Anna Pic, députée PS de la Manche
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Est-ce que vous soutenez cette mobilisation des lycéens et étudiants ?
- 2:04OuverteRéponse partielle
Vous en pensez quoi ? Il jette de l'huile sur le feu, LFI ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qui a été mal fait ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut revenir à l'ancien système ?
- 5:34OuverteRéponse partielle
Vous parlez de Parcoursup. Lui, vous êtes prêt pour le premier tour en fin de semaine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:35InvitéFait
« la violence ne pourrait que décrédibiliser un mouvement qui est légitime. »
- 1:09InvitéFait
« le manque de moyens, que ces réorganisations perpétuelles de la réforme Blanquer, aujourd'hui, ça n'est plus possible. »
- 4:22InvitéFait
« On avait un contrôle terminal qui permettait que la note, tout au long de l'année, soit un indicateur, une évaluation, pour finir par être une sanction. »
- 4:36InvitéFait
« Le bac blanc compte plus que le bac pour votre orientation. Ça n'est pas normal. »
- 4:47InvitéFait
« Si vous avez deux notes en dessous de dix, eh bien, vous avez toutes les chances de ne pas avoir votre orientation sur Parcoursup. »
- 6:07PrésentateurChiffre
« 140 000 personnes se sont inscrites. »
Temps de parole
- Invité76 %
- Présentateur20 %
- ?4 %
≈ 14,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Cicotentin,
premier sur l
'actu locale dans la Manche, ici matin.
7h44 et notre invitée, la députée socialiste de la Manche. Bonjour Anna Pic.
Bonjour.
Nouvelle journée de mobilisation des lycéens aujourd'hui, des étudiants également avec des blocus, des appels à manifester dans de nombreux établissements et villes du département. Est-ce que vous, en tant que députée socialiste et plus largement l'EPS, vous soutenez cette mobilisation
? D
'abord,
il
faut dire qu'évidemment, la violence ne pourrait que décrédibiliser un mouvement qui est légitime.
Oui, nous soutenons la parole de cette jeunesse qui, on le dit maintenant depuis plusieurs années, on le constate, la problématique de santé mentale qui inquiète les parents, évidemment, mais qui doit tous nous inquiéter puisque cette jeunesse, c'est celle qui porte notre avenir et qu'aujourd'hui, si elle est dans des mouvements parfois mal préparés, mais c'est aussi ce qu'on a connu quand on était plus jeunes, eh bien, ce qu'elle nous dit, c'est que ça suffit pour elle, qu'elle ait son anxiété face à l'avenir, face à sa scolarité, que le manque de moyens, que ces réorganisations perpétuelles de la réforme Blanquer, aujourd'hui, ça n'est plus possible.
On ajoute à ça, effectivement, un vrai problème, quand ce qui concerne le remplacement des enseignants et tous ces enjeux-là ont provoqué une colère qui est légitime. Ils ont porté des revendications qui sont très claires. Ça n'est pas un mouvement brouillon et c'est pourquoi, je crois, majoritairement, il est soutenu par les enseignants et c'est pour ça que nous
disons que cette parole est légitime.
Et les parents d'élèves, évidemment.
Vous parlez de violence, alors ça n
'a
pas été le cas dans la Manche, mais c'est vrai qu'on a vu des images ces derniers jours. On entendait tout à l'heure Philippe Gosselin dire qu'il soutenait lui aussi un député de la droite républicaine dans le département, le mouvement. Mais attention, disait-il, à ceux qui jettent de l'huile sur le feu. Et pour ça, il désignait l'errant sur la partie très à gauche de l'hémicycle pour ne pas citer LFI. Vous en pensez quoi ? Il jette de l'huile sur le feu, LFI ?
Moi,
je ne sais pas quel est le rôle de LFI parce qu'en réalité, ça n'est pas le sujet. Le sujet, aujourd'hui, c'est pourquoi cette jeunesse, les syndicats lycéens n'ont pas été reçus plus tôt. Pourquoi ça fait maintenant plus de dix jours qu'ils nous disent des choses et que nous refusons, nous, de les écouter ? C'est ça, la question. Et évidemment que nous le savons, à chaque mouvement, il y a les uns et les autres disent que cette jeunesse est manipulée, que cette jeunesse, finalement, ne trouve pas son expression par elle-même et que d'autres le font pour elle.
Évidemment qu'il y a des récupérations politiques et je crois qu'il y a des récupérations politiques de tous bords, en réalité, puisqu'aussi est instrumentalisé les actes de violence qui ont pu avoir lieu. Mais la réalité, c'est que les revendications sont légitimes, qu'elles sont construites, elles portent sur un certain nombre de points qui ne sont pas des inconnus pour celles et ceux qui travaillent sur les sujets, qui sont dans nos établissements scolaires, pour les parents d'élèves. Et que c'est ça qu'il faut entendre. Alors, s'attacher à rester sur est-ce que d'autres seraient derrière, est-ce qu'ils mettent de l'huile sur le feu ?
