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InterviewC à vous (sur YouTube)· 29 avril 2024 51 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalEnvironnement & énergieSécurité

Manifs pro-Palestine à Sciences-Po : le mouvement s’étend à la Sorbonne- C à Vous - 29/04/2024

Source d'origine 3 locuteurs

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 36 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Mohamed, votre story ce soir.

  • 0:53OuverteRéponse directe

    Émilie, votre choix de l'actu ce soir.

  • 1:16OuverteRéponse directe

    Bonjour François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes.

  • 4:25RelanceRéponse partielle

    L'argument de votre collègue écolo est assez grossier, il faut le dire, mais la question se pose à propos de votre appartenance au PPE.

  • 5:57RelanceRéponse directe

    Une question pour finir : Si on est d'accord avec vos idées, si on rejette le bilan de von der Leyen et qu'on milite pour une autre présidence, pour qui faudrait-il voter ?

  • 13:14RelanceRéponse directe

    François-Xavier Bellamy, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé la suspension des subventions de la région à Sciences Po. Vous réclamez aussi la suspension de ces aides à Sciences Po. Est-ce que vous trouvez que l'État manque de fermeté avec ces universités ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:39François-Xavier BellamyChiffre
    « La délégation macroniste a voté à 90% comme les socialistes. »
  • 20:14François-Xavier BellamyFait
    « Valérie Pécresse a parfaitement raison de réagir d'une manière ferme. »

Temps de parole

  • Présentateur83 %
  • Invité4 %
  • Invité 24 %
  • Invité 33 %
  • Invité 42 %

2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

Bonsoir, très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h pour toute l'actualité de ce lundi 29 avril avec toute l'équipe de CETAVOU et Mimi, Pierre, Patrick, Mohamed et Lorrain. Salut à tous les cinq. Bonsoir, Mohamed. Mohamed, votre story ce soir. Après Sciences Po, aujourd'hui, c'est la Sorbonne qui était occupée par des manifestants pro-palestiniens. Retour sur des images qui font débat et qui font déjà le tour du monde. Anne Sinclair, la journaliste, est dans un instant notre invitée pour évoquer ce sujet alors qu'on apprend que Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, suspend jusqu'à nouvel ordre les financements à Sciences Po Paris.

Patrick, votre édite.

0:36
Invité

Vérité en deçà de Kievrin, erreur au-delà.

0:39
Présentateur

Voilà, bon, c'est un peu compliqué, mais c'est pour dire simplement que les clivages de Bruxelles sont très éloignés. Kievrin, c'est la petite commune qui est à la frontière, outre Kievrin. Les clivages de Bruxelles sont très éloignés de notre paysage politique.

0:53
Invité

Émilie, votre choix de l'actu ce soir. Faut-il ouvrir le débat sur la GPA, la gestation pour autrui en France ? C'est un débat lancé par l'annonce de la paternité du couturier Simon Porte-Jacques Musse. Et 59% des Français sont pour ouvrir le débat.

1:09
Présentateur

Voilà, les élections européennes, la GPA, mais aussi l'état des finances publiques. Autant de sujets qu'on soumet ce soir à notre invité. Tête de liste, LAR aux élections européennes. Bonsoir François-Xavier Bellamy. Bonsoir. Merci d'avoir accepté ce soir à notre invitation. Merci à vous. L'or 1 dans le 5 sur 5. Gérard Depardieu a passé la journée en garde à vue. Elle vient d'être levée cette garde à vue. Deux femmes l'accusent d'agression sexuelle en marge de tournage. C'est en 2021 et 2014. Pierre Votreuil.

1:34
Invité

La ruée vers l'or, l'or olympique. C'est le titre d'un ouvrage magnifique consacré à l'athlétisme

1:40
Présentateur

par l'artiste, peintre et plasticien Ernest Pignon. Ernest, je vous présente les dernières œuvres de celui qui est le premier à peindre et afficher dans les rues de l'éville.

1:49
Invité

Et ça tombe formidablement bien.

1:51
Présentateur

Encore une belle organisation de l'équipe de C'est à vous parce qu'on reçoit peut-être ce soir l'un des futurs médaillés olympiques. C'est l'un des meilleurs cavaliers de saut d'obstacle au monde.

2:00
Invité

Dans le top 10, Simon Delestre qui est en lice pour les qualifications au JO de Paris 2024. Il sera notre invité aux côtés de l'Amberg Wilson.

2:09
Présentateur

Voix d'un documentaire événement qui sera diffusé demain sur France 2, Planète Terre, avec des images absolument exceptionnelles, inédites, d'animaux sauvages qui sont des véritables héros de l'adaptation aux situations et au climat extrême. Et puis on fêtera les Molières un peu avant l'heure parce que lundi prochain, c'est la 31e nuit des Molières. Elle sera animée par l'humoriste ancienne avocate Caroline Vigneault qui nous expliquera comment elle compte faire pour que la soirée soit animée et rythmée. Elle sera aux côtés du président des Molières, Jean-Marc Dumontet. Voilà pour le programme.

Le dîner est préparé ce soir par Adrien Delafoy, le chef et propriétaire du restaurant Brut Baison de Cuisine. C'est à Bois. Il est en cuisine ce soir pour un tout chou-fleur. Voilà des chou-fleurs de différentes textures,

2:51
Invité

rôtis, entiers, en purée, caramélisés, avec du jou de viande, du jou, du jus.

2:59
Présentateur

Les joues, ce sont celles de Patrick. On ne les a pas encore mangées. Merci chef, à tout à l'heure pour le dîner. Tout de suite l'édito de Patrick Cohen. Un constat, les élections européennes, c'est compliqué. Très compliqué. On a déjà souligné ici à quel point nos clivages domestiques paraissent éloignés des alliances et des compromis en vigueur à Bruxelles et Strasbourg, avec un parlement dominé par une majorité d'eurodéputés du centre droit, PPE, du centre gauche, social-démocrate, et du centre avec les macronistes de Renew. Mais voilà que le théorème de Cormand est venu embrouiller le schmilblick un peu plus encore. Alors pardon, mais j'ignorais, c'est quoi le théorème de Cormand ?

C'est un truc de campagne inventé par l'ancien numéro 1 d'Europe Écologie Les Verts, David Cormand, et qui dit qu'il ne sert à rien de voter pour le candidat dont on approuve les idées, si celui-ci n'est pas fichu de les imposer au niveau de son groupe européen. Théorème énoncé ainsi hier matin sur France Info.

3:53
Invité

Au niveau européen, ce que vote le groupe socialiste, pas M. Glucksmann, mais le groupe socialiste, ce n'est pas ce que dit Glucksmann en France. J'ai envie de vous dire que si vous êtes d'accord avec ce que dit Raphaël Glucksmann en France, la liste pour laquelle vous devez voter, c'est les Verts.

4:07
Présentateur

Voilà, donc c'est clair et simple. Si vous aimez Glucksmann, votez Toussaint. Clarté et simplicité que nous avons voulu illustrer ici, à cet avou, avec ce schéma et ce jeu d'enfant, sauras-tu trouver le bon chemin qui mène à ton vote du 9 juin.

4:23
Invité

Et ce terme de Cormand peut valoir pour d'autres lignes ?

