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interviewSud Radio· 8 septembre 2025 13 min

Chute du gouvernement Bayrou : "Il faut retourner aux urnes" (Philippe David)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et Philippe David, bien entendu, on est ensemble jusqu'à 21h cette fois-ci. Si vous si vous si vous passez dans le coin, apportez-nous des frites. Ah oui, c'est bien.

Ouais, c'est bien. Ah oui oui, avec un peu de sauce et puis il faut quand même une un petit peu de partie carnet avec quand même non ? Un petit peu de vin rouge.

Ah, la nuit va être longue avec Philippe Bilger bien entendu et puis Samuel Boton. Euh, on vous souhaite la bienvenue 0826 300. On pouvait venir bien entendu, mais nous appeler surtout, on sera ravi de d'avoir votre avis après ce vote de confiance qui a été rejeté et je le rappelle contre 364 pour 194.

Avec cette question du jour, Philippe. Oui, avec cette question du jour, quel gouvernement souhaitez-vous maintenant que le gouvernement est tombé ? Et bien vous dites à 49 % un gouvernement de droite, à 43 % un gouvernement de la société civile, à 7 % un gouvernement de gauche et à seulement 1 % un gouvernement du centre.

On attend vos appels au 0826 300 300. Philippe, on le disait tout à l'heure en teasing, finalement c'est moins pire que l'on pensait. Absolument.

Moi, je craignais un écart beaucoup plus net entre la défiance et la confiance. Tout à l'heure, j'évoquais la possibilité d'un ministre, d'un premier ministre comme Bruno Lombard, mais immédiatement à peine et je pensais cela que il y aurait eu le problème du fait que lui-même a participé à cette construction d'un budget ou d'un constat désastreux. Il y a une personnalité que j'aime beaucoup mais à partir du moment où je pense qu'on ne peut pas se passer d'un premier ministre de droite compte tenu du fait que la France à mon avis est majoritairement à droite mais qu'en même temps cette personnalité doit s'accorder avec le PS.

Je pense à quelqu'un comme Philippe Juvin. Je suis persuadé qu'il aurait ses chances mais je lance cette bouteille à la mer et ce premier ministre dans la virtualité. D'accord.

OK. Philippe David. Alors moi je crois que aujourd'hui la situation est intenable en l'État.

On ne peut pas rester avec la même assemblée nationale où on ne peut pas rester avec le même président ou les deux parce que cette assemblée est ingouvernable. Un gouvernement d'union nationale, je n'y crois pas pour une bonne et simple raison, c'est que ce n'est pas dans la culture politique de la France. C'est pas dans la culture politique de la France avec en plus un autre euh problème, c'est que vous avez vu le contrebudget du Parti socialiste.

C'est des impôts, des impôts, encore des impôts. Ça voyez, ça rappelle une citation. Mais même si les Français ont rêve de l'Union nationale, toujours Philip, j'en suis pas si convaincu que ça.

Mais donc toujours plus d'impôts. Est-ce que vous croyez que les LR peuvent valider un budget qui veut mettre encore encore plus d'impôts dans le pays le plus taxé du monde ? C'est tout simplement impossible.

Donc je crois que la situation est intenable mais je le répète et je vous donne la parole Samuel, nous ne sommes pas dans une crise de régime, nous sommes dans une crise politique. Allez-y. Je trouve le sondage et les résultats très intéressants et ça devrait peut-être nous guider sur la suite à savoir où il va falloir forcément un moment des personnes issues de la société civile et il va falloir muscler ça avec des profils politiques et c'est là que peut tenir l'accorde effectivement de ce gouvernement là avec des personnalités de droite, des personnalités de gauche et par contre pour rebondir sur le point de de Philippe David sur la question des impôts avancés par le Parti socialiste, si négociation il y a vous doutez bien qu'il va y avoir des compromis un peu de tous les côtés.

Alors après la question c'est est-ce que ces gens-là sont capables de s'asseoir ensemble à une table, de discuter et d'en sortir par le haut ? Là c'est moins sûr. Mais pareil reconvoquer des élections alors qu'on va avoir des municipales extrêmement importantes et inédites, je trouve qu' ce serait une bourde monumentale.

Allez, on écoute Yel Brun Pivel, président de l'Assemblée nationale qui proclame qui proclame le les votes, les résultats. Nombre de votants 573, nombre de suffrages exprimés 558. majorité absolue des suffrages exprimés 280 pour l'approbation 194 contre 364.

