Face à Face : Jordan Bardella - 12/10
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Apolline Matin Face à face
Apolline de Malherbe Il est 8h33 8h33 sur l'AMC et BFM TV Bonjour Jordan Bardella Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions Ce matin vous êtes le président par intérim du Rassemblement National Il y a beaucoup de rapports de force Rapport de force entre grévistes et gouvernement Rapport de force cette nuit A l'Assemblée Nationale avec plusieurs incidents Qui ont d'ailleurs impliqué des députés du Rassemblement National On y reviendra dans un instant Mais d'abord Elisabeth Borne Qui lance donc la procédure de réquisition Des personnels de dépôt des Sceaux Et ce matin la réponse des grévistes C'est une réponse de l'envoyeur A l'envoyer la grève est non seulement reconduite Mais le mouvement s'étend Vous êtes plutôt gouvernement Ou vous êtes plutôt gréviste ?
Ecoutez moi je suis Du côté de ceux qui sont aujourd'hui Contraints De subir les blocages De faire des files d'attente interminables Des infirmières pour pouvoir aller soigner leurs patients Des pompiers, des policiers pour pouvoir exercer Et de tous ces français qui bossent Et qui sont aujourd'hui contraints et paralysés En vérité il y a le fond et il y a la forme Dans un contexte de super profit record pour Total Je rappelle que c'est 18 milliards de profit Sur le premier semestre de l'année 3 milliards d'euros versés aux dividendes Il n'est pas illégitime Que des salariés demandent De prendre leur part aussi A ces bénéfices records On sait qu'il y a une demande De 150 millions d'euros d'augmentation des salaires C'est à dire grosso modo 10% des salaires Alors c'est vrai que c'est des salaires qui sont des salaires élevés Par rapport aux salaires médias en France C'est des professions qui Ont l'eus dans des conditions qui sont difficiles Il faut aussi le dire Donc la demande elle n'est pas illégitime Et elle est parfaitement compréhensible Dans un contexte d'inflation Mais je crois que ça ne justifie pas La paralysie du pays Et en vérité aujourd'hui Il y a eu un défaut d'anticipation De la part du gouvernement Moi pardon mais je suis extrêmement choqué D'entendre le président de la république Expliquer que ça n'est pas de sa prérogative Que de gérer de tels blocages On a un peu le sentiment qu'Emmanuel Macron Est démissionnaire Qu'il ne s'intéresse plus à la vie quotidienne des français Et qu'il ne s'intéresse pas A la multiplication des blocages A la multiplication des crises Et des inquiétudes des français
Vous ne pouvez pas dire qu'il ne s'y intéresse pas Il a répondu sur cette question là Mais il a dit en même temps C'est pas à moi président de négocier
Je suis désolé Quand le bon fonctionnement de la nation Est remis en cause Quand la quasi-totalité Des stations-service sont aujourd'hui à l'arrêt Et que les français sont plongés dans l'inquiétude Doivent donc bénéficier De l'attention du chef de l'état Sans l'état il n'y a pas Total Sans Total il n'y a pas l'état On parle là de l'un des plus gros raffineurs de France Si les raffineries sont à l'arrêt Le pays est à l'arrêt Donc le bon fonctionnement de la nation Est aujourd'hui remis en cause Et je pense que ça relève évidemment Du domaine du chef de l'état Dès le début de la crise Ça fait trois semaines maintenant
On va revenir aussi sur la question des négociations Sur la question du blocage du pays De la manière dont on pourrait remédier Justement à ce blocage Mais enfin quand vous dites Le président se désintéresse Le président a parlé de cette prise Il a simplement dit à la sortie de cette intervention Il a dit Ce n'est pas au président lui-même D'aller négocier Sinon on passerait Qui par-dessus
