Serge Papin, invité de l'économie de Nicolas Pierron
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Serge Papin, vous venez de publier un livre intitulé 'Et maintenant on fait quoi ?'. Comment interprétez-vous les fusions récentes des centrales d'achat (Système U, Casino, Intermarché) au regard de votre ouvrage ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Finus et les fabricants de pâte alertent sur des hausses de prix nécessaires. Comment analysez-vous ces paradoxes ?
- 4:15OuverteRéponse directe
Les prix ont baissé de 1,5 % depuis le début de l'année selon l'INSEE. Comment expliquer ces tensions ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
de l'économie 7h20 sur Radio Classique bonjour serge Papin bonjour président de 6stu vous venez de publier un livre intitulé et maintenant on fait quoi point d'interrogation c'est paru au Cherche Midi vous écrivez notamment la grande distribution qui a toujours privilégié le prix bas doit évoluer vers un autre modèle on a pourtant l'impression franchement que c'est tout le contraire qui se passe en ce moment avec la fusion récente de plusieurs centrales d'achat Système U et au champ casino et Intermarché comment vous interprétez ces fusions au regard de ce que vous dites dans votre livre oui alors d'abord ce ce livre essaie si j'ose dire de faire une lecture peut-être à l'envers porter un autre regard sur un certain nombre de de travers enfin en tous les cas ce qui on
peut être estimé comme des des travers d'évolution de de de la société dont ce que ce que vous évoquez alors évidemment ça renvoie à la guerre des prix bon cette guerre des prix qui est c'est l'objectif de fusion entre grande centrale de chat non vous allez voir je vais y répondre je crois pas justement là aussi il faut faire une autre lecture cette Gard des prix elle est dévastatrice dévastatrice sur des pans importants de l'économie française je pense au secteur agricole je pense au réseau des des PME puisque elle oblige à toujours pour pour sur cette recherche de de prix bas j'allais dire excessive bah on commence à en payer le le prix
parce que ça met à mal ces filières là qui ne sont plus à même d'ailleurs de de produire il faut pas ignorer que le secteur agricole ne va peut-être pas être en mesure à terme de produire par exemple suffisamment de lait pour la consommation française ou suffisamment de viande d'élevage et cetera et des PME voilà sont en ce moment plutôt en en train de fermer et donc ça menace aussi l'emploi donc on risque de payer il y a longtemps que je le dis d'ailleurs le prix de tout ça alors qu'est-ce qu'on a voulu faire nous alors si on prend notre actualité que je n'aborde pas dans dans ce livre est un livre personnel mais l'actualité justement c'est le le le fait de prendre un partenariat en l'occurrence avec le
groupe auchamp euh c'est justement peut-être pour influencer les choses d'une autre manière parce que on on était sous le régime de la loi du plus fort euh la loi du plus fort c'était donc les deux leaders qui pèsent 22 ou 23 % de part de marché Carrefour et Lecler voilà et qui nous nous sommes quand même à la moitié hein du du du chiffre d'affaires en France hein de de ces deux enseignes et évidemment quand il y a plus de croissance ces leaders ils font jouer le rapport de force à à ils font jouer la loi du plus fort et ils le font non seulement sur les les les négociations qu'il mèneent avec les grands groupes internationaux ou avec les PME mais ils le font aussi je le dis hein très sincèrement en allant essayer
de de chasser des magasins dans notre réseau je rappelle que nous sommes un réseau coopératif n'avons pas d'intégration de lien il y a une forme de liberté dans notre réseau et euh voilà ils vont euh se faire essayer de débaucher des magasins donc euh il y a aussi euh ça c'est la loi de la concurrence oui non mais attendez oui justement c'est la loi de la concurrence mais enfin moi je suis président d'un groupement coopératif qui existe depuis 1894 je suis pas chargé non plus d'éteindre la lumière et de tirer le rideau hein donc il y a il y avait aussi le quand le plus fort use et abuse de euh sa force et ben euh il a il va trouver des or donc en face de lui une autre force et qui va influencer
justement en terme de responsabilité qui va être capable d'influencer les choses dans le sens des valeurs qui sont partagé d'ailleurs avec auchochan et systmeu justement sur le rapport au PME justement sur le rapport au monde agricole et je pense que ça doit plutôt être un signe positif pour ces gens-là plutôt que voilà on n pas envie d'être prédateur et de comme disait un journaliste qui m' m'inrogé l'autre jour de serrer le kiki c'est pas fait pour ça Serge papa on vous sent trèit remonter néanmoins on a un sujet sur sur les prix aujourd'hui par exemple finus le patron de Findus a pousser un coup de gueule cette semaine vous l'avez peut-être entendu il dit si j'augmente pas mes tarifs de 10 % je ne peux pas tenir face à l'envolet du prix du poisson les
