LORÀNT DEUTSCH RÉVÈLE LES SECRETS LES PLUS IMPROBABLES DE L’HISTOIRE DE FRANCE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Aujourd'hui, notre invité c'est Laurent Dutch qui a été comédien et qui est aujourd'hui fan d'histoire. La scène ne traverse pas Paris. C'est pas la scène, c'est Lyon, c'est Paris sur Yon.
On est allé dans Paris pour vous montrer quelques anecdotes, quelques trucs à savoir qui avait donc ici là où on se trouve une guillotine et pour ne pas que le bourreau il rate son coup, elle reposait sur une assise, sur des pierres. Il y a un mot qui t'a qui est intéressant. Tu expliques en spectacle pour donner un exemple de ce qu'on peut voir.
Barbecue, c'est français. Barbecue. Comment on faisait un méchoui au Moyen-Âge ?
Tu enfiles le mouton. Oui, de la barbichette jusqu'au fion. Ça fait barbecue.
Et en anglais bah avec l'accent barbecue. Attends, c'est J'avou que tu me racontes pendant 2 heures là. Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légende.
Notre invité aujourd'hui c'est Laurent Dutch. Émission exceptionnelle. Vous allez voir, on va parler d'histoire, on va découvrir des choses.
Il a sorti un livre sur l'histoire de Paris à l'époque qui s'appelle Métronome, qui a été vendu à plus de 2 millions d'exemplair. Il raconte l'histoire de de Paris euh avec des anecdotes pour alimenter tout ça. Il y a des nouvelles versions qui viennent d'arriver, il va nous en parler.
On ira aussi dans Paris tout à l'heure pour qu'il nous montre des choses que personne ne sait, des petits détails. Il va nous expliquer des petits euh vous allez voir des petits secrets même sur Notre Dame de Paris. On ira devant l'endroit où était la guillotine à l'époque aussi. seul lui connaît.
Il va nous montrer des pavés, va nous expliquer pourquoi les pavés étaient comme ça à l'époque et cetera. Vous allez voir, c'est très intéressant. Juste avant de commencer, je voulais remercier notre partenaire sur cette vidéo.
C'est la marque française de mobilier NV Galerie. Nous, on a fait nos bureaux avec, on les a redécoré. Eux, ils font tout vraiment du dessin jusqu'au prototype jusqu'aux produits Fino.
Vous allez voir, ils vont tout dessiner eux-mêmes. Il y a directement leur site. Si vous voulez voir dans la description, je vous mettrai directement nvgalerie.com.
Vous avez plus qu'à cliquer dessus, vous pourrez voir comme ça tout ce qu'il propose. Et donc on a redécoré complètement nos bureaux il y a quelques temps avec NV galerie. Donc là, vous voyez par exemple les chaises, les fauteuil, il y a des canapés aussi.
On a pris pas mal de choses avec notamment des luminaires. Voilà, par exemple, les luminaires là-bas et les tables basses aussi, on les a prises directement chez NV Galerie. Donc je vous mets quelques photos pour que vous puissiez comprendre un petit peu ce qu'on a fait dans le bureau.
Je vous mettrai le lien de nvgalerie.com, leur site. Si vous voulez voir tous leurs produits directement dans la description sur YouTube ou en podcast audio.
Hésitez pas à aller voir en 2 secondes. Vous allez voir, il y a vraiment plein de produits stylés. Et c'est parti maintenant.
On commence avec Laurent Dutch qui est notre invité sur légende. On y va. Bonjour Laurent Dutch sur légende Guillaume Play.
C'est parti. Voilà. Bienvenue Laurent.
Salut Guillaume. Ça va ? Contour.
Content de t'avoir. Ça fait longtemps qu'on voulait faire l'émission tous les deux. Moi aussi, je suis très content d'être là parce que je suis évidemment fan, hein.
Je suis un de tes nombreux auditeurs et là, me retrouver dedans, c'est ça tient euh d'une un petit plaisir quoi. C'est [rires] une petite sensation agréable de passer de l'autre côté, tu sais, la sensation d'être un peu comme le pass- muraille de Marcel Aimé, quoi. Voilà, je suis de l'autre côté du miroir.
Et ben j'ai un je vois comment le tour de magie de magie opère. Alors moi je je suis un grand fan de Laurent, j'ai lu Métronome qui qui est son livre d'histoire et juste alors il y a plein de chiffres différents sur internet. Combien tu en as vendu de ton livre Métrodome ?
Écoute, toute édition confondue, c'est-à-dire le poche, l'illustré, les versions étrangères parce qu'il a été acheté dans beaucoup de pays, on est à 2 millions. Voilà tout cul en rajoutant 100000 livres au Brésil, 100000 en Hollande, plusieurs dizaines de millions en Angleterre et cetera. Voilà, enfin, j'ai pas une comptabilité précise, mais on est autour de 2 millions, un peu plus à mon avis comme chez le boucher et un petit peu plus, je vous le mets quand même.
Allez, vas-y. 2 millions. Il y avait il y avait même un reportage sur Netflix.
Vous avez fait un métronome en on l'avait fait pour France 2 en série télévision. C'est pour Ouais. Ouais, parce qu'il est disponible maintenant.
Il est il est disponible sur les sur les réseaux mais sinon c'est pour France Télévision en fait. Et Laurent est passionnant parce que quand il parle d'histoire il raconte et ça permet de comprendre le monde dans lequel on vit en fait ça qui est intéresse. C'est pas de l'histoire soporifique qui t'endors.
Ah ben non surtout pas. Et non seulement c'est pas de l'histoire soporifique mais c'est pas non plus de l'histoire déconnectée. C'est-à-dire que il y a ceux qui croient qu'on aime l'histoire parce qu'on préférait comment c'était avant.
Tu sais les nostalgiques. Ah bah ils sont dans le repli dans le passé des choses comme ça. Pas du tout.
Ceux qui aiment l'histoire c'est un mode d'emploi pour savourer deux fois plus leur présent. L'histoire, ça vient d'un mot grec de d'Hérodote qui est enquête. L'histoire est une enquête en fait.
Donc c'est une enquête qui peut être sur le passé mais aussi sur le présent quoi. Comment on en arrivé là quoi ? Pourquoi Guillaume Pley s'appelle Guillaume PL Y ?
Pourquoi il a perdu son tremma hein le Viking ? Il reste le catogan. Tu as pas tout coupé. [rires] Je t'ai reconnu Ragnard.
Tu sais que j'ai bloqué sur ta sur ta voix, ça me rappelle la pub superu quand je t'entends maintenant. Ah ouais mais U peuton trouver Mais U peux peut-on trouver Guillaume Play ? Et ben dans son studio légende magnifique en train d'interviewer des gens.
Ah oui oui maintenant superu ouais mon père mon fils mon fils le matin il se réveille et puis il fait la vanne quoi il fait mais peut-on trouver papa ah il est encore dans son lit parce que c'est c'est Laurent qui fait la voix de des pubs super rue à la télé à la radi podcast parfois tu entends les les spots et c'est ta voix vous êtes deux à le faire je crois non on a bah disons qu'il y a des intervenant il y a des acteurs, il y a plusieurs acteurs qui le font il y a Philippe Spiteri qui est spécialiste de doublage et Patrick de l'âge Julie Victor et surtout moi je succède d'un autre illustre Daniel Prévau j'ai j'ai connu j'ai connu un Brochant il [rires] avait un un bel appartement comme qui a fini en liquidation judiciaire. Et alors, attends juste pour J'aime bien Prévo. Tu aimes bien Prévu ?
Ah ouais. Ah bah quel acteur ! C'est un mec là tu viens.
Je vais quand même rappeler pourquoi tu viens aujourd'hui. Alors c'est déjà un plaisir de te recevoir mais en plus tu tu as tu as sorti ce mois-ci et donc il est dispo. Je vous mettrai tous les liens si vous dans la description si vous allez chercher.
Alors Métronome c'est un livre d'histoire qui explique alors tu dis l'histoire de France au rythme du métro parisien. La phrase c'est l'édition anniversaire pour célébrer les 15 ans de métronome voilà qui était sorti en 2009. Donc 15 ans après, c'est une version enrichie.
On a rajouté un chapitre puisque Paris a continué à bouger, à évoluer, à grandir, à se à se faire une identité. Donc j'ai prolongé le voyage pour pour vous montrer comment Paris était aujourd'hui, dans quel état était Paris, si elle est encore loyale avec ses souvenirs, sa mémoire, si elle a pris des plis, si elle a pris des rides. Paris n'a pas bougé.
En revanche, moi j'ai pris quelques plis. Ouais, j'ai pris quelques plassion. Vous allez voir, vous allez apprendre plein de choses.
On a préparé l'émission ensemble, on a appris vraiment beaucoup de choses. Et en fait là, tu sors la version en fait, il y a marqué jeunesse et elle est c'est hyper agréable à lire. Il y a plein d'ire, c'est très facile à lire.
Euh, tu apprends plein de trucs. Bah, c'est une collection qui est super. Quelle histoire ?
Je sais pas si tu connais déjà. Ils ont sorti plein de petits personnages historiques. C'est ça.
C'est une une collaboration et ils ont sorti tout un tas de de grandes figures de l'histoire de France en version petit pins comme ça, des petits patchs qu'on peut collectionner. Il y a un esprit collectionnite avec quelle histoire ? Je suis heureux de faire partie de leur collection.
C'est à partir de de quel âge pour ceux qui ont des enfants ? Comme dirait RG, c'est toi 77 ans l'histoire quand on est petit, on adore qu'on nous raconte des histoires et moi finalement je prends l'histoire au pied de la lettre. L'histoire c'est des histoires à vivre et il y a pas d'âge pour vivre de belles histoires.
On va raconter des des des trucs hyper intéressants. Juste ça devient d'où la passion de l'histoire ? C'est la curiosité en fait.
Je suis tout simplement curieux. Ouais. Ouais.
Depuis toujours, je suis curieux. Je me pose des questions et là encore comme je te le disais, l'histoire c'est une enquête en fait. Donc je me pose des questions et euh et quand j'étais petit, je regardais une émission de Eddie Mitchell qui s'appelait La dernière séance, c'était le mardi soir, j'étais enfant, j'avais le droit de regarder la télé et là on voyait des des films à la sauce américaine hein, c'était romancé, c'est à la sauce hollywoodienne, mais on voyait les Vikings justement, hein, tes aïeux avec Kurk Douglas et sa petite faussette.
On voyait euh Ivan Noé, on voyait les 10 commandements, il y avait des films américains, des westerns, des choses comme ça. Et en fait, c'était des histoires qui étaient basées souvent sur la grande histoire, quoi. Donc je me nourrissais de ça moi pour refaire les scénarios le lendemain, le mercredi comme j'avais pas école et qui avait pas encore les les écrans et les réseaux sociaux avec mes Playmobil.
On ira tout à l'heure dans dans Paris. On va vous montrer quelques anecdotes que vous ne connaissiez pas sur Paris. Alors pour ceux qui connaissent Paris comme ça vous allez comprendre certaines rues.
Pour ceux qui connaissent pas, vous allez comprendre pourquoi certaines rues s'appellent comme ça. Donc ça marche aussi dans d'autres villes. Tu donneras des anecdotes sur chaque ville.
Je te poserai des questions. Tu auras des noms de ville et tu me diras si tu as une anecdote un peu drôle par ville. Comme ça vous aurez peut-être la vôtre tout à l'heure.
Juste c'est quoi la première anecdote que tu as appris ? C'est on a tous appris un truc qu'on a aimé raconter aux autres. Est-ce que tu as une anecdote que tu adores raconter un peu à tout le monde ?
Ah c'est la première que tu as eu la première c'est celle qui m'a donné envie d'écrire sur Paris justement. J'avais 15 ans, j'habitais à Bobini donc pour venir à l'école à Paris, mes parents, ils étaient bons en géographie déjà à l'époque parce que j'habitais dans le 93. Donc pour vous situer, c'est Banlieu Nordest voilà et mon mon lycée était Place Italie, banlieu sud.
Donc je remercie mon père et ma mère de m'avoir offert 1h de transport quotidien en métro. C'était la ligne 5 donc il allait de Bobini à place d'Italie et je descends de la place d'Italie et je pensais que c'était le quartier latin. J'ai dit "Ah bah ça va être sympa, il y a les pizzas.
Ouais, ça va être exotique quoi. Ça va être Nap, le Rome et tout. On va être en voyage un peu en vacances, tu vois le sud quoi.
On va pouvoir se balader avec les chaînes et les t-shirts et pas du tout. Place d'Italie, c'est un frigo quoi. C'est vraiment c'est c'est glaçant.
Il y a rien. C'est des grand place ronde. Ouais.
Avec que rien. Tu tu peux même pas te balader. Si une statue du général Lecler.
Bon bah faut savoir que c'est le général Lecler et puis il faut aimer l'histoire du général Leclerc tu as que dalle. Tu vois, il y avait un McDo mais c'est tout. Et et à un moment je me suis énervé, tu vois.
J'ai 15 ans je m'énerve, on m'a trompé sur la marchandise. Donc j'ai je vais m'embrouiller avec quelqu'un. Donc je choisis une petite vieille, tu vois.
Je me dis voilà celle-là c'est bon je vais pouvoir l'embrouiller. Et je lui dis mais attendez madame je comprends pas pourquoi s'appelle Place Italie. C'est pas le quartier latin quoi, c'est Narnaqu.
Elle fait mais non mais pas du tout le quartier latin faut descendre plus bas vers la scène vers Saint-Michel Notre Dame ici vous êtes place Italie. Mais ça s'appelle comme ça parce qu'autrefois c'était la voie antique qui conduisait de Paris à Rome à l'époque des Romains. On est sur la souche de notre mythique national 7 la route du sud la route de Fontainebleau.
Et là je me suis dit wou génial les stations de métro ont un message caché. Il y a un truc, il y a une enquête à mener en fait. On comprend mieux le monde quand on connait l'histoire.
Mais oui, on décrypte l'histoire. C'est c'est c'est la légende. Enfin, c'est c'est la légende d'ailleurs autant au sens latin du terme legenda qui est ce qui doit être dit leggens.
Voilà, ce qui doit être comme un mode d'emploi, comme une notice d'utilisation. L'histoire est la notice d'utilisation du présent. On va parler des maladies du du Moyen-Âge.
Louis XIV, si tu veux bien pour commencer, on va parîre plein de sujet. Alors justement, il y avait des MST au Moyen-Âge où c'est arrivé après euh dans le au 20 au 20e siècle il y avait des il y avait plus que des restés. Il y avait des maladies tout le temps.
Tu avais des maladies de dès que tu parlais avec quelqu'un, tu avais des maladies de de transpiration. Euh toutes les toutes les projections. Il y avait tellement de bactéries qu'on connaissait pas et qu'on soignait par euh soi-disant la la la la médecine d'Hippocrate encore des Grecs.
Donc c'était la théorie des humeurs, tu vois. Donc quand tu étais malade, on te soignait avec des prières. Ça ça chervait pas grand-chose.
Ensuite, on s'est dit non, on va être sérieux. On va on va saigner les gens pour rééquilibrer le corps. Toujours saigner.
Alors, explique ce que c'est pour ceux qui connaissent pas. On purgit le sang. On était persuadé que le sang était malsin.
Voilà, il avait été sali par la maladie et donc que pour la rééquilibrer, il fallait couper à tel endroit. Donc il faisait saigner dans une faisait saigner ce qui affaiblissait les gens. Ah bah pas du tout.
Non, la saigné c'était c'est ça finissait le truc quoi. C'était pas bon. Il y avait des médecins compétents toi qui connais bien l'histoire.
Est-ce que déjà au Moyen-Âge tu avais quand même des gens qui savaient soigner ? En fait, on faisait vraiment que des trucs qui servaient à rien. Alors, il y a eu des la médecine, elle nous est arrivé par les Arabes qui elle-même nous est arrivé par les Iraniens, les Perses avec les grands, il y avait des grands médecins à partir du allez dans l'antiquité chez eux, très tôt chez eux au Moyen-Âge, en Asie, en Orient et grâce aux croisades, les croisades ont ramené un peu des médecins qui ont expliqué aux occidentaux "Mais arrêtez de faire n'importe quoi avec vos histoires d'humeur et de prière." Non, on va arrêter de prier quoi.
Il a fallu et j'aime bien cette expression d'ailleurs, on dit souvent en France une expression c'est l'hôpital qui se moque de la charité. Qui se fout de la charité. Ouais.
Et ben justement pour que la médecine existe en France, il a fallu qu'effectivement l'hôpital se moque de la charité, qu'on arrête de croire qu'il fallait recueillir les malades, les plaindre les pauvres. Non, bien sûr qu'il faut les plaindre, mais il faut surtout les soigner et il faut les soigner avec des avec la chirurgie, avec la côérisation, avec le fait de mieux de mieux stériliser les PLA, les choses comme ça. C'est comme ça qu'on soignait les gens.
Et ça ça nous arrive autour de l'an 1000 grâce aux croisades qui a été quelque chose d'effroyable mais qui par ailleurs a permis de rencontrer d'apporter au-delà des échanges des savoir-faire et des techniques qui allaient petit à petit repousser les bonnes sœurs et les moines pour les remplacer par des médecins. Tu as quoi d'autre comme anecdote française qui qu'on comprend mieux quand on connaît l'histoire ? Tu en connais une autre ou pas ?
Super intéressant. Euh il y a une autre qui la première devise française, elle est marrante et je pense qu'elle explique bien le caractère des français. La première devise française on va dire qu'elle est née avant liberté égalité fraternité.
Oui oui oui, on va dire 1000 1700 1500 ans avant c'est [rires] un un évêque l'évêque de reince qui s'appelle Saintremi quand il a baptisé Clovis premier roi chrétien des francs. Donc on est en 496 ou 500, ils sont pas d'accord sur les dates. De toute façon, le calendrier a changé depuis mais il a dit cette fameuse phrase qui est restée célèbre pour tous ceux qui aiment l'histoire.
Fier cicambre adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. Et donc je trouve que ça nous va bien nous les français. On adore détruire ce qu'on a adoré.
Et juste pour terminer sur le roi, on parlait parce qu' on a retrouvé journal de santé je crois de Louis XIV qui a été ouvert. Il avait quoi comme MST lui ? Qu'est-ce qu'il avait comme maladie ?
Bah lui il passait son temps à dégommer tout ce qui bougeait. Donc effectivement il avait des infections, il avait des micoses, il avait des champignons, il avait tout ce qu'on tout ce qu'on voulait. Il avait aussi d'autres maladies bien plus graves.
Il a eu surtout puisqu'on reste au niveau on va rester sous la ceinture, il a eu surtout une maladie qui a failli l'emporter. Il a une fistule. Il a eu une fistule qui don dont il a fa mourir.
C'est quoi ? C'est des hémorroïdes. Ouais.
Ouais. dans les fesses, c'est quelque chose. Ouai.
Oui, c'est vraiment une infection une infection des nerfs très grave qui qui aurait pu provoquer une septicémie infection du sang. Il il a failli mourir et son opération a été réussie. Pour fait ça fêter ça, on a fait un énorme TDOM.
Le musicien officiel qui s'appelait Luli, Jean-Baptiste Luli, a créé une chanson pour fêter ça qui est l'hymne d'anglais. God save the queen. Mais non.
Et si God save the glorious. Bah ça c'est français en fait. C'est Endell qui ensuite a tout pompé la chanson hein, pas la pas la fistule et qui l'a ramené à Londres.
Donc la prochaine fois que vous verrez un match de rugby France-Angleterre, tu sais avec les gros anglais, main sur le cœur là, God save the non, faut leur dire, excusez-moi monsieur le gros anglais, mais c'est pas sur le cœur qu'il faut mettre la main si on veut respecter la chanson, c'est sur le c'est sur le fion parce que c'est en fait c'est pour fêter l'opération réussie de Louis XIV qui a été opérée d'une fistuelle anale. Ça nous a créé l'imne anglais. C'est sûr ce genre de truc là.
Bien sûr que c'est sûr. Bien sûr que c'est vrai. Incroyable.
OK. Non, c'est c'est je ne mens jamais. Comment il se ou alors c'est pas moi, c'est mes sources. comment il se protégeaient à l'époque euh sexuellement, tu vois, pour euh comprendre de manière un peu historique, il y avait des préservatifs à l'époque.
Oui. Par en Angleterre, il y avait des trucs avec des caoutchou avec des vessis de porc, je crois aussi. Après, moi, je me suis pas trop porté sur cette question-là, mais oui.
