"On fait la promesse de ne pas augmenter nos forfaits sur cinq ans malgré le contexte inflationniste", déclare Thomas Reynaud, directeur général d’Iliad
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:18FerméeRéponse directe
Est-ce que vous, chez Free, vous allez augmenter le prix des forfaits ?
- 0:58OuverteRéponse directe
Comment est-ce que vous faites pour absorber cette hausse des coûts de fabrication ?
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Donc vous absorbez les surcoûts ?
- 1:53FerméeRéponse directe
Combien avec la 5G ?
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Mais est-ce que c'est pertinent en période de sobriété énergétique de changer de téléphone ?
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Donc, pour vous, deux ans après l'attribution des fréquences 5G, vous diriez que le bilan est positif ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23InvitéFait
« chez Free, on n'a vraiment pas attendu que l'inflation soit un sujet d'actualité pour adresser cette question. »
- 0:33InvitéChiffre
« En 10 ans, nous n'avons pas augmenté d'un centime nos forfaits 2 euros et 19,99 euros. »
- 0:43InvitéFait
« Il n'y a aucun autre opérateur télécom en Europe qui n'a pas augmenté ces prix. »
- 0:49InvitéPromesse
« on fait une promesse forte, engageante, dans un contexte inflationniste aussi pour nous, sur nos coûts d'approvisionnement, sur les coûts de l'électricité, de ne pas toucher au prix de ces forfaits mobiles, 2 euros et 19,99 euros sur les 5 prochaines années. »
- 1:17InvitéFait
« Nous pouvons prendre cet engagement parce que depuis de nombreuses années, on investit et nous investissons massivement dans nos réseaux et on a une démarche qui est singulière où on a décidé d'internaliser un certain nombre de coûts de production. »
- 1:32InvitéFait
« nous développons nous-mêmes certains équipements télécoms, nous développons nous-mêmes, nous concevons nos propres freeboxes »
- 2:19InvitéChiffre
« On couvre désormais 80% de la population française »
- 2:25InvitéChiffre
« le 3 quart des terminaux des smartphones qui sont vendus dans nos boutiques sont des smartphones 5G. »
- 3:25InvitéFait
« C'est une technologie aussi qui est plus efficace d'un point de vue énergétique qui, à consommation énergétique constante, permet de transporter plus de données »
Temps de parole
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France Info. Bonsoir à toutes et à tous. Ce soir, l'invité éco et le directeur général d'Iliade, maison maire de Free, Thomas Reynaud, bonsoir. Bonsoir, Isabelle Raymond. Alors, on est en pleine période d'inflation avec une hausse des prix qui dépasse 6%, qui concerne tous les postes de la vie courante. Est-ce que vous, chez Free, vous allez augmenter le prix des forfaits ? Ce que je peux
vous dire, c'est que chez Free, on n'a vraiment pas attendu que l'inflation soit un sujet d'actualité pour adresser cette question. On est rentré sur le marché du mobile il y a 10 ans, sur une promesse de pouvoir d'achat et on tient nos promesses. En 10 ans, nous n'avons pas augmenté d'un centime nos forfaits 2 euros et 19,99 euros. Il n'y a aucun autre opérateur télécom en Europe qui n'a pas augmenté ces prix. Et on fait une promesse forte, engageante, dans un contexte inflationniste aussi pour nous, sur nos coûts d'approvisionnement, sur les coûts de l'électricité, de ne pas toucher au prix de ces forfaits mobiles, 2 euros et 19,99 euros sur les 5 prochaines années.
Mais comment est-ce que vous faites pour absorber cette hausse des coûts de fabrication ? Il y a eu la pénurie des semi-conducteurs, donc vous avez des puces électroniques qui coûtent plus cher, le transport aussi qui coûte plus cher, donc forcément, vous, vos coûts de fabrication coûtent plus cher ?
Non, c'est un engagement qui est exigeant sur notre modèle économique. Nous pouvons prendre cet engagement parce que depuis de nombreuses années, on investit et nous investissons massivement dans nos réseaux et on a une démarche qui est singulière où on a décidé d'internaliser un certain nombre de coûts de production, d'internaliser un certain nombre de savoir-faire. Par exemple, nous développons nous-mêmes certains équipements télécoms, nous développons nous-mêmes, nous concevons nos propres freeboxes et ce qui nous permet de dégager à la fois des marges de manœuvre économique et aussi de se distinguer par rapport à nos concurrents.
Donc vous absorbez les
surcoûts ? Notamment, oui.
Alors, vous publiez aujourd'hui vos résultats financiers avec des ventes qui augmentent de plus de 8% sur les 6 premiers mois de l'année. Ça signifie évidemment beaucoup de nouveaux abonnés, 120 000 nouveaux abonnés au total au deuxième trimestre, c'est beaucoup. Combien avec la 5G ?
