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interviewFrançois Ruffin· 24 janvier 2018 22 min

BURN OUT : 500 CAS RECONNUS SUR 400000 !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci bon je vous remercie de m'accueillir dans votre commune en commission et ensuite je vous présente mes meilleurs voeux puisqu'il en est encore temps je vais partir de le point de départ de cette histoire c'est un camarade de football qui vient me trouver à faqir qui d'habitude est très jovial sur le terrain et qui là se trouve complètement déprimé me dis qu'il vient de qui voit des psychiatres en série qui consomment des anxiolytiques que jamais ils ne répondent plus pense tomber pensait tomber aussi bas et que ça tout ça c'est du haut management dans son entreprise les directeurs d'un lidl en périphérie damien et il était brisée par une série de l'humiliation de remarques vexatoires de des mois et des mois alors qu'il avait deux décennies d'ancienneté des mois et des mois de laminage et à la fin de notre rencontre il me dit je n'ai toujours pas compris cette difficulté cette impossibilité à me faire reconnaître en maladie professionnelle pour que ce soit lidl qui paye mais tous les médecins m'ont dit ne vous lancez pas là dedans c'est hors tableau ça va être très très compliqué et mon avocat de pareil donc aujourd'hui se faire reconnaître c'est quasiment mission impossible voilà le point de départ sensible d'une histoire qui peut se lire aussi dans les chiffres la semaine dernière est paru le rapport de la cnam qui a été un petit peu médiatisé parce qu'il apparaissait que les troubles psychiques il y avait une une forte montée des troubles psychiques c'est ce qu'on trouve en page quatre une affection psychique peut également être reconnu au titre d'une maladie professionnelle et le nombre de cas a reconnu a été multipliée par sept en cinq ans donc la caisse d'assurance maladie se flatte quelque part du fait qu'il ya une multiplication par 7 en cinq ans du nombre de troubles psychiques reconnu comme maladie professionnelle mais à quel total arrive-t-on on arrive à un total de 580 c'est ce qu'a reconnu 596 pour toute la france ce sont d'après le psychiatre patrick légeron qui est membre de l'académie nationale de médecine et qui a été l'auteur d'un rapport sur le burn out pour laquelle dans cette académie ce sont des chiffres dérisoire et nous dit ça reste ridicule pourquoi parce que d'après l'organisation mondiale de la santé c'est toujours le patrick docteur patrick légeron le stress est aujourd'hui le premier risque pour la santé des travailleurs dans le monde et on a un fossé entre cette reconnaissance par l'organisation mondiale de la santé mais aussi par le bureau international du travail par toute une série de psychiatres entre un parent à ce qu'il appelle un paradoxe extraordinaire entre le fait que les troubles psychiques sont aujourd'hui subi massivement par les salariés et le fait qu' il ne figure que les troubles somatiques que les maladies corporelle non pas les maladies psychiques et mental dans le tableau des maladies professionnelles noms qui me dit aussi je pense qu'une reconnaissance est absolument nécessaire et l'académie est très intéressé par cette démarche de reconnaissance alors si on doit faire une estimation du nombre de deux le bain en out de troubles psychiques liés au travail aujourd'hui l'estimation qui reçoit l'agrément à la fois de la serm mais aussi de madame chanter pour la caisse nationale d'assurance maladie est une estimation floues mais qui va se résumer à quelques centaines de milliers quand on dit que quelques centaines de milliers on a grosso modo l'approbation tout le monde je me permet d'établir une fourchette entre deux cent mille cinq cent mille cas par an de troubles psychiques liés au travail et grosso modo si on est si on fixe cette fourchette là il ya un accord est donc vous voyez le décalage immense entre eux c'est centaines de milliers de cas et les 596 qui a reconnu c'est à dire qu'il ya un 1 cas sur 1000 grosso modo qui va être reconnus en maladie professionnelle donc là pourquoi cette sous-estimation alors là je citerai une phrase du colonel chabert de balzac en apercevant donc ce militaire qui revient des combats napoléonien et qui se retrouve à faire face à toutes les administrations poids pour établir ses droits et toucher une rente en apercevant le dédale de difficulté où il fallait s'engager en voyant combien il fallait d'argent pour y voyager le pauvre soldat reçu un coup mortel dans cette puissance particulière à l'homme