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InterviewPublic Sénat (sur YouTube)· 27 novembre 2024 23 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & international

Michel Barnier « agite le risque d’une tempête qui peut se terminer par un chaos »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Michel Barnier a alerté sur une dette incroyable et un déficit record hier soir. Vous êtes prête à prendre ce risque à gauche ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Pensez-vous que le risque de crise financière évoqué par Barnier est réel ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Le président Macron a dit que le gouvernement pourrait tomber bientôt. Partagez-vous cette analyse ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Si le gouvernement tombe, soutenez-vous une candidature de gauche pour Matignon ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Le vote sur l'accord Mercosur est prévu aujourd'hui. Pensez-vous que cela donnera du poids à Macron à Bruxelles ?

  • 8:00OuverteRéponse partielle

    Que pensez-vous de la proposition de la LFI d'abroger le délit d'apologie du terrorisme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Cécile CuckermanFait
    « il y a effectivement je le rejoins une situation budgétaire inquiétante »
  • 1:15Cécile CuckermanChiffre
    « 25000 foyers pour récupérer 2 milliards c'est dire si on avait élargi ne serait-ce qu'à 100000 foyers »
  • 2:30Cécile CuckermanFait
    « il y a un risque de crise financière si nous ne prenons pas les mesures à la hauteur de la réalité aujourd'hui »
  • 4:30Cécile CuckermanFait
    « un président de la République ne doit pas dire cela »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour Cécile cuckerman merci beaucoup d'être notre invité ce matin sénatrice de laalore président du groupe communiste ici au Sénat on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Christelle Bertrand du groupe La Dépêche bonjour Christelle bonjour Orian bonjour cécileman bonjour Cécile kckerman Michel Barnier était donc au 20h de TF1 hier soir pour alerter je le cite sur un moment très grave une dette incroyable en déficit record il dit qu'une chute de son gouvernement pouvait provoquer des turbulences très graves vous êtes prêt à prendre ce risque à gauche non mais je pense d'abord que la question n'est pas de prendre un risque il y a effectivement je le rejoins une situation budgétaire inquiétante et d'ailleurs nous le dénonçons nous pensons que dans ce projet de loi de finance les mesures qui devraient être prendes qui ne visent pas bien évidemment à pénaliser les plus pauvres de notre pays mais nous avons des ressources sur lesquelles nous pouvons prélever des recettes importantes n'ont pas été faites donc d'abord la première responsabilité elle revient à celles et ceux qui aujourd'hui ont fait ce projet loi de finance le défendre la deuxième chose je pense que ce n'est pas aujourd'hui la gauche qui est responsable de quoi que soit j'entends depuis maintenant un certain nombre de jours beaucoup de partenaires même de membres du socle commun s'acharner j'oseraai dire et compris sur le Premier ministre donc je pense que il y a une situation économique compliquée il y a une situation politique également compliquée mais je pense que la meilleure réponse à cette situation n'est pas de s'invectiver les uns les autres je crois que la réaction du Premier ministre est aujourd'hui plus peut-être de rassembler d'ailleurs l'ensemble des partis politiques et de mettre chacun face à ses responsabilités mais on ne passe pas comme il l'a fait hier au-dessus de tout le monde en agitant finalement le risque d'une tempête qui peut se terminer effectivement par un chaos et dont je pense ni lui ni nous n'avons intérêt ça ça veut dire que c'était pas le bon moment de s'exprimer parce qu'on est en plein examen budgétaire au Sénat parce qu'il a pas encore reçu les partis de gauche vous l'avez mal pris qui parle avant d'avoir reçu la gauche bien tout d'abord vous savez il y a eu des des évolutions nous devions le voir mardi en raison du débat sur le mercosour ce rendez-vous a été décalé à jeudi matin donc après j'ai envie de vous dire moi le premier ministre à l'agenda qui qui est le sien et et je n'ai pas mais ah parler du budget avant avo V question c'est la question c'est pourquoi va-t-il au 20H parler en fait donc en fait il va au 20h pour me semble-t-il et en tout cas je l'ai ressenti comme ça euh