Hela Atmani (PALM.ai) : "Il faut veiller à ce que l’IA soit éthique, de confiance et transparente"
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Chapitres
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Questions et réponses
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Est-ce que vous pouvez nous présenter rapidement votre activité ?
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Les chiffres sont quand même assez intéressants, on peut les citer, je crois.
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Quels sont vos principaux clients, les types d'entreprises ?
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Est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe finalement ?
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Mais est-ce qu'à terme, il n'y a pas quand même une certaine déshumanisation ?
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Ça veut dire quoi concrètement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Donc Palm est une solution logicielle de gestion des compétences et des carrières basées sur l'intelligence artificielle. »
- 1:00Invité politiqueFait
« On permet tout simplement aux entreprises de cartographier les compétences de leurs collaborateurs à tous les niveaux. »
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« Le constat, c'est 47% des talents qui quittent l'entreprise à peine deux ans après avoir été embauchés. »
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« Et la raison pour laquelle ils vont quitter l'entreprise, c'est parce qu'ils vont manquer de visibilité sur les opportunités de développement. »
- 2:00Invité politiqueFait
« En fait, nous on accompagne à la fois les PME et les grands groupes sur leur enjeu de développement RH. »
- 3:02Invité politiqueChiffre
« On permet de faire gagner 30 jours-hommes de productivité par HR, business partner et parents. »
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« Évidemment, il faut la renforcer. »
- 4:32Invité politiqueFait
« Nous, on vient de remporter un appel d'offres avec un consortium d'autres start-up tech, EdTech et sur les sujets éducation et RH, justement pour la Commission européenne. »
- 5:51Invité politiqueChiffre
« On a eu quelques passages aujourd'hui sur notre stand. Nous, on a déjà levé 2 millions il y a quelques semaines de cela. »
- 5:55Invité politiqueChiffre
« 2 millions d'euros, absolument, pour accompagner notre croissance et accompagner plus de 500 entreprises d'ici 2025. »
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« Hier, il y a eu le baromètre aussi qui a été révélé par Sista et BCG qui a révélé que les femmes étaient encore moins financées que les années précédentes et surtout à l'échelle européenne. »
Temps de parole
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France Info. Bonsoir à tous. Viva Tech, viva Technologie. Le plus grand rendez-vous européen des nouvelles technologies. C'est ouvert aujourd'hui, porte de Versailles à Paris. Un événement que vous fait vivre France Info jusqu'à samedi. Les nouvelles technologies à l'heure notamment de l'intelligence artificielle. Notamment, et bien tout simplement, dans la gestion humaine des femmes et des hommes dans l'entreprise. Bonsoir Elma, Elma, pardon, Elma Atmani. Merci d'être avec nous. Vous êtes cofondatrice et directrice générale de Palm. C'est une plateforme internet précisément qui gère les compétences à l'interne dans les entreprises, qui gère également les turnovers.
Est-ce que vous pouvez nous présenter rapidement votre activité ?
Bonsoir Emmanuelle Cunni, je suis donc Elma Atmani, présidente et cofondatrice de Palm. Donc Palm est une solution logicielle de gestion des compétences et des carrières basées sur l'intelligence artificielle. En fait, on permet tout simplement aux entreprises de cartographier les compétences de leurs collaborateurs à tous les niveaux, d'identifier les écarts de compétences, d'anticiper les risques de départ, comme vous le disiez, et puis surtout de pouvoir agir à temps. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire proposer des opportunités de développement, de formation, de mobilité interne, de façon personnalisée à l'ensemble de leurs collaborateurs.
Alors les chiffres sont quand même assez intéressants, on peut les citer, je crois. Le constat, c'est 47% des talents qui quittent l'entreprise à peine deux ans après avoir été embauchés.
Et la raison pour laquelle ils vont quitter l'entreprise, c'est parce qu'ils vont manquer de visibilité sur les opportunités de développement. Aujourd'hui, on fait face à de nouvelles attentes, à la fois de la part des nouvelles générations, des mutations technologiques, et les entreprises doivent s'adapter à toutes ces mutations pour pouvoir garder, fidéliser leurs collaborateurs le plus longtemps possible.
Alors vous êtes une start-up, je crois que pour l'instant il y a 7 salariés. 12. 12 salariés, ça grandit vite. Eh oui ! Quels sont vos principaux clients, les types d'entreprises ? Ce sont des PME, des grands groupes ?
En fait, nous on accompagne à la fois les PME et les grands groupes sur leur enjeu de développement RH. Donc on va avoir des entreprises qui vont être entre 250 collaborateurs et jusqu'à 10 000 collaborateurs.
Alors on peut concevoir facilement la place de l'intelligence artificielle dans les process industriels traditionnels, beaucoup moins dans la gestion humaine. Est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe finalement ?
Évidemment que l'être humain et surtout le rôle des ressources humaines, c'est de pouvoir mieux connaître et connaître au mieux de façon précise et fine l'ensemble de leurs collaborateurs et de pouvoir les aider à se développer. Et aujourd'hui, quand on se retrouve avec plusieurs outils, une donnée RH qui est complètement fragmentée, et avec aussi l'abondance de la data de manière générale, Palm et l'intelligence artificielle de Palm en particulier, permet d'agréger toute cette donnée, de l'analyser et de la rendre lisible et actionnable.
