Variant Omicron : comment endiguer la vague épidémique sans paralyser l’économie ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 2:57OuverteRéponse directe
Qu'en pensez-vous ?
- 4:05OuverteRéponse partielle
Est-ce que les enfants reprennent l'école dès le 3 janvier, c'est une bonne solution ?
- 12:20OuverteRéponse directe
C'est quoi ce pass vaccinal ?
- 17:41OuverteRéponse directe
Comment est-ce qu'on va faire tourner le pays avec 200 000 cas par jour ?
- 22:37OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on a une idée du coût en perte de vie humaine pour l'économie mondiale ?
- 30:10OuverteRéponse directe
Jacques a une question à ce sujet de l'immunité collective
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14PrésentateurChiffre
« Le taux d'incidence au Covid-19 dépasse les 700 cas pour 100 000 habitants. »
- 1:48InvitéFait
« Il suffira non plus de quatre, mais de trois mois pour pouvoir aller faire sa troisième dose ou sa deuxième dose si on a été déjà infecté par le Covid. »
- 13:10PrésentateurFait
« Pour avoir ce pass sanitaire, vous avez besoin, par exemple, d'avoir été vacciné, mais aussi d'être testé négatif. »
- 13:24PrésentateurFait
« À partir du 15 janvier, le gouvernement va mettre en place un pass vaccinal. »
- 30:25AuditeurFait
« au début de la pandémie, on nous a dit qu'à partir de 80% on serait immunisé »
- 30:47InvitéFait
« on n'a pas compris tout de suite qu'il faudrait se réinfecter plusieurs fois pour atteindre un état d'immunité collective »
- 31:22InvitéFait
« l'épidémie précédente de coronavirus dont je parlais tout à l'heure, celle de 1890, c'est ce qui s'est passé »
- 32:49InvitéChiffre
« un taux de vaccination nettement plus élevé »
- 34:22InvitéFait
« il y a des études qui ont été faites dans certains pays africains qui montrent que le virus a beaucoup circulé »
- 36:42InvitéFait
« la priorité c'est vraiment la vaccination et encore la vaccination et toujours la vaccination »
- 37:15InvitéFait
« demi classe, demi jauge »
Temps de parole
- Présentateur29 %
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Il est 19h21 sur France Inter. France Inter, 18h20, Corinne Audouin. La bataille contre Omicron, c'est maintenant. Les chiffres sont sans appel. Le taux d'incidence au Covid-19 dépasse les 700 cas pour 100 000 habitants. Brant le bas de combat au gouvernement, privé de trêve des confiseurs, avec un conseil de défense sanitaire extraordinaire, un conseil des ministres dans la foulée cet après-midi et une conférence de presse en ce moment même de Jean Castex.
Alors que nos voisins belges ont fermé hier les théâtres et les cinémas, que les Néerlandais se reconfinent, qu'en Allemagne, les rencontres sportives vont se tenir à huis clos, qu'en Israël, on commence à tester la quatrième dose du vaccin sur les soignants. Que fait la France ? Apparemment, a priori, pas de grand tour de vis à attendre ce soir. Comment agir sans paralyser le pays en pleine reprise économique après deux ans de pandémie ? Que penser de la mise en place du pass vaccinal, de l'encouragement au télétravail, de la rentrée des classes maintenues au 3 janvier, de la réduction annoncée de la période d'isolement des cas contacts ?
Beaucoup de questions ce soir auxquelles on va essayer de vous répondre. Bienvenue dans le Téléphone Son. Le Téléphone Son. 01 45 24 7000. Et on va tout de suite, avant d'aller au standard, on va changer un petit peu nos habitudes. On a Anne Suetemont du service politique avec nous ce soir. Bonsoir Anne. Et vous suivez la conférence de presse de Jean Castex, qui se tient en ce moment même. Alors, quelles annonces ? On les écoute.
On n'a pas encore d'annonce sur le couvre-feu ou la rentrée dont on a parlé tout à l'heure. En revanche, le Premier ministre vient d'ouvrir cette conférence de presse en insistant que la vaccination, c'est très important. Il n'y a pas photo. Les faits sont là. Il l'a redit. Dans les services aujourd'hui de réanimation, la grande majorité des gens sont des gens qui ne sont pas vaccinés ou qui n'ont pas terminé leur schéma de vaccination.
Annonce à l'instant de Jean Castex, dès demain matin, selon une recommandation formulée par la Haute Autorité de Santé, il suffira non plus de quatre, mais de trois mois pour pouvoir aller faire sa troisième dose ou sa deuxième dose si on a été déjà infecté par le Covid. Il vient tout juste de l'annoncer, juste avant de remercier tous les soignants, les pompiers, tous ceux qui vaccinent, en expliquant qu'ils étaient vraiment la formidable chaîne qui protège les Français. Il faut accroître encore et encore la vaccination. C'est ce que vient de dire Jean Castex.
Merci Anne Souhaitement. Je précise que vous restez avec nous en studio et vous nous annoncez comme ça au fur et à mesure en direct toutes ces annonces. Alors je vais vous présenter nos invités tout de même pour répondre aux auditeurs qu'on va prendre très vite. Eric Caume est en studio. Bonsoir docteur. Bonsoir. Vous êtes médecin spécialiste des maladies infectieuses et tropicales à l'Hôtel Dieu à Paris, professeur également à Sorbonne Université. Eric Ayer, bonsoir. Bonsoir. Économiste et directeur du département analyse et prévision de l'OFCE. Alors je le disais, on a le sentiment qu'il n'y a pas de grand tour de vis.
