Punchline - Donald Trump accuse Vladimir Poutine de «jouer avec le feu»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je salue nos invités ici en plateau. Nous sommes avec Jeanfra le jeune. Vous allez bien Jeanfra ?
Bonsoir Laurence. Très bien. Nous sommes avec Gautier Lebrette.
Bonsoir Laurence tout frais dans son omission précédente sur absolument. Édouard Trove. Bonsoir à vous.
Merci d'être là. Nous sommes avec notre ami et Alexandre Mindel correspondant aux États-Unis pour le JDD mais correspondant grand reporter on va dire. C'est gentil.
Ça vous va comme ça ? Reporter. Moi je j'ai jamais compris ce que c'était que grand reporter.
C'est quelqu'un qui a pris une balle ça m'est jamais arrivé. Vous aimez vous avez et Alexandre de VC qui est journaliste aussi. On va commencer si vous le permettez.
Bonjour Alexandre. Euh la situation internationale parce qu'elle elle est très inquiétante, elle acquiente évidemment nos téléspectateurs et et nos auditeurs qui voient bien que l'auton monte et que petit à petit l'Europe est entraînée dans un engrenage qui pourrait l'amener à être quasiment cobelligérante pardon de de la Russie. Euh on va euh faire le point sur la situation avec à la fois ce qu'a dit le chancel MERS sur ce que demande monsieur Zelenski et la réaction de Poutine.
Euh le point avec Mathieu Devz. Volodimir Zelenski est accueilli à Berlin par l'un de ses plus fervants soutiens, le chancelier allemand Friedrich Merz. Ce dernier annonce que l'Allemagne va aider l'Ukraine à produire des missiles sans restriction de portée.
Cela permettra à l'Ukraine de se défendre pleinement, même contre des cibles militaires situées hors de son territoire. C'est le début d'une nouvelle coopération militaro-industrielle entre nos pays. Une coopération au fort potentiel.
Cette rencontre intervient au moment où Donald Trump durcit le ton face à Vladimir Poutine alors que les bombardements se poursuivent en Ukraine. Vladimir Poutine ne comprend pas que sans moi, la Russie aurait déjà été confrontée à des événements très graves. Et je parle de choses vraiment graves.
Il joue avec le feu. Le président ukrainien accuse également Vladimir Poutine de ralentir les pour parler de paix. Il cherch constamment des raisons de continuer la guerre.
La question n'est pas de savoir de quel pays il s'agit, ni à quel alliance il appartient. La question concerne uniquement Poutine. Il cherche sans cesse des prétextes pour retarder le format dans lequel la guerre pourrait se terminer.
Ce mercredi, la Russie rejette la proposition ukrainienne d'un sommet entre Volodimir Zelenski, Vladimir Poutine et Donald Trump. La question que je pose, elle est très simple. Jefis le jaune, vous passerez la parole ensuite Alexandre Mandel.
Est-ce qu'on va être dans un engrenage qui va nous amener de plus en plus loin face à la Russie qui est évidemment l'agresseur dans ce conflit ? C'est absolument incontestable. Là, ce que dit le chanceller allemand 1, il dit les Ukrainiens pourront utiliser leur missiles pour taper directement la Russie et de on veut la première armée européenne.
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Je suis d'accord avec vous. Il y a un agresseur depuis le début dans cette histoire mais maintenant je vois des gens béliqueux.
Euh je vois des gens qui les notamment du côté européen euh des gens qui veulent se réarmer, qui veulent que en effant ils ont pas tort hein. Euh c'est c'est Non mais il y a une différence entre se réarmer euh c'est-à-dire être avoir une force militaire et une capacité militaire qui est que qu'on avait perdu parce qu'on avait euh le paraplu américain. Exactement.
Alors ça c'est le cas des Allemands. Nous c'est pas le cas. Mais nous aussi on a raboté notre capacité militaire au cours des des dernières décennies.