Oui, ils essayaient de se protéger. Euh, de toute façon, la protection principale, c'était les commandements divins, à savoir tu n'as qu'une partenaire pour ne justement pas si une femme ou un homme est corrompu, malade ou malsin, ça se répande parce que les choses se protégeaient à vitesse grandv. Donc le meilleur moyen pour que ça ne se répende pas, que ce soit les maladies, la colère, la jalousie ou la haine, et ben tu prends une épouse et le mariage, il y a pas de polygamie, c'est une femme, un homme.
Comme ça, ça permet de résoudre bien des problèmes, y compris au niveau de la santé. Ouais. Ouais.
Parce qu'à l'époque, tu devais pas guérir facilement du moindre petit truc que tu attrapes. Tu guérissais de rien. C'était des prières ou des plantes.
Il y avait des décoctions. Il y avait aussi un côté les alchimistes quoi, tu vois, les apothicaires. Il te foutaient de la des du mil pertuil, je sais pas si ça tu vois des feuilles de vigne, je sais pas si ça aide, quoi.
Moi, j'ai jamais essayé. J'ai jamais eu trop de maladie de ce côté-là. Donc du coup, j'ai pas parce qu'on se soigne avec les plantes depuis des milliers d'années par contre.
Ah bah bien sûr, bien sûr. Les magiciens, les sorciers, les filtres, les décoctions, les potions mag chinoises. Ça fait des milli d'années que ça existit.
Ouis. Mais tu sais le problème, nous notre civilisation clairement elle est greco-latine et euh donc et plutôt même romains, les Romains qui ont éclaté les Grecs et don finalement c'est eux qui ont été un petit peu le centre du monde de la Méditerranée, de notre monde à nous qui est articulé autour de cette maréenrum qui est la Méditerranée. Et les Romains ne connaissaient pas les Chinois.
Ils avaient aucune connaissance du monde de l'Empire du milieu. C'est-à-dire que le monde pour eux s'arrêtait à l'est avec les Perses. Voilà.
Et tout le reste c'était des barbar à dégommer. Il y avait pas d'autres civilisations. Il y avait que les Perses et le reste c'était des gaulois ou des bourrins qu'il a fallu mettre en esclavage et en tout cas soumettre ou détruire.
Mais donc il connaissait pas les Chinois, il les connaissait pas. Il y avait la muraille de Chine de toute façon donc j'étais bloqué. Juste là on parle de de de tout ce qui est sexuel machin.
Mais qu'est-ce qu'on sait de Napoléon ? Je crois qu'il y a des trucs qui étaient sortis était rapide 3 minutes pas plus c'était un rapide c'était un rapide comme c'est dans le sens ça va vite avec Ouais ouais ouais il avait déjà inventé les internet lu il avait déjà inventé le numé il avait déjà la fibre il avait déjà la fibreillette je me suis toujours demandé comment on peut savoir ce genre de truc parce qu'il y avait pas internet dans sa correspondance nonéon il a écrit une correspondance de ouf à Mar à Marie Marie-Antoinette à Joséphine. Joséphine c'est sa femme.
Oui, mais il lui écrivait des lettres enflammées mais c'était c'était des trucs hyper érotiques où elle lui répondait des fois vous avez eu beaucoup d'ardeur, ça n'a pas traîné. Oui oui mais je remettrai ça, vous inquiétez pas. Oui oui il lui écrivait des trucs, il avait envie lui racontait tout par le menu.
On sait comment il a comment il lesfeuillait ça Joséphine sur ces sujets là juste pour comprendre ton parcours à toi. Tu voulais être footballeur ou quand tu étais je sais pas à quel âge d'ailleurs quand tu étais 12 ans. Je suis parti en centre de centre de enfin centre de formation je me la pétais mais en fait en sport étude à Nant pour ceux qui connaissent Nant il y a sport étude et le centre de formation il y a la jaunolière et la colinière.
Donc moi j'étais à la colinière et quand tu es à la colinière tu rêves évidemment d'intégrer la la jaunolière pour devenir un footballeur. Je rêvais d'être canarie. Je rêvais d'être jaune et ben j'ai fini en bleu parce que tu es tu es en bleu aujourd'hui si vous nous écoutez en podcast audio.
Il a un haut motocade une marque qui n'existe plus. MK ouais qui est devenu MBK. Ouais.
La 41. Tu as eu la 41, la N 41, la 51. Il y avait Peugeot et MBK.
Il y avait deux teams. Il y avait deux clans. Euh on t'appelait 1,11.
Ouais, j'étais tout petit. Ouais. Tu expliquais ça, tu étais tout petit.
Et et pourquoi tu es pas devenu professionnel ? Tu as arrêté ? Tu tu as eu envie d' chz bon.
Après quand on est enfant, quand on a 14 15 ans, on va on va se cacher derrière la responsabilité des autres. C'est pas vous, c'est c'est pas moi forcément. C'est forcément Ouais, c'est pas moi, c'est l'autre, c'est lui.
Non, j'étais tout simplement pas assez fort quoi. Après, il a été question de prendre les hormones de croissance. On est dans les années 889 et c'est justement le moment l'affaire du sang contaminé où il y a des gens qui ont pris des hormones de croissance et qui malheureusement ont contracté des maladies, qui sont devenus hémophiles.
Il y a eu des morts, il y a eu un procès, ça a été une grave affaire d'état à l'époque et et moi j'en ai pas pris. J'avais été voir un spécialiste, c'était à la salle pétrière à Paris. Donc j'étais allé avec un mec de Nant et mon père et un mec qui s'appelait le professeur Luton.
Ce qui m'est choqué, c'est qu'il était tout petit d'ailleurs ce professeur et il m'avait dit "Si tu prends des hormones de croissance, bah tu vas grandir." Il était pas question de maladie, on le savait pas alors que il y allait avoir cette maladie terrible qui allait s'abattre sur plein d'enfants comme moi. Et il a dit "Tu vas grandir tout de suite mais en gros tu vas faire 1,60.
Or si tu attends ton que ton corps se développe naturellement, ça viendra quand ça viendra." J'avais 15 ans, j'en pouvais plus, j'avais pas un poil sur le caillou, c'était horrible, tu vois. Et j'étais humilié tout le temps.
Et ben, j'ai eu ma puberté à 17 ans. Mais grâce à ce lapse de temps, bah je fais 1,70 aujourd'hui. Voilà, j'ai gagné 10 cm grâce au professeur Luton.
Et donc tu vas emménager à 14 ans, après tu vas venir chez ta sœur, c'est ça ? À Paris pour faire des études. Tu as envie de faire du théâtre, tu commences à avoir tu viens pourquoi à Paris ?
Bah je viens parce que j'ai été viré du de Nant donc je retourne dans mon village enfin dans ma ville à Sabler sur Sart et c'est la honte quoi. Voilà, c'est c'est J'ai raté quoi. J'ai 15 ans, j'ai j'ai que 15 ans, j'ai déjà raté ma vie.
Donc il faut il faut rebondir, faut aller ailleurs. Ça correspond au moment où j'ai eu un gros drame familial qui est mon père qui a eu un très grave accident euh qui a été dans le coma pendant 6 mois qui est euh accident de la route. Ouais, il a été déclaré mort et tout.
On m'a annoncé que mon père était mort. Ça ça choque. On est me chercher à l'école et euh le proviseur, je me rappelle, me dit euh voilà, je sais pas comment te le dire, ton père est mort.
Voilà, moi je m'effondre. Donc j'arrive, je retrouve ma mère. C'était mon père était au CHU d'Anger donc en ce moment in attensif.
Eth ma mère, je tombe dans les bras et tout, je fais "Papa est mort, papa est mort" et tout. Et ma mère mais non, il est pas mort. Limite il est pas mort ce con.
Mais non, il est pas mort. Ah bon ? Non, il avait une double fracture de la nuque quand même.
Et et il a changé. C'est marrant c'est que ce jour-là mon père a changé. Ils s'en est sorti.
Il s'en est sortis mais il a changé. C'est devenu quelqu'un d'autre. Lui qui était assez sévère, un peu ténébreux.
Il ressemble à Jacques Chirac, cheveux noirs plaqué en arrière, grosse lunettes et du jour en main, il a les cheveux qui sont devenus blancs et totalement volatiles, un peu comme un comme crépu, comme un comme un mouton, il est devenu tout frisouillé, tout curly comme ça et euh beaucoup plus euh ça l'a changé, tu veux dire, en personnalité plus lunaire. Ouais, il est devenu plus lunaire, beaucoup plus léger. Ça lui a enlevé plein de trucs et quand il en parle au début, il était très ému.
Il pleurait systématiquement quand il parlait de cette expérience, tu sais, de d'être mort parce qu'il a été effectivement mort pendant pendant plusieurs minutes. Il rappelle de ça et ça l'a bouleversé. Ouais, il y a eu un espèce de une cérémonie initiatique, ça l'a changé quoi.
On va faire une émission spéciale sur le sujet bientôt. Mon père, il est bavard sur les sur les expériences de mort imminente. Ouais, il a eu ça lui.
Les cloches, le tunnel. Ouais, il te raconte tout ça lui. Ah, il s'est vu, il s'est vu partir.
Il s'est vu extérieur. Il s'est vu extérieur à son corps. Il te raconte qu'il était hyper bien, qu'il voulait surtout par revenir.
Ça c'est bizarre. Il y a un truc sur des milliers de gens dans le monde qui ont vécu ça. C'est un truc qui qui voit parfois dans la pièce d'à côté.
Ouais. Ouais, il se baladait, il me disait et surtout quand il est revenu, il a senti une pression qu'on l'a ramené et il voulait pas. Il hurlait, il hurlait et il a retrouvé la douleur, la douleur du corps meurtri et est et fracassé par l'accident.
C'est ça qu'il voulait pas retrouver. toute cette pesanteur. Te rappelles ce qu'a dit Céline quoi.
Mon dieu qu'ils étaient lourds. C'est cette lourdeur quoi. Ce qu'on veut qu'on veut pas retrouver quand je pense on commence à flotter dans les airs dans les éter et et qu'on veut s'en aller quoi.
Tu tu es fan d'histoire mais tu crois qu'il y a quoi après ? C'est quoi ton opinion là-dessus ? Moi moi je suis croyant, je suis je suis je suis catholique donc moi je je pense que l'âme sort du corps.
Ouais ouais. Moi je pense qu'il y a un truc après et puis et puis ça me fait du bien, ça me réconforte donc pourquoi pas. Rassure tu Ouais ouais ouais.
Ça me ça oui ça me rassure de me dire que quand je vais mourir, je vais être accueilli par mon grand-père, par Charrette, par Louis XI. Ils ont prévu [rires] un ils ont prévu un truc pour moi. Lui 14 va me proposer de rencontrer Cato la Borniette. [rires] Non.
Ouais, j'ai prévu. Puis ça moi ça me fait du bien, j'y crois. Donc j'en j'impose ça à personne.
C'est ma c'est ma petite cuisine à moi qui me permet d'accepter la dureté de de Ouais. le côté ignoble est tellement tellement inexplicable et incompréhensible que ce cette vie sublime qui qui nous ignore et qui s'arrête d'un coup quoi. Tu as quel âge toi aujourd'hui ? 50 ans. 50 ans ?
Ouais. [ __ ] tu les fais pas du tout. Non.
C'est c'est tu m'as pas vu jouer au foot. [rires] J'arrive plus à harquer, je peux plus allonger les compains là. C'est terrible.
C'est un truc qui te fait peur la mort depuis Moi, c'est un truc qui m'ffrait depuis toujours. Non non, ça m'ffrait pas. Enfin, je pense que quand tu es face à la mort quand même, il y a Bah si tu si on te l'annonce, ouais.
Si on te dit demain, on va te guillotiner, tu as le temps de t'y préparer et là je pense que tu as le temps d'avoir peur. Après, si ça doit arriver de manière soudaine et brutale, euh avant la morte il pense pas et puis après la morte, il pense plus quoi. Donc c'est qu'un pour la majorité d'entre nous, ce sera qu'un instant.
Ouais. Euh tu tu vas pourquoi se prendre la tête toute une vie pour un instant ? Tu vas subir du harcèlement à l'école, tu dis que ça va te c'est au moment où tu vas te promener un peu dans les villes de dans les rues de Paris.
J'ai cru comprendre. C'était ça. Oh du harcèlement.
Ouais c'est parce que je venais de la campagne. C'est intéressant parce que tu es père de famille aussi. Donc je te suis posé la question.
C'est un truc qu'on a peur pour ces enfants. Ouais moi ça merait. Ouais ça m'ffrait.
Moi je leur toujours je leur pose la question. Il y a personne qui vous embête. Il y a pas des petits groupes qui se foutent de votre gueule et tout.
Toujours. Toujours. Toujours.
Tuas plusieurs enfants ? J'en ai trois. J'en ai trois.
Mais non ils sont cool. Ils sont cool. Ils sont bien dans leur pompes, dans leur basket.
Ils ont plein d'amis. Ils cherchent pas d'embrouille, ils ont ils ont pas de compte à régler avec personne. Non non, il était attentif à ça.
Ah ouais ouais ouais. Déjà parce que moi j'étais très petit donc j'ai été un peu harcelé à cause de ça. On m'appelait le nain, le nabo tout des trucs comme ça.
Et comme mon fils et comme moi et il va il va pas tarder à ce qu'on l'appelle 1,11 lui aussi. Euh je j'ai j'ai peur que ça lui et ça nous est arrivé là il y a pas longtemps, il a voulu aller au cinéma, il a 12 ans mais il avait passé papiers sur lui. Et donc on va au sinoche, c'était dans le 14e.
Et je tombe sur un lascar qui me dit euh il a des papiers le gamin ? Je non mais c'est mon fils, c'est mon fils, il a 12 ans, on va voir Demon Slayer et déjà vu toute la série la télé. Vous inquiétez pas, il y a pas de souci.
Il fait non mais il faut les papiers. Il fait non mais il y a pas je suis l'autorité parentale, je suis [rires] son père. D'ailleurs, je pourrais être ton père à toi aussi et je te le dis, tu vas pas mettre ma parole en doute.
On va pas, on en est pas là dans notre société quand même. Je te dis mon fils, il a 12 ans donc c'est bon, je peux y aller, je te signe une décharge ? Non non non, il faut les papiers.
Je fais bon, appelez-moi le directeur. Il y a une meuf qui arrive la même directeur, c'est la même tu vois et elle me dit "Non, il faut les papiers." Il nous faut un papier.
Je fais "cExcusez-moi, vous pouvez juste un tout petit peu faire preuve d'abord d'abord de flexibilité, de pragmatisme. Déjà, vous êtes en train d'humilier un gamin qui peut pas aller voir son film. Donc là, vous faites une petite douleur qui va rester.
Vous, c'est vous vous en foutez, mais là, il y a une petite douleur. Je suis passé par là, donc elle va rester. Donc essayez un tout petit peu de vous mettre dans la tête de ce gamin là qui va donc don vous allez priver son dimanche avec son papa.
Ensuite, vous mettez la parole de son papa en doute. Donc ça c'est sympa aussi au niveau de l'autorité parentale et tout. Et et en plus vous êtes pas agent de police, vous avez pas à me demander de papier et vous avez pas demandé des papiers à mon enfant.
Donc je vous dis qu'il a 12 ans. Donc vas-y, fil-moi mon ticket. C'est quelle salle ?
Tu vois ? Et on va acheter des pop-corn. Ils ont pas voulu.
Et là, il y a un mec de ses c qui est arrivé le gros vénère et tout là où effectivement quand tu as tes rinires, qu'est-ce que tu veux faire ? tu lui donnes ta place de parking même si tu as pas de voiture [rires] tu vois. Allez-y, prenez ma place.
Non non mais là c'est prenez ma place. Mais non mais j'ai pas de voiture mais prenez ma place quand même. Donc voilà donc dis-moi OK laisse tomber on s'en va.
Sinon tu prends une place dans l'autre salle. Non mais je vais pas tricher tu vois. Je me suis dit il y a pas besoin justement.
Mais non mais je suis pas un tricheur moi justement mais après je la regarde un petit peu colérique et je dis mais vous êtes une intelligence artificielle vous êtes pas une intelligence artificielle donc vous pouvez comprendre la situation sans que ça vous mette en en péril. et elle me dit "Non, non, mais c'est comme ça, je bah c'est pour ça que dans 2 ans vous serez plus là et ça sera une intelligence artificielle parce que vous vous raisonnez déjà vous raisonnez déjà plus comme elle." Après, je la comprends très bien la dame, elle a peur de perdre son boulot.
S'il y a un problème, ça lui retombe dessus et aujourd'hui tout le monde se met ceinture bret société. Exactement. C'est ceinture bretelle pour tout je la câble pas plus que ça.
Et le plus philosophe dans l'histoire, ça a été mon fils qui m'a dit "Vas-y papa je m'en fous, de toute façon, je l'ai déjà vu." [rires] C'est vrai ? Ouais.
Il fait "Je m'en fous, madame, de toute façon, je l'ai déjà vu." Et puis on est parti. Tu vas commencer le cinéma à quel âge ?
Comment tu vas rentrer dans cette carrière que tu vas abandonner après pour par amour, pour l'histoire, pour d'autres métiers ? Parce que tu voulais, j'ai noté, tu voulais être journaliste, historien, prof d'histoire, philo, j'ai noté être policier. Tu moi je policier d'abord.
Ouais. Et en fait le théâtre, c'est tout simplement que j'ai suivi une fille. J'ai suivi une fille dans un atelier de théâtre parce que bah j'ai j'ai toujours j'ai toujours bien aimé les filles et j'étais très amoureux d'elle.
Ouais. Ah ouais, elle était sublime elle. Et tu te retrouves comment à faire du cinéma ?
Bah en fait, d'abord je vais voir, je vais avec cette fille-là au théâtre. Je me rends compte que dans une salle de théâtre, il y a plus de filles que dans un vestiaire de foot. Donc ça ça me plaît.
Donc je me dis bah tiens, je vais peut-être rester un petit peu on va s'attarder. Et puis il y a un casting. Il y a un casting.
Et le but du jeu, j'avais déjà donc 15 ans mais j'en faisais 11 puisqueon m j'étais m 11, j'étais tout petit et tout jeune. Et la prof de théâtre me dit bah ça c'est très bien parce que si tu es pris et ben tu vas pouvoir détourner la loi française pour avec la DAS. la qui évidemment sur les trés peuvent pas tourner obligé de travailler que 4 heur après faire des grosses pauses.
Bref, du coup c'est beaucoup plus simple pour envoyer un enfant travailler à l'étranger et entre 3 ou 400 momes quand même c'est moi qui s choisi. Peut-être parce que j'étais bon, surtout parce que j'étais petit. Alors ce que ce que je ce qu'on comprend pas quand on regarde ta carrière c'est que tu commences à performer au cinéma, faire plein de trucs.
Tu joues dans plein de films et d'un coup, tu t'arrêtes. Ouais. Pourquoi ?
Pour comprendre l'humain. Tu vois, c'est important de comprendre les choix des gens. Tu es parti sur un truc historique hyper intéressant.
Ouais mais ça m'a rattrapé. C'est c'est enfin cette espèce de passion pour l'histoire que j'ai tout. C'est quoi la vraie raison ?
La la ça t'a moins amusé ? Non pas du tout. D'abord mais d'abord j'ai fait des échecs.
D'abord j'ai fait des échecs. On m'a j'ai des films qui sont que j'ai raté au box film. Des films qui étaient pas bons ou voilà.
C'est quoi ton plus gros film ? Mon plus gros succès ? Ouais.
Ah le plus gros succès que j'ai fait ça doit être quand même le ciel eto et ta mère 3-0 avec Jamel de B avec Jamel. Il y a eu les Ripou 3 aussi qui a bien marché. Il y a eu le le coup de la vie.
Tu as beaucoup tourné. Eu jet de de Fabi Antonien, il y a eu Tu seras mon fils avec Nilsarstru. Tout ça c'est des films qu' on qui flirté enfin où battu passer le million d'entrées.
Donc ouais ça a bien marché. Mais tu as envie d'autres choses ? Non non c'est en fait souvent j'ai été très gâté c'est que le chemin s'est dessiné devant moi sans que j'ai à le choisir quoi.
Ouais c'est venu comme ça petit à petit. Je donne un exemple qui est assez marrant c'est moi je suis très amis. J'adore moi mon acteur préféré et quelqu'un que je je je vénère à tout prix parce que c'est quelqu'un qui lui a a transformé ses rêves en sa vie.
