Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 8 juillet 2020 48 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesJusticeInstitutions & élections

Bourdin Direct du 8 juillet - 8h/9h

Source d'origine 5 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 49 %Attaque 16 %Défensif 35 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 20:19OuverteRéponse directe

    Vous êtes un croque-mémé ?

  • 20:33OuverteRéponse directe

    Qui a choisi Éric Dupond-Moretti ?

  • 21:09OuverteRéponse directe

    Pourquoi il est attaqué ?

  • 22:52FerméeRéponse directe

    Vous augmenterez le budget de la justice ?

  • 23:37OuverteRéponse partielle

    Pensez-vous que certaines femmes regrettent de ne pas être sifflées dans la rue ?

  • 24:29RelanceRéponse partielle

    Que pensez-vous de la nomination de Gérald Darmanin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:48Invité politiqueChiffre
    « Les 7,5 milliards d'euros promis ne permettent toujours pas d'atteindre les 300 euros d'augmentation par mois réclamés par les personnels hospitaliers. »
  • 3:32Invité politiqueChiffre
    « Une centaine de milliards d'euros pour sauver les petites, moyennes et grandes entreprises de la faillite. »
  • 3:51PrésentateurChiffre
    « Le recul du produit intérieur brut en France atteindrait 9% en 2020 selon la note de conjoncture publiée ce matin par l'INSEE. »
  • 22:56Invité politiqueFait
    « Le précédent gouvernement a fait voter une loi de programmation, on les a déjà augmentées. »
  • 25:10Invité politiqueFait
    « J'assume totalement cette désignation. »
  • 29:20Invité politiqueFait
    « Un plan de reconfinement est prêt. »
  • 32:57InvitéChiffre
    « 7 milliards et demi d'euros. »
  • 34:12InvitéChiffre
    « 15 000 emplois. »
  • 34:37InvitéFait
    « Les attentes, c'est 300 euros par mois pour le personnel soignant. »
  • 34:50InvitéChiffre
    « On est à 180 euros à peu près aujourd'hui. »
  • 35:05InvitéChiffre
    « 7 milliards et demi. »
  • 40:04InvitéPromesse
    « Exonération de charges pour le premier emploi d'un jeune. »
  • 42:46InvitéPromesse
    « Allongement provisoire de la durée d'indemnisation de chômage. »
  • 43:51InvitéFait
    « 146 des 149 mesures de la Convention citoyenne sur le climat seront reprises. »
  • 46:57InvitéPromesse
    « Prochainement, un jour ou l'autre. »

Temps de parole

  • Invité76 %
  • Présentateur9 %
  • Invité politique4 %
  • Intervenant4 %
  • Intervenant 24 %

0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, mercredi 8 juillet, l'info sur RMC.

0:07
Invité

8h01, merci d'être là, Céline Kalman, une autre présentatrice du journal de 8h. Céline est là pour les dernières informations sur RMC, RMC Découverte. Céline, bonjour.

0:19
Présentateur

Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Jean Castex, invité exceptionnel de BFM TV à RMC et BFM TV, 8h30. Rendez-vous, le Premier ministre va répondre aux questions de Jean-Jacques Bourdin. Il sera ensuite dans l'arène face aux élus à l'Assemblée ce matin au Sénat, cet après-midi. Marche blanche ce soir à Bayonne, en hommage aux chauffeurs de bus violemment agressés dimanche soir. Son épouse réclame justice ce matin sur RMC. Et puis l'épidémie de Covid-19 s'accélère dans le monde. Plus de 3 millions de cas dans les Caraïbes et en Amérique latine, au Brésil. Le président Jair Bolsonaro est positif. Bienvenue sur RMC. C'est ce qu'on appelle un agenda de ministre, de Premier ministre même.

Jean Castex va se frotter aux questions de l'Assemblée. Ce matin à 11h, puis à 15h au Sénat. Mais avant cela, le nouveau chef du gouvernement sera en direct face à Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFM TV. Rendez-vous à 8h30. Conseiller dans l'ombre de Nicolas Sarkozy. Monsieur des confinements, c'est lui. Jean Castex, un chef de gouvernement que les Français découvrent petit à petit depuis sa nomination. Paul Barcelone.

1:22
Intervenant

Jean Castex, impragmatique, abordable, détendu. C'est l'accent qui fait ça, sûrement. Aurélie Gros, la maire du Coudray-Monceau, dans l'Essonne, séduite par le style du nouveau Premier ministre reçu samedi dernier.

1:33
Auditeur

Il est venu dans ma commune, qui est une petite commune, puisque c'est 5000 habitants. Il ne paraît pas être le technocrate sorti de l'ENA. Il paraît plutôt être l'élu local qui s'intéresse à ses administrés.

1:43
Intervenant

Élu local, Jean Castex l'est depuis plus de 12 ans, maire de Prades, dans les Pyrénées-Orientales, où Yves Delcor est son premier adjoint. Jean Castex, il a trois qualités. L'empathie vis-à-vis des gens, la connaissance, il a une mémoire remarquable, et puis surtout, il a le sens de la pédagogie. Mais trop peu écolo, parfois directif et cassant. Jean Castex ne fait pas toujours l'unanimité. François Pic est l'un de ses opposants historiques à Prades. C'est quelqu'un qui a beaucoup d'ambition pour lui-même, non pas pour la planète, mais pour lui-même, et il sera sans doute un bon serviteur de M. Macron.

Alors l'un des défis de Jean Castex sera peut-être de se démarquer d'Emmanuel Macron, comme a su le faire un certain Édouard Philippe avant son départ de Matignon.

2:26
Présentateur

Jérémy Trottin, chef du service politique de RMC, est avec nous. Jérémy, Jean Castex a 600 jours pour faire appliquer sa méthode. Il y a un dossier qu'il faut vite boucler, c'est celui de la revalorisation des soignants. Le Premier ministre s'en est emparé dès hier soir, en passant une tête aux négociations.

2:42
Invité politique

Oui, mais le nouveau montant proposé hier par le Premier ministre est encore jugé insuffisant. Les 7,5 milliards d'euros promis ne permettent toujours pas d'atteindre les 300 euros d'augmentation par mois réclamés par les personnels hospitaliers. Jean Castex n'a plus que quelques jours désormais pour boucler ses négociations et faire de ce Ségur de la Santé une première victoire indispensable à sa crédibilité. Autre dossier sur le bureau du Premier ministre et qui fait son retour, la très sensible réforme des retraites. Les partenaires sociaux ne veulent plus en entendre parler après la crise du coronavirus.

L'ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy va devoir trouver les bons arguments pour faire revenir l'ensemble des syndicats à la table des négociations. Et d'ici la fin de l'été, le nouveau Premier ministre devra aussi dévoiler son plan de relance, très attendu par les secteurs économiques pour sortir de la crise. Une centaine de milliards d'euros pour sauver les petites, moyennes et grandes entreprises de la faillite, construire les bases d'un nouveau modèle et tenter de limiter les destructions d'emplois.

3:42
Invité

Ce sont cette année 900 000 Français supplémentaires qui pourraient se retrouver au chômage.