L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale. Conformément à l'article 50 de la Constitution, le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. La séance est levée avec des des réactions bien sûr qui tombent très vite.

Mathilde Pan a déjà dit "C'est l'imposture de la Macronie qui éclate au grand jour." Philippe Bilger, je vais dire je crois que c'estérant qui disait cela ou un autre. Tout ce qui est excessif est insignifiant.

Quand on voit l'arrivée à l'Assemblée nationale de députés et les filles adultes entourant leur gourou Jean-Luc Mélenchon avec une espèce de dépendance et d'obséchiquiosité politique, on ne peut rien tirer de déclaration dont par exemple Mathilde Panu et c'est ce qui fait craindre pour le futur politique de la France. Alors la bonne la bonne solution serait quoi Philippe David ? et de se dire on nomme quelqu'un très vite comme ça bah le 10 le 10 septembre arrive avec le 18 derrière ou on le nomme pas en disant voilà au moins il y aura pas de de premier ministre pching ball.

Alors déjà être punching ball c'est rarement une vocation comme vous le dites sauf avoir quelques penchants masochistes mais là j'ai pas de nom qui me viennent en direct par Philippe Bilger bien évidemment bien le connaître mais à mon avis je le dis ça ne peut passer que par les urnes. En revanche trouver un premier ministre après en avoir eu quand même faut rappeler une chose he je rappelle juste voilà Emmanuel Macron est le président qui aura usé le plus de premier ministres. rappelons-nous quand même une chose.

Ça fait 8 ans qu'Emmanuel Macron est au pouvoir. Le général de Gaul, il y est resté 11 ans. En 11 ans, il a eu trois premiers ministres.

D'accord. Dont un après les événements de M68 pour un délai lapse de temps très court. Moi, je crois que la seule solution c'est d'aller aux urnes ou alors de nommer un premier ministre qui penchera plutôt à droite, qui pourra s'accorder la le bon vouloir des du groupe Eren.

Alors évidemment, c'est Sébastien le Cornu qui est nommé dans ce domaine, mais la question qui se pose, est-ce que dans ces cas-là, il ne s'attirerait pas les mauvaises grâces de la gauche de la macronie ? Donc comme on est dans la quadrature du cercle et ben écoutez, il faut renverser la table. Samuel Boton, je sais pas vraiment quoi dire parce que la situation est euh est relativement inédite et euh bien c'est qu'avec Emmanuel Macron depuis euh c'est tout tout est inédit.

C'est ça tout est inédit. Mais alors en fait juste pour rebondir sur ce que disait Philippe sur le premier mandat en terme d'usure de premier ministre, ça n'avait pas si mal commencé. Nous n'en avons eu que deux si je ne dis pas de bêtises.

Édouard Philippe et Jean Castex. Tout se complique par la suite parce que comme vous l'avez dit encore plus sur la deuxème élection, c'est un président par défaut qui a été élu et qui a dû naviguer à vue avec ce qu'il avait sous la main. Aujourd'hui, je pense que Emmanuel Macron, moi je serai lui, je jouerai la montre.

J'ai un record de 51 jours qui est en cours, pourquoi ne pas le battre ? Donc c'est le temps qu'il avait mis avant de nommer Michel Barnier à Matignon. Alors à l'époque, il y avait des circonstances exceptionnelles, les Jeux Olympiques, des échéances qui nous attendaient.

Là aujourd'hui, je laisserai au moins passer le 10 et le 18 histoire d'en faire un non événement autant que possible et après se remettre en ordre de marche. Mais l'équation c'est toujours la même aujourd'hui. De où à où vous pouvez rassembler, quelles sont les bonnes options qui ont des chances de survie ?

Et là-dessus, je reste relativement pessimiste. Donc vous voyez, je suis quand même capable d'un grand écart intellectuel et de de contradiction. C'est-à-dire que d'un côté, je vois d'un très mauvais œil une prochaine dissolution et en même temps, le chemin sera très long. les certains Philippe Bilger ceux qui se présenteront, c'est pour vous de la conviction ou c'est de l'ego ?

Il y a les deux. Heureusement comme nous ici, ma chère Cécile, on vient avec bonheur aux vraie voix. C'est la satisfaction de l'ego, surtout lorsqu'on ne me contredit pas.