Dans les sommets internationaux Le patron de Total Il est reçu comme un chef de l'état Et pour une raison très simple C'est qu'au-delà du fait Que l'état soit actionnaire de Total C'est que si Total est à l'arrêt Ça met le pays à l'arrêt Et on voit bien ce qui est en train De se produire aujourd'hui Cette grève Elle dure depuis trois semaines C'est depuis trois semaines Que le gouvernement aurait dû mettre Autour de la table Peut-être le ministre des Transports Par exemple Les revendications salariales Les syndicats Et de l'autre Le Total La direction totale Pour tout Pour essayer de trouver le chemin D'un consensus Ça n'a pas été fait L'état a estimé que ça n'est pas De son rôle d'intervenir Or on se retrouve aujourd'hui Avec des blocages qui sont conséquents Maintenant il y a une minorité Aujourd'hui à la CGT Qui n'est pas représentative Des salariés Parce que pardon Il y a 8% des français Qui sont salariés On sait que la CGT Va aller au blocage Coute que coûte Mais plutôt que de parler
De ceux qui bloquent Pour vous la CGT exagère
Mais attendez Regardez les files d'attente On dit quoi aux infirmières Qui peuvent plus aller soigner Parce qu'il n'y a plus de carburant On dit quoi aux pompiers du Rhône Qui sont Vous avez vu ces policiers J'ai vu des vidéos circuler Sur les réseaux sociaux Les policiers sont contraints De pousser leur voiture Jusqu'à la station service Parce qu'ils n'ont plus de carburant A mettre Donc ça menace Aujourd'hui c'est vrai Le bon fonctionnement de la nation Et moi je pense Qu'il ne faut expliquer Aucune possibilité Que la réquisition des salariés C'est une hypothèse Qui existe dans le droit français Or je note qu'en la matière Elisabeth Borne a fait une annonce Mais qu'elle n'est pour l'instant Pas suivie
Les arrêtés ont été pris Mais il n'y a pas eu De passage à l'action Pour l'heure en effet Du point de vue des réquisitions
Les arrêtés ont été pris Je ne sais pas
Si ils ont été pris
Ah bon d'accord Ils ont été pris Donc maintenant la balle Est entre la main des préfères
Mais ils ne sont pas encore activés En effet Pour reprendre la précision Donc pour vous Jordan Bardella Parce qu'en fait Je ne comprends pas très bien Vous dites Leurs revendications sont légitimes
Oui bien sûr Je veux dire Les obligations d'autres salaires Dans un contexte de super profits Et en même temps vous dites
Bon il faut que la grève s'arrête Ils n'ont pas obtenu Qu'une cause
Donc de leur point de vue Il faut poursuivre Tout cela m'amène à aborder Pas tous les syndicats D'ailleurs pardon Tout cela m'amène à aborder Un deuxième sujet C'est l'explosion Des super profits Des grandes boîtes Des grands groupes pétroliers Et gaziers Depuis le début du conflit Entre l'Ukraine et la Russie Et je pense qu'il est Aujourd'hui nécessaire De mettre en place Une taxe exceptionnelle Sur les super profits Comme l'a fait l'Italie Comme l'a fait la Grande-Bretagne Comme l'a fait la Hongrie Parce qu'il n'est pas normal Qu'alors que des millions De Français sont aujourd'hui Dans la difficulté N'arrivent plus à boucler Les fins de mois A mettre du carburant Dans leur voiture A régler leur facture d'énergie Et bien on voit Des grands groupes Multiplier les bénéfices records Qui sont Attendez Qui sont juste indu De la stratégie économique De l'entreprise Décorréler des investissements Mais simplement ça Ça n'est pas une réponse Sur les salaires
C'est-à-dire Oui il y a eu 10 milliards 6 De profits de total Vous vous dites Profitons de cette occasion Pour dire On doit taxer Une partie De ces super profits Ces profits exceptionnels Pour financer
Des baisses de taxes
Mais ça ne donnera pas Plus de salaire A ceux qui font grève
Ça permettra De financer Des baisses de taxes Et vous savez Qu'à l'heure Où le pétrole Est en train de repartir A la hausse Nous sommes les seuls A exiger Nous allons continuer De le faire La baisse des taxes Sur l'énergie Notamment la baisse De la TVA Je vais essayer de comprendre
Ça veut dire que En faisant une taxe Sur ces super profits L'État pourrait avoir De nouvelles recettes Qui lui permettraient De baisser les taxes À la pompe Mais au fond L'État pourrait vous répondre Que c'est un peu Ce qu'il a obtenu Puisqu'il a obtenu De total Une ristourne De 20 centimes À la pompe
Elle se termine En combien de temps La ristourne ?