4:25
Présentateur

Oui, alors notre invité me voit venir, François-Xavier Bellamy. L'argument de votre collègue écolo est assez grossier, il faut le dire, mais la question se pose à propos de votre appartenance au PPE, premier groupe du Parlement européen sortant. Vous êtes entré en campagne en affirmant qu'à Bruxelles, la délégation macroniste a voté à 90% comme les socialistes. C'est moi qui le dis, c'est Valérie Hayé qui le dit. C'est vous qui l'avez dit. Non, non, c'est Valérie Hayé qui dit au tout début de cette campagne, je vote 90% comme Raphaël Glucksmann. Oui, et donc vous l'avez repris comme argument de campagne. Je ne fais que la cité.

En oubliant de préciser que la proportion est pratiquement la même pour votre PPE, qui a approuvé majoritairement à peu près tout ce que vous contestez aujourd'hui, notamment le pacte vert et le pacte sur la migration PPE, qui vient de reconduire comme candidate à la tête de la Commission européenne la présidente sortant d'Ursula von der Leyen. Elle était seule candidate.

5:11
Locuteur non identifié

400, yes, 89, no, and that means that is elected resoundingly, Ursula von der Leyen.

5:21
Présentateur

Dear delegates, I am honored to welcome our lead candidate for the presidency of the European Commission, Ursula von der Leyen. Von der Leyen acclamé au dernier congrès du PPE à Bucarest, sauf par vous. Est-ce que je peux ajouter un chiffre, si vous me permettez ? Vous allez vraiment répondre dans un instant. Sauf par vous, les eurodéputés LR, pardon, vous n'étiez pas à l'image. Il faut dire que vous n'avez plus de vice-présidence du parti depuis deux ans, une seule vice-présidence de groupe, et que vous ne pesez que 8 députés sur 178, 7 même avec une défection, c'est-à-dire moins d'un demi pour cent. Et donc, une question pour finir ? Question basée sur le théorème de Cormand.

Si on est d'accord avec vos idées, si on rejette le bilan de von der Leyen et qu'on milite pour une autre présidence, pour qui faudrait-il voter ? Voilà, on a fait le schéma avec un point d'interrogation au bout. Vous voyez qu'on ne prend pas parti. Comment pourriez-vous démontrer qu'un vote pour la liste à l'air n'est pas un vote direct pour von der Leyen ? Comment peut-on dire oui au PPE et non à sa candidate ? En réalité, si vous voulez que von der Leyen ne soit pas reconduite à la tête de la Commission européenne, il faut voter pour nous, parce que la décision va se faire au sein du PPE. Et c'est au sein du PPE que, dès le 10 juin, la discussion va s'engager. Et le PPE a choisi, déjà ?

Non, en réalité, ce que ne montrent pas les chiffres que vous avez indiqués, c'est qu'il y avait 801 délégués à Bucarest. J'ai été le premier à dire, y compris à Urcula Fendalier... 591 inscrits d'après le PPE, 591 inscrits. Non, non, 800, vous pouvez vérifier. Non, non, 800, c'était le nombre de délégués totaux, mais 737 avaient le droit de voter, et 591, c'était inscrit. Je peux vous garantir que ce résultat a été vécu en réalité comme un désaveu, au-delà des apparences.

J'ai été le premier à dire à Urcula Fendalier, les yeux dans les yeux, pourquoi nous ne la soutiendrons pas pour un nouveau mandat, pas pour des questions de personnes, mais parce qu'en effet, nous nous sommes opposés, avec tout le PPE, aux textes les plus problématiques du Pacte vert. Je pense par exemple à l'interdiction des véhicules thermiques, je pense à ce texte qui s'appelle Restauration de la nature, qui organisait la décroissance agricole de l'Europe.

7:19
Invité

C'est une dizaine de textes, le Pacte vert, pas seulement ça.

7:21
Présentateur

C'est 80 textes, même beaucoup plus que ça. Mais dans ces textes, il y en a qu'on a soutenus, par exemple la barrière carbone à l'entrée du marché unique pour protéger notre marché des importations qui sont en concurrence déloyale avec nos industriels, nos agriculteurs. Ça, on l'a soutenu, c'était même notre premier engagement de campagne. Mais il y a beaucoup de textes les plus problématiques auxquels on s'est opposés, et je le redis, avec tout le PPE. Et donc à la fin, nous nous disons à Ursula von der Leyen, on ne peut pas poursuivre dans un cap que nous n'avons pas approuvé.

Et en réalité, il y a cinq ans, pour vous donner un point de comparaison, Manfred Weber, qui était candidat pour être à la tête de la Commission, avait recueilli 469 voix sur le même congrès du PPE, alors qu'il avait un adversaire face à lui. Cette fois-ci, elle n'a pas de candidat contre elle, et elle en fait seulement 400. Donc c'est un vrai désaveu. Et la vérité, c'est que c'est chez nous que ça se décidera au prochain mandat. Et si je suis d'accord avec David Cormand sur un point, c'est qu'il faut que tous les Français comprennent que l'Europe, c'est un combat. C'est un combat de tous les jours. Et il faut être là où on peut agir, là où on peut faire la décision.

Ça ne sert à rien d'être dans les tribunes à commenter le match. Il faut rentrer sur le terrain, et le match va se jouer dans le mandat qui vient, en particulier au PPE. Il faut être dans un groupe ultra-minoritaire, avec 7 ou 8 députés, là, aujourd'hui, sur 168. Ça ne change rien au fait que l'influence, elle se trouve là. Elle se trouve là où on peut. Et demain, si on revient plus nombreux, effectivement, c'est là que ça va se jouer. C'est quoi votre objectif, là ? Là, vous êtes crédité à 6,5% des intentions de vote, talonnée par la liste reconquête de Mario Maréchal.

Notre objectif, c'est de faire le plus de voix possible pour pouvoir avoir le plus de députés demain qui feront entendre la voix des Français à Bruxelles et à Strasbourg. Ça ne servira à rien pour les Français d'avoir beaucoup de députés au Rassemblement National qui, en réalité, ne font rien et qui sont toujours absents et qui ne mènent aucune bataille. Ça ne servira à pas grand-chose non plus d'avoir des députés dans le groupe d'Emmanuel Macron qui sont, en fait, les principaux aux auxiliaires de la gauche. Et ils le revendiquent eux-mêmes. Ils le disent eux-mêmes. Ils ont voté, eux, pour le coup, pour le texte Restauration de la Nature.

Ils ont voté pour l'amoncellement de normes, de contraintes, de complexités qui pèsent sur nos entreprises. Jusqu'à la semaine dernière encore. Parce que le texte sur le devoir de vigilance des entreprises, porté par Manon Aubry de la France Insoumise, porté par les socialistes, a été validé, approuvé par les députés macronistes. Donc le seul vote utile, c'est le vote à l'air. C'est le vote de la mise. Moi, je dis, c'est très simple.

9:30
Invité

Et c'est un référendum anti-Ursula von der Leyen.

9:33
Présentateur

Le Parlement européen, ça oblige à sortir du en même temps et à retrouver de la clarté. Il n'y a pas de en même temps en Europe. Le vrai débat européen, il est entre la gauche et la droite. Les deux grands groupes au Parlement européen, comme vous le savez, c'est le groupe socialiste et le groupe du PPE. Et en réalité, le vrai clivage européen... Ils votent souvent ensemble ? Non. Mais si. En fait, il ne faut pas regarder la statistique globale parce qu'il y a beaucoup de votes qui n'ont pas d'impact politique. Mais regardez les textes les plus politiques sur le moteur thermique, sur Restauration de la Nature, sur les questions migratoires.

Arrêtons-nous sur les questions migratoires puisqu'elles intéressent les Français. Avec le PPE, on a déposé à plusieurs reprises au cours des dernières années des propositions pour que le budget européen serve à financer des infrastructures de protection des frontières. Qui s'y est opposé avec détermination ? Les socialistes et les macronistes.

