[DIRECT] Tristan Waleckx auditionné par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 37 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 20:00RelanceRéponse directe
Pouvez-vous nous dire si ce que madame la ministre de la culture a dit est vrai ou faux ?
- 23:00OuverteRéponse directe
Avez-vous des éléments en votre possession sur ce point ?
- 26:00OuverteRéponse partielle
Confirmez-vous le coût de 400 000 € par émission ?
- 30:00FerméeÉludée
Pouvez-vous nous donner votre salaire ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Avez-vous bénéficié d'un média training ?
- 40:00RelanceRéponse directe
Pourquoi avoir attendu 4 ans pour traiter Jean-Luc Mélenchon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00présidentFait
« Des journalistes se sont adressés à un membre de ma famille qui était en grave difficulté et c'était une réalité parce qu'il y a eu des échanges. »
- 7:00présidentFait
« On est prêt même à vous indemniser s'il le faut. »
- 10:00Tristan WaleckxFait
« Jamais la justice ne nous a condamné sur le fond. Jamais l'Arcom ne nous a sanctionné. »
- 12:00Tristan WaleckxFait
« Il faut penser contre soi-même. »
- 0:30Tristan WaleckxFait
« les caméras cachées, c'est vraiment quelque chose qu'on utilise de façon exceptionnelle en ultime recours »
- 3:30Tristan WaleckxFait
« les nuits à Cannes qui font l'objet depuis hier d'une enquête du tribunal »
- 9:30Tristan WaleckxFait
« France Télévision est perçu comme le média le plus impartial par les Français »
- 10:00Tristan WaleckxChiffre
« 65 % qui pensent que France Télévision est impartiale dans son traitement de l'info contre 59 % ailleurs »
- 10:30Tristan WaleckxChiffre
« 73 % des Français déclarent avoir confiance en l'information de France Télévision »
- 22:00Tristan WaleckxFait
« il y a bien eu des propos à connotation sexuelle qui ont été prononcés à l'égard d'une petite fille »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je rappellerai en introduction que ce magazine d'investigation a été créé par Benoît Ducel en septembre 2020, un grand journaliste auquel je pense mes collègues s'associeront à moi pour lui rendre hommage et qu'il a permis de diffuser ce magazine d'investigation plusieurs centaines de reportages et d'enquêtes sur des sujets aussi variés que ceux relevant de la politique étrangère, des médias, de la consommation, de l'environnement dont certains ont eu des impacts importants. Récemment encore. Le numéro que vous avez réalisé sur les relations entre la France et l'Algérie, enquête que vous aviez lancé en avril 2025 et qui a été diffusé il y a quelques jours sur France 2, a eu un retentissement à la fois médiatique et politique.
Présenté successivement par Benoît Ducken, je l'ai cité, Nicolas Pocarré, Thomas Soto, Jacques Cardos. Complément d'enquête est aujourd'hui une émission placée sous la houlette de Tristan Valex. que nous recevons aujourd'hui et qui a troqué le fauteuil rouge pour le fauteuil marron de l'Assemblée nationale.
Je vais donc vous présenter monsieur Tristan Valex après des études d'histoire et de journalisme. Vous entrez à TFA en 2007 avant de rejoindre l'équipe de complément d'enquête sur France 2 en 2012. En 2017, vous recevez le prix Albert Lombre conjointement avec Mathieu Régier pour le documentaire que vous aviez réalisé au sujet de Vincent Boloré.
Après avoir travaillé pour envoyé spécial, vous devenez en septembre 2001 à la fois présentateur et rédacteur en chef de l'émission Complément d'enquête. Madame Séver Lebrin, vous avez étudié au centre de formation des des journalistes. Al, parfois on fait des études des personitionnés, parfois on me les donne pas.
En l'occurrence là, j'ai votre parcours étudiant et académique. Vous avez été reporter pour l'émission Complément d'enquête de 2008 à 2013, magazine dont vous êtes aujourd'hui rédactrice en chef adjointe. Vous êtes par ailleurs reporteur pour envoyer spécial une journaliste d'investigation.
Monsieur Emmanuel Gagier, après vos études de sciences politiques et de journalisme, vous commencez votre carrière journalistique à M6 avant d'entrer chez Upside puis chez Première Ligne Télévision, agence de presse et société de production indépendante, bien connue et investi dans le documentaire d'investigation. Vous entre vous entrez à France Télévision en août 2024 où vous devenez rédacteur en chef adjoint de l'émission Complément d'enquête. Enfin, monsieur Louis Milano Dupont, vous êtes journaliste, grand reporter pour complément d'enquête aujourd'hui.
Après avoir débuté votre carrière sur Public Sénat puis sur LCI et TF1, vous avez été notamment correspondant pour l'Inde et l'Asie du Sud-Est. Complément d'enquête, je l'ai dit, est une émission d'investigation et certaines de vos émissions ont suscité débat, ont suscité parfois des polémiques et cette audition est l'occasion pour le rapporteur, pour le les députés présents ici et pour moi-même de vous poser des questions importantes. Avant de vous poser deux questions introductives, je vais vous demander de prêter serment et puis je vous laisserai la parole pour une dizaine de minutes comme je l'ai indiqué et comme nous le rappelle l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, je vais vous inviter chacun à votre tour à lever la main droite et à dire je le jure.
Je le jure. Merci. Je le jure.
Je le jure. Merci. Je vous laisse donc la parole pour un proposinaire de 10 minutes, puis je reprendrai la parole pour deux questions et puis ensuite je donnerai la parole au rapporteur.
Merci monsieur le président, monsieur le rapporteur. Mesdames et messieurs les députés, je vous remercie pour votre invitation. Je suis très impressionné de me retrouver face à la représentation nationale pour un journaliste de terrain que je suis.
C'est très inhabituel mais je suis aussi très fier. Aujourd'hui, nous sommes quatre mais on représente toutes les équipes de complément d'enquête. On est passionné par notre émission, par l'investigation et on est ravi de pouvoir expliquer ce que nous faisons, comment nous le faisons et pourquoi nous le faisons.
Complément d'enquête, vous l'avez dit hein, c'est une émission créée par Benoît Ducken il y a un quart de siècle en 2001. Le concept est simple, c'est un ou plusieurs reportages d'enquête suivi d'un entretien dans les fameux fauteuils rouges devenu la marque de fabrique de l'émission. Je reconnais des des gens qui qui sont assis il y a il y a encore quelques quelques semaines.
Ces fauteuils ont beaucoup voyagé. Des plages de Pouquet en Thaïlande où Benoî Duukan avait présenté une émission sur le tsunami jusqu'à la jungle de Calé où Nicolas Poincarré s'était installé pour parler immigration. Jacques Cardos, lui les a emmené en Irak pour une émission sur Daesh quand Thomas Outo, lui les a fait rentrer dans la cour de l'Élysée.
Moi-même, j'ai posé des fauteuils rouges en Ukraine quelques jours après le début de la guerre, mais aussi gard du nord pour parler du fléo du crac ou encore dans l'ancienne usine Worldpool Damien avec les tout derniers salariés de ce symbole de la désindustrialisation. Au total, plus de 1500 personnes se sont assises dans ces fauteuils rouges avec toujours le même objectif pour nous, donner la parole à toutes et à tous, quel que soit son parcours, sa sensibilité et son point de vue. On y a vu, je l'ai dit, des ouvriers mais aussi des PDG, des ministres, des femmes et des hommes politiques de tout bord, des artistes tout comme des représentants de la société civile, des acteurs et des témoins clés de 25 ans d'actualité, 25 ans d'enquête.
L'affaire Messier, l'affaire Rodia, l'affaire Clearstream, l'affaire Bancour, l'affaire DSK, l'affaire Kusac, l'affaire Big Malon, l'affaire Benalain ou plus récemment l'affaire des assistants du Parlement européen ou celle du financement libyen. Toutes ont fait l'objet d'un complément d'enquête. Vous qui cherchez à juste titre des singularités du service public, en voilà une.
Vous ne retrouverez cette liste sur aucune autre chaîne que celle de notre groupe. Car l'investigation est un objectif inscrit dans la charte de France Télévision dont vous reconnaissez vous aussi l'utilité. Mesdames et messieurs les députés, dans un récent rapport parlementaire, vous avez écrit "Les émissions d'investigation constituent des outils essentiels pour fournir le recul indispensable à la réflexion et je suis d'accord avec vous. ainsi qu'avec l'Arcom qui dans son dernier bilan de France Télévision soulligne, je cite, "Les magazines d'information et plus spécifiquement ceux dédié à l'investigation sont des éléments distinctifs des offres de services publics.
Faire de l'investigation, c'est révéler des faits d'intérêt général, enquêter sans pour autant se prendre pour des justiciers." Je vous parlais en introduction de de Bonat Duken. Il est mort brutalement en 2014.
Tous les reporters de la rédaction dont je faisais leur partie se sont retrouvés comme orphelin professionnellement et depuis on essaie de continuer à faire vivre ce qu'il nous a transmis, son état d'esprit. D'abord le sens du collectif. Aucune décision ne se prend seule parce que l'investigation est avant tout un travail d'équipe.
Et surtout Benoît nous répéter sans cesse la même phrase : "Il faut penser contre soi-même." Pour nous, c'est une boussole. C'est presque devenu la devise de l'émission.
Être journaliste d'investigation en réalité, c'est passer son temps à douter. Douter de certaines vérités établies certes, mais aussi la fiabilité de nos infos, les risques que prennent nos sources ou les conséquences potentielles de nos révélations. C'est un travail long, exigeant, souvent ingrat.
Cela signifie contacter parfois des centaines de témoins et d'informateurs pour un seul sujet. Accepter de renoncer quand les éléments ne sont pas suffisamment solides et toujours, toujours, toujours se remettre en question. Et même le moment un peu particulier que l'on vit avec cette commission, je vous l'avoue, est l'occasion pour nous de nous interroger plus encore pour essayer de nous améliorer.
Parmi ces préoccupations, ces obsessions même celles de donner l'information la plus rigoureuse possible. Nous vivons avec l'angoisse permanente de nous tromper, de mal faire. Et on ne va pas se mentir, en 25 ans d'émission, 612 numéros.
Certains sont sans doute plus réussis que d'autres. Mais ces 10 dernières années, jamais la justice ne nous a condamné sur le fond. Jamais l'arcom ne nous a sanctionné.
Être journaliste qui plus dans le service public implique de lourdes responsabilité. Parmi ell, il y a aussi celle du pluralisme. Complément d'enquête est évidemment une émission non partisane.
J'ai coutume de dire que nous ne sommes pas des journalistes militants, mais en revanche, je revendique le fait que nous sommes des militants du journalisme et d'un journalisme totalement indépendant. Les polémiques souvent contradictoires provoquées par nos enquêtes en sont la meilleure preuve. Au gré de nos sujets, on se retrouve souvent adoré par ceux qui nous détester la veille et inversement.
Récemment encore, vous l'avez dit, monsieur le président, notre tout dernier complément d'enquête sur l'Algérie a été simultanément accusé d'être anti-algérien de faire le jeu de l'extrême droite quand d'autres affirmaient au contraire que nous aurions agi pour le compte de l'Algérie en censurant un diplomate. Tout était faux. Complément d'enquête travaille en toute indépendance sans recevoir de consignes de quiconque.
Souvent, l'investigation bouscule, dérange et parfois l'effet d'intérêt général que nous révélons viennent nourrir le débat public. Et vous êtes les premiers à vous en emparer, vous les représentants de la nation. Nos enquêtes sont reprises par tous les bancs de cet hémicycle sans exception.
J'ai le souvenir de voir Marine Le Pen brandir nos révélations sur les disparitions d'œuvres du mobilier national pour réclamer des comptes au qu d'Orsé. Puis un député LFI Damien Modé citait notre complément d'enquête sur les morts aux urgences pour dénoncer la saturation des hôpitaux ou encore la député LR Valérie Boyer s'appuyait sur nos révélations sur les liens entre Lafarge et Daesh pour questionner le financement du terrorisme. On a entendu un député Ern Emmanuel Fouard se saisir de nos informations sur les pratiques tarifaires cachées de la SNCF tout comme Julien Bayou député écologiste.
Reprendre nos révélations sur un mécanisme d'évasion fiscale via des sociétés du budget privé. L'émission Complément d'enquête a même été citée à 18 reprises dans le dernier rapport de la mission d'information sur les ingérences étrangère. Car depuis plusieurs années, nous travaillons sur la manière dont l'information est devenue un champ de bataille, la façon dont elle est instrumentalisée, manipulée dans un contexte géopolitique de plus en plus tendu.
Nous avons même lancé une nouvelle collection intitulée la guerre de l'info où nous avons traité de l'antisémitisme, des climatosceptiques ou de la guerre de propagande entre Israël et le Hamas. Pour ce travail, nous avons été primés au prestigieux festival de Montecarlot car l'investigation de France Télévision est régulièrement reconnu pour sa rigueur et son exigence y compris à l'étranger. Ces cinq dernières années, nous avons reçu une dizaine de prix pour complément d'enquête.
Je pense à d'autres émissions sur l'indemnisation des victimes de l'église qui a reçu le prix de l'investigation du Figra ou encore aux récompenses du prix Europa pour nos compléments d'enquête sur les crimes de guerre en Ukraine, sur le narcotrafic à Marseille ou encore sur les usines à arnaque en Birmanie. Cette reconnaissance est importante car dans le même temps l'exercice de l'investigation est devenu, je vous le dis, de plus en plus difficile. Les procédures Bayon se multiplient.
Pour un complément d'enquête sur Vincent Boloré récompensé par le prix Albert Londres. Nous avons subi de multiples procédures devant la justice française. Pour un seul et même reportage, cinq procès et au total cinq gagnés par France Télévision et des centaines de milliers d'euros de frais de justice avec l'argent des Français.
Une expression qu'on entend souvent ici. Dans un autre registre, pour avoir révélé dans complément d'enquête l'existence d'une opération secrète de la France en Égypte, une de nos conœurs a été perquisitionnée et placée en garde à vue pour violation du secret défense. Ces situations nous inquiètent profondément et j'espère sincèrement que cette commission sera aussi l'occasion de se pencher sur ces questions capitales que sont la lutte contre les procédures abusives et la protection de la liberté d'informé.
Il faut aussi veiller à ce que la critique légitime du travail des journalistes ne se transforme pas en défiance systématique voire en violence. Des journalistes de compléments d'enquête ont été agressés, menacés, intimidés dans le créateur de leurs enquêtes. Pour ma part, j'ai reçu des appels à me décapiter après une enquête sur le Hamas.
L'adresse de mon domicile a été diffusée en ligne pendant notre reportage sur C News et j'ai parfois appris que nous avions été espionnés ou pris en filature par des officines privées. Ces faits qui étaient autrefois exceptionnels deviennent de plus en plus fréquents et ce basculement existe aussi dans des démocraties proches de la nôtre de manière plus extrême encore comme en Italie où le rédacteur en chef de l'émission d'investigation de la télévision publique a vu il y a quelques mois sa voiture détruite par un engin explosif. Des actes qui nous inquiètent. qui pose une vraie question démocratique et que nous sommes prêts, si vous le souhaitez, à détailler auprès de votre commission.
Enfin, je terminerai par une note plus positive. On entend souvent dire que les jeunes se détourneraient de l'information et de la télévision. Les chiffres de compléments d'enquête racontent une toute autre histoire.
En 5 ans, de 2020 à 2025, la part d'audience des 15-34 ans a augmenté de 77 % sur notre case. Chaque semaine, ils sont 100000 jeunes à regarder complément d'enquête à 23h et le plus souvent en replay. Une offre en ligne qui attire régulièrement plusieurs centaines de milliers de téléspectateurs et parfois plus d'un million.
Cela nous dit une chose, les jeunes ne rejettent pas l'information. Quand le journalisme est exigeant, rigoureux, indépendant, quand il parle du réel sans posture ni militantisme, il trouve son public, y compris chez les citoyens de demain. C'est pour eux et avec eux que Complément d'enquête continue à faire de l'investigation.
Je vous remercie. Merci pour votre propos introductif. Je vais revenir vers vous sur ce qui s'est passé dans cette commission d'enquête il y a donc une semaine, le 5 février et qui est important d'y revenir de manière très solennelle car les accusations qui ont été portées contre vous sont loin d'être anodine et que s'il y a dans le journalisme un principe important qui est celui du contradictoire, c'est également le principe de ces commissions. d'enquête.
Au terme de l'ordonnance du de 1958, les personnes auditionné prêtent serment et les faux témoignages dans le cadre de cette commission d'enquête peuvent donner lieu de la part du président de cette commission d'enquête à la sésine de l'autorité judiciaire. Sur la base de cette saisine du président d'une commission d'enquête, l'autorité judicière peut engager des poursuites pénales qui peuvent, le cas échéant donner lieu à des condamnations pénales. Le 5 février dernier, dans cette commission d'enquête, madame Rachid Adati, ministre de la culture, vous a accusé sousement d'avoir tenté de monayer les services d'une tierce personne don dont elle n'a pas souhaité révéler l'identité pour tirer des renseignements la concernant auprès d'un membre de sa famille en vue de la réalisation du numéro de complément d'enquête qui lui a été consacré.
Je vous l'ai dit, nous travaillons et je l'avais rappelé également la ministre dans un cadre extrêmement solennel et extrêmement formel encadré par l'ordonnance du 17 novembre 1958. Il est donc très important de citer expressément et précisément les propos de madame la ministre devant notre commission à la suite d'une question de notre collègue Aurélien Saint-Toule repurrie ensuite par notre collègue Aida Adisadé et que j'ai ensuite fait repréciser. Volontairement, je les reprends tel qu'elles sans aucune modification rédactionnelle et si certains veulent les vérifier, ces propos figurent sur le portail vidéo de l'Assemblée nationale à partir de 1h34 et 20 secondes.
Madame la ministre a dit les choses suivantes : "Des journalistes se sont adressés à un membre de ma famille qui était en grave difficulté et c'était une réalité parce qu'il y a eu des échanges. Ce membre de ma famille a refusé évidemment de les produire. Mais je le confirme, quelques minutes après, elle ajoutait qu'une des limites à la liberté d'expression, c'est quand on essae à tout prix sur des personnes vulnérables, fragiles, qu'on essaie d'obtenir des choses.
Je trouve que ce n'est plus du journalisme. Permettez que je puisse évidemment pouvoir le dire. Maintenant, je ne veux pas attraire d'autres personnes à cela.
C'est un constat que j'ai fait. C'est une réalité que je réaffirme. Peu après, madame la ministre a affirmé de nouveau en parlant des journalistes de complément d'enquête, ils ont proposé avec un/3 un journaliste indépendant évidemment, ils ont proposé en passant par un/3 dont évidemment j'ai les coordonnées, mais je ne veux pas attraire parce que je vais vous le dire, la personne de mon environnement m'a demandé de ne plus l'évoquer parce qu'il veut être tranquille.
Madame la ministre à la suite d'une relance que j'ai faite sur ce sujet a estimé que ce sujet n'avait rien à voir avec la commission d'enquête et elle a précisé il y a un journaliste qui est passé par un journaliste tiers qui s'est présenté auprès d'un membre de ma famille en se présentant comme un journaliste indépendant et en disant si vous avez évidemment des choses très à charge concernant madame Dati, on est prêt même à vous indemniser s'il le faut. Je le maintiens. Enfin à la demande de madame Adisadé reprise par madame Sophie Poliant qui souhaitait que les documents de madame Dati puissent être transmis à la commission.
Vous l'avez compris, je vais devoir vous poser une question importante parce qu'elle peut m'engager le moment venu comme président de cette commission d'enquête à saisir l'autorité judiciaire. Pouvez-vous nous dire à votre tour et toujours sur servement si ce que madame la ministre de la culture a dit est vrai ou faux ? Avez-vous par ailleurs des éléments en votre possession sur ce point ?
Je peut-être prends la parole pardon, je prends la parole en premier puis je passerai à mes collègues. Mais non, je je rappelle que je suis sous et que nous n'avons évidemment pas donner d'argent ou proposer d'argent à quiconque dans l'entourage de madame Dati fus par fus par un/ tiers. C'est je vous je démen cela catégoriquement et sousement.
Je passe la parole maintenant peut-être à Louis Milano Dupont qui a réalisé cette cette enquête sur madame DATI. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames, messieurs les députés, je vous remercie de me donner l'occasion de m'exprimer sur sur ces propos et et je vais être très clair. J'ai bien conscience de vous répondre sous aujourd'hui.
Jamais je n'ai moné un témoignage ni même tenté de monayer un témoignage. C'est contraire aux règles déontologiques les plus élémentaires et cela ne fait évidemment pas partie de nos pratiques. Jamais je n'ai fait appel à un/ers pour monayer un témoignage et je n'ai même jamais fait appel un tiers dans le cadre de cette enquête sur Daati.
