulement du fait d'une technologie elles arrivent quand une technologie rencontre des valeurs voyez c'est pas l'imprimerie qui a changé le monde c'est la rencontre entre l'imprimerie et le mouvement des Lumières et là c'est ce qui est en train de nous arriver c'est la rencontre entre le numérique et des valeurs qui sont un nouveau mouvement d'émancipation qui traverse sa société on croit pas trop en l'état on a envie de se donner les moyens de réussir sa vie on a envie de se prendre en main on a envie de nouvelle liberté c'est ça qui est en train de se passer donc c'est une nouvelle société en quelque sorte qui est en plein bouillonnement des transformations qui traversent sa société l'économie et le problème c'est que le politique pour le moment reste assez largement à côté de ça comme s'il était figé justement justement la toute première page de votre livre dans les 10 pr dans les 10 premières lignes on lit ceci la politique c'est la seule solution euh pourtant quand je parle avec des abonnés de la chaîne je me rends compte qu'ils ont souvent le sentiment que les politiques sont impuissants qu' peuvent rien changer à leur vie qu'ils ont pas laassution justement qu'est-ce qui doit nous faire penser que vous aurez les moyens de créer cette nouvelle société et cette nouvelle France mais il faut se mettre d'accord sur ce que sur ce qu'il y a derrière ces mots c'està-dire que euh si vous vous occupez pas de la politique la politique s'occupera de vous donc donc voilà on vit dans une société démocratique faut s'investir faut s'investir pour dire ce qu'on veut pour c'est important en revanche il faut pas que le politique continue à faire les choses comme avant c'est-à-dire à penser qu'il peut tout réjentter qui va vous dire ce que vous allez faire comment vous allez faire et je pense qu'aujourd'hui ce qu'il faut c'est que le politique change de posture sache reconnaître que l'énergie la créativité l'innovation ils sont dans la société dans les entreprises dans les start-ups dans les associations ils sont là ils sont pas tellement dans le monde politique le rôle du politique c'est plutôt d'organiser les choses pour que toutes ces énergies puissent se développer voyez c'est ce que disaient les fondateurs de Google il disait pas il disait on dit pas à quelqu'un va innover on on organise les choses pour le laisser innover et je pense que c'est ça qu'il faudrait trouver aujourd'hui dans la posture du politique c'est pas zéro politique s'il y a zéro politique en fait il en aura toujours et c'est pas ce qu'on veut mais c'est un politique qui prend un peu de réserve le pouvoir est-ce que le pouvoir finalement revient aux entreprises davantage qu'au qu'au politique à l'avenir non c'est pas tellement une question de transfert de pouvoir c'est que je pense que il faut que le politique se mette dans un rôle plus modeste qui consiste plus à essayer d'absorber l'énergie qui est dans la société qui consiste plus à essayer d'organiser tout mais qui consiste à établir des règles du jeu souvent les simplifier parce qu'on a des règles du jeu extraordinairement complexe sur le plan fiscal sur le plan social donc essayer de les simplifier pour faire en sorte que les énergies qui sont en chacun d'entre nous elles puissent se développer de manière plus libre vous proposez de mettre en place une chambre des citoyens virtuels alors concrètement si j'ai bien compris tout citoyen peut proposer une réforme en ligne qui si elle est appuyée par 500000 signataires et débattu à l'Assemblée nationale si vous êtes élu président de la République que ferez-vous si le citoyen propose massivement un projet de loi qui tombe en désaccord avec votre ligne politique le projet de loi dans ce caslà il sera débattu à l'Assemblée nationale et si l'Assemblée nationale le vote il sera mis en œuvre et je je je vais m'expliquer sur cette proposition euh aujourd'hui il y a une espèce de de déconnexion entre le rythme et la façon dont fonctionne la société et le rythme et la façon dont fonctionne la politique dans la vrai vie on vous demande votre avis surtout l'évaluation ça fait partie de ce qu'on appelle l'uberisation vous prenez un uber vous évaluez votre chauffeur il va vous évaluer vous commandez un truc sur Internet vous évaluez de plus en plus dans le monde de l'éducation vous évaluez vous êtes évalué de de manière continue voilà