3:48
Présentateur

Merci Jérémy. Les perspectives de production se redressent très nettement. Le recul du produit intérieur brut en France atteindrait 9% en 2020 selon la note de conjoncture publiée ce matin par l'INSEE. Le gouvernement en table sur un effondrement de 11%. La Banque de France de 10%. Jean Castex qui a choisi en connaissance de cause de nommer Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur. Une décision qui ulcère les associations féministes. Gérald Darmanin, premier flic de France, visé par une enquête pour viol. Blandine, qui manifestait hier soir à Lille, ne comprend pas cette nomination. On se sent pas écouté, pas compris, on se sent vraiment dégoûté. Le gouvernement avait promis l'exemple.

Pour moi, l'une des choses qu'un gouvernement doit avoir, c'est la probité, c'est les valeurs. Et une telle accusation, surtout si la justice rouvre le dossier, en fait, quelqu'un qu'on ne peut pas dire qu'il n'a pas violé ne peut pas être premier flic de France. Et hier, le nouveau porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a eu du mal à trouver les mots. Très hésitant, il a conclu en affirmant que le ministre de l'Intérieur doit pouvoir bénéficier de la présomption d'innocence. RMC, 8h06, le témoignage déchirant à présent ce matin sur RMC de l'épouse de Philippe Monguillot, le conducteur de bus. Violemment agressé dimanche soir à Bayonne, il est en état de mort cérébrale.

Véronique, 52 ans, réclame justice pour son mari, avec qui elle a eu trois filles.

5:05
Auditeur

J'ai mes trois filles, elles sont là, elles sont avec moi, mais vous savez, il nous manque l'essentiel, il nous manque notre oxygène. Mon mari, vous voyez, je vais l'accompagner jusqu'au bout, le mieux que je puisse faire. Mais je voudrais que la justice m'entende, je voudrais que la justice comprenne tout ce que je peux ressentir. Et qu'à Tunis, c'est l'âge, vraiment au maximum, ce qu'il mérite en l'honneur de Philippe.

5:30
Présentateur

Le parquet de Bayonne demande la mise en examen de quatre personnes. Leur placement en détention, une marche blanche est prévue ce soir à 19h30 depuis le lieu de l'agression jusqu'à l'hôpital de la ville. Un appel à témoins après l'enlèvement de deux enfants par leur père hier matin à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Une petite fille, un petit garçon de 6 et 7 ans, enlevée vers 5h du matin chez leur grand-mère maternelle. La préfecture recommande de ne pas intervenir car le suspect est susceptible d'être dangereux. Il pourrait quitter la France direction la Belgique, l'Allemagne ou l'Algérie. La pandémie est loin de faiblir.

Plus de 3 millions de cas de Covid-19 recensés en Amérique latine et aux Caraïbes depuis le début de l'épidémie, dont la moitié au Brésil. Jair Bolsonaro, le président, vient lui-même d'être testé positif. Nicolas Repert.

6:16
Intervenant

Devant les journalistes, le président brésilien recule de quelques pas et enlève son masque.

6:20
Invité politique

Vous voyez mon visage ? Je vais bien, tranquille, Dieu merci. Longtemps sceptique sur la gravité du virus, Jair Bolsonaro a confirmé avoir été testé positif. J'ai eu de la fièvre et des douleurs, donc on a décidé de me tester. Avec ces symptômes, mon équipe médicale a décidé de me prescrire de l'hydroxychloroquine. Et je dois avouer que je vais beaucoup mieux. J'en ai repris et je vais parfaitement bien.

6:41
Intervenant

Sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, Julio n'est pas surpris que son président, comme plus d'un million six cent mille Brésiliens, ait été contaminé.

6:48
Invité politique

Bolsonaro disait qu'il ne l'attraperait pas et finalement, il l'a eu. Ce n'est pas juste une petite grippe, comme il disait. Donc maintenant, on a la preuve qu'il se trompait.

6:57
Invité

Ces derniers mois, Jair Bolsonaro n'a pas arrêté les bains de foule sans masque. Une attitude que regarde Diogo, vendeur de rue à Sao Paulo. Tout le monde peut l'attraper, il n'y a aucun doute là-dessus. Donc on doit faire attention. Le président s'est mis en danger et on voit le résultat.

7:12
Intervenant

Les responsables de l'OMS ont souhaité hier un rapide et bon rétablissement au président, rappelant que personne n'est à l'abri de l'épidémie.

7:19
Présentateur

Les Etats-Unis, pays le plus touché par la pandémie, continuent de battre des records de contamination. 60 000 nouveaux cas pour la seule journée d'hier. L'OMS privait de 400 à 500 millions de dollars après la décision de Donald Trump de quitter l'Organisation Mondiale de la Santé. D'ailleurs, dans la foulée, son rival Joe Biden a assuré qu'il annulerait cette décision s'il était élu le 3 novembre prochain. La boule au ventre pour les terminales qui passent les euros de rattrapage. À partir d'aujourd'hui, 91,5% de taux de réussite cette année au bac. Un record et après, y aura-t-il de la place pour tout le monde ? Pas évident, Thomas Chupin.

7:53
Intervenant

Alors, les résultats sont exceptionnels, mais ce n'est pas un bac au rabais pour les enseignants. Jean-Rémi Girard est le président du syndicat national des lycées et collèges.

8:00
Invité politique

Ce bac, il a du sens dans l'idée qu'on était dans une situation absolument unique et qu'il fallait trouver une solution. On a trouvé celle du contrôle continu. On voit bien qu'en temps normal, c'est probablement pas la bonne parce que l'on voit que ça crée quand même des bizarreries.

8:14
Intervenant

Plus de 90% d'admis avant rattrapage, avec certains qui avaient 7 ou 8 de moyenne. Pour Michel Fize, sociologue spécialiste de l'éducation, ça n'a aucun sens.

8:21
Invité

Quand un examen arrive à des taux qui frôlent les 100%, il n'a plus de valeur d'examen. Et ce n'est pas grandir la jeunesse parce que la vie est faite d'examens. On ne peut pas laisser penser que dès qu'on se rend mieux du travail, vous aurez une carrière sans effort.

8:37
Intervenant

Ils seront donc bien plus nombreux à venir garnir les bancs de l'université à la rentrée prochaine. Et c'est ce qui inquiète Gilles Roussel de la conférence des présidents d'université. Entre juillet et septembre, il est très difficile de créer des places, trouver des enseignants, trouver des locaux. On est arrivé probablement à la limite du système. Et il faut rajouter une crainte, le taux d'échec à l'université l'an prochain. Alors qu'ils seront de nombreux bacheliers débarqués sans être réellement prêts.

9:00
Présentateur

L'antiracisme au cœur du film Tout Simplement Noir qui sort aujourd'hui. Une comédie signée Jean-Pascal Zadil s'est offert pour son premier film. Le rôle principal est un casting de star. Florian Chevalet.

9:12
Invité

Alors vous le reconnaissez ? Ouais, oui, c'est JP. JP, 1m93, né dans le 93. Une peau noire, des dents énormes tordues, mais un sourire très généreux. C'est pas un noir ça. Je suis loin de l'Afrique, vous me ramenez mon treuil. JP, acteur au succès encore très mitigé, a l'idée d'organiser une marche à Paris pour réunir des hommes noirs

9:28
Invité politique

et dénoncer le racisme dont ils sont victimes. C'est pas mal, c'est une initiative de dingue. Derrière JP, l'acteur Jean-Pascal Zadil, c'est lui qui a eu l'idée du titre du film Tout Simplement Noir.