Merci. Donc je je dois vous reposer la question. Vous n'avez donc vous contestez les propos précis que je cite parce que je ne veux pas déformer les propos ni de la ministre ni des vôtres.
Quand madame la ministre dit on est prêt à vous indemniser s'il le faut, vous nous dites souserment que c'est faux. Oui, je maintiens évidemment que c'est totalement totalement faux. Euh vous m'avez demandé euh si j'ai des éléments euh en ma possession.
Euh pour être totalement transparent et parce que je suis sous serment. Euh j'ai reçu un mail il y a quelques jours d'un proche de madame Dati euh qui a vu l'audition de la ministre de la culture et qui s'est reconnu euh dans les propos qui ont été tenus ici et il affirme clairement que complément d'enquête ne lui a jamais proposé d'argent et il m'a autorisé à en faire état ici devant la commission aujourd'hui. Je vais donc vous demander dans le cadre de cette commission d'enquête si le rapporteur l'accepte puisqueon est deux et que c'est lui qui qui a la décision finale de vous de nous communiquer ces documents.
Et par ailleurs, puisque madame la ministre a indiqué ici même qu'elle avait des documents qui pouvaient prouver ses dire, je demande à monsieur le rapporteur s'il souhaite que nous demandions à même laqu ministre de la culture ces documents. Merci monsieur le président. Oui, je vous le confirme.
Je pense qu'il est bon de les demander. Très bien. Donc, au nom de cette commission d'enquête, je vais donc demander à monsieur Milano Dupont de me transmettre l'email qu'il a reçu et je demanderai donc à madame la ministre de la culture de bien vouloir nous transmettre les documents euh dont elle a connaissance et qu'elle a en sa possession euh selon ce qu'elle a indiqué ici même le le 7 février.
Je vous remercie. Euh je vais passer maintenant peut-être la parole à monsieur le rapporteur. J'avais une ou deux questions, mais je vous les poserai tout à l'heure au moment de la prise de parole des différents groupes politique.
Merci monsieur le président, merci messieurs, merci madame pour votre participation cet après-midi. Effectivement, je pense que j'ai un certain nombre de questions à vous poser. On a aussi beaucoup de collègues qui sont là et qui ont je aussi nombre de de questions.
Je vous demander et depuis le début, vous avez été particulièrement synthétique. Donc merci beaucoup. Ça tranche avec nombre d'auditions qu'on a eu jusque-l.
Euh j'aimerais commencer cette audition d'abord par vous dire que je pense qu'on est tous, moi aussi très attachés à l'investigation notamment sur le service public. Je le suis d'autant plus que depuis 3 mois, vous et moi, on fait en quelque sorte euh le même métier. Alors moi, ça ça durera pas autant que que vous.
Et la différence entre vous et moi, c'est que je dispose quand même de nettement moins de moyens. Si je fais un parallèle un peu audacieux sur les coûts que représente cette commission d'enquête par rapport au coût de vos émissions, j'ai pu apprendre que un complément d'enquête de 90 minutes dans les médias, donc ça coûtait à peu près 400000 €. Peut-être que vous pourrez nous confirmer ce chiffre, c'est-à-dire 270000 € par heure.
Bon, ce qui est une somme importante. J'ai essayé de voir aussi moi le coût que je pouvais représenter pour cette commission d'enquête. Jusque-là, on a eu à peu près 100 he de direct.
Si j'enlève le coût de la régie et que je m'attache comme vous au seul coût de production entre mon salaire, le salaire de mes collaborateurs, je peux vous affirmer que chaque heure de direct de notre commission coûte environ 500 € et je ne compte même pas toutes les heures de préparation et même les nuits de préparation à rédiger ces questionnaires que que je vous pose. On peut dire 1000 € si je prends aussi le président. Donc 1000 € par rapport à à 270000 € par heure pour un un complément d'enquête.
Bon, vous voyez que la comparaison est peut-être un peu grossière, elle est un peu mais ça ça permet d'avoir quand même un ordre de grandeur parce qu'il y a beaucoup de Français aussi qui s'interrogent sur le côté. Alle la question monsieur le rapporteur, en plus, vous avez oublié le cachet de monsieur Ballard qui est très élevé, qu'il est ancien journaliste. Allez, allez à la question monsieur rapporteur.
Non, mais le le la question et pardon si c'est un peu long, mais je vois aussi beaucoup de commentaires de Français qui se demandent le salaire d'un député et combien aussi cette commission d'enquête coûte et c'était une question simplement pour introduire sur le coup d'un complément d'enquête. Comment est-ce que vous confirmez euh ce coût de 400000 € par émission et et quelle est votre impression sur le fait que par exemple une commission d'enquête coûte quand même nettement moins ? Je je vous laisse répondre et peut-être confirmer ou infirmer cette ce point.
Vous m'entendez ? Oui. Alors justement, comme on fait presque le même métier, vous savez que quand on est journaliste, on recoupe ces sources et ces informations et le chiffre de 400000 € que vous avez lu dans certains journaux est heureusement ou malheureusement totalement totalement erroné.
On est même en prenant tout le le coût le coût global y compris mass salarial et compagnie. On est plutôt sur 2 à 2,5 fois moins. Et euh encore ça c'est pour les les émissions les les plus chères.
Il y a un tarif public en fait euh c'est tout à fait transparent. C'est le c'est ce qui s'appelle le tarif SATV. C'est négocié entre France Télévision et les agence de production.
Et on est alors en fonction de de du financement, je pourrais vous donner le chiffre exact si jamais c'est aidé ou non par le CNC. On est entre 1700 € ou 1800 € la minute. Donc quand on fait des des 52 minutes, non des 90 minutes, des 52 minutes, on est à peu près à un peu moins de 100000 € le le reportage, ce qui est donc beaucoup moins que les les chiffres qui euh sur lesquels vous vous êtes appuyés, mais qui sont quand même élevés.
C'est vrai que la euh la télévision coûte cher. Je pense que monsieur Ballard qui que j'ai côtoyé quand j'étais à TF1, il était à l'époque journaliste à LCI, la télévision ça ça coûte cher. Moi moi qui ai travaillé par exemple sur pour donner un ordre d'idée, je crois que vous avez fait la la campagne de monsieur Sarkozy en 2012.
Moi, j'ai beaucoup travaillé sur l'affaire Big Malion. euh en moyenne un meeting donc avec les caméras euh euh et cetera, la captation vidéo, ça coûtait très cher. C'était environ 350000 € le meeting et même pour le le meeting de ville-pinte de de d'avril 2012, euh à lui seul, un meeting de 3h avait coûté 5 millions d'euros.
Donc oui, c'est vrai que la la télévision ça ça coûte cher et croyez-moi que on est vraiment on fait très attention à réduire au maximum les coûts à France Télévision et à Complément d'enquête aussi. Merci. Je propose voilà qu'on continue je suis pas sûr qu'on puisse exactement comparer ni le métier de journaliste, ni celui de de député, ni le coût de l'Assemblée nationale ni votre émission mais ça n'empêche pas de vous demander effectivement en transparence les coûts de votre émission parce que ça c'est l'objet de notre commission inquête et on a besoin aussi de comprendre avec monsieur le rapporteur et les députés présents aussi les questions de budget et c'est tout à fait normal et c'est et c'est voilà.
Allez-y monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Si je vous pose cette question et que je reprends notamment des chiffres qui ont circulé dans les médias, c'est que et c'est tout à votre honneur, votre émission, je crois est produite en interne.
Vous faites pas appel à une société de pronon. Alors peut-être que vous pourrez revenir sur le sujet, mais c'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai pas eu le même détail que pour les autres émissions produites de façon externe sur la data room mise à disposition par Franceion. Voilà, c'était la raison aussi de de ma question.
Monsieur Walex, la transparence c'est votre métier. Quand vous cherchez à connaître une information, vous la demandez, vous l'exigez. Quand vous ne l'obtenez pas, vous cherchez à la trouver par d'autres moyens.
Vous faites notamment appel à des procédés de de caméra cachée et après vous diffusez ces informations que vous avez obtenu et vous les révélez à à l'ensemble des Français. Je pense d'ailleurs que c'est aussi pour ça que les Français vous regardent, que les Français d'une certaine façon consentent à payer pour le service public de l'audiuel et et cette partie d'investigation. Pourtant, moi je réclame depuis le début de sa commission d'enquête de la transparence notamment à toutes les personnes qui viennent répondre aux questions comme vous.
La première des questions, c'est notamment la transparence sur les salaires parce qu'il s'agit de fonds publics. Ce sont les Français qui vous payent et qui payent l'ensemble des directeurs et des animateurs de de France Télévision. Vous l'avez vu jusqu'à présent, je me suis heurté à un refus une.
Toutes les personnes m'ont dit laa Salamé a même avoué que la direction de France Télévision avait donné pour consigne de ne surtout pas révéler son salaire. Je fais confiance à votre esprit d'indépendance et aussi au caractère de porter standard de l'investigation attaché à la transparence chez France Télévision. Est-ce que vous vous voulez nous nous donner votre salaire ?
Est-ce que vous confirmez qu'il y a une consigne qui vous avez qui vous a été imposée si vous décidez ne de ne pas nous révéler votre salaire ? aucun problème avec j'ai pardon, j'ai aucun problème avec le salaire, mon salaire que que je gagne, mais effectivement euh il a été décidé euh de ne pas révéler publiquement et collectivement euh nos nos salaires. En revanche, vous avez euh l'intégralité de ces renseignements qui vous ont été fournis justement dans ce souci de transparence dans la data room.
J'ai je me suis même assuré avant de venir à cette audition que vous aviez bien précisément mon contrat et je crois que vous l'avez. Encore une fois, vous avez fait un parallèle entre votre mission que que je conteste absolument pas. Je trouve ça très bien qu' a une commission d'enquête qui cherche à savoir comment est utilisé l'argent des Français.
Mais moi dans mes enquêtes, j'ai pas le souvenir. On a fait une enquête l'année dernière sur le la SNCF qui est qui a une entreprise publique avec des salariés de droits privés. On n pas diffusé publiquement les salaires des haut cadres de la SNCF.
C'est pas forcément quelque chose que l'on recherche dans nos enquêtes. Voilà. Excusez-moi.
Est-ce que je peux apporter une petite précision ? Monsieur, je vous en prie. Vous disiez que l'émission était produite en interne.
Je voulais apporter une petite précision. En fait, elle est produite à moitié en interne et à moitié en externe. Et vous avez aussi dans la data room tous les contrats des producteurs auxquels on fait appel pour pour complément d'enquête.
Merci beaucoup. Je vous je vous remercie pour votre réponse au complément d'information effectivement ce qui pourra donner lieu d'ailleurs peut-être à une question sur l'externalisation et le recours aux sociétés de production mais merci pour cette transparence. Bon toute dernière question pour clôturer 2e et dernière question sur le sujet du salaire.
Monsieur W, vous voulez pas nous le nous le donner votre salaire ? Alors encore une fois vous l'avez dans dans la data room. Effectivement, je l'ai dans la dans la data room.
Mais bon, jusqu'à présent parce que je je vois qu'il y a un certain nombre de personnes qui me disent "Mais pourquoi est-ce que moi en tant que rapporteur, je ne révèle pas les salaires des personnes qui viennent en audition ?" C'est pour la simple et bonne raison que les pièces et documents qui sont transmis au rapporteur sont quand même frappés d'une forme de confidentialité et je voudrais pas rompre ce ce cette exigence là. Alors peut-être que ça figurera notamment sur le top 10 ou top 20 les salaires les plus élevés de de France Télévision dans le rapport.
Mais voilà, c'est aussi pour ça que à chaque fois je me permets de poser cette question. Surtout je sais que vous comme madame Lu et comme d'autres, vous êtes très attachés à la transparence. Donc c'était la raison de de cette question.
Je n'insiste pas, je l'ai posé deux fois. Je pense qu'on a bien nombre d'autres questions intéressantes à vous poser. Dans le Parisien de dimanche dernier, c'était le 8 février, on a appris que les salariés, tous les salariés de France Télévision qui passaient devant cette commission d'enquête faisaient l'objet d'une importante préparation avant de de venir répondre à à notre question, une forme de média training qui est visiblement assez intense.
On y lit, je cite l'article du Parisien, les entreprises mobilisent leurs équipes de communication comme leur secrétariat généraux. les services spécialistes des relations institutionnelles. Fin de la citation.
Donc c'est visiblement des médias training où l'on apprend, je cite encore, à ne pas révéler le montant de son salaire à l'oral, mais je cite à faire chiant, à élargir les sujets au maximum, à être technique et lénifiant. Fin de la citation. Est-ce que vous pouvez nous dire si vous avez bénéficié de cette préparation, de ce média training et est-ce que vous savez qui prépare exactement les salariés de France Télévision qui viennent nous répondre ?
Est-ce qu'il s'agit par exemple d'une entreprise privée qui aurait été mandatée ? Al, vous êtes un peu vexant quand vous sous-entendez que j'étais technique et chiant alors que j'ai écrit mon propoliminaire moi-même seul et et avec non avec mon cœur et mes tripes et vraiment ce sont mes mots que vous avez entendus évidé privée extérieure enfin tout ça. Je sais que vous ça vous vous avez posé la même question madame Lucé mardi.
Non enfin en tout cas moi j'en ai absolument jamais entendu parler et je n'en ai pas bénéficié. En revanche qu'on se prépare parce qu'on prend au sérieux votre commission d'enquête. Oui, je vous le dis clairement et au contraire, c'est une marque de respect.
Vous m'imaginez me présenter devant vous sans avoir un minimum récupérer justement nos budgets. Vous êtes vous êtes talentueux donc vous êtes capable de de remonter parfois très loin et de de d'avoir des des points de détail qui ont pu faire polémique sur parfois 10 15 ans. Vous avez retrouvé le passé maoïste de Pierreaski quand il avait 14 ans.
Donc il il y a plus de 60 ans. Sans lui faire injure. Mais voilà, je je on se prépare mais entre nous voilà, on c'est mais voilà c'est ma réponse mais en tout cas pas de il y a pas de fantasme pas de de société privée obscure qui viendrai nous faire du média training.
On se prépare parce que c'est notre rôle merci. Juste un point sur les documents parce que le le rapporteur a raison de dire que certaines émissions et vous l'avez dit d'ailleurs en transparence et je vous remercie était pas tout est tout n'était pas produit en interne vousz parfois appel à des sociés de production et on a le rapporteur le confirmera effectivement les contrats euh passés par Franceion avec les sociétés de production quand les numéros de complément d'enquête sont produits par les sociétés de production. Je je peux préciser d'ailleurs que oui donc on a une petite moitié de de sujets de de reportages qui sont achetés des sociétés extérieures qui sont des des des prestataires que avec lesquels on a l'habitude de travailler mais on garde toujours le contrôle éditorial et les rédacteurs en chef et rédactrices en chef autour de moi sont bien voilà on garde la maîtrise d'éditoriale même quand les reportages sont achetés à l'extérieur bien sûr monsieur rapporteur je vous en prie merci monsieur le président merci pour votre réponse.
Alors simplement pour pour remandir hein, j'ai je citais un article du Parisin qui expliquait que l'une des consignes de la direction de France télévision aux personnes qui passaient devant notre commission d'enquête, c'était je cite, à faire chiant, élargir les sujets au maximum, à être technique etifiant. C'était absolument pas votre cas, rassurez-vous. Et je vous remercie encore de nous faire des réponses synthétiques et efficaces.
Ça nous permet d'aborder ça nous permettra d'aborder beaucoup de sujets. Donc merci encore. Euh dernier dernier point sur ce sujet un peu du du média training.
J'ai posé la question ce matin au directeur euh financier de de France Télévision qui sous serment m'expliquait à ma connaissance, je ne crois pas ou je ne pense pas qu'il y ait eu de recours à une société privée pour former les employés de France Télévision. Soit il y a eu recours à une société privée, soit il y a une équipe qui a été montée en interne. C'est en tout cas ce que révèle l'article du Parisien.
Est-ce que ça vous choque qu'il y ait des moyens qui soient mis à disposition en ayant recours à une société privée ou en mobilisant des managers et des cadres de France Lévision pour coacher les salariés de France Lévision qui viennent nous répondre et pour leur dire aussi leur faire passer des éléments de langage, des fiches techniques et d'une certaine façon neutraliser un peu les questions qu'on pourrait poser parce que c'était le sens de cet article du Parisien. Je pour poursuivre ce que disait Tristan en fait effectivement on s'est préparé pour venir à cette commission. On s'est replongé dans les sujets.
On en a parlé évidemment entre nous, on en a parlé avec les journalistes. Encore une fois, on avait envie de venir ici pour vous parler de notre métier et pour ça on n' pas besoin d'être préparé. En fait, notre métier, on le connaît, c'est notre quotidien.
Euh donc évidemment que ça ça a nécessité des discussions, ça nous a permis de réfléchir aussi nous ensemble à notre pratique et j'espère qu'on pourra répondre précisément aujourd'hui euh à vos questions grâce à ça. Merci beaucoup monsieur rapporteur Von. Merci monsieur le président.
Toute dernière question sur si je vous pose cette question précise sur le média training et les moyens mis à disposition par France Télévision pour coacher les personnes qui vont passer devant nous, c'est parce que vous avez réalisé le 18 janvier 2024 un numéro, un complément d'enquête entier à Jordan Bardella dans lequel vous avez dénoncé, c'était visiblement pour vous une affaire, le recours par Jordan Bardella à des séances de média training réglé avec ses indemnités. Bon, vous avez visiblement voulu en faire une affaire. Pourquoi est-ce que vous ne faites pas une affaire de cette mise à disposition sur argent public de séances de coaching et de média training pour les salariés de France Vision qui en plus passent devant notre commission d'enquête ?
Pourquoi il y aurait là un de poids de mesure ? Alors, je pense que le choix des mots est important. On n' pas dénoncé le recours à une société de média training de Jordan Bardella.
On imagine qu'il est loin d'être le seul à avoir des coachs et du média training. On avait tourné une séquence parce que euh c'était Pierre Stéphane Fort, notre journaliste, qui avait euh réussi à convaincre de faire une interview à Pascal Hum qui était l'ancien coach de Jordan Bardella et qui était assez intéressant parce qu'il racontait comment au départ il l'avait pris très jeune et comment ils en avaient fait une une machine de guerre médiatique. Il y avait pas de jugement de valeur et c'est on le reverra sans doute plus tard pendant cette audition.
Parfois, on est suspecté parce que l'on parle de quelque chose de vouloir absolument dénoncer. L'investigation, c'est pas uniquement dire des choses qui sont négatives pendant 52 minutes. Là, il il s'agissait de montrer que Jordan Bardella et c'est bien normal, faisait appel à une à une société de mé de média training et vous ne trouverez pas à mon avis dans ce reportage de manière négative de traiter de cela.
C'était simplement parce que nous avions convaincu son son coach de de nous parler, de nous révéler le contenu de ces séances que on en avait parlé. On aurait très bien pu faire un portrait de Jonathan Bardella sans évoquer le média training si le médiia de trainer si j'ose dire ne nous avait pas parlé. Merci.
Je propose qu'on avance. C'est très bien que J Bardella se prépare sérieusement. C'est très bien aussi que vous soyez préparé sérieusement à cette commission d'enquête et vous allez pouvoir maintenant répondre sérieusement à toutes nos questions.
Monsieur rapporteur, merci monsieur le président. Autre sujet, c'était le 21 septembre 2023. Votre prédécesseur Jacques Cardos qui présenté qui a présenté les compléments d'enquête de 2018 à 2021 a déclaré, je le cite, il y a certaines choses que je n'ai pas réussi à faire et en particulier cette enquête sur Jean-Luc Mélenchon.
Il y a des amitiés au sein du complément d'enquête. Il y a des gens qui sont ouvertement d'extrême gauche et à qui cela pose un problème. Fin de la citation.
Lorsque vous avez succédé à Jacques Cardos quelques temps après, est-ce que vous avez constaté que certains de vos collaborateurs comme il le dit assumer ouvertement leur proximité idéologique avec l'extrême gauche et empêcher d'une certaine façon un reportage sur Jean-Luc Mélenchon ? Quels ont été est-ce que vous démentez formellement les propos tenus par votre prédécesseur monsieur Cardose ? Merci.
Alors, je ne sais pas pourquoi Jacques Cardos a dit ça. En tout cas, ce que je peux vous dire, c'est ce que j'ai vécu moi. Et je n'ai absolument pas constaté la même chose.
D'ailleurs, ça ça tombait mal et vous l'avez dit, il a dit ça le 21 septembre 2023, Jacques Cardos et début octobre, nous avons justement diffusé un long reportage en quête consacré à madame Sopia Chikirou qui était directrice de communication de de Jean-Luc Mélenchon. Et je crois que dans ce reportage même, notre journaliste était traité d'égût par Jean-Luc Mélenchon, ce qui peut montrer l'absence totale de de proximité entre les équipes de complément d'enquête et la France insoumise. Donc voilà, ce reportage a été diffusé 10 jours après les propos de Jacques Cardos et évidemment vous savez que une investigation ça dure de longs mois.
