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InterviewTF1 (sur YouTube)· 12 décembre 2025 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploi

"Je ne laisserai pas tomber Brandt !” : Sébastien Martin|TF1 INFO

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    La justice a prononcé la liquidation du groupe Brandt. Vous avez exprimé votre tristesse et votre incompréhension. Pourquoi cette décision vous semble-t-elle être une erreur ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Le maire d'Orléans a exprimé sa colère en disant que cette boîte était sauvable. Vous partagez son avis ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que la boîte était sauvable pour vous et l'est-elle encore aujourd'hui ?

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Que signifie concrètement votre mobilisation pour accompagner les salariés de Brandt ?

  • 4:20RelanceRéponse partielle

    Élisabeth Martichoux a dit que le rôle du gouvernement se limite à présenter des condoléances. Qu'en pensez-vous ?

  • 5:00FerméeÉludée

    Est-ce que vous pouvez faire des promesses objectivement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:36Sébastien MartinChiffre
    « l'État avait promis 5 millions de soutien, que les collectivités ont promis 20 millions de soutien »
  • 6:51Sébastien MartinFait
    « la France a défendu la possibilité aujourd'hui par exemple d'avoir plus de barrières douanières sur la question de l'acier »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Adrien. Bonjour BR. Votre invité ce matin Sébastien Martin ministre chargé de l'industrie. Bonjour Sébastien Martin. Bonjour. La justice a prononcé hier la liquidation du groupe Brand. On en parlait dans le journal. Dernier grand groupe d'électroménagers français. 700 salariés vont se retrouver au chômage. Leur projet de coopérative n'a pas été retenu. Hier, vous avez fait part de votre tristesse et de votre incompréhension. Incompréhension parce qu'à vos yeux, la décision du tribunal est une erreur. Incompréhension parce que je crois qu'on s'est tous battu. extrêmement fortement. Et moi, je veux saluer l'engagement et des salariés et du président de la région François Bonau et du maire d'Orléan Serge Groire pour que seulement en 10 jours, en seulement

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en 10 jours, on arrive à remonter un projet, à aller chercher 30 millions d'euros. Même la région Île-de-France, Valérie PCR, s'est mobilisé aussi. Mais donc le tribunal aurait dû décider autrement. Non, moi je je vous savez, moi je suis respectueux de l'état de droit. Il y en a beaucoup qui s'interrogent sur l'état de droit. Moi, je suis respectueux de l'état, notamment Jean-Luc M qui disait "C'est quand même incroyable qu'un tribunal ait l'opportunité de tout refuser et de tout détruire", dit-il. D'accord. D'accord. Mais enfin, Jean-Luc Mélenchon et son rapport à l'état de droit, vous me permettrez de ne pas le partager et donc vous m'entendrez pas venir critiquer comme ça une décision de justice. Par contre, bien évidemment, moi ça m'interroge parce que une reprise

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d'entreprise, c'est toujours un paris. C'est toujours difficile. Quand vous reprenez une entreprise, quand vous voulez reprendre une entreprise qui est en difficulté, bah forcément, il faut faire confiance. Forcément, il faut se dire que le plan d'affaires qui est proposé est sans doute un plan d'affaires qui doit se consolider avec le temps. Parce que reprendre des entreprises qui vont bien, c'est facile. C'est pas trop compliqué quand vous avez les clients que vous avez un chiffre d'affaires positif et quand vous avez un chiffre d'affaires qui est négatif, que vous avez moins de clients, effectivement parfois c'est difficile. Alors justement, je voulais vous faire écouter ce que disait hier le maire d'Orléan qui lui aussi s'est mobilisé sur le dossier, qui d'ailleurs a salué

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votre travail et votre engagement mais qui a aussi exprimé sa colère. On l'écoute. Tout le monde vient gloser sur la réindustrialisation de la France, mais la réalité elle est là aujourd'hui. Elle est qu'on a une super boîte qui va couler. Cette boîte, elle était sauvable. Cette boîte, elle aurait dû tourner. Elle doit continuer d'exister cette boîte. Merde, c'est la France ici, quoi. Vousimpression que c'est un gâi. Mais c'est plus qu'un gâchi. C'est une pétère et c'est un système qui ne fonctionne plus, qui est vérolé. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Il a raison quand il dit cette boîte était sauvable. Serge Groire est quelqu'un de passionné, passionnant d'ailleurs aussi parfois et il réagit avec ses trips parce que forcément ça se passe sur son territoire.

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Mais sur le fond, est-ce qu'il a raison ? Sur le fond, il a raison de se battre comme moi pour la question de la réindustrialisation et de dire qu'il faut des usines dans ce pays. Maintenant, il faut regarder les choses en face telles qu'elles sont. On a recréé des emplois industriels dans ce pays. On a tendance à l'oublier parce qu'en ce moment, c'est difficile. On va en parler. Mais sur le cas de B, est-ce que la boîte était sauvable pour vous et est-ce qu'elle l'est encore aujourd'hui sauvage serait pas battu comme on s'est battu en y allant au dernier moment à Orléan me rendant sur place en rencontrant tout le monde en essayant de convaincre les banques. Oui, elle était sauvable. Maintenant ce que je chouette c'est que on agisse pas à nouveau dans la précipitation. Il y en a

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qui me disent il faut que j'appelle le procureur pour qu'il fasse appel. Je rappelle juste que dans notre dans notre Constitution, il y a quand même une forme de séparation des pouvoirs. Donc il faut qu'on prenne le temps d'ici la fin de l'année, on va se revoir avec les acteurs locaux pour essayer de rebâtir un projet, un autre projet peut-être un projet sérieux, tout aussi sérieux que celui-ci avec plus d'investisseurs privés sans doute aussi. Et moi je laisse pas tomber, je ne laisse pas tomber le sujet Brant. Je ne laisse pas tomber le fait que nous puissions avoir sur le territoire français, comme c'est le cas dans d'autres pays européens, des acteurs de l'électroménager comme ça. Hier euh vous avez également indiqué, bien sûr, concernant les salariés qui