10:15
Invité

Ce pacte migration qui est au cœur, enfin qui est au centre du débat public en France, il a été voté par la majorité du groupe socialiste au Parlement européen et par la majorité du groupe PPE.

10:26
Présentateur

Vous ne pouvez pas le contester. Mais en réalité, derrière ce pacte immigration, il y a un mauvais compromis. Et d'ailleurs, tout le PPE le reconnaît. Certains ont considéré que c'était mieux de le voter que de le laisser en plan pour reprendre le travail après. D'autres, comme nous, ont considéré qu'il fallait s'y opposer. Mais la vérité, c'est que c'est un mauvais compromis. Vous n'avez pas gagné l'arbitrage. Pourquoi ? Parce qu'à la fin, la Commission européenne a imposé de vider de leur substance toutes les avancées que nous avions obtenues. Donc ça a été un choix qui, de toute façon, a été difficile pour toutes les délégations. On n'est pas les seuls au PPE à nous y être opposés.

Les Polonais, qui sont par exemple très nombreux au PPE, s'y sont également opposés. D'autres délégations aussi. Ce que nous disons, de toute façon, c'est que maintenant, il faut qu'on retrouve la clarté d'une majorité qui, demain, résoudra concrètement les problèmes des Européens. Et la vraie majorité du Parlement, au cours du mandat qui vient de s'achever, c'est celle qui existait entre les socialistes, les Verts, l'extrême-gauche et une partie du groupe Rignoux, dont les députés macronistes, qui assument leur ancrage à gauche. Donc le vrai sujet, c'est de sortir d'une en même temps.

Et moi, je dis à tous ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron et qui se sentent de gauche, aujourd'hui, votez pour Raphaël Vuxman. Moi, je suis simple et clair. Et pour tous les macronistes qui ont voté, pour tous les électeurs d'Emmanuel Macron dans les derniers scrutins, qui se sentent plutôt de droite et qui se sentent déçus de la faillite à laquelle le « en même temps » a conduit notre pays, je leur dis, votez pour nous. Parce que c'est nous qui, demain, pouvons faire entendre votre voix au Parlement européen.

11:40
Invité

Et pas pour le RN qui, vous le dites, ne fait rien. Jordan Bardella a décidé de sécher certains débats. Ah, tous les débats. C'est une stratégie, pas tous, il y en a quelques-uns auxquels il va participer, une stratégie dont il a vanté l'efficacité auprès de vous. Mes adversaires pensent que je progresse en ne disant rien, alors je leur conseille de faire comme moi.

11:55
Présentateur

C'est assez dramatique. Il vous a vraiment dit ça ? Il a dit ça publiquement, donc ce n'est pas un propos rapporté, il l'a dit publiquement parce que je lui reprochais, effectivement, en tous les cas, je l'invitais à ne pas avoir peur du débat. Je lui disais, voilà, M. Bardella, on est dans un moment démocratique, c'est le moment de mettre sur la table nos idées, nos convictions. Moi, j'aime le pluralisme, je suis prêt à en débattre. Et lui, pour le coup, tous les débats qui réunissent toutes les têtes de liste, il les a jusque-là fuits. Donc, je pense qu'il est temps d'exprimer ses idées et d'assumer aussi la réalité de son action.

Parce qu'au bout de cinq ans au Parlement européen, moi, je voudrais dire aux Français, ne regardez pas seulement qui dit quoi, mais regardez qui a fait quoi, qui a mené les batailles, qui a mené les combats nécessaires pour renforcer nos frontières, pour sortir de l'appauvrissement de notre continent, pour faire en sorte de soutenir nos agriculteurs, de protéger notre filière nucléaire. C'est nous qui avons mené ces combats-là. Et donc, M. Bardella, quand on lui a rapporté cette objection, a répondu, écoutez, si ce terre permet de gagner des points, que mes adversaires se taisent aussi.

Moi, je pense que la démocratie, ça ne consiste pas à essayer de recueillir par des ambiguïtés des suffrages qui viennent de partout, mais à assumer une ligne claire et ensuite être capable de défendre et de tenir ses convictions. C'est l'honneur de la politique aussi, pardon d'employer un mot un peu désuet, mais que de prendre les gens au sérieux, de prendre les Français au sérieux. Les problèmes des Français, vous savez, ils sont trop sérieux pour qu'on puisse se jouer d'eux encore quelques années de plus. Parce que si on plonge et qu'on continue dans la crise démocratique que nous vivons aujourd'hui, je ne sais pas comment et dans quel état nous pourrons nous en relever. Émilie.

Un autre sujet qui a été adopté par le Parlement européen mardi dernier, c'est une révision de la directive contre le trafic d'êtres humains

13:28
Invité

pour y inclure le mariage forcé, l'adoption illégale et l'exploitation de la GPA dans la liste des eurocrimes. Alors, je précise, ce n'est pas la GPA qui est inclue dedans, mais c'est les personnes qui contraindraient les femmes à être mère porteuse, contrairement à ce que certains titres ont pu donner. C'est vous qui avez proposé d'inclure la GPA dans cette directive. En France, elle est toujours interdite. Mais ce week-end, sur BFM, la mise déléguée à l'enfance, la jeunesse et aux familles Sarah Lairi a demandé à ce qu'on arrête d'être hypocrite sur cette question.

14:02
Présentateur

Vous savez, il y a des GPA aujourd'hui dans le monde. Ce qui est certain, c'est que oui, il faut protéger les enfants et leurs droits. En France, bien sûr, moi je souhaite qu'on sorte de l'hypocrisie.

14:12
Locuteur non identifié

L'hypocrisie, c'est quoi ? C'est qu'on sait que c'est un sujet qui est difficile à aborder parce qu'il est instrumentalisé par des extrêmes.

14:18
Présentateur

Je souhaite simplement que la préparation de notre pays à avoir un jour ce débat puisse se faire parce que oui. Donc, pourquoi pas un jour à l'issue d'un vrai débat ? Ouvrir un débat, mais bien sûr, et c'est sain et c'est serein. Et c'est pour ça qu'il faut sortir de cette hypocrisie. Ces enfants vont bien, ils ont des parents qui les aiment, il faut les protéger et je serai à leur côté.

14:36
Invité

Dans un sondage publié hier, 59 des Français se déclarent favorables à la GPA. Est-ce qu'il faut ouvrir le débat, arrêter l'hypocrisie comme le dit la ministre ?

14:43
Présentateur

L'hypocrisie, je crois qu'elle est dans la situation actuelle. Et moi, j'ai porté ce débat au Parlement européen, pas tout seul. J'ai déposé cet amendement, en effet, mais il a été rejoint et porté dans un débat transpartisan par des élus de la gauche, par les deux rapporteurs du texte qui sont toutes les deux d'un groupe de gauche et qui ont toutes les deux considéré que oui, il était nécessaire d'inclure l'exploitation de la GPA dans cette directive. Parce qu'en réalité, l'hypocrisie, elle est là. Défendre les enfants, évidemment, c'est d'abord dire que, quel que soit le désir d'enfant, que moi je comprends parfaitement et que je respecte absolument.

Et la question ne porte pas sur les personnes et surtout pas sur leur désir. Mais à la fin, je crois qu'on a tous tout à gagner à redire qu'il n'y a pas de droit à l'enfant, que l'enfant n'est pas un droit et notamment qu'on ne peut pas laisser prospérer une industrie qui aujourd'hui fait des milliards d'euros de profits sur le fait d'exploiter le corps des femmes et de faire des contrats sur des enfants. C'est ça qui se passe aujourd'hui.