Alors il demande Le ministre des Transports Clément Beaune Qui était mon invité Sur l'AMC hier Demande à Total De poursuivre C'est-à-dire Cette ristourne Qui devait s'arrêter Dans quelques semaines De la décaler Dans le temps D'autant de jours Dont les Français N'ont pas pu en profiter
On reporte le problème En vérité Parce qu'on sait très bien Que partons du principe Que la ristourne de Total Sera levée le 1er novembre Ça veut donc dire Qu'on va créer Le 30 octobre Elle ne serait pas levée
Du coup le 1er novembre
Ça va créer en théorie Un afflux dans les pompes À la fin du mois d'octobre Parce que tout le monde Va vouloir aller mettre De l'essence Avant la fin de la ristourne Dans les groupes total On peut reporter De 15 jours De 3 semaines D'un mois Mais on ne fait que décaler Le problème dans le temps Moi je pense que La seule mesure Et nous nous pensons que Le seul moyen aujourd'hui Pour rendre du pouvoir d'achat Aux français de manière pérenne C'est la paix fiscale Et c'est de déclarer Une baisse des taxes Sur l'énergie Pas seulement sur le carburant Aussi sur l'électricité Le gaz Le fuel Et généralement Le grand oublié Du bouclier énergétique Et je vous rappelle Qu'il y a 9 millions de familles Qui se chauffent au fuel Dans notre pays
Donc 60% sur les carburants
L'Etat peut agir directement En baissant les taxes
Ce matin Donc 6 des 8 raffineries de France Sont bloquées Vous au pouvoir Vous réquisitionnerez Vous enverriez même éventuellement L'armée s'il le faut Comme ça avait été fait Parfois par le passé
L'armée Excusez-moi C'est des huissiers Qui font appliquer le droit Il y a un droit en France Cette mesure Elle existe dans le droit Elle a déjà été utilisée Par le passé Je pense que d'abord Il faut négocier Si on n'arrive pas A négocier
Donc vous feriez exactement Ce que fait le gouvernement
Non parce que ça fait 3 semaines Ils font quoi depuis 3 semaines ? Ils négocient
Ils disent Si vous n'avancez pas On va réquisitionner
Non non non Ça fait 3 semaines Que la grève a démarré Ça fait pas 3 jours Or le problème Est en train de s'aggraver Donc le ministre des Transports A failli Et aurait dû réunir Les syndicats Et la direction totale Beaucoup plus tôt Qu'ils ne le font maintenant Dans la panique Il est plus légitime Clément Beaune aujourd'hui Je crois que le ministre Véran Qui était sur votre plateau Il y a quelques jours Vendredi Il nous expliquait Qu'il n'y avait pas de grève Et qu'il n'y avait pas de pénurie Qu'il n'y avait aucun problème Il n'y avait aucun problème C'est le déni Il ne voulait pas utiliser le mot de pénurie Exactement Donc en fait Plus les pénuries S'étendent Sur le territoire français Plus le gouvernement nous explique Qu'il n'y a pas de pénurie C'est orwellien C'est-à-dire qu'il y a un problème Dans la rue Que tout le monde voit Il y a un éléphant Au milieu du salon Que tout le monde voit Que tout le monde subit Mais le gouvernement ne le voit pas La vérité c'est qu'ils sont Complètement déconnectés De la situation Complètement dépassés Par ce qui est en train Aujourd'hui de se produire Dans le pays Et que tout cela Aurait dû être anticipé Beaucoup plus tôt Elle est là la réalité
Avec une question Vous évoquiez à l'instant La question des infirmières Des médecins Pour vous Qui devrait être prioritaire Est-ce qu'il faut établir une liste Au-delà de la crise Dans laquelle on est En ce moment même Est-ce qu'il faudrait établir Une liste Pour qu'à l'avenir Si des crises Comme celle-là Adviennent On ait une liste On n'a plus qu'à appuyer Sur le bouton De tous ceux qui sont prioritaires
Il y a 18 millions de français Qui utilisent leur voiture Ont besoin d'utiliser leur voiture Je veux dire Ils ne vont pas se balader Entre 8h et 9h Le lundi matin Quand on prend sa voiture C'est parce qu'on n'a pas accès Au transport C'est parce qu'on habite Dans la France périphérique Qu'on n'a pas de Vélib Ou de trottinette électrique Et qu'on a donc besoin De sa voiture Pour emmener ses enfants A l'école Pour aller faire les courses Pour aller voir ses parents Ou ses grands-parents Qui sont malades Le week-end Donc ils sont tous prioritaires Il y a évidemment un impératif Pour les forces de sécurité Je pense évidemment Aux policiers Aux pompiers Aux infirmiers A tout le personnel soignant Qui plus que jamais En temps de crise Assurent le bon fonctionnement Le bon fonctionnement De la nation Mais les taxis aussi On se souvient Que pendant la crise sanitaire Dans le Covid Les taxis avaient des accès Privilégiés Parce que évidemment Qu'ils assurent aussi Du transport médical Que les ambulances Ou les pompiers Ne peuvent plus assurer Dans un certain nombre De départements