animer une forme d'anxiété chez nos concitoyens qui ne règle rien parce que le la la question maintenant est-ce que depuis ce matin les Français se saisissent de quoi que ce soit et interpelleent qui que ce soit non les Français continuent leur vie du quotidien donc cette cette interview hier il vise à quoi voilà et en fait je ne vous y répondrai pas parce que je n'ai pas compris la réponse à cette question bah lui disent que s'il était censuré si le gouvernement tomber demain il y aurait un risque pour que la France soit mal notée par les agences de notation et qui aurait un risque de crise financière il n'est pas réel ce risque vous n'y croyez pas ah mais tout d'abord euh je le redis euh il y a un risque de crise financière si nous ne prenons pas les mesures à la hauteur de la réalité aujourd'hui je dis ce projet de loi de finance tel qu'il est en train y compris d'ê discuté ici au Sénat puisque nous avons commencé l'examen des premiers articles notamment ceux qui posent hein la question des premières recette euh n'est pas à la hauteur donc ce risque là aujourd'hui l'issue en fait mais le risque il existe si effectivement nous ne prenons pas en compte ces mesures donc ça ne sert à rien de l'agiter aujourd'hui il faut par voie d'amendement il y aura une commission mixte paritaire et donc à un moment donné il faut que nous trouvions et nous dégagions les recettes suffisante pour sortir de ce risque financier ser rien de l'agiter vous pensez trouver un accord B tel que j'entends les premiers débats je je ne le pense pas mais nous ne pouvons pas simplement nous satisfaire simplement nous pouvons pas simplement nous satisfaire qu'il y ait aujourd'hui 25000 foyers pour récupérer 2 milliards c'est dire si on avait élargi ne serait-ce qu'à 100000 foyers voyez quoi je ne touche pas au ménages les plus modestes même aux classes moyenne de notre pays quelle que soit la définition que nous pouvons avoir collectivement des classes moyennes en disant cela pour dégager plus ce n'est pas le choix qui qui a été fait je ne suis donc pas je je m'en excuse et je ne m'extrais pas de de la situation mais on ne peut pas simplement dire que ce sont les autres qui sont aujourd'hui responsables de la crise financière de notre pays alors le président de la République Emmanuel Macron s'est exprimé lundi après avoir décoré ellisabeth borne et il a eu ses mots le gouvernement va tomber bientôt peut-être plusut tôt qu'on ne le croit est-ce que vous partagez son analyse écoutez j'oserais sans mauvais plagiat dire qu'un gouvern qu'un président de la République ne doit pas dire cela je pense que compris le président de la République aujourd'hui a une responsabilité il a une responsabilité d'abord dans la crise politique que nous traversons d'une étion soudaine d'avoir quand même fait traîner la nomination d'un Premier ministre pour toutes les raisons et et je n'y reviens pas ce matin et qui lui appartient tout de même encore à lui aussi d'agir et et de fédérer plutôt que d'appuyer sur les difficultés des uns et des autres et d'ailleurs excusez-moi mais je ne fais pas quelques focus sur sur la personne mais il décore ellisabeth bornne je trouve quand même assez surprenant les propos d'Élisabeth borne à l'égard du projet de loi de finances et du gouvernement dont jusqu'à preuve de du contraire elle soutient l'essence même de ce gouvernement alors si euh le le prés l'analyse du président était juste que le gouvernement de Michel Barnier est tombé dans quelques jours ou quelques semaines quelle pourrait être la suite selon vous est-ce que vous soutenez toujours la candidature d'un d'une personnalité de gauche pour Matignon et est-ce que vous êtes toujours raccord avec avec vos partenaires du nouveau fond populaire làdus bon je crois que nous avons vu tout l'été entre deux trois épreuves de jeux olympiques beaucoup de constitutionnalistes en la matière donc tout d'abord si le gouvernement devait tomber le président de la République serait amené en nommer un autre soit il renomme le même et et on peut s'interroger sur les les issues dans les semaines qui viennent soit il en nomme un soit effectivement il en nomme un autre il y aura donc une réflexion de l'ensemble des groupes de gauche et des partis politiques à avoir en tout état de cause il faudra d'abord finir cette année parce que la priorité quand même que nous devons tous avoir et là au-delà de çavoir si nous sommes dans des majorité dans des oppositions c'est que les