Gabriel Attal répond aux questions de Rémy Buisine sur Brut.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à tous, et bienvenue sur Brut. Ce dimanche soir, c'est un nouveau rendez-vous pour parler de l'élection présidentielle. Il y a 3 semaines de cela, sur ce même siège, c'était Jean-Luc Mélenchon qui lançait sa campagne et on a appris il y a 2 jours que Gabriel Atal, l'ancien premier ministre, était parti aussi dans la course pour 2027 et durant cet entretien qui va durer aux alentours d'une heure et3, l'idée c'est de pouvoir revenir sur de nombreux sujets, prendre le temps, prendre le fond des idées, du pourquoi de cette candidature, de parler de sujets nationaux, internationaux, une interview dont vous pourrez voir l'intégralité donc sur notre chaîne YouTube, mais également des extraits sur l'ensemble de nos réseaux sociaux.
J'aurai un téléphone dans les mains, c'est pas pour envoyer des SMS à des amis, c'est pour pouvoir aussi vous lire et éventuellement prendre des commentaires et cetera en direct. Parce que comme vous le savez, l'idée dans ces interviews, c'est d'être vraiment au cœur de vos préoccupations, de des sujets qui vous intéressent, des sujets qui vont être importants dans cette élection présidentielle. Et donc, on va en parler durant cette interview avec Gabriel Atal ce soir.
Bonsoir. Bonsoir Bisine. Merci d'être avec nous.
Donc au cœur de la rédaction de Brut ce soir. Il y a près de 48 heures maintenant, vous avez annoncé lors d'un déplacement dans la Veryon votre candidature à l'élection présidentielle. Euh, j'ai envie de poser cette question tout simplement.
Pourquoi ? Je suis candidat à l'élection présidentielle parce que je pense que le meilleur service qu'on peut rendre aux Français, notamment aux jeunes générations, c'est de préparer l'avenir et qu'on est malheureusement bloqué depuis des décennies dans un système où on prépare pas l'avenir. On consacre l'essentiel de notre énergie et l'essentiel de nos finances à gérer le présent, à colmater les failles, les dettes du passé sans investir pour l'avenir.
Or, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui dans le monde ? pour garder toutes les grandes puissances, les États-Unis, la Chine notamment, qui consacrent l'essentiel de leur temps et l'essentiel de leurs moyens à investir sur l'avenir. Ça veut dire quoi investir sur l'avenir ?
C'est l'éducation, c'est la formation, c'est l'innovation. On est aujourd'hui dans une course technologique absolue entre les États-Unis et la Chine sur l'IA, sur la robotique, sur la nouvelle industrie. Si on ne n'engage pas une action résolue pour investir pour l'avenir, on sera totalement décroché et c'est les Français qui en pâtiront.
Si on au contraire on prend le chemin inverse et qu'on se dit maintenant l'essentiel de notre énergie, l'essentiel de nos moyens, ça va être pour préparer l'avenir. Bah très concrètement, c'est des jeunes qui bossent qui pourront devenir propriétaires de leur appart. C'est des gens qui bossent qui verront leur salaire qui augmentent.
C'est des parents, des grands-parents qui euh aujourd'hui s'inquiètent pour la manière de leurs enfants et de leurs petits-enfants qui retrouvent. Ça c'est c'est de nombreux points qu'on va développer dans cette interview. J'aimerais revenir justement sur le cadre de cette annonce.
Vous avez choisi un petit village en Lavyon. Euh pour certains, ils disaient que c'était on était pas très loin du cliché, la place de village, la fontaine, les drapeaux français accrochés aux fenêtres quelque part. Qu'est-ce que vous voulez incarner dans cette campagne ? une proximité avec les Français, parler un peu plus des zones rurales.
Moi, j'ai vu beaucoup de commentaires effectivement sur le fait d'avoir fait ma déclaration sur la place d'un village. Euh, je trouvais ça, j'étais assez surpris de ces commentaires. D'abord, il y en a un qui m'a pas surpris, c'est la la surprise que je le fasse ailleurs que sur un plateau télé parce que quand vous regardez, quasiment tous les candidats à la présidentielle, ils se sont déclarés sur un plateau de télévision, en général le 20h de TF1 ou dans une interview, dans un journal ou un magazine.
Pourquoi ? parce que c'est ce qu'il y a de plus entre guillemets confortable et sécurisant. C'est sûr, vous prenez moins de risque pour déclarer votre candidature sur un plateau de télévision que de la déclarer sur une place publique d'un village où tout le monde peut venir et vous pouvez avoir des gens qui se lèvent et qui disent "Je suis pas d'accord, vous présentiez votre candidature, je voterai pas pour vous" et cetera.
Donc il y a une prise de risque que j'ai assumé qui est de dire je me mets au milieu des Français parce que la réalité c'est que je me voyais pas annoncer ma candidature ailleurs qu'au milieu des Français, pas sur un plateau de télévision. Et la deuxième chose c'est oui, c'est dans un petit village mais comment on peut être surpris ? qu'un politique puisse décider d'annoncer sa condature dans un petit village.
C'est la France. J'ai vu des commentaires hyper méprisants. D'ailleurs, il y a des gens qui les ont vu aussi en avron qui m'ont fait la remarque.
On dit il est allé dans l'arrièrepays comme si il y avait deux pays différents. Non, on a qu'un pays. On a de la chance d'avoir des villes mais aussi des villages, des territoires euros, des campagnes.
Et donc pour moi c'était un un choix qui était logique quelque part, naturel que d'aller dans un très beau parce que c'est par ailleurs un très beau village de France, mur de Baraz pour annoncer ma candidature. Mais certains à l'inverse parfois euh reprochent entre guillemets euh à la Macronie ou ex-Macronie d'avoir été très loin justement de ces zones rurales. On souvient par exemple en 2018 du mouvement des gilets jaunes qui disaient énormément ça euh qui disait que le parti n'avait pas un ancrage euh local euh qui était un parti très parisien, très urbain pour certains hors sol.
Euh comment vous allez faire aussi pour vous défaire quand même de cette image qui est quand même très présente ? Non mais d'abord je crois que c'est assez vrai comme image en 2017. Après, depuis, il s'est passé des choses.
Moi, si vous reprenez les différentes fonctions que j'ai eu au gouvernement, j'étais secrétaire d'état à la jeunesse. L'essentiel euh de mon travail à l'époque, c'était pour permettre à la jeunesse de trouver un boulot, d'aller en apprentissage et notamment pour les jeunes des territoires ruraux. Ensuite, j'ai été euh ministre de l'éducation nationale.
Je me suis battu pour les écoles rurales, pour qu'on ferme pas des classes, pour qu'on ferme pas des écoles à la campagne parce que malheureusement, on sait qu'avec la chute du nombre d'élèves, il y a des classes et des écoles qui peuvent fermer. Et après quand j'étais à Matignon, un des sujets sur lequels j'ai le plus travaillé, c'est la question des agriculteurs en soutien aux agriculteurs et j'ai passé mon temps auprès des agriculteurs dans leurs ferme sur les barrages quand il manifestaient. Donc c'est la vision que les gens peuvent en avoir pendant près de 10 ans.
Alors pour l'instant on est à la 10e année qui s'endame de se dire euh voilà le président de la République Emmanuel Macron ses gouvernements successifs au cul enfin vous étiez au sein de ces gouvernements n'ont pas forcément été proche de ces préoccupations rurales d'un point de vue global. Je parle c'est il y a beaucoup de gens peut-être qui nous regardent aujourd'hui qui se disent "Bon bah pendant 9 ans, j'étais beaucoup acteur enfin beaucoup spectateur de euh de ce qui se passe et pas souvent considéré." Moi je viens je viens de vous répondre pour moi et pour mes différentes fonctions et c'est factuel et je pense que on reprend mes déplacements depuis que je suis rentré au gouvernement.
J'ai passé bien sûr que je l'entends. C'est pour ça que je viens au deuxième point. Je pense qu'il y a des choses qui ont été réussis, il y a des choses qui ont pas été réussis.
Et si on prend les territoires héro par exemple ces dernières années, je pense qu'il y a deux choses qui sont positives. Un, c'est tout ce qui est accès au numérique en terme d'accès à la fibre, en terme d'accès à la téléphonie mobile, le nombre de zones blanches qu'il y avait en France avant 2017. Aujourd'hui, objectivement, on est mieux couvert en fibre par exemple que l'Allemagne.
Beaucoup de ces campagnes ont pas accès à internet, au débit et cetera. Et deux, c'est pour l'accès aux services publics, tout ce qui est maison France Service, c'est-à-dire des espaces qu'on a mis en place pour accéder aux démarches administratives et cetera. Après évidemment, il y a plein de choses qui vont pas encore comme quoi bah sur l'éducation par exemple, on n pas réussi encore à ce que on ait une situation dans un certain nombre de campagnes comparable à ce qu'il y a dans des villes, notamment en terme de remplacement de profs qui sont absents.
Alors il y a aussi des problèmes dans les villes, hein, je peux vous dire, je peux vous en citer, des endroits où vous avez le prof de mat qui est pas là pendant 3 mois, 4 mois, 6 mois et on trouve pas de remplaçant mais c'est encore plus marqué dans des territoires ruraux et après sur la santé, l'accès aux soins. La réalité c'est que dans un certain nombre de campagnes en France, c'est quasiment impossible de trouver un rendez-vous chez le médecin ou un rendez-vous chez un spécialiste. Ça c'est vrai que ça a pas assez changé ces dernières années.
Et donc moi, je passe mon temps sur le terrain, je passe mon temps à échanger avec les Français. Évidemment que c'est quelque chose qui ressemble très fortement. Et ça pose une question parce que vousement vous avez été pendant près de 8 ans au sein des gouvernements d'Emal Macron, vous avez été aussi son premier ministre.
Euh vous êtes le chef du parti qui l'a créé euh aujourd'hui et quand on regarde parfois les les commentaires d'un point de vue général, certains ont vous collé l'image d'un mini Macron. En quoi ce serait faux ? On est évidemment des personnes différentes.
D'abord, moi je vais pas faire croire aux gens que j'ai rien à voir avec ce qui s'est passé ces dernières années. J'ai été au gouvernement pendant 6 ans, j'ai été premier ministre et moi je suis comptable de ce que j'ai fait ou de ce que j'ai pas fait, de ce que j'ai bien fait ou de ce que j'ai mal fait dans les postes qui m'ont été confiés au moment où ils m'ont été confiés. première chose. 2è chose après on est évidemment des personnes différentes et c'est d'ailleurs normal.
Je veux dire je pense que sur le fond on a des différences probablement que sur la personnalité aussi mais ça je suis pas le mieux placé pour le juger. C'est au français euh sur la personnalité qu'est-ce qui vous différencie ? Enfin encore une fois je suis pas le mieux placé sur la person c'est intéressant.
Je pense qu'il y a il y a un rapport aussi de de transparence vis-à-vis des gens parce que il y a des gens qui se disent "Bon bah voilà, Emmal Macron était au pouvoir pendant 10 ans, alors certains vont être satisfait et d'autres vont voir peut-être autre chose et se dire bah du coup Gabriel Atel ça n'incarne pas forcément ce changement." D'abord, vous savez ce qui incarne le changement, c'est le programme que vous présentez et le programme que je présenterai sera un programme de changement parce qu'il faut un changement, pas d'ailleurs de changement de rupture bien sûr, mais pas seulement avec ce qui a été fait ces dernières années, mais parce qu'on a changé de monde. Le programme de 2017 et ce qui a été fait depuis 2017 en France, il a été basé sur le monde de 2017.
Mais le monde de 2027, il a rien à voir avec le monde de 2017. En 2017, quand le président a été élu, il y avait pas le retour de la guerre en Europe avec la guerre en Ukraine. Il y avait pas l'intelligence artificielle.
Il y a c'était un sujet pour personne même en 2022 d'ailleurs puisque Chat GPT ça date de novembre 2022 le lancement. 2017 il y avait pas la guerre commerciale qu'on a aujourd'hui avec les États-Unis, la Chine qui se mettent des droits de douane et donc les conséquences sur notre industrie et cetera. Et je pourrais multiplier les exemples.
Donc le monde a changé et donc nécessairement que l'action elle doit changer et que tout doit changer en France pour s'adapter aussi à ces défis. Quand vous dites l'action, la personnalité concrètement, non mais je je vous donne un exemple sur les questions de sécurité, d'autorité, de laïcité. C'est des sujets moi qui ont toujours été très présents dans euh ma ligne politique, dans mon ADN politique depuis le début euh dans les différentes fonctions qui ont été les miennes.
Secrétaire d'État à la jeunesse, j'ai lancé le service national universel. Euh à Ber, j'ai fait un plan de lutte contre les fraudes. Euh ministre de l'éducation nationale, j'ai fait appliquer la laïcité dans les établissements scolaires.
Premier ministre, j'ai lancé un plan de lutte contre la délinquence des mineurs. C'est des sujets qui ont toujours été pour moi aussi importants que le reste. Là où dans l'action et dans le programme du président en 2017, ce qui est vrai, c'est que c'était essentiellement une doctrine économique avec l'idée que en gros si l'économie allait bien et si tout le monde avait un boulot, globalement les gens vivraient bien ensemble en France.
Voilà. Donc ça c'est c'est je prends probablement une différence de fond qu'on peut avoir le fond. Euh, il y a la forme aussi.
Qu'est-ce qui vous différencie de lui finalement ? Et moi je suis pas là pour jouer au jeu des différence. Je vous dire je vais vous dire même sur la personnalité.
Je pense que sur la personnalité ça c'est vous allez être obligé à un moment donné d'être dans la dans la rupture, vous l'avez déjà fait des fois dans certain dé sur la personnalité. On n'est jamais le mieux placé pour juger sa personnalité euh soi-même. Donc et vous direz quoi ? plus de sens de dialogue, plus de Non, honnêtement, moi je rentre pas là-dedans.
C'est au français de le juger. On n'est jamais bien placé pour analyser sa propre de la franchise des français en disant voilà pendant 10 ans, vous avez eu je vous ai dit à la fois ce que je considère être réussi échec sur le fond et la ligne politique là où je pense qu'il y a une différence, c'est le plus important après sur la personnalité, ça c'est aux gens de juger mais c'est pas à moi de dire est-ce que je suis plus comme si que lui ou plus comme ça que lui. Il y a eu un petit clin d'œil quand même aujourd'hui, un compte X qui a été transformé selon nos confrères de la tribune du dimanche. vous auriez mis la main sur les comptes de soutien du candidat Macron en 2022 sur X et Instagram pour le transformer en natal président.