Mais est-ce qu'à terme, il n'y a pas quand même une certaine déshumanisation, en tout cas un risque de déshumanisation ? Un ordinateur ne va jamais remplacer un DRH ou un manager ?
Évidemment que non. Le rôle justement de l'intelligence artificielle aujourd'hui, et avec Palm, nous on le démontre, on permet de faire gagner 30 jours-hommes de productivité par HR, business partner et parents. Ce qui est non négligeable.
Ça veut dire quoi concrètement ?
Par responsable des ressources humaines et de développement RH au sein des entreprises. Et donc ça permet de libérer du temps pour travailler sur des sujets à plus forte valeur ajoutée que juste d'analyser de la data dans des fichiers Excel.
Alors justement, comment vous construisez ces logiciels ? Vous entrez des paramètres particuliers ? Vous mettez certaines limites à ne pas dépasser ? Comment vous créez cela ?
En fait, on va se connecter à l'ensemble des outils RH qui existent au sein de l'entreprise. S'il y a des éléments qui vont manquer, comme par exemple le référentiel de compétences du secteur d'activité du client, notre intelligence artificielle permet de leur proposer un référentiel standard qui correspond à leur secteur d'activité. Et à partir de ce moment-là, c'est l'intelligence artificielle qui va travailler, qui va lire tous les textes, tout le langage naturel, extraire les compétences, les évaluer et pouvoir proposer des matchings entre un collaborateur et les postes ou la formation qui peuvent l'aider à se développer.
Ella Atmani, je rappelle, cofondatrice et présidente, directrice générale de Palme, cette plateforme de gestion des ressources humaines. Concrètement, aujourd'hui, la Commission européenne a appelé à une régulation, une meilleure régulation de l'intelligence artificielle pour éviter les abus. Il faut, vu votre expérience, quel est votre regard sur cette régulation ? Il faut la renforcer aujourd'hui ?
Évidemment, il faut la renforcer. Et d'ailleurs, à ce titre, nous, on vient de remporter un appel d'offres avec un consortium d'autres start-up tech, EdTech et sur les sujets éducation et RH, justement pour la Commission européenne, pour créer une infrastructure à l'échelle européenne de circulation de la donnée compétence depuis les universités et jusqu'au marché de l'emploi.
Et à ce double titre, d'ailleurs aussi, moi, je fais partie d'un groupe de travail qui travaille sur les sujets IA de confiance, comment on crée un numérique de confiance à l'échelle française, mais aussi à l'échelle européenne, parce que l'intelligence artificielle est un progrès technologique assez important, mais il faut qu'on veille à ce qu'elle soit éthique, de confiance, transparente, et qu'elle puisse faire avancer l'humanité vers de meilleurs chemins.
Alors, je le disais, vous êtes présente jusqu'à samedi à Viva Technologies, Viva Tech, le plus grand rendez-vous européen des nouvelles technologies et des start-up dont vous faites partie. Qu'est-ce que vous apporte cette présence à Viva Tech ?
Évidemment, Viva Tech, c'est l'événement annuel qu'il ne faut pas rater quand on est dans l'environnement des nouvelles technologies de manière générale. Nous, ça va nous apporter, et on attend de cet événement que ça nous apporte à la fois de la visibilité, de pouvoir aussi avoir des opportunités d'affaires, de travailler avec des partenaires, de trouver des nouveaux clients, de travailler avec les équipes innovation et RH des entreprises.
De chercher des fonds également. Il y a des investisseurs, beaucoup sont là et regardent votre activité.
Oui, tout à fait. On a eu quelques passages aujourd'hui sur notre stand. Nous, on a déjà levé 2 millions il y a quelques semaines de cela. 2 millions d'euros ? 2 millions d'euros, absolument, pour accompagner notre croissance et accompagner plus de 500 entreprises d'ici 2025.
L'entrepreneuriat au féminin, ça c'est très important. Où est-ce qu'on en est aujourd'hui ? Est-ce que les femmes sont bien représentées dans le milieu des startups en général et dans les nouvelles technologies en particulier ?
Alors justement, c'est super que vous en parliez parce que nous, on est sur le stand de Sista, donc Sista qui est la communauté des femmes entrepreneurs qui luttent justement contre les biais notamment d'accès au financement pour les femmes entrepreneurs. Aujourd'hui, il y a beaucoup de femmes entrepreneurs dans les nouvelles technologies, mais malheureusement, elles ont accès à moins de financement. Pourquoi ça ?
Les banquiers font moins confiance aux femmes qu'aux hommes ? C'est un triste constat.
Oui, c'est un triste constat. Hier, il y a eu le baromètre aussi qui a été révélé par Sista et BCG qui a révélé que les femmes étaient encore moins financées que les années précédentes et surtout à l'échelle européenne. Donc, on doit encore renforcer nos efforts collectivement à la fois les entreprises, les fonds d'investissement, les financeurs, mais aussi les pouvoirs publics pour améliorer la situation.
Différence de salaire aussi, j'imagine, entre les femmes et les hommes dans les startups ?
Dans les startups, non. En tout cas, nous, on veille en tant qu'entreprise RH, évidemment, à ce qu'il y ait à la fois la diversité, l'égalité, la promotion et la chance pour tout le monde.
Merci Ella Atmani pour ce témoignage. Je rappelle donc cofondatrice et président d'érité général de la plateforme Palme. Ella Atmani, invitée de l'écho sur France Info ce soir. Merci.
Merci.