salaires de nos fonctionnaires soient effectués que les retraites soient versées que les services donc ça veut dire quo faire passer une SPCI donc on pourra donc d'abord c'est pour ça qu'il ne faut pas non plus trop pagiter une inquiétude comme si nous Allion rentrer dans une période de Ch il y aura peut-être de l'instabilité politique d'abord je veux rassurer celles et ceux qui nous écoutent il n'y aura pas de crise pour nos concitoyens dans l'é même si le budget n'est pas adopté même s'il a pas de budget au 31et et nous prendrons en tout cas pour notre formation politique toutes nos responsabilités en la matière c'est-à-dire que vous voterez la loi spéciale qui s'imposerait à ce moment-là pour si nous arrivons à ce moment-là dans la situationqu nous y arriverons et cetera et je pense que nous aurons tous l'occasion d'en reparler si la question se posa en revanche ce n'est pas effectivement le scénario que je privilégie et si aujourd'hui il doit si le gouvernement ne réussit pas ça veut bien dire que cela n'a pas fonctionné ce socle commun qui en vrai ne ressemble à pas grand-chose permettez-moi de le dire permettez-moi de le dire compris sans sans aucune animosité mais nous avons assisté la semaine dernière au PLFSS nous assistons depuis lundi du projet de loi de finance de la sécurité sociale nous assistons depuis lundi au projet de loi de finance écoutez il y a aujourd'hui des amendements présenté par la majorité sénatoriale qui ont des avis défavorables du gouvernement donc on sent bien qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas donc renommer les mêmes pourquoi faire j'ai envie de vous dire donc oui je demandzination gouvernement de gauche il y aura je pense que si c'est ça il faut une autre personne pour aujourd'hui animer une équipe gouvernementale alors matine pano disait hier ce serait luci casté et personne d'autre vous êtes sur cette ligne là vous aussi écoutez je je pense que la question doit se poser quand elle se posera et et donc nous verrons mais la réponse n'est pas évidente aujourd'hui parce que comme je le redis et et je crois que personne aujourd'hui d'ailleurs ne peut l'affirmer moi je ne sais pas quand comment dans quelles conditions le gouvernement peut tomber ce que feront les uns et les autres la situation de notre pays donc si vous voulez moi je ne pas dans le mar de café je pense en revanche que effectivement il faudra des vraies mesures de gauche parce que ce c'est ce dont les Français ont besoin pour mais pas forcément avec un premier ministre de gauche avec bah si c'est avec un premier ministre de gauche on a quand même plus de de chance d'avoir des mesures de gauche non à la question question de je ne réponds pas de manière affirmative aujourd'hui parce que je ne sais pas encore aujourd'hui où nous en serons disponibil exemple au Sénat vous avez voté vous la gauche certaines mesures avec le soutien des centristes contre la vie du gouvernement vous venez de le dire notamment l'exit tax est-ce que ça peut préfigurer d'une nouvelle coalition majorité appelonsla comme vous voulez avec de gauche avec une partie du centre bon je pense d'abord qu'il ne faut pas en rester à quelques amendement d'ailleurs sur lesquels les différents groupes parfois peuvent se retrouver d'année en année donc il n'y a pas de pacte de majorité aujourd'hui qui qui est en construction y compris sur l'exit taxe nous avions proposé un vrai amendement de suppression et finalement nous avons dans le jargon parlementaire adopté l'amendement de repli des des des proposés par par les centristes en se disant que c'est moins pire que ce qui existe aujourd'hui pour le dire de manière un peu vulgarisée donc bon voilà nous en sommes là revanche je reviens sur la semaine dernière certain nombre de de sénateurs centristes proposaient à aller jusqu'à 18h non payé au nom de l'effort de solidarité demandé par les salariés donc vous voyez je pense qu'on est pas on est loin d'être en train de préparer un gouvernement alternatif avec le groupe centriste que je respecte beaucoup par ailleurs mais avec lequel par principe nous ne sommes pas forcément sur le même échqu Politi est-ce que Boris Vallot le patron du groupe socialiste à l'Assemblée a eu raison de dire proposons à d'autres partis à l'exception du rassemblement national posons la question de des conditions d'e noncensure au cas où le gouvernement Barnier tomberait ce qui veut dire avec qui est-ce qu'on pourrait s'allier pour pour ne pas