Justement, ça fait un peu cette forme de continuité pour certains. Ils se disent "Bon, on a soutenu euh Macron 2017 et 2022 mais on nous a rien demandé pour 2027. Euh vous auriez modifié le nom, le logo, supprimer les contenus existants.
Est-ce que c'est vrai ? Alors, ils auraient dû nous appeler ou appeler mes équipes la tribune dimanche puisque en fait ces comptes, ça a toujours été les comptes de campagne du parti que je préside aujourd'hui. Donc, ils ont ils se sont appelés Macon président.
Ensuite aux législatives en 2022, ils se sont appelés avec vous. Ensuite aux européennes en 2024, ils se sont appelés besoins d'Europe. Ensuite, aux législatives après la dissolution en 2024, ils se sont appelés ensemble.
Et donc là, ils changent de nom pour la prochaine campagne qui arrive, qui est la prochaine campagne du parti qui est l'élection présidentielle. Donc en fait, je crois que c'est des comptes qui ont changé sep fois de nom ces dernières années parce que c'est les comptes officiels de campagne du parti et à chaque fois qu'il y a une nouvelle campagne, ils changent de nom, ce qui est normal comme depuis le début qu'ils ont été créés. Alors, il y a il y a aussi pas mal de de gens qui nous regardent et qui se disent qu'ils ont peut-être envie de changement après 10 ans de macronisme et qui se disent "Bah finalement, c'est pas forcément vous".
Ça c'est de toute façon, je vais vous dire les gens, je parle pas forcément, on a parlé de la personnalité mais je veux dire comment comment vous allez pouvoir vous détacher de cette image ? Mais les gens, ils vont regarder les programmes, ils vont regarder les lignes politiques, ils vont regarder la tonalité des différentes campagnes et ils vont décider. On est on a une chance en France, on vit en démocratie, les gens ils décident.
Moi, je présenter un programme, un de changement de tourner vers l'avenir, ça c'est le plus important et 3 optimiste. Moi je vais vous dire ce qui me rend dingue en ce moment c'est que la politique c'est devenu 50 nuances de gestion du déclin. Globalement c'est la sinistrose permanente.
Vous allumez la télé, vous écoutez les candidats, vous écoutez les partis politiques. Je globalement on a l'impression que tout va aller mal, que c'est une catastrophe et que globalement le mieux qu'on peut avoir c'est permettre à chacun de gérer un peu mieux que les autres le déclin de la France. Bah non, en fait, moi ce que je crois, c'est que la France mais en même temps on a au sein des gouvernements successifs ces dernières années, on nous dit tout le temps la dette, la dette la dette que les générations vont être on va payer les pot cassées de ce qui se passe depuis des décennies.
Évidemment qu'il y a des problèmes en France, mais moi ce que je crois c'est qu'il faut surtout dire qu'on peut les régler et comment on peut les régler. La France, notre pays, il en a vu d'autres quand même. Je veux dire, il il a vécu des guerres absolument terribles.
Il a été détruit, il s'est toujours reconstruit, il a toujours réussi. Honnêtement, on a vécu des périodes plus graves que celles qu'on vit aujourd'hui. Donc il y a pas de raison qu'on y arrive pas.
Moi, c'est ça le message que je veux passer. Il y a pas de fatalité. C'est possible.
Mais c'est possible pour moi, à condition de regarder vers l'avenir, de se dire que maintenant l'essentiel de notre action, ça doit être pour les futures générations et les les jeunes générations actuelles parce que sinon le risque c'est qu'il y a une fracture générationnelle. Moi ça, j'en veux pas. Je veux pas que demain on ait des jeunes, des gens qui bossent, qui finalement se disent que leur pays les a lâchés parce que impossible de devenir propriétaire, parce que en fait le salaire net ne monte pas, est très éloigné dear pas à s'en sortir et cetera et cetera.
Et ça c'est possible de le changer. Moi c'est ça le message que je veux passer parce que parfois on a l'impression que c'est mort. De toute façon, c'est comme ça.
On n'y arrivera pas. Au contraire, c'est possible. On va on va rentrer dans ces détails dans quelques instants justement sur la politique nationale, les idées que vous voulez porter durant cette campagne 2027.
Mais il y a aussi une question qui se pose beaucoup, c'est celle de l'espace politique parce qu'évidemment voilà les Français sont amenés à voter et quand ils regardent l'espace, ils disent "Bon, il y a Édouard Philippe qui est également un ancien premier ministre d'Eman Macron, Bruno Raillot qui est quand même ancien ministre de l'intérieur. Une question qui peut se poser finalement est-ce qu'il y a vraiment une place pour vous trois ? Moi d'abord, je parle pas au partis ou au candidats, je parle aux Français et je pense qu'ils vont faire pareil les autres candidats.
Vous êtes à 1 an d'une élection présidentielle, c'est normal, il y a toujours des ambitions qui s'expriment et ensuite il va y avoir une campagne, chacun va présenter une ligne politique. Moi, je sais pas si ma ligne politique sera la même. Je crois pas d'ailleurs que celle de Édouard Philippe et encore moins celle de Bruno Rota puis quandme éloigité quand même peut-être par rapport à Édard Philip.
Ça ça c'est la campagne qui le qui le montrera. Ce qui est sûr, c'est qu'à Eddard Philip, par exemple, on a gouverné la France ensemble puisqu'on a fait partie de la même majorité entre 2017 et 2024. Depuis 2024, il y a plus de majorité.
Donc, on verra dans la campagne quelles sont les lignes politiques, quels sont les projets qui se rapprochent éventuellement. Et honnêtement, j'ai pas trop de doute que début 2027, il puisse y avoir des rassemblements qui se feront s'il y a des programmes, des lignes, des valeurs qui se recoupent et des sondages aussi. On verra.
Ouais. Euh moi ce que je veux ce que je veux qu'on évite ce que je veux qu'on évite c'est que euh il y ait qu'un seul choix que le seul choix au second tour dans l'élection présidentielle ce soit entre LFI et le RN. Je veux que l'espace politique qui est le mien, c'est-à-dire globalement un espace politique qui défend la liberté d'entreprendre, la construction européenne, la fermeté sur les questions d'autorité et le progressisme sur les questions sociales et climatiques.
Je veux que cet espace là il puisse être représenté au deuxième tour de l'élection présidentielle. Est-ce qu'il faudra pour ça qu'il y ait des rassemblements entre des candidats qui auront fait campagne en 2026 et qui début 2027 se rassembleront ensemble ? On verra où on en est début 2027.
Vous dites on verra où c'est probable. Si vous regardez aujourd'hui les sondages, vous voyez que il y a le Rassemblement national qui est très haut, la France insoumise qui voilà est à un certain niveau et que s'il y a une dispersion des voies, il y a ce risque là. Est-ce que ce sera encore le cas en début 2027 ?
Je peux pas vous répondre. Ça va dépendre de la campagne et moi si j'y vais, c'est évidemment pour créer une dynamique, pour rassembler autour de moi et surtout pour convaincre les Français parce qu'à la fin, c'est eux qui décident. En toute transparence, alors je sais que les politiques n'aiment pas la politique fiction et là on est dans le concret, on parlait des trois candidats.
On imagine, on est au mois de février, le RN est très haut, LFI également avec vu par vos parties comme étant entre guillemets un risque pour vous, vous êtes pas mieux placé. Vous seriez prêt à rejoindre. Moi ce que je vous dis c'est que je pense que ou à l'inverse appelé, imaginons que vous êtes vous numéro 1 et l'appeler doir finir par je vous réponds très concrètement.
Si début 2027 il y a un risque de ce deuxième tourn où l'espace politique sur lequel je suis ne peut pas être représenté parce qu'il y a une dispersion des voies, évidemment qu'il faudra un rassemblement. Maintenant, comment ce rassemblement se fera ? Est-ce que c'est des désistements ?
Est-ce que c'est une primaire à ce moment-là pour décider qui est le candidat qui sera le représentant de cet espace ? Ça c'est pas encore décidé. et dans disait pas de primaire.
En tout cas, moi j'ai fait une proposition de rassemblement qui est de dire on met en place un comité de liaison avec des représentants du parti d'Edouard Philippe, des représentants de mon parti qui se parlent pour préparer cette échéance et regarder les conditions. Ça a pas l'air de de l'autre côté si ils ont ils ont accepté de faire partie de ce de ce comité. Il s'est réuni une fois mais Philippe lui en tout cas sur l'idée de la primaire n'est pas aujourd'hui voilà après on va voir et peut-être ça sera pas la primaire, peut-être que ce sera des sondages, peut-être que ce sera des désistements mais l'important c'est que les partis se parlent.
C'estd que vous vous n'en feriez pas une affaire personnelle de vous dire voilà je suis pas en position vous saz je pense que personne en fait la réalité c'est que une question d'ego en politique. Je parle pas de vous person mais certains qui restent, on l'a vu durant d'autres campagnes des sensi politiques assez proches et il restent quand même candidats. Puis vous avez fait une campagne, vous avez des soutien, vous avez des gens qui vous poussent, vous avez quand même des gens qui ont envie de voter, vous avez créé une dynamique donc évidemment mais enfin la situation du pays est quand même suffisamment grave et lourde pour que tout le monde soit responsable et vous serez prêt à prendre vos responsabilités si jamais surtout je vais vous dire Ry Buisine, je vais gagner cette élection présidentielle et donc évidemment je me bats pour que le rassemblement il se fasse derrière moi.
Je pense que c'est possible. Moi je encore une fois, je suis le seul à ce stade à faire de l'avenir un projet politique. Je suis le seul à stade à ce stade à avoir, je crois, une campagne optimiste parce que encore une fois les 50 nuances de déclin, moi je supporte pas et je pense qu'il y a beaucoup de Français qui supportent pas non plus.
On a des atouts incroyables, on a des talents incroyables en France, on peut y arriver. L'important, c'est de montrer aux Français comment on va y arriver et ça va être ça la campagne. Alors, on par de cette campagne avec les partis qui peuvent être proches de vous, mais finalement, ce sera qui votre adversaire principal en cette campagne ?
Moi, je me suis engagé, vous savez, en 2024 après la dissolution face à un risque qui était de voir l'extrême droit de gouverner la France. Évidemment que je vais aussi me mobiliser dans cette élection pour l'empêcher, mais moi, j'en ai marre qu'on fasse des campagnes contre. En fait, ce qui nous a perdu, je pense, y compris pour le parti que je préside maintenant depuis 1 an, c'est que on était devenu un parti contre.
On se battait contre les extrêmes. Vous prenez toutes les déclarations. Nous, on est le parti qui est contre les extrêmes.
OK, c'est important d'être contre les extrêmes, mais ça fait pas un projet politique. Les Français, ils ont pas envie de venir voter contre. Les Français, ils veulent venir voter pour.
Et quand on parle des extrêmes, parce que justement au sein de vos familles politiques, on entendait parfois ce débat, les extrêmes, c'est dire pas simplement le RN, mais aussi la France insoumise. Est-ce que vous vous partagez cette analyse de dire le RNFI c'est la même chose, c'est dos à dos ou vous faites comme une différence ? C'est deux dangers pour la France entre lesquels je me bats.
Mais est-ce que c'est le même niveau de danger ? histoire différente. Euh, ils ont aujourd'hui une ligne politique qui est différente évidemment et ils ont des prises de position qui sont différentes.
Donc il y en a un qui existe depuis très longtemps, il y en a un autre qui existe depuis moins longtemps. Moi je dis simplement ces deux partis politiques contre lesquels je me bats démocratiquement de la même façon pour les deux ou vous hiérarchisez quand même contre le R. Je me bat contre les deux.
Voilà, je me bats contre les deux. Maintenant, ce que j'essaie de vous dire, c'est que pour moi le plus important, c'est pas de passer notre temps à parler des autres et à nous mobiliser contre les autres. à la fin les Français ils ont pas envie ça les ennuie déjà de venir voter contre au deuxième tour et de faire barrage. quand même passé les deux dernières fois bien sûr et même en vrai à d'autres élections auparavant mais si vous leur expliquez qu'en fait votre programme c'est de faire barrage au premier tour enfin personne n' envie de ça les gens ils ont envie de voter venir voter à une élection pas contre les autres mais pour un projet et donc plus on passera notre temps à parler des aut parce que vous voyez 2017 2022 c'était ça 2024 législative on a même certains députés de votre famille politique qui n'auraient jamais été réélu sans sans cela ouais enfin vous en avez beaucoup d'autres aussi dans d'autres familles politiques qui ont été réélu aussi grâce à ça mais Bah, comment on évite ça en faisant une vraie proposition politique aux Français ?
Moi, ça fait 2 ans que j'ai quitté Matignon, 1 an que j'ai pris la tête de ce parti. On a fait que travailler sur le fond et sur les idées. On a fait des conventions thématiques.
On a associé des milliers de Français pour élaborer un programme, élaborer des idées. Ce programme, on va le présenter aux Français à l'occasion de cette élection présidentielle. C'est un programme d'espoir pour le pays.
C'est un programme optimiste. C'est un programme qui montre que les plus belles pages de l'histoire de la France, elles sont probablement devant nous à condition qu'on s'en donne les moyens. sur plein de sujets.
Aujourd'hui, j'ai lancé les quatre premiers chantiers : l'école, les salaires, les frontières et l'IA. Et on va rentrer dessus dans quelques instants. Mais j'aurai une dernière question et je le vois aussi dans les commentaires.
Ça s'écharpe un peu et c'est un c'est un duel qu'on a vu parfois au train au sein de certains débats. C'est Gabriel Atal versus Jordan Bardella. Euh vous êtes de la même génération, vous n'avez connu que la politique, vous avez une trajectoire qui est qui est assez similaire en étant jeune.
Et vous, ça vous inspire que ça va être un une confrontation directe avec lui ? Moi, j'ai dû débattre une dizaine de fois avec lui. Donc je le connais, j'ai pas passé de moment en dehors que dans des débats ou des réunions très officielles avec lui, mais euh et vous en faites quel constat ?
Bon, j'ai faut toujours essayer de dire du positif et du négatif. il a un appel objectivement quand il est dans un débat, quand il est dans une émission, il y va et cetera. Après moi j'ai pu mesurer à quel point sur le fond en réalité il y a quasiment rien.
