"Rien ne pourra se faire tant qu'il y a le Hamas", estime le député Eric Ciotti
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8h23
France Inter Léa Salamé, Nicolas Demorand
Le 7-10 Et avec Léa Salamé nous recevons ce matin dans le grand entretien du 7-10 le président du parti Les Républicains député LR des Alpes-Maritimes questions et réactions amis auditeurs, amis auditrices au 01 45 24 7000 et sur l'application de France Inter Bonjour Eric Ciotti Bonjour Et bienvenue sur Inter on commence évidemment par la visite d'Emmanuel Macron en Israël hier, nous sommes liés à Israël par le deuil, a déclaré le président de la République Israël a le droit légitime de se défendre cette cause est juste point final, a-t-il déclaré également, sur le fond comme le ton avez-vous trouvé le président à la hauteur ?
Sur ce résumé qui est un peu rapide, je partage totalement ce qu'a dit le président de la République j'étais personnellement avec la présidente de l'Assemblée Nationale et à Elbron Pivet dimanche en Israël ce que nous avons vu qui confine au sommet de l'horreur cela a été rappelé les images qui ont été publiées hier malheureusement en atteste on a ressenti dans le peuple israélien un sentiment et une peur de retourner à la Shoah c'est ce qui m'a marqué dans nos interlocuteurs on a rencontré des parlementaires qui président le groupe d'amitié Israël-France à la Knesset une de gauche un plus à droite tous nous ont dit ce qui s'est passé c'est l'Holocauste c'est la Shoah on a le sentiment de revivre l'histoire si on n'a pas ces éléments à l'esprit si on n'a pas le scénario de l'horreur qui a porté une attaque délibérée contre des civils les civils n'ont pas été les victimes collatérales d'une offensive armée contre les troupes israéliennes les civils ont été une cible délibérée le processus morbide d'assassinat a été planifié on a filmé les assassinats d'enfants les viols pour créer une sidération dans l'opinion donc il faut intégrer ce sentiment de crainte pour sa survie les israéliens qui est l'état du peuple juif ont le sentiment que le processus qu'Hitler avait été engagé et bien aujourd'hui se reproduit par le Hamas et quand on n'a pas compris ça je crois qu'on n'a rien compris à cette situation le président de la république l'a dit nous devons soutenir le droit d'Israël à survivre c'est une question de survivre on n'est pas face à un conflit territorial ce qu'a fait le Hamas c'est Daesh c'est l'état islamique c'est ce que nous nous avons subi au Bataclan ce que nous avons subi à Nice c'est le même moteur c'est les mêmes ferments c'est la même abomination
il y a par ailleurs un conflit territorial on va en parler si vous le voulez bien parmi les annonces faites hier Emmanuel Macron a proposé de bâtir une coalition internationale contre le Hamas en disant prêt à ce que cette coalition à ce que la coalition internationale contre Daesh puisse aussi lutter contre le Hamas que pensez-vous de cette idée-là ?
je partage l'esprit l'idée peut être pertinente je crois que rien ne pourra se faire notamment cette solution qui fait un peu partie du catéchisme diplomatique français depuis des années d'une solution à deux états qui sur le papier s'entend mais rien ne pourra
que vous entendez d'ailleurs
rien ne oui c'est ce que vous dites le catéchisme français rien ne pourra se faire tant qu'il y a le Hamas voilà donc le préalable à toute évolution diplomatique c'est la disparition l'éradication du Hamas l'état d'Israël ne peut concevoir
d'avoir à ses portes
est-ce possible Eric Ciotti ?
c'est facile de le dire sur un micro le matin il le faut il faut que le Hamas disparaisse il le faut mais est-ce réaliste de dire ça ?