c'est ça le rythme de la vie aujourd'hui et le politique il reste complètement à côté de ça en politique en gros vous êtes convoqué une fois tous les C aux urnes pour des élections nationales ce qui vous amène à l'occasion des élections locales à répondre à une question qui n'est pas celle qui vous est posée et vous avez l'impression qu'entre deux élections majeures vous êtes pas sollicité et ça donne ce qu'on a vu avec la loi travail c'est-à-dire un million de personnes sur Change.org qui signent une pétition sur un texte qui sera même pas débattu à l'Assemblée nationale parce que le gouvernement a utilisé le 493 c'est que le citoyen puisse en fait s'impliquer participer entre deux élections majeures c'est pas de la démocratie directe que je propose c'est comme un module de démocratie participative qu'on plug sur la démocratie représentative on reste en démocratie représentative vousal aura le dernier mot mais le problème c'est que justement on sait très bien qu'après les élections présidentielles il a les élections législatives et si jamais vous êtes élu présidente vous aurez une majorité à priori à l'Assemblée nationale et donc que ce soit l'Assemblée nationale ou vous finalement ce sera la même sera la même chose bah voyez c'est pas comme ça que ça se serait passé euh sur la loi travail si ma ma loi avait existé c'està-dire si ma proposition ma réforme constitutionnelle avait existé bah vous aviez 1 million de Français qui ont signé sur Change.org une loi d'abrogation en fait qui qui qui refuser la loi de travail or le gouvernement avait utilisé le 493 donc le texte la loi de travail n'a même pas été débattu à l'Assemblée si on avait eu une chambre des citoyens il y aurait eu un débat à l'Assemblée et moi je suis pas sûr qu'elle aurait été votée je je moi je ne soutenais pas comprenez-moi bien je ne soutenais pas cette pétition contre la loi travail je la soutenais pas donc c'est pas donc c'est pas c'est pas un sujet c'est pas un problème de fond avec la loi de travail que je vous dis là c'est un problème de forme démocratique je trouve ça insupportable de penser qu'il peut y avoir un million de citoyens qui se mobilisent sans qu'à aucun moment le politique n'en soit ébranlé il faut trouver un moyen pour que leur voix puisse être entendu alors pas de manière direct comme en Suisse parce que les référendum tout le temps à mon avis c'est c'est pas vra ça va être compli dans un pays comme la France qui porte une part de violence politique aussi mais un moyen que quand il parle fort le citoyen puisse trouver un écho à sa voix dans le monde politique l'une de vos propositions pour les jeunes c'est un service national court dont vous ne précisez pas vraiment le contenu en tout cas dans votre programme j'ai pas eu énormément d'information le service national a été aboli par Jacques Chirac en 97 qu'est-ce qu'une idée enterrée il y a près de 20 ans elle viendrait faire dans un projet de Nouvelle-France c'est pas la même chose en fait moi j'ai fait alors j'ai fait un service militaire euh parce que benah j'étais dans une école dans laquelle à l'époque on faisait un service militaire donc ça para une curiosité parce qu'en plus je su une fille mais j'ai fait un service militaire et j'ai trouvé j'ai trouvé que c'était intéressant moi ça m'a ça m'a beaucoup apporté je trouvais qu'humainement c'était très intéressant ceci dit aujourd'hui ce serait plus possible de refaire ce qu'on faisait à l'époque c'était un an incorporé totalement dans l'armée enfin aujourd'hui ce serait plus en revanche moi je pense que on a besoin de plus que les 3 jours enfin le TR jours c'est c'est dire la journée parce qu'en fait c'est même plus les TR jours et et quiil a aujourd'hui dans la société une demande de pouvoir avoir les outils pour participer à sa propre défense je l'ai vu après les attentats notamment du Bataclan à Paris euh après les attentats du 13 novembre on a vu un afflux de citoyens dans les cours de protection civile pour apprendre les gestes qui sauve dans les cours aussi d'art martiaux de self-défense de il y a une il y a une demande et je pense que ça participe de la résilience de la société terrorisme au men ce service national qu'est-ce qu'on ferait alors c'est combien de temps et qu'est-ce qu' sera sur une période courte parce que l'idée c'est que ça puisse tenir pendant l'été non c'est de mois