C'est-à-dire qu'en fait sur le fond, vous allez sur un sujet notamment dans le débat qu'on avait eu au moment des élections européennes, vous commencez à l'interroger dans le fond sur un sujet. En plus, il est député européen. Enfin, objectivement, ça va pas très loin.
Et tout de suite, il vous renvoie un truc parce qu'il a cet appel pour essayer de changer de sujet et de passer à autre chose. J'en sais rien mais en tout cas c'est ça que j'ai vu. Ensuite, on voit que sur quand même énormément de sujets, ils changent d'avis, ils sont pas d'accord.
C'est quoi ? Manque de maîtrise qui vide, c'est quoi ? C'est rien.
Mais en tout cas, passe le résumé de ce que vous dites. En tout cas, c'est ce que j'ai ressenti à l'occasion des débats qu'on a eu ensemble. Je pense que c'est aussi ce que certains Français ont vu.
Maintenant, encore une fois, moi je me présente dans cette élection, je ferai avec les autres candidats qui auront été choisis par leur partie ou en l'occurrence ici par une décision judiciaire puisque c'est ça qui va impacter le choix du candidat du rassemblement national. Et en tout cas, j'ai débattu suffisamment de foi avec Jordan Bardella pour savoir que j'ai confiance pour de prochains débats avec lui. Si c'est lui fait pas peur Bardella.
Pour vous, c'est plutôt un atout de voir Jordan Bardella qui serait candidat que Marine Le Pen dans la maîtrise ? Franchement, j'ai pas de Je sais pas. Vous les revoyez dos à dos en terme de capacité ?
Ils sont du même parti objectivement c'est mais je sais pas vous dire. On verra. à voir.
Alors, on va rentrer justement dans les sujets de politique nationale. Vous évoquez les les différentes thématiques. Alors, vous êtes aussi, on le rappelle pour ceux qui nous regardent, ancien ministre de l'éducation nationale et je me rappelle de ce slogan lors de votre discours quand vous êtes arrivé justement à Matignon, c'était ce slogan "Tu casses, tu répares, tu sales, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter." Euh et c'est cette question un peu souscante de se dire est-ce que votre rapport à la jeunesse, ce serait un rapport d'autorité ?
Moi, je pense que l'autorité, c'est important parce que l'autorité c'est tout simplement apprendre qu'il y a des règles et qu'on les respecte et qu'il y a des personnes qui sont là pour faire respecter les règles et qu'on doit les respecter. Et oui, il y a un délitement de l'autorité en France qui date pas d'il y a 5 ans, qui date pas d' 10 ans, qui date je pense, d'il y a assez longtemps. Il y a probablement plein de raisons.
Et l'autorité, c'est quand même le meilleur service à rendre aussi à la jeunesse parce que un jeune, il a besoin de cadre, il a besoin de repère. Je veux dire qu'on en soit parfois avoir un débat sur le fait de savoir s'il faut faire respecter les règles, s'il faut sanctionner ceux qui respectent pas les règles. C'est quand même un peu curieux.
Maintenant, est-ce que c'est suffisant ? La réponse est non. Je dire quoi ?
C'est qu'on a une société qui s'est délité au français. Ouais, je pense qu'il y a un délitement du respect de l'autorité, du respect des règles. Je pense qu'il y a une forme de banalisation du non respect de la règle, de banalisation de la violence.
Je pense que oui, il y a moins de civisme. Mais pardon, vous étiez enfin vous et d'autres vous étiez aux responsabilités depuis 9 ans et vous faites ce constat là aujourd'hui Ouais. Alors, je vous dis c'est un constat que je fais bien avant les 9 dernières années.
Maintenant, c'est vrai, je veux dire, c'est encore une réalité en France aujourd'hui. Mais qu'est-ce que concrètement, par exemple, vous avez pu faire changer quand vous étiez premier ministre et ministre de l'éducation nationale ? C'est ce que les gens se disent parce que quand on quand ils vont voir différents candidats, ils vont voir Bruno Raillot et d'autres Édouard Philippe et se dire "Bon, et c'est une question qui va souvent vous revenir, se dire OK, il propose ça, il fait ce constat là, mais il avait le pouvoir, il pouvait le faire.
Alors vous, qu'est-ce que vous avez fait ?" Quand j'étais ministre de l'éducation nationale, j'ai fait de cette question de l'autorité un des trois piliers de mon action. Je rappelle pour moi l'éducation nationale, elle a besoin un qu'on élève le niveau, de qu'on fasse respecter l'autorité et 3 on assure le bien-être des élèves.
Pour moi, c'est les trois sujets, les trois sujets prioritaires à l'éducation nationale. Et sur la question de l'autorité, j'ai fait respecter nos règles et nos lois sur la laïcité. Alors, c'est un sujet qui a fait beaucoup débats.
J'ai été très critiqué sur ce sujet-là. Question de la Bay notamment, sûr, mais c'est c'est la loi de 2004 qui n'était plus respectée en France. Manifestement, il y a plein de gens, ça les gênit pas que la loi soit plus respectée.
J'ai fait respecter la loi. Après, il y a des gens qui peuvent considérer que c'est pas une bonne loi. Et avec le recul sur le fond et la forme, vous avez des regrets de comment ça a été perçu ?
Fait encore une fois, encore une fois, c'est il y a une loi qui existe depuis 2004 qui a été votée, c'était Jacques Chirac à l'époque qui l'avait euh présenté, qui était président. Cette loi n'était plus respectée depuis des années. À un moment, quand vous avez une loi qui n'est pas respectée en France, moi je considère que votre rôle quand vous êtes ministre, c'est de la faire respecter.
J'ai fait respecter la loi tout simplement. Certains ont dit c'est pas vrai, la loi ne disait pas ça et cetera. Il y a un juge administratif qui s'appelle le Conseil d'État qui a jugé que j'avais bien fait respecter la loi.
Bon, ça c'est une chose. Deuxième chose, j'avais demandé que on mette fin au pas de vague. Pas de vague, c'est en gros on met sous le tapis quand il y a des problèmes, quand il y a des élèves qui respectent pas les règles, qui perturbent la situation et cetera. et notamment dans les moments de recueillement en mémoire de Samuel Patti ou de Dominique Bernard qui sont deux enseignants qui ont été tués par le terrorisme islamiste, j'avais demandé que dès qu'il y avait des moments de perturbation, il y ait immédiatement une sanction de silence par exemple.
Exactement, une sisésine de la justice. Ça a été fait. D'ailleurs, les enseignants eux-mêmes et les chefs d'établissement ont dit que pour la première fois, il y avait eu des vraies suites qui avaient été qui avaient été données.
Ensuite, j'ai commencé à élaborer un plan sur l'autorité à l'école. Malheureusement, j'ai pas eu le temps de le mettre en place. Euh ce plan, il est prêt.
J'ai plein d'idées, plein de mesures que je présenterai pour remettre les règles. Regrz ce manque de temps justement. Bah bien sûr, vous avez plein de projets y compris sur la justice des mineurs quand j'étais à Matignon, le tucas, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter.
Je le dis dans ma déclaration de politique générale. Je prends de premières mesures. Par exemple, les travaux d'intérêt général étaient pas possible pour les mineurs avec mon garde des sauts à l'époque, on a je peux demander de prendre une circulaire, on a changé ça, maintenant c'est possible.
J'avais préparé une réforme de la justice des mineurs qui devait entrer en vigueur à l'été. Il y a eu la dissolution, donc elle a pas pu entrer en vigueur. On n pas pu la faire voter.
Donc évidemment que j'aurais souhaité avoir plus de temps pour faire adopter les réformes que j'avais proposé. Maintenant euh j'ai encore plein d'idées. J'ai pareil retravailler ces textes pour qu'ils soient encore plus efficaces et encore plus utiles et je pourrais les proposer au français dans le programme qu'on va présenter.
La dissolution, je l'entends souvent parfois même dans votre dans votre discours, ça reste un truc un peu en travers de la gorge quand même de se dire vous y étiez premier ministre, vous étiez au cœur de l'élection et puis finalement il y a les élections européennes qui bloquent pas mal de choses parce qu'on peut peut-être pas forcément faire beaucoup de réforme à ce moment-là parce que il y a un vote et derrière euh une dissolution qui fait que bah votre gouvernement euh n'a pas duré si longtemps que ça. Vous savez, enfin je pense que ça reste en travers de la gorge de la plupart des Français en fait parce que pourquoi est-ce que depuis 2 ans le pays est complètement bloqué ? Pourquoi il y a pas de réforme ?
Pourquoi il y a pas d'investissement ? Alors que vous regardez tous les pays autour de nous, ils réforment, ils investissent, ils cherchent à être les premiers sur les nouvelles technologies, sur l'industrie et cetera. Pourquoi on est bloqué ?
Parce que la dissolution. Donc c'est pas tant mon sujet à moi de grosse erreur d'al Macron à l'époque. Bah c'est oui, c'est c'est une grosse erreur.
J'ai l'occasion de le dire, je l'ai écrit. Il y a beaucoup de français à chaque fois que que je me déplace qui me disent "Mais comment ça s'est fait la dissolution ? Comment est-ce que qu'est-ce qui s'est joué dans les coulisses ?" Svi toujours de cette photo prise par ce maçonnière à l'Élysée qui vous montre face à Emel Macron le visage totalement défit.
Euh à ce moment-là quand vous la prenez, c'est une charte de P ça. Voilà, il y a beaucoup de français qui me posent la question autour de cette photo. Comment ça s'est joué ?
Comment c'est possible que le président vous ait caché ça ? C'est pour ça que j'ai dans le livre que j'ai sorti récemment en homme libre, j'ai choisi de raconter tout ce que les Français voient pas, tout ce que les médias ne disent pas, ne savent pas, c'estàd ce qui se joue dans les coulisses, derrière les portes, dans les réunions et cetera. et je raconte factuellement tout ce qui s'est passé avant et comment on en est arrivé à cette Vous l'avez pris combien de temps avant à cette décision ?
Moi je l'ai pris à peu près une heure avant les Français donc au dernier moment. Mais encore une fois pour bien vous expliquer Ry Busine le sujet c'est pas tant que la dissolution a fait que je suis plus premier ministre. Je j'avais objectivement intégrer que je serais probablement plus premier ministre après les élections européennes.
Je raconte dans le livre d'ailleurs que vous saviez déjà avant en fait vous êtes chef du gouvernement vous avez un mauvais score à une élection. C'est classique et ça on se dit euh parce que c'est quand même un rapport entre un président de la République et son premier ministre qui doit quand même avoir une certaine forme de proximité de transparence aussi dans l'action entre vous mais aussi vis-à-vis des Français et c'est de se dire que par exemple d'apter le fait alors la dissolution vous dit vous la prenez une heure avant mais le fait que par exemple si vous perdez les élections vous il y a pas quelque chose qui est acté entre vous avez pas une discussion non parce qu'on attend de voir le résultat on attend de voir et cetera le fait est que quand il m'a appelé pour ça je le raconte aussi dans le livre quand il m'a appelé pour me dire qu'il voulait dis sous de l'Assemblée nationale. La première chose que j'ai faite, c'est lui dire "Ne faites pas la dissolution, ça va être une catastrophe pour le pays.
Par contre, je propose ma démission. Ça permet de montrer que vous tenez compte de la de la défaite aux européennes et vous changez de problémie." Il était un peu ttu jourlà.
En tout cas, il a pas suivi ce choix là. Mais donc encore une fois, c'est pas tant pour moi que pour le pays. Et oui, on paye encore les peau cassé de la dissolution aujourd'hui.
Maintenant, il faut aller de l'avant, faut rester bloqué sur sur ça et surtout on a une opportunité de débloquer le pays, débloquer l'avenir de la France. C'est l'élection présidentielle. On parle d'aller de l'avant justement.
Revenons justement sur les mesures. On parlait du rapport à l'autorité. En 2023 justement quand vous étiez ministre de l'éducation nationale, donc juste avant vous avez déclaré si avoir un uniforme ça permet de régler beaucoup de problèmes.
Je pense que ça mérite qu'on le fasse. Moi j'ai cette question très simple. Ça veut dire vous demain vous êtes président de la République, est-ce que tous les écolers français portent un uniforme ?
Alors quand j'étais ministre de l'éducation, j'ai décidé qu'on lance une expérimentation sur le sujet parce que le débat sur l'uniforme il a ça fait des années que tout le monde en débat. Il y a ceux qui sont pour, il y a ceux qui sont contre. Moi, j'ai dit en fait, j'ai pas vraiment d'avis.
C'est-à-dire que je vois pourquoi ça pourrait être bien en même temps. Est-ce qu'on est sûr que ça règlerait vraiment des problèmes ? Et donc j'ai conclusion en fait.
J'ai dit on va lancer une expérimentation. Et j'ai dit, il faut que l'expérimentation elle dure 2 ans et que on ait un vrai suivi scientifique de l'expérimentation que pendant 2 ans on suive sur plusieurs critères. Le critère c'est est-ce que ça élève le niveau des élèves ?
Évidemment un autre critère important c'est le climat scolaire. Et ça don quoi ? Est-ce qu'il y a un meilleur climat scolaire ?
J'y viens. L'expérimentation devait durer 2 ans. Je lance le truc.
Il y a 150 établissements scolaires qui rentrent dans l'expérimentation. Pour qu'ils rentrent dans l'expérimentation, évidemment, il fallait qu'ils aient un soutien financier du ministère pour pouvoir acheter pour pouvoir acheter les uniformes. Donc je décide, le ministère va financer les uniformes pour les élèves euh pour texter l'expérimentation.
Il y a une première année qui se fait et là, j'étais plus le premier ministre. Après la dissolution, mes successeurs ont décidé de couper les financements pour les collectivités. Déjà, vous en avez une partie, ils ont dû arrêter au milieu de l'expérimentation parce que le ministère leur a retiré le financement pour payer c'est la même famille politique et donc vous décidez d'un truc et euh Ouais, c'est c'est c'est quel ministre qui a c'était bah à l'époque c'était Ellisabeth Born euh qui est revenu sur une partie des mesures que j'avais décidé quand j'étais ministre de l'éducation.
Cru que ça se ça n pas plus très bien entre ? Bah non, mais en tout cas voilà, elle est revenue là-dessus. Donc déjà, vous avez une partie des écoles qui ont dû arrêter l'expérimentation.
Vous en avez d'autres qui continuent ? Moi, tous les maires qui se sont lancés dans l'expérimentation, ils m'ont tous dit que ça avait un impact super, ça avait un très bon impact. Là, le ministre nouveau de l'éducation a fait un premier point sur l'expérimentation mais qui est toujours en cours puisque ça devait durer 2 ans.