Donc il était je pense que depuis le début de l'année au moins notre reporter travaillait sur ce reportage là. Euh donc non, il n'y a aucune euh indulgence de la part de la rédaction de compléments d'enquête à l'égard de la France insoumise. Et par ailleurs, je vous parlais de ce portrait de Sopia Chikirou.
Nous avons également euh l'année dernière, je dirais au mois d'avril mai, diffusé un autre reportage consacré à à Jean-Luc Mélenchon dont le titre était La lutte finale, point d'interrogation. Euh donc non, la France insoumise comme toutes les autres formations politiques euh fait l'objet de nos investigations. Merci monsieur le rapporteur.
Oui, dernier dernier point sur cette question. Euh effectivement, il y a un complément d'enquête qui est paru sur Jean-Luc Mélenchon le 23 avril 2025. C'était près de 4 ans après le départ de de Jacques Cardose.
Donc, il a fallu 4 ans après son départ. Je je note hein que Jordan Bardala, lui a eu son complément d'enquête dédié euh le 18 janvier 2024. On était 5 mois à peine avant les élections européennes.
Vos vos magazines sont très suivis et donc je pense que vous reconnaîtrez l'impact politique qu'il peut avoir encore plus dans un contexte électoral. Pourquoi alors avoir attendu autant de temps pour traiter la personne de Jean-Luc Mélenchon alors qu'il était en politique 25 ans avant la création de l'émission de complément d'enquête qu'il a qui s'est présenté à trois élections présidentielles ? Pourquoi avoir attendu autant de temps et pas avoir attendu autant de temps pour Jordan Bardelard ?
Non, alors je pense qu'il y a une manière un peu pas tout à fait euh comment dire poliment si on reprend les choses de manière très factuelle. Euh le le reportage par exemple sur Madame Chikirou euh a été diffusé avant celui de Jordan Bardella. Donc euh si vous étiez un rapporteur, insoumis, peut-être vous me diriez "Ah bah pourquoi vous avez fait Jordan Bardella après madame Chikirou Encore une fois, ce portrait de Sopia Chikirou s'intéressait à l'enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon, un dossier très sensible au sein de la France insoumise.
Donc vraiment, je vous dis ça parce que c'est la vérité, à savoir que le calendrier n'est absolument pas décidé pour essayer de favoriser les uns les autres. On fait les reportages les uns après les autres et il y a eu des reportages sur la France insoumise avant qu'il y a un reportage sur monsieur Bardella. Je crois que c'est un reportage diffusé sur Mikiro en 2020. 3 Allô ?
Oui, pardon. Enfin, allô. Non, octobre 2023 effectivement, mais encore une fois, on ne fait pas que le RN et LFI, je veux pas laisser croire ça à l'Assemblée.
On a regardé, moi j'ai pris les renes de complément d'enquête il y a 5 saisons. C'est ma 5e saison. En 5 saisons, on a fait 10 portraits politiques et en fait on est on est sur une égalité parfaite. jou fait dans l'ordre ce qui pourrait être les mycyycle.
On a fait effectivement Jean-Luc Mélenchon, Sopia Chikirou, Sandrine Rousseau, Annie Dalgot, Édouard Philippe, Alexis Coler, Éric Duporetti, donc Alexis Coler secrétaire général de ancien secrétaire général de l'Élysée, Éric Dupont Moretti, madame Rachida Dati et Éric Zémour, Jordan Bar Jordan Bardella. Donc on a vraiment autant de personnes à gauche qu'à droite qu'au centre. Si je résume en gros deux par bloc quoi à peu près.
Merci monsieur le président. Bon, visiblement, je crois qu'on a pas les même chiffres. Euh j'ai regardé avec mes équipes les numéros consacrés à des personnalités politiques depuis 2020.
J'en ai noté, on en a noté h numéros pour des personnalités droites. Eril Zemour, Rashidati, Jordan Bardella et cetera. On en a parlé.
Sans compter d'ailleurs les 10 numéros consacrés à des personnalités de droite étrangère. Donald Trump, Benjamin Netaniau, Elon Musk ou à des organisations considérées comme de droite, CS, le puit du fou, le Rassemblon national. Dans le même temps, vous n'avez consacré que quatre magazines à des personnalités du centre et encore il y en a certaines qui sont plutôt de de centre droit comme Édouard Philippe.
Également quatre émissions à des personnalités de gauche. Vous voyez 10 d'un côté pour la droite sans compter enfin 8 pardon pour la droite sans compter les 10 pour la droite au niveau international. Quatre pour le centre 4 pour la gauche.
Comment est-ce que vous expliquez ce déséquilibre ? et et sans susciter une éventuelle polémique, est-ce que vous pouvez nous dire comment vous actez vous décidez de la façon la plus pluraliste possible les sujets de vos enquêtes quand il s'agit d'enquête sur des personnalités politiques ? Pardon, votre question est très intéressante parce que c'est un pourriez venir en en conférence de rédaction avec nous, c'est un souci constant.
C'estàd que on se dit non seulement on doit faire preuve d'une parité parfaite mais même en apparence, il faut surtout pas donner l'impression que c'est non seulement on est on respecte la parité, la pluralité, mais surtout on on fait très attention à à l'image que l'on peut renvoyer. Et si je peux me permettre, je pense que vos chiffres sont pas tout à fait exacts. Tous nos de nos la liste de nos documentaires sont en ligne et je peux vous dire que sur les cinq saisons depuis que je suis arrivé, on est à 10 portraits politiques et ces chiffres sont incontestables et je voilà, on pourra vous transmettre également à la commission si vous le souhaitez, mais je suis certain de mes chiffres parce que justement on s'est préparé ces ces derniers jours.
Ensuite, vous vous élargissez au puit du fou qui serait du coup un sujet contre la droite et cetera. Dans ce cas-là, si vous faites cette comptabilité-là, moi je peux vous rétorquer qu'on a fait aussi euh un reportage, une enquête sur EMAUS qui est a priori pas une organisation euh de droite. On a fait euh un complément d'enquête sur WWF qui est une ONG environnementaliste.
Donc voilà, les chiffres encore une fois, les statistiques, on peut tout leur faire dire. Nous, on a le souci constant de de d'être pluraliste et de ne pas apparaître comme étant des journalistes plus d'un bord que d'un autre. Et c'est vraiment notre réalité. un souci vraiment je vous le garantis, je vous le dis sou quotidien tous les jours à complément d'enquête si je pense que c'est important de classer les responsables politique effectivement gauche droite mais je pense que on n'est peut-être pas obligé dans cette commission d'enquête ici de classer WWF de gauche ou le pubou de droite.
Je pense que voilà, contentons-nous de effectivement de regarder ce que fait le rapporteur d'ailleurs sur les reportages politiques et vous nous dites et on le vérifiera, on vous fait confiance. En tout cas, je pense que le rapporteur vous fait confiance que il y a 10 il y a donc il y a eu 10 reportages politiques depuis que vous êtes arrivé et c'est ce que vous nous avez décrit donc deux par bloc quoi. Voilà. et et parfois on a des reportages qui en affichage ne sont pas politiques.
Parle, on avait fait un portrait de madame Hidalgo, candidate socialiste à la présidentielle en septembre 2021 il me semble, mais par exemple il y a 2 ans, on a fait un reportage sur le les JO par exemple et il y avait la polémique, vous souvenez, du voyage à Tahiti de madame Hidalgot qui a fait l'objet d'une d'une longue séquence de notre reportage. Donc voilà, vraiment il y a pas de pas de partie prix quelconque sur aucun des sujets, même qu'en temps d'affichage, ce n'est pas un sujet politique. Merci monsieur le rapporteur.
À part pardonnez-moi monsieur le rapporteur, je voulais juste rajouter un petit détail qui peut être intéressant parce que j'ai le listing des sujets. Je voulais juste vous dire que euh en décembre 2020 quand Jacques Cardos présentait complément d'enquête euh un reportage a été fait dont le titre est était LFI est-il islamogauchiste ? Donc juste pour vous préciser que toutes les toutes les tendances politiques étaient je OK si le rapporteur est d'accord, je pense qu'on avance pour éviter de compter les numéros précis sur LFI et sur le Assemblée nationale.
Voilà, on le vérifiera. Envoyez-nous si vous si vous me le permettez, envoyez-nous la liste des voilà comme ça on pourra le donner au rapporteur et pour regarder précisément. Merci monsieur le président simplement hein parce que je je vois que ma question peut être un peu un peu contestée.
Vous me direz si j'oré ça pourrait être par écrit hein sur les personnalités politiques de droite qui ont été traitées donc que je vous ai donné. On a donc Annie d'Algot, Jean-Luc Mélenchon, Sopia Chikirou, Sandrine Rousseau. Quatre de gauche, c'est incontestable.
Au centre, on a Édouard Philippe, Monsieur Dupont Moretti, Alexis Coler, trois du centre et à droite là pareil, je pense c'est incontestable Eric Zlemour, Rachidati, Nicolas Sarkozi, Jordan Bardella, Monsieur Guerrio, le sénateur, Elon Musk, Netania, Trump trois fois et je crois que il y a eu aussi un sujet sur l'affaire Big Malon. Bon voilà, c'est c'était aussi pour apporter un peu la transparence sur comment j'avais fait avec mon équipe les comptes sur sur ce classement. Je je vous laisse répondre.
Allez-y, je vous en prie. pour le coup, monsieur le rapporteur, et que tout le respect que je vous dois, vous avez parfois une manière de de poser les questions en en disant des choses pas tout à fait exact. par exemple, vous comptabilisez euh vous dites qu'on a fait un reportage sur Joël Guerriot euh donc de droite euh non c'est un reportage sur des affaires de harcèlement au Sénat et je pense que la plus grosse séquence enfin à vérifier, je suis sous donc je je parle prudemment mais une des principales séquences on va dire de ce reportage là c'était l'affaire Esther Benbassa qui est une ancienne sénatrice Europe écologie les vers.
Euh considérer qu'un reportage dans les dans lequel on s'intéresse autant à des personnalités de gauche que de droite serait un sujet contre la droite, je pense que ce n'est pas tout à fait honnête et et de bonne foi. C'estd que on fait attention à l'équilibre de nos portraits, de ce que l'on met à l'antenne sur une saison entière, sur plusieurs saisons, mais aussi à l'intérieur d'un reportage. Il était pas question quand on a fait notre enquête sur le Sénat de s'intéresser uniquement à des sénateurs de gauche ou de droite.
Voilà, on a enquêté à droite et à gauche comme on le fait toujours. Bon, si vous avez raison, si on enlève celui sur le sénateur Guerrio, ça en fait quand même 10 de droite. Celui Nicolas Sarkozi d'ailleurs a été rediffusé et je constate que les rediffusions sont portent souvent sur des personnalités de de droite.
Non, mais ce que je pense c'est important qu'on qu'on soit vraiment exact he sur le traitement des personnalités politiques. L'une des dimensions de cette commission d'enquête, c'est aussi de vérifier le respect du pluralisme sur les émissions et magazines du service public. Bon, une façon de le voir pour votre émission, c'est de voir le nombre de personnalités politiques qui ont été traitées sur les quatre ou cin dernières années.
Personnalité de droite, je pense que c'est incontestable. Si on l'enlève, je le cons, ça en fait plus de 10. Du centre, ça en fait trois et de gauche, ça en fait quatre.
Alors, allez-y. Voilà. Mais mais vous pourrez nous répondre si vous voulez encore en complément.
Non, je je vais encore vous répondre parce que si vous voulez, on peut les prendre un par un, mais je vous ai pris l'exemple de Joë Guerriillot, mais euh je pense que devantre ou de du puit du fou, on peut les prendre un par un et à la fin vous reverrez qu'on descendra et qu'on sera euh D'accord. Mais typiquement Nicolas SarkoZi, on n'a jamais fait de portrait de Nicolas Sarkozi. Je crois que vous devez confondre avec peut-être un un un sujet qu'on ait fait sur l'opération Mimi Marchand pour voilà dans le cas de l'affaire libienne et le le la une op une affaire judiciaire qui est aujourd'hui euh dont l'instruction est terminée euh concernant un des suspicions de faux témoignages de Ziad Takedin.
Donc voilà, on n'est pas non plus sur un portrait de de Nicolas Sarkozi. Dans ce cas-là, il faudrait aussi comptabiliser dans votre comptabilité très subjective le fait que l'on a traité de la polémique du voyage d'Anidalgo à Tahiti. Si vous voulez encore une fois, on pourrait reprendre et vous nous disiez qu'on pouvait vous transmettre les les documents, tout est en ligne.
Donc vous pouvez voir, vous pouvez même la plupart de nos reportages sont encore en replay. Donc vous pourrez regarder même à l'intérieur euh le contenu réel de ces reportages. Si si le rapporteur est d'accord, je propose qu'on qu'on qu'on avance et puis c'est important, peut-être vous l'avez pas dit, mais j'imagine mais que le journaliste d'investigation est basé donc sur l'investigation.
S'il y a plus de mains de personnalités LFI ou de gauche qui nécessite une investigation, vous le ferez. S'il y en a plus à droite, a plus dans mon parti ou dans le parti du rapporteur. Bon, j'imagine que c'est aussi fonction des des des enquêtes que vous menez.
Voilà, c'est pour essayer de comprendre que je pose cette question. C'est ça aussi qui au lieu de compter les points. C'est c'est c'est le cas.
Mais justement alors c'est sûr qu'aujourd'hui on est dans une dans une séquence où il y a une poussée dans l'opinion et sur les chiquers politique de de la droite et de l'extrême droite mais néanmoins, on fait attention, on s'astreint à respecter une certaine forme d'équilibre parce que il y a aussi des choses à investiguer du côté de l'opposition de la gauche, y compris il y a pas des des gentils et des méchants, il y a des même des ONG, c'est ce sont des champs d'investigation. Et euh pour ça pourra peut-être éclairer un peu le monsieur le reporteur, on a euh là j'ai j'ai la la la fiche concernant tous les invités qui sont venu dans les fauteuils rouges depuis septembre 2024. Alors on a 11 personnes de la société civile, six ministres et ensuite neuf politiques qui sont qui ne sont pas des ministres et on a eu deux rassemblements nationals, deux LR, une ancienne PS, un non inscrit ancien Renaissance, monsieur Oullier, une LFI et un ancien ministre UMP.
Donc voilà, on a même dans les dans dans les les fauteuils rouges ou dans les séquences, on ne donne pas moins la parole à la droite ou à la gauche. On essaie de respecter autant que faire se peut le meilleur équilibre possible. Croyez-moi que c'est vraiment un souci constant.
On a on a vraiment ça en tête. Merci pour pour votre réponse. Mais je note une forme de sensibilité sur sur ma question là et encore une fois tout est vérifiable.
J'avais cité Anniealgo, vous avez parlé de de l'affaire de Tahiti, je l'ai cité euh pour les quatre personnalités de gauche que vous avez couvert et pour Nicolas Sarkozi, vous me dites "C'était pas un portrait de Nicolas Sarkozi, c'était un sujet sur l'affaire Sarkozi, euh l'affaire je crois libienne." Bon euh c'est c'est c'est même voyez je je pense que c'est quand même lié à la à la personne de Nicolas Sarkozy. Ce travail par mes équipes a été fait de façon, je crois, assez exhaustive. 10 personnalités de droite, trois du centre, quatre de gauche.
Je vous laisserai vraiment mais je pense qu'il est bon de d'avancer mais je je je pense j'ai du mal à voir pourquoi c'est aussi sensible, sachant que c'est pour nous un sujet qui est essentiel qui est celui du choix et de comment sont déterminés. D'autant plus que votre prédécesseur, monsieur Cardos, expliqué le 21 septembre 2023, je vais le citer encore, "France Télévision aujourd'hui n'est plus à mon sens un groupe public neutre." Donc vous voyez que c'est assez grave hein, je reprends la citation.
Si je prends la parole aujourd'hui, c'est pour libérer un certain nombre de journalistes à France Télévision qui me disent "Ce n'est plus possible, on est dirigé par des idéologues." Il a occupé la même place que vous. Il aurait pu d'ailleurs à votre place nous répondre s'il était encore en poste jusqu'ici.
Qu'est-ce que vous répondez à monsieur Cardose ? Est-ce que pour vous, il y a aucun sujet sur le respect pur et parfait de la neutralité chez France Télévision ? Pardon.
Merci pour votre question. Alors vraiment si on vous donne l'impression que c'est une question sensible, c'est qu'on ne sait pas bien se faire comprendre parce que ce n'est absolument pas sensible. Au contraire, on s'attache à ce qu'il y ait un pluralisme absolu concernant nos émissions.
Je veux vous répondre, je suis désolé, on est obligé de rentrer dans ça fait vraiment des calculs d'épiciers, mais vous avez une nouvelle fois vous trompé une nouvelle fois concernant Annie d'Algo, il y a eu d'une part son portrait dans lequel on a on est on a enquêté sur la gestion d'autib, les déchets, les embouteillages à Paris, enfin vraiment des dossiers qui sont pas forcément très positifs pour madame la maire de Paris. Euh et on a ensuite 2 ans plus tard, on est revenu dans une autre émission sur les JO longuement sur la polémique de euh du voyage à Tahiti. Donc voilà, encore une fois, je pense que vous avez une manière pas forcément euh très objective de comptabiliser.
Nous, on essaie de l'être au maximum et je pense que ce serait bien que vous fassiez preuve de la même honnêteté. Encore une fois, je je vous dis pas ça parce que je n'y crois pas, j'y crois comme faire. Vous pouvez demander à mes équipes qui sont à côté, c'est un souci constant et encore une fois nos chiffres et toutes nos émissions sont en ligne et vous pourrez le vérifier si vraiment vous pensez que comme semble l'avoir cru un certain un certain moment Jacques Cardos que des formations politiques seraient protégées.
Ce n'est pas la réalité. Donc oui, ce qu'a dit Jacques Cardos, j'ignore pourquoi il a dit ça, mais ce n'est absolument pas ce que moi j'ai constaté en tant que rédacteur en chef de complément d'enquête et plus largement depuis que je suis à France 2, c'est-à-dire depuis 12 ans. Bon, on va on recevra la liste si monsieur rapporteur est d'accord.
Effectivement, on peut on peut avancer. Merci pour vos réponses. Il y a bien d'autres sujets importants qu'on qu'on méritent d'être évoqués.
Un autre sujet, le fameux rapport du CDEAT. Dans ce rapport page 86, on s'aperçoit que parmi les vacations chez France Télévision, c'est-à-dire parmi les journalistes qui travaillent momentanément pour complément d'enquête, il y en a seulement 20 % qui viennent de France 2 et 10 % de France 3. Ça démontre, c'est ce qu'on peut lire dans le rapport, la grande difficulté des journalistes d'intégrer votre émission.
Comment est-ce que vous l'expliquez et qu'est-ce que vous attendez exactement d'un journaliste qui rejoint votre rédaction ? Merci monsieur le rapporteur pour cette question. À complément d'enquête dans notre rédaction.
Effectivement on est très ouvert à la venue de journaliste de la rédaction du journal télévisé. Il y a des détachements de temps en temps assez réguliers et qui viennent indifféremment des des différentes des différentes rédactions. Il y a pas du tout de choix en fonction de France 2 ou France 3.
Nous, on aimerait d'ailleurs accueillir plus de journalistes en détachement. Malheureusement, comme vous le savez, euh il y a beaucoup de travail à France Télévision et notamment beaucoup de travail pour nos confrères du journal télévisé et on ne peut accueillir tout le monde. Bien, nous on a une rédaction stable de neuf journalistes en interne et de temps en temps un détachement et malheureusement effectivement les places sont peu nombreuses mais la rédaction est ouverte à tout le monde bien évidemment.
Je vous remercie pour votre réponse monsieur W. J'ai j'ai retrouvé alors c'est pas un travail d'archéologue hein. C'était il y a pas si longtemps, c'était le 8 décembre 2022.
Vous avez déclaré au médias pur média, je vous cite, nous ne faisons que des sujets à emmerde. Alors ça m'a interpellé, ça m'a amusé aussi. Est-ce que vous pourriez nous définir ce que c'est qu'un sujet en merde ?
Et au-delà de ça, au-delà de de de ce trait d'esprit, comment est-ce que vous procédez au choix des sujets ? Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu de l'intérieur ? À quoi ressemble une conférence de rédaction et comment à la fin vous arbitrez ?
Tout à fait. Non. Alors effectivement, c'était une une formule pour dire que quand on fait des reportages, c'est ce que je disais en propoliminaire, parfois on bouscule, on dérange, on s'intéresse en fait à tous les pouvoirs que ce soit des justement des pouvoirs médiatiques, des pouvoirs économiques, des pouvoirs politiques.