Donc moi je suis très heureux qu'on se réarme et ça dépend pourquoi faire. Et euh et la question c'est euh le le le parapluie américain et la dissuasion nucléaire française et l'armée française, c'était des choses qui permettai de se projeter quand on avait des intérêts quelque part. Je pense qu'on s'est un peu euh aventuré dans des euh dans de les les dernières années dans des destinations qui étaient pas les nôtres, mais bon, ça c'est un autre sujet.
Euh et euh et ensuite la question c'est de se protéger, pas de déclarer la guerre à une puissance qui est euh aux confin de l'Europe ou européenne parce que ça dépend des visions. Euh et surtout je sais pas ce qu'on va gagner en en en provoquant le pouvoir russe. Euh il y a une voà c'est les Allemands qui le font.
Euh les Allemands c'est comme c'est comme nous enfin c'est c'est les Européens. Et en fait, moi le discours européen, je le comprends pas aujourd'hui. C'est il y avait une possibilité il y a 2 mois à peu près, juste après la l'élection de de Donald Trump de dire voilà, on va discuter, on va mettre tout le monde à la table et on va arrêter ça en fait.
Et ça a été le discours de Trump, ça a été même à un moment donné le discours de Poutine, il a changé d'avis, ça c'est vrai. Euh et nous on n pas joué ce jeulà à ce moment-là et je pense que c'est ça la Pand en premier. Je pense surtout que c'est pas tellement qu'il a changé d'avis, il il a surtout profité des attermoiements de l'administration de Trump. qui débarquitement pas préparé.
Et pour le coup et pour le coup, en plus de ça, c'est un des rares trucs qui fonctionne pas dans l'administration Trump, c'est qu'ils ont encore des néoconservateurs qui qui surnagent, qui survivent autour de autour de Trump dont l'influence sénateur de Caroline du Sud, Linegraham. Lui, c'est la lui c'est bon, c'est le thermomètre de l'Amérique vis-à-vis de l'Ukraine. Si euh il va dans là, ça tape sur Poutine parce que Poutine est en train de rendre ridicule Trump.
Trump pense déjà aux premières élections, pas uniquement les midterms, mais ils ont tout un tas de, on peut pas dire exactement élection partielles. Il s'apprête à perdre les Républicains et mine de rien, c'était quand même une dans le programme de Trump mettre fin à la guerre en 24 heures. Puis il a dit que c'était une plaisanterie, ça durerait 6 mois.
Donc ça fait partie des choses où il obtient pour l'instant pas du tout de résultat. Pas grand chose, mais je pense que on va tous arriver au même constat au bout d'un moment. Vladimir Poutine ne veut absolument pas faire la paix.
Il a tout refusé. jusqu'ici, il a refusé de rencontrer Vladimir Zelenski quand lui était en Turquie pour tenter de rencontrer Vladimir Poutine. Et quand il a dit le contraire il y a quelques semaines, il mentait.
Il mentait. Et quand c'est Donald Trump qui dit il est devenu complètement fou et j'ai l'impression d'être pris pour un idiot. Bon c'est le président américain qui veut faire la paix.
Et il est vrai que en Europe, personne ne parlait autant de la paix avant l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche. Donc oui, il y a eu un discours d'Emmanuel Macron à 20h où il disait "La nation aura besoin de vous. où on pouvait se poser des questions.
Mais même je trouve que le voyage à Kief avec les homologues anglais et allemands était plutôt aussi une volonté de cesser le feu. Ils appellent Trump euh ils le mettent en haut-parleur, ils ont une discussion avec Volodimir Zelenski, ils affirment qu'ils sont tous d'accord pour un cesser de feu de 30 jours. Trump dit bano, tout le monde a été d'accord pour un cesser de feu le 30 jours.
Qui a dit non à la fin ? Vladimir Poutine. Donc la la très bien on peut discuter de ces missiles promis par les Allemands au aux Ukrainiens, mais qui est dans une logique d'escalade ?