9:37
Intervenant

On s'était rendu compte aussi que parfois quand on discute avec des gens, ils ont du mal à dire le mot noir. Parce que pour eux, ça fait référence à des choses négatives.

9:45
Invité

Les blancs sont interdits à ta main. Ils sont pas interdits, mais c'est pas conseillé. Le film réunit tous les ingrédients de la comédie à succès, une grosse campagne de promotion et un sens du timing. Prévu initialement pendant le confinement, la sortie tombe finalement en plein mouvement de contestation contre le racisme.

9:59
Invité politique

J'ai l'impression que quoi qu'ils veuillent les gens,

10:02
Intervenant

Nadine Morano et compagnie et consorts, tous ces gens-là, qu'ils soient d'accord ou pas, la société française va changer.

10:08
Invité

Autre atout majeur, Joe Estar, Fabrice Eboué, Claudia Taqbo, le chanteur soprano, le casting est XXL. C'est ça ! Voilà, ça sort aujourd'hui. Ça sort aujourd'hui, Jean Castex sera avec nous tout à l'heure. Rien à voir, hein ? Non. Rien à voir, d'accord. Jean Castex sera avec nous tout à l'heure, 8h30, 9h, le nouveau Premier ministre. Je lui parlerai, parce qu'on a oublié déjà, qu'il pilotait le déconfinement. Jean Castex, c'est vrai. Mais il faut dire qu'il était très discret pendant le déconfinement. Et nous allons parler du coronavirus avec le docteur Robert Sebag, qui est infectiologue attaché au service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Docteur Sebag, bonjour. Bonjour, Edouard. Alors, à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, est-ce que vous recevez toujours des malades du coronavirus ? Oui. Oui. Nous avons de nouveaux cas. Vous avez de nouveaux cas ? On a de nouveaux cas, bon, pas comme à la fois l'époque du mois de mars et du mois d'avril. Il y a, vous savez que les vols ont été réouverts. Oui. Et on a certaines personnes qui arrivent de certains pays, en particulier du Maghreb, pas simplement à Paris. Enfin, à Paris, à la Pitié-Salpêtrière, à Saint-Antoine, à Marseille, à Lyon. Il y a quelques cas quand même positifs. Et notre inquiétude, si vous voulez, c'est qu'est-ce qu'on fait à l'arrivée dans les aéroports ?

Quelles sont les méthodes de contrôle ? On n'a pas beaucoup de vision. Il n'y a rien. Les méthodes de contrôle, il n'y a rien. Vous avez répondu. Peut-être que vous posez la question au Premier ministre tout à l'heure. Je suis aussi inquiet parce qu'apparemment, les vols sur la Chine vont reprendre. Oui. Dans les deux sens. Oui. Alors, plutôt dans le sens Chine-France, qu'est-ce qu'on va faire exactement ? Parce qu'on sait que ce virus circule toujours. Alors, c'est vrai qu'il y a des pays qui sont interdits. Les États-Unis, en particulier... Mais ça, c'est bien de les garder interdits ? Oui, pardon ? C'est bien de les garder interdits ? Ça dépend si on fait...

Si on contrôlait tout le monde, on pourrait à la rigueur être beaucoup plus. Mais si on ne contrôle pas... Oui, mais comment faire ? Quand vous avez des millions de personnes... Et puis, on va revenir quand même sur cette étude Santé publique France. Oui. Ce qui montre quand même que les asymptomatiques jouent un rôle extrêmement important dans la contamination. Alors, justement... Asymptomatiques et pré-symptomatiques. Il faut peut-être expliquer... Oui. Alors, expliquez-nous, expliquez-nous. Essayons de comprendre. Asymptomatiques, ça veut dire que vous avez le virus, mais vous n'avez aucun symptôme. Pas de problème de goût, pas de problème de rhinite, pas de problème respiratoire.

Et puis, les pré-symptomatiques, ce sont des gens qui, effectivement, n'ont rien, mais pendant 2-3 jours, avant que les premiers symptômes apparaissent. D'accord. Donc, il y a eu un certain nombre d'études qui ont été faites. On a regardé un petit peu ce qui se passait en Italie, en Islande, le diamant de princesse. Et on a vu que les asymptomatiques pures, c'était autour de 25%. Et que ces gens excrétaient aussi du virus. 25% de quoi ? De tous les cas, si vous voulez. De tous les cas, oui, d'accord. Voilà, qui n'ont aucun symptôme. Oui. Peut-être vous, peut-être moi. Oui. Non, pas moi, parce que j'ai un test. J'ai passé un test sérologique. Confidentialité.

Et que je n'ai jamais été en contact avec le virus. Tant mieux. Tant mieux. Ben oui, non, mais oui. En fait, tant mieux ou tant pis. Oui, tant mieux ou tant pis. Oui, oui, ça c'est sûr. Et puis, vous avez dans ce qui est quand même extrêmement important. Parce que ça remet en cause, si vous voulez, la stratégie de lutte que nous avons aujourd'hui. Oui. C'est-à-dire qu'on sait que pendant 2-3 jours, avant que les premiers symptômes apparaissent, l'atout, l'éternuement, l'arinite, le goût, l'odorat, vous êtes contagieux et vous transmettez alors que vous ne ressentez absolument rien. Donc, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on fait ? Aujourd'hui, on dit, dès que vous avez un symptôme, on vous teste.

Et on va regarder les personnes contact. Mais il y a plein de trous dans la raquette. Parce qu'il y a tous ces gens qui jouent. Mais on ne peut pas tester toute la population. Alors, écoutez, on a un potentiel de 700 000 tests par semaine. On utilise peut-être un peu moins que la moitié. Oui, 300 000, 300 000. Voilà, un peu moins que la moitié ou la moitié. Non, mais 300 000. C'est ça, quand tu as vinais.

13:48
Invité politique

Jérôme Salomon, ce matin, dans une interview...

13:50
Invité

Je pense qu'il faut généraliser. Alors, il y a eu... M. Véran a dit que pendant 1,5 million de personnes dans la région parisienne vont recevoir une lettre de la Caisse d'assurance maladie leur disant « Vous pouvez aller vous faire tester. » Mais c'est sur la base du volontariat. Il faut qu'on sache exactement les virus. On sait qu'ils circulent. On a 5 à 600 nouveaux cas par jour. Alors, ce n'est pas des cas graves. C'est plutôt des personnes jeunes. Parce que c'est vrai que les personnes... Mais on a des clusters aujourd'hui. On maîtrise l'épidémie. On les maîtrise. Vous les maîtrisez quand vous avez 30, 40 personnes. Qu'est-ce qui s'est passé en Allemagne ?