que l'on nomme la volonté est bien là on a des gens qui ont déjà été brisées dans leur entreprise et à qui on demande d'effectuer un véritable parcours du combattant pour pouvoir être reconnu en baroeul professionnels alors j'ai pas envie de vous faire le descriptif du labyrinthe et des sigles que représente ce parcours du combattant on admettre anja cittadini qui est avocate au barreau de paris qui nous site du tic de la cnhi tâte de évidemment le sait les rmp le tass et ainsi de suite on a toute une série de canaux par lesquels il faut passer pour enfin aboutir potentiellement au bout de plusieurs années à une reconnaissance en maladie professionnelle donc elle le dit on le déconseillent très fortement aux salariés de se lancer là dedans comme les syndicats disent nous on donne pas du tout le conseille d'aller là dedans même nous on le fait pas on à mettre du croquis et l'avocat les salariés notamment dans les dossiers caisse d'epargne qui me dit moi je suis dans une impasse totale dont je ne suis pas très fier j'ai des gens à défendre je n'arrive pas à les défendre voilà la situation dans laquelle on se trouve aujourd'hui et ça amène tous ses défenseurs des salariés finalement à tricher avec la législation à quelques et avec une certaine complicité parfois des des juges qu'est ce qu'ils font ils font passer ça en accident du travail c'est à dire que il cherche un moment où il ya une crise de larmes dans l'entreprise un moment où il ya eu une dispute et ils en font le point de départ de troubles psychiques alors que ce trouble psychique monte graduellement est donc considéré constitue une véritable maladie il le transforme en accident du travail pat beaucoup parce que là c'est la reconnaissance est plus facile donc ils savent très bien ils le disent on fait un détournement on triche on s'arrange avec la loi et s'est du coup on en arrive à ce que à la cnam on est dix mille accidents du travail de tous les 10000 troubles psychiques reconnus en accident du travail alors qu'on a que 500 ça 596 maladies professionnelles donc là il ya c'est la voie numéro deux qui font le pas sur ce qui devrait être la voie normale tout cela représente une très lourde facture pour la société.pourquoi parce que tant que c'est pas en maladie professionnelle ce sont les assurés sur les cotisants qui paye et non pas l'employeur si ceux reconnus en accident du travail ou une maladie professionnelle c'est ce sont les employeurs qui paye à 98% là on à otc qui était le directeur des ressources humaines chez un équipementier sportif qui en 2010 est appelée 4 milliards de profit mais qu'il y redire je viens témoigner devant vous parce que je ne comprends pas je ne comprends pas que ce soit la société civile qui paye dans mon cas quand je suis tombé avec une tentative de suicide je suis quand même resté 18 mois en arrêt maladie et c'est la société civile qui paye or très clairement ce sont les conditions de travail qui m'ont poussé à faire un burn-out donc de la même manière qu'on a du mal à estimer on donne une fourchette du du nombre de cas de troubles psychiques liés au travail de la même manière chiffrée ce que ça coûte à la société est difficile on peut dire que ça se chiffrent à plusieurs milliards d'euros de manière assez vague quoi et donc qui doit payer aujourd'hui c'est l'enjeu c'est un enjeu que reconnaît y compris la ministre de la santé madame butin qui s'exprimait ainsi dans le journal du dimanche le 22 octobre 2017 concernant les arrêts de travail le montant des indemnités journalières de courte et de longue durée ne cesse d'augmenter de l'ordre de 5% la dernière jusqu'à quand l'assurance maladie pâlir athènes les défaillances du management au travail et là on a un truc qui est quand même une aberration pour moi dans le pied au sort de la discussion avec la directrice des risques la caisse nationale de l'assurance maladie madame genté à savoir qu' elles disposent tout un arsenal pour aller contrôler les médecins prescripteurs d'arrêts de travail elle dispose d'un arsenal pour aller contrôler les assurés qui sont en arrêt de travail pour voir si c'est pas frauduleux mais en revanche il nie elle ne fait pas de contrôle sur les entreprises pour voir les causes de ces arrêts de travail de ces dépressions en série par exemple ne sont pas liées au fonctionnement à l'intérieur de l'entreprise on aboutit à st pour moi c'est que du coup comme il n'ya pas de prise en compte dans le bilan comptable des entreprises on peut maintenir un déni dans l'entreprise c'est une question qui n'est pas