La croissance de notre parc d'abonnés se fait essentiellement sur le mobile, non pas sur les abonnés voix qui payent 2 euros, mais sur les abonnés que l'on appelle les abonnés donnés et qui ont accès et qui accèdent au service 4G et au service 5G. Et ce que l'on constate, c'est que la 5G est en train de devenir une réalité pour les Français. On couvre désormais 80% de la population française et surtout, on voit que le 3 quart des terminaux des smartphones qui sont vendus dans nos boutiques sont des smartphones 5G.
Mais est-ce que c'est pertinent en période de sobriété énergétique de changer de téléphone ? Est-ce que c'est vraiment nécessaire ?
Je suis d'accord avec vous. Il faut se poser la question. Et c'est la raison pour laquelle, chez Free, on ne pousse pas nos abonnés à changer de terminaux. On n'est pas du tout dans une logique, par exemple, d'enfermer nos abonnés sur des périodes d'engagement de 2 ans et tous les 2 ans, les pousser à changer de terminaux. Ce que l'on appelle le subventionnement qui est pour moi un non-sens économique et un non-sens environnemental.
Mais accéder à la 5G, Thomas Reynaud, cela signifie forcément changer de téléphone ?
Au moment où votre téléphone arrive en fin de vie et ça a du sens. Vous savez, la 5G est une technologie qui est utile. Elle est utile pour plusieurs raisons. Un, elle permet d'éviter une saturation de nos réseaux et on sait que le volume de données transportées sur nos réseaux a considérablement augmenté ces dernières années.
C'est une technologie aussi qui est plus efficace d'un point de vue énergétique qui, à consommation énergétique constante, permet de transporter plus de données et qui, demain, permettra des nouveaux usages grâce à une caractéristique technique de la 5G, c'est que c'est une technologie qui est beaucoup plus stable par rapport à la 3G à la 4G et qui permet, demain, d'envisager des usages comme l'automobile autonome, la voiture autonome ou encore la chirurgie à distance.
Donc, pour vous, deux ans après l'attribution des fréquences 5G, vous diriez que le bilan est positif et que vous inciteriez toujours les consommateurs à utiliser la 5G ?
Oui, le bilan est positif et vous savez, nous sommes dans une industrie du temps long, l'industrie des télécoms, le temps de la construction de nos réseaux. Cela a pris 10 ans, par exemple, pour vraiment monter en puissance sur la fibre optique. La France est championne du monde en termes de vitesse de déploiement de la fibre optique, mais nos déploiements réseaux s'apprécient à l'échelle d'une décennie. Et si jamais on prend l'exemple de la fibre optique, la fibre optique, c'est une technologie qui est beaucoup plus efficace d'un point de vue énergétique que le dégroupage. La fibre optique consomme trois fois moins, trois fois moins d'électricité que le cuivre.
Alors, on parle de consommation d'énergie, évidemment, on a parlé des téléphones mobiles, parlons des boxes, est-ce que dans les éco-gestes, dans les gestes au quotidien que peuvent faire les consommateurs, il faudrait par exemple éteindre sa box, la débrancher le soir avant de se coucher ?
C'est une bonne question. On a beaucoup travaillé sur la question de l'efficacité énergétique de nos box, de nos free box. Génération après génération, elles sont de moins en moins consommatrices et on essaie d'accompagner nos abonnés dans des bons usages numériques pour limiter leur empreinte environnementale, limiter leur empreinte énergétique et notamment, on met à disposition de nos 20 millions d'abonnés une application très simple d'usage, Freebox Connect, qui depuis votre smartphone permet de connecter ou déconnecter votre Wi-Fi, de programmer les heures auxquelles votre Wi-Fi sera ouvert dans votre foyer.
Et ça dépend de quoi ? Ça dépend de la consommation d'énergie globale ? Ça dépend...
On laisse nos abonnés bien évidemment libres de programmer, de planifier l'extinction ou non de leur Wi-Fi. En revanche, on a un devoir de pédagogie et d'explication vis-à-vis de nos abonnés de tous les outils que l'on met à leur disposition pour réaliser des économies d'énergie.
Mais vous ne conseillez pas de débrancher, pour l'instant, sa box ?
Pas de débrancher la box. En revanche, lorsque vous n'êtes pas présent, en un clic depuis votre smartphone, si vous le souhaitez, vous pouvez éteindre le Wi-Fi dans votre foyer.
Est-ce qu'ils le font pour l'instant ? Oui, ça commence
à monter en puissance et on va faire de plus en plus de pédagogie. Puis on prend aussi, vous savez, de plus en plus de décisions fortes depuis un certain nombre d'années dans le cadre de notre plan de transformation environnementale pour atteindre la neutralité carbone. On travaille beaucoup aussi sur l'efficacité énergétique de nos réseaux, sur le fait que nos data centers utilisent très peu d'eau ou encore récemment sur l'extinction de bandes de fréquence la nuit pour réduire notre consommation électrique.
Merci beaucoup Thomas Reynaud, directeur général d'Iliade, maison mère de Fri qui nous promet aujourd'hui qu'il n'y aura pas de hausse des prix. Merci.