Mercosur, agriculture et confédération paysanne
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à deux jours de l'ouverture de l'incontournable salon de l'agriculture l'intention d' emmanuel macron était peut-être de rassurer jeudi le monde agricole français je ne suis pas là pour plaire je suis là pour faire a lancé le président français devant quelques 700 jeunes agriculteurs il a annoncé deux mesures un verront réglementaires pour limiter les achats de terres en france par des étrangers et une deuxième mesure avec un mécanisme de garanties pour des prêts on va prendre un peu de recul sur ce sujet ce soir à on sait qu'en ce moment les agriculteurs sont très remontés contre les importations de viande en provenance d'amérique latine théo ce soir tu nous parles d'un accord de libre échange entre l'union et l'union européenne et le mercosur un traité qui menace sérieusement les revenus des agriculteurs français alors en bref il prévoit quoi cet accord dit nous alors scellé que l'accord de libre échange entre l'union européenne et le mercosur qui regroupe quatre pays d'amérique latine le paraguay l'uruguay l'argentine et le brésil si tout va bien ou mal selon l'endroit où on se place il devrait être adopté à la fin de cette année alors tant l'esprit c'est un accord qui doit être gagnant gagnant chaque parti espère profiter de l'abattement mutuelle des droits de douane pour vendre plus de produits à l'autre partie dans le cas qui nous concerne les européens veulent vendre aux sud-américains plus de voitures plus de pièces automobiles plus de produits pharmaceutiques plus de produits chimiques etc les pays du mercosur le ils veulent nous vendre du soja de la nourriture pour animaux mais aussi de l'éthanol c'est un biocarburant et et de la viande de boeuf bien sûr or la viande de boeuf c'est un sujet qui fâche pour certains pays européens notamment pour la france qui a une filière bovine elle aussi et qu'il veut d'autant plus la protégée qu'elle ne va pas très bien ces dernières années du coup l'exécutif macron n'était pas trop chaud pour finaliser les discussions là-dessus cet accord là pas plus pas plus chaud d'ailleurs que les agriculteurs précédent qui avait mis la sphère sous le tapis depuis une vingtaine d'années sauf que sauf que il ya eu le firat protectionnistes de l'amérique de donald trump et lors de la visite à paris du président argentin mauricio macri le 26 janvier dernier emmanuel macron a évoqué une opportunité dans le contexte international qui rendait plus urgente que jamais l'activation de cet accord commercial entre l'union européenne et mercosur plus prosaïquement adduction en langage simple il expliquait qu'il était urgent de profiter des querelles entre les états unis et leurs voisins du sud pour se rapprocher de ces derniers et leur vendre des trucs quelques jours après des médias annonçaient que la commission européenne était prête à accepter ce qu'elle n'avait pas voulu depuis c'est à dire le principe de 90 mille tonnes de viande bovine à porte etc sans droits de douane du mercosur et les mêmes médias laissé entendre qu emmanuel macron avait sacrifié les agriculteurs français pour le plus grand profit des grandes industrielles notamment allemands italiens qui doit bien faire des sous en amérique latine 6 en août est pour cette raison là que notre président il était un petit peu nerveux ce midi quand il a abordé la question du fameux mercosur nerveux et nerveux et du coup un peu méprisant vis-à-vis des agriculteurs qui ont eu peur pour leur avenir cdi team et qui a qui finalement il explique la mondialisation et la compétitivité on en écoute un petit bout l'hypocrisie qu'il faut dénoncer derrière c'est qu'est ce que vous pensez que la difficulté de la filière boeuf elle est liée au mercosur il est là le mercosur il est ouvert ça fait combien de temps que dans le boeuf c'est difficile enfin kipé dans les yeux me dire que c'est le mercosur la cause de son problème personne personne sans ceux qui jouent sur un marché fermé qui ont organisé le marché français pour leurs intérêts propres et qui ont des cistes daisy décidé que le marché resterait toujours à lendemain et durablement c'est ça la réalité quel est le problème du boeuf en france si ce n'est le fait que hors de la restauration