Daesh a été réduit a été quasiment supprimé grâce notamment à la mobilisation de cette coalition internationale donc ce que dit le président de la république s'entend et j'en approuve j'en approuve l'idée d'une coalition la plus large possible qui détruise le Hamas qui est une abomination qui est une organisation terroriste qui a mis en place un scénario d'assassinat délibéré de communication de la mort totalement insupportable
Olivier Faure le patron du PS pointe une rupture avec ce que vous avez appelé le catéchisme rupture dans la position traditionnelle de la France celle de De Gaulle Mitterrand Chirac il ajoute que la seule coalition dont la France devrait prendre la tête c'est la coalition pour une paix durable ça qu'en pensez-vous Eric Ciotti ? mais justement
cette position c'est oublier ce qui s'est passé c'est oublier le modus operandi du terrorisme du Hamas c'est oublier cette volonté de d'assassiner de tuer de prendre des otages donc on est dans une étape différente j'entends les discours généralement ils sont en deux parties pour les mieux intentionnés je parle pas de la honte des insoumis qui ont justifié tout ce qui s'est passé mais d'un côté on condamne c'est bien le moins mais immédiatement arrive immédiatement arrive le mais la nuance les circonstances atténuantes mais alors vous proposez
pour moi soyons clairs vous dites rien ne doit empêcher Israël de se défendre on ne peut pas parler de paix si je comprends bien on ne peut pas parler de paix aujourd'hui c'est ça que vous dites c'est à dire que on ne peut pas parler de paix avec le Hamas donc on ne peut pas parler de paix aujourd'hui j'essaye de comprendre les Israéliens
n'accepteront pas de prendre le risque de subir une seconde fois avec peut-être une plus grande violence donc alors c'est quoi
le préalable c'est de détruire le Hamas à tout prix c'est ce que vous dites à tout prix ça veut dire au prix aussi du droit international humanitaire
le droit international humanitaire doit être respecté et cela a été fait notamment grâce à l'intervention du président des Etats-Unis après sa visite la semaine dernière il y a un droit international et il y a aussi un droit international à combattre le terrorisme il a été en vigueur contre Daesh il doit être en vigueur contre le Hamas
Eric Ciotti vous vous êtes prononcé en faveur de la suspension de l'aide publique française au développement en Cisjordanie et dans la bande de Gaza vous avez déposé avec LR une proposition de résolution en ce sens le gouvernement ne vous suit pas la ministre des Affaires étrangères Catherine Colonna a même annoncé que cette aide serait augmentée la France va apporter une aide supplémentaire de 10 millions d'euros en complément de ce qu'elle apporte déjà aux populations palestiniennes dit la ministre ça vous le déplorez ?
Ce que nous avons voulu dire et il n'y a pas que nous l'Allemagne a suspendu cette aide au développement un commissaire européen l'a réclamé d'autres pays en Europe sont allés dans ce sens et j'en ai parlé directement avec le président de la république quand il a consulté reçu les chefs de parti à l'Elysée il y a une dizaine de jours après le 7 octobre mon souci mon seul souci c'est de dire pas un euro d'argent public français européen pour le Hamas et aujourd'hui on n'a aucune garantie compte tenu de l'état de délabrement de l'autorité palestinienne qu'il n'y a pas des canaux il y en a on le sait direct que cette aide publique finance le Hamas finance l'armement en tout cas vous voulez la suspendre totalement nous avons demandé par cette résolution
la situation humanitaire peu importe que l'ONU dise que c'est une catastrophe humanitaire aujourd'hui il faut l'arrêter
l'ONU peut prendre son rôle il y a une action humanitaire elle peut être portée par des organisations internationales reconnues respectables respectées où on a la garantie que l'aide humanitaire va vers les personnes qui en bénéficient et ne va pas contribuer à acheter des armes pour tirer des roquettes sur Israël Joseph Borrell
le chef de la diplomatie européenne dit arrêter de fournir de l'aide humanitaire aux palestiniens ce serait punir l'ensemble du peuple palestinien ce serait pas punir le Hamas ce serait punir l'ensemble du peuple palestinien et ne ferait qu'enardir davantage les terroristes
ce que vous dites n'est pas faux mais moi j'ai un principe assez simple on ne finance pas le terrorisme on ne finance pas le terrorisme on ne négocie pas avec le terrorisme on ne transige pas donc prendre le risque de financer une organisation terroriste qui veut notre destruction qui veut la destruction d'Israël mais qui veut aussi globalement la destruction d'une civilisation de mode de vie tel qu'on l'a connu avec Daesh voilà ce sont les mêmes qui ont assassiné Dominique Bernard c'est les mêmes ferments c'est les mêmes gènes donc ne prenons pas ce risque donnons cet argent pour les populations civiles et veillons à ce que l'aide humanitaire aille aux populations civiles
alors revenons à l'autre volet du voyage d'Emmanuel Macron puisque vous avez commencé en disant je suis d'accord avec les mots en Israël maintenant sur les mots en Palestine à Ramallah où il a rencontré Mahmoud Abbas hier le président de l'autorité palestinienne le Hamas ne représente pas le peuple palestinien la sécurité d'Israël ne peut être durable sans une relance décisive du processus politique avec les palestiniens la vie d'un civil vaut celle d'un autre civil une vie palestinienne vaut une vie française qui vaut une vie israélienne avec ces mots-là vous êtes d'accord ou non ?