l'idée c'est que ça puisse tenir pendant l'été l'idée c'est que ça vous casse pas si vous voulez votre cycle d'étude donc faut que ça tienne pendant de mois et puis par ailleurs il y a une dimension pratique c'est qu'on a vendu les casernes si vous le faites tenir sur la période d'été vous pouvez utiliser un certain nombre de lieux qui sont pas utilisés pendant l'été donc on n pas besoin de de de de aacheter de réorganiser des casernes comme il faudrait pour et donc on y fait trois choses on y fait trois choses en 2 mois on append des rudiments des gestes qui sauvent donc toute cette dimension de protection civile de comment avoir les bonnes réaction on apprend des rudiments des gestes qui défendent donc c'est en quelque sorte une préparation à la réserve opérationnelle parce qu'on parle beaucoup aujourd'hui de demander aux gens de s'investir dans la réserve opérationnelle mais quand vous avez pas du tout de culture militaire de proximité avec ce milieu là c'est c'est pas évident d'aller vers ça donc c'est une forme de préparation à ça de sensibilisation à ça et puis il y a un espèce de de Tron commun sur les valeurs républicaines sur c'est une façon aussi de oui de de de passer au tapis une génération j'aimerais qu'on parle de votre pro c'est pour garçon et fille d'accord ouii ça me semble j'aimerais qu'on parle de vot ça va m précisant parce que mon temps moi j'étais une curiosité il y avait que les garçons qu effectivement j'aimerais qu'on parle de votre projet pour l'école en parlant de selon un rapport de l'OCDE la France est le pays dans lequel l'origine sociale a le poids le plus fort dans la réussite scolaire des élèves votre première proposition pour l'éducation dans votre programme c'est rétablir l'autorité à l'école en quoi l'autorité peut combler ces inégalités en fait aujourd'hui on est dans un système qui est profondément inégalitaire pourquoi ben parce que quand il y a pas d'autorité quand les enseignements des savoirs fondamentaux sont défaillants euh c'est ce qu'on appelle le capital social qui prend le relais c'est-à-dire que en gros si vous avez c'est pas seulement une question financière en gros si vous avez une famille qui est structurée dans laquelle les gens vous parlerz un bon français sans faute de français dans laquelle il y a un niveau culturel qui fait que vous êtes amené à vous intéresser à des choses un peu variées et bien ce milieu-là prend le relais de ce que l'école n'assure plus et et c'est et c'est et c'est profondément injuste ce que je veux dire c'est que quand il y a pas d'autorité à l'école quand il y a pas d'apprentissage suffisant des fondamentaux en fait les inégalités se creusent parce qu'il y en a qui trouveront ça à la maison et il y en a qui trouveront pas à la maison et je vous prends un exemple très concret le nombre d'heures de français vous additionnez le nombre d'heures de français entre primaire et collège et bien en 1976 il y en avait 2800 heur aujourd'hui il y a 600 heures de moins c'est c'est comme si on vous demandait en fin de 5e d'avoir un niveau de fin de 3e il y a 600 heur de moins alors que moi j'aurais tendance à dire que dans un monde qui bouge tellement vite on a justement besoin d'être fort sur les fondamentaux voilà je je suis pas partisane de l'école à l'ancienne je souhaite au contraire l'entrée des nouvelles technologies dans l'école mais mais mais qu'on n'oublie pas les fondamentaux pour moi l'école moderne c'est pas une école c'est une école qui utilise toutes les nouvelles technologies toutes les nouvelles pédagogies je veux par exemple qu'on puisse tester expérimenter des nouvelles pédagogies ce qu'on peut pas aujourd'hui du tout dans l'éducation nationale les prof qui expériment des nouvelles pédagogies se font vraiment saquer donc je veux vraiment qu'on puisse utiliser toutes les innovations mais sans perdre de vue les fondamentaux et dans les fondamentaux il y a l'autorité parce qu'en fait l'école c'est un âge où on passe son temps à essayer de voir jusqu'où on peut ne pas aller trop loin ça compte un autre sujet qui touche beaucoup les jeunes c'est en fait la première préoccupation si on en croit les sondages auprès des jeunes c'est celui du logement la difficulté à en trouver un descent et abordable particulièrement dans les grandes villes c'est une question que je vais poser à tous les candidats ma question