collective 70% du boeuf consommer n'est pas français c'est pas le mercosur c'est notre organisation c'est nous tous qui sommes dits responsables sont les mêmes qui ont la main sur le coeur ses grandes déclarations disant qu'ils protègent leurs agriculteurs et qui n'ont pas fait ce travail depuis des années alors on va maintenant se retrousser les manches ensemble et je vous promets comme vous le sentez que j'y prendrai ma part n'est pas à travers des mensonges pas à travers des faux semblants comme on le voit emmanuel macron a déjà engagé la bataille de com qui va l'opposer dès samedi aux organisations agricoles mais également à ses adversaires politiques à certains de ses adversaires politiques notamment ses amis ennemis de l air qui cherchent des thématiques depuis assez longtemps leur part temps de faire entendre leur petite musique face un président pas de droite mais tellement de droite que cela en devient difficile de se positionner sur twitter ces messieurs st patrick de l air ont déjà commencé à sortir leurs flèches de leur carquois numérique et ils ont commencé à le piquer alors théophile au delà de cet accord avec le mercosur on a l'impression que c'est quand même la grande mode des traités de libre échange mais on peut aussi s'interroger sur mais voilà sur ses modèles économiques et écologiques ils sont discutables quand même non ah oui tout à fait parce que en fait d'une certaine manière le traiter avec le mercosur le ceta où les autres renforts toujours la guerre de tous contre tous quelques exemples pour être mieux disant que les autres on améliore la productivité et du coup on fait face à des problèmes de surproduction c'est une des contradictions de la politique agricole commune au sein de l'union européenne plus pour être mieux disant que les autres ont nourri ces bêtes avec les ogm sans trop savoir s'il ya des conséquences comme ce qui se passe avec le boeuf argentan attentats pour mieux être mieux disant que les autres des multinationales à ta part sur le dos des populations autochtones de larges pans de terre pour faire d'eux des méga exploitations agricoles robotisée mécanisées comme tout cas ce qu'a lieu aujourd'hui justement dans certains pays du mercosur en gros on veut toujours plus de globalisation du commerce mais sans la globalisation des normes et des protections forcément tu me permets le mot à pète de partout mais j'aime bien cette expression théo ça pète de partout on espère que tu garderas un oeil attentif pour le média sur ce sujet bah on a accueilli nicolas giraud bonsoir nicolas vous allez bien ça va vous sortez d'une journée un petit peu un petit peu éprouvante si j'ai bien compris vous êtes secrétaire national de la confédération paysanne fait aussi du comté dans le jura si je me trompe pas ça qu'est ce que ça vous inspire à vous un tel traité de libre-échange manua la confédération paysanne ça nous inspire pas vraiment du bon ces accords de libre-échange ça fait un bout de temps qu'ils nourrissent le poil que soit le mercosur le taffetas que les états unis ou le set avec le canada et on voit bien que la valeur des changes que mais emmanuel macron puis dirigeants européens là dedans c'est l'agriculture est là dans le cas de la viande bovine avec le mercosur on sent bien qu'on ait le monde une monnaie d échange et forcément que ça engage pas à la sérénité on voit bien que la filière vin viande bovine elle va pas bien les paysans arrive pas être rémunéré et on nous explique qu'on va importer de la viande de boeuf qui sera pro russe devient encore plus de viande qui va encore plus déstabiliser le marché alors nous il nous semble que ces accords de libre échange sont pas là pour pour favoriser les agriculteurs ils sont là pour pour aller chercher une pseudo croissance qu'on cherche toujours à aller chercher sur des marchés internationaux on voit bien qu'il ya des problèmes de volume nous il nous semble que la régulation au niveau européen la régulation des volumes et puis le fait de relier notre consommation à notre production c'est à dire que les agriculteurs produisent ce qui les consommateurs français ont réellement envie de manger ça aurait quand même beaucoup plus de 100 s'emparant de deux volumes on parle de 99 milles tonnes de viande enfin nous ça nous paraît énorme mais