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interviewBFMTV· 1 septembre 2025 12 min

Vote de confiance, législatives… La prise de parole de Marine Le Pen et Jordan Bardella

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Bienvenue donc à ce bureau de campagne des élections législatives que nous avons souhaité organiser un petit peu plus tôt que prévu dans le cadre de la rentrée au regard de l'actualité politique et des annonces du Premier ministre et de sa volonté de soumettre un discours de politique générale à un vote de confiance dans quelques jours et probablement d'une situation très incertaine qui va s'ouvrir à compter du 8 après-midi. On voulait avec Marine réunir ce bureau de campagne évidemment pour faire un point d'abord sur les investitures. Je vous rappelle qu'on a déjà investi 85% de nos candidats. La Commission nationale d'investiture a beaucoup travaillé ces derniers mois.

Nous avons beaucoup travaillé évidemment sous la co-direction de campagne de Julien Audoul et de Thomas Ménager. Je voulais les remercier pour le travail qui a été fourni jusqu'à présent et vous redire toute notre vigilance sur ces prochains jours parce que la dissolution de l'Assemblée nationale est venue bousculer le second quinquennat d'Emmanuel Macron par notre score aux dernières élections européennes, par la façon dont sa politique a été désapprouvée dans ce scrutin. Et il se trouve qu'au regard de la situation dans laquelle nous sommes, on peut s'attendre et on doit s'attendre à tout, y compris d'abord un retour aux urnes par une dissolution de l'Assemblée nationale.

Et comme nous l'avons indiqué avec Marine, notre responsabilité c'est évidemment de nous y préparer, d'être prêts. Je crois que beaucoup de Français nous attendent et à minima tous les Français nous regardent. Nous faisons partie aujourd'hui de la première force politique française qui s'est imposée à l'Assemblée nationale avec ce premier groupe de parlementaires. Et nous sommes aujourd'hui au regard des différentes intentions de vote données comme la force politique qui a la responsabilité de préparer l'alternance. Si demain il devait y avoir de nouvelles dissolutions, nous l'avons dit, nous engagerons toutes nos forces dans la bataille pour l'emporter.

Non pas d'ailleurs pour nous, mais évidemment pour les Français. Je crois qu'on a à la tête du pays des gens qui ne comprennent pas ce qui se passe dans le pays, qui ne comprennent plus les Français, que ce soit sur les questions de pouvoir d'achat, sur l'hyperfiscalité qui touche aujourd'hui les Français qui travaillent, mais aussi nos entreprises, sur la question de la sécurité ou de l'immigration. Et c'est évidemment tout ce que nous rappellerons demain au Premier ministre, puisque nous rencontrerons François Bayrou demain matin avec Marine en début de matinée.

Et nous lui dirons évidemment ce que nous avons dit publiquement, à savoir qu'au regard des annonces qu'il a lui-même faites dans le cadre de sa rentrée politique, nous n'avons évidemment aucune confiance dans un gouvernement qui s'apprête à augmenter la fiscalité de 20 milliards d'euros supplémentaires, d'augmenter la dépense publique de 30 milliards et qui ne s'attaque pas au gaspillage d'argent public pendant qu'il fait souffrir par ses choix, les Français qui travaillent, les honnêtes gens et tous ceux qui ne se reconnaissent plus dans la politique d'Emmanuel. On va faire un point dans quelques minutes sur les investitures, sur le calendrier d'une potentielle dissolution.

Évidemment, on aura l'occasion d'évoquer ces différents points. Je vais laisser Marine prendre la parole. En tout cas, ce que je voulais vous dire, c'est que notre responsabilité, c'est évidemment d'être prêt. Et celle de nos compatriotes saura peut-être très bientôt de devoir voter et de devoir choisir. Donc ayez confiance de la responsabilité que nous avons sur les épaules. Elle est historique et nous devrons être évidemment à la hauteur de ce rendez-vous.

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Jordan Bardella

— Merci, Jordan. Donc vous avez bien vu que la rentrée s'est accélérée. Ça devient une habitude. Ça nous va plutôt bien. Mais chacun doit assumer sa part de responsabilité. Ce serait bien que le Premier ministre assume pour le coup la sienne. Nous allons donc le rencontrer demain matin par courtoisie républicaine, car nous n'attendons en réalité rien de ce rendez-vous. Après avoir écouté le Premier ministre plusieurs fois, dont hier soir, on voit bien que sa pensée est totalement bloquée et qui, contrairement à ce qu'il affirme, il n'est absolument pas capable de remettre en cause la politique qu'il...

J'allais dire qu'il a mené, mais c'est assez difficile de dire qu'il a mené parce qu'il faut quand même se souvenir qu'en l'espace de 9 mois, il n'y a eu que 3 projets de loi, les 3 sur Mayotte. Voilà. Tout le reste, en réalité, émanait des parlementaires. Donc ça ne peut pas dire que ce gouvernement a gouverné. Il s'est peut-être laissé gouverner, mais en tout cas, il n'a pas gouverné. Rendez-vous demain avec M. Bayrou. Il y aura évidemment une réunion de groupe avant lundi 8, où aura lieu à 15h son discours réclamant la confiance. Juste avant, moi, je serai la veille à un moment dans le cadre de ma rentrée parlementaire, c'est-à-dire dimanche, et puis nous nous rejoindrons tous aux UDT.

Alors c'est assez difficile de savoir effectivement ce qui va se passer pour une raison simple. C'est qu'on peut toujours essayer de projeter, mais on ne peut projeter qu'avec rationalité. Alors il faut bien dire qu'Emmanuel Macron est un être irrationnel. Et par conséquent, ces décisions, nous n'arrivons souvent pas à les comprendre, ni même à savoir quels sont les leviers de prise de ces décisions. Donc dissolution ou pas dissolution, aujourd'hui ou dans trois mois, ben écoutez, comme on ne sait pas, il faut, comme l'a dit Jordan, évidemment, être prêt dès lundi.

