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interviewSud Radio· 8 décembre 2025 15 min

François-Xavier Bellamy : "Le vrai danger pour la France, c'est l'alliance entre la gauche et LFI"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Achili. Jean-François Aquilie, votre invité politique ce matin sur Sud Radio, c'est François Xavier Benami, député au Parlement européen et vice-président délégué des Républiques. Bonjour à vous.

Euh François Xavier, bel ami. Euh non à l'état policier, la police blesse et tue. Votre réaction ce matin à ces slogans projetés samedi à Lyon sur la façade du musée des beaux lors de la fête des lumières revendiquées par les soulèvements de la terre.

Ces slogans sont évidemment totalement indécents. Ils sont ils sont évidemment d'une stupidité sans nom quand on pense que ceux qui les ont projeté seront les premiers à être heureux d'appeler la police la gendarmerie au moment où ils se trouveront placés en danger ou menacés d'une quelconque manière. Mais mais au-delà du caractère totalement immature de cet acte, il y a une provocation infiniment dangereuse parce qu'en faisant cela, les militants des soulèvements de la terre mettent une cible dans le dos des policiers et des gendarmes.

Dire que la police tue pratiquait alors que pendant des années, les mêmes militants sans doute étaient les premiers à dire qu'il faut refuser l'amalgame. pratiquer un amalgame aussi grossier, aussi lamentable, une accusation aussi absurde, c'est en fait mettre en danger la vie de ceux qui nous protègent tous les jours. Et moi, je voudrais dire que je pense aujourd'hui non seulement à ceux qui portent l'uniforme, aux policiers, aux gendarmes, mais aussi à tous ceux qui les entourent, à leur famille, à leurs compagnes, à leurs conjoints, à tous ceux qui aujourd'hui les voi partir le matin avec l'inquiétude de savoir s'ils reviendront demain.

Il suffit de penser au nombre de policiers de gendarmes blessés ou tués dans l'exercice de leur devoirs au cours des dernières années pour mesurer la réalité de de l'indessence d'une telle quand on voit ce qui se passe ce weekend à Renn à Échirol ses victimes du narcotrafic ses échanges de coups de feu ces fusils à Indes un drôle de climat François Xavier Bellam a qui la faute et la la preuve que c'est la meilleure réponse possible au soulèvement de la terre ce qui tue dans ce pays ce n'est pas la force de l'État mais c'est la faiblesse de l'État Ce qui tue, ce n'est pas la police et la gendarmerie, mais c'est le manque de moyen donné à nos forces de l'ordre pour agir. Le manque de volonté, parfois, le manque de moyen en tout cas de la justice pour sévir pour sanctionner ceux qui aujourd'hui en effet sème la terreur partout dans nos quartiers. Vous appelez une réponse pénale forte contre les auteurs de ces messages toujours recherchés hein.

Bien sûr, mais et c'est absolument évident parce que le le le rétablissement de l'autorité de l'État passera aussi par là. François Xavier Bellamiel contexte politique le budget de la SQ, il n'est pas votable répète Bruno Rotaillot qui annonce que les députés de l'Assemblée nationale demain auront le choix de l'abstention ou de voter contre les députés LR. Pourquoi est-ce que le patron des républicains n'appelle pas à voter contre tout simplement ?

Le président des républicains n'est pas député à l'Assemblée nationale, il est au Sénat où il mène le combat contre avec les sénateurs comme nos députés contre toutes les dérives des budget proposé par pourquoi s'obtenir la question. Mais d'abord le premier message c'est que ce budget n'est pas votable. En effet, c'està dire qu'il est il est impossible de souscrire à un budget qui ne qui ne traduit que l'expression de l'ampleur du déni de réalité qui pèse sur notre vie politique aujourd'hui.

Moi, vous savez, j'ai j'ai une l'occasion de faire une expérience quotidienne qui consiste, comme je vais le faire après vous avoir quitté ce matin, à partir à Bruxelles. Je je prends le train, je fais une carart de train et j'arrive au Parlement européen. et je suis sidéré de l'ampleur de la distance qui existe entre l'ambiance de notre débat en France et le regard que portent les Européens sur la situation du pays.