on a pas de notion ça représente quoi pour vous 99 milles tonnes de viande 99 milles tonnes de viande c'est c'est un tiers à peu près de la consommation fin de la production française donc ça veut dire que ça va déstabiliser complètement donc ça veut dire qu'il va falloir aller chercher des marchés peut-être ailleurs et c'est ce qui est déjà un petit peu en train de faire c'est à dire qu on ouvre des accords de libre échange où nous on va les exporter notre viande au japon au maghreb et sa life et les soeurs ils sont pas contre notamment donné il faut leur mettre aussi en face de leurs contradictions c'est à dire que si on est content les accords de libre échange en n'est pas seulement quand les accords de libre échange sur lesquelles on va perdre mais on est aussi quand les accords de libre échange sur lesquels on peut gagner mais on va faire perdre les agriculteurs du sud par exemple alors justement la musique que laisse entendre emmanuel macron elle est un peu à qui veut qu à thouars manifestement ils accusent la fnsea et les gouvernements précédents d'avoir maintenir un modem maintenu un mauvais modèle justement il ya des désaccords de fond entre la fnsea et vous est ce que finalement une certaine manière il ne serait pas tenté de jouer des uns contre les autres en tout cas de mettre en lumière les contradictions de la fnsea notamment en se servant de vous qu'il n'était absolument pas c'est à dire qu'ils n'avaient pas du tout les mêmes bases de des ongles de consensus que lui mais qui finalement avait également un discours critique vis-à-vis de la fnsea comment continuer de critiquer la logique productiviste et court termiste de la fnsea tout en remettant en cause la dynamique la démarche du président de toute façon notre discours à la confération pezzoni les îles et il est stable j'allais dire depuis des années défendre un modèle productiviste sait pas ne s'est pas notre genre on voit bien que ce modèle là il emmener les paysans dans le mur il emmène les consommateurs aussi un endroit où ils veulent pas aller ce qu'on voit bien qu'il ya un recul de la consommation sur certaines productions qui répondent pas aux attentes sociétales donc à partir de ce moment là il faut remettre en cause ce modèle alors emmanuel l'allemagne le nacre on a pu le faire dans certains discours nous ça peut nous convenir mais maintenant il va falloir que ça passe aux actes et c'est pas le tout de remettre en cause la politique de la fnsea est la politique des gouvernements précédents il faut passer à la vitesse supérieure et aujourd'hui j'allais dire nous d'entendre des discours comme y fait et la remise en cause comme aujourd'hui il a pu faire encore de la fnsea comme on a pu l'entendre en disant qu' il ya eu aussi des modèles qu'il faut peut-être changé qui vont peut-être faire évoluer ben nous quelque part ça nous fait plaisir ça c'est des choses qu'on dit depuis un moment mais mais jailliront n'est pas totalement satisfait parce que pour l'instant ça s'arrête là d'accord bon alors d'une certaine manière finalement quand on réfléchit à long terme enfin en tout cas dans la prespective mondiale les agriculteurs européens font un peu menacer comme il ya 25 ans les agriculteurs africains qui justement vous voyez débarquer sur leur territoire des produits notamment du poulet européen qui profitait de son club de compétitivité pour les écraser aujourd'hui l'europe fut finalement la faire manger risque de se faire manger par lisons la potion qui lui a profité alors qu'est ce que ça vous inspire cette retournement de la situation nous ce que ça nous inspire c'est que la guerre des prix la recherche de la compétitivité à tout prix pour aller sur des marchés export qui sont relativement volatile et puis qui donneront que du court terme c'est pas une c'est pas une stratégie qui peut faire gagner les paysans français donc aujourd'hui il faut arrêter avec ça ça apporte fait du tout gagner les agricultures du sud si on continue avec ça on va continuer à les démolir et nous on va se faire démolir par d'autres parce qu'on trouvera toujours des gens qui produiront moins cher que nous qui produiront moins bien que nous donc nous on va être perdant les paysans et les consommateurs vont l'être aussi parce que dans si on prend le cas de la viande