Et deuxième élément, c'est un grand bonheur intellectuel. Donc c'est pareil pour eux. Il y a de l'ego et un ego qui ne domine pas l'intérêt national parce que pour venir, on l'a dit tout à l'heure, notre auditeur l'a confirmé, c'est pas évident devenir premier ministre dans cette na politique absolue.

Allez, le 0826 300 avec Péter qui était avec nous et qui nous appelle déviant les bains. Bonsoir en Haute Savoie. Bonsoir.

Merci d'avoir accepté notre invitation. Enfin notre en tout cas merci de nous avoir appelé au 0826 300 300. Vous vous verriez quoi comme premier ministre ou comme premier ministre ?

Euh déjà, bonsoir à tout le monde. Euh premier ministre là comme ça, je ne sais pas. H euh déjà euh je pense moi je suis assez de la vie de de Philippe David.

Euh il faut renverser la table. Je pense que les gens et les Français en règle générale on ont un peu assez de de ce qui se passe en ce moment et de toutes ces ces espèces de de comment dire de de coquinage de de de bonnes euh comment dire de tambouille. C'est ça de tambouille politique.

Ouais, exactement. de de tambouille politique. Là, j'ai j'ai lu à l'instant que euh le RN était contre la destitution du président pour des gens qui se disent contre contre le le gouvernement en place.

Bon bah voilà, ça enfin c'est c'est c'est un peu c'est un peu déroutant pour tout le monde. Euh est-ce que ça veut dire que vous vous voulez quelqu quelqu'un en dehors du cercle politique ? société civile.

Je pense je pense que euh il faudrait euh repartir là-dessus. Après après c'est toujours très compliqué. Euh la politique reste la politique.

Les gens du de de de la vie publique sont pas forcément tous très au fait de ce genre de choses, mais euh au moins avoir des conseillers ou des personnes dans le le l'entourage de politique qui soit quand même beaucoup plus qualifié et en tout cas moins hors sol que ce qu'on voit actuellement. On va faire réagir Philippe ça ça c'est vrai. Moi je suis totalement d'accord avec ce que dit Péter.

Le souci c'est que on a un président qu'on parle de il parle des du personnel politique hors sol qui on peut le dire ne s'est pas entouré des meilleurs en général au gouvernement. Pour moi, dans le gouvernement qui vient de tomber, il y en avait deux qui tenaient la route, ça fait pas beaucoup hein, c'était Darmanin et Retaillou. Il y en avait deux qui tenaient la route.

Le reste c'était un peu et le cornu et le cornu trois autant pour moi dans le régalien le cornu vous avez raison. qui est qui est dans ce domaine qui était bon. Mais il y a il y a la personnalité d'Emmanuel Macron quand même qui joue bien sûr parce que regardez aujourd'hui les relations qu'il a par exemple avec Gabriel Atal, on parlait du tout à l'ego avec Philippe Biger, mais là on va être dans une guerre des égos en plus d'être dans une stratégie politique en pensant à la prochaine présidentielle, c'est on est dans la quadrature du cercle.

C'est pourquoi je dis moi la seule solution c'est de revoter pour la présidentielle. qui me fait très peur dans votre formule. D'ailleurs, vous approuvez Peter qui vous approuve euh renverser la table.

Mais renverser la table, une écho présidentielle. Oui, mais ce qui me fait peur, on a encore quelques temps pour agir et donc vous risquez désacerber un désordre déjà trop peint. Allez, vous avez 20 secondes.

Samuel, non, je répondrai à Philippe en lui disant que des premiers ministres et des présidents qui se sont bien entendus, il y en a eu que deux et à chaque fois c'était le même président. C'est Chirac de Villepin et Chirac Rafarin. Pour le reste, citez-moi un président qui a aimé son premier ministre et qui pas couc jusqu'à l'affaire Markovic de Gaulle Pompidou, c'était plutôt bien.

Ça reste relativement ancien mais tu notes qu'à partir de Giscar euh et hormis cette parenthèse enchantée que je t'ai cité 1930 en parlant Giscard, il avait passé mettre me mettre un coup de barre et Macron Cafe c'était impeccable. Merci beaucoup Lombard. Non.

Oui. Non. Allez bon.

Lombard. Lombard. Allez Philippe Bilger.

Merci beaucoup. Samuel Botau. Vous restez avec nous.

On sera ensemble jusqu'à jusqu'à 21h avec Philippe David dans un instant puisque François Baou était ministre de l'éducation nationale à un moment donné. On va parler des parents d'élèves quand même.