La France est en train de s'enfoncer dans le déni de réalité et cette espèce d'insouciance a quelque chose de stupéfiant alors que tous les Européens angoissent aujourd'hui du moment où le pays pourrait être pris dans une crise de la dette. Cette crise de la dette peut arriver à n'importe quel moment et je pense moi à ceux qui je pense au retraités, je pense à tous les chefs d'entreprise, les artisans, les commerçants, je pense à tous ceux qui subissent directement les conséquences de cette immense incertitude créée par une discussion budgétaire qui n'est que l'expression d'une forme de de démagogie improbable. Oui, il va falloir affronter la réalité de notre déficit.

Oui, quand on est à 5 % déficit public sur le PIB, on ne peut pas s'affranchir de la nécessité de réformer notre système de retraite. Si le budget de la SQ est rejeté demain, François Xavier Bellami, Sébastien Lecnu, clairement doit-il partir démissionner ? En tous les cas, ça voudra dire que le gouvernement aura échoué sur la manière dont il espérait jusque la survivre, c'est-à-dire littéralement, comme l'a dit l'un des ministres récemment, s'acheter du temps.

Acheter du temps, acheter du temps du côté du pouvoir, du côté des ministères. quitte à brader euh les réformes dont la France a besoin pour pouvoir elle se se projeter dans la durée. Mais que que dites-vous François Bam ?

Est-ce qu'il doit partir oui ou non ? Parce que si serait un échec pour lui ce serait évidemment un échec mais ce serait surtout, je le redis, l'échec salutaire d'une manière de tenter de survivre en cédant sur l'essentiel. Et vous ne répondez pas à la question parce que vous avez écrit, c'était dans le Figaro de mémoire hein, c'était à la mi-octobre, vous aviez écrit une tribune, vous disiez euh si j'étais député à l'Assemblée nationale, je voterai pour la censure du gouvernement.

C'est assez clair quand même. Je sais pas si vous maintenez toujours ce alors si demain si demain il y a pas de vote si le vote échou demain il est-ce que le premier ministre peut décemment rester en place ? Ce vote n'est pas un vote de censure.

Si le premier ministre engageait son gouvernement sur la suspension de la réforme des retraites sur un budget qui augmente les impôts sans réduire les dépenses, si le premier ministre engage son la responsabilité de son gouvernement sur l'orientation générale du budget qu'il propose aujourd'hui, oui, je le redis, je voterai la censure si j'étais à l'Assemblée nationale. Je ne le suis pas, mais il me semble que l'intuition que je partageais il y a quelques semaines maintenant au début de ce débat budgétaire n'a cessé de se confirmer. Et je voudrais dire un instant que ce budget soit voté ou non le mal que cette discussion budgétaire aura fait au pays.

Je vois tous les chefs d'entreprise encore une fois je vois tous ceux qui ont pour mission de porter notre économie qui hésitent à investir qui renoncent à s'engager, qui parfois projettent de quitter le pays. Je les vois se décourager. Je vois beaucoup de Français qui travaillent et qui travaillent dur et qui n'arrivent plus à savoir à quelle sauce ils vont être mangés, comment les impôts vont évoluer. mal a été terrible et donc il est temps d'arrêter les frais importe s'il reste ou s'il s'en va Sébastien le Cornus ça vous est égal c'est pas que ça m'est égal parce que je me préoccupe de l'avenir du pays mais ce qui compte c'est sur quelle base et c'est ça le plus important et moi je crois qu'aujourd'hui la responsabilité d'un gouvernement c'est de prendre les Français à témoin en leur disant voilà quelle est la situation du pays voilà dans quelle direction nous devons aller si nous voulons non pas tenter de gagner quelques semaines dans le concours de démagogie organisé par les socialistes et la France insoumise à l'Assemblée mais si nous voulons gagner des années de prospérité future pour nos enfants et nos petits-enfants.

François Xavier Belami, c'est l'événement politique de la semaine. Cette sortie mercredi du journal d'un prisonnier de Nicolas Sarkozy chez Fillard, l'ancien président évoquant son échange téléphonique avec Marine Le Pen annonce qu'il prendra position contre un front républicain à l'encontre du Rassemblement national. Est-ce que vous l'approuvez ?

Moi, je je j'ai toujours défendu euh la position qu'au 2e tour, le vrai danger pour la France, et nous le constatons aujourd'hui tous les jours, le vrai danger pour la France, c'est cette alliance entre la gauche et la France insoumise. Vous parliez à l'instant de ces projections des soulèvements de la terre qui appellent à tuer des flics, mais la vérité c'est que s'alé avec cette mouvance politique parce que les soulèvements de la terre évidemment sont du côté de LFI et que LFI prospère sur cette radicalité s'alé avec cette vision de la politique, c'est s'alé avec le pire. Et donc moi, je suis heureux que Nicolas Sarkozy prenne cette position puisqueen fait c'est aussi celle que j'ai défendu dans le passé.