On a aussi des cris d'alerte De la part notamment Des livreurs de produits frais De produits surgelés
Madame De tout le monde Voilà On est la sixième puissance mondiale Et on est aujourd'hui Contraint D'avoir des files d'attente De plus en plus longues Devant les stations-service En vérité La France ressemble De plus en plus A un pays du tiers-monde La justice est par terre La sécurité est par terre L'école est par terre Les stations-essence Sont par terre On voit bien Qu'Emmanuel Macron A la tête de l'État C'est la guerre De tous contre tous Et il est un président Démissionnaire Quand il dit Que ça n'est pas De sa prérogative On voit que la société Française Est aujourd'hui à l'arrêt Et ça relève évidemment De sa prérogative Surtout quand il s'agit
Vous avez dit Il a un peu disparu J'en profite pour reprendre La phrase que vous avez dit Honnêtement Il s'est exprimé quasiment Tous les jours D'une manière ou d'une autre Ce soir il sera à la télévision Pendant une heure C'est ce que vous appelez Un président démissionnaire
Oui c'est un président démissionnaire Parce que les français Qui nous écoutent ce matin Vous voyez Il y a un français sur deux Qui est à 10 euros près Quand il fait ses courses Il y a un français sur trois Dans notre pays Qui renonce à se soigner Parce que le reste à charge Est trop important Il y a une situation Migratoire et sécuritaire Qui est aujourd'hui Totalement hors de contrôle Dans notre pays Or face à ça Le président de la république Est absent Voilà il est absent Et quand des réponses Sont apportées Ce ne sont pas les bonnes Moi j'entends parler Du plan sobriété
Les réponses apportées Ne vous conviennent pas Je l'entends parfaitement C'est de la politique
Le plan sobriété Dont on a beaucoup parlé La semaine dernière Ça n'est pas une économie de guerre Ça n'est pas un plan d'urgence De l'arrière-front En réponse Au conflit Entre l'Ukraine et l'énergie C'est la conséquence directe Des choix politiques Qui ont été faits Et moi je comprends Qu'ils soient extrêmement discrets Parce que ce qu'on va payer Cet hiver C'est ces revirements Sur le nucléaire C'est la fermeture De Fessenheim Par ce même gouvernement Sous la pression des Verts C'est l'abandon d'Astrid C'est le démantèlement D'EDF Et cette fameuse règle De l'arène Dont nous avons parlé ensemble Il y a quelques jours Et qui oblige aujourd'hui Et qui est le fleuron industriel Qui appartient à tous les Français De brader un quart de sa production A ses concurrents C'est le refus de sortir Du marché européen De l'électricité Regardez l'Espagne Le Portugal Ils ont négocié Avec la Commission européenne Pour sortir du marché européen De l'électricité Qui lie aujourd'hui Les prix de l'électricité Auprès du gaz Or on sait qu'en France 90% De l'électricité Exactement
Trois fois moins cher
N'est pas lié en France Au gaz Mais à l'électricité Donc il faut sortir Du marché européen De l'électricité Il faut baisser la TVA L'Allemagne a baissé la TVA Les Anglais ne sont plus
Dans le marché européen De fait Ils ont des prix Absolument explosifs
Ce n'est pas le cas De l'Espagne ou du Portugal Parce qu'ils ont Des systèmes énergétiques Qui ne sont pas similaires Au nôtre La Pologne et l'Allemagne Ont baissé la TVA Sur l'énergie Donc je dis Il y a des mesures Qui marchent Dans le reste de l'Europe Et que le gouvernement Ne veut pas faire Probablement par idéologie Ou sous la pression des Verts Parce qu'on est convaincu Que si on baisse les taxes Sur l'essence Les gens vont encore plus Utiliser leur voiture Et donc on ne vendra pas De véhicules électriques En fait ils font de l'idéologie Là où il faudrait Faire preuve d'un peu plus De bon sens
Avant de parler Budget Retraite Et ce qui se passe A l'Assemblée nationale Encore un mot quand même Sur cette situation Dans les stations essence On a vu Ici ou là Des situations De grandes tensions Voir même de violences Avec Une station essence Qui a même été Prise en quelque sorte Par des voyous Qui décidaient eux-mêmes Qui avaient le droit Ou non De faire le plein Est-ce qu'il faudrait En plus des réquisitions Des raffineries Avoir aussi Un renforcement de la sécurité Dans les stations
Mais vous voyez où on en est là ? On est en France en 2022 En train de se dire Est-ce qu'on va mettre Des policiers dans les stations service ?