elle est toute simple qu'est-ce que vous comptez mettre en place pour répondre à ce problème que beaucoup d'entre nous euh connaissons une politique de construction euh il y a pas de solution euh dans dans juste en en gardant le parc tel qu'il est et et et en transférant en fait en changeant les logements d'affectation je m'explique c'est ce qu'on fait les socialistes depuis 5 ans c'est un sujet que je connais bien j'ai été ministre du logement depuis 5 ans qu'est-ce qu'ils ont fait en fait ils ont euh laissé tomber enfin ils ont arrêté ils ont donné un coup d'arrêt à la construction notamment à travers la loi du flot par toutes sortes de mesures qui font qu'aujourd'hui c'est beaucoup moins attractif beaucoup plus compliqué de construire donc il y a moins de mise en chantier il y a moins de nouveaux logements et en revanche sur une ville comme Paris ils font des transferts de logements d'une catégorie dans l'autre donc il rachète par exemple des logements dans le parc qu'on appelle intermédiaire et il les labellise logement social enfin si vous voulez il y a toujours le même nombre de personnes à loger et même de plus en plus donc transférer les logements d'une catégorie dans l'autre ça résout pas le problème problème de la crise du logement la seule solution c'est trouver un moyen de libérer de libérer la construction et c'est absolument le contraire de ce qui a été fait jusqu'à maintenant on va parler d'économie maintenant dans votre projet économique le numérique occupe une place centrale on voit aujourd'hui l'économie être bouleversée des usines fermes de nombreux emplois sont détruits l'usine d'Alstom est l'un des derniers exemples dans l'actualité d'ici à 2025 on anticipe que 3 millions d'emplois seront détruits par le numérique remplacé par des robots ou des ordinateurs qu'est-ce que vous comptez faire pour ces millions de personnes et des jeunes notamment risque de se retrouver au chômage alors d'abord moi je compte surtout éviter de rééditer la grande erreur qu'on a fait au moment de la robotisation qu'est-ce qui s'est passé vous vous souvenez pas c dans les années 70 80 je vous raconte parce que c'est important d'apprendre l'histoire en fait à l'époque on a pensé qu'on allait protéger les ouvriers en robotisant moins en évitant d'aller trop vite dans la robotisation il y avait un mouvement de robotisation et c'est vrai que bah les robots ils remplaçaient pour partie le travail ouvrier et en France on a peu investi dans la robotisation par rapport à l'Allemagne par exemple on a peu investi aussi parce que les entreprises faisaient moins de profit et à un moment c'est le profit que vous réinvestissez le résultat a étit catastrophique c'està-dire qu'en voulant les protéger on les a tué pourquoi et ben parce que on a perdu en compétitivité on a perdu des parts de marché l'industrie nationale elle s'est effondrée la part de l'industrie dans le PIB français il s hyper réd inévitablement on va avir des jeunes qui vont se retrouver au chage simplement ce que je dis c'est que l'attitude qui consiste à se dire on va protéger l'emploi en prenant pas le tournant de la modernité est une erreur et ce sont les ouvriers qui en ont fait les frais au moment de la robotisation aujourd'hui il arrive avec les salariés avec les cadres il se pose la question avec les salariés avec les cadres qui se posait avec les ouvriers dans les années 70-80 la plupart des professions intellectuelles sont tuubérisables une profession intellectuelle répétitive aujourd'hui avocat euh elle est uérisable la banque l'assurance tout ça c'est ubérisable euh il faut simple il faut pas on ne doit pas on ne peut pas rééditer l'erreur des années 70-80 de se dire allez si on freine vis-à-vis du numérique on va conserver nos emplois plus longtemps pourquoi parce que dans ce cas-là on perd en compétitivité même cause même effet on perd en compétitivité les nouveaux modèles se cré ailleurs donc les nouveaux emplois qui vont avec ces nouveaux modèles seéent ailleurs et nous on perd nos emplois après je vous dis pas que c'est facile c'estàd qu'en effet oui vous avez des emplois dans certaines filières qui vont disparaître et euh vous avez tout un travail de reconversion de formation d'accompagnement à mener moi je crois qu'aujourd'hui la formation ça devrait être une grande politique publique ça devrait être une grande