Ça m'a été parfois reproché. Je n'ai aucun problème pour assumer de continuer à la défendre. Non, la vraie question Jean-Fançois la digue est en train de sauter donc mais c'est pas que la digue est en train de sauter la la digue pardon mais la digue qui a sauté depuis longtemps et avec des conséquences désastreuses, c'est celle que la gauche a accepté de de faire exploser en seulement quelques heures après la dernière dissolution par exemple quand Olivier Fort a signé un accord avec Jean-Luc Mélenchon.

On peut pas en permanence reprocher à une droite qui continue de défendre ses couleurs et qui s'est présentée aux élections législatives sous ces couleurs indépendante et libre. On peut pas reprocher à la droite de faire sauter quelqu'udique que ce soit quand les socialistes dans ce pays au premier tour au premier tour se sont alliés avec la France insouvre. Vous vous rendez compte que Martine Vassal, candidate à Marseille pour les Républicains notamment, a dit "On verra bien pour deè tour la semaine dernière, elle les suit depuis une tempête nationale." Elle l'a dit ici même à votre place, la droite est prête à ça enfin à s'allier avec le RN ou pas ?

Martine Vassal et et c'est le point le plus important que je voulais soulever Jean-François Aili, Martine Vassal, elle défend nos couleurs, elle défend ses couleurs, elle défend le projet politique qui d'ailleurs est le seul qui puisse gagner à Marseille demain. Parce que si nous ne sommes pas là, si la droite ne fait pas son travail, si elle ne se reconstruit pas, alors demain le grand risque effectivement c'est que la gauche continue de l'emporter comme elle l'a fait au moment des dernières élections législatives. Nous avons vu le Rassemblement national arriver premier au premier tour et 3è au 2e tour.

La vraie question c'est comment faire en sorte qu'on sorte de cette situation désastreuse dans laquelle sans dialoguer avec le les majorités silencieuses de ce pays n'arrivent pas à trouver de tradition vou pas dialoguer officiellement avec le RN chez LR toujours pas mais c'est pas une question de dialogue. La vraie question pour nous c'est est-ce qu'une force politique qui assume d'être la droite et de porter un programme cohérent à droite et qui a réuni au cours des dernières décennies des majorités dans ce pays pour pouvoir faire avancer la France ? Est-ce que cette force politique a disparu aujourd'hui ?

Moi je ne le crois pas. Et Marine Le Pen de ce point-là a un point commun avec Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, vous vous en souvenez, disait que la gauche et la droite ça n'existait pas.

Il disait en même temps de gauche et de droite. Marine Le Pen dit exactement la même chose. Elle dit qu'elle n'est ni de gauche ni de droite.

Pas Jordan Bardella. Elle ne dit pas la même chose. Pour l'instant, c'est un seul parti et a priori une seule ligne.

Nous nous disons très simplement qu'il y a dans ce pays une gauche qui s'assume et qui assume sa radicalité et qu'il faut une droite qui s'assume aussi pour pouvoir offrir à ce pays la terre. Droit Union des droites de Gérald Darmanin à Sarah Knafo comme le propose Laurent Voquier. C'est oui, c'est Non.

En fait, la vraie question c'est y a-t-il un monde possible dans lequel Gérald Armanin soutiendra Sarnafo ou Saraknafo Gérald Darmanin ? Pour moi, la vraie question n'est pas celle des appareils, c'est même pas celle des personnalités. Mais il faudra trouver un candidat à moment donné, c'est poser la question candidat.

Mais vous savez, la force un primaire par exemple, ça peut le régler le problème. La force d'une candidature, c'est pas d'être un empilement de strate électorale ou une addition de clientèle. La force d'une candidature, c'est de partir d'un projet suffisamment convaincant pour le pays qu'il puisse se rassembler derrière lui.