abordée à peu près de nous un turc un locuteur nous conformer sachant que le medef n'est pas venu un aux auditions nous l'avons invité les pas vu on aura alors créé paille dont qui était directrice des ressources humaines à la fois pour la grande grille pain parle pour la grande distribution pour une usine et également pour un serbe sont d'appel qui me dit c'est tellement tabou dans les entreprises c'est le sujet interdit nous en tant que rh on n'a même pas le droit de prononcer le mot stress quand chaque année avec les syndicats ont fait le point sur les risques psychosociaux on ne doit pas prononcer ce genre de mots c'est pour ça que quand je vois le tabou autour de ça le manque d'engagement réel dédié l'action je me dis à part mettre en place des sanctions financières lourdes je le vois pas ce qui pourrait motiver les boîtes on est dans un dernier alors que j'ai j'ai des témoignages de 2,2 à la caisse d'epargne mais par exemple dans une caisse d'epargne où on a eu quatre suicides en deux ans sachant que continue du volume de cette caste de paria on devrait être l'un verse à un suicide en deux ans dont quatre fois plus et bien non seulement il n'y a pas de prise en compte de ça mais il va même pas y avoir la volonté l'arfuts la caisse d'epargne de simplement autorisé une expertise avec un cabinet pour aller faire une enquête sur pourquoi il ya eu quatre suicides sachant qu'il en avait qui était revendiqué comme étant liés au travail dans des lettres donc là on a un déni des directions y compris dans les cas les plus dramatiques et je dois dire que c'est moi ce qui m'a paru le plus stupéfiant dans les témoignages recueillis c'est que quand bien même à bien le pire le management peut continuer à avancer tel un bulldozer ce cas de caisse d'epargne là en côte d'azur où on a une mère de famille qui se jette sous un train qui en meurent qu'il a su l'être donc voilà ensuite on a un responsables de centres d'appels mais interne à naples à toutes les folies qu'interne à la case départ qui lui aussi se suicide on a un homme qui traiterait investi un contrôleur de gestion très très investi dans son travail qui fait un avc et en heure malgré l'arrivée de l'hélicoptère en pleine plénière des résultats de la caisse d'epargne et malgré tout ça il n'y a aucune remise en cause nous dit on aucune crise de conscience aucune étude sur ce qui se passe à l'intérieur de cette entreprise donc ça c'est vrai pour les cas les plus dramatiques on imagine ce que ça donne par exemple dans le centre d'appels coriolis à amiens où on n'a pas de suicide mais on a simplement la norme des dépressions des missions des crises de larmes en série ou simplement on nous dit la salariée nous dit burn out c'est presque un mot tabou le stress au travail il faut faire comme si ça n'existait pas on nie l'évidence alors le l'un des fondements de cette proposition de loin c'est de considérer que la sanction est une prévention il faut qu'ils aient un intérêt des entreprises il faut qu'elles aient un intérêt à se pencher de manière forte sur les risques psychosociaux je vais prendre une comparaison dans les années 70 il y avait 18 mille morts sur les routes de france aujourd'hui malheureusement il reste encore 3477 ce sont 300 4477 mort de trop mais c'est quand même une définition presque par six ça ne s'est fait pas fait qu'en faisant des câlins et des bisous aux chauffards ça c'est fait aussi par un arsenal répressif ça s'est fait par des gendarmes ça s'est fait par des alcootests eh bien ça on ne parviendra à faire baisser les centaines de milliers de troubles psychiques liés au travail dans dans le monde de l'entreprise que aussi en ayant un à un il faut pas que ça mais aussi en ayant un arsenal répressif l'économiste de la santé philippe askenazy a publié un livre qui s'appelle les désordres du travail et il montre que ça fonctionne et ce cette sanction a fonctionné aux états unis qu'est ce qui s'est passé aux états unis il y avait une multiplication des accidents du travail et des maladies professionnelles et coup un moment il ya eu un intérêt porté à là dessus et les assurances se sont mis à réévaluer les entreprises le ce que les entreprises avaient alors payé en fonction du nombre d'accidents du travail et de maladies professionnelles dans l'entreprise ce qui fait que le coût des assurances est passé poil pour ces entreprises de 1,4 pour cent du coût total du travail à 2,4 pour cent contre 85,4 94 donc à une hausse de 1% par rapport au coût du travail qu'est ce que ça fait ça entraîné une baisse de 2% du tout du