15:38
Invité

— Ah donc toutes les entreprises qui aident les parents à devenir... Enfin oui, les futurs parents à faire une GPA, pour vous, ils exploitent la GPA ?

15:47
Présentateur

— Oui, c'est ce que dit d'ailleurs cette directive. Et encore une fois, je le redis, vous avez des voix, des grandes voix à gauche aussi qui disent la même chose. Et moi, je pense que sortir de l'hypocrisie, ça devrait dire effectivement porter ce débat sur la scène internationale. C'est Manuel Valls, Premier ministre socialiste, qui avait dit que la France devait prendre la tête d'une initiative de cette nature parce que c'est encore une fois un combat pour redire que le marché ne peut pas tout. Voilà. Et qu'il devrait y avoir des limites à l'échange marchand. Et c'est une question qui, je crois, peut réunir des gens qui viennent de la droite comme moi, qui viennent de la gauche.

C'est ce qui s'est passé au Parlement européen. Et j'ai été très heureux parce que, pour moi, ce qui compte sur ces sujets, c'est surtout pas de fracturer, de cliver, de diviser, de blesser. Ce qui compte, c'est au contraire qu'on puisse se rassembler sur l'essentiel. D'autres sujets. Enfin, un autre sujet d'actualité à vous soumettre dans la story de Mohamed Bouhebsi.

16:39
Invité

Après Sciences Po, la mobilisation étudiante pro-palestinienne s'est étendue à l'Université de la Sorbonne.

16:44
Présentateur

Israël, assassin, la Sorbonne complice ne nous regardait pas. Rejoignez-nous. Plusieurs dizaines d'étudiants ont enchaîné aujourd'hui les slogans en faveur de la cause pro-palestinienne avant de bloquer dès midi l'entrée de l'université parisienne. Les étudiants ont installé une cinquantaine de tentes dans la cour d'honneur et dans le hall avant d'être délogés par les forces de l'ordre vers 15h.

17:02
Invité

Moi, je suis palestinien et mon cœur saigne face à la violence de ce génocide contre notre peuple à Gaza. On envoie ce message au gouvernement français.

17:16
Présentateur

Aux Etats-Unis, le mouvement, il a commencé dans une fac à Columbia. Avec quelques centaines d'étudiants. Et aujourd'hui, il s'est répandu comme une traînée poudre dans le pays en entier. Il faut qu'on fasse la même chose en France. Les images de la prestigieuse université de la rue Saint-Jacques font écho aux images de Sciences Po occupées de mercredi à vendredi dernier. A Sciences Po, les manifestations ont tourné à l'affrontement entre les pro-Gaza et les pro-Israël. Aujourd'hui, la manifestation à la Sorbonne était soutenue par les députés LFI, Louis Boyard et Thomas Porte. La semaine dernière, à Sciences Po, c'était sous les yeux de l'insoumis Emery Caron.

Vous faites l'honneur de notre pays. Heureusement qu'il y a aujourd'hui, vous, notamment, dans ce pays, qui vous mobilisez. Il y a beaucoup de Françaises. A Sciences Po, la semaine dernière, de la part des étudiants, une grande revendication. Que l'Institut de la rue Saint-Guillaume mette fin à ses liens avec les universités et entreprises israéliennes

18:11
Invité

sous les cris de près d'une centaine de manifestants.

18:27
Présentateur

Les événements de Sciences Po ont été suivis jusqu'au sommet de l'État. Gabriel Attal, le Premier ministre, s'était déjà déplacé dans l'Institut politique il y a quelques semaines pour soutenir la direction. En déplacement, il n'a pas mâché ses mots après les incidents de la semaine dernière. Il n'y aura jamais de droit au blocage et jamais de tolérance

18:43
Invité

avec l'action d'une minorité agissante, dangereuse, qui cherche à imposer ses règles,

18:48
Présentateur

une idéologie d'outre-Atlantique à nos étudiants et à nos enseignants. Pour le Premier ministre, cette minorité dangereuse a une influence, la culture wokiste issue des universités américaines. À la Sorbonne aujourd'hui, on revendique même le lien avec les académies des États-Unis.

19:02
Invité

C'était en fait en soutien aussi à la mobilisation qui existe aux États-Unis, à Columbia, dans d'autres universités et également à Sciences Po. Il y a près de 80...

19:18
Présentateur

Si aujourd'hui en France, les contestations sont peu nombreuses, aux États-Unis, les manifestations pro-palestiniennes s'intensifient dans la plupart des grands campus. Il y aurait des blocages dans près de 250 universités à travers tout le pays. Pierre Moscovici est le premier président de la Cour des comptes. Il enseigne à Sciences Po et aux États-Unis. Selon lui, ces manifestations ont toujours existé.

19:36
Invité

Je comprends que des jeunes soient révoltés par ce qui se passe à Gaza. Je ne comprends pas et ce que je n'admets pas, c'est certains slogans ou certaines attitudes. J'ai été jeune et j'ai bloqué les universités. Je peux tout à fait comprendre qu'on soit dans cette attitude-là. Ça s'appelle un mouvement. Ça a toujours été comme ça dans l'histoire étudiante. Mais je pense que les financements ne doivent pas être suspendus pour Sciences Po Paris, comme je pense aussi qu'il faut garder des accords universitaires avec tous. Voilà.

19:57
Présentateur

François-Xavier Bellamy, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé il y a quelques minutes la suspension des subventions de la région à Sciences Po. Vous réclamez aussi la suspension de ces aides à Sciences Po. Est-ce que vous trouvez que l'État manque de fermeté avec ces universités, avec la Sorbonne et avec Sciences Po ? Bien sûr. Et Valérie Pécresse a parfaitement raison de réagir d'une manière ferme. Parce que contrairement à ce que dit Gabriel Attal... C'est tous les étudiants qui doivent être punis pour une minorité. En réalité, le vrai grand problème, c'est aujourd'hui la réaction de la direction de Sciences Po.

Et c'est cette réaction qui lance le signal de la contagion partout. Pourquoi ? Parce que le gouvernement dit, et on entend Gabriel Attal, il n'y a pas de droit au blocage, fermeté, on va réagir. Mais derrière, la direction de Sciences Po passe un accord avec les étudiants qui bloquent, décide de suspendre toute procédure de sanction contre les étudiants, même ceux qui se seraient rendus coupables. Parce que c'est de ça qu'on parle, de slogans ou d'actions qui pourraient avoir un caractère antisémite. Les sanctions sont suspendues, il n'y a pas forcément d'effacement définitif. Mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?

En réalité, d'ailleurs, ce n'est pas pour rien que les bloqueurs crient victoire. Et ensuite, on décide d'organiser un grand débat où on met tout le monde autour de la table. Mais en réalité, le cœur du problème, c'est qu'aujourd'hui, dans les slogans dont parle Pierre Moscovici, dans les expressions, dans les discours et parfois dans les actes, parce que rappelons qu'il y a un mois, une étudiante de confession juive a été interdite d'entrer dans un amphitheo de Sciences Po. Elle est rentrée finalement. Les circonstances n'ont pas été si nettement établies. Même le Premier ministre a été sur place. C'est-à-dire quand même que la situation était grave.