Et ma conviction profonde, c'est que aujourd'hui, c'est d'abord cela que nous avons le devoir de porter, retrouver le projet clair qui fera que la France pourra retrouver confiance en la Donc vous ne savez pas si si vous avez envie d'une primaire ou pas. Mais c'est pas ça, c'est que pour ma part, je ne vois pas comment une primaire de cette nature pourrait avoir lieu demain. Je vois pas comment les personnalités que vous venez de citer pourrait signer pour se soutenir l'une l'autre dans un accord de primaire.

Et et je surtout je ne crois pas que le point le plus important soit de réussir à les mettre d'accord. Je pense que le plus important c'est d'abord de construire le projet dont la France a besoin parce que vous savez l'essentiel n'est même pas de gagner la présidentielle. Je suis peut-être un peu dur en disant ça.

L'essentiel n'est pas de gagner la présidentielle. Tellement de candidats ont mis la victoire avant tout. Le plus important n'est pas la victoire.

Le plus important, c'est de fonder cette victoire sur la vérité pour en faire quelque chose d'utile au pays demain. François Xavier Bami. Emmanuel Macron qui menace la Chine de droits de douane.

Il le dit dans les échos ce matin à l'instar des États-Unis, je le cite, il fait du Trump Macron, il en a les moyens. La France malheureusement non. et l'Europe en aurait les moyens et même l'Europe en aurait le devoir.

Mais le vrai problème, c'est que en Europe, la France est le pays qui peut le moins se permettre de donner des leçons sur le commerce international. On parle souvent en ce moment du déficit budgétaire de la France. On a raison d'en parler, mais le déficit le plus préoccupant peut-être pour la vie de notre pays, c'est notre déficit commercial.

Ce qui veut dire que en aggravant chaque année le déficit commercial, chaque année nous importons plus et nous exportons moins. Et donc c'est très difficile pour les Français dans une Europe qui elle est excellentaire commercialement, une Europe qui exporte et notamment vers la Chine. C'est très difficile pour les Français d'expliquer aujourd'hui aux Européens comment ils devraient faire pour gérer le commerce.

En manque de muscle. Toute dernière question, François X Bami. L'effacement civilisationnel prédit par l'administration Trump, celui de l'Europe, vous vous y croyez vous ?

Mais le le risque le risque que connaît l'Europe, il est existentiel. Et on nous regardait peut-être avec le sourire il y a quelques années quand nous tentions de défendre précisément les racines sur lesquelles l'Europe est construite. Moi, je crois que ça a été une erreur historique de ne pas mentionner les racines de l'Europe dans le projet qui devait former le traité qui régit aujourd'hui le fonctionnement de l'Union européenne.

Parce que un continent qui oublie ses racines, une civilisation qui oublie son histoire, c'est une civilisation qui aura du mal à trouver son avenir. Et je le dis sur un débat qui est très concret et très immédiat. Nous allons dans quelques jours, nous allons fêter Noël.

Il y a quelques années au Parlement européen, j'avais dû batailler pour interdire à la Commission européenne d'interdire à ses fonctionnaires de se souhaiter joyeux Noël. La Commission voulait que souhaiter joyeux Noël soit exclu parce que ce serait excluant. Et bien moi, je crois l'inverse.

Je crois qu'assumer nos racines, assumer nos valeurs, assumer notre histoire, assumer notre identité, c'est la condition de notre avenir et la condition de toute liberté pour demain. Merci à vous François Xavi Bami. Merci à vous.

Merci Jean-François Aelli, euh François Xavier Benami. Alors, belle fête ou joyeux Noël ? Joyeux Noël.

Voilà, joyeux Noël. Absolument. Bon ben écoutez, est-ce que vous êtes d'accord avec ce qu'a dit François Xavier Bélami ?

En fait, à l'instant notamment autour euh de la déclaration de Nicolas Sarkozy dans son livre concernant Marine Le Pen, pas de front républicain contre le RN. C'est donc visiblement la tendance de Nicolas Sarkozi. Bruno Rotaillot l'a laissé entendre aussi hier soir lors d'une intervention sur BFM TV, qu'en pensez-vous ? 0826 300300 et puis évidemment la Chine, on peut y revenir tout à l'heure.

Est-ce que Emmanuel Macron veut faire du Trump ? Après l'avoir critiqué, il avait dit ou c'est une décision brutale et infondée. On ne corrige pas les déséquilibres commerciaux avec des tarifs et des taxes.

C'est ce qu'il avait dit le 3 avril 2025 très précisément. Aujourd'hui, il dit que on peut peut-être faire cela contre les Chinois. Qu'en pensez-vous ?