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Interviewfranceinfo — L'invité éco (sur Site radio)· 15 février 2024 8 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTransportsNumérique

Renault : avec une rentabilité record en 2023, le directeur général Luca de Meo oriente résolument la marque "vers l'innovation"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse directe

    Résultat record affiché aujourd'hui par l'automobile tricolore et notamment par Renault avec un chiffre d'affaires en hausse de 13% pour atteindre plus de 52 milliards de chiffres d'affaires.

  • 0:35OuverteRéponse directe

    Ces bons résultats aujourd'hui sont le fruit de quelle stratégie des voitures vendues plus cher qui coûte moins cher aussi à fabriquer ?

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Alors sur le créneau du 100% électrique, vous allez lancer la Renault 5 cet été.

  • 1:42OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous en attendez en termes de vente ? Est-ce qu'elle peut faire aussi bien que son ancêtre des années 80 et que la Clio aujourd'hui en gros devenir numéro 1 ?

  • 3:02FerméeRéponse directe

    Et donc avec cette Renault électrique fabriquée en France, à quel prix ?

  • 3:46RelanceRéponse directe

    Mais ce que vous êtes en train de nous dire Lucas Demeo, c'est qu'on peut fabriquer une voiture à 25 000 euros en France.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:01PrésentateurChiffre
    « Résultat net en hausse aussi à 2,2 milliards en 2023. »
  • 1:26InvitéFait
    « C'est le meilleur résultat en 125 ans d'histoire de Renault. »
  • 1:52InvitéChiffre
    « L'ancêtre en a vendu quelques 9 millions. »
  • 3:11InvitéChiffre
    « Le prix d'entrée va être aux alentours de 25 000 euros. »
  • 3:26InvitéChiffre
    « On vend une Mégane entre 37 et 38 000 euros. »
  • 4:14InvitéFait
    « Ça va être la plus grande plateforme de production de voitures électriques en Europe. »
  • 4:20InvitéChiffre
    « Avec une capacité à 600 000 voitures un jour. »
  • 4:30InvitéChiffre
    « Il y a 11 000 personnes. »
  • 4:35InvitéChiffre
    « 35% desquelles sont des ingénieurs. »
  • 5:57InvitéFait
    « Une vingtaine d'entreprises qu'on connaît très bien en France comme Valeo ou ST Microtétonics pour faire des choses. »

Temps de parole

  • Invité71 %
  • Présentateur29 %

5,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous. Résultat record affiché aujourd'hui par l'automobile tricolore et notamment par Renault avec un chiffre d'affaires en hausse de 13% pour atteindre plus de 52 milliards de chiffres d'affaires. Résultat net en hausse aussi à 2,2 milliards en 2023. Bonsoir Lucas Demeo.

0:21
Invité

Bonjour.

0:21
Présentateur

Vous êtes le directeur général de Renault. Merci d'avoir choisi France Info. Ces résultats aujourd'hui ce sont les vôtres. Vous qui êtes arrivé il y a trois ans maintenant à la tête d'une entreprise à l'époque extrêmement meurtrie par l'affaire Ghosn. Entreprise qui faisait une course frénétique au volume. Ces bons résultats aujourd'hui sont le fruit de quelle stratégie des voitures vendues plus cher qui coûte moins cher aussi à fabriquer ?

0:45
Invité

Déjà ce n'est pas le résultat de mon travail. C'est le travail de beaucoup de monde chez Renault. Des 110 000 employés, de nos fournisseurs, de nos concessionnaires, etc. Donc il faut que je remercie aussi tout le monde pour le travail. On a appliqué une politique différente par rapport au passé. On a essayé de se centrer sur la valeur, donc sur donner au client du contenu qu'il était prêt éventuellement à payer. Et on s'est limité dans la croissance pendant une période justement pour remettre la maison dans le bon ordre. Ça marche. Je pense qu'aujourd'hui Renault c'est une entreprise qui fonctionne bien. C'est le meilleur résultat en 125 ans d'histoire de Renault.

Donc je veux dire que c'est quand même une performance assez exceptionnelle et donc le mérite va à toutes les équipes et à tous nos partenaires.

1:36
Présentateur

Alors sur le créneau du 100% électrique, vous allez lancer la Renault 5 cet été. Qu'est-ce que vous en attendez en termes de vente ? Est-ce qu'elle peut faire aussi bien que son ancêtre des années 80 et que la Clio aujourd'hui en gros devenir numéro 1 ?

1:52
Invité

Écoutez, je pense que l'ancêtre en a vendu quelques 9 millions. Ce serait bien de vendre 9 millions de R7.

1:58
Présentateur

Et là vous êtes à 2 millions par an.

2:00
Invité

9 millions dans toute sa carrière qui a été très longue. On avait en tête de proposer en fait la meilleure voiture citadine électrique au monde. J'espère qu'on aura réussi notre pari. Mais la voiture est assez exceptionnelle. Elle sera dans les concessionnaires à partir de septembre. Donc on va la présenter à Genève et on va ouvrir les commandes avant la fin de la, disons au printemps. Et j'espère que ce produit très symbolique pourra vraiment relancer Renault au niveau mondial et nous permettre de faire le virage à l'électrique et d'en rentrer vraiment dans les volumes. Parce que je pense que c'est le but de tous les constructeurs en ce moment.

2:42
Présentateur

Donc de vendre beaucoup de ce modèle.