Et il dit, je cite, que les premiers résultats c'est que c'est des résultats inégaux. Ça veut dire qu'il y a des établissements où les équipes enseignantes, les parents d'élèves, les élèves disent "C'est super, ça améliore le climat scolaire et puis il y a des établissements où manifestement chang moi, j'attends de voir la fin de l'expérimentation. Si vraiment on voit que ça a un impact positif sur le climat scolaire notamment, moi je serais favorable à ce qu'on le généralise bien sûr.
C'est pour ça que j'ai fait l'expérimentation. Impact favorable, généralisation de l'uniforme donc courant 2027 2028 si l'impact de de l'évaluation est favorable. Je crois que là ça doit être à la fin de cette année d'ici la fin de cette année qu'on aura l'évaluation définitive.
C'est sur ces sujets-là, je pense qu'il faut pas faire d'idéologie, faut être pragmatique. Soit on se dit que c'est utile et que ça marche, on le fait. Soit on se rend compte en expérimentant bah qu'en fait ça a pas d'effet et à ce moment-là on laisse la liberté éventuellement, on le fait pas.
Ah, il y a une autre question, je regarde les commentaires parce que je sais que si je la pose pas, je me fais tuer. C'est celle des riptes scolaires. Je le dis pour ceux qui nous regardent parce que sais vous en parlez beaucoup sur sur les vidéos ça quand vous en parlez euh les gens sont déchaînés dans les commentaires.
Les misses de l'éducation nationale quand ils en parlent, ça fait des millions de vues. Et chez nous sur Brut aussi, c'est un sujet qui concerne énormément. Ils viennent, ils nous sollicitent dans les commentaires, ils nous disent voilà quand vous recevez un candidat, une élection ou que vous allez voir le premier ministre ou le président de la République, posez-lui cette question les ryptos scolaire parce que bah là aussi c'est un sujet, ça fait 9 ans qu'on en parle, 9 ans que les gouvernements successifs d'Emel Macron en parlent et il se passe toujours rien.
Alors on sait qu'il y a des concertations actuellement et moi j'ai envie aussi de vous poser cette question là, c'est Gabriel Atal, président de la République demain. Les élèves ils commencent plus tard. Alors Gabriel Atal, président de la République demain, évidemment qu'on fait évoluer les rythmes scolaires et probablement que les élèves commenceront plus tard.
Je suis un des seuls, je pense le seul candidat qui en parle et en tout cas la convention citoyenne un promettre aux élèves de qui vont dormir une heure en plus. Convention, c'est la convention citoyenne qui a fait des propositions. Je suis le seul à avoir regardé les propositions, les avoir commenté parce que c'est un sujet hyper important parce qu'on parle de la capacité des élèves à se sentir bien, de leur santé mentale et de leur capacité à apprendre.
L'objectif d'un ministre, d'un premier ministre, d'un président, d'un état, c'est quand même que les élèves puissent apprendre. Pour apprendre, ils ont besoin de bonnes conditions. Et les bonnes conditions, c'est évidemment leur santé et c'est les rythmes scolaires.
Enfin, ce que vous me dites là, ça fait 9 ans que je l'entends. Alors ouais. Après, il y avait un choix du président tous les tous les ministres de l'éducation nationale, on les a reçu sur Brut, ils font quasiment le même constat.
Em Macron quand on parle avec c'est la même chose. Souvenez-vous dans le premier mandat, moi je me souviens sous le mandat de François Hollande, il y a eu un changement des rythmes scolaires l'histoire du mercredi, semaine de 4 jours et cetera et en 2017 Emmanuel Macron, il a dit ça a changé il y a pas longtemps les rythmes scolairire donc on va pas tout chambarder et cetera en 9 ans quand même et des constats qui sont quand même enfin vous le faites plein de gens le font en tout cas en tout cas je pense que maintenant ça fait 10 ans que ça a pas bougé en fait et donc je pense que il faut que ça bouge. Donc moi j'ai regardé les propositions de la convention citoyenne.
Qu'est-ce qu'il propose en gros ? Ils disent maintenant plus aucun cours qui commence avant 9h. Ils disent le matin c'est les cours théoriques et l'après-midi c'est la pr enfin c'est le sport les vous vous animeriez sur ça et cetera.
Je dis bien. Euh ils disent maintenant c'est 1h et3 de pause pour déjeuner pour les élèves et il propose des cours qui sont plutôt de 45 minutes plutôt que des cours de 1 heure et il propose un système où l'essentiel des devoirs peut être fait dans l'établissement scolaire et pas à la maison. Je suis en train de travailler sur toutes ces propositions.
J'ai lancé une consultation des élèves. J'ai proposé, j'ai fait même des vidéos sur mes comptes pour ça, aux élèves de m'envoyer leur emploi du temps avec leurs commentaires pour nous dire comment est-ce qu'il faudra faire les choses mieux. Je rencontre des experts, des chronobiologistes.
C'est pas forcément une profession enfin entre guillemets une spécialité qui est connue. Vous avez des gens leur métiers, leur spécialité c'est des scientifiques. C'est l'impact des rythmes de la vie sur la santé et cetera. parce que les gens qui nous regardent, ils ont besoin de réponse très concrèt, ils se disent voilà là vous avez listé tout ça, est-ce que vous reprenez tout ?
D'abord, je dis je présenterai mon programme dans quelques mois mais globalement ce que je dis c'est qu'il faut des journées plus courtes, probablement les courses qui commencent plus tard mais que la contrepartie c'est quand même qu'il y aura un peu moins de vacances parce qu'à la fin si on veut alléger les journées et notamment qui est cours le matin, sport l'après-midi et art l'après-midi, bah il faut quand même que on prenne du temps sur les vacances. Mais pourquoi est-ce que enlever des vacances ? par exemple, on finit un peu plus tard en juin.
Ça peut finir plus tard en juin, ça peut être des vacances d'hiver et cetera. Mais pourquoi c'est un sujet qui est difficile ? Je vais vous donner un exemple.
Si vous dites on décale l'heure du début des cours, bah ça a un impact sur les transports scolaires. Vous avez beaucoup de gens qui habitent pas dans des villes, bah ils ont besoin de transport scolairire pour aller à l'école. Donc ces transports scolaires, ils ont des horaires.
Vous avez des gens qui accompagnent leurs enfants à l'école ou au collège ou au lycée avec leur voiture quand ils vont travailler. Si vous faites démarrer les cours plus tard, les gens ils doivent aller travailler. Si leur boulot commence avant que leurs enfants commencent l'école ou le collège, ça crée aussi des problèmes.
Donc il y a plein de sujets pratiques. Et moi ce qui est intéressant, c'est qu'il y a plein de Français qui m'ont écrit comme ils ont vu que je m'intéressais à ses résultats de la enfin à ces propositions sur les rythmes scolaires, ils m'ont écrit pour me donner leur avis. Vous avez plein de gens qui m'ont écrit ne décalez surtout pas ne proposez surtout pas de décaler le début des cours parce que moi j'amène mes enfants à l'école.
Les parents ont une vision peut-être différente des élèves peut-être mais en tout cas ils disent moi j'amène mes enfants à l'école je dois aller travailler demain si les cours commencent plus tard et que comment je fais avec mon boulot ? C'est c'est des sujets qui sont difficiles. Mais en tout cas, oui, il faut bouger sur le sujet parce que ce que les les les experts ou les les scientifiques qui travaillent sur ces sujets là globalement quand même, ils ont des avis différents.
Mais il y a un consensus qui revient, c'est que notamment quand vous êtes adolescent en fait vous êtes dans un âge où biologiquement c'est très dur de vous endormir tôt. Donc de toute façon, vous allez vous endormir assez tard et donc si les cours commencent aux aurores, vous allez être très fatigué. Et donc probablement que cet âge de l'adolescence faudra que les cours démarrent un peu plus tard pour qu'ils puissent avoir plus de sommeil, être mieux concentrés, se sentir mieux dans leur tête, mieux dans leur peau et apprendre mieux.
Il y avait la question aussi du poids des sacs qui revient régulièrement de se dire aujourd'hui on a quandême des sacs extrêmement lourds à l'air du numérique où on peut alors après il y a toujours la question des temps d'écran à l'école mais Ah c'est ça des tablettes en fait moi je pense qu'il y a une solution qui est si on se dit les sacs sont lourds et en même temps les tablettes les écrans ça a quand même un impact ça aussi il y a des études qui le montrent sur les capacités de concentration et cetera il y a un truc qui s'appelle les casiers ça existe aussi d'ailleurs vous avez des départements et des régions qui en mettent dans les collèges et dans les lycées. Donc ça aussi c'est une alternative pour le poids du cartable et serait plutôt l'idée de le diminuer aussi bien sûr ou alors de laisser les manuels dans l'établissement ou des affaires parce que vous avez un casier. Quand on parle de la jeunesse aujourd'hui, il y a une autre thématique qui qui concerne beaucoup de gens qui qui nous regardent aussi.
On traite souvent au travers l'excellente équipe de de reporters à Brut. C'est celle notamment d'une jeunesse aujourd'hui qui a le sentiment que c'est plus compliqué de s'installer, de trouver du travail, de gagner sa vie. Finalement, c'est un sentiment de déclassement quand ils regardent leurs parents qui leur racontent, bah moi, j'avais mon premier job à 23 ans, j'étais propriétaire à 25 aujourd'hui.
Quand on regarde les schémas aujourd'hui, euh il y a beaucoup plus de jeunes qui ont des difficultés à s'installer, à s'établir dans notre société. Moi, j'ai envie de vous dire bah voilà, vous qu'est-ce que vous proposez là-dessus ? Bon, d'abord le chômage des jeunes, il est au plus bas depuis 40 ans.
Donc quand même, ça objectivement le chômage des jeunes a beaucoup baissé ces dernières années et c'est une bonne nouvelle. Ben faut continuer. Notamment je pense que ce qui a permis de faire baisser le chômage des jeunes, c'est tout ce qui a été fait sur l'apprentissage.
Mais comment on explique en même temps il y a autant de difficultés ? OK, le chômage baisse chez les jeunes. D'un autre côté, le constat des jeunes, ils vont vous dire bah oui, OK, mais pour avoir un crédit pour mon premier appartement, je l'ai pas parce que OK, j'ai peut-être un travail mais c'est un CDD, c'est pas un CDI.
Et du coup, la banque va me dire non. Un contexte économique est aussi compliqué avec le national. Vous avez raison, c'est plus les mêmes sujets.
Mais objectivement aujourd'hui, le chômage a baissé. Je pense que notamment l'apprentissage, il y est pour beaucoup. Faut continuer maintenant. vous avez mis vous avez parlé d'un point qui est pour moi essentiel.
J'en ai un peu parlé tout à l'heure quand je disais ce que je voulais demain, c'est l'accès à la propriété. Pour moi, une des vraies différences entre les jeunes générations aujourd'hui qui travaillent et les précédentes, c'est que bah avant en fait un jeune couple qui bosse qui est globalement au salaire moyen, en fait, il pouvait devenir propriétaire. Aujourd'hui, c'est devenu quasiment impossible.
Et vous faites quoi ? Et ça, ah bah le logement objectivement faut faire, je pense l'inverse de ce qui a été fait ces dernières années. Là, je le dis, moi j'ai jamais été ministre du logement.
Je pense que il y a eu des vrais, il y a eu des vrais Ouais, j'ai fait un projet de loi sur le logement. Tiens, c'est intéressant. J'arrive, je suis nommé premier ministre.
Quand dans ma déclaration de politique générale à l'Assemblée nationale, je dis une des priorités c'est le logement pour que les gens puissent devenir propriétaires. Je fais travailler le ministre du logement de l'époque dans mon gouvernement avec un projet de loi pour relancer la construction pour qu'il y ait plus de logements disponibles parce que c'est aussi plus vous avez d'offres a priori plus les dire c'est la disolution encore qui a en fait on a présenté le projet de loi il a été voté au Sénat en commission en première lecture 10 solutions. Depuis le projet de loi il est à l'arrêt.
Donc là le gouvernement a annoncé qu'il y aurait probablement un nouveau projet de loi mais 2 ans de perdu. 2 ans de perdu. Mais là, c'est des faits, vous pouvez regarder en ligne.
Ceux qui nous regardent peuvent regarder projet de loi, logement euh à tal sur les réseaux sociaux ou sur euh ou sur leur voilà donc il y a la construction de logement. Il y a aussi la la question aussi des prix du mètre carré. Je pense par exemple du temps de nos parents, le prix d'un m²r à Paris, c'était 3000.
Aujourd'hui, vous êtes à 9 10 11000. Les salaires n'ont pas augmenté autant. C'est aussi une question d'offre.
Moi je pense qu'il faut qu'on construise plus. et le problème c'est que ces dernières années objectivement il y a eu des succès économiques notamment sur l'industrie notamment sur l'emploi. Le logement c'est un échec objectivement c'est un échec des dernières années.
C'est plus difficile aujourd'hui de devenir propriétaire. Il y a plus d'intérêt à faire financier, à faire de l'investissement locatif que vous soyez un particulier ou un institutionnel. Et donc c'est la galère.
Au moins ça doit être une grande priorité aujourd'hui. On construit combien de par exemple pour vous faudit construire combien de logements ? Le besoin, ça serait 400000 là euh c'est c'est 400000 par an hein.
C'est ça le besoin qui est exprimé par les professionnels. Est-ce qu'on y arrivera comme ça d'un coup ? En tout cas, il faut prendre des mesures très vite parce que ce que vous disent les professionnels, c'est que les mesures que vous prenez, elles ont un effet 2 3 4 ans plus tard parce qu'il y a toujours un effet retard faut les construire.
Et ensuite, il y a une deuxième chose, c'est l'accès au crédit. Aujourd'hui, je vous donne un exemple. Récemment, j'étais dans un déplacement, c'était dans l'héro en Alsace.
Vous avez un couple qui est venu me voir qui me dit voilà nous on bosse tous les deux, on paye 1100 € de loyer, on a identifié un pavillon qu'on voudrait acheter. Le crédit, la mensualité, ça serait 950 € par mois. On nous refuse le crédit.