Et justement, comme on a pas de comme on a pas d'amis, on a pas d'ennemis non plus, mais voilà, les amis d'un jour sont les ennemis de du lendemain. Euh voilà, nous on travaille en toute indépendance et effectivement les reportages que l'on fait peuvent susciter soit des des des poursuites judiciaires, des des euh des des petits coups de pression ou autres. Et voilà, quand je disais cette formule voulait dire que on avait des sujets qui en général secouaient et que bah c'était le prix à payer.
Quelque part quand on fait de l'investigation, on sait que il faut être un petit peu mao si si j'ose dire. Comment on choisit nos reportages ? C'est c'est assez simple.
En fait, on a tous les lundis matins une conférence de rédaction où l'équipe de reporter euh raconte ce qui est dans dans l'actualité, les rend compte des discussions du weekend et on on essaie de dégager une sorte d'unanimité ou de voilà prise de décision pour partir sur tel ou tel reportage. On tient compte hein pour revenir à vos à vos préoccupations de tout à l'heure de de ce souci de de d'être équilibré dans le traitement de l'actualité, de ne pas investiguer toujours les les mêmes champs, de d'être pas que sur de la politique. Si vous regardez nos reportages, pareil, tout est en ligne.
On s'intéresse aussi au au aux préoccupations des Français. C'est-à-dire qu'on va euh faire des reportages et des enquêtes sur le craque, sur le prix des billets de la SNCF, sur le prix de l'électricité, euh sur les OQTF, sur voilà tous les toutes les discussions qui font l'actualité. Ce qui est particulièrement difficile, c'est qu'on fait de l'investigation, mais on est aussi une émission hebdomadaire.
Donc, il faut qu'on arrive à à trouver le bon équilibre entre lancer des sujets qui seront dans l'air du temps quand le sujet sortira. Donc ce qui nous amène parfois à accélérer certaines certaines sorties et publications. Très récemment, on a fait par exemple une longue investigation sur le le poulet de supermarché euh le poulet qu'on achète.
Essayer de savoir quelles étaient les les conditions sanitaires d'un point de vue nutritif parce que je pense que c'est quelque chose qui peut intéresser les gens de savoir ce que ce que ce qui ce que les gens ce que les Français mangent. et euh on a accéléré sa diffusion parce que ça nous permettait de euh de de coller à la crise agricole qu'il y a eu en début d'année. Et euh effectivement dans ce reportage, il y avait aussi on parlait aussi de la condition des agriculteurs et donc ça nous permet parfois euh d'être à la fois sur de l'investigation, sur du temps long euh tout en ayant les capacités d'accélérer quand l'actualité nécessite.
Par exemple, quand il y a eu la guerre en Ukraine, on a fait en 10 jours un portrait de Volodimir Zelinski. Je sais pas d'ailleurs comment il était comptabilisé tout à l'heure, de droite ou de gauche dans votre comptabilité sur les les portraits internationaux. Mais voilà, on a tous nos journalistes ont posé leur stylo comme on dit et on s'est tous mis comme une équipe à fond pour faire un un portrait de Vodimir Zelenski qui est une vraie plus-value.
Quand il y a eu les attaques terroristes du Hamas du 7 octobre, c'est pareil, on a fait un une longue investigation sur le Hamas qui a été fait en un temps record. De semaines plus tard, on était en Israël avec les fauteuils rouges là-bas sur place avec un une vraiment une enquête formidable sur sur le Hamas. Donc voilà, on est on est à la fois sur le temps long, parfois des sujets qui mettent quasiment un an à aboutir et parfois on est capable aussi de sortir en travaillant nuit et jour pendant pendant 10 jours des des investigations qui sont vraiment très fouillées.
Je vous remercie pour votre réponse. Je me permets de de rebondir. Vous avez évoqué dans votre réponse que vous étiez aussi parfois soumis à certains coûts de pression, ce qui peut être normal pour des magazines d'investigation.
Est-ce que vous pouvez nous dire quelles sont les éventuelles pressions que vous avez déjà un jour subi, qu'elles soient externes ou internes ? Elles sont euh multiples et euh je voudrais pas dire euh banales, mais en fait quand euh pourrait poser la question à Louis Milano Dupont qui euh qui est là avant son portrait de Rachi Adati, il a fait par exemple un un portrait de euh de Yevgeni Prigogin, euh patron de Wagner, pareil, je sais pas comment on le comptabilise ce portrait politiquement, mais on a fait un portrait de de Prigogine qui a réalisé Louis et Louis a reçu des mémocaux de Prigogine en personne. euh bah le menaçant de mort très clairement.
Donc ça peut être ce genre de chos. Ça peut être des prises à partie sur les réseaux sociaux, ça peut être des courriers juridiques qui sont envoyés. Voilà, les pressions, elles sont elles sont multiples.
Encore une fois, je vous je vais pas vous dire que c'est normal, ça fait partie du jeu, mais quand on fait de l'investigation, on sait qu'on bouscule certains intérêts et que bah les personnes tout le monde n'est pas forcément content de votre enquête et ça peut être ce genre de euh ce genre de pression qui peut s'exercer. Merci beaucoup. Merci monsieur le président.
Euh dernier rebond sur votre sur votre réponse, vous expliquez que vous avez réalisé un numéro sur l'Ukraine. Elise Lu disait, je crois que on l'a interrogé hier ou avant-hier, qu'elle avait également réalisé un numéro sur l'Ukraine. Et quand je l'ai interrogé sur l'affaire Epstein alors que en France on a appris les liens entre Jack Lang et Jeffrey Epstein dès octobre 2020 et que je n'ai vu aucune émission d'Élise Luis octobre 2020 traité de Jack Lang et de ses liens avec Jeffrey Epstein.
Elle l'a justifié en me disant "J'ai essayé de me positionner récemment pour traiter le sujet mais il y a une concurrence interne. Monsieur Walex s'est aussi positionné, il en a eu la primeur. Pourquoi dans le cas de l'Ukraine, vous êtes tous les deux à traiter du même sujet et dans le cas des liens de Jack Lang avec Jeffre Epstein, en fait il doit il doit y avoir qu'un seul magazine qui doit sortir et c'est le c'est le votre comment est-ce que vous expliquez ce de poids de mesure ?
Alors si on se remet dans le dans le le à l'époque de la guerre en Ukraine, les premières semaine, je sais pas si vous vous souvenez mais c'était vraiment un coup de tonner géopolitique et effectivement il était normal qu'envoyé Spécial fasse des reportages sur l'Ukraine et il y avait tout à fait la place aussi pour réaliser une investigation à portrait de Volodomir Zelenski. On avait même fait ce soir-là une spéciale Ukraine, ce qu'on appelle une verticale, c'est-à-dire qu'on a envoyé spéciale qui passe à 21h et ensuite complément enquête à 23h, on a fait une ce qu'on appelle une spéciale Ukraine euh et ce qui vu le le l'intérêt géopolitique euh paraissait paraissait tout à fait justifié. En revanche, non, c'est effectivement intéressant ce que vous dites sur on a le souci de l'utilisation de l'argent public et il y a très souvent des arbitrages entre ce qui va relever d'une enquête de d'envoyé spécial et une enquête de de complément d'enquête.
J'ai regardé attentivement votre justement votre audition de madame Lucé mardi et vous lui avez dit "Regardez, vous n'avez pas fait de reportage sur Gérard Miller, monsieur Epstein, Tarik Ramadan et Olivier Duamel." Et effectivement, pas de chance sur les quatre. Jer Miller, je crois qu'elle vous l'a dit mardi, avait avait enfin Epstein langue euh Jérer avait été traité par avait été traité par complément d'enquête et les trois autres donc par envoyé spécial, pardonnez-moi, euh en revanche Complément d'enquête a fait une enquête sur la FE Repepchine, a déjà investigué sur sur Jack Lang et il y en a un deuxième qui est en cours et notre journaliste Virginie Villard a réalisé encore hier un reportage de 18 minutes que je vous invite à regarder très intéressant au journal de 20h et on a également à complément d'enquête fait euh un portrait de Tarik Ramadan et de monsieur Duamel.
Donc voilà, il y a des arbitrages à France Télévision. On est très soucieux de l'utilisation des deniers publics. On sait qu'il peut y avoir ben parfois des sujets qui peuvent être commun entre les deux émissions.
Et il y a un arbitrage de la direction de l'information qui dit bah ça ça relève plutôt d'envoyé spécial, plutôt de compléments d'enquête. Mais il y a évidemment aucun angle mort et évidemment que l'affaire Epstein est une affaire tentaculaire sur laquelle nous avons fait un formidable reportage l'année dernière. il est toujours en ligne.
Euh Virginie Villard est notre journaliste de complément d'enquête est considérée comme une des plus grandes spécialistes de la FEstine et pas uniquement en France. Elle a des demandes de de du monde entier. Elle a retrouvé lundi, vous pouvez le regarder dans dans le journal de 20h, elle a retrouvé euh l'une des personnes suspectées d'être le rabatteur français de Jeffrey Epstein.
Quant à la je devance votre peut-être une question que vous me poserez pas mais à l'indulgence dont on pourrait faire preuve à l'égard de Jack Lang par exemple, c'est pour vous signaler que on a fait par exemple un reportage à complément d'enquête il y a 4 ans sur les liens entre les artistes et les politiques et on avait une grosse séquence qui s'intéressait à Jack Lang et la manière dont il avait accordé des faveurs fiscales à des artistes en échange de leur soutien aux socialistes et à François Mitteran et l'interview ne s'est pas très bien passé. Il a même mis fin à l'interview en mettant notre journaliste dehors. Donc voilà, je crois qu'il y a on peut pas suspecter complément l'enquête de la moindre complaisance à l'égard de Jack Lang et à l'égard de Kikong d'ailleurs.
Merci pour votre réponse et effectivement ma question était adressée à madame Lucé et au magazine qu'elle qu'elle produit, qu'elle propose à savoir envoyer spécial et cach investigation. C'était d'ailleurs le la liste que je lui ai faite la concerné et ne vous concernait pas. J'ai simplement été surpris lorsqu'elle me disait que il y avait un arbitrage pour motif d'utilisation d'argent public sur les liens entre Jack Lang et l'affaire Epstein entre vous et madame Lu que vous venez de nous dire, c'était la raison de ma question que pour l'Ukraine par exemple, vous aviez réalisé une enquête quasiment en tout cas dans à la même période que madame Lucé.
Donc voilà, c'est cette contradiction que je voulais mettre peut-être en avant pour mieux comprendre les choix de rédaction entre vos vos deux vos deux émission. Euh si vous me le permettez, je vous propose qu'on qu'on peut-être qu'on pose quelques que je pose quelques questions sur vos méthodes et notamment la déontologie. J'ai déjà posé quelques questions à madame Lu sur le sujet.
Je vais prendre un exemple. C'était le 7 septembre 2023. Vous avez diffusé une édition, donc un magazine de compléments d'enquête intitulé histoire, argent pouvoir de points, les vrais secrets du puit du fou.
Et on apprenait selon le le JDD du 10 septembre 2023 que pour avoir le droit de tourner au sein du parc du puit du fou, vous aviez annoncé aux organisateurs un tout autre titre, le puit du fou, les dessous d'un succès à la française. Donc quand même très amélioratif. Vous connaissez, je pense, l'article 4 de la charte de Munich qui est d'une sorte de bible un peu pour la les journalistes du monde entier.
Il implique, je le cite, de ne pas user une méthode déloyale pour obtenir des informations, des photographies ou des documents. Euh pourquoi est-ce que vous avez d'une certaine façon menti sur le titre de l'émission pour accéder au couliss et et au parc et pourquoi ne pas avoir simplement révélé dès le début le titre et l'objet exact de votre enquête ? Alors, les titres sont pas toujours fixés très en amont.
Donc, je je j'ignore à quel titre vous faites référence. Est-ce que c'était un titre de travail ? Je vois pas une énorme différence en plus entre les deux titres que que vous annoncez.
En tout cas, ce qui est certain, c'est que on a fait preuve d'une transparence et d'absolument aucune des loyautés conformément à à nos principes et à nos charte. C'est-à-dire que les équipes du puit du fou savaient que c'était un magazine qui se tournait pour complément d'enquête et avec ce souci constant du contradictoire. C'est-à-dire que le reportage, notre reporter a pu pendant plusieurs fois et pendant plusieurs semaines tourner au sein du parc du Puit du Fou et moi-même et j'ai eu l'honneur de pouvoir installer les fauteuils rouges à l'intérieur du parc du Puit du Fou et de faire une longue interview de Nicolas Devil le président de du puit du fou.
Donc pour le coup, tout s'est absolument bien passé et conformément à nos règles déontologiques. Merci pour votre pardon, je dis juste j'indique au rapporteur pas le prendre par surprise que ensuite je dois passer la parole au groupe politique. Donc je vous laisse poser encore une ou deux questions.
Ensuite je poserai la parole au au députés reprenant les groupes politiques. Puis je vous redonnerai la parole ensuite monsieur le rapporteur après les interventions des trois groupes politiques présents. Merci monsieur le président.
Euh alors, un autre exemple sur la déontologie qui euh a a fait couler beaucoup d'encre. C'était le 20 janvier dernier. Vous avez diffusé un numéro de compléments d'enquête intitulé "Rumeur et coup tordu, la guerre secrète France-Algérie." Dans la bandeannonce de ce numéro figuré, on a pu le voir, une interview de Xavier Driancour, ancien ambassadeur de France en Algérie entre 2008 et 2012 et 2017 et 2020.
Monsieur Driancour est précisément réputé pour faire preuve d'une grande lucidité quant à son expérience d'ambassadeur. Il ne manie pas la langue de bois sur les relation les relations entre la France et l'Algérie. Je crois d'ailleurs que vous l'avez interrogé plus de 2 heures pour un entretien très long qui devait figurer pour certains morceaux dans votre numéro de complément d'enquête.
Pourtant le jour de la diffusion l'interview de cet ancien ambassadeur n'y figure plus. Aucune trace. Elle a été coupée au montage et remplacée par une interview de l'actuel ambassadeur, monsieur Romaté.
Euh, il semble que cette interview dérangé puisque le jour même de la diffusion de votre complément d'enquête, l'agence de presse officielle d'Alger, LAAPS, a insulté l'ambassadeur Driancour en le qualifiant d'ex faux diplomate, d'agiter atteint d'une véritable pathologie nommée l'Algérie et enfin d'hommes sal. Euh pour reconstituer la chronologie, le 22 janvier, l'émission a été programmée pour 23h. À 14h35, une dépêche de l'agence de presse algérienne critiquer France 2 qui donnait la parole à un faux diplomate et un homme sale, monsieur Driancour.
à 21h29, soit 1h30 avant l'émission, Algérie patriotique annoncer la coupure de l'émission et la suppression de du passage de monsieur Drianconcour remplacé par le nouvel ambassadeur. Bon, cette chronologie, je crois est factuelle et je vous laisserai y répondre. Pourquoi est-ce que vous avez décidé de censurer l'ambassadeur Xavier Rencour qui vous a répondu pendant plus de 2 heures et qui figurait d'ailleurs sur la bandeannonce de votre émission ?
Alors euh encore une fois, je crois le le choix des mots est est très important et je crois que vous vous le savez, monsieur le rapporteur, il n'y a pas eu de censure. Je suis d'accord avec vous sur un point. Euh les faits euh et la chronologie euh montre tout et montre que votre raisonnement n'est pas le bon.
Effectivement, il y a eu une dépêche, si vous le dites, de l'agence de presse algérienne le jeudi après-midi, compte tenu de nos processation. Le jeudi après-midi, euh les émissions sont terminées. Donc, on avait pas le moyen de retirer euh le l'interview de monsieur DRI en cours.
Euh il n'a pas été censuré, il n'a même pas été monté. Il a il est apparu effectivement dans cette bandeannonce, qui était bien la preuve que on n' pas voulu dissimuler le fait qu'il avait été interviewé. C'est quelque chose qui arrive très fréquemment dans nos reportages.
Euh, on interview souvent euh plusieurs dizaines de personnes et à la fin pour des questions de format, de place, euh, on est obligé de faire un choix entre plusieurs plusieurs intervenants. C'est quelque chose vraiment de de très courant et quiconque a déjà monté un documentaire pourra vous le confirmer. Euh en réalité euh la voix de monsieur Driancour n'a pas été remplacée par l'ambassadeur euh Romaté, l'ambassadeur actuel euh qui euh a été lui aussi tourné il y a plusieurs mois.
Mais il y avait déjà dans ce reportage euh le la voix euh on va dire euh la voix la plus dure, on va dire, à l'égard de de l'Algérie qui est pas forcément effectivement celle de la diplomatie française actuelle représentée par euh Julien Aubert qui est euh vice-président les Républicains et qui portait si je résume, un peu le la la voie retailloto. qui avait aucune volonté de censurer cette position française qui est une position qui existe et en vertu du pluralisme que défend complément l'enquête pour nous c'était important que cette voix apparaisse. Je note, je l'ai d'ailleurs dit en propeliminaire que on a été accusé de tout et n'importe quoi sur cette émission.
Donc à la fois certaines personnes en France nous ont accusé faussement d'avoir censuré monsieur Drillancour. Alors que simplement parce qu'on a prévenu monsieur Drancour le jeudi que malheureusement ces propos n'avaient pas été retenus et au même moment en Algérie, on était accusé par la presse algérienne, la presse prégime d'avoir agi pour ordre du de l'ambassadeur de R en cours qu'on aurait même été financé par les uns les autres. Enfin n'importe quoi.
Dans les deux cas, ce n'est que du fake news. Monsieur Driancour n'a ni commandité le reportage et un reportage anti-Algérie et monsieur Driancour n'a ni censuré pour qu'on fasse un sujet qui plaise à l'Algérie. Dans les deux cas, c'est faux.
Et je trouve que c espèce de symétrie dans les dans les théories complotistes concernant Complément d'enquête est la meilleure preuve que Complément enquête travaille en toute indépendance et sur ordre de personnes. Merci monsieur Ballard pour 2 minutes. Un rebond un rebond un rebond un rebond très rapide et on y va.
Allez-y monsieur rapporteur. Un rebond mais rapidement. Merci monsieur le président.
Oui effectivement juste un rebond. Je pense que vous voyez que les faits que j'ai apporté sont indiscutables et simplement sur le tous les tous les éléments que je vous ai apporter sont factuels. Je voudrais simplement ce qui est troublant c'est que l'émission est programmée le 22 janvier pour 23h.
À 14h35, il y a une dépêche de l'agence de presse algérienne qui critique France 2 pour donner la parole à monsieur Drillancour. à 16h6, vous lui envoyez, monsieur Sébastien Lafarg, journaliste à France 2, lui indique à monsieur Dr Encour que finalement, alors qu'il a fait un entretien de 2h qu'il figure à la bandeannonce de votre émission, il y figure finalement son passage est coupé et à 21h29, soit 1h30 avant le début de l'émission, l'Algérie a l'information comme quoi monsieur Driour a été remplacé et donc il y a une une un communiqué de presse d'Algérie patriotique qui annonce la coupure de cette émission. Donc comment ont-ils eu l'info et pourquoi avoir prévenu aussi tardivement alors que vous aviez mis monsieur Dri en cours dans votre bandeannonce que finalement il ne passerait pas ?
Vous convenez que il y a pas de complotisme. Vous parlez de complotisme, ce ne sont que des faits. Donc merci de de pouvoir les les justifier.
S'il vous plaît, je vous laisse répondre. La question du rapporteur est importante pour préciser les choses et ensuite je donne la parole cette fois-ci pour de bon à monsieur Balard pour 2 minutes et ensuite au groupe socialiste puis à la France insoumise qui sont les groupe politique présent. Mais parfois le le complotisme c'est pas inventer des faits, ça peut aussi être qu'une partie des faits pour essayer de les de les tordre et pour prouver sa son a priori et sa sa théorie de départ.
Euh non, si on reprend la chronologie euh si euh effectivement et encore une fois, c'est à vérifier parce que euh j'ai pas moi tous les éléments en main, mais si effectivement il y a une dépêche de l'agence de presse algérienne le jeudi 22 janvier après-midi, à cette heure-là, nos reportages sont bouclés, on n'y touche plus. Euh et donc euh manifestement l'agence de presse algérienne avait peut-être euh eu vent de notre bandeannonce qui était en ligne en général à partir du mardi, donc mardi 20 janvier. Peut-être sur la base de cette courte intervention de monsieur Audriancour, elle a pu supposer que c'était un reportage commandité par Driancour, ce qui était faux.
Encore une fois, je vous redis la même chose. Ce n'était ni un reportage commandité par monsieur Driancour, ni un reportage dans lequel nous avons censuré monsieur Dr Encour. On a fait un reportage en toute indépendance qui donnait la la parole à tout le monde des des personnalités pro-algériennes ainsi que des partisans de la ligne dure face à l'Algérie.