politique nationale pas forcément publique nationale d'ailleurs c'est un sujet dont je regrette qu'il ait pas été présent jusqu'à maintenant dans la primaire pour moi c'est un sujet majeur dans un monde en pleine transformation la question c'est pas de freiner pour que la transformation se fasse pas elle est en train de se faire c'est pas une option c'est pas un choix c'est bien c'est mal c'est pas le sujet c'est en train de se faire la question c'est d' ag pour que pour que ça se passe pour le meilleur une transformation c'est comme une crise c'est à la fois des opportunités et des risques c'est des Chan et des menaces le rôle du politique c'est pas de disserter à l'infini pour savoir si c'est plus l'un ou plus l'autre c'est de se mobiliser à fond pour que ce soit plutôt les opportunités un mot sur la formation c'est 32 milliards la formation par an aujourd'hui la formation elle profite massivement à des salariés qui sont déjà bien insérés dans le monde du travail des grosses boîtes et des CSP+ c'est-à-dire que l'argent de la formation il est particulièrement fléché sur ceux qui en ont le moins besoin il faut le réorienter sur les jeunes il faut le réorienter sur les chômeurs il faut le réorienter sur les PME et c'est faisable pourquoi parce que les organismes de formation ils sont conventionnés avec l'État si l'état exerçait un petit peu mieux sa tutelle si l'État au moment de signer les conventions avait des exigences sur qui bénéficie des exigences plus fortes et puis sur la qualité des formations aussi ça se passera mieux 32 milliards c'est énorme on va parler d'un autre sujet sur lequel vous avez récemment pris position vous souhaitez dépénaliser le cannabis et non le légaliser alors la différence dépénaliser c'est renoncer à punir pénalement la consommation alors que légaliser c'est donner un cadre légal et encadrer éventuellement la production est-ce que la simple dépénalisation n'est pas un renoncement au combat contre le trafic illégal qui du coup peut continuer en théorie ah non c'est le contraire pour moi c'est le contraire n on pourraz penser que la légalisation on prend en main production et du coup bah il y a plus de de trafic illégal moi je parle du constat en tout cas qu'aujourd'hui ça ne marche pas aujourd'hui ça marche pas vous avez aujourd'hui une lutte contre les trafics qui se fait mais enfin qui reste difficile et insuffisant d'une certaine manière oui insuffisante on regarde on regarde l'ampleur du phénomène surtout vous avez une consommation qui qui qui est là et qui est plutôt qui est plutôt croissante notamment dans la jeunesse et donc aujourd'hui on me qui est qui est en fait assez assez hypocrite c'est-à-dire que officiellement c'est c'est pénal il peut y avoir des poursuitite pénale sur le consommateur en fait il y a pas de poursuite pénale sur le consommateur donc puisque c'est du pénal et qu'on a pas envie de faire les poursuites pénal sur les consommateurs parce que c'est une procédure qui est très lourde bah du coup on fait rien donc officiellement c'est interdit en fait il se passe pas grand-chose c'est on nâge en pleine hypocrisie pour pas légalisation alors partant là il y a deux solutions il y a soit la dépénalisation soit la légalisation la légalisation certains vous diront que ça apporte des solutions au problème du trafic comme c'est légal il y a plus de trafic illégal sauf que moi je pense que les trafiquants se reconvertiront dans les drogues dures donc ça changera pas forcément grand-chose à la question du trafic et en revanche vous vous privez du coup d'avoir un discours en matière de politique publique de santé le cannabis la consommation importante de cannabis pose des problèmes en matière de santé en matière d'apprentissage en matière de concentration moi je veux qu'on continue à pouvoir le dire qu'on continue à pouvoir enseigner à pouvoir envoyer des signaux là-dessus notamment à la jeunesse l'intérêt de la dépénalisation c'est que vous n'êtes plus au en poursuite pénale pour la consommation vous êtes en contravention donc vous sortez d'une forme d'hypocrisie aujourd'hui en théorie il y a des poursuites pénales en fait elles sont pas appliquées vous mettez en œuvre des contravention donc vous pouvez tenir un discours qui est un discours de prévention avec des signaux qui sont envoyés et qui sont véritablement appliqués on sort de cette