profit des entreprises et bien à ce moment-là de general motors et les autres se sont sentis invités à ce qu'ils ont appelé la responsabilité et ça a fonctionné puisque on est passés donc 2 2 2 4 % du coût des assurances a finalement 1,6 pour cent pascal des mesures fortes qui ont été prises mais ça ça s'est fait par de l'incitation parce qu'il y avait un intérêt à à prendre ces mesures est l'auteur philippe askenazy conclu avec force et je pense que c'est c'est ce qu'on doit se dire aussi l'exemple américain prouve que le discours sur lequel on peut rien faire face à des contraintes économiques subies par les entreprises est faux au contraire il est possible d'améliorer substantiellement le sort des salariés c'est blême l'averse qui serait économiquement aberrant c'est la désorganisation des organisations qui serait la bien à la base de leur dangerosité c'est la contrainte financière qui a fait passer de nombreuses entreprises américaines d'un équilibre nos fils nocifs faible investissement sur la sécurité et la santé fort coût des accidents et des maladies un équilibre vertueux sensibilisation coûts maîtrisés ça ça c'est fait nous disait-il par la contrainte financière évidemment si on transmission transfert le coût des troubles s'il plie chic liés au travail vers la branche accidents du travail maladies professionnelles qui est financé à 98% par les employeurs ça sera une forte mesure incitative enfin je pense que ce cette reconnaissance a une valeur de signal d'alarmé qui tirait a une valeur symbolique à une valeur d' alerte aussi pour l'ensemble de la société et notamment pour les pouvoirs publics quand on voit ce qui s'est passé par exemple à l'entrepôt l'eau l'idole de rousset où on a là comme une tragédie la chronique d'une tragédie annoncée où on a successivement un directeur de site directeur régional qui part parce qu'il a un avc suite aux pressions qu'ils sont mais sur lui ensuite on a deux cadres et construire le numéro deux de l'entreprise qui partent en burn out et qu'ensuite ça se termine donc par une pendaison il y avait plein de signaux aidé au top les syndicats sont allés taper à la porte de la sélection du travail le lapointe la cgt la cgc d'autant que le numéro de l'entreprise le cadre est allé à la médecine du travail non pas seulement pour son cas personnel mais en disant ça va mal dans mon entreprise venez venez ça va mal rien n'a été fait on s'est retrouvés le 29 mai 2015 avec la pendaison de yannick sansonetti dans la chambre froide de l'entrepôt little ce qui était sans foi évitables si on avait considéré c'était quelque chose d'important mais ça n'est pas aujourd'hui considéré comme quelque chose à perdre 10 par exemple en l'occurrence que le directeur de régionale n'est pas été licenciés qu'ils soient virés simplement ça relève de l'entreprise mais qu'aujourd'hui puisse continuer à manager en toute liberté c'est un danger pour la société c'est un danger pour les entreprises où il pourra continuer à exercer il faut se pencher là dessus or là je le dans les pouvoirs publics ce que fait le ministère de la justice c'est pas c'est pas à la hauteur des enjeux de la même manière que sur ce qui se passe dans la sécurité routière dans les années 70 on a pénalisés il ya eu ça et tu pu être considéré qu'il ya d'écrit mots entiers là on a par exemple un cas de suicide dans le nord avec une lettre qui est laissée comme quoi de la caisse d'epargne et est accusé par le salarié et on aboutit à un classement sans suite le président du gain de tribunal de grande instance appel l'avocat en disant on est vraiment désolé on n'a pas traité et je pense que c'est pas du tout normal quand on est sur ce type ça prouve simplement pour l'ensemble de la société une une insuffisamment une insuffisante mizan alerte sur sept et mat sur ce thème est évidemment la reconnaissance dans ce qui est la bible des maladies professionnelles des troubles psychiques liés au travail serait un signal envoyé à l'ensemble de la société je je une petite précision la technique pour moi on n'est pas là sur la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle pourquoi parce que le burn out n'est pas reconnu comme une maladie donc ne pouvait pas reconnaître pour une comme une maladie professionnelle ce qui n'est pas reconnu comme une maladie en revanche on sait que le burn-out engendre des troubles psychiques et ils sont le docteur patrick légeron on a effectué un tableau à titre indicatif pas ce que c'est c'est de l'ordre du pouvoir réglementaire on a effectué un tableau à titre indicatif