Et il a dit à l'époque qu'il fallait remettre en question les financements publics de Sciences Po. Aujourd'hui, le gouvernement félicite par la voix de Sylvie Retailleau, la ministre de l'Enseignement supérieur, félicite la direction d'avoir tout cédé au blocage. Et moi, je suis désolé, mais quand je vois des députés de la France insoumise qui viennent récupérer aujourd'hui une institution dont le but, rappelons-le quand même, c'est d'abord que les étudiants y étudient, parce que c'est quand même ça qu'on fait normalement dans un lieu d'étude. C'est quand même le droit de manifester. De manifester, d'accord, mais aujourd'hui on voit des députés de la France insoumise.

21:50
Invité

Pour protester sur ce qui se passe à Gaza.

21:50
Présentateur

Aujourd'hui on voit, pardon, mais qui se réjouit de cette situation ? L'imam, l'ayatollah Khamenei, qui aujourd'hui, incarnation de l'islamisme mondial, qui aujourd'hui félicite les étudiants, y compris les étudiants de Sciences Po. Il y a quand même de quoi s'inquiéter. Donc vous vous réjouissez de l'évacuation de la cour de la Sorbonne ? Mais heureusement, bien sûr, on n'a pas de raison de considérer qu'il faut mettre tout le monde sur le même plan. Et le débat qui doit se tenir dans quelques jours à Sciences Po est une véritable honte. Mettre autour de la table tout le monde. Mais depuis quand est-ce qu'on met l'antisémitisme autour de la table ?

On va organiser un débat sur la légitimité des expressions antisémites ? Par ailleurs, dernier point. Pour conclure, je pense qu'on est tenu par les temps de parole. Donc pour conclure, vraiment. Juste en un mot. Les étudiants qui disent leur souffrance devant la détresse des Palestiniens de Gaza, je partage leur souffrance, évidemment. Mais pourquoi ne pas nommer le véritable auteur de ce drame ? Et cet auteur, c'est d'abord le Hamas, qui le 7 octobre a délibérément choisi de plonger dans l'enfer, d'abord les populations civiles israéliennes qu'il a ciblées, et ensuite, évidemment, parce qu'il savait ce qui allait se passer, les populations civiles de Gaza.

Et je n'entends pas une seule voix pour dire que ce terrorisme islamiste, parce que la France insoumise refuse toujours aujourd'hui, y compris au Parlement européen, de parler du 7 octobre comme d'un acte de terrorisme, je n'entends pas une seule voix dans ces blocages pour dire que c'est le terrorisme islamiste qui est à l'origine de cette spirale de souffrance et de mort que nous voyons aujourd'hui à Gaza et en Israël.

23:10
Invité

Merci François-Xavier Bellamy, tête de l'île LR aux élections européennes.

23:14
Présentateur

La mobilisation des étudiants de Sciences Po, Paris qui a suscité la colère d'Elisabeth Badinter, et l'été vendredi, notre invitée.

23:21
Invité

Plus personne n'est capable de débattre calmement, il n'y a plus de débat. C'est la condamnation à mort d'Israël, le génocidaire. On ne sait même pas ce que les mots veulent dire dans cette génération. Ce que c'est qu'un génocide ? Jamais j'aurais pensé que tous ces jeunes gens seraient à ce point antisémites. et l'antisémitisme renaît, se développe tous les jours grâce à eux. Et ça montre à quel point ils sont nuls en histoire. Aucune, je dirais, sérieuse de pensée. C'est n'importe quoi.

24:02
Présentateur

Bonsoir Anne Sinclair. Merci d'avoir accepté notre invitation ce soir. Je rappelle qu'il y a un mois, dans une tribune publiée dans Le Point, vous appeliez à ce que les violences commises sur les civils à Gaza cessent. Ce que réclament, entre autres, aujourd'hui, les étudiants de Sciences Po et depuis ce matin, ceux de la Sorbonne. Il n'empêche, vous dénoncez, à la façon dont l'a fait Elisabeth Badinter vendredi, une ignorance de la part de ces étudiants. dans laquelle ? Une confusion ? On reviendra sur le papier que j'ai fait, qui était un tout petit peu plus balancé et complexe. Mais là, face à ce qui se passe, je suis à la fois concernée et en colère.

Et Elisabeth Badinter a parfaitement raison. Quand on pense que c'est une ignorance absolue, une méconnaissance totale de la mémoire historique, qui sont à Sciences Po, qui est une école, quand même une école, qui doit apprendre à la fois l'histoire, la géopolitique, la complexité du monde, le sens des mots. Je voyais un étudiant ce matin qui répondait à Libération, à des étudiants manifestants, qui disaient « Oui, mais moi, je suis née en 2004. » Bon, écoutez, là, les bras nous en tombent. Donc, moi, je trouve très bien que les étudiants se mobilisent. C'est tout à fait dans la logique. Quand j'étais, moi, dans cette école, ils ont manifesté aussi.

Ils ont manifesté contre les guerres du Vietnam, où les Américains n'avaient rien à faire au Vietnam. Simplement, là, ils auraient pu aller hier soir, place de la République. Il y avait une manifestation pour Toumash Salehi, qui est rappeur iranien, condamné à mort, comme 834, je crois, autres exécutés dans l'année 2023. Condamné à mort par Khamenei. J'entendais qui soutient. Je voyais son tweet, son message, comme quoi il soutenait les étudiants. Peut-être les étudiants de Sciences Po devraient se méfier d'un soutien pareil. Je ne les ai pas entendus manifester pour les femmes iraniennes. Je ne les ai pas entendus manifester pour le rappeur qui est de leur génération, de leur âge.

Je ne les ai pas entendus manifester sur les 300 000 morts d'Assad, sur son propre peuple. C'est quand même incroyable comme c'est cité. Est-ce que c'est l'antisémitisme ? Comme le disait Elisabeth Ballinter vendredi sur notre plateau, Thomas Legrand, éditorialiste à Libération, a alerté sur le fait

26:34
Invité

que traiter des étudiants qui se mobilisent contre la guerre à Gaza d'antisémites est une folie, qu'ils ne font que brandir des drapeaux palestiniens.

26:41
Présentateur

Ce n'est pas ce qu'elle a dit. L'antisionisme aujourd'hui, c'est d'ailleurs Robert Ballinter qui l'a dit il y a des années, l'antisionisme aujourd'hui est la forme moderne de l'antisionitisme. Qu'est-ce que ça veut dire ? Tous les antisionistes. Tous les antisionistes. Tous. Tous. Antisionistes, ça veut dire contre l'entité sioniste, c'est-à-dire contre l'existence de l'État d'Israël. Ce qui est parfaitement légitime est parfaitement accepté par la communauté des nations qui a reconnu l'existence de l'État d'Israël il y a 75 ans. Et personne ne remet en cause l'existence d'un État.

Ce qui est parfaitement légitime, c'est d'être opposé à un gouvernement, de dire que ce gouvernement, comme je le fais moi-même, comme je l'ai fait moi-même, mène une guerre dont on peut contester l'ampleur, qu'on peut contester les modalités, qu'il cherche sa survie à se perpétuer, qu'il cède à ses extrémistes au gouvernement et que l'objectif qui était de libérer les otages, qui devait être le premier objectif, je porte un pinz pour les otages, c'est le pinz qui dit qu'il faut se souvenir des otages. Eh bien, les otages, il y en a 133 encore qui demeurent et ça devrait être la priorité absolue de la communauté internationale et du gouvernement israélien.