Franchement, c'est encore passer à côté de l'écoute nécessaire, parce qu'il y a des choses à faire, parce qu'il y a des choses qui ont été
mal faites,
et il faut le dire. Qu'est-ce qu'il faut faire ? Qu'est-ce qui a été mal fait, Annapique ?
Je
crois que la réforme Blanquer, on a vu, elle a eu beaucoup de mal à s'installer, il a fallu revenir plusieurs fois dessus. Et cette réforme Blanquer, elle a provoqué d'abord la solitude de notre jeunesse. Aujourd'hui, avec cette réforme, vous savez, il n'y a plus de filière, mais ça,
on
pouvait
éventuellement,
voilà, mais il n
'y a
pas que Parcoursup. C'est dès la première, à la place d'être dans une classe avec
vos camarades
toute la journée, vous avez les enseignements de spécialité, et puis les enseignements supplémentaires.
Alors, est-ce qu'il faut revenir à
l'ancien système, Annapique ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire aujourd'hui ?
On
ne peut pas revenir à l'ancien système. La chose qui s'est mal passée, c'est que nous avions besoin d'une réforme pédagogique partout dans le monde. Pour pouvoir maintenir le niveau, on a fait des réformes pédagogiques, et nous, on a réorganisé les choses. On avait un contrôle terminal qui permettait que la note, tout au long de l'année, soit un indicateur, une évaluation, pour finir par être une sanction. Aujourd'hui, le bac blanc compte plus que le bac pour votre orientation. Ça n'est pas normal. Le bac blanc, normalement, ça permettait d'évaluer le chemin qui reste à parcourir pour pouvoir accéder à l'enseignement supérieur. Eh bien, aujourd'hui, c'est la barrière.
Si vous avez deux notes en dessous de dix, eh bien, vous avez toutes les chances de ne pas avoir votre orientation sur Parcoursup. Donc,
il faut supprimer ça. Donc, évidemment que la
question, il faut supprimer ça, il faut revoir les choses. Il y a un enjeu, évidemment, du nombre d'enseignants en France. Il y a un enjeu de la formation des enseignants. Il y a un enjeu de retrouver du collectif au sein des établissements. parce que, dans un établissement scolaire, on ne se contente pas d'apprendre. On vit ensemble. Sinon, évidemment, que tout le monde pourrait être en visio tous les jours. Mais bien sûr que ça va au-delà de ça. Donc, aujourd'hui, les enfants, ce qu'ils apprennent à l'école, c'est qu'ils sont des citoyens qui doivent pouvoir s'exprimer, qui doivent pouvoir dire ce qu'ils sont à dire.
C'est ce qu'ils font actuellement. Et construire.
Et c'est ce qu'ils font. Voilà.
J'avais une dernière question très rapide. Vous parlez, justement, de Parcoursup. Parcoursup, j'ai lu qu'Emmanuel Morel, là, pour la primaire socialiste, d'ailleurs, souhaitait un retour à l'ancien système. Lui, vous êtes prêt pour le premier tour en fin de semaine, là, pour la primaire de la gauche
? Eh
bien, écoutez, on a fait ce qu'il fallait, en tout cas, pour avoir un corps électoral et être à peu près sûr que tous ceux qui souhaitent voter, puissent voter de manière numérique, vous le savez. Oui. Cette primaire de la gauche, il y avait plusieurs façons de pouvoir s'y inscrire.
Il
fallait
s'y inscrire. 140 000 personnes
se sont inscrites.
Voilà. 140 000 personnes, c'est-à-dire que
malgré
un tarif qui est un tarif élevé,
15 euros, oui.
Nous l'avons dénoncé et je crois que c'est la preuve que si nous avions eu un tarif à 2 euros,
on
aurait probablement eu
un ordre
de grandeur qui était équivalent à ceux qu'on a connus précédemment. Mais quand même, 140 000 personnes, des débats télévisés
qui
ont fait le plein aussi. Donc oui, il
y a
une attente et on espère qu'effectivement, tout fonctionnera au mieux parce que c'est la première fois qu'on a un vote numérique à cette échelle.
Ce sera donc vendredi et samedi 9 et 10 octobre. Merci beaucoup Anna Pic d'avoir été avec nous ce matin pour réagir au mouvement des lycéens, députés socialistes de la Manche. Bonne journée à vous. Merci, bonne journée.