On va voir si tout change dans les minutes qui viennent, mais annoncé par le gouvernement, est-ce qu'il y a une volonté peut-être de préserver l'économie, de préserver un certain fonctionnement de la société ? Je commence peut-être par l'économiste Eric Ayer. Qu'en pensez-vous ?
Oui, je pense qu'effectivement, il y a deux points. Il y a à la fois les écoles qui pourraient rester ouvertes, et ça c'est bien dans le but, à la fois de préserver un peu l'économie et notamment d'éviter un choc d'offre de travail. Le fait que les parents soient obligés de garder les enfants, mais aussi c'est bon pour les enfants aussi d'aller à l'école. Ça réduit les inégalités. Enfin, il y a toute une série maintenant d'études qui montrent que la fermeture des écoles, pour l'économie et pour la société en général, n'était pas une bonne chose. En revanche, effectivement, pour le virus, on sait que ça circule énormément, mais ça je pense que je ne suis pas le mieux placé sur le plateau.
Mais globalement, effectivement, il y a toujours ce dilemme entre on essaie de réduire la circulation du virus, mais on essaie aussi de préserver au minimum à la fois la société et l'économie. Et donc, c'est une ligne de crête qui est assez compliquée. Et j'imagine que... Déjà, la France était un peu distinguée en 2021 de ce point de vue-là. Et là, j'imagine que le gouvernement veut continuer sur cette ligne-là.
Éric Homme, justement, les enfants, on en parle pas mal parce qu'ils ont l'air plus touchés par cette nouvelle vague. Peut-être un effet d'optique, mais voilà. Est-ce qu'effectivement, que les enfants reprennent l'école dès le 3 janvier, ça a priori s'est tacté ? C'est une bonne solution, une mauvaise solution ? Des soignants avaient demandé ce week-end dans le JDD le report d'une semaine de la rentrée scolaire.
Oui, oui, effectivement. Mais il faut bien reconnaître que quand même, la situation est très difficile entre l'économique et le sanitaire. Là, j'ai clairement l'impression que c'est vraiment l'économique qui a pris le pas sur le sanitaire, en tout cas pour les jours qui viennent, jusqu'au réveillon, en tout cas. Et puis, on verra ensuite. Vous le regrettez ? Vous le déplorez ? Ça dépend. Si je dois adopter un point de vue de médecin, d'épidémiologiste, d'infectiologue, oui, évidemment, je le regrette. Après, il y a des choix qui doivent être faits entre le psychologique, l'économique, le social, le médical. Donc, je peux essayer de comprendre.
On va aller tout de suite au standard. C'est quand même la promesse de cette émission, le Téléphone Sonne, où on va écouter Roland qui nous appelle. Je ne sais pas de quel endroit, parce que je ne suis pas encore une très grande habitude de Téléphone Sonne. Mais vous allez nous dire, Roland, d'où vous nous appelez ?
Du pays de Dôme.
Eh bien, bienvenue.
D'une charmante petite ville appelée Chamalière.
Absolument. On vous écoute, Roland.
Eh bien, bonsoir à tout le monde. Je vous remercie d'avoir pris mon appel qui se place plutôt dans la perspective du moyen et long terme. Moi, je précise que j'ai très peu de connaissances en médecine et en biologie. Je n'ai pas fait d'études là-dessus. Mais je suis, comme beaucoup de monde, je pense, effaré par les variants qui se répètent pour ce virus. Et qui se répètent, me semble-t-il, de plus en plus rapidement, au point qu'une vague n'a pas commencé à descendre, et qu'il y en a une autre qui se lève déjà. Il me semble que les maladies à virus que l'on connaît bien, la rougeole, la variole, Ebola et j'en passe, ne génèrent pas comme ça des variants à répétition très rapidement.
Même la grippe qui en génère, elle est saisonnière, elle est moins létale, elle est moins contagieuse. Il me semble que la grippe espagnole, elle-même, n'a connu que deux vagues. Et du coup, je me pose la question, est-ce qu'il y a déjà eu dans l'histoire une maladie à virus qui s'est comportée comme ça ? Si oui, qu'est-ce que l'histoire peut nous donner comme perspective de sortie ? Mais si ce n'est pas le cas, j'ai été très interpellé par une interview du journaliste Brice Perrier dans le magazine Marianne d'il y a quelques semaines. Brice Perrier est l'auteur d'un livre qui s'appelle SARS-CoV-2 aux origines du mal.
Alors, dans son enquête Tréfouillée, il n'a pas beaucoup une réponse certaine. Oui, posez votre question. Mais en revanche, il envisage très sérieusement l'hypothèse d'une fuite d'un virus modifié d'un laboratoire de Wuhan.
On va tenter de répondre à votre question, Roland, avec... On a Eric Caume en studio, infectiologue, je le rappelle, à l'Hôtel Dieu et professeur à Sorbonne Université. Alors déjà, peut-être avant d'imaginer la fuite d'un virus modifié, est-ce que c'est si rare que ça, autant de variants ? Est-ce que c'est très particulier et lié au Covid-19 ?
Non, ce n'est pas une nouveauté. À partir du moment où un virus circule, il mute, c'est normal. C'est même comme ça qu'on arrive à remonter aux origines des virus grâce à leurs mutations qui ont lieu à un certain rythme par tranche de temps. Donc non, ça ne s'est pas très surprenant. Après, que ça soit aussi bien documenté en direct, oui, c'est très nouveau, mais c'est lié au fait qu'on a accès à des méthodes de biologie moléculaire auxquelles on n'avait pas accès auparavant. Votre éditeur a posé une question très intéressante en ce qui concerne l'histoire. Alors l'histoire, aujourd'hui, n'est plus un repère pour nous, médecins, et je le regrette profondément.