et bien le sont connues ses trousses et là c'est la dépression c'est le stress post traumatique c'est l'anxiété généralisée et c'est éventuellement la trouble les troubles de l'adaptation avec anxiété voilà un peu les les maladies qui sont connus qui sont parfaitement il nous dit nous on n'a pas de problème à mettre les laissa dans une case pour conclure je suis bien conscient mois de la limite aussi de cette proposition ça n'est pas une fin en soi c'est un premier pas mais il est nécessaire de mettre en place tout un arsenal je mentionnerai deux mesures qui doivent accompagner la reconnaissance des troubles psychiques comme maladie professionnelle lui nous a été suggérée par madame marine jantes et donc qui est directrice des risques à la cnam ces îles ont mené une analyse sur le croisement de la consommation d'anxiolytiques et l'absentéisme dans les entreprises pour montrer que ben si jamais il ya beaucoup d'absentéisme avec en consommation d'anxiolytiques dans des entreprises peut-être que l'entreprise est responsable aussi et donc l'idée de taxer possiblement selon ces critères là je pense que c'est quelque chose d'intéressant parce que la reconnaissance comme maladie professionnelle elle s'intéresse au sommet c'est-à-dire aux cas les plus graves et on a en dessous tout ce qui est de l'ordre d'absence quinze jours d'un mois de deux mois de trois mois on revient on repart hélas cette mesure-là pourrait être intéressant sur ce sens et ensuite je reprendrai parce que eux ce que je fais ne fait que s'inscrire dans une lignée à la fois de la haute autorité de santé de la cabine l'hymne national de médecine ainsi de suite ou alors ici pour le travail parlementaire du rapport 106 sebaoun qui proposait par exemple de libérer les médecins libérées le rapport des médecins l'ordre du travail alors de les médecins pardon permettent à la médecine au médecin du travail de pouvoir enquêter et pouvoir énoncer que oui les troubles psychiques sont bien d'origine professionnelle parce qu'aujourd'hui les médecins sont régulièrement poursuivi par là pour l'ordre des médecins donc en conclusion je dirais je peux dire nous le disent et l'économie de la santé philippe askenazy nous pouvons nous pouvons dès aujourd'hui mettre un coup d'arrêt à ces quatre cent mille troubles psychiques qui sont chaque année liée au travail et vous pouvez dès aujourd'hui faire ce premier pas je remercie qui est pour et qui est contre il est rejeté l'ensemble des articles de la proposition de loi ayant été rejeté le texte est considéré comme rejetée par la commission vous redire que on a là un sujet on veut on à la fabrique des chômeurs de longue durée et y compris les drh viennent de nous dire que c'est pas pris au sérieux pour l'instant à l'intérieur des entreprises comment la question c'est comment vous allez faire pour que ça soit pris au sérieux par une entreprise ensuite sur le débat ce matin oui je suis frappé bon cueillez pas la halle qui a roger de la reconnaissance des troubles psychiques liés au travail comme maladie professionnelle c'est une chose mais le rejet du fait qu' on souhaite établir le coût de sa de ces troubles psychiques on rejette ça qu'on rejette que les risques psychosociaux soient intégrés au dialogue social et finalement à l'intérieur de l'entreprise qu'on rejette la protection des médecins et les infirmiers qu'on rejette tout en bloc et qu'on nous dise qu'on nous explique que c'est pas du dogmatisme c'est à se demander ce qu'est ce que ça serait du dogmatisme en l'occurrence alors que sur des propositions tous les groupes sauf le groupe de la majorité était favorable à ça et ensuite on nous dit que tout que vous êtes déterminé que c'est en route qu'il ya une commission il ya des sujets sur lesquels vous légiférez très rapidement et voilà sur la rupture conventionnelle collective ou légiférer rapidement sur la suppression des chsct vous reliez gilles perret rapidement sur la suppression de l'impôt sur la fortune vous l'ériger ferrée soit rapidement en revanche quand il s'agit d'en arriver à des mesures qui sont favorables aux salariés on revoit qu'on renvoie ça une commission ad-hoc ultérieure on verra bien ce qui sortira ensuite des travaux la commission alors que là vous aviez des mesures minimales dont vous pouviez qui pouvait être un marqueur que vous souhaitiez aller dans cette direction et malgré nous désaccord nos désaccords de fond je vous remercie pour cette écoute et cette discussion de ce matin

BURN OUT : 500 CAS RECONNUS SUR 400000 ! — François Ruffin · Pourquijevote