C'est que on a un CDI, on paye 1100 € de loyer, le crédit c'est 950 € de mensualité. Donc c'est moins on nous refuse le crédit parce qu'on a pas assez d'apport parce que les banques donnent pas assez de demandent plus de garantie et cetera et ça c'est juste c'est juste comment on fait pour obliger les banques aujourd'hui parce que vous pouvez avoir des dispositifs de prêt à taux zéro où l'État là vient se soutenir avec un prix un taux zéro vous pouvez avoir des mesures donc pour les prima accédents aujourd'hui vous serez dans l'idée ça fait partie des des propositions qu'on regarde et des idées qu'on regarde. Je présenterai, c'est pas mon programme, je vais pas le présenter aujourd'hui, je le présenterai dans dans quelques mois mais en tout cas ça fait partie des sujets sur lesquels on travaille.
Et après, il y a la question du salaire. Là aussi le sujet et justement la question des salaires, je disais vous disiez il faut aller droit au brut son jeu de mot et ainsi réduire le jeu de mot est totalement assumé et ainsi euh réduire non mais en plus en étant chez brut et ainsi réduire l'écart entre salaire brut à l'OM en fait c'est pour ça aussi. Bon après vu leur saison, compliqué mais il y a quand même la question de se poser voilà le brut, le net, c'est vrai qu'il y a un écart important entre les deux.
Euh voilà, vous vous dites faut réduire l'écart entre le brut et le net. Ça consiste en quoi très concrètement ? Moi, j'ai envie de savoir, c'est de se dire voilà, quelqu'un qui aujourd'hui gagne 3000 € bruts, il a sur son compte à peu près 2100 €.
C'estàd que concrètement, il aurait quoi ? On est en la marge honnête. Là aussi euh je désolé hein, je vais pas être trop frustrant et je pense que vous me réinviterez mais dans le programme il y aura quelque chose de chiffré et on dira au français très concrètement pour l'instant vousz c'estàd que vous proposez sans avoir étudié le ni travail on est on est en train de ficeler si on a ça fait un an qu'on travaille dessus on présentera la proposition quand on présentera le programme.
On voit c'est que je vois assez clair ce que je veux proposer mais l'objectif c'est quoi c'est de dire que aujourd'hui vous avez cet écart entre le net et le brut moi je pense que les français ils demandent pas des chèqus des aides des subventions. demande juste que le net se rapproche du brut et donc il faut qu'on baisse les charges qui pèsent sur le travail. Comment est-ce qu'on baisse les charges qui pèsent sur le travail ?
Bah en faisant des économies parce qu'en fait ces charges, elles financent des dépenses notamment du modèle social. Quel type d'économie par exemple ? Bah un sur l'assurance chômage.
C'estàd qu'on réduit encore la durée d'indemnisation. Moi je propose tout simplement qu'on se mette à peu près au niveau de la moyenne des pays européens sur la durée d'indisation, la durée, le nombre de mois qu'il faut avoir travaillé pour pouvoir avoir le chômage. C'est qu'on rabotterait encore l'assurance chômage selon vous.
C'est pas une question de raboter, c'est une question de Oui, enfin c'est oui, c'est c'est aussi incitatif pour reprendre pour reprendre un travail, c'est non pas supprimer l'assurance chômage, mais se mettre dans la moyenne des pays européens. Arrêtez, c'est que c'est quoi la c'est quoi la moyenne ? Ouais, non, mais ce que j'avais proposé moi, c'était autour de 18 mois d'indemnisation par exemple.
On est à 18 mois, je crois, aujourd'hui. Non, non, j'avais proposé de ou alors j'avais proposé de passer bref parce qu'on était à 24 mois avant et là maintenant on est passé à 18. Ouais, c'est ça.
Et en fait, on va on va faire une nouvelle proposition sur le sujet. J'ai plus en tête exactement ça date il y a 2 ans ce que j'avais proposé dans ma réforme. En tout cas, l'objectif c'est de réduire pour se mettre près dans la moyenne.
Euh et ensuite des économies sur les arrêts maladies par exemple qui ont explosé sans dire qu'on va mettre fin aux arrêts maladies, qu'on va supprimer les arrêts maladies. Et en tout cas, parce qu'on entend ça, Sébastien le Cornu qui disait encore les arrêts maladies ont explosé. Mais comment on fait ? ou je pense enfin encore une fois il y a une question de taux de remplacement, il y a différentes questions qu'on peut qu'on peut proposer et après il y a la question des retraite.
Aujourd'hui ce qui fait que le modèle social coûte cher, on prend beaucoup de cotisations au français c'est notamment la question des le financement des retraites. Ça coûte très cher. Moi j'ai justement ça ça peut poser une question c'est de me dire Gabriel il est présent de la réplique demain il y a une nouvelle réforme des retraites.
Ah bah moi je propose de changer le système de retraite. Je propose de changer notre système de retraite. Comment ?
Aujourd'hui, on a un système qui est très compliqué. Vous avez 42 régimes, c'est des règles différentes pour tout le monde. On a un système avec cet âge de légâ légal de quoi capitalisation, on serait euh j'y viens, on a un système avec un âge légal de départ qui concentre beaucoup d'angoisse, beaucoup de difficultés et on a un système avec euh pas de capitalisation et un système qui est purement par répartition.
Moi, je propose de changer le système. Comment est-ce qu'on change le système ? 1 Alors, je pose la première question.
Est-ce que en un, il faudra travailler encore plus ? c'est qu'il y a eu une réforme là qui a été portée par les gouvernements successifs. Vous vous allez vous dire est-ce que faut encore faut préparer les Français à se dire vous leur dites bah écoutez il y a eu cette réforme des retraites en 2023 il y en aura une autre entre 2027 et 2032.
Moi ce que je propose c'est qu'on supprime l'âge légal de départ supprimer. On supprime et on garde la durée de cotisation. Aujourd'hui il y a deux critères pour partir à la retraite.
Quelle durée du coup ? Aujourd'hui il y a deux critères pour partir à la retraite. Il y a l'âge légal de départ et a la durée de cotisation. c'est que globalement vous avez un âge légal de départ qui dans la dernière réforme a été passé à 64 ans même si là ça a été suspendu et vous avez une durée de cotisation qui dépend de la génération à laquelle vous êtes né qui est le nombre d'années que vous devez avoir travaillé pour avoir votre retraite à ta plein.
Je propose qu'on garde que la durée de cotisation. C'estd que quelqu'un qui a commencé à travailler à 24 25 ans, faut le préparer aujourd'hui à lui dire bah tu vas travailler 66. En en fait c'est vous partez quand vous voulez mais si vous partez tôt vous avez moins et si vous partez plus tard vous avez plus mais on vous donne cette liberté il y a plus cet âge à partir duquel enfin en tout cas avant lequel vous pouvez pas partir.
Donc un système qui pousserait les gens à se dire bon voilà j'ai 63 ans, ma retraite elle est pas terrible, je vais pousser jusqu'à 65. On laisse le choix aux gens. On laisse le choix aux gens encore une fois.
Moi je pense qu'il faut donner de la liberté et que les gens ils puissent se dire bah je suis à tel moment de ma carrière, je suis à temps, bah en fait je vais m'arrêter de travailler. Évidemment qu'il faut avoir un système qui incite à travailler plus longtemps. Donc évidemment qu'il faut qu'il y ait des décodes si vous partez tôt et des surcodes si vous partez tard.
Mais en tout cas c'est ça. Et ensuite c'est l'autre point, c'est la capitalisation. Aujourd'hui, c'est une forme de tabou dans le débat public.
Moi je pense qu'il faut faire sauter ce tabou et qu'il faut assumer ce débat sur la capitalisation. J'étais dans une réunion publique il y a pas longtemps et quelqu'un m'a dit "Mais la capitalisation, c'est la fin du système de retraite et cetera." J'ai dit "Pour vous, il fonctionne comment le système de retraite aujourd'hui ?" J'ai demandé aux gens qui étaient là, "Est-ce que vous pensez que les cotisations qu'on vous prend sur votre salaire à la fin du mois, elles vont dans une caisse qui vous attend pour quand vous serez à la retraite vous être rendu sous forme de pension de retraite Il y a la quasi totalité de la salle qui a répondu oui.
Et je leur ai dit mais en fait c'est pas ça du tout le système. Le système c'est que les cotisations de retraite qui vous sont prélevé le 28 du mois sur votre fe de feuille de pay elles vont immédiatement le 2 du mois suivant payer les pensions des retraités actuels. Il y a rien qui vous attend.
Les cotisations tout au long de votre carrière que vous payez sur votre salaire, elles vous attendent pas pour quand vous serez à la retraite. Elles vont immédiatement payer la pension des retraitiers actuels le mois suivant. Et comme il y en a pas assez de cotisation parce qu'il y a moins de gens qui travaillent, on prend aussi une partie de vos impôts pour financer ces retraites.
C'est ça le système d'aujourd'hui. Et la réalité c'est que vu la démographie, vu le fait qu'on a moins de gens qui travaillent aujourd'hui qui en avaient auparavant et plus de retraités, ça ne tient plus. Donc faut assumer de garder la logique de la répartition pour un système de base et ensuite pour le reste, il faut de la capitalisation.
En gros, si je devais résumer à système actuel, les jeunes qui travaillent aujourd'hui auront une moins bonne pension que les retraités actuels. Moi, je veux qu'ils aient une pension aussi bonne voire meilleure que les retraités actuels. Comment on fait en assumant d'intégrer de la capitalisation dans le système de retraite ?
Alors, il y a une question, si on revient aussi euh sur les jeunes, c'est euh on parlait justement de la difficulté à s'établir. Il y a celle de la précarité étudiante. Euh on a vu ces dernières années euh augmenter euh ces fils d'attente dans les distributions alimentaires.
Euh je sais pas quel constat en faites d'ailleurs. Est-ce que c'est aussi un échec du macronisme ? Euh tant que vous avez des jeunes qui galèrent, qui arrivent pas à se nourrir, c'est un échec et qu' a plus encore.
C'est un échec. C'est quand vous en avez. Je veux dire, la réalité c'est que c'est pas supportable, c'est pas acceptable.
Oui, en France, on est dans un pays où les jeunes n'ont pas à s'endetter quasiment toute leur vie pour payer leur université parce que on a un enseignement supérieur qui est public et qui est gratuit, même s'il y a des droits d'inscription évidemment, mais rien à voir avec ce qu'on voit dans des pays anglo-saxons, par exemple, aux États-Unis. Euh donc, mais vous avez quand même des jeunes qui sont aujourd'hui en galère et qui font la queue à l'aide alimentaire. Là, moi ce que j'avais beaucoup défendu à l'époque, j'étais secrétaire d'état à la jeunesse puis porte-parole, c'est le repart en euro pour les étudiants boursiers.
Ça a pris du temps. Ouais, mais en tout cas, ça a été fait. Ça date maintenant de quasiment 5 ans quand ça a été mis en place.
Ça, très bonne mesure. Euh, on a eu une réforme des bourses avec une revalorisation des bourses qui a eu lieu aussi. Il y a des aides sociales qui existent pour les jeunes qui sont en difficulté, les étudiants qui sont en difficulté.
Ce que je constate moi souvent, c'est que elles sont pas Et comment ça se fait tout ça ? C'estàd que pourquoi on n'y arrive pas encore aujourd'hui ? Je pense qu'il y a d'autres facteurs sur lesquel quelques années, moi je me souviens de cette phrase qui avait fait beaucoup par c'était celle d'Emel Macron qui disait "On dépense un pognon de dingue fait beaucoup à réagir et et en même temps ça ça n'influe pas sur les gens qui qui sont dans la galère et il y en a de plus en plus on le voit aujourd'hui.
Enfin quand on est journaliste de terrain, on le voit quand on va au contact des associations, elles nous disent bah c'est pire aujourd'hui que ça l'était il y a 10 ans." Euh je pense qu'il faut comment on fait aujourd'hui pour avoir des aides ciblées, amélioré et qui vont les aides et ensuite je pense qu'il y a une deuxième chose c'est qu'il faut agir sur les facteurs qui font qu'il y a des jeunes qui galèrent et qui n'y arrivent pas et notamment le logement. Là où objectivement il y a eu un échec pour moi, c'est sur les logements étudiants et les résidences universitaires.
Il y avait un plan de construction qui avait été prévu avec des dizaines de milliers de places. Honnêtement, je crois qu'on est assez loin et dans on parlait tout à l'heure des logements et de la construction, je pense que dans les grandes causes euh et dans les grandes priorités pour le prochain mandat des crues des bah la question des résidences crues des logements étudiants, pour moi ça doit être une priorité quand on parle de logement et de construction parce que c'est quand même ce qui permet aussi de faire baisser la facture pour les jeunes qui est quand même importante qui est celle du logement et même s'ils se mettent en colloque euh je objectivement ça reste une dépense très importante. Si vous arrivez à baisser un certain nombre de frais, c'est sûr que ils ont ensuite plus de pouvoir d'achat pour se nourrir et autres.
Les questions de la passe des jeunes dans la démocratie, on sait que bah vous êtes très actif sur les réseaux sociaux. Donc c'est vrai que par exemple quand on parlait sur Insta TikTok, vous parlez beaucoup aux jeunes. Euh mais à l'inverse, il y a aussi des jeunes qui se disent "Bah oui, le système démocratique nous entend pas pour le ventilo." Il fait super chaud dans le avec avec les lumières.
Ouais, c'est vrai. Euh c'est parce qu'on parle beaucoup, il y a beaucoup de sujets et il y a notamment un sujet qui revient énormément, c'est celui du vote à 16 ans. C'est que c'est une question qui revient très souvent se disant "Oui, OK, les politiques parlent aux jeunes mais en même temps on peut voter qu'à 18 ans." Alors, on sait que c'est un sujet très clivant même parfois quand on pose la question aux politiques parce que certains disent "Ils sont pas assez matures et d'autres sont prêts presque limite aller presque plus jeune." Vous vous dites voilà Gabriel Atal demain il est président de la République enfin vous êtes président de la République vous Non moi je je suis pas pour le vote à 16 ans parce que d'abord le sujet c'est que les jeunes à 18 ans ils votent aujourd'hui on a un taux d'abstention qui est élevé chez les jeunes le jour où il y aura une grande participation des jeunes on pourra se poser la question de baisser l'âge mais moi j'ai peur que ce soit un peu le faux débat c'est-à-dire le sujet pour dire regarde on fait quelque chose pour faire participer les jeunes sans se poser les vraies questions de pourquoi est-ce que les jeunes votent pas plus et pourquoi ils votent pas plus pour Je pense qu'il y a il y a une responsabilité des partis politiques de nous pour qu'ils viennent voter, il faut qu'on leur donne envie de voter.