être censuré est-ce que cet élargissement de la gauche audible pour vous et acceptable d'abord avec Fabien roussal nous avons dit dès le lendemain du 2è tour des élections législatives au regard du résultat qu'ont décidé les Français de la composition de cette assemblé nationale qui nous faudrait travailler projet par projet pour trouver des majorités sur les textes dont notre pays a besoin donc cette situation est toujours la même parce que l'Assemblée nationale à l'heure où nous parlons est toujours la même et sera la même au mieux jusqu'au mois de juillet donc ça c'est une réalité qui va s'imposer à nous donc je pense que effectivement au lieu d'être dans des questions de casting de qui va être ou ne pas être je crois que nous aurions intérêt à gauche tout d'abord à reposer les questions de fond d'enjeux de priorité nous aurions euh inhévitablement à travailler mais d'ailleurs comme nous le faisons le plus régulièrement au Parlement à l'Assemblée nationale ou au Sénat à construire avec d'autres groupes ce qui ne veut pas dire en rabattre sur les convictions ni des uns ni des autres euh un peinsassemée qu même ça voilà mais peut-être qu'on pourrait s'appuyer sur cette expérience là je ne pense pas être moins de gauche euh ici qu'ailleurs et et je ne pense pas que les gens de droite soi moins de droite ici qu'ailleurs donc je crois que nous avons besoin de travailler ensemble sans en rabattre sans donner le sentiment à à nos concitoyens que on ferait une petite dire discuter avec les macronistes avec les centristes discuter avec toutes celles et tous ceux qui qui le souhaitent mais vous avez vous avez aujourd'hui y compris au sein du du groupe LR sur un certain nombre de textes nous pouvons nous retrouver don et ça existe donc il ne faut pas le nier est-ce que demain je suis en capacité d'aller à un gouvernement avec Bruno rotaillot je pense que ni lui ni moi à l'heure où nous parlons ne sommes en capacité de le faire ça sert à rien donc je ça ne sert à rien de se de de de vendre non plus du rêve parce que moi je fais de la politique donc je ne fais pas croire ce qu' n'est pas possible et donc je pense que la question n'est pas quel communiste avec quel LR la question est quel et quel projet de loi quels enjeux il ils sont nombreux il y a bien évidemment les conditions de vie il y a la question de la crise agricole qui menace il y a la question des licenciements qui qui sont en en en effectivité aujourd'hui et ceux qui sont à venir donc je crois que voilà il y a il a 4 C sujets la question financière et et du budget sur lesquels nous devons pouvoir à un momenté nous poser il y a pas de génération spontanée donc j'en reviens à ce que je disais initialement là il y a deux rô deux personnes essentieles pour devoir animer et quoi qui se passe par la suite c'est le premier ministre c'est le président de la République un dernier mot sur le budget mais sur le budget de la Sécurité sociale vous en parliez tout à l'heure hier soir Laurent vquier a annoncé qu'un accord avait été trouvé entre les parlementaires àire pour renoncer euh à la mesure une des mesures phes hein du Sénat 7 he de travail non rémunéré pour financer la dépendance vous êtes satisfait vous saluez ce choix des parlementaires LR mais tout d'abord euh bon je trouve toujours surprenant d'apprendre par voie de presse le travail parlementaire en tout cas si cela est confirmé dans la commission mixte paritaire parce que c'est quand même cet après-midi que les choses vont se décider nous nous avons combattu cette mesure il y avait un avis d'illeurs défavorable du gouvernement sur sur cette mesure cependant ça ne règle pas la question du financement de la sécurité sociale nous nous avions mis en balance à cette mesure ce que nous avions qualifié de journée de solidarité des de des actionnaires et de pouvoir taxer de deux points supplémentaires les dividendes aujourd'hui donc je crois que dans tous les cas si cette mesure était annulée parce que je suis justement responsable oui nous nous en satisfaisons pour le bien-être de nos concitoyens mais nous ne Pons pas nous satisfaire simplement parce qu'il y a besoin de moyens supplémentaires pour satisfaire notamment à la question de la santé dans tous nos territoires on va parler d'agriculture puisque cet après-midi le Sénat votera il y aura un vote sur l'accord Mercosur l'Assemblée nationale l'a largement rejeté hier cet accord Emmanuel Macron il a eu raison d'organiser ce vote dans les deux