L'histoire n'est plus enseignée, malheureusement, dans les écoles de médecine ou quasiment plus. Et donc, on a perdu complètement ce repère historique. On est complètement fixé sur la science et donc, la science, elle s'écrit en même temps que l'épidémie évolue. Donc, c'est très difficile en se basant uniquement sur la science de pouvoir se projeter. Par contre, effectivement, je partage avec l'auditeur cet intérêt pour l'histoire puisqu'en fait, on a déjà eu une épidémie de coronavirus en 1890 qui s'est appelée malencontreusement la grippe russe, mais ce n'est pas une grippe. Elle avait bien démarré en Russie, mais ce n'était pas une grippe.
C'était une épidémie de coronavirus et c'est le troisième coronavirus, un coronavirus qui aujourd'hui s'est installé parmi nous et avec lequel on vit régulièrement et qui est responsable d'épidémies de rhumes hivernaux. Et on peut penser que ce quatrième coronavirus, en tout cas, c'est l'espoir que j'ai, clairement, va finir comme les trois autres avec lesquels on vit en toute intelligence depuis des siècles ou en tout cas 1890 pour le dernier.
On va rejoindre Anne Suetemont qui nous dit qu'il y a des nouvelles au niveau des annonces du gouvernement. Vous écoutez Anne. Alors effectivement,
Corine, Jean Castex vient d'annoncer plusieurs choses. sur les grands rassemblements. Ils seront désormais limités à 2000 personnes en intérieur, 5000 en extérieur. Les concerts de boue seront interdits, consommation d'aliments, de boissons interdits, y compris par exemple dans les transports longue distance. Donc là, on est sur quelque chose de très nouveau. Le réveillon du 31 janvier, pas de couvre-feu indiqué. 31 décembre. 31 décembre, pardon. Pas de couvre-feu comme on le supputait toute la journée. En revanche, il a lancé un vrai appel à la responsabilité des Français. Aéron, portons le masque, testons-nous, sens des responsabilités, a donc dit Jean Castex.
Sur le télétravail, il sera désormais à partir de la rentrée obligatoire dans toutes les entreprises, trois jours par semaine, si possible, quatre jours sur les masques. L'obligation de le porter sera désormais élargie à tous les centres-villes. Je vous le disais sur le réveillon de la Saint-Sylvestre, pas de couvre-feu à ce stade et pas de couvre-feu non plus pour le reste de nos soirées mais un nouveau point sera fait lors d'un futur conseil de défense sanitaire le 5 janvier. Donc on le voit bien, Jean Castex n'exclut pas que la situation se dégrade. Sur les centres d'éducation, effectivement, la rentrée n'est pas reportée là-dessus.
Les centres de loisirs, les centres de loisirs, comme les écoles, ça reprend le 3 janvier. Absolument, ça reprendra le 3 janvier. Pour la durée d'isolement, il en était question. Pour les positifs ou les cas contacts à Omicron, de nouvelles règles seront prises d'ici la fin de la semaine. Donc là, on n'a pas encore le détail. D'accord, on attend pour voir. Enfin, sur l'outre-mer, l'état d'urgence sanitaire a été déclaré à la Réunion et il est prolongé en Martinique.
Merci Anne Souhaitement. Je me tourne vers Eric Heyer. Le télétravail obligatoire, trois jours par semaine, c'est de nature à compliquer les choses ou finalement, on s'y est un petit peu habitué pendant la première pandémie. On se rend compte qu'on arrive à travailler aussi en télétravail aussi bien, non ?
Non, c'est vrai qu'on sait quand même organiser et que le premier choc est quand même bien derrière nous. Mais attention, le télétravail, il y a à peu près 40% au maximum des travailleurs, des salariés qui peuvent télétravailler. Donc ça représente un gros tiers des salariés. et ensuite, on se rend bien compte que c'est une forme dégradée quand même du travail dans le sens où ce n'est pas la meilleure façon de travailler. Donc oui, ça ne va pas être le choc aussi important qu'en avril 2020. Mais attention, le télétravail n'est pas non plus la meilleure façon de travailler. On a des grandes difficultés à faire de grandes innovations. La productivité du travailleur baisse.
Il y a quelques avantages pour ceux qui travaillent loin de leur... qui habitent loin de leur lieu de travail. Mais globalement, il ne faut pas penser que c'est une forme complètement adéquate. Un télétravail souhaité, oui, mais obligatoire. C'est tout de même une forme dégradée du travail. On sait faire. Les entreprises se sont améliorées, se sont adaptées. Mais, encore une fois, ça reste une forme dégradée.
On va aller au standard tout de suite. On écoute Roger qui nous appelle de l'Aude. Bonsoir Roger. Est-ce que vous êtes là ?
Oui, je suis là.
On vous écoute. Posez votre question.
J'ai une question toute simple et concrète à poser à laquelle je n'ai jamais eu de réponse sur votre antenne ni du par ailleurs.
On va essayer. Allez-y.
Allez-y. Oui, j'y vais. Ça fait depuis un moment qu'on parle du pass vaccinal. C'est quoi cette chose ? À savoir que, personnellement, j'ai reçu ma troisième dose le 7 décembre. J'ai eu le pass sanitaire. Donc, ça veut dire que je suis vacciné. Alors quoi ? Il faut faire une démarche supplémentaire ? C'est quoi ce pass vaccinal ? Voilà.
