Macron, le CNR pour sortir des luttes du parlement - Reportage #cdanslair 01.09.2022
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse partielle
Pour cette toute première entrée du deuxième quinquennat, le gouvernement a pris une bonne résolution.
- 0:14OuverteRéponse partielle
Une nouvelle méthode, appelée CNR pour Conseil National de la Refondation.
- 0:47OuverteRéponse partielle
Le 8 septembre, Emmanuel Macron réunit autour de la table responsables syndicaux, associatifs, représentants de la société civile et opposants politiques.
- 1:18OuverteRéponse partielle
Mais parmi ceux qui n'ont pas peur, le président de la Cour des comptes ou le gouverneur de la Banque de France.
- 1:36RelanceRéponse directe
Vouloir réunir dans une même instance des parlementaires et des représentants de la société civile ne peut aboutir qu'à une confusion des rôles.
- 1:53OuverteRéponse directe
J'ai d'ores et déjà annoncé que nous ne participerions pas au joujou d'Emmanuel Macron à sa dernière lubie, le Conseil national de la refondation.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14PrésentateurFait
« Une nouvelle méthode, appelée CNR pour Conseil National de la Refondation. »
- 0:20PrésentateurFait
« Clin d'œil au Conseil National de la Résistance qui avait permis d'orienter la politique d'après-guerre en France. »
- 0:37InvitéFait
« Cinq thèmes y seront abordés : le plein emploi, l'école, la santé, le bien vieillir et la transition écologique. »
- 0:56PrésentateurFait
« Le tout dans un lieu symbolique, le centre d'entraînement de l'équipe de France de rugby. »
- 1:29PrésentateurFait
« Gérard Larcher, le président du Sénat, troisième personnalité politique du pays, a écrit son désaccord au chef de l'État. »
- 2:05Invité politiqueFait
« le Conseil national de la refondation, dont l'objectif en réalité est de contourner l'Assemblée nationale. »
- 2:14Invité politiqueFait
« Ça ne sert à rien. »
- 2:40InvitéFait
« Ce CNR, ça fleure bon l'escroquerie quand même, il faut dire les choses. »
- 3:11InvitéFait
« Des heures de discussion pour peu de résultats. »
- 3:24InvitéFait
« Et d'une expérience démocratique où on a appelé des citoyens, on s'est retrouvé avec quelque chose finalement où le gouvernement a fait ce qu'il a voulu. »
- 3:31InvitéFait
« C'était un prétexte. »
Temps de parole
- Présentateur47 %
- Invité12 %
- Emmanuel Macron11 %
- Invité 28 %
- Invité 38 %
- Invité 46 %
- Invité 56 %
- Locuteur 53 %
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Pour cette toute première entrée du deuxième quinquennat, le gouvernement a pris une bonne résolution.
S'accorder sur la méthode, proposer une nouvelle méthode. Ce qui compte, c'est la méthode.
Une nouvelle méthode, appelée CNR pour Conseil National de la Refondation. Clin d'œil au Conseil National de la Résistance qui avait permis d'orienter la politique d'après-guerre en France. Près d'un siècle plus tard, l'exécutif propose une autre version pour une autre époque et de nouvelles urgences.
Cinq thèmes y seront abordés. Le plein emploi, l'école, la santé, le bien vieillir et la transition écologique.
Les dossiers brûlants du moment donc. Le 8 septembre, Emmanuel Macron réunit autour de la table responsables syndicaux, associatifs, mais aussi représentants de la société civile et même opposants politiques. Le tout dans un lieu symbolique, le centre d'entraînement de l'équipe de France de rugby.
D'abord, nous allons discuter à Marcoussi, qui est un lieu emblématique. Oui, ça c'est le haut lieu du rugby. Il montre l'esprit collectif, l'esprit d'ouverture et les valeurs qui sont celles du rugby.
C'est le symbole Marcoussi.
Oui, ensuite vous aurez autour de la table toutes les personnes de bonne volonté qui n'ont pas peur.
Mais parmi ceux qui n'ont pas peur, le président de la Cour des comptes ou le gouverneur de la Banque de France. Et puis, il y a les autres qui ont déjà fait savoir que ce serait sans eux. A commencer par Gérard Larcher, le président du Sénat, troisième personnalité politique du pays, a écrit son désaccord au chef de l'État.
Vouloir réunir dans une même instance des parlementaires, seules constitutionnellement habilitées à voter la loi et contrôler l'exécutif, et des représentants de la société civile, ne peut aboutir qu'à une confusion des rôles.
Même fin de non recevoir dans le reste de l'opposition.
J'ai d'ores et déjà annoncé que nous ne participerions pas au joujou d'Emmanuel Macron à sa dernière lubie, le Conseil national de la refondation, dont l'objectif en réalité est de contourner l'Assemblée nationale. Ça ne sert à rien.
On aura un président en bras de chemise, one man show, ça reste extrêmement flou. Je ne comprends pas le débouché de cette affaire.
Coup dur pour la Macronie qui serait même divisé en interne. Quand François Bayrou, fidèle du président, est nommé en charge de l'organisation, un autre, Édouard Philippe, ne croit absolument pas au projet qu'on fit l'un de ses proches. Du côté des syndicats, certains iront, mais sans plus de conviction.
Ce CNR, ça fleure bon l'escroquerie quand même, il faut dire les choses. Parce qu'il ne faut pas manquer de souffle pour faire tout un bataille autour de cette refondation, d'une nouvelle méthode, etc. Et de continuer la dégradation dans la façon de considérer les organisations syndicales.
Alors, opération de communication ou réelle volonté de concertation ? William Ocan, qui a participé à la Convention citoyenne pour le climat en 2019, craint un bis repetita. Des heures de discussion pour peu de résultats.
Là, le président, une fois qu'on est sortis de la Convention citoyenne, nous a montré les premiers jalons, l'interdiction de louer les passoires thermiques. Mais ce n'était pas assez. Et on se dit mince, on a loupé l'opportunité d'être assez ambitieux là-dessus. Et d'une expérience démocratique où on a appelé des citoyens, on s'est retrouvé avec quelque chose finalement où le gouvernement a fait ce qu'il a voulu. C'était un prétexte. Donc moi, je le vois, le Conseil national de la refondation, comme étant un prétexte.
Il y a la concertation. Et puis, il y a les conseils en petit comité. L'autre méthode choisie par Emmanuel Macron. À l'image du nouveau Conseil de défense qui se tient en deux mains pour parler de l'énergie.
Emmanuel Macron