bovine on va exporter nos bons morceaux au japon en chine ou ailleurs on va importer de la viande produite de façon industrielle de l'amérique du sud et on va dire au consommateur maintenant choisissez mais ce combat de pognon pour choisir ils n'auront pas la capacité de choisir réellement l'alimentation de qualité qui voudraient pour pas pour continuer sur ce chemin là est-ce que selon vous il ya un risque pour les consommateurs importée temps de viande d'une zone qui utilisent des ogm par exemple pour pour produire est-ce que c'est dangereux il ya un risque selon vous il ya un risque en tout cas de ne pas permettre aux gens de pouvoir choisir c'est à dire que malgré un étiquetage on sait bien que ça suffit pas il faut arriver comme je vais diriger le maquereau nous a parlé de montée en gamme de de faire mieux concorder les attentes sociétales avec la production et puis de travailler sur le lien entre notre production intérieure et notre consommation intérieure ce pays où on mange le mieux jantes mois voilà mais on est capable de produire une alimentation de qualité on est capable si les politiques agricoles qu'elle soit européenne ou française subventionne certains modèles on est capable de produire à un coût qui soit acceptable pour la société ce qu'aujourd'hui fausse bien se rend compte que l'agriculture industrielle elle arrive peut-être pas cher dans nos assiettes mais par contre ils coûtent un bras la société c'est à dire que en externalités négatives ça coûte très cher des pollutions de l'eau les sols la santé et tout ça on y compte jamais dans les dents les externalités dans le coût de cette alimentation l'a donc selon nous la politique agricole commune les états généraux de l'alimentation c'est des politiques agricoles qui doivent permettre de changer le système est de permettre à nos paysans d'être rémunérés et aux consommateurs de pouvoir avoir réellement le choix avec un niveau financier acceptable d'une alimentation de qualité alors quelque chose d'un petit peu plus politique on a l'impression que il ya des effets d'annoncé du gouvernement qu'à chaque fois on annonce des plans des prêts à des choses sur le long terme et est ce que ce n'est pas un effet de manche c'est par l'effet d'annoncé tout ça mais on se le demande de plus en plus je vous avoue que voilà au moment du discours de manuel macron à rungis on s'est un petit peu pincé c'était c'était au mois de novembre à mi-chemin des états généraux on avait fait la première phase sur la répartition de la valeur ajoutée et il a eu un discours qui a posé l'ambition de changer de modèle agricole enfin il a repris demo de la confédération paysanne qui ce moment vous a plu on nous a plu et on a dit on a dit cash allons-y allons là dedans et après il y avait quand même déjà des doutes parce que stéphane travert avait eu des arbitrages à l'automne ou durant l'été sur la politique agricole commune sur le non financement de l'agriculture biologique sur le la non revalorisation des premiers hectares c'est à dire que les petites fermes soient revalorisés par rapport à un système industriel ou productiviste ça il a pas il a pas voulu le faire donc c'était pas du tout en accord avec le discours d' emmanuel macron et on voit qu'aujourd'hui malgré ce discours la loi sur les états généraux qui reprendrait les actes de répartition de la valeur ajoutée est pas à la hauteur des ambitions qui ont été affichées à ce moment là et nous il nous semble que les effets d'annoncé suffit les discours c'est bien beau mais aujourd'hui a fallu passer aux actes le salon de l'agriculture s'ouvre samedi on va rencontrer manuel macro on va lui dire ce qu'on pense de ce qu'il a dit on va lui dire on va lui dire aussi à stéphane travert ce qu'on pense des actes qui ont été posés jusqu'à maintenant et qu'aujourd'hui pour faire concorder les deux si on veut faire avancer les paysans et retrouver réellement un revenu pour tous les paysans il va falloir être ambitieuse retraite loire est beaucoup plus que ce qui est écrit actuellement merci beaucoup nicolas giraud d'être venu nous voir sur le plateau du média cela vaut vous invitera prochainement pour voir si voilà s'il ya derrière ces effets d'annoncé ya des choses qui sont concrétisées merci beaucoup avec plaisir
Dominique Theophile