Très bien. Et au-delà de ça, on peut pas accepter qu'un pays étranger s'emprne à une émission de télévision française, quelle que soit d'ailleurs la discussion que nous avons eu et des questions importantes de et je me permets de rajouter que je suis souserment, j'ai conscience des des conséquences potentielles de ce que je dis. Et quand je vous dis que nous n'avons pas supprimé pas supprimé pas censuré l'interview de monsieur Dri en cours, je sais que ça m'engage.
Donc si je vous le dis, c'est que c'est vraiment vrai. Bon alors, merci et je redis moi comme président que quelle que soit la discussion qu'on a ici, il n'est pas acceptable qu'un pays étranger s'emprene à une émission de télévision française et à un média français, à des journalistes français. Je le dis très clairement.
Ce qui me permet maintenant de céder la parole à monsieur Ballard pour 2 minutes. Merci président. Donc comme le veut la tradition, si je puis dire, je dois signaler que j'ai été journaliste 40 ans 6 ans passé dans le service public et pour être complètement transparent au mois de novembre, j'ai été invité de complément d'enquête et je me suis assis dans le fauteuil rouge.
Moi, je voudrais être concret et comprendre en fait vos méthodes de travail, même si vous avez très bien défini la façon dont dont vous travaillez, mais bon, concrètement à deux reprises au cours de vos émissions, vous êtes servi d'un document, c'est celui-là, je pense que vous le reconnaissez en l'occurrence qui est man de Matillon pour affirmer qu'il n'y a aucun lien entre immigration et insécurité. C'est effectivement ce qu'on peut lire. Je l'ai stabilosé en bleu.
Mais quand on lit l'Astérix, ce sont des études qui se basent sur le Chili, les États-Unis et l'Italie en 2012. Comme vous le disiez tout à l'heure, un journaliste effectivement, c'est ce qu'on apprend dans les écoles de journalisme, ça croise et ça recoupe ses sources. Alors, pour parler puisque France 2, c'est une émission, une téléfrançaise à priori, pour parler de ce lien entre immigration et insécurité, pourquoi vous êtes pas basé sur par exemple ce document ?
Ça vient du ministère de la justice et il suffit de tourner la page où on voit par exemple que 25 % des détenus dans les prisons françaises sont étrangers alors que les étrangers en France représentent 8 % de la population. ou cet autre document du ministère de l'intérieur République française où on peut lire que par exemple, je prends le chiffre à la limite le moins élevé, 36 % euh des vols violents sans armes sont le fait d'étranger. Alors, on pourrait même rajouter cette déclaration de Laurent Nouz février 2025, 3 36 % des mises en cause de l'agglomération parisienne sont étrangers.
Donc en fait, moi je me pose une simple question. Pourquoi le service public en fait quand on lit ça, vous véhiculez pardon mais des fake news. Alors vous le faites pourquoi ?
Par idéologie ou bien par manque de travail ? Voilà, j'espère que vous allez me répondre parce que vous avez été très complet dans vos précédentes réponses. Absolument, monsieur Ballard, merci de pour cette question.
ça me permettre de prendre le temps de répondre parce que c'est une question effectivement qui est qui demande un peu de temps. Euh en fait, vous faites, si je peux me permettre, une confusion entre deux termes qui sont très différents. Entre la corrélation qui est une une association statistique et la causalité, c'est l'effet d'un phénomène sur un autre.
C'est c'est vraiment c'est très différent. vous qui avez été journaliste, qui avez mis à l'antenne parfois des des graphiques, vous vous connaissez, je pense euh cette cette différence et c'est justement ça que euh qui essaie d'expliquer cette cette note du CPI, mais pas seulement le CPI, les études comme le dit le CPI, unanimement qui se sont penchés sur ce ce lien supposé entre immigration et délinquence sont arrivés à la même conclusion, c'est-à-dire qu'il fallait séparer ce qui relevait du lien de causalité et de la corrélation. Pour comprendre, c'est par exemple l'hôpital.
En France, on a 60 % des Français qui meurent à l'hôpital. Est-ce que ça veut dire que c'est parce que les Français sont à l'hôpital qu'il meurent plus que l'hôpital est dangereux ? Non, c'est pas le cas à l'évidence.
Donc, il y a vraiment une différence fondamentale entre lien de causalité et lien de corrélation. La surreprésentation statistique des étrangers dans de nombreux crimes et délits, personne ne la conteste, pas même le CPI qui d'ailleurs après la polémique qui a été relayé par beaucoup de monde après notre notre reportage et la polémique a été tellement importante que le CPI s'est fendu d'une d'une mise à jour de sur son site en expliquant même si l'on observe une corrélation positive entre immigration et délinquence, les études ne mettent pas en évidence d'effets causales de l'immigration sur le niveau. moyens de la délinquence.
Donc c'est ça, différence entre corrélation. Vous avez tout à fait raison monsieur Ballard, il y a une corrélation statistique mais il n'y a pas de lien de causalité. C'est pas moi ou complément d'enquête ou nous par militantisme ou autre qui pensent ça.
C'est ce que disent tous les sociologues, économistes, criminologues qui ont travaillé sur cette question et pas uniquement le CPI. He je rajoute que le CPI c'est un centre c'est le centre d'étude prospective et d'information internationale qui a été créé en 1978 qui dépend du premier ministre qui est le principal centre français de recherche et d'expertise en en économie internationale. Dans cette note, il y a une compilation non pas comme vous le dites et comme cela a été relayé par certains journaux de uniquement d'études chiliennes étrangères ou autres.
En réalité il y a 20 études. Mais regardez si vous l'avez il y a toutes les notes de Batp. Je peux vous les citer ?
Je les ai mais non, il y a deux études françaises. L'étude Philippe de 2022, l'étude Job de 2012 sur les contrôles policiers discriminatoires. 20 études du monde entier, États-Unis, France et autres qui euh qui étudient notamment les biais les les les biais dans la chaîne pénale sur représentation de des étrangers dans certains types de délit et qui dit lorsque l'on élimine ces biais, lorsque ces biais sont éliminés, les études concluent unanimement, c'est important, à l'absence d'impact de l'immigration sur la délinquence.
Et je pourrais ajouter que ça a été confirmé par d'autres travaux récents. Il y a notamment euh très très récemment le Journal of Economic Perspective qui est le journal de référence de l'American Economic Association qui a étudié 15 ans de données sur les flux migratoires et les taux de criminalité de 23 pays européens dans la France. Les auteurs sont trois économistes français, italiens euh qui ont même publié une tribune dans le monde, j'ai quasiment terminé le 24 mars 2025 euh intitulé le titre de point les guillemets il n'y a pas de lien de cause à effet entre l'immigration et la hausse de la criminalité.
C'est simplement les faits les gens qui travaillent là-dessus qui sont spécialistes qui concluent à cela. Merci. C'est de ma faute, j'avais pas précisé la règle.
La règle c'est les députés pour une question de 2 minutes et la réponse est 2 minutes et comme j'avais pas précisé cette règle, vous avez pu répondre un peu plus longuement et la question était importante et je vous remercie d'y avoir répondu. Madame Souet pour 2 minutes pour la France insoumise. Merci monsieur le président.
Dernièrement le président Gérard Larchet a mis la pression sur l'ARCOM suite à une émission que vous avez faite sur le Sénat. D'ailleurs, je je regrette que nous n'ayons pas encore eu l'occasion d'auditionner monsieur l'archer à ce sujet. Dans votre émission euh vous avez parlé d'une omerta euh qui en fait vise à couvrir des sénateurs, notamment ceux qui pourtant sont dans des affaires extrêmement graves notamment d'agression sexuelle.
Nous avons eu l'occasion d'auditionner madame Sylvie Robert qui est vice-présidente du Sénat qui a complètement refusé de répondre sur ce sujet, ce qui va plutôt dans votre sens. J'aurais aimé savoir si euh vous avez subi depuis euh d'autres pressions à l'encontre du programme complément d'enquête. Et euh j'aurais aimé également savoir dans un contexte où les puissances sont de plus en plus agressif vis-à-vis du journalisme d'investigation, donc je pense effectivement aux pression de Gérard mais également du coup avec tout ce qui se passe avec madame Dat et au vu des menaces qui pèsent sur le journalisme d'investigation de façon générale, comment vous arrivez encore finalement à accomplir votre travail ?
Sachant que à mon sens votre c'est le le journalisme d'investigation, c'est vraiment un type de programme qui est particulièrement crucial dans une démocratie. J'indique effectivement nous avons j'ai reçu une demande de la part du groupe la France insoumise de d'auditionner le président du Sénat et que j'ai indiqué en réunion de bureau et je disci par souci de transparence que le président du Sénat comme n'importe quel parlementaire a une immunité parlementaire et que les services de l'Assemblée sont en train de regarder dans quel cadre un président de commission d'enquête peut convoquer le président du Sénat qui est le deuxième personnage le plus trème personnage le plus important de l'État. Euh et donc voilà, donc on respecte les règles, on respecte l'ordonnance, la loi, rien que la loi.
Et donc j'ai pris en compte votre demande et on est en train de l'instruire avec les services de l'Assemblée. Je devais cette transparence. Je vous laisse répondre à madame Souème, monsieur Valax, pour 2 minutes ou monsieur le rédacteur en chef si vous le souhaitez.
Je vais prendre la parole. Merci monsieur le président. Euh madame la députée, nous n'avons aucun élément d'information nous permettant de dire que le président du Sénat a fait pression sur l'ARCOPS.
Nous l'avons lu dans Media part mais nous n'avons aucun élément d'information en ce sens. Mamsouet a employé des mots forts quand même de pression je crois de je vous cite Mamsouet de pression de président du Sénat c'est pas des des mises en cause àudine est-ce que voilà peut-être préciser parce que alors moi j'étais effectivement sur la question de l'ARCOM nous ne savons pas si monsieur Larchet le président du Sénat a pu appeler en haut lieu madame la présidente où on n' pas d'information en ce sens. Nous travaillons en toute en toute liberté et nos interlocuteurs au quotidien, c'est la directrice des magazines Elsa Margou et le directeur de l'information c'était Alexandre Cara.
Aujourd'hui, c'est monsieur Corbé. Alors, ce sont des questions effectivement qui nous préoccupent beaucoup et les pressions elles peuvent être multiples. Tristan vous en parlez.
On peut avoir des des procédures billons à savoir plusieurs procédures judiciaires sur un sur un sujet. Euh ça a été le cas sur le sujet euh euh sur euh concernant Vincent Boloret fait par euh par Tristan euh cinq procédures euh cinq procédures judiciaires. Donc c'est vrai que c'est des choses qui peuvent euh fatiguer.
On a la chance nous d'être dans un groupe qui nous soutient. On a un service juridique pour de petites rédactions qui ont peu de moyens. C'est beaucoup plus difficile parce qu'effectivement ben quand on se retrouve à la 17e chambre donc qui traite des délits de de presse euh il faut un avocat et ça a un coût.
Donc effectivement c'est complexe et et si je peux pardon si je peux me permettre de compléter euh voilà ça nous prend du temps. Effectivement, c'est normal nous en tant que journalist du service public de de rendre des comptes entre guillemets et on prétend pas avoir une immunité quelconque. Mais c'est vrai qu'on on rappelle quand même ce chiffre qui est important.
Ces 10 dernières années, jamais complément d'enquête n'a été condamné sur le fond et jamais l'ARCOM ne nous a sanctionné non plus puisqu'il y a effectivement eu cette mise en garde concernant le reportage du sur le Sénat mais qui n'est pas une sanction. Donc voilà, on est très vigilant à ce que ça continue. Merci beaucoup.
Pardon madame Disadé pour 2 minutes. Merci monsieur le président. Avant de passer à la question, je voudrais revenir sur le début de cette audition.
Euh je remercie le président qui par ces questions précises a permis de mettre en lumière votre point de vue et un nouvel élément que vous allez porter à notre connaissance sur la question de ce témoin qui aurait prétendu auprès de madame la ministre à être payé. C'est ce qu'elle nous a affirmé sous serment. Vous avez affirmé le contraire.
Il y a donc deux versions contradictoires et je le dis ici à monsieur le président au nom du groupe socialiste, je vous ai fait parvenir un courrier là à l'instant pour que vous puissiez agir de manière très concrète et saisir le procureur au titre de l'article 40. Je pense qu'il n'y a pas beaucoup de thermomètres. Madame, je vais juste préciser, j'ai bien pris une note de votre courrier, je je le redis.
J'ai donc demandé parce que j'ai vu là que certains médias l'avaient tourné un peu différemment notamment ceux qui ont un fil d'actualité en direct. J'ai demandé, c'est mon pouvoir et pour le coup pas celui du rapport que vous communiquiez au bureau de cette commission à monsieur Milano Dupont l'email parce qu'on n'est pas dans un cadre on n'est pas dans le cadre de document que le rapporteur viendrait demander à France Télévision, c'est différent. Donc je vous demande de communiquer cet email.
Le rapporteur et moi-même au nom de cette commission allons demander de manière tout à fait officielle là dans le cadre des pouvoirs confiés au rapporteurs dans cette commission d'enquête et au bureau de la commission d'enquête et au président de la commission d'enquête à madame la ministre de la culture de produire les documents qu'elle a mentionné dans son intervention. Et donc à partir de là, c'est pour ça que je ne vais pas euh utiliser l'article 40 dès maintenant, je demande d'abord communication de l'email à l'équipe de complément d'enquête. Je demande à madame la ministre de la culture de nous produire les documents et en fonction de ces éventuels documents, de votre éventuel email, en fonction des éléments qu'on nous communiquera ou qu'on ne nous communiquera pas, ça sera mon devoir et ma responsabilité de président et moi seul comme président de saisir l'autorité judiciaire, le cas échéant pour qu'elle engage le moment venu et s'il y a lieu d'être des poursuites pénales.
Voilà, allez-y pour votre question. Pardon, du coup, j'étais un peu long disad, je vous laisse 2 minutes pour votre question et vous le verrez, c'est le sens du courrier. On vous demande pas saisir, on vous demande de poursuivre cette investigation avec monsieur le rapporteur.
C'est des accusations très graves et très sérieuses qui ont été prononcées à l'encontre de journalistes. Et ça ça m'amène à ma question. Je pense qu'il n'y a pas 36 thermomètres pour mesurer la bonne santé d'une démocratie.
Un des thermomètres, c'est le bien-être des journalistes, en particulier ceux qui mènent un travail d'investigation. Vous avez parlé de menace, d'agression, d'intimidation et vous avez employé un mot très fort, les procédures billons. Je voudrais connaître en 2 minutes, c'est un peu court, mais quel est votre est-ce que notre démocratie va bien en ce moment ?
Est-ce que vous avez davantage de menaces, d'intimidation et d'agression aujourd'hui plus qu'hier ? Est-ce que vous sentez qu'il y a une montée de ces agressions-là ? Est-ce que vous vous sentez protégé par votre direction et aussi par le pouvoir politique ?
Et concernant les procédures Billon, que pouvons-nous que pouvons-nous faire nous de votre point de vue nous législateurs, pour vous protéger, vous journalistes d'investigation, mais aussi vous l'avez mentionné d'autres journalistes dans de plus petites rédactions parce que il me semble que il y a les menaces, c'est une réalité, mais la des procédures bayon, c'est une censure des médias encore plus insidieuse que les menaces ou les intimidations puisque c'est ça revient à exercer une forme d'autocensure et c'est aussi un menace une menace très sérieuse pour notre démocratie. Merci. Alors à la question, est-ce que notre direction nous protège ?
Je le dis souserment de manière très solennelle. Oui et face c'est on sait que ça coûte faut un certain courage et ça coûte aussi de l'argent. Je le disais en propeliminaire le portrait sur Vincent Boloré, il a coûté plusieurs centaines de milliers d'euros de frais de justice alors que nous avons gagné.
C'est-à-dire que même les frais de justice que qui ont dû nous être remboursés par monsieur Boloré au final représente vraiment pas grand-chose. C'est quelque chose moi que j'ai appris. Je pensais un peu naïvement que quand on gagnait un procès, on nous remboursait les frais de justice.
Bon, en réalité, on nous en rembourse une toute petite partie. Donc, c'est vrai que aujourd'hui, ça tient beaucoup aux personnes qui sont à la tête de France Télévision et qui ont ce courage de défendre le journalisme d'investigation parce qu'on sait que bah oui, ça rapporte des soucis, des procès et que on a heureusement un service juridique aujourd'hui qui est capable de nous défendre. Mais c'est vrai que dans des plus petites structures ou avec peut-être une direction différente, ce serait peut-être plus compliqué. dire bon bah écoutez euh c'est vous commencez à nous coûter un peu cher avec vos avec vos procès.
Donc vraiment on leur en est infiniment euh reconnaissant. Après sur l'atmosphère, oui, on sent une espèce de de c'est à l'image de la société, une sorte de vraiment, je suis pas là pour faire des des grands débats philosophique euh et et et et et économique, sociologique, politique, mais oui, on sent nous en tant que journaliste de terrain une espèce de de tension qui est parfois difficile. Euh les le fait qu'on soit euh parfois accusé à tort de justement de monayer un témoin, là c'est c'est pas la première fois, moi ça m'était déjà arrivé pour une enquête, enfin pour d'autres enquêtes.
On a déjà été accusé à tort d'avoir rémunéré des témoins et c'était faux. Et ça a été démontré et la justice a démontré que c'était faux. Mais là sur on a reçu plein de messages, on a même un député qui suite aux déclarations de la semaine dernière a tweeté que Complément d'enquête faisait du gangstérisme journalistique.
C'est c'est ce sont des mots qui sont très forts et qui oui je pense que Louis pourra peut-être vous en dire quelque chose, mais c'est difficile quand on est accusé même de faire des faux montages ou autres. qu'on a on est parfois accusé dans notre dans notre déontologie, dans nos méthodes alors qu'on a le souci de bien faire les choses. On n'est pas parfait he parfois on peut faire les choses imparfaitement.
Je prétends vraiment pas ça. On se remet toujours en question et c'était pas que des mots tout à l'heure quand je le disais mais voilà cette espèce de de pression avec ces ces fake news qui peuvent circuler sur nos méthodes sont parfois un peu un peu difficiles à vivre. Merci beaucoup pour vos réponses, monsieur Belkerbad pour une minute.
Merci monsieur le président. Quant à moi, je n'ai jamais été journaliste ni même participé à à à l'une de vos émissions encore moins d'être sur le fauteuil rouge. Toi non plus, je crois.
Ça vient d'ar quelquesuns. Même si c'est pas toujours bon signe, monsieur. Si ça viendra, même si c'est pas toujours très bon signe, monsieur.
Ouais, tout à fait. Merci d'être présent à cette commission d'enquête et de l'avoir sérieusement préparé. Ça démontre le respect que vous avez également de la représentation nationale et je et et je vous remercie pour cela. une commission d'enquête commandée par l'extrême droite pour à mon sens démonter euh l'audiovisuel euh public et c'est un combat culturel hein enfin il faut pas et en tout cas qui est engagé par l'extrême droite il suffit simplement de reprendre le questionnement des uns et des autres que ce soit de de monsieur le rapporteur ou d'autres parlementaires ici présents sur les questions d'immigration votre indépendance dans votre travail journalistique à l'abri d'éventuelles pression de toute dépendance financi est nécessaire pour que vos émissions reportages ne soient pas l'objet d'accusation d'orientation politique ou de parti prix.
Même si moi-même j'aurais pu vous faire grief de de critique sur l'émission concernant l'Algérie. J'étais anciennement président du groupe d'amitié. Je trouvais il n'y avait pas que moi qui le ressent qui qui l'a ressenti une certaine forme de d'acharnement euh sur sur l'Algérie.
Je suis un fervant défenseur de l'amitié. franco euh algérienne et prendre pour exemple d'opposants Amir des Z. Euh c'est un peu tiré par les cheveux.
Des opposants, il y en a euh voilà euh et je suis pas sûr que ça était le meilleur des ambassadeurs et des et des et des opposants au régime au régime algérien. Mais c'est vraiment un sentiment, vous l'avez dit vous-même, euh votre travail il est forcément imparfait, il est humain. Voilà. et je voulais vous en faire part.
Euh je voulais vous poser une question concernant euh les moyens nécessaires dont euh vous disposer dans le cadre de votre travail d'investigation. Est-ce qu'il vous est arrivé de renoncer à certaines enquêtes, faute de moyens financiers, voire même, on l'a évoqué tout à l'heure, de pression bien en amont d'un certain sujet euh qui pourrai être délicat à traiter. Merci à vous.
Merci monsieur Bad nous rejoint cette commission donc il ne sait pas que ces questions durent une minute. On lui enentraînera par rigueur et pour cette première fois on lui permet d'avoir été un peu long et je vous laisse répondre rapidement. Merci.
Je vais vous répondre et je vais vous répondre succintement donc pour vous dire que heureusement on peut encore continuer à faire de l'investigation à France Télévision. Euh on peut faire traiter tous les sujets, c'est ce que vous disait euh euh Triston tout à l'heure, on peut traiter tous les sujets, on a encore les moyens de le faire. On fait très attention effectivement parce que euh il y a des restrictions budgétaires et on fait attention à chaque euro dépensé.