On va vous répondre, Roger. Je pense que je peux déjà vous répondre de ce que j'ai compris. Docteur Comme me dira si je lui dis des bêtises. A priori, vous l'avez votre pass vaccinal. Vous avez votre troisième dose. Votre schéma est complet. En fait, il y a une différence entre pass sanitaire et pass vaccinal. Eric Comme, vous pouvez expliquer la différence entre les deux ? Vous voulez que je le fasse ? Allez-y. Vous serez peut-être meilleur que moi. Alors, le pass vaccinal, en fait, jusqu'à présent, il y a un pass sanitaire pour, vous le savez, Roger, puisque vous devez le présenter sur votre téléphone, que ce soit pour aller au cinéma, au restaurant, etc.
Mais pour avoir ce pass sanitaire, vous avez besoin, par exemple, d'avoir été vacciné, mais aussi d'être testé négatif. Tout simplement, vous n'êtes pas obligé de vous vacciner pour avoir un pass sanitaire. à partir du 15 janvier, le gouvernement va mettre en place un pass vaccinal. Donc là, cette fois, ce sera un pass plus-plus, en quelque sorte. C'est-à-dire, pour avoir accès aux endroits où vous aviez déjà accès, un test négatif ne suffira pas. Il faudra être vacciné. Mais vous, vous l'avez. Il n'y a aucun souci. J'espère que je ne dis pas de bêtises.
Anne Souhaitmont, vous me confirmez, le texte de loi sur le pass va passer normalement en Conseil des ministres, je crois, très très rapidement pour un débat au Parlement la semaine prochaine. Voilà, Anne est en train d'écouter ce que dit Olivier Véran. Donc, c'est vrai que c'est compliqué. On n'est pas là tous en même temps pour vous répondre, Roger. Mais je pense que c'est clair. En tout cas, Eric Combe, je rebondis. Ce que dit Roger, c'est finalement, pourquoi est-ce qu'on rajoute une couche de plus ? On avait déjà le pass sanitaire qui veut dire les gens sont soit testés négatifs, soit vaccinés. Pourquoi est-ce qu'on a besoin de réduire au seul vacciné vacciné ?
Il a raison. Je trouve que c'est une excellente remarque parce qu'en fait, le pass vaccinal ne va pas empêcher la circulation du virus.
Parce qu'on peut être vacciné contagieux, ça c'est encore une autre histoire.
Exactement. Et surtout avec le variant Omicron, comme vous savez, pour lequel la vaccination est moins efficace. C'est-à-dire que la vaccination vous protège bien de l'hospitalisation à partir de la troisième dose simplement. Et elle vous confère une certaine protection contre les formes graves de l'ordre de 80% après la troisième injection. Mais malheureusement, avec deux injections, elle ne va pas empêcher le virus de circuler. Donc, paradoxalement, ce pass vaccinal est une dégradation finalement. Enfin, c'est une incitation à la vaccination.
C'est une forme d'obligation vaccinale déguisée, c'est ce qu'on entend beaucoup. C'est-à-dire que maintenant, si vous n'êtes pas vacciné, vous aurez beau faire tous les tests de la Terre, vous n'irez plus au cinéma, plus au resto, plus au bar, plus dans le train, etc.
Oui, c'est exactement comme ça que c'est vu. C'est une contrainte vaccinale. À un moment où on apprend que le vaccin est moins efficace sur le variant Omicron. Vous voyez le paradoxe auquel je fais allusion. C'est-à-dire que si on était testé négatif, on serait plus sûrement sûr de ne pas contaminer les autres que si on était vacciné et non testé, puisque le vaccin ne va probablement pas empêcher la circulation du virus. Enfin, elle va la diminuer, c'est évident. Mais à l'échelle individuelle, elle ne va pas forcément l'empêcher.
Donc pour vous, il vaudrait mieux se tester tous régulièrement, par exemple. Ça pourrait être une possibilité de rendre gratuits à nouveau les tests, notamment pour les non-vaccinés. On sait qu'ils sont à nouveau payants actuellement.
Oui, en fait, tout est dirigé vers augmenter la couverture vaccinale, ce qui est une bonne chose, évidemment, parce que ça protège des formes graves. Mais il ne faut pas oublier que malheureusement, avec le variant Omicron, ça ne va pas diminuer autant qu'on l'attendait, la circulation du virus. Et donc, c'est une fausse protection, finalement. Ça pourrait être considéré dans un certain sens comme une régression d'être passé du pass sanitaire au pass vaccinal.
Vous n'allez pas vous faire des amis avec ces réflexions, docteur. On retourne au standard de France Inter. On va prendre Nathalie qui nous appelle de Vichy. Bonsoir, Nathalie.
Oui, bonsoir.
Allez-y, posez votre question.
Oui, c'est plus un témoignage et un doute à émettre. Je suis enseignante dans un très grand lycée, plus de 2000 élèves et plus de 200 enseignants. Et il s'avère que, juste avant les vacances de Noël, au fil des jours, nous apprenions, tout à fait par hasard, de façon tout à fait fortuite, que tel collègue était absent ou tel élève était absent parce qu'il était positif. mais absolument rien d'officiel. Autre message de la direction et aucune alerte de contact sur l'application TousAnticoïde. Donc, je m'interroge sur l'efficacité, la transmission de l'information.
Merci Nathalie pour votre question. Érico, mais est-ce qu'il est important de dire quand on est positif de signaler qu'on l'est et est-ce qu'on peut passer à travers les trous de la raquette en quelque sorte ?