On a le droit de critiquer ça, bien sûr, mais pas de remettre en cause l'existence d'un État. L'antisionisme, c'est quoi ? Leur slogan, vous l'avez entendu, de la rivière à la mer, from the river to the sea, ça veut dire que toute la bande de terre qu'ils, eux, appellent Palestine aujourd'hui, fait fi de l'État d'Israël. Donc ça, c'est quoi ? C'est la négation. Au moins, Columbia, il disait aux Juifs ou les Juifs dehors. Moi, j'ai vu à la Sorbonne ces derniers jours, il y avait une banderole qui disait « sioniste, hors de nos facs ». Mais qui disent « juifs, hors de nos facs ». Qu'est-ce que ça veut dire ? Que l'hypocrisie, elle est absolue. Les mots ont un sens.

Alors, quand je vous disais que j'étais consternée, je suis concernée par ce niveau-là et je suis en colère. En colère parce qu'il y a ceux qui jettent de l'huile sur le feu. Vous avez vu là, il y a tous les députés de la France Insoumise qui sont là et Jean-Luc Mélenchon. Il sait ce que les mots veulent dire. Il sait ce que c'est que le génocide. Il sait ce que c'est que l'histoire. Vous pensez qu'ils sont instrumentalisés,

29:14
Invité

ces étudiants ? Je crois. Et qu'ils savent ce qu'ils font quand ils se peinent les mains en rouge en disant que c'est imponcif de toutes les manifestations

29:22
Présentateur

contre les guerres quelles qu'elles soient. Il y en a peut-être qui ne le savent pas mais tous les Israéliens et c'est une insulte à eux, savent que c'est la référence d'un homme qui était en 2004 à la tête à Ramallah, à la fenêtre pour montrer comment il avait exécuté des membrés des Israéliens. Donc ça veut dire quoi à l'origine ? Ça veut dire tuer les juifs. Tuer les. Mais qu'est-ce qui nous est arrivé Babette ? Qu'est-ce qui nous est arrivé en France pour qu'on arrive à ça ? Et vous avez la réponse ? Ils disent quand même ignorer ce message-là.

Ceux qui l'ignorent, je veux bien croire à leur bonne foi mais encore une fois quand on dit je ne sais pas j'étais née en 2004 oui, la guerre de 14 il faudrait qu'ils l'apprennent aussi. Et vous pensez que ça me concerne ? Et vous pensez qu'il faut en arriver à supprimer les financements à les suspendre en tout cas ?

C'est ce qu'a décidé Valérie Pécras C'est un autre débat je pense qu'on ne suspend pas des financements comme ça à une école publique à une école qui est sous contrat avec la République ça demande à être étudié et on ne suspend pas des financements parce qu'il y a 50 types qui reçoivent tout le soutien médiatique et politique qui convient mais qui manifeste après tout à la direction de prendre ses responsabilités La direction de Sciences Po qui a conclu un accord avec certains des étudiants manifestants pour faire cesser les blocages les poursuites disciplinaires envers les étudiants pro-Palestine ont été suspendues une réunion publique doit être organisée d'ici jeudi et ils acceptent pire ils acceptent qu'on discute des partenariats avec des universités israéliennes ou avec des pays qui ont des accords avec des universités israéliennes ça veut dire quoi ?

on va exclure les étudiants israéliens de Sciences Po ? ça veut dire que alors qu'on va punir les universités qui sont précisément le seul endroit qui manifeste qui exprime aujourd'hui toutes les tensions qui traversent la société israélienne et qui sont très nombreuses ils manifestent tous les samedis soirs encore samedi dernier il y avait foule dans les rues de Tel Aviv pour demander à la fois le retour des otages et que ce soit la priorité demander des élections parce qu'en effet il va falloir que ce gouvernement se rende à des élections et soit responsable de ce qu'il a fait vous souleviez la question qu'est-ce qui s'est passé en France ? comment est-ce qu'on en est arrivé là ?

vous avez un début d'explication Anne Sinclair ? je pense que c'est une sorte de recul progressif de démission générale je crois qu'on a laissé s'embringuer les choses que déjà peut-être l'éducation a baissé les bras on sait que les preuves d'histoire ils ont beaucoup de mal aujourd'hui à enseigner l'histoire ils ont beaucoup de mal à faire des débats sur la Shoah on n'est même pas sur la Shoah là c'est simplement pour expliquer ce qui s'est passé depuis 75 ans qu'il y a 75 ans la communauté des nations a décidé un pays juif un pays arabe le pays arabe il est légitime qu'il ait lieu le droit des palestiniens j'ai toujours été pour beaucoup de gens en Israël le pensent aussi pas M.

Ben Amin Netanyahou mais ses opposants avec lesquels je suis en accord et les familles d'otages leur problème c'est il y a 133 personnes 133 dont on ne sait même pas s'ils sont morts ou s'ils sont vivants et je vous ai apporté là un livre je vois que vous l'avez aussi oui un livre qui s'appelle 7 octobre et qui est publié chez Grasset par un journaliste du quotidien à Retz une journaliste que j'ai rencontrée qui n'a pas 30 ans et qui s'est immergée pendant des mois pour essayer de donner de la chair et de la un visage à tous ceux qui étaient inclus dans un nombre 1200 morts 250 otages devenus 133 des survivants elle a raconté presque minute par minute ce qui s'est passé au festival Nova avec des scènes insoutenables elle a elle a travaillé dans le Kibbutz Béhéry dans ce Kibbutz Béhéry 94% de ses habitants et de ceux qui ont été massacrés 94% avaient voté pour des parties de gauche ou du centre hostiles à Netanyahou ils étaient engagés pour les droits des palestiniens elle parle d'une femme qu'on a connue qu'on a parlé ici en Europe Viviane Silver une femme extraordinaire qui s'était engagée dans la plus grande défense des droits de l'homme en Israël et des droits des palestiniens qui disait d'elle-même je suis elle le rappelle dans ce livre je suis une sioniste conditionnelle c'est à dire je suis pour un état juif qui reconnaisse les droits des palestiniens et ils se battaient pour ça ils ont été massacrés alors je crois que c'est vous savez dans le judaïsme on aime dire les noms mais elle, elle écrit les noms elle raconte leur histoire elle raconte d'où ils viennent elle raconte leur combat elle raconte qui ils sont elle raconte comment ils étaient avec un t-shirt rouge ou une bicyclette elle leur donne de la vie nous au moins on peut lire Li Yaron 7 octobre chez Grasset Pierre

34:58
Invité

on attend ce soir une réunion au Caire entre les représentants égyptiens qui ont fait une proposition de trêve à Gaza et de discussion pour des libérations d'otages une réunion entre eux le Qatar et le Hamas on saura normalement dans la soirée si le Hamas s'y montre favorable le Hamas qui a publié samedi une vidéo montrant deux otages israéliens le jour où des milliers de personnes vous l'évoquiez manifestaient à Tel Aviv afin de réclamer la libération des otages toujours retenus dans la bande de Gaza les vidéos sont plus heartbreakables que les précédentes mais ça ne change pas la photo qu'ils sont là et ce pays

35:40
Présentateur

les ignore et c'est juste absurde que le pays ne fait rien pour les retourner je pense que les deux personnes les palestiniens et les israéliens ont été capturés par la leadership qui ne les comptent comme la partie importante de leur histoire et de leur travail