1 500 personnes dans cet abattoir. Au nord de l'Allemagne, 1 500 personnes rechercher les contacts, ce n'est pas possible. Qu'est-ce qu'on fait ? On confine. Et on a confiné deux comptants, donc 600 000 personnes. Oui. Attendez, qu'est-ce qu'on voit ? Moi, j'aimerais... Enfin, on aimerait tous se tromper. Qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ? L'Australie, 5 millions. On reconfine à Melbourne. Ils ont peur. On est dans l'hémisphère sud. C'est l'hiver. Le Chili, la courbe est très ascendante. On est dans l'hémisphère sud. C'est l'hiver. La ville du Cap en Afrique du Sud. Au sud, hémisphère sud. C'est l'hiver. Donc, on se dit... Attendez, est-ce qu'on a un phénomène grippal, saisonnalité ?

Là, il fait chaud. On est en plein air. Ça va. Mais qu'est-ce qui va se passer en octobre-novembre ? Il peut revenir. Il n'est pas mort. Il circule toujours. On est... Regardez... Enfin, bon... Mais oui, mais qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? Si ce n'est attendre. Franchement, docteur Cébac, on ne va pas reconfiner la population aujourd'hui. On a aujourd'hui les moyens que nous n'avions pas. On peut avoir un confinement ciblé. Attendez, les Espagnols ne sont pas plus stupides. Quand on confine 200 000 personnes en Catalogne et en Galice, à Leicester, en Grande-Bretagne, 600 000 personnes, le Portugal. Le Portugal, si vous vous souvenez, on le mettait en exemple du pays en termes de mort.

Le Portugal, aujourd'hui, en confine 700 000 personnes. Enfin, en confine. Semi-confinement, j'étais à Lisbonne ce week-end. C'est un semi-confinement. C'est des quartiers. Avec beaucoup d'immigrés. Il faut aussi le signaler. Mais il faut tester davantage. Il faut qu'on sache où on en est aujourd'hui. Parce que ce virus, il est invisible. Il n'est visible qu'à travers les personnes. Et il est de plus en plus invisible chez les personnes asymptomatiques ou pré-symptomatiques. Et cette étude, elle est extrêmement intéressante. Parce que je pense qu'il faut peut-être modifier la stratégie. Vous savez, le port du masque. Aujourd'hui, on dit surtout les personnes infectées.

Mais c'est tout le monde. On était plusieurs à dire, dans un premier temps, le port du masque obligatoire, même dans l'espace public. Moi, je suis impressionné par le relâchement. J'aimerais, on a l'impression que c'est fini. Vous allez dans les restaurants, un peu partout, on a l'impression que c'est fini. Malheureusement, je pense que ce n'est pas fini. Bien. Merci, Robert Sébac, d'être venu nous voir. Merci à vous. Olivier Véran, le ministre de la Santé, sera mon invité vendredi. Dernier invité de la saison. Vendredi, Olivier Véran. Et je lui parlerai, évidemment, abondamment du coronavirus. Vendredi, il est quelle heure ? 8h18, à tout de suite.

16:44
Présentateur

RMC. RMC, 6h-9h.

16:48
Invité

Vos d'indirect. Bien. Jean Castex, dans un instant. En attendant, Frédéric Simotel. Bonjour, Frédéric. Bonjour, Jean-Jacques. Frédéric, vous nous parlez de la 5G. Il y a un truc qui m'exasperait avec la 5G, parce qu'on parle beaucoup de la 5G, mais pendant ce temps-là, il y a des Français qui n'arrivent pas à voir Internet. Ils en sont loin de la 5G. avec l'inégalité des territoires, sur le territoire, qui est inadmissible. Bon, alors, polémique autour du constructeur chinois, Huawei. Huawei, oui. Huawei, bon, d'accord. Que se passe-t-il avec Huawei ?

17:19
Intervenant

Il y a beaucoup de polémique. Alors, la première chose de la 5G, il faut quand même rappeler que, oui, effectivement, ça manque de 4G, ça manque même de 3G, dans certains endroits. Mais la 5G, ça va nous permettre plusieurs choses. Il y a du haut débit mobile. Pour le citoyen, ça va être quoi ? Le citoyen, ça va être la formation à distance. Pour certains citoyens. Pour certains citoyens. Oui, oui. Ça va être de l'accès à des services de santé.

17:38
Invité

Ça va être de la sécurité. Pour les entreprises, c'est dans la logistique, les immeubles intelligents, les villes intelligentes. Il y a beaucoup de choses. Mais l'innovation est utile.

17:45
Intervenant

Et ça consomme moins d'énergie. Les antennes n'ont pas besoin de petites climatisation. Enfin, voilà. Ça a pas mal d'avantages. Et alors, par rapport à Huawei, qu'est-ce qui se passe ?

17:53
Invité

Oui, la souveraineté française. Voilà.

17:54
Intervenant

Mais justement, c'est là où ça se joue. Parce qu'aujourd'hui, vous avez 3 fournisseurs de technologies. Il y en a un qui s'appelle Huawei et il y a deux Européens qui s'appellent Nokia Ericsson. Huawei a beaucoup d'avance. Et du coup, il y a des opérateurs qui ont choisi Huawei. Et aujourd'hui, parce qu'on craint l'espionnage, parce qu'on craint qu'un jour, s'il y a un conflit, hop, ils coupent un peu tous les réseaux depuis la Chine, eh bien, les autorités françaises ont décidé qu'il fallait restreindre l'utilisation des équipements Huawei.

Du coup, on a deux opérateurs, un qu'on connaît bien ici, SFR, et un autre, Bouygues, qui disent, attendez, on a déjà commencé à déployer de la 2G, 3G, 4G, et de la 5G avec du Huawei. Qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que vous allez nous indemniser si vous nous interdisez tout ça ? Donc, on est vraiment

18:37
Invité

dans ce débat-là. Mais il y a des concurrents européens.

18:41
Intervenant

Il y a des concurrents européens, mais qui sont moins bons. Nokia Ericsson. Qui sont moins bons, qui ont une qualité de service moins bonne, qui sont tout aussi chers, c'est le prix. Mais voilà, il y a un vrai souci. Et puis, la qualité, lorsqu'on discute avec tous ces experts, la qualité des Chineaux, c'est aussi d'être très présents. Ils ont des ingénieurs qui viennent très vite. Et alors, dernière chose, le gouvernement de Pékin s'en est mêlé et a dit, attention, si vous continuez à ne pas être dans un équilibre là, nous, on va aussi prendre des rétorsions en Chine sur les entreprises Airbus, EDF, Orano, qui est en train de négocier sur le traitement des déchets nucléaires.

Donc, le gouvernement chinois est en train

19:16
Invité

de s'en mêler. Donc, ça commence un peu à monter en régime. Merci beaucoup. 8h25, merci Frédéric. Merci de nous avoir évidemment. Et je suis dans quelques minutes avec le nouveau Premier ministre, Jean Castex, qui sera avec nous, qui va répondre à toutes mes questions sur RMC et BFM TV. 8h25.

19:38
Présentateur

RMC, Bourdin Direct,

19:39
Invité

Jean-Jacques Bourdin. Notre invité ce matin, Jean Castex, nouveau Premier ministre, bonjour. Bonjour. Merci, Monsieur le Premier ministre, d'être avec nous. Jean Castex, pardon d'être familier. Je vais commencer, je suis un peu familier avec vous. Il paraît que vous êtes un croque-mémé. C'est vrai ? Un croque-mémé ? Non, c'est un surnom qu'on vous donne. Et qu'est-ce que c'est qu'un croque-mémé ? Vous avez la réputation d'être un câlineur d'anciens à Prades. Et pareil que lorsque vous êtes en campagne électorale, vous prenez tout le monde dans vos bras. C'est vrai ou pas ? Je suis un maire. Vous êtes un maire. Un maire, ça aime. Oui. Les mémés comme les autres. Voilà.