Oui, c'est fondamental de l'annoncer et de le dire puisque c'est comme ça qu'on casse les chaînes de transmission. Normalement, c'est le travail de l'assurance maladie de remonter ces chaînes de transmission et de les casser. Mais là, on a des taux d'infection qui sont tellement énormes. 100 000 cas par jour, je sais que ça n'a pas été le cas dimanche, mais enfin, samedi, c'était plus de 100 000 cas et on va probablement voir cette augmentation se confirmer dans les jours qui viennent. Je ne serais pas étonné qu'on ait doublé d'ici la fin de la semaine.
200 000 par jour.
Oui, donc quand vous aurez 200 000 cas par jour, on ne va plus pouvoir
tracer les contacts. On ne peut tracer rien du tout. On va renoncer au traçage des contacts, ce n'est plus possible. En tout cas, ça ne sera pas bien fait. Une question peut-être pour Éric Ayer. Je rebondis sur la question des arrêts maladie. On en parlait tout à l'heure dans le journal de 19h. Des arrêts maladie explosent en ce moment en raison de gens positifs, de gens peut-être aussi qui s'isolent parce qu'ils sont cas contacts. La question de la réduction de la durée d'isolement des cas contacts est sur la table, a dit le gouvernement, ne sait pas encore combien.
Ça paraît évident pour vous qu'il va falloir trouver des règles parce que si on écoute le docteur Combe, 200 000 personnes positives, si chacun a une dizaine de cas contacts, 2 millions, enfin tous les Français vont être cas contacts de quelqu'un à un moment ou à un autre. Comment est-ce qu'on va faire là ? Comment on va faire tourner le pays ? Est-ce que ça, c'est une question qu'on se pose, que vous vous posez ?
Oui, effectivement. Vous voyez, un virus, c'est un triple choc pour l'économie normalement. C'est à la fois un choc d'offres de travail, on empêche les gens d'aller travailler. C'est un choc d'offres d'approvisionnement puisque c'est une pandémie et donc c'est partout dans le monde et donc il y a les chaînes de production qui s'arrêtent et puis c'est aussi un choc de demande parce qu'on ferme un certain nombre de commerces en essentiel et donc du coup on empêche les gens d'aller consommer. Donc c'est un triple choc.
Là, on est en train aujourd'hui de ne pas tellement avoir un choc de demande dans le sens où pour l'instant aucun commerce n'est fermé et on peut encore circuler et consommer à peu près comme on le souhaite.
Il y a quelques restrictions mais finalement assez peu et on est en train de vivre un choc d'offres à la fois d'approvisionnement et de force de travail et donc il est certain que si aujourd'hui on dit à tous les cas contacts ou à tous les contaminants que vous ne pouvez pas aller travailler, le choc d'offres de travail va être considérable et puisque ça va être un peu partout comme ça dans le monde, les chaînes d'approvisionnement vont aussi être dégradées et donc la récession va provenir de ce choc d'offres qui va être relativement conséquent.
Alors là effectivement la question qui se pose c'est est-ce que lorsqu'on est triplement vacciné et qu'on est cas contacts en étant triplement vacciné est-ce qu'on peut aller tout de même travailler avec bien entendu des gestes barrières relativement préservés mais ça c'est une question qu'on se pose parce qu'effectivement si tous les cas contacts même vaccinés ne peuvent pas aller travailler et restent confinés alors là on sera dans un véritable choc d'offres de travail à peu près comparable à ce qu'on a pu connaître au cours de la première vague.
Il va falloir trouver de nouvelles manières d'aller vivre avec le virus docteur Combe ?
Oui absolument il va falloir qu'on... de toute façon il est en train de devenir endémique donc effectivement il va falloir qu'on s'habitue à ce virus heureusement que le variant Omicron a l'air moins sévère que les variants précédents ou en tout cas que la population est en partie immunisée immunisée donc ça atténue les conséquences de l'émergence de ce variant mais malheureusement il est un peu trop tôt pour rassurer tout le monde de ce point de vue là puisque c'est en train de se dérouler sous nos yeux.
Justement on va aller au standard où Frédéric a quelque chose à nous dire à ce sujet Frédéric vous êtes ancien médecin vous nous appelez de peau je crois bonsoir
Absolument absolument bonsoir bonsoir à tous oui ma question s'adresse à Eric Com moi je suis un petit peu perplexe parce que ce que je vois c'est une vague catastrophique absolument terrifiante qui ne crée que des positifs au monde santé j'exagère un petit peu et moi je vais mettre le doigt sur l'absurde de se dire que si jamais on doit isoler et mettre en arrêt de travail tous les positifs et leurs contacts on ne s'en sortira pas donc moi ma question c'est est-ce que on ne pourrait pas dans la mesure où je fais presque que le variant micro est une bonne nouvelle parce que disons c'est un variant qui va pouvoir se multiplier tranquillement mais sans mutuer est-ce qu'il n'est pas tant mais c'est comme peut-être de limiter un petit peu le tout vaccin mais le réserver à ceux qui le veulent et les plus fragiles de fixer la paix aux autres et surtout parce que le vaccin a quand même fait la preuve de ses limites autant en efficacité qu'en tolérance est-ce qu'on ne peut pas remettre sur tout surtout le doigt sur les soins de vie dans pour les rétentions parce que ça ça a manqué pendant deux ans il y a sûrement des milliers de personnes qui sont décédées de manque de soins
Merci pour votre question Frédéric le docteur
comme vous répond On espère que ça va se passer comme ça mais en fait on n'en est pas sûr donc pour le moment aucun d'entre nous n'osera dire une chose pareille par contre c'est évident que c'est une possibilité réelle et donc on surveille tous avec attention ce qui se passe aux Etats-Unis et en Royaume-Uni puisque c'est avec l'Afrique du Sud c'est les trois pays qui ont vu la vague Omicron apparaître avant la France
Quand on dit qu'Omicron est moins dangereux c'est avéré ou pas vraiment ? Parce que on a le sentiment que même en quelque sorte vous me direz si je dis des bêtises s'il est moins s'il provoque moins de formes graves mais qu'il touche quasiment tout le monde en statistique proportionnellement ça va faire quand même beaucoup de monde à l'hôpital
Evidemment s'il est trois fois moins grave mais qu'il touche trois fois plus de personnes finalement le résultat sera exactement le même Absolument