35:57
Invité

vous pensez qu'on peut garder espoir qu'on revienne que ce soit encore vivant

36:19
Présentateur

on doit on doit garder espoir évidemment on va découvrir on ne sait pas combien on dit qu'il y en a peut-être plus que 40 vivants le plus jeune otage du monde a aujourd'hui 18 mois il s'appelle Kfir Bibas il a eu un an en captivité comment peut-on imaginer ça est-il vivant est-il mort est-ce qu'on peut rendre leur corps leur dépouille au moins aux familles et si le Hamas qui a voulu cette guerre qui l'a entretenu qui l'a cherché qui avait la possibilité de l'arrêter à tout moment en libérant en libérant les otages dans le papier que vous mentionniez je disais que je ne mets pas en équivalence à la fois à la fois le massacre d'une barbarie sauvage qui a eu lieu le 7 octobre et une guerre c'est une guerre elle est cruelle elle est dure elle est violente on a le droit de dire assez oui peut-être mais on ne met pas les deux en parallèle et les deux en équivalence et bien ces israéliens qu'est-ce qu'ils demandent ils demandent le retour des otages et donc l'arrêt du cessez-le-feu vous savez

37:32
Invité

l'arrêt de la guerre

37:34
Présentateur

et un cessez-le-feu à la biennale de Venise il y avait le pavillon israélien qui a fermé ses portes et qui a mis un écriteau qui a été ce qui a été le plus photographié à la biennale comme oeuvre d'art c'est pas une oeuvre d'art et qui disait le pavillon rouvrira quand il y aura un cessez-le-feu et la libération des otages ça c'est une manifestation digne

37:57
Invité

on ne met pas en parallèle ces deux faits mais évidemment qu'il y a le massacre du 7 octobre mais ce que d'autres voient ce sont les 40 000 morts à Gaza ce sont les palestiniens

38:07
Présentateur

40 000 est-ce que vous êtes sûr de 40 000 20 000

38:10
Invité

40 000 50 000

38:11
Présentateur

c'est trop peu importe des hommes des femmes des enfants des femmes et des enfants civils qui sont morts à Gaza

38:18
Invité

ce qui fait que la Cour pénale internationale qui est un tribunal pénal pourrait émettre un mandat d'art international contre Benyamin Netanyahou dans les prochains jours Premier ministre israélien qui pourrait donc être suivi

38:27
Présentateur

poursuivi pour crime de guerre à Gaza mais en effet c'est une juridiction internationale qui le décidera déjà la Cour internationale de justice a été saisie pour génocide elle n'a pas répondu à la demande de l'Afrique du Sud on verra si cette demande là je ne suis pas juriste internationale et je n'ai pas à me prononcer là-dessus mais bien entendu que le Premier ministre israélien aura des comptes à rendre aujourd'hui ce sont des militaires qui ont démissionné ce sont des gens des services de renseignement mais le Premier ministre israélien est responsable devant son peuple aussi de ne pas l'avoir protégé et de la conduite de cette guerre sans doute ce n'est pas le sujet encore aujourd'hui qu'on soit contre cette guerre encore une fois je peux le comprendre mais bien entendu et encore une fois j'ai écrit que c'est un drame et quand on est juif et je suis juive je pense qu'on ne peut pas être silencieux et indifférent ça ne m'a pas valu que des amis de dire ça bon je l'ai dit mais néanmoins ne pas tout confondre et aujourd'hui cet antisionisme c'est une autre façon de dire antisémitisme merci beaucoup Anne Sinclair vous restez avec nous pour le 5 sur 5 de l'heure je précise donc que depuis le 24 avril chez Grasset est disponible ce récit du 7 octobre signé de la journaliste Lee Yaron qui a dit les témoignages des rescapés et des témoins de l'attaque du 7 octobre dernier première enquête globale première fois qui donne un visage à chacune des 1160 victimes de cette attaque merci beaucoup Anne Sinclair c'est l'heure du 5 sur 5 de Lorrain Sénéchal la garde à vue de Gérard Depardieu a été levée oui l'acteur de 75 ans déjà mis en examen pour viol et cette fois accusé d'agression sexuelle par deux femmes une décoratrice d'abord en marge du tournage Les Volets Verts en 2021 elle raconte à Mediapart que l'acteur l'a attrapé avec brutalité lui a pétri la taille le ventre en remontant jusqu'à ses seins tout ça dans son hôtel particulier à Paris cette femme toujours d'après Mediapart a été convoquée aujourd'hui en vue d'une confrontation avec Gérard Depardieu dans les locaux de la police judiciaire et puis en 2014 cette fois sur le tournage d'un téléfilm de Jean-Pierre Mocky une assistante de plateau accuse Gérard Depardieu d'agression elle a décrit au courrier de l'Ouest ses paluches dit-elle sur tout son corps entre deux prises parfois même devant témoin théoriquement ces faits-là de 2014 sont prescrits mais cette femme elle a voulu parler pour dit-elle que ça se sache et que ça change alors après une journée de garde à vue Gérard Depardieu a pu quitter ce soir les locaux de la police judiciaire d'après son avocat quand une personne

41:09
Invité

est mise en cause fatalement il y a bien un moment où il faut qu'elle s'explique et donc c'était aujourd'hui une de ces journées où il faut s'expliquer sur les accusations qui sont portées contre vous et que vous contestez

41:19
Présentateur

voilà la garde à vue est terminée il n'est plus retenu dans le commissariat voilà il n'est plus retenu dans le commissariat jamais au grand jamais je n'ai abusé d'une femme ce sont les mots de Gérard Depardieu dans le Figaro en octobre dernier seule réaction de l'acteur à sa mise en examen pour viol sur la comédienne Charlotte Arnaud des inondations ont touché ce week-end la région de Lyon oui il est tombé en 12 heures l'équivalent d'un mois de pluie dans la métropole de Lyon des caves des parkings ont été inondés et il y a même eu plus sérieux la ville d'Irigny qui a été durement touchée regardez cette maison et surtout ce qu'il reste du sous-sol qui s'est complètement effondré le terrain entier s'est effondré les voitures vous voyez ont été ensevelies sous les décombres de cette maison

42:01
Invité

l'eau s'est infiltrée infiltrée infiltrée infiltrée et au bout d'un moment tout a fini par céder alors étape par étape ça n'a pas été comme ça tout de suite donc les propriétaires ont été évacués et quelques heures après ben voilà voilà ce qui reste de la maison

42:18
Présentateur

et puis entre Lyon et Saint-Etienne là c'est un TER qui a carrément déraillé vous voyez les sorties complètement déraillent le journaliste de France Télévisions Léo Chapuis était à bord il a pu capter le message délivré par le conducteur juste après l'accident voilà train arrêté et pour cause train déraillé les passagers ont finalement pu être transbordés dans un autre TER et puis un TGV Lyon-Paris s'est retrouvé lui bloqué pendant 6 heures mais à cause d'une panne de moteur décidément les usagers du train ont trouvé le temps long mais il y a quand même une bonne nouvelle avec ces intempéries il a enfin plu dans le Roussillon le sol craquelé c'est l'agli le cours d'eau qui traverse les Pyrénées-Orientales enfin arrosé un peu boueux c'est déjà ça c'est même vécu comme une bénédiction sur le marché de Collioux

43:10
Locuteur non identifié

oh mais on est heureux

43:12
Invité

c'est le bonheur qu'il pleuve pendant une semaine ça on est dans la joie j'ai pu enfin nettoyer un petit peu là ma terrasse avec mon balai ça va laver les voitures ça va nourrir les jardins