oui je suis d'accord avec ces mots manifestement j'ai regardé les images de la conférence en tout cas de l'entretien qui a été télévisé du président de la République avec Mahmoud Abbas manifestement il y a eu un entretien privé et une expression publique qui était généralement différente puisque le président Macron dit que dans l'entretien privé Mahmoud Abbas a condamné le Hamas ce qu'il ne fait pas dans son expression publique donc on voit bien qu'il y a toujours cette ambiguïté la réalité c'est que le Hamas prend en otage le peuple palestinien l'attaque qui a été commise et je redis son caractère ignoble était fait aussi pour susciter la réaction qui pouvait la violence la scénarisation des scènes mortifères qui ont été prises appelées à une réaction d'Israël donc ça veut dire que le Hamas savait très bien que les victimes collatérales de tout ça seraient la population palestinienne donc le Hamas
est l'ennemi des palestiniens le Hamas est l'ennemi des palestiniens ne regrettez-vous que pendant 10 ans le gouvernement israélien de Ben Amin Netanyahou ait privilégié le Hamas en marginalisant l'autorité palestinienne
je ne rentrerai pas dans les considérations de politique intérieure israélienne il y a sans doute qui a joué
la carte du Hamas pendant des années
peut-être des erreurs ont-elles été commises je ne sais pas qui a joué la carte du Hamas il y a des financements internationaux qui me choquent aussi je pense au rôle du Qatar je l'ai dit je le dis avec ma liberté vous dites quoi
sur le Qatar
moi j'ai pris une position en disant que le Qatar qui abrite les responsables du Hamas a une ambiguïté sur le soutien aux organisations islamistes ça a déjà été posé au moment de l'émergence de l'état islamique et qu'il faut que le Qatar clarifie élève ces ambiguïtés parce que ces ambiguïtés pour moi elles sont insupportables et je les dénonce
êtes-vous inquiet de ce qui se passe en Cisjordanie les violences menées par les colons qui ont fait près d'une centaine de morts mille blessés chez les palestiniens est-ce que vous condamnez ce point et plus largement appelez-vous à la fin de la colonisation en Cisjordanie
j'appelle naturellement à ce que il n'y ait aucune aucune conséquence sur les populations civiles mais je redis je redis Israël est la seule démocratie de cette région je redis le droit inaliénable d'Israël contenu peut-être encore plus de l'histoire du peuple juif à se défendre et au-delà à garantir sa survie
Éric Ciotti Venosan à la situation en France et au texte au projet de loi qui suscite le plus d'attention et le plus de tension c'est le projet de loi immigration qui commence l'examen commence le 6 novembre au Sénat puis ce sera l'Assemblée Nationale Gérald Darmanin parle du texte le plus ferme avec les mesures les plus dures de ces 30 dernières années vous êtes d'accord avec lui c'est le texte le plus ferme et le plus dur depuis 30 ans
c'est un texte de communication non je ne suis pas d'accord avec cette analyse notre position est claire si on ne modifie pas notre loi fondamentale notre constitution rien ne changera en matière migratoire ces discours ça fait 40 ans qu'on les entend chaque fois la loi qui est annoncée est la loi la plus ferme la plus dure rappelez-vous ce que disait déjà Gérard Collomb au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron
ce que disait déjà Nicolas Sarkozy quand il faisait ces lois
avec plus de succès mais le discours était le même il y a eu 23 lois contre le développement de l'immigration en 20 ans elles ont été toutes impuissantes elles se sont hortées au mur de règles internationales de conventions de jurisprudence de nos cours suprêmes que ce soit la cour de cassation le conseil d'état le conseil constitutionnel lui-même et nous ce que nous disons est assez simple il y a trop d'immigration en France nous en mesurons les conséquences et notamment sur la montée du communautarisme islamiste on n'a plus la capacité à accueillir 500 000 étrangers comme c'est le cas aujourd'hui dans notre pays qu'on n'a pas la capacité à intégrer donc il faut drastiquement réduire cette immigration donc limiter les entrées il faut expulser ceux qui posent des difficultés en France qui sont complaisants dans le radicalisme c'est ce qu'a décidé Gérald Darmanin
et Emmanuel Macron vous l'avez entendu après l'assassinat de Dominique Bernard
parce qu'on a ces règles notamment liées à certains articles
Gérald Darmanin assume de s'asseoir
sur la jurisprudence de CDH il ne peut pas il ne peut pas il ne le fait pas là il dit qu'il va
expulser les dizaines
de ressortissants d'origine russe qu'importe les amendes
ce sont des mots