chambres écoutez je fais partie de ceux qui depuis maintenant plusieurs années demandons sur des grands sujets des fameux débat que nous nous qualifions de 50 tien avec un vote donc je pense que c'est important sur des sujets comme celui-ci d'engager le Parlement dans sa diversité et ce dans les deux chambres nous nous l'avions demandé nous l'avion demandé notre groupe cela a été demandé compris par de nombreux groupes ici au Sénat depuis plusieurs années je rappelle que nous le demandons également sur le CTA parce que les deux vont ensemble et juste est-ce que vous pensez que le vote est-ce que vous pensez que le vote de l'Assemblée et du Sénat qui sauf énorme surprise sera quand même complètement favorable ira dans le sens d'Emmanuel Macron est-ce que vous pensez que ça va lu donner le poids suffisant pour négo ici à Bruxelles bah écoutez je je je suis parlementaire donc si je je je pense que oui le un Parlement a toujours plus de poids qu'un homme seul al peut-être peut-être ça l'enseignement des SEP dernières années c'est que parfois travailler justement et s'appuy avec le Parlement dans dans sa diversité c'est long c'est compliqué mais ce n'est pas un handicap pour faire avancer un pays mais vous lui faites confiance pour réfléchir cet accord bah écoutez après on peut s'asseoir sur la décision du Parlement mais là là c'est même plus une crise politique dans laquelle nous rentrions donc je n'ous envisager une autre solution que celle bien évidemment lui ça dépend de l'Union européne voilà qu'il aille mais lui les différents ministres faire porter la voix de de la France un mot sur le CAT justement c'est l'accord entre l'Union européenne et le Canada le Sénat l'avait rejeté au mois de mars à l'initiative he d'ailleurs de votre groupe depuis le texte il est porté disparu qu'est-ce que vous allez faire est-ce que vous allez prendre une initiative est-ce que vous redemandez au gouvernement de l'incrire à l'ordre du jour mais écoutez I oui je je je suis assez surprise parce que vous savez ce ce texte nous était parvenu de l'Assemblée nationale à priori sans encomble le chemin avait été trouvé pour celles et ceux qui qui ne connaissent pas Paris le scénat l'assemé National ne sont pas très loin géographiquement il semblerait que ce texte n'est toujours pas trouver le chemin pour arriver jusqu'à la porte de l'Assemblée nationale et être déposé sur le bureau ce qui permettrait d'ailleurs à un autre groupe ou ou à notre groupe à l'Assemblée nationale de pouvoir l'inscrire euh donc oui je le dis avec un peu d'ironie mais je rappelle qu' certain nombre de nos collègues qui d'ailleurs avaient voté pour le rejet du CTA ici au Sénat sont aujourd'hui au gouvernement et et je leur demande et là avec beaucoup de sérieux et de de de responsabilité d'ouvrir les portes parce que le texte attend et n'a toujours pas trouvé la sonnette ouais mais vous êtes confiante sur le fait qu'il arrivera un jour il faudra qu'il arrive non mais parce que là c'est très très sincèrement quoi je le disais on ne peut pas être dans un dénis de l'activité parlementaire le Parlement c'est comme souvent dans la vie c'est pas quand ça nous arrange on le sollicite et quand ça nous arrange pas on le muselle je crois qu'il faut voilà nous sommes une démocratie qui s'appuie sur un parlement je le disais je peux comprendre c'est parfois compliqué mais c'est en tout cas nécessaire et indispensable un mot sur un autre texte rien à voir c'est la France insoumise qui dépose une proposition de loi pour abruger le délit d'apologie du terrorisme qu'est-ce que vous dites de ça écez je pense que bon je si j'aiai bien compris ce texte ne sera pas inscrit à l'ordre du jour jours je pense ce sont toujours des sujets qu'il faut manier avec beaucoup de prudence et je me souviens j'étais déjà sénatrice quand cette question est arrivée en 2014 je crois de mémoire 2014 2015 il a fait modifier hein finalement pour faire entrer dans la loi ce ce délit et je peux entendre un certain nombre de points qui font que aujourd'hui cela serait utilisé à des fins finalement contraire que la simple lutte contre le terrorisme don dont notre pays a a souffert et dont d'ailleurs d'autres pays souffrent encore également si je peux me me permettre mais priori je n'ai pas à juger de du fonctionnement des autres groupes je ne suis pas certaine que que nous nous soyons dans le bon calendrier pour poser cela autant je pense que il y a une vraie difficulté par exemple