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nous regardent très certainement ce matin, pour nombreux d'entre eux, que vous seriez très mobilisé pour les accompagner. Quand on dit ça, ça signifie quoi ? On parle leur trouver un emploi, leur trouver une formation, des indemnisations ou comme vous venez de l'esquisser, leur dire il y a encore un avenir pour Brand sur le site de Brand dans l'immédiat. dans l'immédiat, il va y avoir d'abord la discussion de ce qu'on appelle le PSE, le plan social. Donc avec nos services en département, sur le territoire, on accompagnera les salariés pour faire en sorte que ce plan social soit bien construit. Ça c'est dans l'immédiat. Ensuite, il y a aussi sur le bassin économique d'Orléan et notamment avec les acteurs locaux des entreprises qui sont dynamiques, qui

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recrutent. Donc un je pense que beaucoup de salariés de brand peuvent aussi avoir un avenir très proche dans des entreprises sont présentes sur le bassin et ensuite dans un troisème temps en parallèle retravailler sur un projet. Il y a un site industriel qui est présent, il y a des savoir-fa qui sont présents et donc la capacité d'imaginer un nouveau projet industriel sur ce site. Monsieur le ministre, il y a quelques minutes dans cette émission, Ellisabeth Martichou dans son édito a dit "Au fond, le rôle du gouvernement se limite à présenter ses condoléances après se faire part de décès." Non. Ce n'est pas la réalité. Non, c'est pas vrai. Parce que d'abord si on se contentait de présenter nos condoléances, je pense pas qu'on aurait été aussi proactif. Je pense pas que

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Et aujourd'hui. Est-ce que vraiment vous pouvez faire des promesses objectivement ? Ah non, mais attendez, moi je suis pas venu faire des promesses. Excuse-moi de dire du département ça s'appelle pas faire des promesses. Non, ça s'appelle pas faire des promesses, ça s'appelle faire son boulot. C'est pas exactement la même chose. Les services de l'État dans le département sous l'autorité de la Prévette, service de la DRTS pour être précis, ont bien évidemment un travail à faire d'accompagnement d'un plan social, d'accompagnement des salariés, les agences de développement économique aussi, d'accompagnement d'entreprises qui peuvent avoir besoin de recruter. Donc ça c'est ça c'est ce qui va être fait et ça s'appelle faire notre boulot, ça s'appelle pas faire des

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promesses et ensuite reconstruire un projet, ça c'est autre chose et je suis prêt à en parler. Pour bien comprendre ce qui s'est passé euh Sébastien Martin euh il se trouve qu'hier vous avez avec votre collègue Roland l'Escure euh tous les deux à Ber rappeler que l'État avait promis 5 millions de soutien, que les collectivités ont promis 20 millions de soutien et vous avez cette phrase, je la cite "Malgré cela, les autres acteurs indispensables n'ont pas souhaité se positionner pour sauver Brand. Qui n'a pas été au rendez-vous ? Qui a manqué à l'appel ? Il y a eu peu de partenaires bancaires, c'est vrai, et moi j'aurais aimé euh j'ai utilisé cette expression qu'il fasse un peu plus euh transférer pardon, transpirer leur règlement. C'est-à-dire euh c'est vrai que pour

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avoir un engagement bancaire, faut passer par un certain nombre de règles de comités d'engagement. Et là, il y avait urgence. Il y avait urgence et on n pas réussi sans doute dans cette urgence à aller chercher un peu plus de partenaires privés autour de cette autour de cette opération. Les ban manqué de courage d'une certaine manière. Audace. Je je je sais pas si c'est courage ou audace, mais en tout cas, j'aurais aimé peut-être que face à l'urgence de la situation se disent que les procédures habituelles, on pouvait faire un peu mieux, un peu plus vite. Il y a des propositions qui vous sont faites depuis hier et depuis plusieurs années, même hier encore le député François Ruf, un député de gauche très mobilisé sur les questions d'industrie dit "Sans barrière doignière, sans taxe

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aux frontières, notre industrie se fait laminer encore une fois." Il pointe bien sûr la concurrence chinoise. Est-ce qu'il faut plus de barrières douanières ? Est-ce qu'il faut mettre plus vite en mesure en place pardon ces mesures ? Bien évidemment euh la France a défendu la possibilité aujourd'hui par exemple d'avoir plus de barrières douanières sur la question de l'acier parce que vous avez aujourd'hui cinq fois le volume du marché européen qui est déversé par la Chine assez vite. Ah non mais attendez les clauses de sauvegarde ont été annoncé par Stéphane Zjournet en octobre à la demande de la France. C'est en cours d'examen au Parlement européen et une décision et en tout cas une mise en œuvre doit tomber au prer trimestre 2026, c'est-à-dire juste après les fêtes, c'est demain. On

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veut faire la même chose sur la chimie. Il y a la question aussi euh de l'automobile. Moi, je crois que aujourd'hui, je crois à un marché euh au libre échange, mais sauf que à condition que tout le monde respecte les mêmes règles. Et aujourd'hui, nous sommes face à une invasion, il y a pas d'autres mots, de production chinoises qui sont à 50 % ou 30 % du prix ou même parfois, je rencontrais le patron de Michelin en dessous du prix de la matière première parce qu'ils ont ce qu'on appelle des surcapacités. C'est-à-dire qu'ils produit 100, leur marché s'est réduit, les États-Unis se sont fermés et ils balancent tout chez nous. Et ça très honnêtement, il faut qu'on se protège.