Une question pour Éric Ayer je lisais tout à l'heure que la pandémie a fait plus de 5 millions et demi de morts dans le monde Est-ce qu'on a une idée du coût en fait de perte de vie humaine parce que des gens qui meurent c'est aussi pour l'économie mondiale pardon d'être un petit peu terre à terre ou pragmatique mais c'est un coût énorme des gens qui meurent et des gens de tous âges évidemment
Alors oui il va falloir faire un bilan comme cela même si ce n'est pas encore notre priorité il faut bien entendu regarder enfin c'est assez compliqué de parler de Oui bien sûr de rappeler D'abord mais on voit bien effectivement c'est plutôt la question de est-ce que cette crise va avoir un impact structurel sur notre économie et donc sur la croissance de demain alors bien entendu la population si on est moins nombreux demain ça peut avoir une incidence sur la croissance de notre économie mais attention peut-être qu'un peu moins de croissance n'est pas enfin en tout cas la croissance n'est pas forcément l'objectif d'une politique économique par ailleurs mais bon mais là aussi peut-être qu'il y a quelqu'un d'autre sur le plateau qui n'est plus à même comment répondre mais si c'est plutôt des personnes qui sont âgées qui sont dans cette surmortalité vous voyez sur l'économie peut-être que l'incidence est un peu moins forte dans le sens où il n'était plus dans la population active et donc en termes de croissance pure ce n'est pas ce n'est pas effectivement la priorité mais encore une fois je ne suis pas sûr qu'il faille raisonner comme cela on est Mais c'est vrai
qu'on a parfois des auditeurs qui nous posent ces questions-là finalement ça tue pas tant de gens finalement ça tue des personnes âgées le coût est supérieur en termes de restrictions vous voyez il y a aussi des gens qui formulent les choses comme ça donc ma question était un petit peu
brutale volontairement Oui mais peut-être qu'on peut penser que l'idée c'était d'éviter une saturation des urgences d'éviter que dans un pays aussi riche que la France mais dans d'autres pays développés qu'on laisse aux médecins le soin de décider qui ils doivent sauver et qui ne doivent pas se sauver donc je pense que si les gouvernements dans quasiment tous les grands pays développés ont mis en place des quoi qu'il en coûte et des mesures de restriction c'est pour justement éviter une saturation des urgences et laisser le soin aux médecins de décider finalement de qui ils doivent aider ou pas donc je pense qu'on a évité c'est le pire me semble-t-il en tout cas même s'il y a une surmortalité qui va être évidente mais je pense qu'il va falloir continuer dans sa stratégie qui est on sauve au maximum tout de même de personnes et surtout on évite des catastrophes au sein de l'hôpital si on peut éviter les catastrophes au niveau de l'hôpital
un petit point justement sur la situation de l'hôpital Eric Com est-ce que là ça va encore ça tient encore on est aussi en période de vacances des soignants donc pas simple
pour l'hôpital la situation va être très compliquée parce que la situation est déjà très tendue si en plus on doit rajouter des arrêts de travail à foison à cause du variant Omicron je pense que la situation va être très très difficilement tenable dans les hôpitaux
On refait un point avec Anne Souhaitement la conférence de presse de Jean Castex s'achève sans doute bientôt en tout cas on peut faire un petit point avec vous un petit rappel avec vous Anne des principales annonces
Alors le retour des jauges Corinne dans les grands rassemblements 2000 personnes maximum en intérieur 5000 en extérieur dans les bars et dans les restaurants les consommations ne seront désormais autorisées que assis Obligation également du télétravail à partir de lundi 3 jours par semaine obligatoire 4 jours si possible à insister Jean Castex les masques seront obligatoires dans les centres-villes pour la troisième dose je vous le disais désormais ce sera 3 mois et non plus 4 mois et puis enfin sur la période d'isolement qui pourrait être raccourci pour les positifs et cas contact Omicron ce sera décidé dans les jours qui viennent probablement vient de dire Olivier Véran le ministre de la Santé le 31 décembre
Je rebondis Anne ça veut dire que la campagne présidentielle va être impactée par ces décisions réunions publiques réunions de 2500 personnes on pense évidemment meetings on est en période de pré-campagne présidentielle
Oui alors absolument ça risque d'avoir un impact sur les grands meetings après dans l'ensemble des partis politiques on s'y préparait déjà par exemple à droite on nous disait déjà il y aura un ou deux grands meetings mais l'essentiel seront plutôt des meetings petit format pareil du côté du rassemblement national où on parlait de refaire la campagne européenne avec vraiment des meetings de 50-150 personnes dans de petites salles en France mais effectivement ce sera une grande différence avec la dernière campagne électorale Petit point peut-être sur cette question
on va pouvoir consommer assis dans les restaurants et donc non plus se déplacer Rico mais ça paraît un peu c'est comme on avait un moment l'interdiction de danser dans les bars à partir de quand on agite les bras on danse ou on danse pas est-ce que si on est assis c'est mieux qu'être debout est-ce qu'on n'est pas un peu dans la micro-dentelle ça n'a pas un petit côté ridicule si on est vraiment dans la micro-dentelle c'est pour ça je ne commenterai pas plus d'accord pas de commentaire on va aller au standard on va écouter on va prendre Agnès qui nous appelle de la Haute-Marne bonsoir Agnès bonsoir madame merci on vous écoute
ma question lorsqu'on a un schéma vaccinal à deux doses et que par le dessus on a un covid positif où en sont les études par rapport à la réaction immunitaire sur Omicron est-ce que enfin est-ce que le dernier variant on réagira mieux on ne réagira on sera plus mieux protégé pardon et la deuxième question c'est par rapport à je ne comprends pas le problème d'arrêt de travail pour les cas contacts étant donné que lorsqu'on est vacciné on n'est pas en arrêt de travail lorsqu'on est à contact on a le droit de travailler et être cas contacts intrafamilial et
voilà et quand même aller travailler oui oui tout à fait vous avez vous avez raison mais je pense qu'il y a aussi enfin en tout cas ce qu'ont constaté les médecins c'est des demandes peut-être d'arrêt de travail de personnes qui ne voudraient pas étant en cas contacts mettre en danger quelqu'un d'autre Eric Combe sur la question de l'immunité après avoir enfin deux injections puissent le Covid qu'est-ce que ça donne ?