Et pour leur donner envie de voter, faut s'engager sur les sujets qui les préoccupent et qui a une offre politique qui répondent à leurs attentes. Et je pense ensuite qu'il y a peut-être un sujet oui aussi de de d'apprentissage de ce que sont les institutions, d' quoi servent les collectivités, en gros que font les élus pour qui on vote. Objectivement aujourd'hui, c'est très compliqué de savoir entre la commune, l'agglomération, le département, la région, les députés, le président, c'est et donc je pense qu'il y a de ça aussi.
J'ai regardé dans des pays notamment il y a des pays je pense scandinaves qui avaient fait le vote à 16 ans en tout cas qui avaient abaissé l'âge pour voter. Il y a eu un impact à l'élection qui a suivi et en général après la la participation, elle se remet à chuter. Et donc je pense que et plus que dans la population générale.
Ouais. plus que dans la population générale. Donc pour moi la par que le niveau d'abstention les élections, il est quand même enfin je veux dire c'est vrai que là on parle des jeunes mais il y a plein de gens qui nous regardent aujourd'hui d'une manière général qui vont qui vont se dire oui bon ok on écoute l'interview avec Gabriel Atal comme on va en écouter d'autres et se dire mais pourquoi on va le croire lui ?
Il il nous raconte des choses tout le temps. Il y a des élections, on propose plein de des programmes avec c pages et puis après on se rend compte qu'il y a peut-être même pas la moitié qui a été appliqué. Il y a aussi parfois un manque de confiance envers les élus politiques au-delà du droit de vote.
Bah c'est ce que je vous ai dit. Je vous ai dit que la première responsabilité, elle revient aux partis politiques et aux élus politiques de convaincre les jeunes de venir voter et globalement de convaincre les Français que ça sert à quelque chose de voter. Pour moi aujourd'hui, un gros problème qu'on a, c'est le sentiment d'impuissance publique.
C'est vous avez des gens beaucoup qui se disent "Ça sert à rien de voter pour eux, ça sert à rien de voter tout court et leur faire confiance parce que de toute façon ça change rien. C'est plus eux vraiment qui ont le pouvoir et en gros ils disent qu'ils ont des grands objectifs, ils annoncent des mesures mais en vrai ça change pas notre vie. Faut remettre de l'efficacité et de la puissance publique.
C'est ça le sujet. Et ça passe, je pense par différentes choses. D'abord, ça passe par la manière dont on exerce le pouvoir.
Ça passe par notre organisation administrative. Ça passe par les compétences de chacun. Aujourd'hui, il y a trop de monde qui sont chargés parfois des mêmes choses avec les collectivités locales et autres.
Le jour où les Français se diront bah tel élu il est en charge de ça et donc je peux le juger sur son succès, sa réussite et ses échecs sur ça. Tel autre élu il est en charge de tel autre sujet, je pense que ça facilitera la participation aux élections. Comment on peut s'assurer par exemple que ce que vous allez promettre aux français vous allez l'appliquer ?
C'est ça la question que les gens se posent. Bah moi regarder les différentes fonctions qui ont été les miennes. On peut ne pas être d'accord avec ce que j'ai fait.
On peut avoir un désaccord sur le fond. Globalement, on peut pas m'accuser ou me reprocher de pas avoir fait. D'ailleurs, on m'a parfois approché de lancer trop de chantiers, de faire trop de trucs et cetera.
On peut avoir des désaccords sur l'orientation que j'ai prise peut dire je suis pas d'accord avec son orientation sur tel sujet, on peut pas me reprocher de pas avoir agi à chaque fois que j'ai eu des responsabilités, à chaque fois qu'on m'a confié les clés d'un ministère, j'ai passé mon temps à agir, aller voir les Français, aller voir les acteurs de ce ministère, essayer de comprendre les problèmes et de comprendre comment les régler et proposer des des mesures et de les mettre en œuvre. que ce soit quand j'étais à la jeunesse, quand j'étais à Berily, quand j'étais ministre de l'éducation nationale, premier ministre. Il y a pas mal de questions qui se pose sur un tout autre sujet, c'est celui euh de l'immigration.
Euh vous avez dit notamment que vous vous étiez favorable au quota. Euh à l'inverse, Jean-Luc Mélenchon qui était là il y a quelques semaines disait "Ça marche pas, si les gens veulent venir, ils viennent. Géraldin, votre ancien ministre de l'intérieur disait lui qui voulait interdire carrément l'immigration légale durant une durée de 3 ans.
Euh quand on parle de quota aujourd'hui, c'est quel chiffre ? Moi ce que je propose c'est d'abord qu'on ne s'enferme pas dans ce débat. Vous avez cité des prises de parole entre d'un côté le dénier et l'obsession d'autres.
Bien moi, je suis un pragmatique et je suis un réaliste. On a besoin d'immigration. C'est pas vrai de dire qu'on pourrait avoir l'immigration zéro.
Est-ce qu'aujourd'hui on gère bien l'immigration ? La réponse est non. Donc c'est pas vrai de dire que ça peut beaucoup de choses quand même qui sont mal faites ce que vous constatez.
Enfin je veux dire oui chos tout à l'heure il y a des choses qui ont été réussies. Je vous ai parlé du chômage propos justement et je vois qu'il y a pas mal de Il y a des choses qui ont été réussissies. Je vous ai parlé du chômage il y a des choses qui marchent moins bien.
On en parle aussi. Donc l'immigration pour vous ça a été un échec durant les deux quincad. Bah en tout cas est-ce qu'on aujourd'hui on maîtrise pleinement notre politique migratoire ?
La réponse est non. On ne maîtrise pas pleinement la politique migratoire. On n'est pas capable de choisir qui on accueille et qui on accueille pas vraiment.
On n'est pas capable de bien intégrer les gens qu'on accueille et on n'est pas capable non plus d'expulser les gens totalement que que qu'on ne veut pas accueillir en tout cas qu'on veut reconduire à la frontière ou dans leur pays d'origine. Donc moi ce que je dis c'est faut pas être dans le déni, faut pas être dans l'obsession, faut pas considérer qu'on peut avoir une immigration zéro, faut pas considérer que ça peut être open bar. Peut-être combien du tout ?
Du coup, ce que je propose, c'est de dire les partenaires sociaux, donc les syndicats et le patronat se mettent autour d'une table, identifie les besoins de l'économie française en matière d'immigration, secteur par secteur. Ils transmettent ses besoins au parlement et le parlement vote des quotas. Mais ça doit se faire sur une base objective et mieux placé pour savoir quota immigration qui n'est qu'une immigration du travail.
Moi, je propose qu'on fasse une préférence travail, c'est-à-dire qu'on dise que maintenant le premier critère pour l'immigration, c'est le travail. Mais euh par exemple l'immigration qui est aussi liée au réchauffement climatique qui touche de plus en plus les pays en Afrique, euh l'immigration aussi lié à des pays euh en guerre. Qu'est-ce qu'on fait aussi de ce côté-là ?
Est-ce que vous avez des quotas là-dessus ? Enfin, je veux dire par exemple euh durant ces 10 dernières années quand il y a eu la guerre en Ukraine, bon, il y a pas eu de quotas, on a accueilli en masse en masse énormément. Demain, vous avez euh il y a plein de conflits qui sont en cours en Afrique, d'autres qui peuvent éclater quand on voit malheureusement la situation par exemple au Mali et d'autres pays.
Euh est-ce que vous dites "Bah voilà, je sais pas le Mali, la situation sans pire pour les populations locales, on ouvre aussi un quota pour pour accueillir un certain nombre de personnes." Moi, je propose qu'on garde le droit d'asile bien sûr. Maintenant, c'est aussi au niveau européen qu'il faut qu'on arrive à avancer sur ce sujet. un droit d'asile qui doit être aussi en terme de quota ou euh non ?
Aujourd'hui, il y a pas de quota sur le droit d'asile. Moi ce que je propose c'est que au niveau européen, on fasse une meilleure répartition des personnes qui ont l'asile. Il y a une réforme qui est en cours, vous savez, le pact asile immigration qui est discuté en ce moment.
Pour vous, il y a des pays qui prennent plus leur part que d'autres. C'est le cas aujourd'hui bien sûr. Mais moi, je propose maintenant que la priorité en matière d'immigration ce soit le travail.
Ça soit la première clé d'entrée. Mais contrairement à d'autres qui disent "Faut plus d'immigration du tout." Mais objectivement, vous regardez, il y a des besoins en matière économique.
Et par ailleurs, au-delà des besoins en matière économique, c'est pas purement utilitariste. Je veux dire, c'est aussi quelque part une richesse. Euh en tout cas, notre pays s'est construit aussi parce qu'il y a eu des vagues d'immigration.
Simplement, ce qu'il faut, c'est qu'on puisse les maîtriser. Qu'il y a des règles, on sache qui rentre et qui ne peut pas rentrer et que ceux qui rentrent, on leur permett de vraiment s'intégrer et que ceux qui ne peuvent pas rentrer, on soit capable de les expulser, de les reconduire chez eux parce que sinon, c'est le pire. C'est-à-dire que ils reste clandestinement.
Évidemment qu'ils font d'une famille. Évidemment pour certains ils commencent à travailler et ensuite c'est super difficile de leur dire vous devez rentrer chez vous. Et vous quelle relation vous avez avec imaginons, demain vous êtes président avec certains pays qui justement pour certains refusent de reprendre voilà quand il y a des gens qui sont expulsés.
Euh on sait par exemple les relations assez compliquées avec l'Algérie. Bah l'Algérie dit bah non on en veut pas, on vous le renvoie. Vous qu'est-ce que vous faites sur ces relations ?
Je pense qu'il faut repartir de zéro dans nos relations avec l'Algérie. Il faut tout remettre à plat en fait. Euh aujourd'hui dans la stratégie de dire on bloque tout, on va dans le clash euh total, on voit bien que ça n'a pas produit d'effets.
C une méthode qui a été testée. Pensor voilà, auparavant il y a une autre méthode qui avait été testée, ça a été aussi compliqué. Donc moi, je pense qu'il faut dire, on remet tout à plat.
Il faut qu'il y ait des intérêts mutuels. C'estàd que nous euh notre intérêt c'est quand même que des personnes qui peuvent pas rester en France, elles puissent être reconduites dans leur pays d'origine. Et là, on parle de de l'Algérie, mais il faut aussi que l'Algérie euh les intérêt euh à ce que on ait un nouvel nouvelle relation avec eux, de nouveaux accords avec eux.
Il y a des questions économiques, des questions d'aide au développement, des questions d'histoire de reconnaissance. C'est souvent ça qui on l'a vu délégué aux armées qui a été envoyé par Macron récemment. Est-ce que c'est ça le pas un peu des prochains mois ?
Je pense que je sais pas. Je pense que ça c'est enfin ça il y a beaucoup de choses qui ont été faites ces dernières années par le président là-dessus. Il avait mis en place une commission sur le sujet qui avait été confié à un historien Benjamin Stora pour avancer sur ce sujet-là forcé de constater que ça a pas non plus réglé le problème.
Donc moi au contraire je pense qu'il faut plutôt dépassionner les choses plutôt sortir de En tout cas moi je suis une génération qui a pas connu ni la colonisation ni la décolonisation. Je pense que il faut aussi dépassionner un peu tout ça, sortir de ces questions. C'est encore très marqué chez les enfants et petits enfants.
Bien sûr, il y a beaucoup de choses qui ont été faites ces dernières années là-dessus, mais en tout cas, je pense qu'il faut pas que ces questionsl elles structurent notre relation aujourd'hui, que ce soit sur les questions économiques, les questions et autres. Ça nous permet de faire une transition de passer à la question internationale. Alors, on a un contexte qui est extrêmement difficile avec notamment la guerre au Moyen-Orient, la crise pétrolière, je vais y arriver.
Comment vous gérez ces dossiers face à Donald Trump ? Moi, j'ai cette question, c'est de se dire quelle relation vous auriez avec Donald Trump qui aurait encore à peu près 1 an et demi de mandat à ce moment-là ? Moi, je pense que Donald Trump ne comprend que le rapport de force et que donc il faut qu'on soit fort.
Il faut qu'on soit fort en France, faut qu'on soit fort en Europe pour être capable de nous faire respecter. C'est qu'on monte les muscles face à Donald Trump en mode voilà, ça veut dire en fait que quand il y a des menaces sur des droits de douane qui concernent les entreprises françaises ou européennes, bah on répond que dans ces cas-là, il y aura des droits de douane sur des entreprises américaines. Faut pas être dans l'escalade, faut pas menacer, faut pas C'est le risque justement qu'on a vu, c'est un qui dit je mets 20 %, l'autre met 40, pas non plus subir.
Faut pas non plus subir. Donc voilà, je pense queil faut assumer ce rapport de force et objectivement évidemment que c'est en partie au niveau français mais c'est surtout au niveau européen pas impuissant quand même face à ça parce qu'en fait Donald Trump en réalité je veux dire il vous dit je mets 20 % on a vu des fois l'Union européenne qui dit bon allez on va en mettre aussi puis lui dit ah ah non justement dans le dernier accord qui a été signé c'est pas trop ce qui a été décidé au contraire on s'est pris les droits de douane qui ont été annoncés moi j'avais fait une proposition à l'époque j'avais signé une tribune sur le sujet en disant bah à ce moment-là on leur met des droits de douanes sur les services numériqu c'estàd sur les gafas en disant eux ils disent que nos rapports économiques sont déséquilibrés parce que ils taxent moins les biens qui viennent chez eux d'Europe que nous on taxe les biens américains. Bah on rééquilibre à ce moment-là sur le numérique.
Je pense que pour les gens c'est v comme une surenchère. Comment ça peut être vu comme une surenchère ? Ouais mais il faut pas non plus être subir uniquement et être totalement passif face à cette situation.
Donc je pense que ce qu'il faut pas c'est tirer les premiers entre guillemets parce que il peut faire des menaces Donald Trump. Il a souvent des déclarations, il annonce qu'il va faire des choses. Je pense que tant qu'il y a pas de décisions qui sont prises, il faut pas nous-même contribuer à ce qu'il y a relation direct avec Donald Trump, ce serait comment ?
Parce qu'on voit la relation entre Macron et Donald Trump, elle est euh pas linéaire quoi. J'ai été j'ai été premier ministre, j'ai accueilli en France en tant que chef de gouvernement des présidents, des premier ministres étrangers. Mais là, c'est pas la même chose.