C'est gens du jardin qui il rêvait quand je le connaissais, il débutait quasiment. J'ai fait son premier film et qui s'appelait "Bienvenue chez les roses avec Carole Bouquet" et et Gen rêvait d'être Belmondo. Il me disait, je m'en souviens parce qu'on était partenaire de barre, on se mettait au bistro, on disait "Moi un jour je serai Belmondo, je serai Bébelle, je serai Bébelle.
Moi il y a que Bébelle qui m'intéresse le magnifique". Et aujourd'hui, il est devenu Belmondo ce mec là. Incroyable.
Il a réalisé son rêve. Ah c'est le Bbel français. Ah c'est Belle, c'est c'est Belmondo avec ce côté solaire, joyeux, drôle, costaud, tendre, voilà, protecteur mais en même temps dégommeur, flambeur, ça mitraille sévère avec avec [rires] Jean.
Et un jour, il m'appelle pour que je lise un scénario. Il faisait un scénario sur Jean Cavalier qui était un camisard du 18e siècle pendant les les représailles de Louis XIV contre les protestants après l'abrogation de de Lady De Nant en dans la fin du 17e siècle. Et donc il me propose de lire le scénario, dit "Ah, j'aimerais bien que tu lises mon scénar." Donc moi je suis content, tu vois, on est en 2010, un truc comme ça.
Et je dis bah ouais donc je je vais jouer qui ? Et il fait ah non non non tu joues pas dedans, c'est juste pour le lire et que tu me donnes mon avis, ton avis. Voilà, si j'ai et là je suis merde, le regard des copains ou le regard des acteurs, le regard du le regard du métier en quelque sorte est en train de changer.
On voit plus comme un acteur mais plus comme un comme un passionné d'histoire, un écrivain ou un scénariste, j'en sais rien. Ça s'est reproduit une autre fois aussi sur avec un grand producteur qui m'avait appelé pour que je je lui donne mon sentiment sur le personnage de de Charette qui était un général Vendéin. Donc je dis "Ah, il veut me proposer le rôle." Il fait "Non, non, non, c'est pour Vincent Cassel." Ah d'accord, voilà, ça avait changé.
Et et il va se passer combien de temps quand tu arrêtes le cinéma avant de lancer et de d'écrire métronome ? Donc ton livre qui va se vendre à plus de 2 millions d'exemplaires. Mais c'est en même temps en fait c'est c'est Ouais, c'est naturellement.
J'ai fait du cinéma en gros jusqu'à 2016. Mon dernier film c'était les visiteurs donc en 2016 les visiteurs 3 et euh et j'ai commencé à écrire de j'écrivais pour moi d'abord. Moi, j'ai toujours écrit, j'avais j'avais un journal intime quand j'étais petit.
Euh je je consignais mes émotions, mes pensées. Euh après, j'écrivais mes buts au foot, les buts que je marquais pour pour me les remémorer quoi. Euh euh je pour les revivre, pour les resavourer, je les lisais et euh donc je les écrivais pour m'en rappeler et j'ai commencé à écrire des anecdotes sur Paris.
Justement, cette anecdote de place d'Italie là sur l'ut sur Ouais. sur l'utess. Ça ça remonte à quand ?
Tiens pour pr de Paris, l'utessé quand ? C'est une ville ? Ça dépend si tu penses que tu es lutess et gauloise, ça va dater du 3e siècle avant notre ère.
Tu as des tribus gauloises qui s'appellent les Parisies qui remontent le fleuve et qui se mettent de de part et d'autres, on sait pas trop où. De toute façon, c'était des camps itinérants quoi. C'était des campements, il s'y installaient mais pas de manière pérenne.
Je sais pas comment tu conçois la ville à l'époque mais c'était plutôt des camps retranchés. On appelait ça des opidas, un opidom. Et l'opidome des Parisies, il pouvait être sur l'île de la cité mais il pouvait être aussi à Ivri donc plus en amont du fleuve.
Il pouvait être du côté de Nanterre plus en aval. Il pouvait être à Bobini. C'est vraiment les Romains.
C'est les Romains. C'est pour ça que nos ancêtres sont pas les concrès. Ah oui, c'est les Romains qui vont se situer Paris là où elle est aujourd'hui.
Qui vont la construire presque pas exniilo mais qui vont la construire sur la rive gauche à la romaine. Et qu'est-ce que c'est qu'une ville à la romaine ? C'est pas du tout une ville comme la conceit les Gaulois.
Une ville à la romaine c'est une ville rectiligne orthonormée autour d'une croix latine comme un peu les rues de New York. C'est très droit en damier. Voilà.
Voilà, disre grec disaient ça. C'est ça. C'est ça.
À la romaine et surtout l'accès à l'eau. Les citoyens romains, ça c'est presque dans la charte, c'est presque l'amendement, tu vois, numéro 1 en Amérique ou dans la déclaration des droits de l'homme, c'est l'article 1, c'est l'accès à l'eau. Les Romains devaient avoir accès à l'eau.
Donc des termes, des acducs, des égouts, des canalisations. Déjà à l'époque, à l'époque c'était c'était pr c'était le le le le le le être sujet romain, c'était avoir le droit à l'eau, ce qui était pas le cas des gaulois. C'est la différence.
Et c'est vrai que nous on a on a l'eau. Le principe d'une ville c'est pas que les bâtiments officiels les statuts, c'est surtout les fontaines. T'explique que quand on va voir la tour Effel, si un jour vous y allez, c'est pas de Paris que vous allez visiter la tour Effel, il y a ce qu'on appelle le champ de Mars qui est la place derrière en gros le parc, la plaine de grenelle, l'ancienne plaine de Grenelle.
Tu dis qu'on marche sur un cimetière quand on est là-bas. Ouais, parce que c'est là que les Gaulois justement ont été vaincus par les troupes de Jules César. C'est pas Jules César lui-même parce qu'il était pas là, mais c'était son un de ses plus fidèles lieutenants qui s'appelait l'abienus.
Et la bataille décisive avec Camulogène, le chef gaulois. Euh, elle s'est déroulée dans la plaine de Grenelle, là où se trouve aujourd'hui la la tour Effel. Donc, c'est vrai que la tour Effel est quelque part un mausolé euh dédié à l'indépendance gauloise perdue en ce jour- sinistre où les Gaulois ont perdu et nos ancêtres ont ont pris la place.
Nos ancêtres, on va dire galo-romain. Voilà, on va dire qu'on est un peu les deux quand même. On est encore à la finis et romain.
On est un peuple métisse depuis le début. Incroyable. Il paraît que la potion magique ce qui avait pensé en tout cas à la potion magique d'Astérix à l'époque, c'était de l'alcool.
Ouais. De l'hydromètre pren ce que prenaient les un peu comme l'ancêtre du Captagon quoi. Il Ah donc les Captagon c'est la drogue.
C'est c'est la drogue à des djihadistes quoi. C'est les mecs qui se shootaient pour voilà et tu deviens insensible à tout et tu te tu te permets tout malheureusement même le pire. Mais c'est vrai que les Gaulois il prenaient quoi ?
Alors on sait hydromel c'est quoi ? On sait bah c'était c'était un alcool avec du miel. C'était vraiment c'était la la la boisson un peu sacrée et un peu motivante, énergisante des gaulois.
Mais c'est c'est vrai que les gaulois, il rentrait littéralement en trans quand il quand il combattaient quoi. Il se peignaient, ils hurlaient, ils criaient très fort le bruit ça. Il se il se il se comment il se rendaiit un peu à moque, un peu fou, un peu complètement déconnecté pour faire peur à l'ennemi et puis pour se donner aussi du cœur à l'ouvrage, du courage et puis pour y aller sans réfléchir.
Ouais. Ouais. Quand tu as peur, tu hurles.
C'est un peu pareil. Il prenait beaucoup d'alcool sûrement pour pas si c'était de l'alcool parce que là encore c'est les choses les choses n'ont pas la même degré. Tu vois le à combien ça à combien ça chiffrait à l'époque, je sais plus.
Je sais pas, tu vois le vin, on dit tout le temps, bah nos ancêtres ils picolaient du vin tout le temps, il préféraient le vin à l'eau. Oui, mais le vin il était à 4°gr à l'époque, il était à 4 5°gr et et il était justement moins que la bière aujourd'hui. Et c'était vraiment l'alcool servait à saignir l'eau, à la rendre à tuer les microbes, à la rendre plus pure et et moins moins toxique, moins nocive quand l'eau devenait un peu croupie.
Voilà, on on l'a on l'a purifié avec de l'alcool. Donc c'est en 2009 que tu vas lancer métronome. Donc euh c'est un livre et ça part vraiment du de l'histoire du métro.
Tu voulais vraiment expliquer l'histoire du métro par exemple ? J'expliquais tout simplement mes trajets depuis Bobini. Merci à mes parents hein de m'avoir fait voyager euh depuis Bobini jusqu'à place d'Italie. 303 stations de métro dans Paris, c'est ça à peu près.
Ouais, c'est énorme en fait comme réseau. Ah bah ouai. Oui.
Alors malheureusement des stations dédiées à des événements de Paris et non pas à des personnalités parce queil y a souvent des noms qui sont dédiés à des personnalités qui ont rien à voir avec le le lieu le le lieuation. Ouais. D'ailleurs, dommage parce que là du coup, il y a une réappropriation qui est impropre et qui est gênante pour le passionné comme moi qui s'intéresse au mot parce que les mots doivent dire quelque chose, les noms doivent dire quelque chose, les mots ont un sens.
Ouais, les mots ont un sens et surtout ils ont une signification, ils ont une origine. Ils sont pas arrivés comme ça de manière inerte, brutale dans nos bouches quoi. Ils sont le fruit d'un voyage, d'un ADN qui est notre identité.
D'ailleurs, moi je soutiens que l'identité française, c'est notre langue, c'est nos mots, cette langue qu'on emploie quoi, qui elle-même a souffert, à espérer, à rencontrer des gens qui qui est le fruit d'un mariage, d'un métissage, d'un voyage, d'usage, de pratique, de serment, de promesses, de contraintte. Ça a créé une langue qui est notre identité. Donc quand on nous enlève un nom, d'ailleurs j'ai un exemple pour toi tout à l'heure, quand on nous enlève un nom qui avait un rapport avec la géographie, avec l'ancrage, je trouve que c'est un un rapt et que c'est une spoliation qui est préjudiciable pour le futur.
Pour finir sur le métro, il date de quand le métro ? Il a été euh il a été station bah c'est 1900, il a été inauguré pour l'exposition universelle et la première station bah c'est une ligne, c'est la ligne 1, c'est c'est Bastille, c'est c'est c'est Basti Chansisé. Traverse Paris ouest en est, ouest.
Ouais, elle suit la scène là encore. Paris est né le long du fleuve. C'est à partir d'elle horizontale coupé pareil à l'horizontale grosso modo.
C'est ça. C'est ça. La première ligne, elle est comme ça.
Puis la deuxième ligne croix verticale. On retrouve l'esprit romain, la croix latine. Il y a des st dans le métro avec la nord sud.
Il y a des stations qui sont fantômes aujourd'hui. Vous pouvez le voir si vous venez où vous passez, vous allez dans le métro et il s'arrête pas. Vous passerez devant des stations qui sont pas très éclairées.
Ouais. Pourquoi il y a des stations qui sont fantômes ? Par sont pas elles sont plus desservies parce qu'elles sont considérées comme trop proches par rapport au réseau.
Généralement, c'est ça. Elles sont considérées comme trop proche, inadapté avec les r on a on a le le le réseau s'est développé hein. Il y a des il y a des stations qui se créent toujours d'ailleurs aujourd'hui on crée le Grand Paris Express.
Donc en fonction de ces créations-là, bah il y a des stations qui sont devenues un peu trop proches et que ça servait à rien. On gagnait du temps à à réduire le trajet en passant dessus parce qu'elle était desservie à côté par une autre ligne. Alors, j'ai j'ai une petite anecdote, mais il y a une qui s'appelle Saint-Martin qui une des plus grosses stations fantômes euh françaises.
Je sais qu'il y a des tournages qui sont faits là-bas. C'est sur c'est pour Delila surtout. Ouais, il y a eu des tournages mais maintenant c'est surtout occupé par l'armée du salut, je crois.
C'est c'est devenu surtout un refuge pour les pour les Ouais. pour les sans-abris l'hiver pour voilà qu'ils aient un endroit. Ça c'était c'était il y a longtemps.
Je crois que c'est encore le cas. Et euh c'est c'est non c'est la station c'est des Lilas porte des Lila qui est une toute petite ligne. C'est la ligne 3.
Il y a ou la ligne 11, elle est toute c'est la ligne 11, elle est toute petite l toute petite ligne et il y a une petite diverticule qui permettait de stocker des des métros et de faire des petites des petits trajets pour permettre aux manœuvres et on peut louer ça. Ça coûte super cher hein si tu as envie de faire un tournage dans le métro. Il y a quoi comme de tournage ?
Tu connais ? Il y a des gros tournages qui était fait. Oh ben moi j'ai tourné deux trois pubs là-dedans, film là-dedans.
Tu te rappelles quand on était petit la pub pour petits écoliers ? J'ai mon meilleur ami dedans, un mec qui s'appelle Jamel Ben Salah. Et pourquoi est-il aussi méchant ?
Parce que et euh c'est pour qui les petits écoliers ? C'est pour moi. Et il s'enferme dans un métro.
C'est une pub des années 80 ça. Ça a été tourné. Ouais, ça a été tourné là-bas.
La plupart des films la plupart dans le métro, je pense ça a dû être tourné là-bas aussi. La plupart des films où il y a une station de métro, tu peux être certain que 9 fois sur 10, c'est porte des lila. Ouais, tu peux miser.
Tu peux miser. Vas-y, b click clic, tu peux miser. Il y en a une qui s'appelle temple.
Euh, genre j'ai vu ça rapport à quoi ? Il y avait un temple, il qu'est-ce que c'était ? Mais c'était les templiers.
C'est l'ordre des Templiers. rapport au templi. Mais bien sûr, ils avaient l'ordre du temple, ils avaient leur commanderie à au niveau de Saint-Martin, donc Saint-Martin Deschamps qui est devant République et ils avaient leur commanderie principale, d'ailleurs la plus importante de France avec un énorme donjon qui servira de prison à Louis X un peu plus tard, la prison du temple et les Templiers qui étaient donc cet ordre militaire qui protégeit les pèlerins et qui protégeait le tombeau du Christ.
Ouais. Les chrétiens, les chrétiens qui allaient à Jérusalem, qui allaient faire leur pèlerinage à Jérusalem étaient protégés par sur la route par les Templiers qui vont inviter qui vont inventer aussi tout un système de de de de de de facilitation du voyage avec des hospices, avec des commanderies où tu pouvais des auberges, où tu pouvais te reposer, et surtout tu y avais des banques ou plutôt que de te balader avec des sous sur toi et ben tu avais une lettre de change des Templiers qui disaient "Bah voilà, il m'a donné 200 € à sens dans ma commanderie, il pourra les récupérer à Montpellier ou il pourra les récupérer à Damas où il pourra aller peut-être pas à Damas mais il pourra aller récupérer en Grèce ou il y avait un système de de de lettrre de de change de banque qui permettait de voyager léger et de pas se faire rançonner sur les routes. Il y avait pas un mythe avec les Templiers comme quoi ils avaient un énorme trésor caché à l'époque ?
Non. Si. À Ren le château, il y a la Baissomière qui le cherche toujours.
Si si bien sûr qu'il y a des mythes, c'est comme Nicolas Flamel, l'alchimie, les francs-maçons, les templiers, les trucs comme ça. Là, on rentre dans des choses plus ésotériques, plus Harry Potter. C'est passionnant aussi, mais ça tient plus de la légende que de la réalité.
Le patrimoine des Templiers, il était essentiellement foncier. Ils avaient des terres. Ils avaient des terres en fait.
Ils investissaient. C'est comme le le budget de l'État. On croit toujours queà l'époque de Romain des Bois, il y avait la cassette mystérieuse là, tu sais Pixou avec son trésor planqué dans une caverne.
Non, tuas pas, il y a pas d'argent sonnante et trébucchante. L'argent est tout de suite réemployé pour investir, pour payer des trucs. Les Templiers, c'était pareil.
Dès qu'ils avaient 200 balles, ils achetaient un bout de terre pour faire un champ. Ils auraient lancé une malédiction. J'ai regardé sur l'histoire des Templiers au roi à l'époque qui les avait condamné.
Oui, c'est ça. C'est Maurice Druon. C'est Maurice Druon qui dit parce que c'est vrai que le Jacques de Molet, le dernier maître de l'ordre, donc on est en en je crois en 1314 à Paris justement, il de la cité où ils sont brûlés devant le roi de France, Philippe Lebel qui ainsi casse un ordre religieux important.
Dans pas longtemps, il va choper le pape et le mettre à Avignon, tu vois. Donc il a affaibli l'église et donc il y avait une raison politique à ça. Et il pensait récupérer du pognon, mais il a rien récupéré du tout.
Et c'est vrai que Jacques de Molet aurait maudit le pape, aurait maudit le roi Philippe Lebel et aurait maudit aussi le ministre de l'époque qui s'appelait en Guéran ou Nogaret, je crois, Charles de Nogaret. Et les mecs sont morts dans l'année, les trois effectivement, ça c'est la vérité. Donc on a inventé ensuite une malédiction lancée par Jacques de Molet.
Mais Jacques de Molet en fait, il aurait juste maudit euh je crois ou le roi ou le pape mais pas les trois. Mais bref, ça n'a pas empêché de cramer. Les trois autres sont morts dans l'année et ça nous a précipité. dans les gars de 100 ans.
Un petit dernier pour finir sur le métro, il y a une station de métro qui s'appelle Saint-Denis. Tu t'arrêtes à Saint-Denis, c un évêque je crois à l'époque évêque de Paris. Il y a une évêque clandestin puisque Paris n'est pas chrétienne à l'époque, on est romain et on est au 3e siècle.
La religion chrétienne est encore illégale. Il faudra attendre Constantin en en 314, donc presque 60 ans plus tard, pour que le christianisme soit autorisé euh et devienne une religion euh acceptée par le le panthéon polythéiste des Romains. Donc il est venu de manière illégale et il a été chopé euh dans des carrières souterraines où il prêchait avec clinement à la messe et il s'est fait juger et on l'a découpé.
On l'a décapité à Montmartre devant un temple romain qui était un temple de Mercure et il y a une ormartre le monde du martyre. Oui, ça s'appelle Montmartre en fait parce que avant c'était donc les martyres parce qu'ils exécutaient les gens. Ils ont exécuté celaux en tout cas parce que il était pas tout seul au Saint-Denis, il y avait aussi et le terre et Rustique, ils étaient trois et ils ont été décapités au pied de cette colline et depuis le le pèlerinage qu'ils ont entrepris depuis le jugement jusqu'à le leur exécution est devenu la rue du martyre, la rue des martyres. la rue Montmartre et la bute Montmartre et on enlevé le y sur Montmé.
Ouais, c'est avec l'évolution phonétique de la langue. Ouais, ça a bougé. Donc la rue des Martins, ça explique comme ça, on comprend mieux.
En fait, c'est la route qui va vers Montmart ont été exécuté. C'est ce que je te disais tout à l'heure. Quoi de mieux quand la la rue la route le nom de la rue raconte encore l'histoire du lieu quoi.
Alors bon, après ce qu'on apprend de l'histoire parfois c'est un peu par exemple je crois que le Saint-Denis justement l'évêque il aurait porté sa tête sur 6 km. Ouais. Ah faut croire pour le voir. [rires] Mais tu sais quand tu es chrétien, quand tu crois c'est les miracles.
Non mais oui ça c'est Oui oui ça paraî c'est en fait c'est toute la toute la la différence entre la religion et la philosophie tient en une phrase. C'est une phrase de Saint-Augustin qui est un des grands-pères de l'église qui est originaire je crois de Constantine en Algérie où il disait "Moi, je crois pour comprendre et je cherche pas à comprendre pour croire." C'est toute la différence entre la religion et la spiritualité, entre la foi et la philosophie.
C'est cette phrase tout simplement. Je crois pour comprendre. Je cherche pas à comprendre pour croire.
Regardez 2 secondes, on est allé dans Paris pour vous montrer quelques anecdotes, quelques trucs à savoir. Tu as dit "Prenez un scooter, suivez-moi, je vais vous montrer pendant quelques minutes des choses que vous ne saviez pas." Et donc si vous vous avez l'occasion de venir sur Paris, vous pourrez comme ça apprendre des choses.