C'est la Russie. Et je suis désolé mais il y a quelques semaines à Kief, tous les Européens Volimir Zelenski et Trump étaient tous alignés sur un CC de feu de 30 jours que Vladimir Poutine refuse encore. Et là 50000 soldats russes amassés tout près de la petite ville de Soui.
Donc évidemment c'est pas pour faire la paix. Alexandre. Ouais, il faut il faut reconnaître que c'est le le pour le moment le premier vrai échec de de Donald Trump.
Moi moi je pense c'était plutôt partisan de je pense qu'il a eu raison. Moi contrairement à d'autres, je continue à penser qu'il fallait tenter la paix et le le processus diplomatique mais on voit que que ça fonctionne pas et ça ça donne plutôt raison à ceux qui donnaient qui disaient que Poutine était dans un double jeu et qu'il ne comprenait que le le rapport de force. Enfin, la puissance américaine faisait qu'on pouvait espérer que la diplomatie donnerait quelque chose.
Ça va être difficile pour Donald Trump parce que je pense qu'il ne peut pas décemment laisser euh la Russie avancer. Je crois pas que c'est dans notre intérêt non plus. Je suis absolument pas béliqueux mais je pense pas que on puisse laisser des fois des fois vous êtes bé non pas pas en tout cas je je suis plutôt anti-interventionniste et mais je pense pas qu'on puisse que ce soit quand même dans notre intérêt de laisser euh Vladimir Poutine s'emparer de toute l'Ukraine puisque là il est en position de force et d'avancer et je pense que Donald Trump est pas si désinvolte qu'on le croit et c'est pas l'intérêt des États-Unis non plus.
Par contre, c'est vrai que le le peuple le peuple américain et c'est surtout pas du nôtre puisqu'on est en Europe, euh mais le le peuple américain euh et les électeurs de de Donald Trump ne veulent pas de cette guerre. Pour eux, c'est c'est lointain. Euh et donc ça ça va être difficile pour Donald Trump qui est mis à mal sur sa qualité première l'efficacité et qui s'il continue dans la guerre et je m'en doute qu'il va continuer sera en décalage avec son électoire.
Edouard T3, je trouve que les bonnes nouvelles arrivent paradoxalement. La première bonne nouvelle, c'est que Donald Trump est en train de changer d'avis. Les masques tombent.
On voit que le masque de Vladimir Poutine qui jouait à la négociation tombe. C'est c'est quelqu'un qui veut non seulement envahir l'Ukraine, la soumettre, mais se prépare aussi à envahir la Finlande. Il y avait un très grand reportage du Wolsrey Journal montrant des troupes et des matériels militaires amassés à 50 km de la Finlande.
Donc le le coup d'après est est prêt. Donc la première bonne nouvelle, il a une base russe à quelques kilomètres de la frontière. Oui.
Mais qu'ils sont en train de réarmer et c'est du jamais vu depuis 1945. La première bonne nouvelle, c'est que La première bonne nouvelle, c'est que La première bonne nouvelle, c'est que Donald Trump est en train de changer d'avis. La deuxième bonne nouvelle, c'est que au lieu d'avoir un Olaf Scholz qui avait peur de son ombre et Angela Merkel qui avait peur de la Russie, nous avons Frederich Merz, catholique rénant qui regarde vers l'ouest et et qui vient de donner une décision extrêmement importante.
Concrètement, ce sont les missiles tauruses qui vont pouvoir frapper les bases militaires en Russie. C'est là aussi une très bonne nouvelle. Euh euh cette autorisation n'aurait absolument pas été donnée sans l'accord des États-Unis si on connaît bien le le lien de dépendance entre l'Allemagne et les États- Donc je suis je trouve que c'est les nouvelles sont optimistes euh permettent d'être optimiste.