Donald Trump, c'est euh l'une des plus grandes puissances mondiales et qui euh je me j'ai accueilli en France et je me suis entretenu avec Joe Biden, avec Sjin Ping, le président euh euh chinois, avec d'autres chefs d'État et de gouvernement. Donc je veux dire et vous Donald Trump ça vous fait pas peur quoi. Vous dites bon on est quand même enfin je veux dire on est un grand pays quand vous êtes président de la République vous êtes investi d'un mandat qui est un des mandats les plus puissants d'ailleurs institutionnellement par les français pour Donald Trump quand il répond à Emel Macron il lui dit qu'il s'en fiche il attaque sur sa vie privée mais mais je pense qu'il faut savoir qui vous en qui vous avez en face faut savoir que vous avez quelqu'un qui peut avoir des positions un peu ératiques, qui peut changer d'avis qui peut une fois que vous le savez en fait c'est je pense assez simple de savoir comment vous le maniez parce que ça pose une question C'est vrai que Emman Macron se déplace souvent à l'étranger.
Il prend souvent la parole. Mais ce qui en ressort souvent, c'est le sentiment qu'il y a une France qui est écoutée mais sans être entendue. C'est-à-dire que OK, il a une tribune, sa parole est diffusée un peu partout dans le monde mais concrètement il a c'est pas suivi d'acte.
C'est Donald Trump va pas forcément écouter sa proposition. On peut penser notamment à Benjamin Netaniaou avec tout ce qui s'est passé à Gaza et au Moyen-Orient depuis maintenant 2 ans, depuis le 7 octobre où la France met en garde, la France dit ceci, dit cela et Netaniau répond à chaque fois la position de la France, on on s'en fiche. Qu'est-ce que vous comptez faire face à des Netaniaou, face à des Vladimir Poutine aussi qui comme Donald Trump finalement sont quand même des gens assez têtus dans leur raisonnement ?
C'està-dire, vous pouvez dire ce que vous voulez, même menacer de certaines choses, passe rien. D'abord, il y a un contreexemple sur ce que vous dites sur la position du président et la capacité quand même à imposer une ligne et une voie, c'est notamment sur le Groenland. On parlait de Trump, souvenez-vous, menace de Donald Trump d'annexion du Groenland.
Vous avez le président de la République qui dit bah en fait non, c'est le territoire européen, on vous laissera pas annexer le territoire européen. Il rallie derrière lui des chefs d'état et de gouvernement européen. Ils arrivent à peser en disant bah en fait on laissera pas faire et là Trump recule.
Mais jusqu'à quand ? Parce queil y a eu l'Iran entre tempemps pour revenir comme Cuba aussi on a une situation qui est un peu tout moment ça peut revenir. Moi j'entends le bashing régulièrement.
Je dis pas que c'est ce que vous faites. J'ai dit c'est pas c'est pas ce que vous faites mais il y en a certains qui sont dans un bâchi là en l'occurrence. On a quand même un exemple euh où la France et l'Europe arrivent à faire reculer le président américain sur des vélités qu'il avait sur un territoire européen.
Ça c'est positif. Ensuite pour le reste, moi je pense qu'il faut l'exemple très concret Netaniaou, il y a plein de gens qui qui regardent alors chacun peut avoir des positions très variées mais des gens qui vont dire la France elle a été extrêmement faible face à Netaniaou de se dire "OK, on condamne des bombardements à Gaza mais en même temps, il y a pas eu de sanction sur l'économie sur sur certaines choses qui auraient pu impacter. Est-ce que là aussi sur un rapport de force face à une personnalité comme Netanou qui comme Vladimir Poutine ou Donald Trump est assez clivante, n'écoute pas forcément ce qui se dit à l'international, vous faites quelque chose de différent.
Moi je pense qu'il faut qu'on assume une doctrine qui est de désormais s'allier avec des pays qui ont les mêmes valeurs que nous euh et qui ont envie de respecter les mêmes règles que nous. Respecter les règles avec eux et avec les autres être beaucoup plus dur quand on dit dur. C'estd que par exemple c'est euh des sanctions économiques.
C'estd que par exemple quand vous vous auriez été président de la République, est-ce que par exemple vous auriez sanctionné économiquement Israël ? Non, moi je suis en je suis aligné avec ce qui a été fait par la France depuis sur la politique moi je veux qu'il y ait une solution à deux états un jour. Je veux dire, je pense que c'est notre objectif à tous parce que je vois pas comment sinon il pourrait y avoir la paix dans la région et comment est-ce qu'il pourrait vivre euh de manière euh sécurisée, apaisée.
Euh et la question c'est qu'est-ce qui peut participer à ce qu'on arrive un jour à cette solution à deux États ? C'est c'est une question que se pose la France mais qui se pose tous les pays européens et qui se posent tous les pays du monde et qui ont quand même une voix assez unanime mais qui arrivent pas à faire influencer le depuis pardon mais depuis quand même assez longtemps ce conflit ça fait bah non ça a pas commencé le 7 octobre ça fait des décennies que ça dure. Euh voilà, c'est ça l'objectif à la fin.
Moi, toutes les questions qui doivent être posées, les décisions qui doivent être prises, c'est comment est-ce qu'on participe à ce que cette solution un jour, elle puisse advenir et comment je je c'est c'est de la diplomatie, c'est de la négociation, c'est parce qu'on voit justement que la diplomatie, la négociation ça pas marché. Je pense c'est un travail politique aussi qui existe y compris en Israël. Je veux dire là aujourd'hui vous avez un gouvernement qui a une ligne politique qu'on connaît qui est très dure.
Euh je veux dire il y aura des élections, il y aura peut-être et où la France Israël, on voit que les relations sont quand même assez compliqué compliqué bien sûr et vous aurez à un moment des élections, vous aurez peut-être un autre gouvernement avec une autre ligne politique, ça donnera peut-être une opportunité là pour que la diplomatie, la négociation puisse porter ses fruits. Voilà, c'est mais mais l'objectif pour moi doit être d'avoir une solution à deux états. Il y a une question de de l'Ukraine là justement par rapport à la Russie.
On a souvent enfin la France, l'Union européenne et même les États-Unis imposé des sanctions vis-à-vis de la Russie et finalement là aussi là contrairement Israël situation différente des sanctions mais finalement effet assez identique c'est-à-dire que tout à fait pardon enfin on peut pas comparer les deux guerres je ne compare pas mais je dis simplement une situation de c'est des situations en effet qui ont leur singularité mais un effet qui dans le terme du dirigeant Vladimir Poutine c'est OK vous me sanctionnez vous dites plein de chos ce que j'ai envie de faire ah sur la Russie vous parlez Oui, la Russie vis-àille de l'Ukraine. La Russie vis-àille de l'Ukraine bien sûr, mais je veux dire qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ? On voit que les sanctions quand même affaiblissent la Russie.
Alors, pas suffisamment, ils continuent à financer leur effort de guerre et ce qui est terrible, c'est dire, ils ont bombardé Kev toute la soirée. J'étais quatre fois en Ukraine depuis un an et demi. Euh, je me suis rendu à Kif, à Zaporidja, à Odessa, à Mikolaif, à Rarkif.
J'ai échangé avec le président Zelinski, j'ai échangé avec euh des militaires, j'ai échangé avec des diplomates, avec des chefs d'entreprise. Donc, je vois assez bien la situation. Euh l'économie russe a été affaiblie, elle n'a pas été suffisamment pour qu'elle euh puisse plus financer son effort de guerre.
Et le pire dans la situation d'aujourd'hui, c'est que avec la guerre en Iran, comme le prix du baril augmente, la réalité c'est que ça bénéficie aussi à la Russie qui vend son pétrole plus cher et en plus il y a des il y a un certain nombre de sanctions qui sont contournées. En revanche, qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui ? On voit que le soutien qui est apporté à l'Ukraine, notamment le soutien militaire par la France pour que l'Ukraine puisse se défendre porte ses fruits.
Non seulement parce que la Russie ne progresse plus militairement et que pour la première fois, alors ça reste symbolique parce que c'est des petites surfaces mais pour la première fois ces derniers mois, l'Ukraine a repris du terrain sur la Russie. Mais est-ce que vous partagez ce qui a souvent été dit par Emmanuel Macron, par le chef d'étatmajor des armées de dire que la Russie c'est une menace même existentielle pour pour la France, pour l'Europe à l'horizon 2030 ? pose cette question parce que justement si vous êtes amené à devenir président de la République, ce sera pile dans cette période là.
On se souvient du discours du président où un 20, il montre une carte, il dit "Bah voilà, en 2030, les moyens de l'armée vont être beaucoup plus importants. Vous vous partagez ça et vous préparez à ça." Oui, je pense que la Russie tout ce qu'elle fait aujourd'hui, c'est-à-dire se renforcer militairement, recruter davantage de soldats, construire davantage de chars, de drones, de missiles, elle le fait pas simplement pour l'Ukraine.
La deuxième chose que je dis, c'est que si la Russie arrive à à s'emparer de l'Ukraine, elle s'empare d'une vraie puissance européenne et elle s'empare de ce qui est aujourd'hui la première armée d'Europe, l'Ukraine aujourd'hui. Et donc, elle sera encore plus renforcée pour continuer. Et on sait que les véléités du Kremelin, c'est d'aller plus loin, y compris de viser des territoires qui font partie de l'Union européenne.
Et ça nous concerne encore plus directement puisque je vous rappelle que au titre des traités européens évidemment quand vous avez un pays membre de l'Union européenne qui est attaqué, vous avez un devoir de solidarité pour venir l'aider. Donc là vous pourriez vous retrouver dans une situation d'engrenage. Donc pourquoi est-ce que c'est important de continuer à soutenir l'Ukraine ? parce que l'Ukraine, elle fait aujourd'hui de tampon et d'ailleurs, ils le vivent comme ça eux-mêmes.
Ils disent euh en en résistant, en nous battant, on évite aussi que vous vous retrouviez vous-même dans un conflit avec la Russie en tant qu'Union européenne. C'est pour ça que c'est important de les soutenir. Et quand même ce qu'il y a de très positif dans les derniers mois, c'est qu'on a vu que la France a pris avec les pays européens le relais des États-Unis dans une partie une grande partie de l'aide à à l'Ukraine.
Et vous, vous restiez un un dialogue régulier avec Vladimir Poutine. Sais que Macron et Poutin ne se sont pas parlé pendant quasiment 2 ans. Il y a eu un échange bref il y a quelques mois.
Celui qui doit pouvoir avoir un dialogue avec Vladimir Poutine, c'est le président Zelinski. C'est lui qui doit pouvoir avoir un dialogue avec Vladimir Poutine. Vladimir Poutine le refuse.
Moi ce que je veux c'est qu'à un moment Vladimir Poutine soit contraint de se mettre autour d'une table avec le président Zelinski pour arrêter la guerre. Je suis pas sûr qu'en allant nous-même parler à Vladimir Poutine, ça aide à arriver à ce résultat. En tout cas, j'ai vu Donald Trump qui a accueilli Vladimir Poutine en grande pompe.
Al qu' souvient en août dernier. Est-ce que ça a eu un impact pour l'Ukraine positif ? Est-ce que ça a permis de régler le conflit ?
La réponse est non. Donc je pense que c'est lui ce qu'il aimerait Vladimir Poutine pour se redonner une forme de légitimité, de crédibilité sans pour autant que ça permettouer ses plans. Quand on parle de l'international, on peut penser aussi à faire le rapport avec l'intelligence artificielle.
Je sais que c'est un un chapitre important que vous avez évoqué. Le rapport aussi face à la Chine justement qui se développe aussi beaucoup de ce côté-là. Alors, on sait qu'en France, on a fait certains sommets sur sur l'IA.
Euh il y a une question qui se pose souvent par rapport à l'intelligence artificielle, c'est la crainte de voir, on parlait du du chômage aussi avec certains chiffres parfois qui ont augmenté, c'est de se dire est-ce que LIA va pas manger notre travail, c'est de se faire remplacer par Lia, est-ce que c'est pas une crainte ? Je pense que dans c'est évidemment une crainte. Moi aujourd'hui, il y a plein de gens qui m'en parlent quand je me déplace. des parents, des grands-parents et des jeunes d'ailleurs qui me disent "Est-ce que je vais pouvoir trouver du boulot Euh je pense qu'il y a toujours à chaque révolution technologique, il y a toujours des craintes sur l'impact en matière d'emploi.
Il y a eu la même crainte au moment de la mécanisation dans l'industrie. Il y a eu d'autres évolutions technologiques où ces craintelesl étaient réelles. Euh je pense qu'il y aura évidemment des emplois qui vont être détruits.
Euh mais vous aurez aussi des nouveaux emplois qui vont être créés suffisamment en contrepartie parce que c'est la crainte quand même. Aujourd'houp gens qui disent c'est sympa je pense qu'il y a eu ces craintes dans toutes les révolutions technologiques. Maintenant la question si vous voulez que les Français vivent mieux demain et que l'intelligence artificielle soit pas totalement destructrice d'emploi et de pouvoirs d'achat pour les Français, c'est comment est-ce qu'on fait pour que la France elle puisse maîtriser et dominer aussi l'intelligence artificielle ? ce qui est pas le cas aujourd'hui.
Donc moi ce que je crois c'est un il faut évidemment changer, faire évoluer notre manière d'apprendre à l'école et dans l'enseignement supérieur euh du fait de l'émergence de l'intelligence artificielle. On sait par exemple que maintenant avec l'IA, l'important ça va être de savoir se former tout au long de sa vie. Il faut apprendre à apprendre comme compétence, comme savoir fondamental maintenant à l'école parce qu'avec l'IA, les métiers vont changer.
Il faudra faire enfin évoluer son métier, parfois se reconvertir et donc c'est très important que il puisse y avoir cette formation dès l'école, dès le collège et dès le lycée. Il faut aussi développer tout ce qui concerne l'esprit critique parce que l'IA, elle va vous donner une réponse mais il faut que vous ayez l'esprit critique pour avoir le recul pour savoir si c'est la bonne réponse et si ça se correspond à ce que vous devez faire dans votre boulot. Pareil pour l'enseignement supérieur.
Et ensuite, vous avez tous les Français qui travaillent aujourd'hui. Évidemment qu'il faut les accompagner aussi en matière de formation. La Finlande, ils ont décidé récemment de former l'intégralité de leur population active, l'intégralité de leurs salariés à l'intelligence artificielle.