Mais on a la chance euh et j'espère que vous le voyez quand vous regardez complément d'enquête euh euh tous les jeudis soirs, on a la chance de pouvoir traiter de tous les sujets euh de les traiter bien de façon fouillée euh et rigoureuse et encore une fois effectivement euh à France Télévision euh euh on peut garder encore cette indépendance et et travailler sur nos enquêtes avec sérénité. Merci beaucoup. J'ai peut-être moi une question pour revenir sur le sur le Sénat avant de donner la parole au au rapporteur.
Vous avez, ça a été dit par la collègue tout à l'heure, diffuser un un numéro de complément d'enquête relatif au Sénat qui abordait les secrets de la chambre haute. Je crois que c'est le le titre de votre de votre reportage à savoir successivement l'affaire guerriot du nom de ce ce sénateur. On en a parlé du harcèlement que certains sénateurs auraient pratiqué à l'encontre de leurs assistants.
À la suite de ce reportage le 27 novembre 2025, l'ARCOM vous a infligé deux mises en garde portant l'une sur l'absence de mise en perspective concernant la modification de la procédure de traitement des signalements de harcèlement de la part notamment du comité de déontologie et l'autre sur le témoignage d'un ancien médecin du Sénat qui a été diffusé sans réelle contradiction en dépit de la gravité des accubisations formulées par l'intéressé. Lorsque l'on regarde le reportage, on peut également relever certains propos qui peuvent être polémiques mais qui ne sont pas toujours étayés ou dont on a le sentiment qu'ils ne sont pas toujours prouvés. par exemple lorsqu'il est fait référence à une soirée privée organisée au Sénat par un sénateur et ses amis au frais du contribuable à 8 minutes et 03 secondes.
Vous l'avez évoqué monsieur Valex euh le principe du contradictoire c'est la base dans le journalisme je dire dans une démocratie ce qui me permet de dire qu'il y a certains médias aujourd'hui dans notre pays et je ne considère pas que vous en faites partie. En tout cas vous allez pouvoir répondre sur le Sénat même si là il y a des interrogations sur le Sénat. Il y a même une mise en garde une mise en garde de l'ARCOM, vous allez pouvoir en répondre mais que il suffit pas de se déclarer média ou journaliste pour l'aide puisque le principe d'un journaliste et d'un média c'est de pratiquer le contradictoire et avant de porter des accusations graves contre des personnes ou des institutions, c'est de à la fois vérifier ses sources et de permettre le contradictoire.
Une fois que cela a été précisé, je me permets du coup de vous poser cette question. Est-ce que le contradictoire, est-ce que la mise en perspective a toujours été respecté à chaque instant dans ce reportage sur le Sénat ? Monsieur le président, je vais Monsieur le président, je vais me permettre de répondre à cette question parce que j'ai suivi ce sujet de près et peut-être deux points de correction, il n'y a pas deux mises en garde, il n'y en a une, ça suffit hein.
Donc voilà et par ailleurs sanction et c'est pas une sanction comme le souffle sanction mise en garde et dans cette mise en garde il est regretté effectivement qu'à deux moments il y a une absence de de mise en perspective voilà donc on en prend acte on le note et ça nous pousse à être encore plus plus vigilant à l'avenir. Vous parlez d'une soirée qui aurait eu lieu au Sénat et qu'on évoquerait euh je ne crois pas. Je vérifierai mais je ne crois pas que on en parle mais peu importe.
Je pense que c'est la question, elle n'est pas là, elle est sur le contradictoire et nous regrettons beaucoup dans ce sujet. Euh nous avons interrogé le président du comité d'éthique du Sénat qui nous a accordé une demi-heure je crois donc c'est pas beaucoup pour des questions aussi importantes. Par ailleurs à de multiples reprises.
Nous avons été en contact avec et Julien Crissan, le journaliste a été en contact avec tout au long de son enquête puisque nous sommes totalement transparents et que dès qu'une enquête démarre, on prend contact avec ceux sur qui on travaille. Julien Crissan était en contact avec le bureau du Sénat et ça a été zéro son, zéro lumière. On n pas eu on n jamais eu de réponse.
Jusqu'au bout, on a tenté d'avoir le contradictoire. D'accord. Et je puis vous dire que avant la diffusion de l'émission, nous avons envoyé, je crois 10 ou 15 pages de questions précises, argumentées, circonstanciées.
Nous n'avons eu aucune réponse ni du président ni du bureau. Je je je me remercie de votre réponse. Je précise juste quand même que que la mise en garde de de l'ARCOM est réelle et qu'effectivement je l'ai regardé, l'administrateur de l'Assemblé nationale l'a regardé à 8 minutes 03 vous évoquez une soirée privée organisée a frais du contribuable.
C'est une personne floutée qui en parle qui dévoque. Pas au Sénat. Vous disiez au Sénat c'était pas au Sénat.
Voilà. Ah par un sénateur par un par un sénateur et ses amis. Pardon ?
C'est Gen je pense enfin mais c'est pas c'était effectivement il y avait deux choses. Il y en avait une organisée potentiellement avec des frais de mandat et d'autre part une autre mais c'était Joë Guer. Pourquoi je vous pose cette question pour pour je parce que c'est une question importante et on sait aujourd'hui on voit bien la on voit bien aujourd'hui la fragilité des liens de confiance entre les Français et les politiques, de la confiance des Français entre les journalistes.
Pour le coup, le rapporteur faisait un parallèle entre l'Assemblée nationale et les journaliers. Je crois qu'il était pas tout à fait approprié, mais en tout cas, s'il y a au moins un parallèle entre les journalistes et et les et les parlementaires, c'est que la confiance des Français à notre égard est est toutes sommes toutes relatifs. Donc, c'est vrai quand il y a un reportage d'investigation sur le Sénat et c'est toujours important de faire un reportage d'investigation, je termine juste et vous pourrez répondre.
Euh c'est vrai que quand l'ARCOM dit attention, il y a pas toujours de contradictoire, il y a pas toujours de mise en perspective et c'est vrai que moi je l'ai regardé quand on regarde à 8 minutes, on se dit bon bah c'est peut-être vrai qu'il y a une soirée au frais du contribuable. Donc ça achète quand même la suspicion et j'ai pas le sentiment mais je vous laisse répondre queil y a eu tout à fait un contradictoire qui a été respecté. On a une personne floutée qui lâche chaque comme ça sans que sans que le Sénat puisse répondre.
Pardonnez-moi. Non, c'est parce qu'on on sincèrement on ne voit pas à quelle à quelle séquence ça fait référence. En tout cas, et même du coup là, j'ai le le le la mise en garde de l'ARCOM et il est pas fait mention de cette soirée.
Donc je sais pas si on parle du même du même reportage ou s'il y a une une confusion et et un élément quand même important sur la Je suis d'accord avec vous sur ce ce souci du contradictoire qui est très important et d'ailleurs j'ai évidemment proposé à Gérard Archer de de venir dans dans les fauteuilles rouges. Il ne l'a pas souhaité et c'est son droit. Mais néanmoins, même quand les personnes ne nous parlent pas, on fait vivre entre guillemets leur point de vue.
C'estàd que dans les fauteuils rouges, on diffuse un extrait de Gérard de de Gérard Larch, excusez-moi, euh pour faire pour qu'on puisse entendre la position de l'institution sénatoriale. C'est pas parce que les gens ne nous parlent pas qu'on dit bah tant pis, on ne dira pas ce que pense le Sénat. Évidemment, il est de notre devoir, dans notre souci de pluralisme, d'équilibre et de respect du contradictoire de donner la position.
Après sur le cette autre séquence comme on a un petit doute peut-être qu'on pourra on regardera de notre côté et on vous fera passer nos éléments si vous le souhaitez par par question vous avez par du contradictoire effectivement d'une personne floutée qui lâche euh comme ça le fait qu'il la connaissance de soirée privée organisée auprès du contribuable. C'est vrai que sans preuve, n'importe qui derrière euh derrière une caméra floutée peut porter des accusations et expliquer par exemple que le rapporteur organiserait des soirées privé, ce qu'il ne fait pas et je et je le dis ici mais c'est vrai que ça mérite quand même parce qu'on sait les liens de confiance très fragiles entre les politiques et des Français euh quand voilà quand il y a une personne floutée qui lâche ça d'en être sûr parce que parce que derrière ça a quand même des des conséquences et et par exemple sur juste une dernière toute petite question mais qui est liée dans le reportage sur la France et l'Algérie. Il y a un élément que le rapporteur a a vous interroger sur des sujets importants.
Il y en a un dont il a pas parlé, que j'aimerais dont j'aimerais vous parler, pardon. C'est une élu locale française que vous avez appelé euh parce qu'elle ferait l'objet de pression de la part du pouvoir algérien et et qui ne sait pas apparemment qu'elle est enregistrée et je voulais savoir est-ce que vous aviez révélé à l'intéressé que ces propos avaient été enregistrés si elle vous avait autorisé à les diffuser et est-ce que de manière générale et on a eu un échange très intéressant avec Alice Lu là-dessus quelles sont les règles finalement déontologiques que vous utilisez ? Je le redis de à ma connaissance, c'était une élu locale française que vous auriez appelé, elle ne sait pas qu'elle a enregistrée.
Est-ce que vous lui avez dit après ? Est-ce qu'elle vous a donné son accord ? Et est-ce que c'est voilà dans quelle mesure c'est des méthodes que vous utilisez sans en juger ? justement ou ça va permettre de peut-être merci pour cette question ça va permettre de d'expliquer nos règles concernant la la caméra cachée qui n'est pas est loin sans faut un outil que l'on aime utiliser automatique mais un outil de dernier recours en l'espèce sur le le reportage sur l'Algérie.
Euh cette personnel ne savait pas qu'elle était enregistrée. C'est pour ça qu'on a totalement anonymé à la fois sa voix et puis tout ce qui dans ce coup de téléphone pouvait permettre de remonter euh jusqu'à elle. On a euh déformé totalement sa voix également et par souci et conformément à toutes nos chartes, par souci de transparence pour le téléspectateur, nous avons indiqué qu'elle n'était pas au courant qu'elle était enregistrée.
Et Sverine peut peut-être vous expliquer également les utilisations des caméras cachées. Oui, on on nous pose souvent pardon on nous pose souvent la question effectivement des caméras cachées. Premièrement, les caméras cachées, c'est vraiment quelque chose qu'on utilise de façon exceptionnelle en ultime recours.
Et juste pour objectiver un petit peu cette cette information, on a regardé par exemple en 2025, on a eu 28 heures d'antenne et sur ces 28 heures d'antenne, on a 15 minutes de caméra cachée, c'est-à-dire un peu moins de 1 % de de ce qu'on a diffusé. En règle générale, on préfère évidemment les séquences qu'on appelle caméra ouverte et les interviews face caméra. Mais pour euh pour euh euh pour vous expliquer un peu quels sont les critères qui nous permettent en fait euh d'utiliser le caméra cachée, en fait c'est euh déjà c'est autorisé mais c'est extrêmement encadré euh par euh la jurisprudence, par le cahier des charges des antennes et en gros, il y a des critères extrêmement précis que l'on doit euh que l'on doit respecter avant d'arriver à ce avant d'arriver à ce recours.
Pardon, je vais aller très vite. Il faut que ce soit une qu'on révèle une information d'intérêt général. Il faut qu'on ait essayé avant d'en arriver à la caméra cachée d'obtenir une interview face caméra ou un tournage en caméra ouverte.
Il faut qu'on respecte la vie privée, c'est-à-dire que quand on diffuse cette caméra cachée, il n'y ait aucun élément de la vie privée, mais uniquement ce qui concerne l'information que nous voulons transmettre aux téléspectateurs. Il faut ensuite évidemment que nous ayons le contradictoire de la personne ou de l'entité que l'on a filmé en caméra cachée. Et encore une fois, quand on en arrive à la caméra cachée, il y a une discussion entre nous, les rédacteurs en chef avec les journalistes et tout ça est très encadré.
On a un service juridique quand on fait de l'investigation qui est très important, qui nous suit au quotidien et d'ailleurs on le remercie beaucoup pour son travail. J'en profite. Merci.
Ça veut dire par exle cette élu locale que vous avez appelé euh parce qu'on appelle ça une caméra cachée mais enfin vous avez appelé sans qu'elle sache qu'elle était enregistrée. C'est un peu différent. Euh est-ce que ça veut dire que ça c'est une méthode parce que euh vous avez essayé de l'appeler euh pour avoir un contradictoire et et et elle ne vous répondait pas.
Euh voilà. Est-ce qu'on peut préciser ce que caméra cachée, c'est pas exactement pareil qu'appeler une personne euh sans qu'elle sache qu'elle est enregistrée au téléphone ? C'est juste pour comprendre.
Encore une fois, je juge pas de la méthode. Je demande c'est quoi le cadre de cette méthode, comment elle est utilisée. Non, non, là en l'occurrence, elle ne savait pas qu'elle était enregistrée.
Euh notre journaliste l'a contacté à plusieurs reprises pour lui proposer une interview, y compris une interview anonyme. Elle savait qu'elle parlait évidemment à un journaliste et voilà. Donc en tout cas, au moment où les propos sont enregistrés, elle ne le sait pas et c'est pour ça qu'on le précise dans le respect de nos charte et en toute transparence aux téléspectateurs.
Je me permets juste une mini précision, pardon. En fait, la le cadre des caméras cachées de l'appel et de l'appel enregistré, c'est le même cadre. Voilà.
D'accord. Merci de cette précision, monsieur le rapporteur. Merci, monsieur le président.
Euh plusieurs dirigeants de France Télévision, vous le savez, ont séjourné pendant une dizaine de jours dans un palace à Cann, plusieurs années durant avec des chambres facturées à plus de 1700 € la nuit sur fond public, en tout cas de ce que nous disent les dirigeants qu'on a auditionné jusqu'en 2022. Et après, on nous a parlé d'un mécanisme de barter qui consistait et bien à monayer ou à échanger des espaces publicitaires qui avait malgré tout une valeur marchande qui appartenait à France Télévision et donc indirectement au contribuable avec ces suites à Cann donc échangé avec des sociétés privées. Vous conviendrez que c'est une affaire qui est d'importance.
Je ne cesse de le clamer depuis le premier jour de cette commission d'enquête. Ce qui m'a valu d'ailleurs d'être accusé de complotistes, de diffuser des fausses informations, d'être d'extrême droite ou bon alors que ce n'était que des faits, il y avait d'ailleurs une plainte qui avait été déposée il y a 2 ans et on a appris qu'il y a à peine 2 jours enfin hier madame Anaut faisait l'objet d'une enquête pour détournement de de biens publics à de biens sociaux pour ce dossier précisément. Vous qui êtes l'une des voix de l'investigation pour France Télévision, qu'est-ce que vous pensez de ce sujet ?
Est-ce qu'il n'y a pas là pour vous aussi matière enquête ? Je précise juste une petite précision, c'est important parce que selon les informations publiées par le site spécialisé de la lettre, ce mercredi 11 février, donc c'était hier donc hier, mercredi 11 février, une juge d'instruction du tribunal judiciaire de Paris a ouvert une information judiciaire contre la PDG de France Télévision, madame Delphine Ernaut, à la suite d'une enquête préliminaire du parquet. La dirigeante en poste depuis le début de l'année 2020 et je cite ce que j'ai sous les yeux, ce qu'on m'a transmis officielle est soupçonné.
Donc il y a une il y a une instruction judiciaire en C, je le précise, je le reprécise, il a précéd comme la commission d'enquête ne peut pas normalement traiter de situations qui sont aujourd'hui saisies par la justice, la question du rapporteur vous permet de répondre parce que je pense que c'était une question plus large et pas directement sur les faits mais sur votre capacité à enquêter sur cela. Mais voilà, je veux préciser que chaque chacun son rôle et que la justice est saisie et que si ça avait pas été le cas, si la justice n'avait pas été saisie, j'imagine que le rapporteur l'aurait fait au titre de l'article 40 parce que c'est aussi ça qu'on fait dans cette commission d'enquête. Quand on relève des éléments qui nous apparaissent dysfonctionnels, on n'est pas des juges, on saisit le procureur au title de l'article 40.
Monsieur le rapporteur, je vais tenter de vous apporter quelques éléments. D'abord, je crois que madame Delphine Ernote s'est expliqué devant vous, devant la représentation nationale sur cette question. Par ailleurs, vous avez aussi déjà posé la question à Élise Lu et ses équipes.
Pourquoi n'enquiétez-vous pas sur France Télévision ? On va vous faire la même réponse que à savoir que c'est très compliqué, voir impossible, d'enquêter sur soi-même puisque on sera forcément jugé parti, on considérera que forcément on a un conflit d'intérêt, soit qu'on en dit trop, soit qu'on en dit pas assez et je pense que il y a bien d'autres organes de presse qui le font. Votre commission enquête sur France Télévision.
Voilà, nous ne sommes pas les seuls. Nous n'avons pas le monopole de l'enquête en France. Merci monsieur pour votre réponse.
Si je vous dis ça, c'est que vos propos font aussi écho au propos de madame Luc sur le plateau de quelle époque sur France 2 devant Sonia Mabrou qui lui demandait "Mais est-ce pourquoi vous inquiétez pas sur France Télévision ? Est-ce qu'il y a pas des choses à dire sur France Télévision ?" Et madame Luc je crois avait répondu "En fait il y a rien à dire, il y a rien à faire sur France Télévision.
J'y suis, j'y travaille et je peux vous confirmer vraiment que il y a rien à dire et et rien à faire. Est-ce que vous auriez apporté exactement les mêmes propos ? Est-ce que selon vous, au regard de tous les éléments que cette commission d'enquête apporte au public, il y a rien à dire ou rien à faire sur France Télévision ?
Je vous fais la la même réponse, enfin un peu différente si vous voulez mais comme vous la posez à chaque fois, il y a des il y a d'autres organes de presse qui euh existent et qui peuvent et qui manifestement traitent de cette actualité-là. Donc si nos magazines, les magazines d'investigation de chaînes concurrentes veulent faire des des enquêtes sur France Télévision et qu'elles estiment qu'il y a des informations d'intérêt général, moi je suis pas là pour pour en juger. Qu'elle qu'elle le fassent, c'est très bien.
Je je pour compléter peut-être ce qu'a dit Emmanuel, même sur le le le choix des sujets, en plus on a en écho à ce que je vous disais en propeliminaire, nos nos choix de reportage sont toujours euh collégiaux. Le choix d'un sujet, il est indépendant, il appartient à la rédaction. pas Emmanuel Séverine ou un reporter ou moi-même qui vont décider de l'intérêt ou non de de d'un reportage.
Ça se fait en conférence de rédaction le lundi matin de manière collective. Merci. Oui, mon point est je je vois que vous pourriez être quasiment à notre place comme politique parce que vous avez un art parfois déludé la question et vous avez une rhtorique qui est implacable et je me permets de le souligner.
Non, au-delà du mot d'esprit, ma question c'était pas de temps. Est-ce que vous êtes légitime pour enquêter ? Et je comprends votre réponse.
Être jugé parti, c'est compliqué. C'est ce que madame Lu dit. Et je peux tout à fait comprendre d'ailleurs que c'est une position qui n'est pas évidente.
Mais sur le fond, tous les sujets qu'on a pu révéler ou pointer lors de cette commission d'enquête, je seraiis pas exhaustif mais il y a les salaires supérieurs, la trentaine de salaires supérieurs à celui du président de la République, les 81 millions d'euros de déficit alors que France Lévision nous explique que depuis 9 ans soi-disant les comptes sont à l'équilibre. On a les nuits à cannes qui font l'objet depuis hier d'une enquête du tribunal, les voitures avec chauffeurs, le poids des sociétés de production dans un phénomène de d'hyperconcentration de plusieurs centaines de millions, les conflits d'intérêt, les indemnités de départ, on en parlait ce matin de plusieurs centaines de milliers d'euros, les frais de taxi. Est-ce que sur le fond il y a pas il y a pas matière quand même à enquête ?
Que ce soit vous ou ce soit pas vous, j'ai compris que vous étiez pas dans la meilleure position, mais est-ce que vous considérez légitime une enquête indépendante sur France Télévision, son fonctionnement et son financement ? Monsieur le rapporteur, je vais juste vous corriger sur un point concernant les frais de taxi. Euh ce sont euh les taxis des collaborateurs qui parfois vont faire des tournages à Paris ou euh ou en région parisienne et donc qui plutôt que de mobiliser des voitures utilisent des taxis.
Pour le reste euh je vous le dis, nous vous le disons collectivement, on parle de France Télévision, d'autres peuvent enquêter. ont tout loisir de de le faire. Nous ne sommes vraiment pas les mieux placés.