Nous avons en ce moment les Russes les Russes les Russes tuent 1300 et ils ont 1300 tués et blessés par jour pour des gains médiocres. On est peut-être à un moment où euh le cette tragédie va s'arrêter euh parce que le enfin Vladimir Poutine voit l'Occident, tout l'Occident nous inclus. C'est bien parce que très différent, ça fait 2 ans qu'il s'arrête pas.
Donc autant je pense qu'on peut pas rester sans rien faire, autant je trouve la situation tragique et j'aurais préféré 2 ans qu'on dit attention là c'est c'est fich on peut frapper les les bases militaires en Ouais mais c'est quand même un risque d'engrenage donc c'est pas non plus à prendre une super nouvelle ou par que le kid soit aligné c'est c'est c'est pas forcément une bonne nouvelle parce que quand il fait sa parade sur la place rouge Vladimir Poutine peut compter sur le soutien des Brésiliens des Chinois des Indiens c'est c'est ils sont plus nombreux que nous quand même. Faut faut avoir son tête et je crois il faut défendre l'Occident, je crois mais c'est juste que il y a une question de force. Un tout petit mot Alexandre Mindel sur la Pologne parce que vous vous en revenez.
Il y a une élection évidemment très importante ce dimanche. Expliquez-nous pourquoi c'est si important et ce pays évidemment qui est en première ligne avec parce que ils ont la première ils ont ils ont la première armée de terre aujourd'hui en Europe. Il dépense c'est le pays de de l'OTAN qui dépense le plus pour son budget dans l'armée.
La Pologne d'aujourd'hui mais quelqu'un viendrait reviendrait du du passé d'il y a 20 ou 30 ans. Peut rien à voir aujourd'hui avec une puissance militaire et diplomatique. et ils sont pas d'accord, les deux candidats sont à 5050 et ils sont pas d'accord sur la suite et notamment sur l'adhésion de l'OTAN de pardon de l'Ukraine à l'OTAN et à l'Union européenne.
Le candidat conservateur du PIS Navorsky dit il est hors de question que l'Ukraine et c et le candidat disons plus le centre droit le maire de de de Varsovicaskovski dit non ils adhéreront à l'OTAN et finalement un peu comme aux États-Unis les bellicistes passent plutôt pour sont plutôt des gens plutôt à gauche que les gens de droite en Pologne. C'est très bizarre et pas de pronostic. C'est 5050.
Non mais ça rappelle ce qui vient de se passer en Roumanie où c'était 55. J'ai rien contre les Roumains mais comparé Non mais je très bien là mais mais c'est l'armée roumaine c'est pas l'armée d'un point d'un point de vue politique on a le même clivage dans de nombreux pays avec des fans de Trump. George est un un fan absolu de Donald Trump.
Absolument. Il paraitt que ça fait j'ai appris que ça avait fait grâce à l'exou parce que j'étais à Bucarest quand il y a eu l'émission et tout tous les chauffeurs de taxi me disaient "Ah vous êtes français ? Mais alors vous avez invité alors et les gens me disaient en roumain c'est newsbon bref voilà donc votre visage est connu dans toute la Roumanie désormais parce que vous avez c'est bien parce que vous avez interrompu Simion et c'était très content. y faire un tour et euh et c'était très c'était très serré avant le second tour.
En plus élection annulée parce que le premier candidat qui était favori a été accusé de l'idée qu' les américains c'est de créer aussi il regarde ça avec fascination. Hier, vous receviez Kevin Roberts, une espèce de bloc conservateur en Europe de l'Est et Europe centrale entre Roumanie, Hongrie, Slovaquie et peut-être dimanche Pologne. Et l'année prochaine Victor Orbane.
Et Victor Orban, c'est mal parti pour lui l'année prochaine, mais on peut bon c'est mais tout ça à chaque fois on a le même choc progressiste conservateur. C'est ça que je voulais dire et ça tout ça se passe dans 100 % politique. Gotier, je vous remercie.
Allez, petite pause, on se retrouve dans un instant. On évoquera toute autre chose. [Musique]
Marina Ferrari