Allons droit dans l'embut. Vous avez compris. Dans l'embut. Marquez un essai. Oui, marquez un essai parce que vous êtes passionné d'Horilby. Dans votre gouvernement, l'avocat Éric Dupond-Moretti est garde des Sceaux. Qui l'a choisi ? Emmanuel Macron ou vous ? Le Premier ministre propose. Le Président de la République dispose. C'est vous qui l'avez proposé ? C'est un choix commun. C'est vous qui l'avez proposé ? C'est le Président de la République qui a eu l'idée. Je l'ai reçu. Et j'ai fait cette proposition parce que c'est un homme qui m'est apparu formidable. Formidable. Oui. Vous voulez le défendre. Je sens que vous voulez le défendre. C'est vrai ? Pourquoi il est attaqué ?

Dans tous les cas... Allez-y. On peut en dire un petit mot. Allez-y. Quel est le sujet, en fait ? Oui. Quel est le sujet quand on choisit un ministre ? On se dit on va faire un coup au médiatique. Maître Dupond-Moretti. En réalité, vous voyez ? L'objectif de ce gouvernement à la matière c'est que le service public de la justice marche mieux. Vous voyez ? Je suis allé une de mes premières sorties dans un commissariat en Sainte-Saint-Denis. Et figurez-vous que j'ai entendu la même chose que ce que je vis depuis 12 ans comme maire de Prades. À Prades, dans les Pénées-Orientales, on est dans une zone de gendarmerie. C'est-à-dire, qu'est-ce qui se passe ?

Il y a beaucoup de faits pour lesquels les gens sont interpellés. Les services de police de gendarmerie font leur travail et la réponse judiciaire, comme on dit, ne suit pas, s'installe. Concrètement, dans la vie des gens, un sentiment d'impunité. Les victimes ne peuvent plus le supporter. Alors, ça on dit c'est la faute de la justice. Non, c'est la faute de l'État. C'est la faute de l'État qui depuis des années n'a pas donné à l'autorité judiciaire les moyens de son fonctionnement. On dit, vous êtes un homme qui défend le Réalier. Attendez, je termine, Jean. Allez. Il faut donner les moyens de fonctionner en proximité, au plus près des gens, à la justice.

Et, je n'ai pas, nous n'avons pas nommé un garde des Sceaux haut en couleur, solide, costaud, pour s'en prendre au magistrat. C'est classique qu'un grand avocat soit garde des Sceaux. On l'a nommé pour défendre la justice, pour porter les couleurs de la justice au sein de l'appareil d'État et lui redonner ses moyens. Donc, vous lui donnerez les moyens de défendre la justice ? Oui. Vous augmenterez le budget de la justice ? Oui, Monsieur. Le précédent gouvernement a fait voter une loi de programmation, on les a déjà augmentées. Eh bien, nous allons accroître cet effort.

C'est-à-dire, l'État, puisque vous commencez par la justice, l'État régalien, comme on dit, où il y a la police, il y a les forces de sécurité, mais il y a la justice, c'est en tout. On doit une plus grande reconnaissance à la justice. La justice ne marche pas parce que l'État l'a mal considéré. Et mettre un homme comme Dupond-Moretti à la tête de cela, ça veut dire que la justice va compter. Bien, nouveau gouvernement et déjà première manifestation, vous avez vu ça. des cibles, Éric Dupond-Moretti, Gérald Darmanin. Pensez-vous que certaines femmes regrettent de ne pas être sifflées dans la rue ?

Alors écoutez, je veux dire, on ne se connaît pas, les Françaises et Françaises ne me connaissent pas, mais je peux vous dire, M. Bourdin, que pour des raisons politiques et aussi personnelles, tout ce qui touche aux violences, on m'en dit, intraconjugales, aux questions de viol, me sont particulièrement, particulièrement chers. Je peux vous le dire. Et je peux aussi vous dire, je peux aussi vous dire, que si dans mon âme et conscience, ayant regardé le sujet, j'avais eu le moindre doute, la moindre interrogation, en particulier, vous y faites allusion sur la nomination du ministre de l'Intérieur. Oui, que vous avez voulu, nomination.

Que j'ai voulu, que j'ai voulu, que j'ai voulu, c'est pareil. On a l'impression que tout ça, mais attendez, on va nettoyer ça, comment on dit. Nettoyons, nettoyons. La composition d'un gouvernement, enfin je n'ai pas de grande expérience, c'est la première fois que je la fais. C'est un travail bilatéral permanent. Je veux même vous le dire, vous le dire, je croyais, raivement, je sais ce que c'est qu'un président de la République, un premier ministre sur la cinquième République depuis le général de Gaulle, que je serais presque beaucoup moins associé à cet exercice, pour vous dire la vérité. Ça n'a pas été le cas.

Et donc, pour revenir à Gérald Darmanin, oui, vraiment, j'assume totalement cette désignation. Il a le droit, comme tout le monde à la présomption historique, laisser faire. Donc la plainte pour viol n'est pas un obstacle, on est d'accord. pourquoi ? Ce n'est pas un obstacle. D'abord, parce que, vous le savez, il y a déjà eu, sur ces mêmes faits, des actes d'instruction qui ont été clairement des actes de rejet, et d'autre part, parce que, M. Darmanin bénéficie complètement de la présomption d'innocence. Voilà. Mais je vous le répète, c'est un sujet parmi bien d'autres, avec lesquels je ne transige pas, M. Bourdin. Bien.

Jean Castex, votre gouvernement sera complété par des secrétaires d'État. Oui. Quand connaîtrons les noms ? Connaîtrons-nous les noms ? La semaine prochaine. La semaine prochaine. Est-ce que François Bayrou sera nommé au commissaire au plan ? Je ne le sais pas, M. Bourdin. En revanche, oui, non, non, écoutez-moi. Vrai ? Vrai. Vrai ? Vrai. En revanche, oui, on m'a présenté, quand je suis arrivé comme gaulliste social. Oui. Je pense, au-delà des personnes, pardonnez-moi, qu'il faut rééclairer l'action publique d'une vision de long terme. Alors, le mot plan avait un peu disparu du vocabulaire parce que ça rappelle un peu, d'accord ? Il faut recréer des outils de prospective.

Donc, il y aura un commissaire au plan. Oui, je le souhaite. Oui. Et qui sera François Bayrou ? Nous verrons bien. Ce serait un bon candidat, un bon choix ? Pourquoi pas ? C'est comme ça qu'on répond à Prades quand on ne veut pas répondre ? Non, quand on ne sait pas, on dit quand on ne sait pas. Bon. Votre ami, l'historien Camille Pascal était à votre place hier. Je ne sais pas si vous avez regardé, vous n'avez pas le temps. On m'a dit ça. On m'a dit ça. On vous a dit ça. Vous savez ce qu'il disait hier, je le cite, Sarkozy et Macron ont en commun une chose, la volonté d'effacer le mandat de François Hollande. Réellement ? Il faut que vous leur posiez la question.