Voilà, il y a même des journalistes qui enquête sur des conversations privées entre des citoyens français. Donc comme quoi l'investigation vont prolifère dans ce pays ? Monsieur le rapporteur, mais je je conviens simplement, je j'ai pas eu la réponse à ma question.
Ma question c'était est-ce que oui ou non il y a matière en enquête sur France Télévision ? C'est pas est-ce que vous êtes légitime ou pas pour vous en pour vous en emparer ? Vous êtes à la tête de l'investigation.
Mais bon, je comprends que c'est compliqué pour vous de répondre. Ça vous mettrait d'ailleurs en difficulté peut-être vis-à-vis de de votre dirilson ou de votre hiérarchie. Mais je compter sur votre esprit d'indépendance et et de transparence pour pour nous répondre.
Monsieur Wallet, je crois que vous voulez répondre. Non mais vous avez raison de compter sur notre esprit d'indépendance parce qu'on a l'indépendance encore une fois c'est pas tant qu'on aurait peur d'enquêter c'est aussi par honnêteté pour le téléspectateur. C'estàd que vous imaginez bien que un complément d'enquête sur France Télévision légitimement le téléspectateur pourrait dire hm pourquoi il dit ça ?
Ça pourrait jeter un trouble même si c'est pas fondé. Mais en revanche, oui, nous sommes indépendants et parfois nous intéressons à des enquêtes, à des sujets qui peuvent toucher les intérêts de France Télévision. Je vous rappelle qu'il y a 2 ans, on a fait un reportage, par exemple, un complément d'enquête sur le coût des Jeux Olympiques de Paris.
Et ben, je peux vous dire que c'était a priori pas parce que France Télévision était codiffuseur de de cet événement. C'était un enjeu énorme pour France Télévision. On a tous nos collègues du service des sports qui étaient pas forcément heureux qu'on travaille là-dessus et on l'a fait en toute indépendance.
Il y a pas une virgule qui a été changée et pourtant c'était un une thématique, un enjeu très fort. Merci. Je pense que le rapporteur Je pense je pense je pense que le rapporteur Je pense que on peut avancer.
Je pense que le rapporteur conviendra avec moi que si vous diffusiez un reportage euh ou un un reportage sur France Télévision par principe, on le regarderait euh avec méfiance en se disant que ça c'est sans doute compliqué d'être absolument impartial. Donc je pense effectivement et on le verra à la fin de cette commission d'enquête avec le travail qui est mené que si on souhaite des reportage d'investigation sur une institution, une organisation, vaut mieux qu'il soit produit à l'extérieur et diffusé non pas en interne mais en externe, ce qui garantit une totale indépendance, une impartialité, même si je ne doute pas que vous êtes à mon avis totalement capable de mener des enquêtes et que vous le faisz de manière impartiale. Et en l'occurrence sur ce sujet de France Télévision, je pense que c'est mieux effectivement que ça ne soit pas porté en interne par des salariés de France Télévision parce que par définition un salarié c'est dans chaque contrat de travail et les Français les Françaises qui nous suivent le savent.
Il y a par principe un devoir de loyauté envers son employeur. Mais merci monsieur le président mais encore une fois ma question n'était pas de savoir est-ce que vous êtes légitime ou pas. J'ai bien compris que vous pouviez pas être jugé parti que c'était pas à vous et je comprends totalement votre réponse de de vous en occuper.
Encore une fois ma question ne portait pas là-dessus. c'était est-ce queil y a motif enquête sur France Lévision au regard de tout ce que vous avez appris depuis le lancement de cette commission d'enquête. Je vois que vous ne voulez pas forcément répondre et vous expliqué que votre esprit d'indépendance et est peut-être compliqué à exprimer vis-à-vis de de Franceision, mais ça ne vous a pas empêché et je trouve que c'est louable et c'est sain ça ne vous a pas empêché le 5 juin 2025 de faire une enquête sur Rachidati qui était à l'époque ministre de tutelle de France Télévision donc d'une certaine façon une sorte de supérieur hiérarchique. vous avez raison de de le faire mais voilà je pourquoi est-ce que vous pourriez pas aussi le faire pour Françaision mais encore une fois j'ai compris votre réponse donc je vous propose peut-être de vous poser une question sur un autre sujet à moins que vous ayez d'autres éléments mais je pense qu'on en a déjà suffisamment parlé.
Je voudrais revenir sur un rapport que j'ai lu de l'Institut Thomas Mor qui a été publié en mai 2024 qui a analysé beaucoup de vos émissions. Je crois 86 émissions que vous avez produites depuis votre arrivée en septembre 2021. Euh bon 86 émissions, j'ai fait un petit calcul euh en croix euh de ce que vous m'avez dit.
C'est à peu près 14 millions d'euros d'argent public selon les chiffres que vous nous avez à peu près annoncés en début de d'émission. Si je me trompe pas, vous pourrez refaire le le test, mais je je crois que mon ma multiplication est la bonne. Bon, en tout cas, c'est une somme qui est importante et dans ce rapport, je peux voir que 38 % des sujets peuvent être qualifiés dans leur traitement, dans leur traitement de de socialiste et progressiste.
Je vois, je lis le rapport, un passage du rapport. L'émission semble privilégier des angles la charge contre les conservateurs renforçant un biais idéologique qui questionne son impartialité au sein du service public. Fin de la citation.
Euh comment est-ce que vous qu'est-ce que vous répondez à ce rapport de l'Institut Thomas Mor qui en fait vous accuse de pas être euh totalement euh impartial dans le traitement de vos sujets ? Euh voilà, je je me permets de vous poser la question parce que c'est un rapport qui a fait débat notamment dans le cadre de notre commission et je j'aurais aimé avoir votre avis. Je vais me permettre de répondre à cette question monsieur le rapporteur.
J'ai juste moi deux remarques à faire sur cette étude de Thomas Mor et la première remarque ce sera sur la la méthodologie parce qu'effectivement il classe donc les enquêtes et les sujets qu'on fait comme étant des sujets de droite, de gauche ou ou neutre. Euh je vais faire une petite remarque sur euh un sujet qu'on a fait sur les violences conjugales euh et les féminicides qui a été euh classé comme étant un sujet de gauche. Alors moi je m'interroge vraiment sur cette méthodologie parce que pour nous euh et euh pour la société, c'est une grande question de société et je pense pas qu'on puisse classer les violences conjugales et les et les féminicides dans un camp ou dans un autre.
C'est une question qui intéresse absolument tout le monde, qui intéresse nos téléspectateurs et qui je pense est une question d'intérêt général. Pardon, je je juste de dire parce que le rapporteur cite très souvent cet institut et cette enquête. Je remets pas en cause cet institut mais je le dis quand même avec force.
Quand dans une étude on classe les violences conjugales et les féminicides à gauche, bah je n'accepte pas moi que dans cette commission d'enquête on cite une étude comme ça. Quand une étude est capable de citer Non mais peu importe en l'occurrence cette étude non non mais je le dis je je voilà on a on se respecteur je dis comme je le pense et vous allez répondre et il y a pas de problème vous répondrez à la question du rapporteur et vous posez la question je le dis je m'exprime. Je dis simplement Je dis simplement je donne mon avis je je je vous j'accuse pas le rapporteur.
Je dis que citer dans une commission d'enquête un rapport une étude qui classe les féminicides et les violences conjugales à gauche c'est grave. Voilà je vous donne mon avis maintenant je vous laisse répondre médias le site aussi. Pourquoi vous dites que c'est grave les médias je pense qu'on est d'accord monsieur rapporteur fait des études conjointes avec l'institut Thomas Mor c'est un institut qui a pignon sur rue.
Pardon monsieur pas que ce que je rapporte est grave, c'est factuel. Non non, monsieur rapporteur, je vais être très précis dans ce que j'ai dit. Il y a pas de il y a pas il y a pas d'animosité.
Je dis que une étude sur laquelle vous fondez, c'est pas vous qui êtes grâ sur la c'est une Non non c'est non non non. Je dis que je dis qu'une étude, je dis très calmement et vous allez pouvoir répondre, qu'une étude sur laquelle on s'appuyerait ici en cette commission d'enquête euh dans laquelle les violences conjugales et féminicides sont classées à gauche. Alors si le mot grave ne vous convient pas, je vais changer de mot. me paraît me paraît c'est vrai que je vais changer peut-être de mot me paraît quand même me paraît quand même poser questions sur la légitimité d'une telle étude.
Je je lis monsieur vous êtes d'accord vous connaz juste qu'on peut être d'accord moi là-dessus pour pas voilà accrocher est-ce que vous êtes d'accord que classer les féminicides des violences conjugales à gauche ça pose question ça c'est grave est-ce qu'on peut convenir au moins que ce fait là est grave est-ce qu'on peut convenir ensemble pour avancer que classer des féminicides et les violences conjugales à gauche c'est grave c'est mon audition alors c'est c'est vous qui allez me poser des questions et contester les les questions que je pose c'est moi désormais qui suis auditionné monsieur le président j'ai l'impression que c'est devenu c'est devenu d'une certaine façon mon mon audition euh l'institut mort, il peut avoir des billets. Euh vous êtes là d'ailleurs pour les éclairer. C'est la question d'ailleurs que que je vous pose.
C'est intéressant d'ailleurs de voir la la méthodologie qui est appliquée. Si je le cite, c'est parce que le Figaro par exemple a fait une étude conjointe il y a pas très longtemps avec ce même inst. C'était le 28 novembre 2025 où on apprenait que les matinales de Radio France penchaient à gauche de point l'étude qui att du manque de pluralisme à l'antenne.
Donc me permettre de relayer cette étude comme l'a fait le Figaro d'ailleurs en faisant une étude conjointe avec l'Institut Thomas Mor, j'ai pas l'impression que ce soit si grave de vous poser la question et je pense qu'il n'y a aucune question qui mérite d'être qualifiée de grave surtout quand elle est relayée et faite conjointement avec un média comme le Figaro. Donc voilà, au lieu de mettre des pressions sur le rapporteur pour disqualifier certaines de ces questions, je me permets d'écouter l'intégralité de votre réponse. Monsieur monsieur le le le rapporteur, cré non cr cr créons pas de conflit entre nous alors qu'il y en a pas.
Je je on peut convenir ensemble, on peut aussi avancer. Vous pouvez admettre qu'effectivement que cette que étude même si les Figaro la cite euh non, ils la font conjoint enfin même si d'accord mais convenez quand même que vous comme rapporteur et moi comme président, on peut tous les deux ensemble se dire qu'une étude dans laquelle les féminicides et les violences conjugales sont classées à gauche mérite d'être regardé avec des précautions. Voilà, on peut peut-être convenir de ça ensemble, c'est tout.
La précision que je faisais sauf que oui, je j'en conviens, monsieur le président, mais ma question ne portait pas là-dessus. Ma question portée sur le classement des 86 émissions de complément d'enquête par cet institut. Il y a des enquêtes qui ont été faites conjointement avec le Figaro.
Cet institut d'ailleurs, je crois qu'on a prévu d'entendre les personnes qui ont fait euh cette enquête. C'était une résolution du bureau. On aura tout loisir de leur poser la question sur leur méthodologie.
C'est pas moi qui ai fait l'étude. Je peux pas vous répondre sur comment elle a été faite, pourquoi ça a été classé. J'ai pas les éléments.
Je me permets simplement de poser cette question qui a été relayée abondamment dans les médias, y compris le Figaro qui leur a mandaté une étude. Je vois pas pourquoi on passe 5 minutes sur le sujet si ce n'est pour essayer de me disqualifier. Je pense que c'est une question qui est légitime parce qu'elle atteste du respect du pluralisme.
Donc j'aimerais simplement pouvoir vous écouter et pardon en tout cas pour la longueur de ces interpellations. Je vous laisse répondre. Je cherche pas du tout à vous disqualifier monsieur important. pas créer un conflit pour rien.
J'ai le droit de dire et on va avancer, je vous donner la parole que quand une étude sur laquelle on s'appuie dans cette commission d'enquête qu' classe les violences conjugales et féministes à gauche, ça remet quand même un peu en question la pertinence étude. Point, c'est pas contre vous, c'est pas du tout contre ce que vous venez de dire, c'était sur l'étude et je vous laisse répondre à cette question du du rapporteur. Allez-y.
Et j'en conviens, j'en conviens, monsieur le président. Alors, je je reprends donc le le l'argumentaire. Je vais quand même pour éclairer les les débats citer effectivement une phrase du rapport de de l'Institut Thomas Mor qui s'intéresse à complément d'enquête qui dit euh à propos de notre émission euh sur les féminicides et donc qui est je crois qualifié de libéral et progressiste, il convient bien évidemment de dire qu'il s'agit de drame pour les victimes et qu'il convient d'analyser cette émission avec prudence.
Toutefois, celle-ci fait le choix de traiter du problème en usant du terme controversé et problématique de féminicide. Voilà. Euh l'institut de MASMOR considère que le féminicide est un terme controversé, problématique.
Je rappelle à titre d'information que c'est un terme qui est consacré par l'OMS depuis 2012. Mais un autre exemple qui permettra de d'expliquer pourquoi euh cet institut peut-être trouve une surreprésentation de ce sujet dit de gauche, il est question par exemple des euh de nos portraits de alors tout à l'heure on faisait pas assez de sujets sur des personnalités de gauche et maintenant là elles sont comptabilisées à gauche. C'estàd quand on fait un portrait d'Annie d'Alg de Sandrine Rousseau, dès qu'une personnalité est plus centriste ou étiquetée à gauche, le portrait est épargné de toute véritable éclaboussure entre parenthèses en quête judiciaire face cachée très sombre à révéler.
Euh pour information, je vais pas vous citer tous les exemples, mais on a fait un portrait de Sandrine Rousseau par exemple dans le dans lequel on a révélé que il y a eu un problème de domiciliation euh lors de sa sa candidature aux législatives et suite à nos informations, une enquête judiciaire a été ouverte dans laquelle il me semble que madame Rousseau a été entendu. Donc voilà, je pense que cet institut, on peut contester sa méthodologie. Moi, j'ai d'autres chiffres qui peut-être pourront vous éclairer, c'est les chiffres d'un baromètre IfOB de 2025 qui explique que France Télévision est perçu comme le média le plus impartial par les Français. 65 % qui pensent que France Télévision est impartiale dans son traitement de l'info contre 59 % ailleurs et 73 % selon ce même baromètre. 73 % des Français déclarent avoir confiance en l'information de France Télévision, ce qui est 17 % de plus que nos concurrent de du privé.
C'est même le cas pour France info. Et je rappelle aussi que 81 % des Français regardent France Télévision chaque semaine, ce qui est, je crois, un signe de confiance. Merci monsieur pour pour votre réponse.
Bon, je vois que vous contestez, c'est tout à fait he votre droit. Je crois qu'on les entendra les méthodes de l'Institut Thomas Mor. Euh vous avez dans l'une de vos émissions, une émission récente, le 26 novembre 2025 repris euh une étude de reporter sans frontières concernant donc l'un des numéros je crois qui a été consacré à à CS.
Est-ce que vous n'avez au contraire aucun problème à citer des enquêtes de Reporter sans frontières ? Est-ce que pour vous Reporter sans frontière est est parfaitement neutre à politique et mérite aucune forme de distance par rapport au chiffres que vous pouvez annoncer dans vos études qui en plus de ça sont contestés par l'ARCOM. Donc vous vous faites vous faites allusion à l'émission et qu'on a diffusé et qu'on et qui était consacré notamment à la chaîne C News en fait bah comme tous les journalistes quand une étude rentre sur le débat public et c'était le cas de cette étude de RSF, on s'en en parle, on la confronte, on peut la diffuser dans nos enquêtes.
Encore une fois, l'enquête de RSF, elle a été reprise par le monde, le Parisien Public Sénat. Ça c'est c'est c'est coutumier en fait que des enquêtes qui sont sorties par des ONG et je rappelle que Reporter sans frontière est une ONG reconnue, qui a une stature, il est normal pour des journalistes de pouvoir s'emparer de de leurs de leurs études et de les confronter. Enfin, on a vous parlez de prise de distance.
Euh, nous nous avions totalement la distance nécessaire vis-à-vis de de cette enquête de de RSF dont on a évoqué l'existence dans ce numéro de CS. Merci madame. Donc, vous expliquez que RSF est un organisme reconnu et donc il mérite toute confiance dans les résultats qu'il pourrait qu'il pourrait révéler, qu'il pourrait faire.
Pourtant, on a appris, on a on a écouté hein les les responsables des RSF qui sont venus nous répondre dans le cadre de cette commission d'enquête. On a appris dans ce cadre là que RSF, au-delà de des subventions publiques dont il bénéficie, je crois hauteur de 65 % bénéficie aussi depuis je crois quelques années de près de 700000 € de financement privé de la fondation de George Soros. nul besoin de revenir sur la politisation de cet institut notamment aux États-Unis qui financent des associations ouvertement de de gauche.
On a appris aussi que en dépit de leur charte apolitique RSF avait lancé une pétition et relayé d'ailleurs ce ce cette mobilisation sur leurs réseaux sociaux en pleine campagne des dernières élections législatives pour appeler à voter contre le Rassemblement national et leurs alliés alors que fondamentalement leurs chart indiquent qu'ils sontent à politique. On a appris aussi que RSF avait décidé de ne pas soutenir, de ne pas venir en aide à notamment un journaliste iranien qui était pourtant menacé de mort au motif qu'il aurait un un engagement alors que son seul engagement a été peut-être de relayer des vidéos de manifestation sanguin enfin de de de grosses répression contre le régime des des mola. Bon, je pense qu'il y a un certain nombre de faisceaux qui jettent une vraie suspicion sur le caractère apolitique d' RSF qui peut aussi jeter une suspicion sur la neutralité de cette organisation là.
Je peux comprendre vos réticences à l'égard de l'Institut Thomas Mor et l'étude que je vous ai cité il y a quelques instants. Je peux tout à fait le comprendre sur la méthodologie. Pourquoi ne pas faire preuve de la même distance vis-à-vis de Reporter sans frontières ?
Voilà, c'est c'est un peu ce aussi ceux de poids de mesure que j'aimerais comprendre. Je pense que c'est important de prendre toute forme de distance avec des organisations qui peuvent être politisé. Je vous le répète encore une fois, il s'agissait d'une étude de RSF dont toute la presse s'est emparée.
Quand on s'empare d'une étude et quand on en on la diffuse ou quand on la médiatise, ça ne veut pas dire que nous sommes partie prenantes de cette étude. En fait, c'est une information sur le débat public. Là, en l'occurrence, euh ça parlait de de du pluralisme politique euh sur les chaînes d'information en continu.
Ça fait partie du débat de société, ça fait partie des questions qui intéressent les Français et c'est pour ça d'ailleurs que de nombreux médias s'en sont emparés. Quand complément d'enquête évoque cette étude, ça ne veut pas dire qu'elle est partie prenante de cette étude, c'est juste qu'elle participe à ce débat. Et c'était intéressant dans un sujet qui était consacré à ces news, une chaîne d'information en continu.
Je j'en profite donc peut-être pour revenir, vous attendiez à cette question sur ce numéro de complément d'enquête parce qu'il y a eu beaucoup de choses qui ont été écrites à ce sujet et je sais que vous tenez aussi à y répondre publiquement. Donc j'en profite pour vous donner la parole. C'était donc ce fameux magazine qui était consacré à à C News et en l'espace de 24 he le 27 novembre, vous avez fait je crois l'objet de deux rappels de l'ARCOM.
Un qui était par le biais d'un article de presse, je crois que c'était dans le point et un autre, c'était une mise en garde de l'ARCOM. Les accusations c'était d'avoir repris dans un reportage du jour même des des fake news publié par l'association Reporter sans frontières qui ont dû être coupé au montage en dernière minute. Je me permets de vous dire ça parce que je vous expliquer notamment sur le fameux la suspicion de troncage et de montage au dernier moment pour le numéro sur l'Algérie où vous avez coupé vous auriez coupé les éléments sur monsieur Drcour.
Vous expliquz que dans les dernières heures et les derniers jours, il y avait pas de on supprimait pas des passages de votre émission. Là en l'occurrence madame Ana l'a avoué lors de son audition, il a été en dernière minute supprimé un passage qui n'était pas approuvé par l'ARCOM ou qui pouvait être contestable. Donc première question, pourquoi est-ce que vous me dites que sur le cas de l'Algérie, il y a pas eu de coupe, il y a pas eu de montage, encore moins dans les dernières heures parce que vous ne le faites jamais.
Et pourquoi là dans le casre de ce numéro en fait madame Hern avoué que dans les dernières heures, vous aviez dû enlever un passage de cette émission. On on va répondre dans le détail à cette question qui est tout à fait pertinente et intéressante. Déjà, il y a pas eu de mise en garde sur le de l'ARCOM sur le complément d'enquête sur C News.