Moi, je pense qu'il faut que la France elle fasse pareil. Donc, dans ce que je propose, il y a le fait que la France planifie la formation de 20 millions de salariés sur 5 ans pour euh pour l'intelligence artificielle. de il faut qu'on fasse émerger aussi des géants de l'intelligence artificielle en France.
On a de la chance, on en a Mistral notamment Pascal pour le quantique qui est un autre sujet mais il faut qu'on ait plus de capacité de financement privé pour faire émerger des géants de l'IA du quantique en France. Et moi je vous dis enfin on fait partie d'une génération tous les deux qui a vu quand même qu'on avait en France des jeunes des moins jeunes mais qui ont des idées qui ont des talents, qui ont des atouts. Ils lancent une appli euh ils lancent leur start-up et c'est acheté par d'autres pays.
Soit c'est acheté, soit c'est tout simplement les États-Unis qui en créent une autre. Et en fait c'est cette start-up là qu'il faut qu'il gagne. Regardez, il y a des Français, ils ont eu l'idée d'un truc qui s'appelait Viadeo au même moment que LinkedIn.
Bon c'est LinkedIn qui a gagné parce qu'il y avait plus de capitaux. Il y a des Français qui ont eu l'idée de copains d'avant à peu près au même moment que Facebook. Bon, c'est Facebook qui a gagné.
On pourrait multiplier les comparaisons avec Daily Motion, YouTube, chauffeur privé, Uber. Et donc en fait, vous avez plus de capacité pour financer les start-up et les entreprises aux États-Unis qu'en France. Pourquoi ?
Parce qu'aux États-Unis, ils ont ce qui s'appelle des fonds de pension pour financer les entreprises et l'innovation. Et nous, on n pas de fond de pension. Pourquoi ? parce qu'aux États-Unis, ils ont la capitalisation pour leur système de retraite.
Ce qu'on a pas en France, c'est-àdire qu'aux États-Unis, les cotisations des gens qui travaillent, au lieu d'aller payer la retraite des gens qui sont à la retraite immédiatement, elles vont alimenter un fond qui permet d'investir dans l'innovation et dans les entreprises. Donc quand je défends, comme je l'ai fait tout à l'heure, la capitalisation pour notre système de retraite, je le fais aussi pour que en France on puisse avoir un meilleur financement de l'économie et demain des géants de l'IA comme malheureusement on n'a pas réussi à avoir des géants du numérique. Donc ça c'était un sujet important par rapport à l'intelligence artificielle.
Maintenant on a une petite transition, on arrive à la fin de l'interview. Euh c'est aussi votre rapport par rapport à la vie privée. On a beaucoup parlé donc justement des sujets nationaux internationaux et moi je voulais aussi vous poser cette questionlà parce que en 2024 lors de de votre discours de politique générale vous avez dit être français en 2024 c'est pouvoir être premier ministre en assumant ouvertement son homosexualité.
Je vais la reprendre pour aussi les gens qui le regardent. En 2024, lors de votre discours de politique générale, vous aviez dit être français en 2024, c'est pouvoir être premier ministre en assumant ouvertement sur l'homosexualité. Et j'ai envie de vous poser cette question.
Est-ce que vous pensez que la France est mû aujourd'hui pour avoir un président ouvertement homosexuel, voir même un premier ministre, un premier homme à l'Élysée ? Pourquoi est-ce que j'ai dit cette phrase à l'époque ? Parce que je voulais montrer justement que la France était beaucoup plus ouverte et que les Français étaient beaucoup plus ouverts que ce qu'on pensait.
Donc la réponse est très directement oui. Bien sûr que les Français euh je crois pas du tout que ce soit un sujet euh qui disqualifierait pour être président de la République. Pourquoi est-ce que moi j'ai fait le choix de parler de mon orientation sexuelle plutôt que de la terre ou de la cacher ?
Parce que je sais que les exemples, c'est aussi important. Il y a encore de l'homophobie en France. Il y a encore des jeunes ou des moins jeunes très présents, beaucoup d'agression, des un climat sûr.
Il y a encore des jeunes, des moins jeunes qui peuvent pas assumer leur hom qui n'arrivent pas à assumer leur homosexualité, à le dire à leurs parents, à le dire à leurs collègues, à le dire à leur famille. Et moi ce qui m'a beaucoup touché, j'ai publié un post sur mon compte Instagram il y a quelques jours sur le sujet avec des exemples et des captures d'écran de messages que j'ai reçu, c'est que il y a énormément de gens qui m'ont écrit pour me dire que le fait que j'ai parlé de mon homosexualité les a aidé et leur a donné un déclic pour en parler à leur proche. Pour sa que du coup ça fait bouger les lignes dans la société.
En tout cas, ça y contribue bien sûr. Je pense qu'on a aussi une responsabilité nous en la matière de contribuer à faire bouger les lignes sur ce sujet. J'ai des gens, encore une fois, j'ai publié certains messages en les anonymisant bien sûr, mais qui m'ont dit en fait voilà, avoir un premier ministre, un une personnalité politique de premier plan qui assume son homosexualité, ça m'a aidé à en parler à ma famille, ça m'a aidé à en parler à des amis ou à des collègues parce que bah plus il y a d'exemples dans la société, plus on contribue à montrer qu'en fait bah c'est normal et donc plus ça nous aide et ça nous donne confiance.
Ça c'est quand même enfin oui c'est c'est quelque chose de très émouvant. Sans forcément parler de l'homosexualité mais d'un point de vue plus général. Il y a 3 semaines dans ce fauteuil on recevait Jean-Luc Mélenchon qui expliquait que la vie privée doit rester privée quand on est politique.
Prenez notamment l'exemple de se dire par exemple quand François Hollande avec l'histoire du scooter avec Julie Gaillet était sorti il y avait une conférence de presse politique et c'était l'une des premières questions qui venait entre guillemets parasiter cet événement. Est-ce que c'est pas parfois le risque de se dire que quand on est euh bah justement euh président de la République euh devoir s'imisser des questions qui euh doivent pas forcément se trouver euh dans ces moments-là ? OK, elles sont posées par des journalistes.
OK, mais elles arrivent dans un moment où médiatiquement sur les réseaux sociaux, les gens vont peut-être parfois parler plus de cette situation là que le fond de vos idées. Moi, je pense que moi, d'abord, je suis pragmatique. Quand vous parlez pas vous-même de votre vie, les autres en parlent à votre place, des journalistes en parlent à votre place, des journalistes enquêtent à votre place.
Il y a eu plein d'articles de papiers, de portraits où on parlait de ma vie privée sans que j'ai décidé moi-même d'en parler. Donc on est pas des paparza de Non et on est dans ce monde-là aujourd'hui et la réalité c'est qu'on les même encore plus que maintenant avec les réseaux sociaux et les smartphone euh vous allez quelque part à quelqu'un, vous allez au resto, vous allez en vacances quelque part, la probabilité quand vous êtes une personnalité connue de vous retrouver sur les réseaux, elle est quand même très élevée. Donc c'est on est dans ce mondeel aujourd'hui.
On peut considérer que c'est pas bien, on peut considérer voilà, c'est un fait donc il faut vivre avec. Et ensuite, moi je pense que bah les Français finalement, ils ont aussi envie de savoir qui est l'homme derrière l'homme politique ou qui est la femme derrière la femme politique et et que donc c'est enfin en tout cas moi ça ne m'a jamais dérangé de Oui. d'avoir une forme de transparence et ça permet d'avoir une sorte de communication maîtrisée, de se dire "J'en parle moi-même, je révèle qui est qui sont mes proches, qui est ma famille, de se dire parce que si je le fais pas moi-même, de toute façon, des magazines people le feront à ma place." Bah ça permet de de maîtriser aussi évidemment le le récit et et d'être vous à l'initiative.
C'est toujours plus agréable que d'en avoir d'autres qui sont à l'initiative qui ont pas forcément la connaissance de de de la réalité de votre vie et qui peuvent écrire n'importe quoi. On se souvient en en 2017 Macron pour être élu notamment alors disons point de vue politique mais il a été très présent aussi dans la presse people beaucoup de une en se mettant en avant en couple et cetera. Est-ce qu'on est vraiment obligé de par ça ?
Est-ce que vous si on parle très franchement dans votre communication à venir, est-ce que ça veut dire que on va vous voir dans 2 mois à la une de Paris Match en couple pour ou c'est pas du tout Moi, je poserai pas avec mon compagnon mais aussi parce que c'est un choix que c'est un choix qu'on fait. Il y en a d'autres qui font un choix différent honnêtement. D'ailleurs, si on regarde la plupart des hommes politiques, en tout cas, moi ceux que j'ai connu depuis que je suis né, ils ont toujours posé avec leur comp, enfin en général, c'était leur compagn euh et mais je je critique pas, je respecte, mais en tout cas avec mon compagnon, on s'est dit que on poserait pas ensemble.
Voilà, les gens savent qui est mon compagnon, j'en ai parlé dans mon livre, mais on on ressent pas l'envie ou le besoin de se mettre en scène ensemble et de poser pour la une magazine. Donc ça, ouais, c'est un point c'est un point qui est important. En tout cas, on suivra ça.
Cette campagne qui qui fait que débuter. On a eu l'occasion justement de pouvoir parler de tout de tous vos points qui restent encore à évoquer à tous. Il y a encore plein de choses.
Il y a encore beaucoup de choses mais bien sûr avec grand plaisir parce que de toute façon la campagne va être très longue et c'est ce que je dis aussi à ceux qui nous regardent. C'est un rendez-vous politique qu'on instaure sur ce début de campagne aussi en lien avec les déclarations de candidature. Voilà, vous déclarez assez tôt.
Ça me permet aussi peut-être de vous poser cette dernière question de se dire pourquoi aussitôt d'ailleurs ? parce que je disais tout à l'heure que le pays est bloqué aujourd'hui, c'est qu'il peut y avoir assez peu de réforme euh et l'Assemblée nationale est quand même paralysée par la situation. Et donc je me dis finalement que peut-être que cette situation peut donner à la France la campagne présidentielle qu'elle mérite.
J'ai été très frustré par la campagne de 2022. Il y a pas eu de campagne, il y a pas eu de débat parce qu'il y avait la guerre en Ukraine qui mobilisait quand même beaucoup l'espace politique parce que le président a annoncé très tard qu'il était candidat à sa réélection. Trop tard en tout cas très tard et en même temps, il y avait la guerre et cetera.
Mais donc il y a pas eu de vrai débat en 2022. Je pense que la situation du pays, la situation du monde fait qu'on a besoin d'un vrai débat pour cette élection de 2027. Et donc en me déclarant assez tôt, peut-être que ça contribuera à ce qu'on ait un vrai un vrai débat présidentiel avec des projets de société différents qui s'affrontent au sens démocratique et et très noble du terme pour que les vrais sujets soient mis dans le débat et que les Français puissent trancher.
Et votre programme, ce sera quand exactement ? Vous pensez ? Je pense que ça sera euh à l'automne.
On vous réinvitera l'automne justement pour en parler en détail de de ce programme. Merci beaucoup euh Gabriel Atal euh d'avoir répondu à mes questions et puis euh je dis aussi pour pour ceux qui nous regardent cette campagne présidentielle sur Brut, ce sera le pluralisme, la diversité des opinions où l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle euh viendront euh sur ce fauteuil. Donc je vous invite à nous suivre, à vous abonner et ceux qui sont arrivés en cours de direct vous dire que comme d'habitude et bien l'intégralité de cette vidéo sera à revoir sur notre chaîne YouTube.
Des extraits euh posté avec nos excellents journalistes qui sont dans la rédaction actuellement que je salue avec Louis et Ambre qui seront à retrouver tout au long de la soirée. Salue Louis et Ambre et c'est aussi l'occasion de saluer toutes les équipes techniques éditoriales de production qui ont permis l'arisation de ce direct un dimanche soir presque d'été. Ils ont sacrifié leur ils ont sacrifié leur terrasse et je remercie pas la clim.
C'était voilà la clim bientôt mais c'est on prépare parce que l'été est arrivé très très vite mais en tout cas l'été continue bien sûr mais les programmes aussi sur brut beaucoup d'autres vidéos à suivre politique on continue en tout cas d'inviter au fur et à mesure sur ces semaines ses mois à venir les différents candidats qui vont se présenter à l'élection présidentielle ce qui est important sur Brut c'est qu'on soit pas dans l'opinion n'est pas là pour faire de l'éditorialisation de tout ça on est là pour être sur les faits sur les programmes et sur le pluralisme des candidats qui viennent ici. On n'est pas dans le jugement. Vous exposez vos idées et c'est vous qui nous regardez de vous faire votre propre opinion, de se dire que ce candidat ou cette candidate a des idées qui sont proches ou pas des vôtres et bah d'en tirer les conséquences derrière si ça vous plaît ou pas.
Et c'est pour ça que c'est important aussi de prendre le le temps. On a pris à peu près 1h30 et je considère que c'est aussi c'est ce qu'on se dit avec la rédaation brut d'avoir des formats qui sont longs pouvoir vous permettre justement euh bah d'avoir des réponses longues parce que bah au moins on comprend euh les propositions politiques. Euh quelles sont les idées, quels sont les grands angles des différents euh candidats et candidates à cette élection présidentielle et on va continuer de le faire.
Merci à vous de nous avoir suivi et je vous dis à très vite sur Brut au cœur de l'actualité. au plus tard me concernant. On se retrouvera samedi.
Je sais que vous ce sera meeting samedi effectivement à 13h30 porte de Versailles à Paris. Meeting ouvert au public. Faut s'inscrire en ligne sur le site internet.
Vous tapez à tal meeting sur sur votre moteur de recherche et donc venez nombreux pour voilà entendre les propositions que je vais faire. La ligne politique sera la mienne dans la campagne et pour un grand moment, j'espère d'optimisme et de rassemblement parce que c'est ce dont le pays a besoin. Et c'est pas la même heure que le match, c'est important de le dire.
Et d'ailleurs, on fera aussi pour ceux qui voudront rester après le meeting, une diffusion du match sur site. Je vous ai fait de passe d, je la reprends pour dire que aussi sur Brut, vous pourrez retrouver vous pourrez nous retrouver évidemment tout au long de la soirée avec des contenus au cœur des différents rassemblements de supporters pour vous montrer l'ambiance sur place qu'on espère festive avec une victoire du du Parissing-Germain bien sûr. Voilà, très bonne soirée à vous, prenez soin de vous et on se retrouve très très vite sur Brut.
Merci encore pour votre suivi et pour votre confiance. Bonne soirée à vous. Ciao !
Oh.
Gabriel Attal