2:45
Invité

Oui, je pense qu'il y aura pour une génération, une génération et demi, il y aura encore deux marchés. Le marché du thermique et le marché de l'électrique. Mais je pense qu'au final l'objectif ça va être une partie de l'électrique très prédominante en Europe.

3:02
Présentateur

Et donc avec cette Renault électrique fabriquée en France, à quel prix ?

3:08
Invité

Mais on va, le prix d'entrée... Ça fait plusieurs fois que je vous pose la question. Oui, le prix d'entrée va être aux alentours de 25 000 euros et puis ça va éventuellement monter. Mais c'est un prix très compétitif parce que vous, si vous imaginez qu'aujourd'hui on vend une Mégane entre 37 et 38 000 euros. Et donc ça fait déjà un seuil d'accès à l'électrique beaucoup plus bas. On vend une voiture, une Clio hybride à un peu plus de 23 000 euros. Donc on est déjà presque au niveau du thermique.

3:36
Présentateur

Mais ce que vous êtes en train de nous dire Lucas Demeo, c'est qu'on peut fabriquer une voiture à 25 000 euros en France. Puisque cette voiture, elle s'est fabriquée à Douai.

3:44
Invité

La réponse est oui. La réponse est oui.

3:46
Présentateur

Parce que vos concurrents, ils ont choisi d'autres pays pour leurs petits modèles. La C3 elle est fabriquée en Slovaquie à 23 000 euros, la 2008 en Espagne.

3:55
Invité

Mais écoutez, le projet Ampère est un projet d'abord industriel. On a beaucoup parlé de finances autour d'Ampère. Mais il faut se rendre compte qu'on est en train de monter un système dans le nord de la France qui est assez impressionnant. Ça va être la plus grande plateforme de production de voitures électriques en Europe. avec une capacité à 600 000 voitures un jour. Où il y a deux gigafactories. Où il y a deux usines d'assemblage. Donc Douai et Mobesh qui sont dedans. Où il y a l'usine de clients qui va faire des moteurs électriques. Où il y a 11 000 personnes. 35% desquelles sont des ingénieurs. Donc c'est vraiment un projet industriel.

Et notre défi, le défi que nous a été donné, c'était justement de démontrer qu'on était capable de produire des voitures compétitives en France. Et j'espère qu'on va gagner le pari.

4:49
Présentateur

Avec des voitures qui vont bénéficier du nouveau critère du bonus écologique qui privilégie les voitures fabriquées en France et en Europe. C'est une bonne mesure, même si la Dacia Spring n'en bénéficiera pas puisqu'elle est fabriquée en Chine.

5:03
Invité

Après, je pense que le soutien qui nous est donné par le gouvernement et les gouvernements nationaux européens est le bienvenu. Parce que les voitures électriques, ça coûte encore plus cher que les voitures thermiques. Donc ce qui fait que les prix sont encore plus hauts. Et donc la demande de l'électriques n'est pas encore naturelle. Donc il faut un coup de pouce. Un jour, on pourra se priver de ces subventions. Mais pour l'instant, c'est très très utile. Donc bienvenue les subventions, bienvenue l'aide qui nous est donnée par le gouvernement.

5:37
Présentateur

Alors la presse italienne a évoqué la possibilité d'une fusion Renault-Stellantis. Une hypothèse qui a été écartée ce matin même sur France Info par le patron de Stellantis. Carlos Tavares. De qui pourriez-vous vous rapprocher aujourd'hui, Lucas Demio ?

5:52
Invité

Écoutez, nous, on a quand même dans les derniers trois ans noué des partenariats différents. Une vingtaine d'entreprises qu'on connaît très bien en France comme Valeo ou ST Microtétonics pour faire des choses. Jusqu'aux partenariats qu'on a eus avec Geely ou avec Google ou avec Qualcomm. Je pense que le nouveau monde de l'automobile, elle monte beaucoup plus horizontale.

6:13
Présentateur

Donc des partenariats plutôt que des fusions.

6:15
Invité

Qui sont ciblés, etc. Donc on n'envisage pas en ce moment. On n'a pas de projet de ce type-là. Et je pense que les résultats qu'on montre cette année démontrent qu'on est peut-être sur la bonne approche. Il y a beaucoup de technologies nouvelles qu'on n'est pas habitués à traiter. Et donc à travers ce type de relations avec des gens aussi d'autres secteurs, on apprend beaucoup.

6:39
Présentateur

Et on peut s'allier aujourd'hui quand on est Renaud à d'autres horizons, aux Chinois notamment ?

6:45
Invité

Écoutez, je pense que toutes les options sont ouvertes. Mais pour l'instant, le schéma de jeu qu'on a mis en place, il a l'air de marcher très très bien. Et je ne suis pas sûr que tout l'enjeu de la taille soit la clé pour tous les problèmes qu'une entreprise d'automobile a. Parce qu'il faut construire des organisations qui sont beaucoup plus agiles pour gérer la volatilité. Et des organisations qui sont très orientées à l'innovation. Nous, on essaye de faire de Renaud une entreprise très très moderne. Et une entreprise très orientée aux clients. Parce que quand tu fais quelque chose pour les clients, normalement tu ne te trompes presque jamais.

7:25
Présentateur

Merci beaucoup Lucas Deméo, directeur général de Renaud, invité éco de France Info ce soir. Merci beaucoup.

7:31
Invité

Merci à vous.