espèce d'hypocrisie où on dit c'est interdit et on poursuit pas là on dit c'est interdit on poursuit pas parce qu'on est plus en pénal en revanche il y a des contraventions et il y a la possibilité d'avoir véritablement une politique de prévention j'aimerais finir cette interview en parlant de de sujets extrêmement important la sécurité et le terrorisme dans votre livre vous martelez que suite aux attaques terroristes de Paris et de Nice la France est en guerre sauf que normalement lorsqu'on est en guerre il y a une déclaration de guerre qui est dirigée contre un ennemi contre quoi la France doit-elle se battre priorité est-ce que c'est contre un ennemi extérieur est-ce que c'est contre un ennemi intérieur et est-ce qu'elle doit avant tout se battre contre des idées moi je pense que l'ennemi je pense que le front il est d'abord chez nous ce qui veut pas dire qu'il y a rien à faire sur le terrain en Syrie he c'est pas du tout ce que je suis en train de dire mais je pense qu'on ferait une erreur si on ne se concentrait que sur ce qui se passe là-bas et il faut bien considérer que le front il est chez nous et c'est le sens de la proposition loi que j'ai déposé sur la mise en la loi du salafisme et qui qui a été débattu là à l'Assemblée nationale c'est que je trouve qu'on on on parle beaucoup et on a raison évidemment de la lutte contre les terroristes le terrorisme mais il faut aussi se poser la question de savoir ce qui se passe en amont sur quoi ces dérivvees prospère sur quel terreau ben il prospère sur le terreau de la radicalisation politico-religieuse or aujourd'hui notre système est est mal fait pour pouvoir y répondre en gros aujourd'hui il faut attendre qu'il y ait un appel au au meurtre qui a un appel au terrorisme qui est pour pouvoir intervenir aujourd'hui vous pouvez avoir des prêches qui par exemple prêchent l'inégalité entre les hommes et les femmes qui vous dit que la femme est moitié moins que l'homme vous pouvez avoir le fameux imam de Brest qui explique à des enfants que si dans et chant ils vont se transformer en cochon ça aujourd'hui c'est possible c'est légal moi je pense que c'est un problème je pense qu'on doit pas pouvoir se draper dans la religion pour enseigner n'importe quoi et pour appeler toute une partie la communauté nationale à une forme de ségrégation identitaire à faire sécession en quelque sorte vous savez tout ce discours sur les mécréants et on veut pas les toucher je je je pense que que nous ne pouvons pas rester les bras croisés face à ces idéologies qui se développent dans la société et et c'est la raison pour laquelle je souhaite qu'on qu'on puisse qu'on puisse mettre la loi le salafisme en fait qu'on puisse dire clairement en matière d'Islam de France ce que nous ne voulons pas ce que nous ne voulons pas c'est la radicalisation politico-rigieuse c'est les discours de sécession avec la communauté nationale mais il y a un pendant c'est ce que nous voulons on peut pas juste dire ce qu'on veut pas il faut aussi inciter à ce qu'on veut et ce qu'on veut c'est un islam de France qui permett à chacun de pratiquer sa religion dans la dignité dans le respect des lois de la République et notamment ça veut dire des moyens des moyens pour pouvoir enfin mettre fin au financement étranger qu'on sorte de cette hypocrisie dans laquelle les ministres de l'intérieur de droite et de gauche depuis des années nous disent que ils veulent un islam de de France et qui veulent couper les financements étrangers et en fait ne le font pas pourquoi bah parce que pour couper les financements étrangers il faut avoir des financements nationaux c'est la raison pour laquelle par exemple je propose une redevance sur le halal euh une redevance qui un système qui existe dans la communauté juive ça existe sur le cacher une redevance qui est prélevée par la communauté sur le halal qui a un marché de 6 milliards donc avec une redevance à un taux faible on peut prélever des vraies ressources pour pouvoir enfin financer un islam de France et couper les influence étrangère qu'on arrête de négocier avec les pays du Maghreb avec l'Arabie Saoudite avec le Qatar avec la Turquie les conditions d'exercice de la religion en France dans votre programme figure une proposition assez étonnante créer une agence de renseignement sur le modèle de la NSA américaine alors la NSA c'est cette agence de