aujourd'hui quand on veut criminaliser des militants parfois qui peuvent défendre des causes qui ne sont pas les miennes y compris dans le cadre du projet de loi de finances où nous l'avons vu sur des mouvements environnementalistes euh calendrier c'est une question de fond est-ce que vous vous auriez voté un tel texte en l'état non que vous non mais en l'état non parce que saz on ne vote jamais un texte dans dans un absolu on vote quoi moi je je je pense que quand nous votons la loi nous la votons bien évidemment au regard d'une d'une rigueur juridique et législative mais nous nous la votons aussi dans dans un état d'esprit d'un pays et il me semble que donc quand je dis enétat c'est-à-dire il me semble que aujourd'hui et donc je peux entendre toute la la la la démarche initiale mais aujourd'hui il y a aussi des risques forts d'apologie du terrorisme et nous ne pouvons pas dans la situation dans notre pays simplement renvoyer ça à la loi sur la presseut donc il ne faut pas abroger le délit exactement voilà donc je dis mais je dis en l'état voilà dans 20 ans je je voilà je je je pense qu'en tout cases pas d'accord la proposition d'fi oui oui mais comme je l'ai dit juste précédemment voilà ouioui ça fait une rupture une divergence de plus entre la France insoumise et le reste de la gauche est-ce qu'à un moment communiste écologiste socialiste doivent rompre avec Alfi mais je je vous savez bon tout d'abord la vie est un peu plus compliquée que que que que blanc ou noir en politique nous voyons d'ailleurs dans toutes les dans toutes les sensibilité donc moi je pense que la question n'est pas de rompre nous avons par exemple réussi à aboutir à un programme qui a été ce qu'il a été dans le temps qui a été mais qui en tout cas pour nous permettait compris de réaffirmer des des des choses très très fortes après je pense qu'il y a de la responsabilité aujourd'hui de chacun est-ce que chacune des composantes de Gauche veut réellement arriver jusqu'à une victoire pour répondre aux besoins de nos concitoyens et je crois que c'est ça qui va demain nous faire agir dans la vie de nos parlementaires vous avez sentiment que certains ne veulent pas aboutir à quand je veux gagner je je je je je je sais en prendre les décisions donc aujourd'hui si l'on va effectivement sur systématiquement des textes clivant mais on va pas voilà moi j'entends chaque chaque dans département vous êtes en train de dire elle F ne veut pas gagner mais moi je je je je ne veux pas uniquement je ne suis pas une femme de gauche pour cliver la société je suis une femme de gauche pour aujourd'hui rassembler et faire avancer des mesures qui change réellement la vie des gens au quotidien donc soit les uns et les autres nous nous nous prenons en compte soit effectivement à terme c'est pas quelque chose de nouveau je ne fais décare aucun scouple oui il y a aujourd'hui des difficultés les municipal arrive est-ce que vous imaginez avoir des candidats communs avec tout le nouveau font populaire incluant LFI prochaines élections municipales les élections municipales c'est dans un an et demi alors la première des erreurs serait de la décider depuis Paris non mais parce que non mais je sais que la question est posée je vous réponds très ement un c'est dans un an et demi donc là encore quand même la situation politique je ne la maîtrise pas je ne la connais pas de je ne suis pas pour si vous me posez clairement la question qu'il y ait des accords depuis Paris ou les préfectures de région ou ce que vous voulez donc je pense que nous avons largement le temps aujourd'hui de construire dans les villes des rapports de force des majorités et on va pas se mentir et à la fin c'est comme chaque fois m il aura si je vous pose la question c'est parce qu'elle fille envisage d'avoir des candidats un peu partout et justement pour avoir des grands électeurs pour avoir des élus au Sénat est-ce que cette stratégie vous inqu envisage d'avoir également des candidats un peu partout Mme un peu plus qu'un peu partout comme c'est déjà le cas aujourd'hui en dans les petites communes rurales comme dans les plus grandes villes urbaines parce que nous sommes une force politique qui compte et c'est ça qui m'intéresse aujourd'hui et c'est clair merci beaucoup Cécile cuckerman merci d'avoir été avec nous et municipale 2026 c'est notre une c'est déjà parti c'est votre une Christelle merci à la semaine prochaine tout de suite c'est l'heure de notre débat de sénateur [Musique]