Vous me faites commenter des propos d'un tiers sur des personnes... Non, je vous dis ça parce que beaucoup ont parlé de vos liens avec Nicolas Sarkozy. Vous l'avez appelé. Avant votre nomination ? M. Bourdin. M. Bourdin. J'ai été un collaborateur du président Sarkozy. Fier de l'être. Il m'a donné l'occasion de servir mon pays. D'ailleurs, dans la crise de 2008 et les conséquences qui ont suivi. Et je ne me renierai pas. Aujourd'hui, on est dans un temps nouveau. Aujourd'hui, je suis premier ministre, c'est-à-dire engagé dans l'action publique. Et je suis, pardonnez-moi de vous le dire, par rapport au sous-entendu de votre question. Non. Ce que je... Non, ce n'est pas votre style, c'est vrai.

Non. J'aime bien les questions directes. Oui, vous savez toujours aussi. Vous allez dans l'embut. Mais vous aussi. Vous aussi. Absolument. Je suis d'abord, sachez-le, on ne se connaît pas, un homme libre. Oui. Un homme libre. Je sais ce que je dois à tel ou tel. Je sais les expériences qui m'ont permis d'accumuler. Mais aujourd'hui, je suis devant vous. Premier ministre du Président Macron dans un gouvernement d'unité et de cohésion avec une seule préoccupation, une seule. L'action ? L'action, la crise qui arrive. Bon, on va en parler de l'action. Le déconfinement en France, juste, vous avez conduit ce déconfinement en France.

Il y a des inquiétudes toujours dans notre pays sur ce coronavirus. Jusqu'au 10 novembre, est-ce qu'on peut imaginer que jusqu'au 10 novembre, pour le port du masque soit obligatoire dans les transports publics ? Alors, d'abord, vous avez bien voulu rappeler que j'ai proposé au gouvernement d'Édouard Philippe, à l'époque, les axes du déconfinement. Oui, tout à fait. Il a toujours été dit, prévu et envisagé, qu'il convenait de se préparer à une deuxième vague de l'épidémie. Donc, un plan de reconfinement est prêt ? Alors, oui, monsieur. Sauf que, évidemment, on ne va pas faire un éventuel reconfinement comme nous avions fait celui du mois de mars.

Parce qu'on a d'abord appris, parce que les constatations que j'avais faites ont montré qu'un reconfinement ou un confinement absolu a des conséquences terribles, humaines, économiques. Donc, nous allons cibler. Mais, heureusement, monsieur Bourdin, que nous nous y préparons. C'est le rôle de l'État de se préparer, d'anticiper. Le coronavirus est toujours là. Je vais dimanche en Guyane. En Guyane, vous l'avez vu, ça se passe mal. Oui. Bon, donc, il faut quand même, je dis, il y aurait le même problème dans les pionnières orientales. On y serait. Je vais en Guyane, dimanche.

Donc, j'ai bien, dans le sens de la mission qui m'a été confiée, la volonté de préparer la France à une éventuelle deuxième vague, mais surtout, en préservant, dans cette hypothèse, le plus possible, la vie, la vie économique, la vie sociale. Parce qu'on ne supporterait pas, économiquement et socialement, un reconfinement absolu et généralisé. comme nous l'avons vécu. Comme nous l'avons vécu. Une information judiciaire à propos de la crise sanitaire, une information judiciaire a été ouverte contre Édouard Philippe, Agnès Buzyn, Olivier Véran. Est-ce que les accusations sont injustes à vos yeux ?

Alors, comment dire, une information judiciaire a été ouverte, je ne l'ai pas, et vous le savez, le droit de la commenter. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que, par exemple, mon précesseur ou les autres, j'ai été à leur côté quotidiennement pour gérer le déconfinement. J'ai vu leur sens et responsabilité, leur implication, leur engagement. Et donc, oui, je vous réponds très clairement qu'ils perçoivent cela comme une injustice, comme une injustice, au sens moral et humain du terme. Je peux parfaitement le comprendre et je m'y associe. Jean Castex, je ne suis pas un exécutant. C'est ce que vous avez dit dimanche, non, c'était vendredi soir, sur TF1.

Vous n'êtes pas non plus un collaborateur. Bon, là aussi, vous êtes, non, mais, M. Bourdain, ou les gens qui nous écoutent, d'abord, je ne sais pas si ces mots les passionnent. Ces mots disent, si, si, si, si, ils disent quoi ? Ils disent quoi ? Ils disent que le président... Ils disent tout de votre rôle auprès d'Emmanuel Macron, justement. Un, sous la Ve République, le président d'un République a un rôle prééminent, que ce soit le général de Gaulle, François Mitterrand, ou Nicolas Sarkozy. Bon, avec des styles différents. Le Premier ministre met en œuvre les orientations décidées par celui qui est le dépositaire du suffrage universel. Mais voyez-vous, M.

Bourdain, la mise en œuvre, l'exécution, les réalités, la façon dont tout cela va s'inscrire dans la vie quotidienne des gens. Mais ne le présentez pas comme quelque chose de péjoratif, de secondaire. C'est au contraire. Mais pourquoi vous dites ça, alors ? C'est au contraire un défi majeur. C'est bien là que la politique a pêché pendant des années dans la mise en œuvre concrète sur le terrain, dans la vie quotidienne des gens. Vous voulez qu'on soit dans le concret ? On y va, le Ségur de la Santé. Ça fait 30 ans que j'y suis. Moi aussi, à le Ségur de la Santé. Hier soir, vous êtes arrivé. Il y a des négociations évidemment autour de ce Ségur. Vous avez fait une proposition.

7 milliards et demi d'euros. On est d'accord. Est-ce que vous irez plus loin ? D'abord, un petit mot, un petit mot. Juste un petit mot. Quand va se terminer cette négociation ? Je l'espère cette semaine. Je l'espère cette semaine. Vous l'espérez cette semaine. Donc ce n'est pas sûr. Demain, ce n'est pas sûr. Monsieur, je suis devant vous et devant les Français un homme de dialogue. Toute ma vie a été marquée par la nécessité d'incarner le dialogue. Pas simplement pour le plaisir de discuter. On est la France, on adore se discuter. Parce que je pense foncièrement que c'est un gage d'efficacité. On revient à l'efficacité. Le Ségur de la Santé n'a pas été lancé par moi.

Le Ségur de la Santé est une impérieuse nécessité. Donc j'arrive, j'ai simplement demandé, écoutez-moi bien, pourquoi j'ai mis une enveloppe de plus sur la table ? Pas pour être démago. Et leur dire, voilà. Non, parce que j'ai voulu qu'aux questions salariales, à la juste reconnaissance des professionnels de santé qui ont été formidables dans les mois passés et qui continuent de l'être, on ajoute une dimension emploi. Je crois foncièrement que l'hôpital a besoin bien sûr de professionnels mieux reconnus mais a besoin de bras. 15 000 emplois ? Écoutez, la négociation est en cours. Laissons les faire. Ce n'est pas moi qui l'amène quand même. C'est le ministre de la Santé.