renseignement américaine qui après le 11 septembre 2001 au nom de la guerre contre le terrorisme a écouté et écoute encore des citoyens américains mais aussi des citoyens français allemands bref du monde entier le journal Le Monde avait également révélé en 2015 que c même NSA espionné des chefs d'État notamment Nicolas Sarkozi François Hollande mais aussi Jacques shirac en son temps ainsi que certains de leurs collaborateurs est-ce que vous pensez qu'au nom de cette guerre dont nous venons de de parler il faut prendre le risque de créer une agence de renseignement du même genre non mais mettons-nous d'accord il y a les moyens que vous mettez en œuvre et à l'usage que vous en faites c'est souvent lié quand même c'est du gen de non parce qu'après vous pouvez mettre en place des contrôles moi ce que je dis évidemment je veux pas qu'on fasse tout ça en revanche ce que je dis c'est que nous avons besoin aujourd'hui d'une agence technique pourquoi mais parce que il y a de plus en plus de dimion technique dans le renseignement bien sûr voilà et euh c'est pas d'illeurs tout tout ne repose pas sur la technique moi je pense qu'on a eu tort de supprimer les renseignements généraux la vraie ce qui fonctionne vraiment c'est l'association entre la technique et le renseignement local le renseignement de terrain c'est c'est l'association des deux qui permet véritablement de sentir les signaux faibles de pouvoir les détecter et de pouvoir faire de la prévention en quelque sorte de pouvoir agir en amont pour ça on a besoin de renforcer de muscler la dimension technique de notre enseignement or c'est pas historiquement forcément notre meilleure notre meilleure partie voilà il faut savoir ce qu'on veut vous parleez tout à l'heure de de ces mots on est en guerre moi je pense qu'on peut on peut assumer ces motsl mais ça a des conséquences le mot guerre on l'utilise pas à la légère par que j'aiécrit mon livre mot guerre on l'utilise pas à la légère et et aujourd'hui on en a pas tiré toutes les conséquences et je pense en particulier qu'on en a pas tiré toutes les conséquences en terme de moyens notamment les moyens techniques là on vient d'en parler notamment les grandes masses financières si vous regardez dans le temps il y a encore 20 ans ce qu'on mettait sur le régalien sécurité justice armée et ce qu'on met aujourd'hui ça a beaucoup baissé en fait on a beaucoup et c'est la droite et la gauche réunie ça s'est fait ENF réuni tour à tour ça s'est fait au fil des différents gouvernements et mais il faut rééquilibrer voilà il faut tirer les conséquences de ces mots qu'on utilise tous de dire on est en guerre pour terminer j'avais une dernière question une question que je pose à tous les candidats interviewés ici pour terminer sur une note positive ma génération vote pour la première fois au présidentiel en 2017 quels sont les raisons de croire encore aujourd'hui en la politique mais les raisons de croire encore en politique c'est vous c'està-dire que la politique c'est vous ce que je disais tout à l'heure si vous vous occupez pas de la politique elle s'occupe de vous il y a des champs qu'il faut pas laisser librees il y a des champs qu'il faut invest qu'il a de toute façon de toute façon faut bien qu'il y ait quelqu'un qui gouverne on est d'accord le truc autogérer et tout ça a eu marché ça marche pas dans un pays 66 millions donc de toute façon il y a il y a forme de de de pouvoir on peut critiquer les formes du pouvoir les enfin de toute façon il y a quelqu'un qui émerge du système démocratique il y a une équipe il y a si vous l'investissez pas ce sera les autres voilà si vous vous occupez pas de la politique elle s'occupera de vous donc allez-y ce sera le mot de la fin merci beaucoup oris j'en profite pour remercier Uptown pour la réalisation de cette interview merci aussi à Léo boxelé Grégoire Lefèvre et yanisemz qui ont préparé avec moi les questions de cette interview merci aussi à blog press agency qui est partenaire de l'événement et à de bureaux qui nous accueillit aujourd'hui pour cette interview c'est un espace d'un club d'affaires et un club à deux pas de la Tour eiel qui est très sympa si cette vidéo vous a plu n'hésitez pas à mettre un petit pouce bleu et à vous abonner comme d'habitude on se retrouve très bientôt pour de nouvelles interviews et des nouveaux déccriptages [Musique]
Bruno Le Maire