He vous avez mis vous avez un rappel à l'ordre ou enfin non, il y a pas eu de de mise en garde de l'Arcom sur sur ce sujet. Vous rappelez ce que j'ai dit tout à l'heure sur l'Algérie. Il y a pas de contradiction entre ces mes mes deux propos à savoir que effectivement je vous disais que les reportages sont terminés.
Euh en général le jeudi midi, on on monte dans une boîte de production qui ensuite l'envoie à France. Il y a des processs, il y a des processus de vérification technique et cetera et cetera qui sont très lourds. Et euh si jamais il y avait eu euh une interview de monsieur Ri en cours dans leur reportage sur l'Algérie, on aurait pas pu couper à plein de moments euh les interventions de monsieur Driancour, ça se serait vu.
Donc il y a pas eu de censure et je vous l'ai redit tout à l'heure de manière assez solennelle sous. Je peux le redire tout à l'heure, monsieur Drancour n'a pas on n' pas retiré son interview puisquelle elle n'a jamais été euh montée quant à ce qui s'est passé. euh le jeudi soir de la diffusion de de CS, Séverine va vous apporter un éclairage.
Euh monsieur le rapporteur, on vous parlait tout à l'heure de de contradictoire et à quel point ce contradictoire était important en fait pour nous et dans la rigueur de ce qu'on diffusait à l'antenne. que l'épisode que vous évoquez en fait donc lors de la diffusion du du de l'enquête sur C News, il se trouve que quelques heures avant la diffusion de ce numéro, c'est-à-dire il était aux alentours de 18h par l'intermédiaire d'un article de presse dans le point l'ARCOM a contesté l'étude de RSF et un point très spécifique qui était le calcul du pluralisme politique sur ces news. on était très proche de l'antenne et comme on vous l'a dit tout à l'heure, nous on est très attaché au contradictoires.
Il se trouve que pendant toute cette enquête, on a sollicité l'ARCOM au début tout au long de l'enquête pour pouvoir avoir déjà leur point de vue sur la réglementation et pour pouvoir avoir leur avis sur sur ce sur ce numéro, sur ces news. Malheureusement, ils n'ont pas souhaité nous répondre et encore une fois par voie de presse vers 18h, on apprend qu'il conteste qu'il conteste cette étude et c'est pour ça que là on s'est dit on a une réunion téléphonique en salle de montage. Moi, j'étais avec Tristan et on discutait avec notre directeur de l'information Alexandre Cara et notre directrice des magazines Elsa Margou.
On a discuté de des éventuelles possibilités parce qu'on voulait absolument pouvoir intégrer ce contradictoire de l'ARCOM pour être très rigoureux. Il se trouve que pour des raisons techniques en fait ce n'était pas possible. On était trop proche de l'antenne et c'est dans ce contexte en fait qu'on a qu'on a décidé d'enlever cette séquence.
Je je précise que c'est une séquence qui durait 1 minute 30 sur 60 minutes d'émission et j'affirme devant vous qu'il n'y avait aucune erreur factuelle. euh dans cette séquence, mais uniquement euh la le manque du contradictoire de l'ARCOM. Et comme on est très attaché à ça, on a pris euh on a pris cette décision.
Merci madame. Alors euh dans l'audition de madame Hernot, elle nous indiquait que elle avait été dans ce couloir, elle et monsieur Tardieux aussi, ils avaient participé à la décision de supprimer le passage du complément d'enquête. Euh et encore une fois, pardon de revenir sur le sujet parce que je pense que vous vous nous rappelez, c'est important de dire que vous vous exprimez soucèrement, vous expliquz qu'il y a pas eu de suppression, il y a pas eu de coupe pour l'extrait de monsieur Driancour.
Mais comment est-ce que vous expliquez que dans la bandeannonce qui a circulé, on pouvait voir des passages de l'interview de monsieur Driancour qui vous a répondu pendant plus de 2 heures ? Comment vous pouvez nous dire ? il y a pas eu coupe, on n'a pas supprimé de moment où il était interviewé.
Alors que dans la bande annonce, on pouvait le voir et qu'il affirme que vous l'avez interviewé pendant plus de 2h pour qu'il soit diffusé à la fin sur quelques minutes. Euh ça va me permettre peut-être d'expliquer comment fonctionnent les bandes d'annonces. Les bandes d'annonces sont montées de manière indépendante du du reportage.
C'estàd qu'on a un service des bandes annonces à France Télévision euh et on a un service et on a on monte nos nos reportages dans une autre société de de post-production. Euh les deux se font en parallèle. Euh c'est-à-dire que le les bandes d'annonces ne se font pas euh ne prennent pas comme rush entre guillemets.
C'est peut-être un terme technique mais je pense qu'on se comprendra. Ils ne prennent pas le le reportage monté euh pour préparer la bonne annonce. En fait, c'est fait en parallèle.
C'est-à-dire que les le reportage est monté d'un côté par notre journaliste réalisateur et d'un autre côté le service des bandes annonce récupère tous les rush et va faire un peu son best off entre guillemets et à trouver dedans l'interview de de de monsieur Driancour mais qui n'était pas monté dans dans le reportage. Donc il y a aucune contradiction vraiment je vous le dis en toute transparence et une nouvelle fois sous serment. Je vous remercie pour votre réponse.
Le 8 novembre dernier, monsieur Walex, vous accusiez lors des 24 heures de Libé, les journalistes du groupe Boloré de ne pas avoir de déontologie. je vous de désinformer, de manipuler, d'instrumentaliser, de raconter n'importe quoi. C'est des propos que vous avez réitérés, des propos d'ailleurs, je trouve qu' qui sont quand même lourds.
Vous les avez réitéré le jeudi 20 novembre sur la radio de monsieur Mathieu Pigas, radio Nova expliquant que la manipulation des faits par ces news était, je vous cite, propre aer, préfasciste. Fin de la citation. Euh lorsque vous décidez de lancer un complément d'enquête sur sur ces news, votre opinion sur le travail de la centaine de vos confrères journalistes semble plutôt arrêté.
Euh et donc ce qui peut ressembler à une enquête déjà à charge quand on vous entend quelques jours avant prononcer cette cette charge et cette opinion. Euh vous l'aviez d'ailleurs précisé dans une interview sur Radio Nova que vous alliez démontrer que ces news faisaient de la désinformation et que Vincent Boloré, je vous cite, vous voulez la peau du journalisme. Est-ce que selon vous, c'est vraiment le rôle d'un journaliste, même d'un journaliste d'investigation, d'être aussi engagé notamment contre certains confrères, d'utiliser aussi l'argent public pour faire une une enquête contre un média et est-ce que il s'agissait d'une commande particulière, notamment de la part de la direction qui, je le rappelle, a engagé une procédure contre le groupe Boloré en justice ?
Euh je tenais à préciser euh le calendrier de de du lancement de cette enquête pour que les choses soient très claires. Euh cette enquête, elle a été lancé en mars 2025 et pour une et pour une raison d'intérêt général. On vous disait quand on lance des sujets, on en discute en conférence de rédaction les uns avec les autres et cetera, il se trouve que euh ces news est devenu récemment la première chaîne d'information continue de France qu'elle est regardée chaque jour par 9 millions de Français et on s'est dit que ça c'était un sujet qui était intéressant.
D'ailleurs, Complément d'enquête a eu l'habitude de traiter euh des médias. On a fait une enquête sur euh un portrait de monsieur Drahi où on évoquait BFM et I24. Euh, on a enquêté à travers le portrait de Sopia Chikirou sur le média, on a pu enquêter aussi sur le groupe Laagarder.
Donc ça fait partie des sujets qui sont investigués régulièrement par complément d'enquête parce que c'est d'intérêt général, parce que ça ça intéresse aussi le le le public. Donc voilà pourquoi on lance cette enquête. Elle est lancée en mars 2025 et c'est très facile à à vérifier puisque monsieur Pro que nous avions contacté au début de cette enquête comme on le fait tout le temps, on parlait encore de contradictoire, c'est toujours la même chose. on lance une enquête, la première chose qu'on fait, c'est contacter les entités ou les personnes qui vont être concernées par cette enquête parce qu'on a envie qu'il participe à l'enquête, qu'il puisse s'exprimer, on a envie de tourner chez ces news, on a envie d'interviewer monsieur Pascal Prou et on voulait enquêter voilà sur les les ressorts, les recettes de de cette chaîne.
Et c'est donc en mars qu'on lance cette enquête et c'est en novembre qu'on apprend la plainte en dénigrement. Et pour être tout à fait honnête, on éétait même pas au courant de cette plainte. Nous, en fait, nos interlocuteurs à la rédaction de complément d'enquête, c'est la direction de l'info.
Je vous le disais, donc directrice des magazines, le directeur de l'information. On n' pas du tout d'information qui nous vient d'ailleurs et on on ignorait totalement cette cette plainte en dénigrement. Et pour terminer, je vous l'assure, monsieur le rapporteur, on a aucune consigne, le sujet a été diffusé comme nous voulions le le diffuser.
Voilà. et et c'est même assez étonnant, je l'ai déjà dit publiquement, mais c'est même Pascal pro qui nous a pris l'existence de cette plainte en dénigrement. Moi, je l'ai contacté, sollicité toujours dans ce souci de contradictoire.
Çaelle été l'un des premiers contactés mais aussi l'un des derniers. Jusqu'au bout, on a essayé de le convaincre de venir dans les fauteuils rouges et c'est lui qui nous a appris qu'il y avait cette plainte en dénigrement qui existe qui prouve qu'il y a une étanchéité totale chez nous et que la rédaction et la direction de l'information travaille en toute indépendance. qui a une action en dénigrement contre ces news européens GD, pas contre le groupe Boloré, je le précise, parce que c'est deux choses différentes.
Euh le groupe Boloré qui est actionnaire de ces médias, c'est exactement la même chose. Merci monsieur le président, merci pour vos réponses. Euh dans une autre enquête de l'institut Thomas Mor, ils ont révélé que France Inter rediffusait massivement des interviews de personnalité de droite nationale la nuit.
Je vous prends un exemple. Il y a eu deux interviews de Jean-Philippe Tangy et de Sébastien Chenu qui ont été rediffusés quatre fois entre 2h et 5h du matin sur France Interre en novembre dernier. C'est précisément ce que RSF reprochait à ces news, diffuser des interviews de la France insoumise la nuit pour contourner les règles de l'ARCOM.
Vous avez d'ailleurs fait écho à cette enquête, à cette étude de RSF dans votre numéro donc polémique sur C News. Euh sachant que ce fameux complément d'enquête a été diffusé sur France 2 le le 27 novembre et là vous le voyez euh c'est été sur Franceer le très exactement euh je vous ai dit le le pardon en en novembre. Donc est-ce que au moment le 24 novembre pardon, est-ce que lorsque vous avez diffusé ce numéro sur CS, vous aviez connaissance que de telles pratiques pour essayer de contourner les règles de l'ARCOM étaient aussi appliqué par le service public, c'est-à-dire de rediffuser des interviews de de représentants de la droite nationale sur le service public en pleine nuit.
Est-ce que vous êtes aussi intéressé pour essayer de faire une comparaison entre les entre les antennes ? Alors, pourquoi on s'est intéressé aux rediffusions de de nuit du temps de parole politique de de C News ? Et d'une part parce que effectivement, il y a eu une étude qui euh de RSF était publiée au même moment sur le sujet qui ne s'intéressait pas et c'est important vraiment de de le souligner, de le répéter.
C'était pas une étude qui concernait ces news mais bien les quatre chaînes info, y compris France info qui est la chaîne du service public de France Télévision. Euh on a euh et on s'est également intéressé à cela parce que il y avait déjà eu un rappel à l'ordre de l'ARCOM contre euh la chaîne CS en 2021 ou 2022 pour cette pratique et pour la les rediffusions. Je crois que c'était du parti la France insoumise de nuit.
Et concernant les comparatifs avec le service public, nous on s'est appuyé euh pour notre reportage sur une autre étude de l'Institut Hexagone euh qui comparait donc non pas les télévisions et les radios mais les télévisions avec d'autres télévisions en l'occurrence France 2, la matinale de France 2, les 4V et qui montrait qu'il y avait un temps de parole je crois sur un mois de 30 % pour la gauche, 30 % pour le centre, 30 % pour la la droite et l'extrême droite. Merci. Encore 5 minutes puis je vais suspendre à 16h50.
Monsieur le rapporteur, allez-y. Merci monsieur le président. Dernière question mais sommes toutes importantes.
Le 7 décembre 2023, vous avez diffusé donc une émission de complément d'enquête intitulée Gérard Gérard Pardieu, la chute de l'ogre. Ce programme a déclenché une polémique d'ampleur nationale car vous avez déjà été accusé de de l'avoir monté en faisant croire à des millions de téléspectateurs que monsieur De Pardieu avait sexualisé une fillette qui montait à à cheval. Dans ce reportage, on entend une voix off expliquée, je cite, en parlant de Gérard de Pardieu, il va même jusqu'à sexualiser une fillette d'une dizaine d'années, fin de la citation.
Puis alors que l'image de cet enfant apparaît, on entend simultanément la voix de Gérard de Pardieu prononcer ses mots : "Si jamais il galope, elle jouit." Fin de la citation. Le 18 octobre 2024, un expert judiciaire a été mandaté.
Il a rendu son rapport définitif le 31 octobre 2025 et je crois que page 42 ou 43 du rapport, on peut lire que le propos si jamais il galope, elle jouit, fin de la citation, visa en réalité une cavalière d'âge adulte et non la fillette. L'expert souligne en particulier, je le cite encore, il n'existe aucune image démontrant de manière définitive que monsieur Depardieux s'adressait à la fillette lors de la séquence litigieuse. C'est en page 32. du rapport.
Vous voyez, l'idée n'est pas de de cautionner des propos graveleux que pourrait tenir monsieur de Pardieux, mais il y a un gouffre entre montrer qu'ils sont prononcés à l'égard d'une femme adulte et de montrer qu'ils sont de façon trompeuse et mensongère qu'ils sont adressés à une fillette. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Est-ce que aujourd'hui, en l'état actuel des expertises qui ont été faites, vous maintenez votre montage ?
Est-ce que monsieur Deardieu a tenu ses propos à l'égard d'une fillette ou est-ce que vous reconnaissez les avoir montés et donc avoir trompé des millions de téléspectateurs ? Merci. Je vous laisse répondre.
Comme c'est des sujets effectivement graves, j'aimerais quand même préciser que depuis quelques semaines, il y a des nouvelles vidéos qui ont été publiées et rendues publiques qui montre des comportements, je ne suis pas juge donc je vais pas les qualifier mais qui pose question et qu'encore très récemment une grande actrice française grande, je ne pas les qualifier, je vais rester totalement impartial, une actrice française à elle aussi fait état de comportement que je ne qualifierai pas, je veux le dire, ça ne remet pas du tout en cause la question du rapporteur mais c'est important parce qu'il y a aussi je pense des éléments nouveaux depuis de votre reportage qui ont été porté à la connaissance des Français, notamment des vidéos récentes et des témoignages ces derniers jours. Je vous laisse répondre à la question du rapporteur et ensuite je concluai cette audition parce que nous avons une dernière audition pour cette journée à 17h. Euh monsieur le rapporteur, j'ai juste une chose à dire.
Je vous assure qu'il n'y a pas eu de montage frauduleux de dans ce numéro de complément d'enquête sur Gérard de Parieu. Euh il y a bien eu des propos à connotation sexuelle qui ont été prononcés à l'égard d'une petite fille. Après, vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a une procédure judiciaire en cours.
On vous a déjà fait la même la même réponse, mais donc je commenterai pas sur le fond ce sujet, mais je répète encore une fois qu'il n'y a pas de de montage frauduleux dans ce numéro de complément d'enquête. et euh la justice va suivre son cours. Et peut-être pour compléter euh même voilà, il y a la la l'ordonnance du 17 novembre 58 qui fait qu' on doit respecter la la séparation des pouvoirs, mais je vous cite une phrase quand même de de l'expertise pénale euh des vidéos qui est ouvrz les guillemets, l'analyse technique permet d'établir que des propos à connotation sexuelle ont été adressés à l'égard d'une fillette évoluant sur un poney fermé les guillemets.
Effectivement, ce document précise aussi précise aussi cela dans un document du 31 octobre, je crois, qui précise que ce que vous venez de dire. Donc tout dernier point parce que les accusations sont graves. Vous réfutez toute forme de montage de votre part qui aurait inversé des images par rapport au propos tenus par Gérard de Pardieu.
Vous réfutez tout montage aujourd'hui sous serment ? Pas tout montage dans tout reportage, il y a montage. C'est même un métier.
On a des chefs monteurs qui travaillent avec nous. problème est de savoir s'il y a un montage licite ou illicite, il y a un montage qui représente la réalité à savoir que Gérard de Pardieu a bien sexualisé une fillette et je le dis sous serrement et de manière solennelle une nouvelle fois et et je le dis aussi clairement, on n'est pas ici dans un tribunal des juges donc on pose des questions mais on va pas remplacer la justice. La justice est saisie et c'est assez grave quand on parle de sexualisation de fillettes effectivement potentiellement de choses encore plus graves.
Donc on va laisser la justice faire son travail. La vérité m'oblige à dire qu' a effectivement je je cite les documents qu'on m'a transmis un premier respect judiciaire qui avait remis un rapport en mail. Il y en a eu un deuxième et c'est pour ça qu'on laissera avec le rapporteur de la justice faire son travail.
Je crois qu'il est d'accord avec moi. Mais un expert qui avait quand même indiqué qu'on peut établir que des propos à conation sexuelle ont été adressés à l'égard d'une fillette. Encore une fois nous ne sommes pas des juges.
Il y a la justice est saisie. Laissons la faire son travail. les accusations sont assez graves pour que dans cette commission d'enquête, on s'en tienne à nos pouvoirs qui sont déjà très importants.
Je vous remercie infiniment d'avoir répondu à nos questions et je j'indique aux journalistes qui nous suivent, aux Français qui nous regardent et aux collègues présents que nous avons une dernière audition pour cette journée à 17h avec les représentants de la plateforme Slash et je vous remercie d'avoir répondu à nos questions pendant quasiment 3h. Voilà. C'est pas mon rôle de trouver un présent.
Monsieur le rapporteur, mes chers collègues, nous sommes réunis pour la dernière audition de cette journée de cette semaine qui va nous permettre d'entendre les représentants de France TV/ash. Nous avions prévu de vous entendre plus tôt, mais tous les participants souhaités n'ayant pas été convoqués à l'époque, nous avons préféré remettre cette audition à aujourd'hui. Je vous remercie d'être là à la suite de ce report et à cause également des changements de date et d'horair intervenu pas plus tard que vendredi dernier.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas France TV/, je rappellerai qu'il s'agit d'une plateforme numérique destinée aux jeunes adultes entièrement digital qui a été lancée en 2018. La marque France TV/ concerne notamment entre 8 et 10 séries par an, financé chacune en moyenne à hauteur de 1,5 million d'euros. Elle s'adresse principalement aux 18 30 ans et sont sociétales, c'est-à-dire qu'elle parle du rapport à la vie des jeunes, de leurs angoisses, de leurs relations, de leurs identités.
Comme Christophe Tardieu a pu nous l'indiquer lors de l'audition de madame Hernot par notre commission, le coût de slash a été évalué à environ 17 millions d'euros par an. Je vais tout de suite vous présenter afin que nous puissions échanger. Monsieur Alexandre Dureux, vous avez commencé votre carrière chez Médiamétrie avant de devenir responsable marketing antenne pour la chaîne TMC de 2009 à 2010.
Vous avez rejoint le groupe France Télévision en 2016 où vous avez été notamment responsable de l'harmonisation des programmations de chaînes en 2016 puis directeur adjoint auprès du directeur général délégué. Depuis 2024, vous êtes directeur délégué des programmes en charge des contenus jeunes publics. Madame Tifen de Ragenel, j' rapidement vous concernant puisque vous êtes devant notre commission, vous êtes déjà venu devant notre commission, je rappellerai simplement que vous êtes directrice des publics et de la stratégie éditoriale.
Monsieur Paul Joellan, vous êtes l'actuel responsable de France TV/ash. Après avoir occupé plusieurs posts dans le domaine des médias numériques, donc social media méia manager junior pour le groupe Canal Plus, vous avez été content manager et vous êtes maintenant le responsable, je l'ai dit, de France TV/ash. Nous accueillons aussi madame Alexandra da Sylvain.
Vous êtes social media manager. Vous nous donnerez peut-être précisément le périmètre de votre mission. Nous accueillons également madame Amandine Rousell.
Vous êtes depuis 2023 la directrice de la plateforme digitale et streaming oou/ash. Enfin madame Diane de Saintréquier, nous vous accueillons en tant qu'ancienne chargée d'émission sur France TV/ vous n'êtes plus, je le précise, depuis plus de 4 ans et c'était une demande du rapporteur de vous auditionner mais je précise et il le précisera sans doute que vous n'êtes plus sur la plateforme depuis 4 ans. Vous êtes la créatrice du site sexy soucier.