Et c'est un travail qui a été effectué tout au long des mois précédents, depuis en réalité les dernières élections législatives, et qui vont pouvoir nous permettre d'être dans les starting blocks, quelle que soit la date à laquelle Emmanuel Macron décidera de mettre fin au mandat de l'Assemblée nationale. Alors M. Bayrou, hier, je crois que c'est les 3D, le déni, la déconnexion et la déresponsabilité. Voilà. Je pense que c'est les 3D qui résument l'émission d'hier. Trop peu, trop tard. Il n'a pas compris en réalité ce que souhaitent les Français. Et il se refuse à mettre en œuvre la moindre mesure qui soit à la hauteur du constat qu'il fait.

Moi, je suis frappée par le mensonge qu'il cherche à distiller en toutes circonstances, consistant à dire qu'en réalité, la confiance porterait sur le constat. Non mais d'abord, ça n'existe pas, ça. Je ne sais pas où ça existe, dans l'esprit de M. Bayrou, mais sinon, ça n'existe pas. On ne vote pas la confiance sur un constat. On constate que par ailleurs, absolument, tout le monde partage. Il faut qu'il arrête de dire qu'il est un lanceur d'alerte et que lui sait qu'il y a un problème budgétaire et que toutes les autres forces politiques n'ont rien compris et pensent que tout va bien. Non, non, personne ne pense que tout va bien. Il n'y a pas un Français qui pense que tout va bien.

Tout va très mal. Et accessoirement, nous pensons autre chose, c'est que c'est de leur responsabilité, de la responsabilité des gouvernements qui se sont succédés, mais de la responsabilité, bien entendu, des macronistes qui ont considérablement aggravé notre dette et peut-être de la responsabilité supérieure de M. Bayrou, qui s'est félicité pendant des années d'avoir été celui qui avait fait élire Emmanuel Macron. Voilà. Donc, nous savons tout cela. Nous sommes en désaccord de manière radicale sur les mesures qu'il propose. C'est aussi simple que cela. Nous pensons que non seulement elles sont injustes, mais qu'elles sont toxiques.

C'est-à-dire qu'elles vont aggraver la situation économique et budgétaire du pays. Donc, il faut qu'il arrête de raconter partout que nous n'avons rien compris, que nous ne voulons pas voir la réalité de leur désastre. Nous connaissons très bien la réalité de leur désastre. Nous n'avons eu de cesse, d'ailleurs, que de le répéter. À chaque discours, vous êtes en train de mettre en place un véritable désastre. Nous l'avons fait. À chaque discours, c'est le budget. Nous l'avons fait. À chaque fois que la parole nous était donnée. Bon. Donc, M.

Bayrou pense qu'en prenant la parole, en multipliant les prises de parole au dernier moment, il va susciter chez les Français une sorte de vague de message à destination des députés pour soutenir François Bayrou. C'est le deuxième dé. C'est la déconnexion totale. C'est-à-dire qu'il ne sait pas du tout ce que les Français pensent. Les Français, en réalité, souhaitent son départ. Et on les comprend compte tenu de la situation. Donc, nous allons voter le refus de la confiance à François Bayrou, car rien ne nous permet de développer la moindre once de confiance à l'égard de son gouvernement. Encore une fois, je ne personnalise pas le débat. C'est la politique macroniste.

Il n'a mis en œuvre que la politique macroniste. Par conséquent, peut-être que le futur Premier ministre rompra avec le macronisme. En tout cas, nous l'espérons. Nous sommes des grands optimistes. Raisonnables, quand même. Mais quoi qu'il en soit, vous voyez bien que rien n'a été fait par François Bayrou, qui mérite, encore une fois, qu'on se pose en réalité simplement la question de savoir si l'on a ou si l'on n'a pas confiance. C'est d'ailleurs paradoxal chez cet homme d'être capable de faire autant de catastrophisme en disant que nous sommes dans une situation absolument terrifiante, que le FMI n'attend qu'une chose, c'est de nous mettre sous tutelle.

Et en même temps, de proposer des mesures qui sont en même temps aussi dérisoires, inefficaces. Je prends évidemment un exemple parmi tant d'autres. C'est le cas de l'immigration. Pour des raisons idéologiques, M. Bayrou et son gouvernement se refusent en toutes circonstances à demander le moindre effort sur ce budget de l'immigration. Il demande des efforts à tout le monde. Tout le monde. Mais pas sur le sujet de l'immigration. C'est évidemment inadmissible en ce qui nous concerne. Et ça, nous avons eu l'occasion de le dire à plusieurs reprises.

Je lui ai encore rappelé dans la lettre que je lui ai envoyé, qu'il n'a pas reçu, ou plutôt qu'il a reçu mes tares et enfin, je ne sais pas, donc il n'en a pas pris connaissance fin juillet et auquel il n'a pas cru bon de me répondre. Donc nous sommes face à cette situation, prêts, tous, les uns et les autres, à repartir à la bataille législative qui précède, nous le savons tous, la bataille présidentielle. Car nous sommes tout à fait conscients que les Français attendent une alternance et que nous sommes convaincus que nous sommes précisément cette alternance. Voilà, mes chers amis, nous allons rentrer dans le détail de cette organisation législative quand elles interviendront.

Et sans oublier qu'il y a aussi des municipales qui arriveront en mars et sur lesquelles, je crois, les investitures avancent également à grand pas.

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