Regardez. Alors, première arrêt. Tu nous as dit de nous retrouver ici.
Si vous venez à Paris, c'est au 8 10 rue de la feronnerie. S'il y a un endroit qui à Paris caractérise le problème de circulation, les embouteillages, dans l'ancien régime, on appelait ça les embarras. Et ben c'est ici.
C'est ici parce que figure-toi que c'est ici le 14 mai 1610 qu' un roi de France, le roi préféré des Français, notre bon roi Henri I a été assassiné à cause d'un problème d'embouteillage de circulation. C'était là ? Oui.
Là là où on est. C'est vra plaque là. Il y a la plaque et il y a la plaque qui indique l'endroit précis où Henriette a été assassiné.
Bah oui, je te dis pas des conneries. Si tu regardes un plan de Paris, tu verras que la grande croisée de Paris, comme on l'appelait à l'époque, l'endroit le plus court pour circuler et pour aller d'ouest en est, et ben il était déjà un peu gêné, encombré par un cimetière, le cimetière de la ville, le cimetière des innocents qui est de l'autre côté là où il y a la place des innocents aujourd'hui. Non, il y a peu de cimetière.
Ouais, mais si tu creuses, il y a encore des cadavres. Je peux dire que tu fouilles. Et il y a encore quelques vestiges que je pourrais te montrer après.
Cet endroit-là était tellement encombré il y a déjà 500 ans qu'un roi a été bloqué et qu'un mec a pu en profiter, lui mettre deux coups de couteau. Ça s'est passé ici parce que là en fait il y avait donc les murs, le mur d'enceinte du cimetière intramuros. Et si tu cherches, il y a encore quelques petits vestiges.
Par exemple, tu vois tu vas chez la Arcus là la marque de de chaussures et il y a encore des vieilles pierres du cimetière. Tu veux regarder comment voir ? Oui parce que là bon maintenant il y a des arches.
Bonjour. Et là, regarde quand tu vas chez Arcus, hyper intéressant de marcher dans Paris, d'écrire des trucs. Tu connais tout ça, c'est fou.
Oh bah, j'ai lu Bible pour tous ceux qui aiment Paris. C'est un bouquin de Jackie Lar qui s'appelle le le dictionnaire historique des rues de la capitale et c'est lui qui m'avait appris ça. Tu vois, tu peux leur sourire, ils sont sympas, je les connais.
Et là, regarde, c'est ces murs là. Regarde les pierres là. Attends, tu veux qu'on rentre dans la boutique pour montrer ?
Peut-être qu'ils savent pas. Ils vont gueuler si on filme. Non.
Bonjour. Bonjour. Ça va ?
On peut filmer les pierres ? Est-ce que vous savez ce que c'est que ces pierres ? Pas trop.
Non. Et ben et c'est surtout au sous-sol parce que j'étais déjà venu à une époque où vous étiez pas nés les gars. Ici en fait c'était les charniers du cimetière des innocents là.
Ouais, c'est là où on entreposait les squelettes. Là là tu vois tout ça ? Il y avait des galeries où on entreposait les eau les ossements.
Les ossems, c'est ce qu'on appelait un charnier. Voilà. Là tu es dans le cimetière.
Là on était dans le cimetière, tu vois. Voilà. Ici la rue des innocents, c'est le cimetière.
On mettait des étagères où on entreposait les ossements des cadavres qu'on a dont on allait se débarrasser parce qu'il fallait se faire de la place. Tu vois le circamuros et il y avait quoi dessous ? Tu dis là, on peut voir il ou c'est la même chose.
Bah c'est tu vois aussi des assises. Je sais pas si on peut descendre 2 secondes. Les gens vont se précipiter pour acheter des pompes.
Voilà, [rires] on avance. Allez, on va voir au fond. Voilà.
Voilà tout ça. Oh wouh ! C'était c'était sur plusieurs niveaux he les charniers.
Les charniers étaient sur plusieurs niveaux et tu avais il y a que toi pour nous faire rentrer dans une boutique de chaussures et on se retrouve et tu dis rentré là comment tu connais tout ça ? Ah non mais ouais, je l'ai lu dans des bouquins quoi. Là vous êtes vraiment dans les entrailles du cimetière des innocents avec donc ces charniers qui permettaient de faire de la place au corps pour les sépultures parce que faut bien vous imaginer que les cimetières il y en avait il y avait plusieurs dizaines vingtaines centaines de milliers de personnes.
Enf peut-être pas des centaines de milliers mais des dizaines de milliers de personnes. Et avec les siècles, il fallait faire du temps de de la place. Surtout qu'on réclamait pas.
C'est pas comme aujourd'hui où tout le monde a sa petite pierre tombale ou alors sa petite niche quand les gens se font incinérer. On était les les gens un peu plus dans c'était plus des fausses communes que des vrais cimetières avec des croix partout. La pierre coûtait cher à l'époque.
Ça coûtait cher une pierre. On avait pas les moyens de faire une pierre tombale. Surtout que dès que tu faisais une pierre tombale, tu te fais tu te la faisais chourer par un mec qui s'en servait comme une marche d'escalier.
Donc bah ouais. Ou tu payais une euh non, sauf les gens très riches mais la majorité des gens avaient pas les moyens et puis d'entretenir une tombe. Donc on les mettait là et puis petit à petit on les oubliait.
Et quand on les oubliait, bah on déterrait, on prenait les eaux blanchis. C'était quand même à l'époque consacré. C'était des terres consacrées.
Donc on faisait pas n'importe quoi avec les cadavres, ils étaient respectés. Et ben on les mettait dans des charniers. Voilà. les entreposer un peu comme les archives nationales. [ __ ] c'est ch c'est génial mec.
Et aujourd'hui, c'est un magasin de chaussures. On entrepose autre chose. J'ai envie tu viennent me raconter des histoires tous les jours.
Je sais pas, c'est passionnant. Ah ouais, il y a et là il y a un escalier qui parce que c'était sur plusieurs niveaux. Donc là, on a vu un un on a fait un premier stop là où est mort Henrique.
Où est-ce qu'on va là ? Alors là, on va suivre donc la grande croisée de Paris. Donc cet axe principal, le seul d'ailleurs presque en ligne droite pour aller d'ouest en est, c'est-à-dire pour aller du Louvre à la Bastille.
D'ailleurs, Henry I se rendait du Louvre à la Bastie pour aller voir son ministre Suli. Il se baladait pas dans Paris comme ça pour pour s'amuser et et c'est donc sur le chemin qu'il a été assassiné. Donc on va reprendre cette ligne droite pour se diriger un peu à l'image d'Henricat au Louvre.
Et sur le chemin, il y a deux trois trucs que je veux te montrer qui sont assez amusants. On va commencer par un endroit qui est très émouvant, c'est vers la rue de l'arbre sec. C'est la dernière fleur de lis de Paris.
Tu sais que à la révolution, l'emblème des rois. Voilà. Et à la révolution, on a tapé, on a buriné, on a fait disparaître tous les emblèmes, hein.
C'était déjà le walkisme à l'époque, tu vois, ils ont tout enlevé, les saints, les rois, c'était le symbole de l'arbitraire, de l'oscurantisme. Voilà, c'est c'est ne jugeons pas, tu vois, c'est l'histoire. Et euh et ben il y a eu quand même quelques fleurs de lis, donc symbole de la monarchie et de l'ancien régime, qui ont survécu à à comment à au burin de la révolution.
Et attends, et pourquoi ils les ont pété la révolution ? Parce qu'ils voulaient l'emblème des rois, ils voulaient tout casser en fait. et ben il voulait tout changer.
Il voulait tout changer. C'est-à-dire que c'était euh un nouveau régime, une nouvelle ère. D'ailleurs, regarde, on a même changé jusqu'au calendrier.
On a été l'an 1 de la République, l'an 2 de la République. Il a fallu faire disparaître, faire table rage tous les symboles du passé, de l'oppression et cetera. C'était le but de la révolution.
Il en reste qu'une seule et il y en a quelques-unes qui ont résisté. Il y en a une là. Regarde comme c'est beau là.
W symbole d'ancien régime. Regarde les deux là comme elles sont belles. SG en fait SG, tu sais que Paris au Moyen-Âge comme dans toutes les tous les territoires étaient partagé en domaine seigneorio.
On appelait ça des fiefs. Et bien là, tu es dans le fief de Saint-Germain Luxerroi qui est une paroisse qui est une église face au Louvre SG, c'est ce que ça veut dire. Saint-Germain l'érois.
Donc la troisème étape, on va où ? Et ben toujours quartier du Louvre. On va aller voir un nom de rue parce que tu sais que moi j'ai j'ai découvert l'histoire par mon présent.
Comme je te disais, c'est l'histoire, elle est pas dans les livres, elle est pas planquée dans les musées, elle est pas derrière des vitres, elle est là, elle est sur place. Les noms racontent quelque chose, les noms de rue raconte quelque chose et parfois ce sont des surprises assez croustillantes, assez drôles comme celle que je te propose d'aller découvrir maintenant. Donc c'est là la rue du pélican.
Voilà, on est dans le quartier du Louvre. Elle est écrit, elle est gravée dans la pierre. Donc ça ça date de le weekend.
C'est Ah oui, c'est c'était Ouais. comme nos fleurs de lis, 18e siècle. Et cette petite rue, c'était une rue. [rires] C'est vrai ?
Ouais. C'était une rue avec des prostituées. Tu me fais rire, monsieur Chonille, c'était rue et prostitué.
Oui. Et la rue ne s'appelait pas comme ça parce que pour préciser le nom, à quoi servait la rue, la fonction de la rue, la rue du pélican au 15e siècle s'appelait la rue du poil au con. Et le con, c'est évidemment l'ancien nom français pour dire la matrice féminine.
Oui, c'est ça ça. Voilà. Rue du Poê au.
Et pourquoi ils l'ont renommé pédican ? C'est Catherine de Médicis. Elle ne supportait pas que euh on au vo dans son voisinage immédiat, elle qui était très croyante, elle ne supportait pas qu'il y ait une rue euh qui porte le nom de Poil à la chatte.
Incroyable. Ouais. Rue du pélican.
Tu vois, si tu les rues étaient gravées avant sous Louis XV et gravé avant d'être sur les panneaux. Et oui, parce que les panneaux, ils étaient piqués. Au départ, Louis X, il a eu l'idée de de de mettre des plaques en tôle.
Mais les plaques en tall, c'était génial à l'époque. Tu t'en servais pour euh pour mettre Bah oui, tu tu ça faisais ça devenait une étagère, ça devenait un passe plat, ça devenait un plateau, ça devenait tu on s'en servait et donc euh plutôt que de créer des trucs qui étaient volés et ben ils ont gravé des pierres avec des molets longs comme ça parce que là tu peux pas les les décéler hein, c'est compliqué. Incroyable.
Ça c'est 18e siècle. Autre petite anecdote que les gens soupçonnent pas les gars. Pourquoi il y a deux fois le nom de la rue ?
Regarde, le nom de la rue, il est marqué là mais il est marqué là-haut. Et attends, et c'est donc ça sert à quoi de marquer à deux endroits ? Mais en fait ça c'était pour les piétons et ça c'était pour les cavaliers pour les cocher sur leur carrosse.
Ils étaient 3 m plus haut les mecs. Tu es trop intéressant en fait. Tu es là, on est là et tu m'as pas vu tout nu. [rires] Donc on vient d'arriver à un stop suivant.
Vous reconnaissez ? On est à Notredame de Paris. C'est là où prêche l'évêque mais c'est pas le lieu le plus important de la chrétienté en France.
D'ailleurs au Moyen Âge, je vais te le prouver dans la pierre, Paris n'est pas un archevché compte les les bonhommes là la galerie des rois de Judas d'une tour à l'autre. Regarde sur cette tour là, il y en a combien ? 1 2 3 4 Voilà.
Et sur celle-là 89. Et pourtant là, c'est de l'architecture gothique. Et au Moyen-Âge, on laissait rien au hasard.
ça coûtait cher, la pierre coûtait cher. Donc euh il fallait vraiment euh euh optimiser euh le le les le les le le chantier euh la la la pierre, les matériaux, le temps de travail des ouvriers et cetera. Donc euh là, comme tu l'as remarqué, il y a un déséquilibre.
Pourquoi ? La tour euh nord est plus large que la tour sud. Et bien parce que le privilège d'avoir des tours équilibrés c'était réservé au aux cathédrales d'Archevéché métropolitaine, c'est-à-dire aux super cathédrales et la super cathédrale du nord de la Loire à l'époque de la construction Notre Dame au 12e siècle sens ziz une ancienne potence.
Quand tu faisais une connerie, quand tu faisais un larsin, quand tu faisais un blasphème, et ben tu devais t'excuser auprès de l'évêque, auprès de l'église devant Notre Dame. Ici et bien cette potence qui est une échelle de justice, elle a été transformée en point zéro des routes de France. C'est-à-dire que c'est l'endroit à partir duquel on a fait partir toutes nos grandes nationales au 18e au 19e siècle.
Attends, c'est que quand il y a marqué, on est à Bordeaux, il y a marqué 550 km Paris, c'est ça part de là. C'est 550 km de ce pointl. Voilà.
Exactement, une ancienne potence. C'est marrant de se dire que nos routes partent d'une ancienne d'un ancien endroit qui faisait où on suppliquait les gens. Enfin en tout cas où ils devaient avouer leur fautes.
Non mais tu disais ils avouaient mais c'est qu'ils étaient pendus ou ils allaient demander pardon. Tout non c'était une échelle de justice. Ils allaient demander pardon.
Ils allaient demander il faisaient pénitence et certains étaient pendus. Il y a dû avoir des mecs qui se sont fait découper ici. Ouais mais essentiellement non là c'était plutôt un endroit où bah il y avait une croix un crucifie on s'excusait.
Voilà et c'est devenu le point zé des routes de France. Point zéro des routes de France. C'est fou ça.
Si vous venez à Notre Dame de Paris, vous le verrez devant. On a longtemps cru que cette galerie des rois, c'était les rois de France. D'ailleurs, la révolution, on les a dégommé.
On les a retrouvé dans un jardin et aujourd'hui ils sont à cluni. Pourquoi on a cru que c'était les rois de France de Clovis jusqu'à Philippe Auguste ? Et ben parce que celui du milieu, il y en a un qui est pas assis sur un socle mais il repose sur un mouton comme si était tout petit, un peu comme nous.
Ouais, tu as raison. Tu as raison. Et ben en fait c'est pépin le Bref et ça correspond à à l'ordre dynastique.
Donc on s'est dit bah regarde le plus petit il est chétif pépin le Bref comme son nom l'indique il était courteau et ben c'est lui. Donc voilà c'est pour ça qu'on a cru que c'était les rois de France. Donc là on vient de faire un dernier stop.
On est Oui. Un dernier stop. Rue de la croix faubin dans le 11e.
Tout à fait. Dans le 11e. [rires] Et il y avait Non c'est pas drôle ne ris pas.
Il y avait une prison là autrefois. Alors au 19e siècle elle a été détruite. Elle a été remplacée par un magnifique par carboré.
Merci la mairie de Paris. Mais c'était une prison. C'était la prison de la roquette.
Il reste encore le guichet d'entrée, tu vois ça. Ah oui, c'était le guichet d'entrée de la prison. Et au 19e siècle pour marquer les esprits et bien comme il y avait encore la peine de mort, on exécutait les criminels à l'extérieur de la prison, devant la prison et il se faisait exécuter pour que la population les voit.
Ouais. Voilà. Pour publique, si vous faites des bêtises, voilà ce qui va vous arriver.
Donc on les guillotinait en place publique. Il y avait donc ici là où on se trouve une guillotine et pour ne pas que le bourreau il rate son coup pour que le tu vois pour que vraiment le coup prêt tombe comme il faut, il fallait bien l'équilibrer tu vois cette guillotine. Donc elle elle reposait sur une assise sur des pierres cinq pierres et d'ailleurs c'était en terre avant les routes.
Ouais elles étaient bah il y avait ou alors c'était du pavé mais justement le pavé il était bosselé madré tu vois. C'était pas c'était pas stable. Tu avais pas le niveau quoi.
Tu avais pas le niveau. Donc pour qu' a le niveau et ben on avait des pas des cales mais des socles. Voilà les cinq pierres là.
Voilà et la guillotine elle reposait sur ces cinq pierres que tu as là. Merci pour cette visite de Paris. Et ben, merci à toi Guill.
Dites-moi en commentaire si ça vous chauve qu'on se fasse une émission spéciale un jour qu'on parte dans Paris une journéeux et qu'on fasse tous les secrets de Paris. Est-ce que ça pourrait vous intéresser même si vous y habitez pas ? Mais si jamais vous venez un jour en weekend en vacances comme ça vous connaîtrez les secrets de Paris.
Allez retour au plateau maintenant. Voilà, comme ça on a pu voir quelques amis. Et alors c'était ma technique de drague quand j'avais 20 ans.
Tu emmené les filles sur mes prospects. Ouais. Ouais [rires] ouais ouais.
J'emmené mes copines. Bah écoute, fallait bien que je je je fallait bien que je me montre un petit peu original. Fallait bien que je parade autrement qu'avec des plumes ou avec des muscles quoi.
Je vais je vais te donner des anecdotes de l'histoire si tu veux bien. Euh et tu vas me dire si c'est vrai ou pas parce qu'il y a plein d'anecdotes sur sur l'histoire de France. Qu'est-ce que tu m'as prévu ?
Euh ah non, c'est c'est des anecdotes que j'ai trouvé sur internet. Juste d'Artagnan a vraiment existé ou pas ? Est-ce que c'est vrai ?
Oui. Le le duc, il s'appelait exactement le duc de base de Castelm. Il a existé, il est né donc vraiment dans le dans le béarne.
Il a il a fait une brillante carrière de mousquetaire et il est mort au siège de Mastricht. Il a pris un boulet dans la gorge. Et effectivement euh Louis X l'aimait beaucoup.
Louis X l'aimait beaucoup. Il a été très euh très triste quand il a appris sa mort parce que c'était un un un soldat du roi. Ouais.
Ouais. Il a existé d'Artagnan. Un soldat du roi, un militaire très valeureux.
Ouais. Rapidement parce que j'en ai plein mais Marie-Antoette a dit "Ils n'ont plus de pain qu'il mange de la brioche." C'est pas vrai ça.
C'est faux. Ben c'est faux. C'est Rousseau qui a dit ça.
C'est Jean-Jacques Rousseau. Je crois que on peut retrouver la la citation même dans les années de 1760 70 dans les confessions, je crois ou les rêveries. Mais c'est pas ce qu'il y a ça fait partie de du déclenchement de la révolution.
Ouais, on l'a détesté Marie-toinette pour une autre raison. Elle est déjà bor effectivement, elle était autrichienne. Euh, elle est donc étrangère.
On a souvent été en guerre avec le Saint-Empire romain germanique. Donc il y avait ce côté à l'époque chez nous celle-là. Mais surtout, on l'a détesté.
Bon, après, on l'a détesté, elle était inconséquente mais c'était pas son rôle. Elle était pas aux affaires. Donc, elle vivait voilà, elle faisait sa vie de de d'aristocrate tout en haut et qui se préoccupe de rien.
Mais il y a eu une histoire, la fameuse affaire du collier. Il y a eu un collier où la France s'est endettée pour acheter un collier qu'elle voulait même pas. elle s'est fait piéger et c'est cette affaire là qui fait qu'elle a été détestée à cause de cette affaire de collier qui a coûté une fortune à l'État alors que le peuple souffrait et c'est vrai qu'elle a pas eu de peau.
À ce moment-là, la France avait une période où il y a eu moins de de rentré au niveau des moissons, le blé, l'agriculture. Ça a été des années un peu froides, un peu dures et un peu pourries. Il y a eu des années pourries et et donc les gens ont moins bien mangé.
Au même moment, elle elle se retrouve avec un énorme brillet, tu vois, un truc de jonkaille énorme de diamant. Ça devenait incompatible avec le peuple. s'est fait détester vraiment pour ça.
Louis X avait très mauvaise haine et puis de la gueule, il a pas de palais, c'est il avait une déformation du palais donc il avait pas de de voû de palatal donc tout remontait il avait des renvoies de barbelé en permanence pour les palet de proche parce que tu te faisais mitré Ah ouais ouais il ouais ouais ouais il avait une déformation Louis X avait un jumeau. Ouais le masque de fer. Je sais pas peut-être à la naissance mais non non c'est pas dans non ça il y a pas de Ça c'est une légende.