43:22
Présentateur

j'attendais la pluie là pour planter les tomates voilà je vais le faire voilà il va pleuvoir pendant 4 jours y compris le 1er mai ici à Paris on n'est pas forcément très contents mais dans les Pyrénées c'est la bénédiction ce sont des images rares de pluie à Perpignan la sécheresse s'évite depuis 2 ans maintenant dans le Roussillon c'est le seul point noir de l'état des nappes phréatiques en France et d'ailleurs aussi en Catalogne de l'autre côté des Pyrénées au centre des Etats-Unis les éléments se déchaînent depuis des jours les tornades se succèdent on se croirait dans un film catastrophe vous allez voir la taille de ces tornades elles sont monstrueuses elles se multiplient en ce moment dans les grandes plaines l'Aiowa le Nebraska le nord du Texas l'Oklahoma il y a plus de 100 tornades vendredi et samedi recensées par ceux qu'on appelle les chasseurs de tornades imaginez-vous confrontés sur la route à un tel mastodonte même les immenses poids lourds sont impuissants les trajectoires des tornades sont imprévisibles quand vous êtes sur la route elles peuvent traverser en plein milieu juste devant vous vous allez voir les passagers cette fois d'un train du Nebraska qui n'ont pu qu'assister impuissants à l'arrivée d'une tornade en plein sur leur locomotive voilà on ira nulle part pour l'instant ils sont bloqués mais ils ont eu de la chance les employés de ce train chance incroyable ils s'en sortent totalement indemne les tornades monstres emportent tout sur leur passage voilà une ville entière dévorée il en reste presque plus rien des entrepôts également balayés comme des châteaux de cartes on peut apercevoir vous allez voir les cartons de livraison des conteneurs qui se retrouvent au sol ces tornades elles ont fait au moins 5 morts privées de courant des dizaines de milliers de foyers les autorités sont débordées dans ces états l'Oklahoma notamment décrète l'état d'urgence

45:40
Invité

c'est certainement les dégâts les plus importants que j'ai vus depuis que je suis gouverneur ce que j'ai vu ici dans le centre-ville de Soulefour c'est difficile à croire

45:48
Présentateur

les tornades sont un phénomène fréquent aux Etats-Unis ce qui surprend ce qui est rare cette fois-ci c'est qu'autant de tornades d'une telle ampleur se succèdent sur un laps de temps aussi court aux Etats-Unis la campagne présidentielle avec Donald Trump qui a une nouvelle cible on vous a déjà parlé de Robert Kennedy Jr le neveu de JFK le fils de Bob Kennedy ancien ministre de la justice candidat à la présidentielle assassiné en 68 et bien ils doivent tous les deux se retourner dans leur tombe ça sont des images de la campagne de Robert Kennedy Jr il est complotiste il est anti-vax il pourrait faire perdre quelques voix très précieuses à Donald Trump alors l'ancien président a sorti en quelque sorte l'artillerie lourde l'insulte ultime dans leur camp il a accusé Robert Kennedy d'être un faux anti-vax et même au contraire d'être un pro-vaccin ce qui est peu crédible quand on entend les déclarations de Kennedy

46:35
Locuteur non identifié

Donald Trump n'est pas serein

46:54
Présentateur

face à ce candidat qui pourrait lui grappiller quelques voix lui qui est toujours devant Joe Biden dans les sondages malgré ses multiples procès oui Patrick vous avez raison l'écart se réduit l'écart se réduit l'écart s'est beaucoup réduit ces derniers mois l'écart s'est réduit et dans les swing states c'est là où c'est important c'est pas globalement les sondages nationaux mais là peut-être qu'en effet Kennedy qu'on va bénir peut-être dans le camp démocrate c'est quand même un comble parce que c'est un complotiste épouvantable il va peut-être piquer en effet des voix Donald Trump qui doit pas être très content alors il y a aussi d'autres événements de campagne qui peuvent faire du mal à Donald Trump par exemple une de celles dont on parle pour être son éventuelle vice-présidente sa colistière elle s'appelle Christine Oem c'est elle gouverneure républicaine du Dakota du Sud un état rural elle est en pleine polémique parce que dans ses mémoires elle explique comment elle en est venue à tuer son propre chien Criquette une chienne de 14 mois seulement qu'elle détestait écrit-elle mais qui était en fait ingérable et dangereuse c'est pour ça dit-elle qu'elle a dû l'abattre ses détracteurs la présentent donc comme cruelle ce sont des décisions difficiles qu'il faut prendre régulièrement quand on vit à la ferme a réagi Christine Oem qui se pose donc comme une vraie femme du peuple de terrain elle ajoute quand même qu'elle a dû abattre trois chevaux dans sa carrière de fermière on est quand même loin très loin de ce récit d'une Amérique profonde qui vivrait à la dure quand Joe Biden lui participe c'était ce week-end au dîner des correspondants de la Maison Blanche l'occasion de caricaturer son rival ça c'est un grand merci voilà Anne Sinclair vous qui connaissez bien les vies politiques américaines on a l'impression vu de France que tout ça est désastreux que c'est un peu dingue est-ce que c'est du folklore ou est-ce qu'il faut s'inquiéter de l'état de la politique américaine bien sûr qu'il faut s'inquiéter de l'état de la politique américaine il faut s'inquiéter d'abord ce que les Américains s'inquiètent c'est de voir deux très vieux messieurs se présenter sans qu'il y ait une relève parce qu'aux Etats-Unis comme d'ailleurs dans d'autres pays c'est pas noble de faire de la politique on va faire autre chose donc c'est laissé à devier monsieur ou pour lesquels là aussi il n'y a pas photo quand même il y a un grand président qui est Joe Biden qui a réussi à redynamiser l'économie américaine qui a fait des choses qui a fait l'IRA le Recoverment Act il y a Trump dont tout le monde sait qui il est et ce qu'il est mais Joe Biden ne suscite pas l'adhésion mais non parce que parce qu'évidemment d'abord on n'est jamais prophète dans son propre pays et donc les Américains ne voient pas ce que tout le reste du monde voit les Européens ils aimeraient bien voir le niveau de prospérité en ce moment de l'Amérique et puis Biden est quelqu'un de moral il est quelqu'un de droit il est quelqu'un qui n'est pas corrompu qui n'est pas entraîné dans des procès sordides et grave d'avoir conspiré contre la sécurité de l'Etat enfin c'est fou quoi là aussi qu'est-ce qui s'est passé je passe mon temps à être effondré merci beaucoup Anne Sackler d'avoir accepté ce soir notre invitation il nous reste quelques minutes même pas quelques secondes il nous reste un renard juste un renard sur l'autoroute A13 qui n'a toujours pas à rouvrir il n'y a d'ailleurs toujours pas de date de réouverture se regarder du coup ce ne sont pas des voitures mais des animaux qui sont sur l'autoroute A13 à l'ouest de Paris et d'ailleurs il y a aussi des joggeurs qui ont profité que l'autoroute pour respirer l'air pur petite course à pied en pleine nature ce soir se tient je précise une réunion pour justement savoir quand cette autoroute pourra rouvrir il y a des fissures qui l'ont endommagée

50:50
Invité

voilà Laurin veut toujours aller jusqu'au bout du bout du bout jusqu'aux dernières secondes de l'émission pour nous donner des informations merci Laurin merci Charane Sackler d'être venue dans un instant Lambert Wilson le champion d'éducation

51:02
Présentateur

d'équitation Simon Delesse Caroline Vigneault Jean-Marc Dumontel avec Pierre Léard Auteur on vous attend on est en direct jusqu'à 21h à tout de suite pour vous

51:12
Locuteur

le champion d'éducation à la fin de l'émission d'éducation d'éducation d'éducation d'éducation

Manifs pro-Palestine à Sciences-Po : le mouvement s’étend à la Sorbonne- C à Vous - 29/04/2024 · Pourquijevote