C'est l'effondrement C'est le déclin français Non mais c'est pas le déclin français Si si C'est l'effondrement de la France Quand j'entends sur votre antenne D'ailleurs qu'il y a quelques jours À Nantes On est obligé désormais De demander À des serveurs Qui travaillent dans des restaurants D'être équipés De bombes lacrymogènes Devant la flambée De l'insécurité Et devant l'incapacité De l'État A protéger ses citoyens Donc oui Emmanuel Macron A effondré l'État Et il effondre l'État Parce que Encore une fois Ce sont des idéologues Et que les mesures De bon sens essentielles De baisse de la fiscalité D'arrêt de l'immigration De retour de l'ordre Et de la sécurité Sur tout le territoire Ne sont pas mises en œuvre En vérité aujourd'hui Le fait que Des délinquants Fassent la loi Dans les stations essence Et c'est le cas Dans d'innombrables quartiers Madame Déjà dans beaucoup de quartiers En France
C'est déjà le cas ?
Bien sûr que c'est déjà le cas Moi j'ai grandi dans une cité Où aujourd'hui Ce sont des trafiquants de droits Qui vérifient Qui sont les gens Qui entrent Qui palpent les habitants Lorsqu'ils rentrent chez eux Parce qu'ils doivent vérifier S'ils ne sont pas de la police Donc en vérité L'État est en train De s'effondrer aujourd'hui Et je pense que Si le Rassemblement National Et d'après un dernier sondage Jifop Le parti politique Préféré des Français C'est probablement Parce qu'il est le seul Aujourd'hui A avoir la volonté Le courage Et les solutions
Pour rendre aux Français
Leur pays Et leur pouvoir d'achat
Votre leitmotif ce matin De l'État Je voudrais qu'on revienne Sur ce qui s'est passé Hier soir et cette nuit A l'Assemblée Nationale Avec notamment Cet échange Entre Alexandre Louvet Qui est donc Député Rassemblement National De Moselle Et Bruno Le Maire Le ministre de l'Economie A qui il s'adressait
Monsieur Le Maire Vous avez travaillé Il fut un temps Pour Dominique de Villepin Qui avait dénoncé La lâcheté De ceux qui refusent De défendre les intérêts De la France Aujourd'hui Le lâche c'est vous
Le lâche c'est vous Bruno Le Maire Qui a vivement répondu Qui a demandé A avoir des excuses Après cette insulte Et les députés Rassemblement National Qui ont carrément Quitté l'hémicycle Vous n'avez pas tous Un peu surjoué quand même
Je pense que c'est A Bruno Le Maire De présenter ses excuses Aux Français Pour avoir Avec Monsieur Macron Bradé depuis 10 ans Et puisqu'avant D'être président Monsieur Macron Était ministre de l'économie Le patrimoine Industriel des Français D'avoir vendu Alstom Aux Américains D'avoir vendu Technip D'avoir vendu Alcatel Lucène D'avoir laissé Excellia Et des fleurons Industriels français Être rachetés Par des puissances étrangères Bien souvent avec la complaisance Des gens qui sont au pouvoir D'avoir remis Les politiques publiques De l'État Entre les mains De cabinet privé américain Donc oui Monsieur Le Maire Et Monsieur Macron Fait preuve de lâcheté En matière économique Oui Ils se sont comportés Comme des liquidateurs A la tête de l'État Et oui Ils ne défendent pas Les intérêts de la France Je vais vous dire Ce qui est extrêmement grave C'est que Mon collègue Alexandre Loubet Comme Frédéric Bocaliti Qui est un autre député Du Rassemblement National Qui a traité Le ministre de l'éducation nationale De communautariste Qui est une accusation politique
Et qui s'est pris d'ailleurs Un blâme
Monsieur Loubet Et monsieur Bocaliti Ont été sanctionnés Par la présidente De l'Assemblée Nationale Monsieur Loubet
Aura même une amende