ça donne une très bonne immunité après le problème c'est pas le taux d'immunité immédiat c'est la durée de cette immunité et c'est malheureusement ce dont on est en train de se rendre compte c'est que l'immunité conférée par le vaccin comme l'immunité conférée par l'infection naturelle malheureusement ne dure pas donc il va falloir qu'on attrape plusieurs fois le Covid ou qu'on soit vacciné plusieurs fois pour pouvoir vivre avec ce virus sans trop de problèmes
on voit que la Haute Autorité de Santé a recommandé je crois que le gouvernement l'a suivi dans cette indication de raccourcir le délai entre la deuxième et la troisième dose donc maintenant à trois mois on voit qu'Israël est déjà en train de tester des quatrièmes doses ça veut dire qu'on va vivre avec comme ça une dose de rappel régulière ou à un moment on va trouver quelque chose qui marche un petit peu mieux qui tient un an
il y a des progrès quand même qui se font il y a un médicament qui va arriver qui pose des problèmes de production malheureusement mais il y a un médicament qui est efficace même si on n'en sait pas beaucoup plus pour le moment mais qui est efficace on va trouver des vaccins qui seront plus efficaces c'est à dire dont l'efficacité durera plus longtemps exactement et puis de toute façon le virus va circuler parmi les jeunes qui ne feront pas d'infection grave en dépit des exceptions qu'on connait et puis on va atteindre un état d'immunité collective à force de rencontrer le virus c'est comme ça que ça va se passer c'est comme ça que ça s'est passé à l'épidémie précédente de coronavirus
Justement Jacques a une question à ce sujet Jacques vous êtes au standard mais peut-être le docteur Com a répondu à votre question vous vouliez poser cette question de l'immunité collective
Effectivement je voulais poser la question d'immunité collective au début de la pandémie on nous a dit qu'à partir de 80% on serait immunisé est-ce que ce chiffre a évolué est-ce que j'en ai une mauvaise notion est-ce que cette notion d'immunité collective s'applique au coronavirus et si oui pourquoi chasser les derniers pourcents de non vaccinés Merci
Eric comment vous écoutez En fait on n'a pas compris tout de suite qu'il faudrait se réinfecter plusieurs fois pour atteindre un état d'immunité collective en fait c'est la variable qui nous a complètement échappé au début par exemple quand vous faites une rougeole vous faites une seule rougeole vous êtes immunisé jusqu'à la fin de vos jours et la varicelle par exemple c'est pareil enfin à quelques exceptions près mais en général c'est comme ça avec les maladies infectieuses et là enfin pas toutes les maladies infectieuses mais la plupart des maladies virales et là c'est pas comme ça que ça se passe il va falloir qu'on rencontre le virus plusieurs fois pour pouvoir développer une immunité collective
Est-ce que c'est déjà arrivé avec d'autres maladies dans le passé d'avoir besoin de l'attraper plusieurs fois
pour être vraiment immunisé Probablement l'épidémie précédente de coronavirus dont je parlais tout à l'heure celle de 1890 c'est ce qui s'est passé il y avait eu cinq vagues successives en moyenne ça dépendait des pays évidemment ça a duré cinq années environ et on ne savait pas si c'était lié au fait qu'il avait fallu que la vague revienne plusieurs fois pour que les personnes s'immunisent ou si c'était lié à des variants différents aujourd'hui il est trop tôt pour répondre mais on comprend quand même mieux pourquoi il y a eu plusieurs vagues successives
Donc pour répondre à notre auditeur Jacques peut-être qu'elle a dit quinzième vague on aura cette fameuse immunité collective
je ne pense pas qu'il faudra on va y arriver avant rassurez-nous
Olivier Véran vient de dire qu'une quatrième dose en France était une possibilité donc qui serait étudiée sachant qu'en ce moment le gouvernement travaille à ce que les personnes éligibles ait leur troisième dose leur dose de rappel Eric Ayer vous êtes toujours avec nous économiste je rappelle à l'OFCE je voulais vous poser une question peut-être d'inégalité nord-sud on voit bien que nous dans les pays occidentaux développés on en est à parler de troisième quatrième dose mais qu'en est-il des pays du sud des pays en voie de développement qui n'ont peut-être pour certains pas commencé à vacciner du tout leur population est-ce qu'on n'a pas là encore un marqueur très fort d'inégalité dans le monde
ah oui ça c'est certain c'est certain qu'on voit très clairement les pays de l'OCDE assez développés et riches qui ont un double avantage par rapport aux pays du sud un d'abord comme on vient de le dire un taux de vaccination nettement plus élevé et deux aussi un quoi qu'il en coûte qui a été bien plus important c'est-à-dire que globalement à la fois une politique monétaire et une politique budgétaire qui ont été bien plus généreux et donc du coup qui ont permis aux économies finalement développées de revenir peu ou prou au niveau d'avant crise c'était à peu près le schéma qu'il y avait au troisième trimestre de l'an dernier et donc ces inégalités vont perdurer de ce point de vue-là parce que effectivement la vaccination est beaucoup moins forte et les aides publiques également et puisque c'est une pandémie c'est aussi une des raisons pour lesquelles en tout cas à mon sens que le virus continue à circuler puisque globalement on arrivera à bout de ce virus comme l'a dit Eric Homme le jour où on sera bien entendu on aura une unité collective en France mais aussi une unité collective un peu partout dans le monde sinon le virus va muter et va continuer à circuler donc effectivement si on veut complètement éradiquer ce virus il me semble qu'il faut aussi aider à faire en sorte qu'il ne circule plus nulle part dans le monde et donc ça pourrait passer par une vaccination qui serait un peu plus développée aussi dans les pays du sud
Là on est dans l'ordre
de l'utopie non Eric Homme ? Oui j'ai bien l'impression qu'on est un peu dans le monde de l'utopie là Vacciner le monde entier ?