Merci Alexandre Duma. Napoléon était très petit. Ah ouais ouais.
Oui. Il était pas haut. Il était pas haut.
D'ailleurs, il y a une anédo marrante avec son aide de camp qui était un égyptien. Cit un gros balaise. Un moment, il a Napoléon, il a voulu prendre un livre dans une bibliothèque.
Il arrive pas à le prendre. Il a l'air con là. Et là, il y a son aide de camp qui est plus grand.
Il lui dit "Laisez-moi faire, cir, je suis plus grand." Et là, Napoléon l'a repris en disant "Non, non, non, non, vous n'êtes pas plus grand, vous êtes plus haut." C'est tout.
La grandeur, c'est moi. Euh le président Félix Ford serait mort d'une féation. Ah oui oui, ça c'est vrai.
Ça c'est vrai. J'ai dans les grand Oui. Oui.
Alors féation, c'est en tout cas, elle était dans en estat amoureux avec sa sa conquête Ouais. qui était d'ailleurs la veuve d'un la femme d'un d'un grand peintre connu de du qui habitait à Paris qui s'appelait Stenline. Et euh elle il a il l'a reçu chez elle et il l'a reçu pardon chez lui.
Euh et euh elle ils sont partis se recueillir puis faire leurs petites affaires et il est mort pendant Ouais. Et d'ailleurs évidemment les journaux se sont moqués notamment George Clémenceau, le tigre qui un moment dit on lui a dit "Oh le président a-t-il toujours sa connaissance ?" Parce que il était parti, il était dans les vapes le mec, tu vois.
Et là, Clémenço a dit "Ah non, elle est partie par l'escalier." Incroyable. Et oui, oui, il est mort en pleinbatour.
Ben, c'est pas le seul hein. Il est mort, il a fait une crise de syncope en fait. Il a plein d'autres.
Attila le fléo de Dieu là, le conquérant 1 du du 5e siècle, il est mort aussi pendant sa nuit de noce. Elle devait être très jolie. J'ai vu des trucs un peu plus serrés par les cheveux, mais j'ai vu que Léonard de Vinc serait venu du futur, qui aurait ramené toutes ses inventions.
Tu as vu ces trucs là, ces théories un peu du complot sur l'histoire. Ouais, là, je sais pas trop. [rires] J'ai pas d'avis.
J'ai pas d'avis. Je pense pas parce queil aurait il était bête Léonard de Vinc il était toujours à cours dessous parce qu'il a très peu produit il retouchait tout le temps ses tableaux par exemple la Monalisa, la fameuse Joconde il l'a gardé avec lui tout le temps parce qu'il l'a considéré comme pas fini donc si elle venait du futur il y a un moment où tu t'en fous tu la donnes et puis tu prends le pognon lui il l'a jamais pris parce qu'il a il considérait que c'était pas fini la plupart de ses œuvres étaient pas abouties donc il les reprenait il les reprenait il les reprenait donc si quelqu'un était voilà de manière indirecte avait reçu des cadeaux du ciel je pense qu'il s'en serait débarrassé sans problème. Est-ce qu'il y beaucoup d'histoires de tromperie à l'époque des grands rois et cetera ?
Il y avait beaucoup de de maîtresse de d'aman. C'était un truc qui était courant ou oui oui. Bah oui, depuis toujours.
Bah oui, plus tu as du pouvoir, plus tu en profites. Oui. Je crois que ça n'a pas changé ça.
Tu sais, l'homme n'est pas plus intelligent, il est plus sophistiqué aujourd'hui, mais il est toujours animé par la même chose. C'est Nietzs qui disait ça. Qu'est-ce qui nous anime au plus profond de nous ?
Il y a la volonté de puissance. Mais cette volonté de ça, c'est Nietzich. Mais la puissance c'est tout simplement l'envie de pas mourir et de rester éternel en fait.
Et donc cette peur de mourir et cette peur de de cette cette volonté de rester, elle se traduit par le fait de vouloir faire des enfants, donc se reproduire. On se continue à travers notre progéniture et c'est au le le fait de pas manquer, donc de prendre le champ du voisin, prendre un peu de sa ration de blé, un peu plus mon espace vital. Voilà, c'est ne pas mourir.
Peur de manquer. Est-ce qu'il y a eu beaucoup d'enfants illégitimes aussi dans les rois de France ? Bien sûr.
Ah mais bien sûr. Tu sais c'était c'est ce qu'on appelle les historiens appellent ça les supers ancêtres. Je veux dire des mecs comme Charlemagne, comme Ucapé, comme peut-être pas Saint-Louis qui lui était plus réservé sur la question.
C'est quand même quelqu'un qui le jour de son mariage, attends, c'est magnifique ça. Le mec, il se marie avec une jeune, c'est Marguerite de Provence, elle a 13 ans. Malheureusement à l'époque, ça les arrêtait pas, tu vois.
C'était ils avaient une autre conception de la chose. Et Louis Saint-Louis, lui, il a dit "Non, elle n'est pas en âge de faire des enfants, donc on va attendre." et il a attendu 4 ans.
Un saint homme. Un saint homme. Non mais voilà mais à l'époque ça ça se pratiquait pas comme ça.
C'est c'est justement tu vois ils avaient ils avaient ils en ils en profitaient, ils en abusaient. Quand c'était pas leur femme, çaen était d'autres ou autre chose parce qu'il y avait aussi déjà des gars, ils étaient attirés par tout un tas de trucs. Ça ça ça partait dans tous les sens.
Et quand tu as du pouvoir depuis toujours, tu t'en seres. Attends, pour terminer sur les sur les rumeurs, il paraît que les rois à l'époque n'avaient aucune vie privée. Non.
Euh mais jamais jamais de du vraiment quand ils dormaient au réveil jusqu'au coucher. Ah ouais ouais. Ils étaient accessibles.
Ils av ils avaient il y avait une symbolique. Ils avaient une dimension de de ils devaient être partout joignable en permanence. Il ils faisaient ils étaient l'État, ils incarnaient l'état, ils ils incarnaient la continuité politique.
Donc fallait que ils soit en veille. Ouais. Voilà.
Il fallait que soit en veille H24 et il fallait qu'on les voit. Il fallait qu'on puisse qu'il y ait pas de rumeur justement sur des disparitions, des maladies ou des choses. Il fallait qu'on les voit.
Il fallait qu'on les voit. Et c'était un privilège d'être à leur contact et à leur côté. Mais c'était qui qui était qui avait le droit par exemple de les regard il y en a qui regardé dormir.
Bah enf il y avait des courtines he quand même. Il y avait ce qu'on appelait des ruelles et des courtines. Donc on mettait des rideaux mais oui il y en a qui les regardaient dormir.
Il y en a qui les regardaient procré pour être sûr. Non je crois pas. Mais bien sûr que si.
On les regardait dès qu'ils avaient fait leur petite affaire. On regardait si les draps avaient été souillés pour bien vérifier que la femme était vierge. Et pourquoi on faisait ça ?
C'était pas pour dégrader les femmes, c'était pour être sûr que si elle est enceinte, c'est c'est du bon c'est du bonhomme et pas d'un autre pour pas créer des des des soucis de revendication. Il y avait pas l'ADN à l'époque. Il pas de recherche ro mais bien sûr, bien sûr.
Fallait être sûr. Fallait être sûr que ce soit le bon moment, queil y a impact, tu vois, collision dans 30 minutes. Fallait qu'on le voit.
Waouh ! OK. [ __ ] c'est Je savais pas ça.
C'est pas très connu. Si. Ben non.
Bah si, enfin c'est mais c'était parce que c'était le le le c'était politique, c'est la raison d'état. C'était essentiel le le le mariage c'estit des alliances. Donc ça c'était c'était très politique.
Tu pouvais ta tu comme ça plutôt que d'une guerre à éclater ton voisin, bah tu te maries avec lui comme ça on est ensemble. Et puis surtout il fallait faire un héritier pour qu'il y ait la continuité dynastique pour qu' qui qu' ait la continuité qui ait pas tu vois des élections tous les tous les 5 ans. Leur seul moment tranquille c'était quoi ?
C'était les toilettes. Il pouvaient aller au cabinet quand même. Il y avait des chaises où la chaise percée du roi.
Il pouvait donner audience, il pouvait y avoir du monde qui le regarde. Il y a des rois qui étaient peut-être un peu plus gênés. Ça me vient pas tout de suite mais non si le 14 tenait conseil y compris quand il était en train de poser sa pêche hein et il parlait à ses conseillers.
Ouais, [rires] tu imagines alors qu'est-ce qu'on fait de l'Autriche ? Attendez, on attaque. [rires] Attends, c'est un problème.
J'ai mangé un mauvais rantonet. On attaque. J'ai c'est quoi ?
C'est Non, mais on apprend beaucoup de choses et il paraît la personne du roi était publique. Elle était publique. Le roi était accessible.
J'avais visité Versailles comme voilà comme tout le monde. On peut aller en touristes visiter certaines pièces et ils expliquaient qu'ils allaient aux toilettes derrière certains rideaux à l'époque, il y avait pas de cabinet, il y a pas d'eau courante. Euh si, il y avait il y avait ça sentait très mauvais.
Alors, il y avait pas l'eau courante évidemment, il y a pas le tout à l'égout, mais il y avait quand même des lieux d'aisence, il y avait des lieux pour ça. Mais euh bon, souvent c'était loin puis les gars, ils s'en foutaient un petit peu et c'est vrai que il pouvait s'épencher derrière un rideau dans un couloir où il voulaient. Mais ils avaient quand même, il y avait des vases, il y avait des vases d'aisan des choses comme ça, mais il y avait des gens qui étaient plus ou moins propres.
Mais les gens n'étaient pas tous cradingues non plus. On se méfiait de l'eau. C'est vrai qu'on se méfier de l'eau parce que l'eau était souvent un peu méphétique, un peu pleine de de de bactéries, des choses comme ça.
Donc on s'en méfiait. Donc on avait tendance à se laver un minimum. Et on se lavait quand même.
Les gens se lavaient. Et et tu as dit un jour, ça m'a surpris que la scène ne traverse pas Paris. que c'est pas la scène qui passe.
On dit toujours on va bien dans la scène, on peut aller dans la scène hein. C'est pas la scène. C'est pas la scène, c'est Lyon parce que la scène se jette dans Lyon à en Amont donc à Montre dans le 77 en Sémarne à Montre fonctionne à la limite de Lyon et à ce moment-là à Montre la le débit de Lyon est supérieur à celui de la scène.
Donc logiquement par priorité parce que elle est plus grosse et ben c'est la scène qui est un affluent de Lyon et non pas Lyon qui est un affluent de la scène. Donc en fait quand tu es au Havre ou à Rouan et ben tu regardes couler lonne et non pas la scène. Incroyable.
C'est Paris sur Yonne. C'est Paris Paris sur Ouais. Nei sur Yon.
Juste pour parler de Notredame et puis après on va parler de d'une anecdote par ville en fonction de où vous habitez. Le 15 avril céit en 2019 elle a eu un un il y a eu un énorme incendie. Tu as suivi le truc qui est fan d'histoire.
Moi je revenais alors je revenais d'un voyage en Asie. On se rappelle d'où on était tous à ce momentl. Ah bah moi je me rappelle parfaitement.
J'arrivais d'Asie et quand on a actéré, j'ai vu les nuages et je me suis retourné à mes copains, je dis "Bah ça y est les gars, retour à Paris, la pollution, le nuage et tout. Voilà la la pollution, l'air pollué de qui qui peut arriver à Paris. Et euh et évidemment en me posant, je me suis rendu compte que c'était pas la pollution mais c'était Notre Dame qui qui partait en fumée quoi.
Donc je suis tout de suite allé voir et comme tout le monde, j'ai été sidéré et j'ai regardé j'ai regardé la la flèche vacillée avant de s'effondrer. Après, je regardais les infos. Je suis rentré chez moi très tard.
Je suis rentré chez moi vers 23h minuit. J'arrivais pas à décrocher quoi. J'arrivais pas à décrocher.
J'étais là, je dis mais éteins-toi, éteins-toi. Le truc s'éteignait pas, ça repartait, ça reprenait de la vigueur. Puis j'avais besoin de voir les gens aussi.
Je voyais les le regard des gens. J'ai j'ai vu personne moi, contrairement à ce que j'ai pu lire, des gens qui se moquaient, qui étaient heureux. J'ai vu personne.
C'était quelque chose, c'était vraiment comme comme la si bien titrée Libération qui est certainement le journal que je lis pas forcément mais qui a les plus belles unes. C'était vraiment notre drame. C'était vraiment notre drame parce que au-delà d'un bâtiment cultuel, Notre Dame c'est aussi un bâtiment culturel quoi.
C'est c'est notre épicentre puisque quand même comme on l'a dit tout à l'heure, tout est parti depuis l'île de la cité. C'est ce moyen de franchir le fleuve. C'est le centre, c'est l'épicentre quoi.
Est-ce que tu as eu c'est surtout là où des milliers des millions des dizaines de milliers de personnes ont noué des espoirs quoi. C'est c'est la mémoire de nos pères. Qu'on soit croyant ou pas croyant, ça a rien à voir.
C'est là où les gens sont venus prier, espérer, enterrer quelqu'un, se marier, euh demander quelque chose. Voilà, c'est tous ces espoirs, tous ces chuchottements, toutes ces craintes, toutes ces toutes ces larmes versées, tous ces sourires portés, toutes ces toutes ces joies, ces tdé, ces choses comme ça. C'est tout ça Notre Dame.
Donc c'est plus que de la pierre. C'est la mémoire vivante de du passage de tellement d'anciens quoi, de centaines de milliers de Parisiens qui nous ont prédécessés, précédés pardon, qui est qui qui étaient nos prédécesseurs et euh et qui sont nos aïux. Voilà, c'est tout ça.
C'est le c'est l'écrain protégeant, c'est le sanctuaire protégeant tous nos aïeux. La France c'est 70 millions d'habitants Guillaume, mais c'est 3 milliards de morts. Faut pas les oublier ceux-là.
Elle a été quasiment fini là. Il y a encore un peu de travaux. On y il y a quelques temps visité. nous ont invité gentiment pour voir euh c'est c'est il reste une petite partie à finir.
Pour ceux qui vont y aller visiter, est-ce que tu as un truc à regarder dedans ? Euh une petite anecdote ou un truc qu'on peut voir qui est vraiment cool à voir et à connaître. Ah bah il y a le mur du cœur.
Le mur du cœur qui date du 14e siècle. D'ailleurs, moi quand elle s'est effondrée, la première chose à laquelle j'ai pensé, c'est le mur du cœur. Qu'est-ce que c'est ?
Le mur du cœur, c'est un mur qui sépare le cœur. C'est-à-dire que contrairement à ce qu'on peut croire, une cathédrale, une église, ça a toujours été un endroit très vivant. Évidemment, les gens viennent de se recueillir, donc il faut un peu de discrétion, faut pas hurler, mais c'était des endroits où les gens se réunissaient pour parler, ça faisait des affaires, les gens parlaient, c'est c'était un endroit qui était protégé.
Il y avait un toit, tu étais à couvert donc tu pouvais rentrer. Et les prêtres, ils en avaient marre parce qu' un moment eux quand même, ils voudaient dire "Attendez, nous on fait un office religieux. L'autre, elle est en train de me raconter qu'elle acheté du poisson ce midi au ça fait chier quoi.
Donc on a mis un mur pour séparer les gens qui par qui venaient dans Notredame pas forcément pour prier mais pour rencontrer des gens et les prêtres qui eux priaient de manière exclusive. Et donc on a créé ce ce mur au 14e siècle, un mur de pierre qui raconte l'Ancien Testament, la vie de Jésus et et aussi la vie de Jésus. Donc il y a l'Ancien Testament et le Nouveau Testament et c'est magnifique parce que c'est un c'est une BD en pierre quoi.
C'est un roman graphique de l'époque. Ouais. déf qui déf avec les couleurs et tout c'est sublime.
Et moi j'ai eu peur que ça qui donit du 14e siècle a disparu dans l'incendie et heureusement il a pas disparu. Voilà donc ça c'est pour moi c'est le monument le plus emblématique le plus sublime à l'intérieur de Notre Dame. Allez voir si vous y allez quoi.
Ouais ouais le mur du cœur il est trop beau. Juste pour terminer sur Paris dernière anecdote mais les catacombes pour ceux qui connaissent pas au centre de Paris et enfin dessous pardon. Ouais.
Sur la rive gauche surtout. Ouais. Surve gauche ri on peut aller visiter une partie mais en fait qui est une toute petite partie en réalité des des catacombes.
Qu'est-ce que c'est que les catacomb déjà ? C'est ça. C'est impropre pour Paris les catacombes.
C'est une référ c'est une référence encore à l'antique he comme toujours. C'est ça vient du latin qui veut dire je crois allongé reposer. Et en fait c'était c'est vrai c'était des nécropoles antiques.
Mais à Paris il y a jamais eu ça. Il y a pas eu une nécropole les les gens les enterré près des églises. Une nécropole bah c'est l'endroit où repose les morts.
C'est l'endroit où Ouais. Voilà, c'est un cimetière. Donc autrefois, les nécropoles étaient un peu en dehors de la ville à l'époque des Romains.
Puis très vite à l'époque des francs puis des capéciens sous l'ancien régime, les les cimetières étaient paroissaiaux donc à côté des églises, donc au cœur des villes, au cœur de Paris, tu avais une trentaine de cimetières et avec les progrès, la la densification de la ville et cetera et et les progrès en terme d'hygiène où justement on a commencé à se rendre compte que c'était pas forcément une bonne idée de vendre du poisson frais à côté d'un cimetière où il y a un mec qui avait clamé la veille, tu vois, ça pouvait il pouvait y avoir des trucs qui qui pouvaient corrompre la marchandise. On a décidé de vider les cimetières dont le plus important qui est le cimetière des innocents à Paris, juste à côté des Halles, donc juste à côté du marché et on l'a mis dans les anciennes carrières de la ville. C'est-à-dire prenez le squelette quoi.
En fait, on a pris les corps. Ouais. On a pris les corps, les les ossements et on les a entreposé dans des endroits où on avait extrait les pierres pour construire la ville.
Donc, il y avait des galeries souterraines qui étaient des galeries de de carrière de pierre et on a transformé ces galeries en suer. Et pour donner un joli nom pour que les gens viennent visiter et puis que ça donne une un côté un peu légitime, un peu prestigieux, on a appelé ça les catacombes de Paris. Tu vois, genre comme à Rome, il y a des catacombes.
Nous aussi, on a on a une origine antique mais c'était simplement des carrières de pierres qu'on a transformé en en entrepôt quoi, pour [ __ ] les les ossements des des de je crois trois ou 4 millions de Parisiens. Il y a eu des gens célèbres dans les catacombes. Enfin, les tous les Parisiens tous les Parisiens avant avant qu'on crée les les cimetières en dehors des villes extramuraux, c'est-à-dire donc le père Lachaise, Montparnas, cimetière de l'est, cimetière de Passie, donc était en dehors des du vieux Paris et ben il y a tous les tous les Parisiens.
Tu vas avoir euh Nicolas Fouquet, Robespierre, Danton, les révolutionnaires Mara, ils sont là. Damien, enfin ouais, tous les mecs qui étaient plutôt dans les fausses communes d'ailleurs. Mais on sait pas trop où ils étaient parce que le le le la plupart des des des Parisiens enterrés, il y avait pas de pierre tombale.
Ça coûtait trop cher une pierre. Donc, on mettait une petite croix ou un truc mais voilà, les cimetières ressemblaient davantage à des fausses communes qu'à nos cimetières d'aujourd'hui. Est-ce qu'il y a des une partie qui est fermée au public que tu as eu la chance de visiter ?
Je sais pas avec Stéphane Bern, tu fais des émissions sur les chroniques radio, est-ce que tu as eu la chance de voir des trucs ? Parisiens, il y a il y a il y a une ville souterraine, il y a clairement les carrières de on l'a dit, les carrières de Pierre de Paris, c'est grand. Ah mais c'est immense.
Ça fait presque allez, ça fait le le les premiers arrondissements intramureos de la rive gauche. Donc ça fait le 5e, 6e, 7e, tu vois là 5 6 7 une partie du 13e en plus même le 14e. C'est immense.
Les catacombes c'est qu'une toute petite partie mais le reste carrière de pierre se visite ou pas. Il faut être catafile, faut être initié. C'est une société secrète.