Il y a ma d'avisées du côté gouvernement, Jean Castex. Oui, mais, mais, laissez-les travailler. Je ne vais pas m'immiscer dans une négociation. Ça, je comprends. Et je pense que le résultat sera à la hauteur des attentes. Les attentes, c'est 300 euros par mois pour le personnel soignant. Est-ce que vous pourriez aller jusque-là ? Est-ce que l'État fera cet effort ? L'État fait un effort On est à 180 euros à peu près aujourd'hui. M. Bourdin. L'État fait un effort considérable. J'ai été, M. Bourdin, directeur des hôpitaux. Quand on avait un mandat de 500 millions, c'était le Pérou. 7 milliards et demi. Oui. 7 milliards et demi. Il n'y a pas plus fort... Quoi qu'il en coûte.

Vous vous souvenez, peut-être ? Oui. Mieux que moi encore, parce que vous êtes plus avisé que moi des choses publiques. Quoi qu'il en coûte. Qui disait cela ? C'était le président de la République. Quoi qu'il en coûte. Donc, 7 milliards et demi. Pourquoi pas 9 milliards comme le demandent les syndicats ? Est-ce que vous allez faire encore un effort ? Est-ce que vous pouvez faire encore un effort ? Je vais vous dire, je pense que sur ces bases, la conclusion aboutira. Parce que l'effort... Mais je viens de faire l'effort, d'accord ? On était parti, il faut le... Vous ne l'avez pas rappelé, M. Bourdin, on était parti de 6. De 6. Et je viens de faire...

On est passé à 6-9 avec le président de la République. Et puis on passe à 7-5. Bon. Mais il y a un moment, je suis aussi le gardien des intérêts de l'État. Derrière, il y a les contribuables. Je suis sûr que les contribuables veulent qu'on fasse... Vous savez que les Français se souviennent du quoi qu'il en coûte. Le quoi qu'il en coûte marque. Il a marqué les esprits, Jean Castex. Alors, la réforme des retraites, puisque nous parlons du temps de l'action, la réforme de retraite est une priorité, on est bien d'accord. Vous la relancez, cette réforme des retraites. Un petit mot sur la méthode. Allez-y. C'est capital dans tout ça. Oui.

Dès cette semaine, j'ai invité l'ensemble des partenaires sociaux à venir me voir. Oui. Nous devrions ensuite nous retrouver tous réunis pour arrêter une méthode et un calendrier. Quels sont les sujets sur la table ? Donc, j'espère que les questions de santé seront à la fin de la présente semaine derrière nous. Il y en a bien d'autres. Oui, bien sûr. Il y a les retraites comme vous l'avez dit. Il y a le plan de relance. Je vais vous en parler. Nous voulons associer les forces vives de la nation à la préparation et à l'exécution du plan de relance. Il y a la dépendance annoncée par le président de la République qui n'était qu'une cause juste. Il y a l'assurance chômage.

Et il y a les retraites. Trois points, rapidement. D'abord, tout cela se fait dans le dialogue et dans la main tendue. Peut-être que d'aucuns ne la saisiront pas, c'est leur liberté. Mais ma responsabilité, ma responsabilité, c'est de rouvrir le dialogue. Premier élément. Deuxième élément, avoir une vision globale des sujets. Avoir une vision globale des sujets. Quand on négocie, quand on concerte, il faut que chacun fasse des efforts et c'est mieux d'avoir une approche large. Troisième sujet, essentiel, essentiel. La crise. Ben oui. La crise. Je veux dire, tous ces sujets, y compris celui des retraites que vous évoquez. Le déficit des régimes de retraite aggravés par la crise.

Donc, nous allons dire sur les retraites, c'est acté, nous allons séparer ce qui est le futur régime universel, plus juste, nécessaire, avec, disons-le, en toile de fond, les régimes spéciaux, le devenir des régimes spéciaux, le fait d'assurer une plus grande égalité de français. C'est un travail de long terme où il faut sans doute rouvrir les concertations. Et puis, nous avons un sujet de plus court terme qui est le financement. Du système actuel, qui est impacté fortement par la crise. et là, sur ce sujet, vous savez, il y avait déjà une conférence de financement. Mais là encore, elle est éclairée d'un jour nouveau par les problèmes suscités par la crise. Donc, on va en discuter.

Donc, allongement de la durée de cotisation ? Monsieur, oui, moi, je ne commence pas un dialogue et une concertation en donnant la solution avant de commencer. Mais il n'y en a pas beaucoup de solutions. Non, vous avez raison, vous savez, je connais. Il n'y en a pas beaucoup. Oui, mais ça ne fait rien. Ça ne fait rien, monsieur. Vous savez, des fois, il faut donner un peu de temps au temps. Vous voyez, j'ai des références partout, monsieur Baudin. Et des fois, perdre un mois, deux mois, c'est en gagner. Donc, je ne peux pas donner à l'avance ce résultat. Alors, quand allez-vous réunir les partenaires sociaux ? Alors, normalement, avant le 20 juillet. Je les vois tous un par un.

Tous un par un et tous ensemble avant le 20 juillet. Avant le 20 juillet, là, vous allez rouvrir les négociations, les discussions. Après ma déclaration de politique générale, il est d'abord normal, mais il faut faire les choses dans l'ordre. C'est vrai. C'est d'abord la représentation nationale qui sera informée les intentions du gouvernement. La relance économique, important. Il y a un point. Entre 700 et 900 000 jeunes vont arriver. Vont arriver sur le marché du travail à l'automne. Il va bien falloir leur trouver du boulot à tous ces jeunes. Il y a une solution. Exonération de charges pour le premier emploi d'un jeune. Ça vous plaît ? C'est une solution ? Oui.

Il y a, vous l'avez dit, 900 000 jeunes qui vont arriver dans un contexte de crise. Il va falloir... Très difficile. Disons quand même avant que dans le même temps vous avez des gens qui risquent de perdre leur emploi. D'accord ? Donc il y a les jeunes. Je vais répondre à votre question. Il y a tout le monde. Mais les jeunes. Et puis ensuite on parlera de ceux qui risquent de... Il y a un fil conducteur. Qu'est-ce qu'on va faire ? Oui. Pour les jeunes et pour les autres. Qu'est-ce que vous allez faire pour les jeunes ? Pour les jeunes et pour les autres. Oui. Pour les jeunes, la situation est particulière puisque comme vous dites, il faut favoriser leur entrée dans l'emploi. Et bien sûr.

Et pour les autres, il faut favoriser soit leur maintien soit plutôt leur reconversion. Monsieur Bourdin, c'est peut-être ma préoccupation majeure. Je vous le dis. C'est pour ça que je vous en parle. Derrière, oui, vous avez raison. Derrière, il y a des gens. Bien sûr. Des gens partout. Vous parliez des mémés. À Prades, moi je connais ces territoires qui sont impactés par des reconversions. Donc, qu'est-ce qu'on va faire ? Oui. Pour les jeunes et pour les autres. Pour les jeunes, effectivement, on va mettre en place des dispositifs qui pourront massivement renforcer leur chance d'entrer dans un emploi. Donc, explodération de charges pour le premier emploi d'un jeune.