fabriquant de pâte aussi s'inquiète de la pénurie de blédure et estime qu'il faudra aussi des hausses de prix pour tenir le coup difficile oui alors bien sûr il faut conjuguer tous ces paradoxes entendre tout ça bon je rappelle quand même sur ces deux déclarations elles sont je le dis sans être taquin mais nous sommes à l'aube des à 15 jours de l'ouverture offici des négociation chacun évidemment il va de non pas il y a non pas que non non non non bien sûr que non donc en effet il y a il y a un vrai sujet on voit bien les prix alors ce qui est surprenant d'ailleurs c'est que malheureusement les les les consommateurs ne s'en aperçoivent pas suffisamment mais les prix ont baissé c'est Linc qui le dit de plus de 1,5 % depuis le le début de l'année donc nous
sommes en déflation hein voilà les prix dans la grande distribution les prix dans la les prix au consommateurs hein et donc évidemment et et et cette Gard des prix mais toujours en lueur les mêmes produits qui sont donc du coup survendus puisque à grand coup de comparateur c'est prod voilà alors notamment les produits de ces deux je pense produits de chez Findus ils servent oui à à compenser les déséquilibres de de de marge issu des prix qui sont toujours plus bas sur Coca-Cola Nutella et les produits les plus connus et ben par le jeu de la compensation parfois des produits ne ne sont pas assez bien rémunérés tant en
production qu'en transformation et c'est moi j'ai dénoncé ça depuis un petit moment la si vous voulez la la fameuse loi de modernisation de l'économie contient en elle tous les fermentes c'est des équilibres là et il faudrait je suis désolé que les pouvoirs publics ne ne ne prennent pas de de mesures pour au moins apporter un abandement et accompagner autant que de nécessité c'est C ces besoins qu' qu'on ce secteur qui est fragilisé saz on est dans une on pourrait comparer ça sans dramatiser les choses mais ce qui s'est passé dans le textile il y a une vingtaine d'années on n'a pas pris soin de de d'accompagner la la la réforme qui avait besoin sur cette industrie qui s'est fortement délocalisé total alors que
maintenant il y a des conditions d'une localisation on n'est pas capable de reproduire voilà voilà par exemple donc voyez on on sent bien qu'on a besoin de vivre cette transition et que on aurait on serait et si vous voulez le problème d'aujourd'hui quand on voit les lois y compris celles du cice qui sont passées elles le sont pour des secteurs pour toute l'économie française alors qu'il faudrait prendre le temps de descendre un petit peu à la mine et d'aller voir tous les secteurs parce que les besoins sont pas les mêmes en termes d'accompagnement pour l'agroalimentaire pour l'industrie automobile pour le tourisme pour l'immobilier pour la construction et cetera et c'estes filières par filière qu'il faudrait mettre en place un accompagnement et non
pas avoir comme toujours on a l'habitude de le faire des grandes décisions qui sont macro-économiques qui s'impose à tous parce que le cice au fond ça nourrit le plan social de la Poste he pour faire simple les car ça nourit aussi la grande distribution qui estou en ENF prélèvement par ailleurs oui mais le cice il était fait pour créer des emplois notamment sur l'emploi des jeunes et vous allez en créer bah euh oui on va en créer bien on va en créer mais on aurait plus puisque vous savez le cice entre nous il nourrit aussi la garde des prix hein il est renvoyé alors évidemment ça profite au consommateur et ça vient compenser l'augmentation des prélèvements qui existent par ailleurs he qu'il soit fiscaux ou certaines dépenses contraintes de type logement
énergie transport qui augmente ça vient compenser tout ça bien sûr mais c'est la vocation initiale du cice c'était tourner vers l'emploi et je trouve que je le dis d'ailleurs dans mon livre il y a quel chose à faire urgemment notamment sur l'intégration et l'emploi des jeunes et je pense aux jeunes qui n'ont pas qui sont pas ce qui avec des grands diplôme et cetera et qui peuvent s'intégrer dans des groupes comme le nôtre et vivent des carrières et avec beaucoup de formations que on est capable de leur apporter je renvoie les auditeurs à la lecture de votre livre serge Papin et maintenant on fait quoi regarde un entrepreneur c'est paru donc aux éditions du Cherche Midi merci d'avoir été ce matin vous l'invité de l'économie de Radio Classique avec Vindel Vindel
Serge Papin