Voilà. tu es tu es un cataphile, donc tu prends une bouche d'égût parce qu'évidemment les catacombes, les carrières de pierre ont été reprises par les égouts, ont été reprises par les le métro, le réseau du métro, tout ce qui est un sous-paris, il y a une il y a une a y a il y a une ville en négatif avec des noms de rues et tout. Ah bon ?
Oui. Et ça all bien sûr. Et ce qui est amusant des catpiles avec des fans de ça ?
Alors, j'y suis une première fois dans les années 90 avec des mecs qui faisaient des passionnés d'histoire qui réhabilitaient le patrimoine sans le dire. C'était dans le 5e, ils étaient au panthéon et il rétablissaient, ils étaient en train de réparer le carillon du panthéon. C'était des mecs qui s'appelaient les les Unterés par un gars qui s'appelle Lazar Kunman et ils étaient au pianoage dans le 5e.
Et les gars m'ont raconté qu'il réparait le carillon sans le dire au conservateur du pantéon. Ils ont mis 3 4 mois, ils sont installés sur les terrasses du panthéon, ils campaient là-bas. Mais combien ils arrivaient aux terrasses ?
J'en sais rien. Ils allaient en douce quoi. Ils escaladaient, je sais pas, il se planquait dessus.
Bref, et au bout de quelques mois de travaux, ils sont allés voir le conservateur et ils ont dit "Écoutez bien." Et là, tout d'un coup, le mec, il a écouté quoi ? Ça va sonner quoi.
Ils avaient réparé le carillon et le conservateur a porté plainte. Non. Et l'association a dû payer 10000 € de dommage et intérêt au Panthéon.
Et le carillon marche toujours. Ah, grâce à eux. Ouais, c'est injuste.
C'est super injuste. Et et donc c'est par ces mecs-là que j'ai commencé à découvrir un peu un univers underground dans Paris. Ça ça m'a passionné parce que avec mes recherches, il y a les recherches en surface mais il y a aussi le fait de de descendre en profondeur, tu vois.
C'est un peu plus louche, c'est un peu plus interlope, c'est un peu plus secret, c'est un peu plus en clair obscur quoi. Et tout ce qui est clair obscur, il y a il y a il y a de la part de de mystère, de légendes, de choses comme ça. Et ça ça m'a ça a commencé à me passionner.
Et la dernière fois que je suis descendu, c'est quelques années, c'est assez drôle, c'est avec le fils d'un astronaute qui a un catafile averti, c'est un passionné par ça. Et euh c'est le fils de Jean-François Clairvois. Donc le mec qui est monté dans l'espace, son fils, lui, il descend dans les entrailles de la terre.
Le paradoxe, c'est assez amusant. Comme quoi, il faut il faut tuer le père. Incroyable.
Et c'est dangereux ou pas de Et je crois qu'il faut pas y aller si tu connais pasin. Tu peux te perdre si tu as pas de lumière. Non non, ça va.
C'est pas Non, c'est pas dangereux. Alors on dit des fois il y a des sociétés secrètes qui te font peur et c'est vrai que des fois tu vas passer une quinzaine de mecs avec de la musique techno à fond euh il passent avec des flashes, des lumière, il t'aveugle, ils te font peur, ils passent mais bon la plupart c'est des gamins de bonne famille, c'est tous des mecs qui ont fait normal supé ils sont Ouais, c'est c'est leur délire. C'est chouette d'ailleurs.
Moi j'aim moi j'aime beaucoup mais non c'est pas c'est pas c'est pas dang. Il y a des il y a des gens qui se sont perdus autrefois dans les carrières mais maintenant les catacombes personne se perd dedans. C'est illégal.
Les flics ils font des descendes. Ah c'est illégal. Et tu te fais choper.
Ouais. Tu te fais sortir et tu as une amende. Et généralement les policiers descendent le vendredi.
Voilà. [rires] Tuas Et par contre ce qui est vrai c'est que des fois tu as des mecs un peu plus vénères qui te prennent tes plans. Tu as pas le droit d'avoir un plan.
Internet capte pas donc tu peux pas utiliser ton téléphone. Et si tu as un plan papier pour te repérer pour pas te perdre, tu as pas le droit d'avoir un plan, faut le connaître. Attends, qui te veulent ton plan ?
Des mecs. Ah bon ? Ouais.
Mais c'est Ça tient aussi de la légende. Moi, je me suis baladé avec un plan, on m'a jamais on m'a jamais menacé de Tu as déjà croisé des gens. Tu marches là.
Ah bon ? L'autre fois quand j'y suis allé, j'ai croisé des Hollandais, ils étaient venus à Paris un weekend pour s'installer il rent où ? Il y a plein d'endroits.
Ah ou moi je rentrai devant. Alors ce qui était drôle c'est que je rentrais devant le Lutia. Moi tu vois le gros palace aujourd'hui qui est à Rasp un gros hôtel de luxe qui rive gauche a-dessus des catacombes enfin au-dessus des carrières et je rentrais par une bouche d'égût et ensuite on descendait un peu un local électrique qui appartenait à GDF et puis après par ce qu'on appelle une petite châtière donc c'est un endroit où tu dois un peu ramper et ben tu te retrouves dans les carrières.
Incroyable. et carrière qui datent du Moyen-Âge, hein, elle date du 14e siècle. Donc euh il y avait euh au Moyen-âge, il y avait la peste, il y avait un énorme problème de de saleté.
Ah ben il oui, il y a eu depuis l'antiquité la peste. J'ai appris grâce à Métronome, grâce à toi euh un truc que je raconte souvent à mes amis quand on voit des maisons à Colombage, donc des maisons anciennes, vous en avez beaucoup en Normandie, à Bailleux et cetera. Ces maisons, il y a des espèces de croix en bois avec de une espèce de chaud blanche, les maisons typiques un peu normandes et en fait elles avancent sur la rue, il y a une espèce d'avancée comme ça.
On a l'impression qu'il sont un peu tombantes et en fait c'était pour pas que les rats puissent accéder à l'étage parce qu' il y avait voilà, il passait en négatif du coup et il tombait les rats. Il y avait il y avait ce côté justement l'encorbellement qui évitait à la vermine de monter. Il y avait aussi les les vols.
Ça permettait de c'était plus compliqué, fallait escalader, tu vois. C'était plus compliqué quand c'était pas vol là, comme je te l'ai dit, l'homme n'a pas changé hein, il est toujours le même depuis toujours et euh donc il y aura toujours des jaloux et des mecs qui convoitent mais c'était aussi pour d'autres raisons, c'est-à-dire que l'espace public était limité, très étroit. Donc quand tu voulais un peu gagner de l'espace et du terrain, ben tu le gagnais sur l'air au-dessus, au-dessus des piétons, audessus des maisons.
Donc donc tu gagnais un peu de la surface, ça vaut plus cher au mètre carré. Donc tu gagnais tu gagnais de la surface. Et puis on faisait aussi l'encorbellement pour on pouvait jeter les détritus.
Tu vois quand tu jettes et que le mec est en dessous, il se le prend dans la tronche. Donc alors si tu es un peu en décalé, tu jettes et là ça va au milieu de la rue. Il y avait aussi voilà le le les égouts c'était un canivaux central.
Donc plus tu gagnais enbellement plus tu pouvais jeter sans que ça coule sur le mur ou sur le voisin. Et tu parles d'insécurité là enfin tu disais il y avait des vols, des cambriolages. C'était on nimagine pas avant il y avait déjà les ventreurs qui étaient connus à Londres à Paris ou les villes françaises.
C'était dangereux comment moyen-âge ? C'est super dangereux. On pouvait pas sortir la nuit ?
Bah c'était pas éclairé déjà. Donc fallait sortir avec ta torche avec ton avec ton lampion. À Paris, au Moyen-Âge, il y a que trois points lumineux.
Ça fait pas beaucoup quoi. Il y a il y a il y a il y a une il y a un lampion pour éclairer les morts parce qu'il faut toujours veiller les morts. Et les l'anternes des morts, ça existe partout ça, surtout dans le sud-ouest et l'ouest de la France.
Il y en avait aussi à Paris. Donc le cimetière des innocents au centre de Paris avait sa lanterne des morts. Donc voilà, on appelait ça un fanal.
Et il y en avait un au niveau de la prison du Châely qui contrôlait l'accès au pont puisque Paris donc c'est né autour du fleuve sur un pont. un pont qui permettait de franchir et d' percer rive droite rive gauche. Donc là, il y avait une lumière et au niveau de la la tour de Nelle, là où il y avait la muraille de la ville qui était la muraille Philippe Auguste pour avertir les bateaux un peu comme un amer que tu arrivais sur Paris. [ __ ] !
Et le reste était dans le noir total noir total donc tu fais ce que tu veux dans le noir il y avait de la criminalité c'est que c'était on pouvait on pouvait pas sortir. Je sais qu'à Londres fut un temps il disait que c'était il y avait peu de chance de survie tu traversais Londres dans tu était de sortir parce que déjà tu pouvais tu risquais ta vie de parce que déjà tu pouvais pas te déplacer de toute façon. Mécaniquement, c'était compliqué.
Sans lumière, c'était compliqué. Puis tu te perdais. C'était un réseau de petites rues, c'était tortueux.
Tu savais pas sur quoi tu marchais. Euh, tu avait des des tu vois les rues étaient pavées mais elles étaient couvertes d'immondice, de sacs, de de de de d'éjection, de tas de trucs. C'était compliqué de marcher.
Euh essaie de marcher dans la pénombre sans lumière, c'est compliqué. J'ai donné des villes, tu vas me dire si tu as une anecdote ou pas. On a pris des villes françaises, il y en a plein.
Euh, on a pris des des moyennes villes, des grandes villes. Tu vas nous dire si tu connais un fait à tout Bingue. Oui.
Donc toi, tu as fait une série sur YouTube où tu es parti à chaque fois, tu as un épisode par ville. C'est hyper intéressant. Vous pouvez aller voir d'ailleurs, il y a à tout beringue.
Ouais, c'est mon odyssée. C'est voilà, je me prends pour Uliss, j'ai quitté ITAC Paris il y a 7 ans maintenant et je vais revenir d'ici 3 4 ans comme ITAC, comme Ulis pour ITAC et j'aurais fait la France. La France, il y en a qui en parlent et il y en a qui la font.
Tu as quitté Paris dans le sens où tu habites plus à Paris. Paris. Tu en as eu marre.
Euh un peu. Ouais, je Ouais, un peu un peu. C'était envie de calme.
Je sais pas trop si c'est la ville qui a changé ou si c'est mes yeux, mais je me suis senti moins en adéquation avec elle. Donc j'y suis, je l'ai quitté pour mieux la retrouver. Tu imagines le signal quand même ?
Parce que toi tu es quand même l'amoureux de Paris par excellence et tu tu en es parti, c'est que quand même c'est plus dur de virir à Paris maintenant qu'avant. C'est plus dur pour les enfants. Je trouve qu'elle est hors d'échelle pour les emmener faire du tennis ou du foot, c'est une galère. pour les déplacements en train tout coûte hyper cher.
Tu tu vois dès que tu veux faire un truc avec un gamin en métro, ça montre tout de suite les tarifs. Tu es parti dans une petite ville aujourd'hui ? Ouais, j'habite dans le Berry.
Moi, j'habite au centre mais je suis à Paris une semaine sur deux, voilà, pour m'occuper de mes enfants qui sont nature, tu as une vie nature dans la forêt. Moi, je suis devenu un homme des bois. Bah, tu as vu comment je suis sapé ?
Je suis devenu Ouais. Je vis avec les serres, les biches, les sangliers, les chouettes. Tu es passé vraiment de la ville à la campagne ?
Ouais, mais je viens de la campagne. Moi, je viens viens je viens de l'Ouest de la France, viens d'un village, quoi. Donc je suis arrivé à Paris à 15 ans, j'ai découvert la grande ville, plutôt découvert les grands ensembles et les cités et ensuite la ville.
Donc je je je suis comme un saumon, je suis retourné, j'ai remonté le fleuve pour dire là où j'étais. Ouais. Je vais te donner des villes tiens, en parlant de de source, ton bains.
Ouais. Bah, je j'en ai pris plusieurs. Est-ce que tu tu as une anecdote sur ton bain ?
Ah de ouf. Il y a une anecdote de ouf sur ton nom. Tuas des anecdotes, faut le savoir.
Si vous parlez avec lui 2h, tu donnes 200 villes, il a 200 anecdotes. C'est fou. Tons, j'en ai deux même d'anecdotes.
Je vais en dire qu'une. Une belle et puis on va en donner une belle sur quelques villes. Non, l'expression, il y a pas le feu au lac.
Oui, elle vient de là. C'est-à-dire que c'est les savoyards qui ont construit les belles cités des riches à Genève et à Lausanne et tu vois à Montreux, toutes ces belles villes suisses. C'est les savoyards qui ont construit.
Et donc pour y aller, ils ont dû traverser le Lément, le lac qui sépare la Suisse de la France. Donc il prenaient le il donc le matin il prenaient un petit bateau, un bac, ils allaient construire euh les villes de Suisse et euh et le et les quand euh le soleil déclinait, les mecs commencent à dire "Bah vous savez, c'est fini, on peut rentrer chez nous." Et là, le contemître, le chef de chantier disait "Non, non, c'est bon, ça va, tuattends, il y a pas le feu au lac".
Ça veut dire que le soleil n'est pas encore assez bas pour un irradier. Tu sais comme cette lumière rasante qui fait flamboyer les rivières la mer tu vois qu'elle devient rougeoyante comme ça quand le quand le la la mer flamboie quand elle rouoie et ben ça veut dire que c'est la fin de journée il y a le feu au lac fin de journée on peut rentrer. Mais tant qu'il y a pas le feu au lac on n'est pas pressé on continue à bosser.
On a on a pris des villes qu'on qu' qu'on parfois une histoire des remparts par exemple R la Gillarde. Est-ce que tu tu as un truc intéressant pour ceux qui viennent ? Alors c'est alors pourquoi les Gaillardes cette expression de Gaillard ça nous remonte à je crois Henri I, on est au 16e siècle.
La ville était défendue par des remparts, des murailles comme toutes les villes du Moyen-Âge et celle-là, elle était particulièrement bien rembarrée, tu vois. Elle était bien protégée. Et là, Enri [ __ ] c'est une ville, elle est gaillarde.
Et parce qu'en fait, gaillard, ça veut ça veut ça veut dire ce que ça veut dire. C'est c'est la vigueur, c'est la force et c'est d'ailleurs un mogolois. C'est un des rares mots golois qu'on a gardé.
Il y a pas 100 mots golois dans dans notre langue française. Ouais, ça vient le mot gaulois d'ailleurs vient de Gale qui encte veut dire le robuste, le vigoureux. Voilà.
En gros, les gaulois pour les Romains, c'était des bourrins. Ah ouais. Et on en a fait notre terme de gaillard.
Incroyable. Clermontferrand. Et ben ce qui est marrant avec Clairmontferrand, c'est que c'est deux villes.
C'est deux villes. [musique] Ouais. Clairmont et Montferrand.
Et on est vraiment Clairmont Monferrand. Clairmont c'est une ville et Montferranden est une autre. Et en plus, on est vraiment au Moyen-Âge où les villes le le pouvoir est partagé entre les deux grosses tutelles de l'autorité féodale que sont le l'évêque et le compte.
Tu vois, c'est ce que tu apprends à l'école, le compte et l'évêque quoi. C'est eux qui ont le pouvoir. Le le paysan, le petit peuple, il est rien du tout.
Et donc clairement, c'était plutôt la ville de l'Évêque et Monferrand, la ville du comte. Et après ça s'est inversé et c'est donc deux villes assez antinomiques qui ne sont jamais parlé. Ils étaient opposés.
Tu était de Montferrand ou de Clermont. Et ça va se réconcilier petit à petit grâce à une entreprise qui est l'emblème de Clermontferrand aujourd'hui, Michelin. Michelin qui s'est qui s'est installé au milieu, je crois que c'est la rue de la République ou un truc comme ça.
C'est cette grande ligne droite qui sépare la hauteur Clairmont Montferrand qui est plus dans le dans la plaine et ben il y a Michelin qui s'est mis et qui a finalement raccordé les deux. Donc le trait d'union entre Clermont et Montferrand, c'est Michelin. D'où le fait que Michelin est vraiment l'emblème, le patrimoine de Clermontferrand encore aujourd'hui.
Euh génial, ça date pas d'hier. C'est c'est Michelin, c'est le bibom qui a réconcilié les deux. Euh si vous habitez à Marseille ou si vous aimez Marseille, est-ce que tuas tu connais un truc sur Marseille ?
Alors on a souvent dit que Marseille était la plus plus vieille ville de France 2600 hein. Massilia jamais les premiers quoi. Les Marseillais.
Et c'est vrai que la première route de France, pour moi qui aime les routes, comme je te l'ai dit tout à l'heure, j'ai cré avec mes pieds. Donc j'aime les routes, j'aime les les les les chemins, j'aime les les nationales, les autoroutes qui sont un peu comme les les rites d'un visage. Les routes, nos chemins du passé racontent les voyages de la France.
Ça raconte notre histoire comme les rites d'un visage sur un homme qui a beaucoup ri, beaucoup pleuré, beaucoup espéré, voilà, qui s'est abîmé et qui s'est modifié, qui s'est changé, qui s'est embéli par ses marques, ses stigmates. Et bien comme Marseille est la première ville de France, la première route de l'histoire de France, elle est donc à Marseille. C'est la rue Saint-Jean qu'on retrouve encore dans le parti.
Ouais, c'est la première rue, c'est le premier chemin, c'est cette terrestre en tout cas. C'est cette rue Saint-Jean là qui va jusqu'à l'église Saint-Jean, le collège Saint-Jean sur la rive droite du vieux port et et donc c'est la première route de notre histoire. Donc c'est super émouvant pour quelqu'un comme moi qui écrit l'histoire par ses routes, par ses chemins.
Et ben Marseille c'est le premier chemin. Mais peut-être que Marseille n'est pas la plus vieille ville de France. Ah c'est quoi ?
Elle a une concurrente. Paris. Non c'est pas Paris.
Non. Bordeaux. Bé.
Béier Béier. À l'opidome dans ces runes, on a découvert des vestiges qui sont antérieurs à Marseille, antérieurs aux Grecs. Parce que les Grecs, c'est les Marseillais, hein, c'est les c'est les Grecs qui fondé Marseille faussé.
C'était des gens qui venaient de faussé. C'est la Turquie aujourd'hui. Donc la cité fausséenne, c'est les Grecs.
Mais il y avait déjà des gens, notamment un opidomme qui était en Sunes qui a des vestiges de pierres d'une cité qui sont 50 ou 60 ans antérieur à Marseille. Donc Marseille a jamais les premiers. Pour le foot ?
Oui. Et pour l'histoire des villes, Béier euh pour l'instant a peut-être la préférence des historiens, des archéologues. C'est pas moi qui vais trancher, c'est les historiens.
Je les laisse faire mais voilà, il y a il y a des bas. Tiens, au-dessus au-dessus de de Marseille vers Lyon, Saint-Étienne, est-ce queil y a une histoire un peu étonnante avec Saint-Étienne ? Saint-Étienne, c'est pas une histoire, c'est un lieu qui m'a marqué.
Saint-Étienne, c'est vraiment un des premiers lieux avec les les premières grosses mines industrielles du 19e siècle qui se crée quand à la chute de Napoléon. Quand Napoléon est défait, après la défaite de Waterlow, c'est les Prussiens qui se partagent l'endroit le plus riche en charbon et en houille. Tu sais que voilà, autrefois pour faire fabriquer les les usines et cetera.
Et ouais, il fallait extraire le charbon. Euh c'était voilà les les usines carbonées, c'était notre richesse. Et il y en avait beaucoup dans la SAR.
Et la SAR vers Sargemine, tu vois, vers Sarlouis, tout ça, ça a été arraché à la France parce que c'était le sous-sol était trop précieux, tu vois. Le sous-sol était super riche. Donc, on l'a enlevé à la France.
Donc la France s'est retrouvée à Pauvri, il a fallu trouver de nouvelles mines. On a trouvé à Saint-Étienne et il y a des mines qui sont encore parvenues jusqu'à nous qui se visitent dont une où tu as des vestiges encore en place comme par exemple la salle des pendues. Ils appellent ça la salle des pendu parce que c'est là où les mecs se déshabillaient pour aller se laver et tu as toutes leurs tenues de chemineau qui sont pendu des centaines.
Ah c'est impressionnant. Tu vois ça ? Tu as l'impression d'assister à un truc un peu sépulcral parce que tu dis "Mais c'est les mecs qui sont morts aujourd'hui qui ont disparu." Non c'est leur combinaison.