Il va perdre son indemnité Il va perdre un quart Son indemnité d'élu Pour avoir décrit La politique économique Du gouvernement Comme lâche Ce qui se passe Est extrêmement grave Et je pense Que la liberté d'expression Est aujourd'hui Mise en danger L'Assemblée Nationale C'est la maison Du peuple français C'est la maison Par excellence Du débat De la confrontation politique De la confrontation des idées Et elle est même La liberté d'expression D'autant plus sacrée Dans ce lieu Que les députés Que nous sommes Ont une immunité parlementaire Pour pouvoir justement Critiquer Débattre Parce que la démocratie C'est la violence des mots Plutôt que la violence physique Et je vais même vous dire La présidente De l'Assemblée Nationale En marche A cédé à une pulsion Autoritariste Autoritariste Et je trouve Portée gravement atteinte A la liberté d'expression En sanctionnant des élus Qui ont porté Des jugements politiques Donc si on ne peut plus Rien dire maintenant Sur la politique du gouvernement Si on ne peut plus Dénoncer les trahisons Des liquidateurs Qui sont à la tête de l'État Et qui ont vendu Les intérêts français A des intérêts étrangers Alors la démocratie Est terminée Et c'en est fini De la démocratie La lâcheté madame J'ai été vérifié Dans le Larousse Définition de lâche C'est qu'il manque De courage face au risque Est-ce que vous pensez Que c'est une injure Que ça mérite Une sanction De la part de la présidente De l'Assemblée Nationale Alors moi Ce qui s'est passé hier Et les sanctions Qui ont été adressées Me font penser A des régimes Qui sont très éloignés De l'idée Que nous nous faisons De la démocratie
Allez-y assumer Ça veut dire quoi ça ?
Ça veut dire qu'on peut Ensuite aller donner Des leçons aux dictatures Aux régimes autoritaires Ou d'aller donner Des leçons à la Russie Quand on sanctionne Des députés français Qui dénoncent La trahison des intérêts nationaux Par les gens Qui sont au pouvoir Et à l'inverse Jérôme Bardella
Qu'est-ce que vous dites Qu'est-ce que vous dites De cette même Niaël Brun-Pivet Qui a sanctionné Hier soir Dans cette même soirée Agitée à l'Assemblée Nationale Une députée De son propre rang Une députée De la majorité Qui avait dit Que l'ERN Était un parti xénophobe C'est donc interdit aussi De dire que l'ERN Est un parti xénophobe Ça pour vous C'est pas de la censure ?
Eh bien si Voilà Je vais peut-être Vous surprendre Je combattrai politiquement De toutes mes forces Les caricatures Qui sont faites Du Rassemblement National Et les accusations De xénophobie Qui nous sont faites Parce que nous sommes tous Sauf xénophobes Et que nous aimons Profondément notre pays Mais je considère Que des critiques Dans l'enceinte De la démocratie française Ont le droit D'être prononcées Et de la même manière Que Mme Brun-Pivet Sanctionne Des députés De la majorité Comme des députés De l'opposition C'est une remise en cause De la liberté d'expression Donc je pense
C'est intéressant Ce que vous dites Au fond C'est que vous dites Je demande à ce qu'on applique Pour nous Je l'applique aussi A mes opposants Vous dites Je n'aurais pas Sanctionné Cette députée Qui nous a traité De xénophob C'est ce que vous nous dites Ce matin
Bien oui Mais je combattrai Politiquement ces arguments Parce que Vous voyez Quand on a des principes En politique On se les applique Mais on les applique Aussi aux autres C'est ce que disait Marine Le Pen
Mais c'est notre ligne de conduite
Parce que nous aimons La démocratie Nous aimons le débat Et que s'il ne peut plus Y avoir ces débats A l'Assemblée nationale Au Parlement européen Au Sénat Où les parlementaires Sont protégés Par une immunité parlementaire Et où je vais même vous dire Je peux avoir des propos Où nos opposants Peuvent avoir des propos Qui sont jugés Comme diffamatoires Sur les plateaux Ils ne doivent pas l'être Dans l'enceinte De l'Assemblée nationale Parce que On doit pouvoir tout dire Ces échanges de force Ces confrontations d'idées A l'Assemblée nationale Alors c'en est fini De la démocratie Mais je veux dire Je pense que Monsieur Le Maire A beaucoup surjoué la comédie Et qu'en vérité Il ne répond pas sur le fond C'est-à-dire sur la vente Encore une fois De l'un de nos fleurs Industriels Du rachat programmé Par les Américains
Jordan Bardella Président par intérim Du Rassemblement National Merci d'avoir répondu A mes questions Il est 8h53 Sur RMC BFM TV Merci d'avoir regardé cette vidéo
Jordan Bardella