Nous allons l'annoncer prochainement. Vous dites oui. Je vous dis que je vais la nommer une mesure. Non, non, mais moi je cherche l'information. C'est mon rôle. C'est votre rôle. Et moi, je suis le maître des horloges. Oui, ça c'est vrai. D'accord ? Ben voilà. Moi je pose des questions. Vous êtes maître des réponses. Exactement. Le maître des horloges est maître des réponses. Tout à fait. Alors, je termine juste. Allez-y. En fait, qu'est-ce qu'il va falloir faire pour éclairer ? Aujourd'hui, moi j'arrive depuis 5 jours, on me pose des principes et puis nous entrerons dans les modalités. L'urgence est de finir, on en a parlé le CQ de la Salle. On va protéger les gens.

Mais surtout, on va essayer d'investir dans la formation, dans la transition écologique, dans la relocalisation industrielle. C'est-à-dire que c'est vrai, tout l'art de cette gestion de la crise qui est là et qui est devant nous, qui est, pardonnez-moi de le dire comme ça, d'essayer d'en profiter pour investir dans le pays, pour investir dans l'avenir et permettre aux gens de retrouver des emplois pas forcément dans où ils étaient, tout en prenant soin de cette phase intermédiaire qui est plus humaine, qui est économique. C'est-à-dire comment ? Ça va être mon obsession de faire en sorte qu'il n'y ait personne au bord du chemin. Et ça, c'est pas facile. Alors, il peut y avoir une idée.

Allongement provisoire de la durée d'indemnisation de chômage. Ça, c'est une idée. Alors, hop, on revient en arrière. Qu'est-ce que je vous ai dit tout à l'heure qui était au cœur des discussions ? Comment voulez-vous ? Alors, comment allez-vous faire sur l'assurance chômage ? La réforme d'assurance chômage que j'approuve, elle a été faite au moment où la France avait l'un des plus faibles taux de chômage en Europe. En tout cas, celui qui avait engrangé la plus forte baisse. Alors, qu'allez-vous faire ? Malheureusement, d'abord, on va sûrement en décaler la mise en œuvre. Vous allez décaler la mise en œuvre ? Oui, vous comprenez bien qu'on ne peut pas...

La politique, dans le bon sens du terme, c'est le sens de l'adaptation. On ne renie pas nos principes. Mais on n'est pas des gens obtus. On regarde ce qui se passe. Et le fil conducteur, je répète, c'est la vie des gens. La vie quotidienne des gens. Donc, on adapte nos outils aux réalités dans leur intérêt. Bien, Jean Castex, l'écologie sera au cœur de mes priorités. Vous l'avez dit, 146 des 149 mesures de la Convention citoyenne sur le climat seront reprises. C'est ce qu'a dit le président de la République. Un projet de loi ? D'abord, là-dessus, une petite anecdote. Jean Castex. On vient de sortir le gouvernement. Oui. Vous avez vu ?

Et nous avons, pour incarner la priorité que vous venez de citer, désigné une femme. Oui. Barbara Pompili, oui. Dont le combat écologique est celui de toute sa vie. Et qui était, vous vous souvenez de votre question tout à l'heure, membre du gouvernement de M. Hollande. Oui. Bon. Alors, quand je réfléchis, je me dis, est-ce qu'il y a cinq ou six ans, M. Bourdin ? Spontanément. Un homme comme moi se serait retrouvé avec une dame comme ça. Non. Ben oui, vous avez raison, non. Ben finalement, quel progrès ? Quel progrès ? Vous êtes converti à l'écologie. Ben, est-ce que si on peut dire ça, je ne sais pas si je me suis converti. Est-ce que vous regardez l'écologie différemment aujourd'hui ?

Je regarde le monde. La préservation de notre environnement. Et quelle force entre nous d'avoir un gouvernement où des gens différents, mais tendus vers le même objectif sous l'autorité du président de la République, font tomber quelques-uns. Le président de la République, il parle de dépassement, dépassement des clivages. Moi, j'ai travaillé dans le sport. Le dépassement, c'est aussi se dépasser, donner le meilleur. Pas trop d'ours ni de loups, quand même. Alors, l'écologie. Oui. Si on la prend par le haut, c'est pareil, on va revenir avant le fil conducteur, le terrain. Oui. Alors là, c'est des grands débats, utiles, nécessaires, et c'est, vous voyez, c'est toujours plus.

Moi, je propose qu'on l'aborde sur le terrain. Oui. Vous pouvez illustrer mon propos une minute ? Une minute, juste parce qu'après, le temps presse. Vous avez plus d'activité que moi. Je peux regarder plus longtemps. Voilà, si vous voulez. Allez-y, sur le terrain, vous dites, voilà, territoire par territoire, on va bâtir un plan extrêmement concret où l'État va mettre les moyens. On va s'occuper de tout, des pistes cyclables, de l'isolation thermique des bâtiments, des énergies renouvelables, de l'artificialisation des sols, des circuits courts, tout, tout, tout, tout, tout.

Et là, vous verrez que toutes les préventions idéologiques, les convertis, les anciens, les nouveaux, les modernes, ils se mettront d'accord. Mais projet de loi ? S'il faut, bien sûr, tout ce qui nécessitera Référendum ? Référendum, ça c'est une décision du président de la République sur certaines mesures. Vous n'avez pas le droit ou pas ? Bon, écoutez, on a dit, je me suis revendiqué gaulliste, vous voyez, j'ai pas honte de le dire. La démocratie directe, l'appel aux citoyens, vous comprendrez que, par principe, ça ne me choque pas.

Mais version moderne, c'est-à-dire, pas, on vérifie que la légitimité de ceux qui sont au pouvoir est ou pas mise en cause, non, on associe sur des causes déterminées à condition qu'elles soient importantes, qu'elles soient décisives, la population. C'est ça. J'ai deux dernières questions. Une question locale, d'abord. Le TGV Montpellier-Perpignan, est-ce que vous, Premier ministre, il sera ouvert ? Prochainement, un jour ou l'autre. Ouvert ? Ouvert à ce bourdin pour faire les travaux, les déclarations. Il est un pays, vous le savez. Je sais.

Vous savez, vous dites ça, mais je dis au passage, le même projet, le même, conduit dans les années 1970, il fallait 5 ans, le même aujourd'hui, il en faut 10 ou 15. Tout est 10. Vous connaissez bien la haute administration, donc vous pouvez faire accéder à des choses. Parfaitement. Et oui. Et alors, si je vous réponds, s'agissant de ce TGV, que je mettrai toute mon énergie à le faire avancer, à une vitesse supérieure à celle qui est la sienne jusqu'à présent, je ne suis pas certain que vous douterez de mes propos. Bon. Dernière question. Vous êtes fier de votre accent ?

47:44
Locuteur

Dites-moi.

47:45
Invité

Je fais ce que je réponds le soir, mais j'ai un accent, moi. Je suis fier de mon accent. Je suis ce que je suis fait. J'ai toujours basé ma vie tout court et ma vie politique en particulier qui là vient de prendre un nouvel essor sur la sincérité. Il faut être ce qu'on est. Il faut être ce qu'on est. Et rester ce qu'on est. Et rester ce qu'on est. Voilà. Ce n'est pas plus compliqué que ça. Eh bien, merci d'être venu nous voir ce matin, Jean Castex, nouveau Premier ministre, sur RMC et BFM TV. Il est 8h58. ?

48:20
Locuteur

Au-delà. Au-delà.