Elles sont encore là. Et tu as aussi la salle des jetons. Les jetons ?
Ouais, les jetons, les mecs quand il descendaient dans la fusse, quand il descendaient tout en bas pour être sûr qu'ils remontent et que il se paument pas et qu'on les perde pas de vue, on leur demandait de prendre un jeton. Donc il descendaient avec leur jeton. Donc il savaient qu'il y avait 100 mecs par exemple avec des 100 jetons qui manquent.
Ils sont 100 en bas et quand ils revenaient, ils devaient remettre leur jeton. Est-ce qu'il manquait des jetons ? Et ben, ça veut dire que le mec il s'était perdu en bas qu' il était mort.
Voilà. Donc tu imagines la salle des jetons quand tu as un jeton qui manque, c'est mauvais signe. Ça c'est très émouvant à Saint-Étienne.
Mais Saint-Étienne, c'est une ville incroyable. Mais c'est Bernard Labilier qui le dit mieux que moi, hein. On n'est pas d'un pays, on est d'une ville.
Sainté avantdernier, tiens Bailleux ville de l'histoire. C'est dans Normandie. Ouais.
Ouais. La Normandie, ben c'était une des premières villes des comptes de des ducses de Normandie. Et à Bailleux, euh il y a un vestige, il y a un monument, il y a un truc emblématique de notre histoire qui d'ailleurs a créé une petite polémique récemment parce qu'on a voulu la trimballer à Londres.
C'est la fameuse tapisserie de Bailleux. Mais c'est on a voulu personne a été consulté hein. Oui.
Oui. Puis je crois je crois qu'elle y est là. Il y a eu un retard mais je crois qu'elle y est.
Donc c'est vrai que j'ai pas tranché moi je suis pas historien ét emmené à Londres pré je pense qu'il y a des conservateurs qui ont jugé opportun enfin en tout cas euh sûr de le faire donc je vais pas juger à leur place je connais pas le truc mais c'est vrai que c'est flippant quand on voit ce parchemin de 80 m de long super fragile avec les fibres à 1000 ans et ça nous raconte donc la conquête de l'Angleterre par Guillaume le conquérant et et je vous invite à regarder là je me fais un peu de pub ma chaîne à tout Bing où j'ai raconté l'histoire de Bailleux et je vous raconte l'histoire de la tapisserie en version accélérée un peu manière de béné et je vais pas me jeter des fleurs mais je suis assez fier du résultat donc je vous invite à regarder et vous allez voir l'histoire de la tapisserie tu verras le truc assz marant je vous mettrai le lien de toute façon si vous voulez chercher métronome on en parlait tout à l'heure donc c'est chez Michel Lafon si vous voulez le commander je vous le mettrai direct il est vraiment chouette il y a le métronome donc illustré version version 2025 avec des photos de chaque en fait à chaque fois tu donnes des anecdotes hyper intéressant bah il y a des photos il des photos des schémas des vieilles photos en noir et blanc de l'époque ça n'a pas disparu moi je m'appelle Appuie sur des choses encore. Moi les pierres me parlent Guillaume. Tu vois moi si c'est pour me raconter un truc qui a disparu, ça va moins Ça t'intéresse pas ?
Bah ça m'intéresse mais moins. Il y a pas mieux que tout d'un coup de se retrouver face à l'histoire. Tu es né à né avec elle quoi.
Les pierres qui peuvent avoir 500 ans, 1000 ans, 1500 ans, elles ont connu la peste, la guerre de 100 ans, elles ont connu Jules César, elles ont connu Rome, elles ont connu Napoléon, Jean Dark, tu te retrouves avec des pierres qui les ont qui les ont côtoyé quoi. Tu les touches et tu es en dis qu'elles ont vu. Ouais.
Ah bah ouais, elles les ont vu. Moi elle me parle. Moi je suis elle me chuchote des trucs à l'oreille. pu tu as la version jeunesse he qui est sortie.
Je je vous la mettrai aussi je vous mettrai les liens donc dans la description de la vidéo YouTube directement. Vous pouvez cliquer sur le lien et en podcast audio donc Spotify, dieser Apple podcast, Amazon Podcast. Si vous nous écoutez sur la route ou ou ailleurs en train de faire du sport ou quoi, vous pouvez directement cliquer dans la description des des plateformes de podcast audio.
Je vous mettrai les liens si vous voulez commander les livres. Honnêtement, celui-là, moi j'ai commencé à lire, il est exceptionnel. l'édition jeunesse.
Alors en vrai, c'est pas que pour les c'est le lire avec tes enfants mais tu peux le lire tout seul aussi hein. Ça se lit tout seul et puis c'est vrai que c'est des petites choses un peu plus isolées, un peu plus enellulé avec des petites remarques anecdotiques marrantes. Ouais.
Des chiffres, des statistiques, des petites questions simples, des vraiment on apprend plein de trucs. Voilà, je pense que c'est une belle porte d'entrée. Ouais.
Pour pour les plus jeunes et pour les moins jeunes aussi parce que c'est vrai que moi mon père l'a lu quand je lui ai montré les deux. Il a préféré celui-là. Ouais.
Une petite dernière sur Lille. Est-ce que tu aurais une anecdote ? Bah Lille, c'est une île justement.
Lille ? Bah oui, c'est une île. Son nom vient de là, c'était une île posée sur des cours d'eau.
C'est plus une île aujourd'hui. Ah bah aujourd'hui le le le il y avait des rivières, tu vois, il y avait la il y a la deule, il y a la lice et euh ces rivières petit à petit elles ont été euh elles ont été captées. D'abord, c'était souvent des égouts à ciel ouvert, donc ça devenait des cloacques, donc il fallait il a fallu les couvrir.
C'est souvent comme ça que nos rivières intramuraux sont disparues. Mais euh c'est c'est c'est c'était au départ une petite mode féodale dans des marais, dans des cours d'eau, dans des rivières et de cette petite mode féodale, on a fait l'île. Et quand je te disais justement que les noms veulent dire quelque chose, l'île c'est super bien à point nommé, tu vois, c'est vraiment voilà, c'était une île effectivement, mais euh il y a des noms qui disparaissent et des fois j'en veux pas, j'ai pas une grosse colère, mais j'en veux un peu à ceux qui sont souvent nos élus quient l'histoire et qui cassent l'histoire des des villes en prenant le leur toponomie et en la faisant disparaître parce que là, ça quitte le patrimoine collectif.
Le dernier exemple en date, Martin Aubry, donc maire de Lille, elle a débaptisé la rue de Paris. Et c'est important la rue de Paris parce que Lille est parisien enfin appartient à la France depuis le 17e siècle. Avant c'était une cité flamande indépendante.
Ça appartient à la France depuis le 17e siècle avec Louis XIV, c'est le rattachement de l'île. Et donc Louis XIV pour célébrer ça, le rattachement de l'île à la France, il a créé un Arc de Triomphe magnifique au-dessus d'une rue qui conduisait où ? À Paris.
À Paris, capitale du royaume, rue de Paris. Ça raconte l'annexion, le rattachement, le lien. Cette voix du nord qui conduit vers le sud, vers la capitale, renommé.
Elle l'a débaptisé, elle l'a appelé Ru Pierre Morroi. J'ai rien contre Pierre Morrois qui est Pierre Morrois qui est qui était un ministre qui était un ministre socialiste et euh et qui a déjà une bibliothèque qui a déjà le stade le stade de foot de Lille s'appelle Pierre Monroi. Donc je pense que très bien moi je vous le rendez hommage, j'ai rien contre ça.
Faut faut faut veiller sur la mémoire de tous mais il en avait déjà assez. Or, enlever la rue de Paris qui racontait une histoire autrement plus importante qu'une histoire humaine, que ce soit Pierre Monroi ou Laurent Dutch, euh dont on se foutra dans plusieurs centaines d'années, en revanche, le lien avec Paris, euh il racontait quelque chose qui était un peu plus structurant que des gens qui comme moi, comme toi ou comme lui, ne font que passer. Est-ce qu'il y a une mort vraiment bête dans l'histoire ?
Tu donnes plein d'anecdotes. Est-ce qu'il y a un roi ? Est-ce qu'il y a quelqu'un de très connu qui est mort bêtement ?
Bah oui. Ah ben on a le roi des cons, c'est un roi Charles VI. Charles 8, il meurt au château d'Amboise.
On est en 1493, je sais plus trop exactement la date, fin du 15e siècle. Et il vient de se marier avec Anne de Bretagne. Donc la France va la Bretagne va être attachée à la France.
Donc c'est quand même un super mariage pour la France. C'est une belle union. C'est pas c'est pas une annexion, c'est c'est un rattachement.
Etth et il est tout content et avec sa fiancée qui avec sa femme qui l'adore, il veut organiser un combat de un tournoi de chevaux. Donc ça se passe dans souvent les tournois de chevaux se passent dans ce qu'on appelle les lissux de jout c'est les fossées du château. C'est là où il y a de l'espace où les mecs peuvent s'envoyer en avec les lan à cheval.
Voilà. Donc le mec il se précipite avec sa femme, il est tout content, il veut lui montrer que c'est le meilleur, c'est un champion, tu vas voir, tu vas adorer puis après je vais te dégommer. Enfin, tu vois, il est tout excité et il était tellement empressé qu'il s'est mangé un linteu de porte pleine tronche.
Le mec, il s'est pris un coup de plafond. Non, attends, il se prend le coup de plafond, il meurt sur le coup. Enfin non, il meurt au bout de 6h.
Bam ! Traumatisme crânien. Enfin non, il s'est relevé.
Il s'est relevé mais il a commencé à avoir mal à la tête et puis il est mort. Et il est mort dans les fossées, c'est-à-dire de là où il y avait les déjections. Il est mort dans la dans la crotte, dans les détritus.
Triste fin pour un roi de France qui était quand même Charles 8. Mais il mesurait moins d'un60. Donc comment un mec c'est j'en parle en connaissance de cause, comment un mec de moins 1,60 peut se manger un linteu de porte ?
Personne sait jamais poser la question. Jusqu'à toi Guillaume puisque tu viens de dire la réponse. Il était à cheval.
Il est passé sous une porte à cheval. Ouais. sous une porte cochère quoi.
Il est parti sous une poche porte pour accéder au sous-sol et au douvâteau et son destrier devait être trop haut. Ça devait être un destrier de guerre, tu vois, au lieu d'un cheval de de parade ou je sais pas quoi. Et il s'est mangé le linteau en pleine en pleine poire quoi.
Et ça l'a tué et il est mort dans d'atroes souffrances hein. Il a commencé à avoir la tête qui a explosé tu vois un peu ambiance attaque des titans. Tu sais le dessin animé là ça te compresse le cerveau.
Ah ouais ça lui le compressé. C'est bien. On on il y avait de de du mécontentement général en France en 1789 avant la Révolution française.
Est-ce qu'on n'est pas dans une période un peu comme ça sans faire de politique ? Est-ce que toi qui souvent on dit que l'histoire se répète ? Oui.
L'histoire repasse les plats. Contrairement à l'histoire ne repasse jamais les plats. C'est pas vrai.
L'Itasse qui disait je crois un peuple qui oublie son histoire second à la revivre parce que c'est c'est une boucle. Qu'est-ce que tu penses de la situation actuelle sans faire de politique ? pas le sujet, mais est-ce que tu as l'impression qu'on est dans une période aussi, on commence à ressentir des trucs comme ça ?
Ouais, ouais, ouais, ouais. C'est une période de Tu sens une fin de cycle, tu sens une fin de cycle. Tu sens une fin de cycle.
Moi, je suis persuadé que ce qui fait ce qui a fait la puissance des sociétés, c'est deux choses, c'est la force et le nombre. La force et le nombre. Voilà.
Est-ce que nous aujourd'hui la France a la force et est-ce que la France a le nombre ? Voilà. Je suis pas sûr.
Je suis pas sûr mais euh la nature a horreur du vide et euh on va être changé, on va être transformé, on va être modifié mais c'est pas une disparition, c'est une continuité. Je crois pas. Tu vois, par exemple, tout le monde dira ça va être la chute de l'Empire romain là.
Voilà, on revit la chute de l'Empire romain. Mais l'Empire romain, il a pas chuté. L'empire romain, il s'est transformé.
Il s'est il s'est métamorphosé petit à petit. Tu vois, on dit souvent bah voilà, ils ont été il y a des barbares qui sont arrivés, tu vois la métaphore, on l'a aujourd'hui, voilà, avec les vagues de subie connait la chute d'Empire romain, tu peux nous le redire en 30 secondes 476 l'Empire s'effondre. L'empire s'effondre, voilà, c'est des barbares, on les a appelé comme ça, des barbares.
Ven d' ils venaient de Lombardie. C'était des Germains, des germaniques, c'était des Francs, c'était des Visigo, c'était les les hains, les Ostrogo. Non mais par rapport à aujourd'hui c'est des il venaient bah il venait de l'Est, il venaient de l'Est, il venaient plutôt de l'est que du sud.
Si aujourd'hui tu vois, tu veux comparer avec les migration sud-nord avec le sud global, il venaient plutôt là de l'Est. Les mecs s'étaient fait taper sur la muraille de Chine, ils ont pas pu passer. Donc ils sont retournés vers l'ouest et petit à petit, ils sont abs ils ont ils ont absorbé le le modèle romain.
Mais le ce qui a succédé à l'Empire romain, c'est plutôt le modèle chrétien puisquil a résisté l'administration chrétienne a résisté à la chute de l'Empire. Et cette administration chrétienne a été le socle sur lequel se sont appuyés les francs comme Clovis. Et ça a donné la France, ça a donné l'Allemagne, ça a donné l'Italie, ça a donné l'Espagne, ça a donné l'Angleterre.
Les choses se sont continuées. Clovis se prenait pour un César. Il se prenait il était persuadé qu'il était le continuateur de l'empire.
Donc à son époque, il y a pas eu la sensation que l'empire romain avait disparu. Et si on regarde un peu aujourd'hui, on voit que les Carolingiens Charlemagne se fait couronner empereur du Saint Empire romain germanique. Donc il y a pas eu de chute de l'empire.
Ça s'est transformé. Et je pense que aujourd'hui euh moi, mon pays, la France euh peut-être arrive en fin de cycle, mais elle va euh se transformer en quelque chose d'autre comme elle l'a toujours fait en fait. Donc euh je suis pas plus inquiet en me disant "Oh là là, mon mode de vie va disparaître." Non, mon mode de vie va pas disparaître, il va se transformer.
Moi, c'est ce que je pense. Après, je peux me tromper, je peux être un ravi de la crèche mais je suis persuadé qu'on est dans une continuité comme on l'a toujours été. Mais effectivement, tu l'acceptes en fait ?
Ouais. parce que c'est euh parce que c'est comme c'est c'est comme ça. Puis ça se trouve ça va être chouette.
Enfin, j'en sais rien. Tu vois, [rires] ça se trouve être on va on va on va découvrir de nouveaux modes de vie. Je ça ça se ça se suit quoi.
On n jamais figé. De toute façon, être figé la mort. Ne pas bouger, se refermer, machin, c'est la mort.
Tu vois, c'est parce que c'est parce que le le latin a évolué qu'il est devenu la langue française et qu'on a continué à la parler. Sinon, ça serait une langue morte. On la retrouverait plus que dans les livres et dans les musées, dans les monastères ou j'en sais rien.
C'est parce qu'elle a évolué. La vie c'est le dynamisme dans ta la mort c'est le point final. Voilà.
Ne pas bouger c'est mourir. Il faut bouger. Il faut changer.
Dans ta dans ta série à toute Bersing, juste une dernière anecdote mais qui qui assez folle. Mais faut pas perdre la mémoire, faut pas oublier son histoire. Voilà.
Ouais. Euh on ne parle pas de rien. C'est ça.
On continue à avancer mais on emmène la vie. C'est un sablier, tu vois. C'est exactement un sablier.
Il y a ce qui vient, il faut le prendre parce que c'est ce qui dure encore. Parce que s'il y a plus rien qui vient, on est crevé. C'est la fin du sablier.
Donc faut que faut que ça vienne. Mais ce qui est en bas, faut y faire en sorte de creuser de temps en temps ou de nettoyer pour pas que ce qui est tout au fond n'y a plus accès. Et notre vie présente, c'est simplement le passage étroit de ce sablier entre ce qui vient et ce qui est venu.
La vie, ça se résume à deux phrases toutes simples. C'est espoir et mémoire. Nous sommes espoir et mémoire.
Moi, je crois pas à Carpédium. Je crois pas au temps présent. Le temps présent n'existe pas et déjà passé.
Le temps présent, c'est tout simplement le futur, c'est-à-dire ce qu'on concevoit, l'espoir de se dire "Oh, ça va être bien, oh, ça va être bien, oh, je vais jubiler, tu vois, je vais le la côte de bœuf que je vais bouffer là, je mange le steak. Hm, c'est le goût que j'aime. Hop, je me Tu vois, je l'espérais déjà, je le désirais.
On était dans le futur. Le futur est ce que je vis correspond à ce que j'espérais et va correspondre au souvenirs que je vais m'en faire. Nous sommes espoir et mémoire.
On n'est pas carpédium. Carpédium, c'est une porte, c'est un chamb de porte. Tu as envie de vivre dans un chambr de porte, il y a des courants d'air, tu as chopé la crève.
C'est de la philosophie de comptoir. Non non mais c'est très agréable d'écouter. Je je suis spectateur.
Nous sommes espoir et mémoire. Grenoble. Juste une anecdote qui qui est qui est folle.
Tu parles d'une vague géante à Grenoble. Comment il peut y avoir une vague à Grenoble ? Non mais surtout je parle alors il y en a eu plusieurs.
Il y a il y a eu des tsunamis en fait c'est des cailloux qui se cassent la figure. Il y a eu en fait c'est des gros morceaux de montagne. Ouais c'est morceaux de pierre.
Ouais, c'est des gros morceaux de montagne qui tombent dans une rivière, dans un cours d'eau. Soit ça fait monter le cours, soit ça libère un bassin de rétention d'eau. Pour Grenoble, ça a été le cas.
C'est-à-dire que cette montagne était en espèce quelque sorte un barrage naturel, une digue naturelle qui a fait libérer les eaux d'un lac en altitude et qui a ravagé la ville au 12e siècle. Mais il y en avait eu un énorme dans les Alpes. Il y a eu l'Atlantide européenne.
Tu sais le truc de l'Atlantide ville engloutie, on a eu ça en 563. Les données sont très précises. Ça c'est fou.
Bah parce qu'il a encore il y a un énorme pan de montagne qui est tombé, ça a libéré de l'eau et ça a fait monter le cours du lac Clément. Et ça ça a noyé toutes les villes aux alentours. Et c'est pourquoi les villes par exemple comme Ton dont on parlait tout à l'heure se sont reconstruits sur des hauteurs dans la mémoire de ce traumatisme, de ce de ce cataclysme de ce rat de maré qui avait eu lieu dans l'année très précisément en 563 je crois.
Incroyable. Faut vérifier la date hein. Peut-être me tromper d'une année ou deux.
De toute façon, le calendrier a changé depuis hein, depuis que Charlesu il a remis le premier de l'an 1er janvier. Avant, c'était à Pâqu, tu vois, c'était le bordel. En quelques mois euh avant le tournage, on a enchaîné plusieurs premier ministres.
Ça s'est euh enchaîné vraiment euh la dernière fois que c'était arrivé en France, c'était entre 1946 et 1958 pour information. C'était République, la République des partis la colère de du général de Gaulle qui s'était retiré de la vie politique à cause de ce qui se passe aujourd'hui clairement. Et la foi d'avant, c'était sous Napoléon Bonaparte.
Donc ça fait vraiment c'est arrivé assez peu de fois en France. Qu'est-ce qu'il faudrait d'après toi qu' une connaissance historique ? Qu'est-ce que de quoi la France a besoin ?
On voit que la France à chaque fois été rattrapée par des personnages forts. Napoléon Bonaparte de Gaulle. Est-ce qu'il faut un personnage fort ?
Qu'est-ce qu'il faut aujourd'hui ? J'en sais rien. Et tu vois c'est justement en répondant à ce genre de question que je m'attire les foudres des spécialistes, des scientifiques et des universitaires.
Mais je te demande pas un nom. Justement, c'est moi en tant que passionné d'histoire, je me rends compte que ce qui pose le plus de problème à ce qui s'est passé avec l'époque avec De Gaul ou avec Napoléon Bonapart, c'est justement le le le côté manège carousselle instabilité politique permanente. C'est-à-dire que il y a une espèce de de de de de de choses rendu temporaire temporaire.