Surtout qu'en fait il faut bien considérer que dans les pays dont on parle dans les pays pauvres ils ont laissé circuler le virus parce qu'ils n'avaient pas le choix de toute façon parce que sinon économiquement ils mourraient donc ils ont laissé circuler le virus et là il y a des études qui ont été faites dans certains pays africains qui montrent que le virus a beaucoup circulé que les taux de prévalence sont élevés et donc eux ils ont déjà appris à vivre avec le virus en tout cas pour beaucoup d'entre eux sans dégâts collatéraux énormes parce que ce sont des populations jeunes ce sont des populations sans grosse comorbidité pas d'hypertension artérielle pas trop d'obésité pas de diabète et donc tout ça
non pas les mots des pays riches et quelque part ça les a servis heureusement il y a une justice quelque part on va dire un petit peu en tout cas exactement c'est ce qui s'est passé on va aller au standard pour une dernière question avec Karine qui nous appelle de Perpignan bonsoir Karine
bonsoir bonsoir à tous on vous écoute merci de prendre ma question voilà je suis je suis enseignante en lycée depuis pas mal de mois nous faisons face donc aux différentes vagues de covid j'aurais voulu interroger Eric Caume sur la réalité de l'épidémie par rapport au protocole sanitaire que nous allons avoir à appliquer à nouveau qui est à peu près le même depuis pas mal de mois d'ailleurs dans les écoles et dans les collèges et dans les lycées je voudrais juste repréciser peut-être pour les auditeurs qu'il ne s'agit pas évidemment de reculer la rentrée pas du tout c'est pas ce que je veux véhiculer ici comme information mais plutôt pour faire face et expliquer un petit peu aux auditeurs que les enseignants aussi sont touchés par le covid nous sommes dans des conditions très difficiles depuis pas mal de mois sans véritablement de considération d'ailleurs j'en veux je veux ici aussi exprimer notre grande reconnaissance auprès des personnels sanitaires et dans les dans les hôpitaux et voilà je voulais savoir ce que penser un médecin et non pas un ministre ni de l'économie ni de l'éducation nationale ni de l'enseignement supérieur par rapport aux décisions qui sont prises actuellement et si ce n'est pas véritablement mettre en danger peut-être certains enseignants qui seront peut-être absents à la rentrée mais parce qu'ils seront malades
vous voulez dire le fait de les regrouper dans des endroits fermés c'est vrai qu'il y a des choses qu'on ne met pas trop en place en France je pense aux capteurs de CO2 des choses comme ça est-ce que ça ça pourrait être des pistes pour quand même que les jeunes continuent d'aller à l'école au lycée mais qu'on puisse vivre avec ce virus docteur Combe
les enseignants je pense que la priorité c'est vraiment la vaccination et encore la vaccination et toujours la vaccination il faut que les 20 enseignants toutes les personnes qui sont à risque de Covid du fait de leur métier parce qu'ils exercent en lieu clos avec des personnes dans une population où le virus circule beaucoup soient le plus et le mieux vacciné possible je crois qu'il n'y a pas d'autre solution le masque aussi le masque l'ouverture des fenêtres
aérer 10 minutes toutes les heures c'est ça exactement le capteur de CO2 ça peut marcher qui nous indique attention il faut aérer
exactement
le plexiglas dans les cantines
oui idéalement c'est ce qu'il faudrait faire aussi demi classe demi jauge en sachant que vous savez les enfants ça circule tellement ça circule tellement parmi eux que de toute façon ils vont faire leur immunité progressivement ils l'ont déjà commencé à la faire
est-ce que masque FFP2 plutôt pour les enseignants vous recommandez
par exemple je pense que honnêtement moi aussi je fais de l'enseignement puisque je suis professeur et déjà parler avec un masque chirurgical c'est déjà difficile mais parler avec un masque FFP2 franchement c'est impossible
merci beaucoup Eric Aum vous étiez en studio médecin spécialiste des maladies infectées et tropicales à l'hôtel Dieu et Eric Ayer vous étiez également avec nous économiste c'était le téléphone son merci à tous merci à tous
merci à tous merci à tous merci à tous