ça peut ne pas durer. Et justement comme ça peut pas durer, on va en faire le moins possible pour essayer de durer. Là clairement, on est dans un système où en haut on a un président qui fait tout pour durer.
Il veut pas lâcher quoi. Il veut pas lâcher. Il a raison, il a été élu.
Je on va pas, tu vois, il y a pas de crise politique, mais on se rend compte que peut-être il est de moins en moins en adéquation avec d'abord son corps électoral, avec le peuple français, j'en sais rien, c'est pas mon rôle de juger ça, mais il essaie de garder il essaie de garder son truc parce que dans un an et demi, il y a des élections où là certainement il sera il sera remplacé. Je la la solution, elle est peut-être dans plus d'immanence, plus de permanence, plus de continuité pour laisser autant le gens de s'installer et de faire des choses. Parce que maintenant les esitions c'est 5 ans.
Donc pendant 1 an tout s'arrête pour savoir qui va dormir au château. Après le mec pendant 2 3 ans il essaie de faire un truc mais très vite c'est contesté. Donc OK, il est retoqué machin et cetera.
Puis il doit faire connaissance avec ceux qui étaient là avant. Enfin bref, il y a des règles machin et puis un an avant tout s'arrête parce que ça faut préparer. Il y a la réserve électorale, tu vois, un peu comme pour les municipales, tu vois.
Moi je travaille avec beaucoup de mairies, d'office de tourisme et cetera. Là, tout le monde me dit "On adorerait que vous fassiez un atout de berzingue, mais on va attendre parce que dans un an, il y a les élections. Donc, on voudrait pas que ça sert d'argument pour nos notre opposition de dire bah voilà, il se sert de son mandat pour faire venir un mec, pour se faire bien et cetera, pour être élu." Donc un peu de parité, d'égalité.
Donc réserve électorale, tout est bloqué pendant un an. Et je pense que voilà ce qui ce qui nous ce qui nous porte préjudice dans l'avancée des choses au niveau politique he au niveau système politique, c'est cette espèce de de tempor non pas temporalité mais de temporarité quoi. Je sais pas si ça existe.
Peut-être un néologisme, la France adore ça. Temporarité euh pas exister c'est c'est Non mais c'est c'est intéressant comme débat. Est-ce qu'il faut faire un un tu vois une sorte de mandat de 10 ans mais pas renouvelable où tu sais que par exemple tu as vraiment le temps de faire ou decepter là finalement ça existait avant mais pas renouvelable.
Ouais. Ouais, mais je pense que moi en raccourcissant les mandats, en raccourcissant les choses avec donc le fait de de de préparer la suite et de préparer le début, tu fais que préparer. Bah, on fait que on est que dans le pré la préparation et puis on est que dans le calcul quoi où les mecs ils sont déjà là, tout va se figer parce qu'ils sont déjà dans dans ce qui va arriver dans un an et demi.
Tu es aussi au théâtre en ce moment, tu fais une pièce qui s'appelle Romanes romanesque 2.0. Qu'est-ce qui se passe ?
C'est un seul en scène, tu es tout seul. C'est un c'est un seul ancêtre où c'est un seul c'est un seul en scène où je raconte l'histoire de la langue française. J'appelle ça la folle aventure de la langue française.
C'est en gros comment on en est arrivé là à cette à parler cette langue de France qui caractérise le mieux, comme je l'ai dit tout à l'heure notre identité. La langue qu'on parle c'est vraiment notre ADN qui se déroule dans nos bouches. Dès dès qu'on parle on convoque un ancêtre.
Les mots qu'on emploie Guillaume, c'est des monuments et ces monuments traduisent notre identité qui nous sommes. On est français par cette langue de France et elle est magique. Elle est magique.
Elle est ouverte, elle est tolérante, elle est gourmande, elle est métisse, elle est généreuse, mais surtout elle a cette histoire incroyable qui est donc notre échelle ADN. Et c'est ce que je raconte un peu avec des exemples un peu marrants. Voilà, comment on en est comment on en est arrivé là à parler cette langue qui est à partir du de la langue de notre papa à tous.
Et là, ça va décevoir tous nos amis du parc Astérix qui est donc le le latin de Jul César. Tu aimes Astérix ? Oui.
Oui. C'est Gol. Moi aussi.
Ouais. Mais malheureusement non, notre ancêtre c'est pas le petit marrant avec des plumes. Notre ancêtre c'est le gros balaise en cuirasse.
Astérix, il serait assis en face de toi là, il t'aurait déjà pété la gueule. Il [rires] aurait Ah je te jure. Ah il aurait bouffé le fauteuil hein parce qu'il aurait compris que la la langue que je parle et celle que tu comprends, c'est pas la sienne.
C'est celle du méchant. C'est celle de l'envahisseur, c'est celle de Jules César. On est romain.
Je suis désolé. Obisque, c'est c'est Il y a un mot qui t'a qui est intéressant. Tu expliques un spectacle pour donner un exemple de ce qu'on peut voir.
On va parler des anglicismes, tu sais dans mon spectacle, un moment je parle des anglais, tu vois, Guillaume le conquérant justement tes ancêtres les normand et là je sens les mecs qui se crispent un peu sur leur fauteuil tu vois, il c'est Ah non non, on est là pour un spectacle sur la langue française, le mec il va pas nous mettre des des anglicismes à ce moment-là, tu vois, dans le spectacle, pas possible. C'est trop tôt, au 15e siècle, tu non, c'est pas possible, s'il te plaît. Laurent Dutch, les antiglobiches là, ils sont vénères.
Et je leur ai dit mais calmez-vous les gars, ils ont un peu oublié justement l'histoire de l'Angleterre où depuis la conquête de Guillaume Le Conqueran en 1066 après la bataille de Hastings et ben ça a parlé français en Angleterre pendant 500 ans, au moins 300 ans. Le français est devenu la langue de l'élite, la langue de la justice, la langue officielle, la langue du roi. Et voilà pourquoi encore aujourd'hui près de la moitié du vocabulaire anglais, ça vient de chez Bibi.
Et je donne plein d'exemples mais tout simple, tu vois où tu as qu' enlever l'accent. Regarde, how bah c'est he pas la peine de he c'est français. Tower tour c'est français.
Pas la peine de tour, c'est français. Euh interview, tu vois là, on fait un interview. Entrevue.
Entrevue, c'est français. Vintage mes gamins, ils ont plus que ce motl à la bouche. Ah, c'est vintage, c'est vintage.
Vintage, c'est un mot anglais français. 20 ans d'âge. C'était pour le pinard quand il ramenait du pinard ou du cognac.
C'est du 20 ans d'âge. Oh ! 20 âge 20 d'âge ça a donné barbecue.
C'est français non ? Avant bien sûr. Je crois que c'était barbecue.
Barbecue. Comment on faisait un mchoui au Moyen-Âge ? Je te l'a fait simple.
Bah rotisser un Tu prends un mouton, tu prends ton épée. Une Ah oui. Tu enfiles le mouton.
Oui. De la barbichette jusqu'au fion. Ça fait barbe au cul.
De la barbe au cul. Et en anglais, bah avec l'accent barbecue. Là, je suis désolé, c'est pas cuit.
Barbecue [rires] barbecue c'est barbecue. Ça vient de là plein d'autres. Comment tu dis ?
C'est hyper inér couteau en anglais. Knif. Ah non mais ça s'écrit.
Non mais ça s'écrit kanif. Canif est français la gueule. Canif [ __ ] c'est français.
Mais il y en a plein d'autres. Alors au départ, c'est un mot arabe parce que il y a à peu près 1000 mots qui ne viennent de l'arabe. Il y a vraiment un métissage qui date pas d'hier.
C'est ça c'est d'ailleurs ça qui est génial avec la langue française. Elle nous donne des leçons de métissage et d'intégration qu'on a peut-être un peu plus de mal à accepter aujourd'hui. Couteau.
Il y a la langue arabe. Kanif canif c'est c'est arabe. Ouais, je dis mal.
Hanif et canifain. Et knif mais il y en a plein dans la mot. Tiens, regarde.
Tu veux du sucre dans ton café ? sure, ça vient de l'arabe. Café, ça vient de l'arabe.
Orange, ça vient de l'arabe. Jupe, la jupe, ça vient de l'arabe. Un jup qui était une espèce de truc que tu mettais sous la il y en a plein dans les sciences aussi.
Alcool, tiens, alcool, c'est un mot arabe. Amiral, algèbre, alchimie, c'est tous des mots arabes. La langue française raconte notre identité, celle du passé et puis même celle à venir.
Elle est pleine d'espoir et surtout elle fait son miel de toutes les arrivées, de toutes les intégrations. Elle réussit là où on pourrait échouer en ce moment. Euh, attends, c'est J'avoue que tu me racontes tout pendant 2 heures là.
En fait, finalement, faut aller au spectacle quoi. Ouais, il faut aller au spectacle. Il en a plein. [rires] Tiens, le yatus de langue française, le H.
Tu sais, tu sais jamais si tu dois faire la liaison. Le H, tu vois, genre les hérissons, les hérissons, les haricots, les haricots. Ça c'est très concret.
Tu vois les maman ça ? Ouais. Aping, on dit, on fait un aping, on fait une surprise sur le plateau, quelque chose qui se passe.
Et ben ouais. Tu sais pourquoi ? Ça c'est à cause des Franklovis, nos ancêtres germaniques qui eux tapaient très fort sur le début d'un mot.
Donc en fait le H c'était pas une consonne aspirée, c'était une consonne sonore qu'on entendait. Donc on l'écrivait vraiment pour préciser qu'on l'entend. Je retrouve d'ailleurs dans le mot ha cheveux en anglais.
Ha tu entends le H ? Hund le chien en allemand tu entends le H. Donc nous les Français, si aujourd'hui on on fait la liaison pour les hommes ou les honneurs ou les hélices, mais qu'on la fait pas pour les hachoirs ou les hérons et ben tu peux être certain, c'est parce que ces deux mots en fait sont d'origine germanique alors que les autres sont d'origine latine.
Donc maintenant tu comprends et tu sauras éviter la faute. Toi tu disais tout à l'heure tu avais trois enfants, tu en as trois. Tu as SI, Colette et Llot.
Rapport avec l'histoire, comment tu as choisi les prénoms toi qui est fan de tout ça ? Alors non non. Alors d'abord, moi je j'aime beaucoup Colette l'écrivain et c'est un prénom que je trouve super touchant, charmant.
Donc il était il était sur ma tout dou liste. Dès que j'ai une fille, elle s'appellera Colette. Si c'est un peu la contraction d'à la fois de évidemment mes origines hongroises avec avec Sissi l'impératrice RGB qui est le diminutif de d'Élisabeth en Hongrois.
On dit Siss. Et puis aussi ça avait un rapport avec la la la famille de ma de mon de mon ex-femme qui avait une Simone dans la famille. Donc on voulait l'appeler Simon aussi mais bon Simon ça faisait encore un tout petit peu daté donc on a tranché entre Simon et Ellisabeth.
On a allez si c'est parfait. Et est-ce qu'on a la bonne manière de parce que quand tu écoutes c'est passionnant, on a envie de t'avoir en prof d'histoire à l'école tu vois. Et quelle est la bonne manière d'apprendre l'histoire ?
Est-ce qu'on a la bonne manière en France là sur l'éducation nationale ? C'est intéressant de donner des conseils, donner son avis aussi. Mais moi moi j'ai une admiration euh totale pour les professeurs parce que ils vont donner des cours pendant 8h à des gamins qui ont pas envie d'être là, tu vois, qui pas payé pour venir le voir comme moi un spectacle quand ils achètent mon livre et qui vont essayer de susciter des vocations à des gamins qui peuvent être fatigués, ils ont déjà 3 heures de cours avant, ils pensent à autre chose, c'est pas forcément leur kiff et ils sont là et ils maintiennent et ils essayent de garder le cap et et de les piquer parce que je pense que derrière le tout prof d'histoire se cache un passionné comme moi quoi.
C'est un mec comme moi le prop d'histoire et sauf que moi sauf qu'on s'adresse pas au même public. Doit lui doit subir un public a pas envie d'être là alors que moi je m'adresse à un public qui libre à lui de pas m'écouter. Donc celui qui vient il a choisi.
Ouais, il a envie de venir. Donc je dis pas qu'il s'est déjà gagné mais voilà il est plutôt il est plutôt favorable. Alors que le prof d'histoire face à lui son audience elle est pas forcément favorable.
Et pour avoir été dans beaucoup de salles de classe pour donner des cours et en tout cas donner envie inviter les gamins, j'ai pas non plus de recette miracle. D'ailleurs, tu vois, moi j'écris pas pour les enfants. Le métronome quelle histoire l'a fait par quelle histoire ? 15 ans après s'adresse pour aux enfants mais euh euh ils ont ils ont édulcoré les choses, ils ont ils ont pris d'autres fils, ils ont tiré sur tout est tiré de mon livre métronome mais ils ont dégagé, mis en valeur, mis en relief, souligné, enlevé, écarté pour essayer de toucher les enfants.
Ce que moi j'ai pas la prétention de savoir faire et je le vois aussi quand je fais des cours d'histoire, je souffre autant que les professeurs. Non, mais tu disais c'est malin de relier corréler les les hisire à la géo, tu vois, c'est des petits trucs comme ça mais ça peut être entendu par un ministre tout. Ouais, peut-être, je sais pas.
Mais en tout façon, il dit tiens, on va modifier un peu le truc. Mais moi, la porte d'entrée, c'est le réel. C'est-à-dire que je pense que Oui, c'est pas que l'histoire, c'est ton histoire.
C'est tout simplement ça. On va vous apprendre un truc. Oh non, madame être les gaulois, assez loin, on s'en fout.
Non non non non, on s'en fout pas du tout. Vous allez voir que c'est votre histoire, c'est votre réalité, c'est ton quotidien. Tu habites où toi ?
À la goutte d'or. OK, tu habites à la goutte d'or. Tu sais d'où ça vient la goutte d'or ?
Bah c'est là, c'est à côté. Ouais. Tu sais d'où ça vient la goutte d'or ?
C'était un vin. C'était c'était un vignoble un peu licoreux comme du comme du Mont Basillac ou du Saerne qui adoré Henri I. Voilà le vin des rois, le roi des vin la goutte d'or à Paris.
C'est un v c'est un quartier c'est un quartier de Paris dans le nord de Paris. Voilà. T'expliques le truc, t'explique d'où ça vient.
Le jour où justement il y a eu cet embrouille à trappe, je voulais faire un truc avec Jamel de B pour raconter l'origine du drapeau français bleu, blanc rouge, l'origine des trois couleurs. Le coq. Pourquoi on a un coq sur sur pour finir ?
Pourquoi on a un coq ? C'est le rapport gaulois. C'est un symbole un peu républicain, c'était pour un peu enlever le la croix.
Voilà, on a mis des le le le coq était cette espèce de le le le de de de on a souvent les Romains disaient que les Gaulois ça venait de la poule ou du coq. Galia. Galia.
La poule. Galot. Galo.
Donc voilà, c'était la le coq. Donc c'était un emblème précrétien, un espèce d'emblème républicain laïque. Et et pour finir, le drapeau français, je pour ceux qui savent pas pourquoi on a trois couleurs et à quoi ils correspondent ?
Bah le blanc c'était la couleur de la monarchie et le rouge et le bleu c'était les couleurs de Paris. Donc au départ, on voulait que bleu et rouge, couleur de de la commune de Paris. Et c'est la faillette, la faillette qui a fait rajouter le blanc pour que ce soit euh pour que le le roi, les Français le roi des Français soit pas exclu euh trop tôt.
On est en 1789 hein, on n'est pas encore en 1793. Donc on garde la royauté pour faire un Concordat et un un peuple fédéré avec encore euh le roi de France et non pas et non pas la République. Et mais on sait aujourd'hui et c'est marrant que la Fillette était très fan de Washington, très fan des États-Unis, c'est le héros des deux mondes de la Fillette.
Il a participé à la guerre d'indépendance de de l'Amérique et il était dingue de Washington et Washington a pris un drapeau bleu blanc rouge qui était le drapeau anglais en fait le à partir de du drapeau anglais. Ils ont pris les insurgents, ils se sont servis du drapeau anglais pour faire leur propre drapeau américain bleu blanc rouge et aux trois couleurs aussi un drapeau tricolore. Et la faillette en admiration pour George Washington a aussi choisi les trois couleurs pour la France en rapport aux trois couleurs américaines.
Il avait d'ailleurs un cheval blanc comme Washington. Il copiait, il voulait voulait vraiment il adorait il ad drapeau. Il été un peu inspiré du drapeau anglais.
Il est un peu inspiré du drapeau américain des insurgentes et du drapeau anglais. Ouais. Exceptionnel.
Ben je je vous mettrai Merci en tout cas d'être venu nous voir et tout. C'était un plaisir de t'avoir avec nous. Un plaisir partager.
Ça va, j'ai pas trop causé ? Je parle beaucoup. Ben non, mais c'est c'est pour ça qu'on t' invité.
C'est ça se lit beaucoup moins vite. [rires] Tu peux prendre ton temps. Je vais je vais lire les deux.
Je trouve ça hyper intéressant. Je je vous mettrai les liens. C'est un super cadeau à faire aussi.
Si vous avez des enfants dans la famille, la version jeunesse et si vous avez des adultes dans la famille, la version illustrée ou la version d'ailleurs classique qui est toujours en vente hein. La version classique de métronome qui est qui est toujours en vente 2009 commence à être un peu daté donc je recommande cette version là où vous verrez que Paris n'a pas un beaucoup plus grand que l'autre. Et là il y a des photos, il y a vraiment plein de photos aussi.
Ouais. Avant après et les illustrations de Mathieu Perant des chapitres, un super illustrateur qui s'appelle Regarde dans l'entrée des chapitres. Regarde l'entrée des chapitres.
Voilà. Voilà. C'est Mathieu Perant qui a fait ces ces illustrations là et c'est un dessinateur un illustrateur d'M.
Il y a des photos. Voilà donc c'est c'est des photos à chaque fois de comme photos noir et blanc aujourd'hui. J'adore les photos avant après aussi.
Ça c'est génial. C'est ça qui est marrant pour ceux qui ont le métronome 2009, tu vois la l'évolution de la photo. On a voulu justement faire ce copiercollé 15 ans après.
On te voit en photo donc parfois sur le pied repart en plein Paris. Tu expliques, tu donnes l'adresse précise ce qui veulent y aller. Ah mais je te dis moi c'est une c'est sortez de chez vous, venez voir l'histoire, elle vous attend.
Elle est encore là, elle est pas perdue, elle est pas réservée à des Happy Fiew, à des universitaires à la Sorbonne. C'est notre histoire, c'est notre quotidien, c'est notre jardin, c'est la France, c'est accessible. Et ben voilà, tout est tout est dans dans les donc dans la description de la vidéo.
Je vous avais dit tout à le lien qui est dispose et plus qu'à cliquer dessus pour le commander. Voilà, si vous l'z aller chercher, il y a les deux épisodes. Euh donc c'est chez Michel Lafond et c'est chez quelle histoire, c'est une collab, c'est ça ? pod si vou aller voci de faire podc deance d'être si nombreux à nous écouter chaque semaine mérité merci beaucoup moi j'écoute je suis fan, je suis fan et je suis pas un empire dans un empire comme dirait spinoza donc je comprends je comprends qu'ils aiment moi aussi j'aime.
Je comprends que vous aimiez [rires] c'est adorable merci vous êtes on a eu vous êtes plus de 600 millions cumulés là de de vues ce mois-ci donc merci beaucoup d'être si nombreux vous êtes environ 150000 encore vous êtes abonnés ce mois-ci à notre chaîne YouTube. continuer de le faire, ça nous aide. Ça nous permet d'avoir des invités exceptionnels comme Laurent aujourd'hui puis d'avoir plein d'anecdotes cool dans l'émission.
Merci à l'équipe d'avoir préparé cette émission avec moi. On se retrouve tous les mercredis, vendredi et dimanche sur les gendes pour des interviews comme aujourd'hui ou des documentaires ou un peu les deux aujourd'hui. On est parti sortir aussi c'était super.
Merci en tout cas. Je vous embrasse fort et puis on se retrouve très vite. Normalement, elle m'embrassait après.
Qui ça ? celle que je prends travalait sur mon scooter. Oui, [rires] à bientôt tout le monde. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] He. [musique] Yeah.
Olivier Faure