il ne l'a pas fait les taux d'éloignement n'ont jamais été aussi faibles on est à 6% d'exécution des OQTF
il remonte à 12% ce qui reste faible
très faiblement on était à 23% du temps de Nicolas Sarkozy ce n'était pas exceptionnel mais c'était deux fois plus donc aujourd'hui pourquoi on n'y arrive pas parce qu'on a ces contraintes donc nous ce que nous disons nous voulons un référendum qui permette une modification de la constitution avec trois mesures chaque année on vote un plafond migratoire et rien ne peut s'y opposer aucune règle on facilite les expulsions aucune règle ne peut s'y opposer et l'asile qui est une procédure noble n'est plus dévoyé parce qu'on le fera à l'extérieur de nos frontières et on ne laissera pas rentrer ceux qui utilisent l'asile de façon illégale enfin de façon non conforme à l'esprit du statut de réfugié
le texte arrive au Sénat le 6 novembre donc il y a un certain nombre de questions sur le feu où en sont les négociations avec l'exécutif sur ce texte vous disiez il y a 15 jours aux parisiens qu'on en est au degré zéro de la constitution et questions subsidiaires est-ce que vous dites que de la consultation pardon la constitution va bien oui oui pardon que si l'article qui prévoit la régularisation des sans-papiers dans les métiers en tension et dans le texte vous ne le voterez pas ça sur ce point votre position n'a pas changé
rien n'a changé pas de consultation et pas d'évolution
de votre position
en ce qui me concerne il n'y a pas de consultation on n'a pas de concertation qui a été conduite ni par la première ministre ni par le ministre de l'intérieur alors le texte commence au Sénat il y a eu un échange entre le président du groupe LR au Sénat et la première ministre mais contrairement à ce que dit la presse ce matin et j'ai échangé avec Bruno Retailleau la première ministre en aucun cas n'a dit qu'elle retirerait cet article 3 oui parce que
la presse affirme effectivement dans le parisien que Elisabeth Borne aurait dit à Bruno Retailleau on est prêt à retirer le fameux article 3 votre chiffon rouge
c'est pas ce qu'elle a dit à Bruno Retailleau pour nous c'est clair nous ne voulons pas un texte en matière migratoire qui traduise le en même temps la gravité de la situation doit récuser l'impuissance du en même temps on ne peut pas dans un même texte dire qu'on va être plus ferme et de l'autre côté lancer un appel d'air à l'immigration illégale régulariser ceux qui sont rentrés sur le territoire de façon illégale c'est faire en sorte que d'autres plus nombreux encore arrivent et posent les mêmes difficultés
pour être très clair on repose la question mais pardon c'est la seule question sujet complexe sujet complexe mais pour le coup je ne sais pas vraiment
ce que veut le gouvernement
voilà s'il ne retire pas l'article 3 vous ne voterez pas ce texte
c'est clair nous ne voterons pas ce texte avec un appel d'air à l'immigration
le 49-3
ça appartient au gouvernement ça ne s'appartient pas nous nous disons
s'il y a une motion de censure après le 49-3 sur ce texte est-ce que vous la voterez ?
si il y a toujours cette mesure de régularisation des clandestins nous l'avons toujours dit nous ferons en sorte que ce texte ne passe pas et s'il y a l'arme de la motion de censure pour faire en sorte qu'il ne passe pas qu'il ne mette pas en mesure cette disposition dangereuse nous la voterons bien sûr et nous la déposerons même
Le Figaro en lisant Le Figaro ce matin on voit que vous voulez diviser par deux le milliard d'aides publiques dont bénéficient les associations qui oeuvrent dans le domaine de l'immigration et de l'asile et de l'intégration pourquoi une telle coupe vous voulez diviser par deux ces aides-là ? Vous estimez que les associations font mal leur travail et si oui en quoi ?
Oui parce que je trouve qu'on est dans un système qui marche sur la tête qui est totalement incohérent vous venez de rappeler les taux d'expulsion qui étaient faibles mais le gouvernement prétend qu'il remonte mais pourquoi on est dans ces difficultés à éloigner des personnes qui n'ont plus leur place sur notre territoire y compris des délinquants parce qu'il y a des recours il y a des procédures abusives qui sont conduites quelquefois pendant plusieurs années et ces procédures elles sont nourries alimentées rédigées par ces associations qui sont financées par l'Etat donc c'est un système totalement schizophrène on a l'Etat qui finance des associations qui se retournent contre l'Etat s'il faut prendre en compte des personnes qui sont en situation de précarité je pense notamment aux réfugiés qui viennent d'Ukraine et qui ne posent aucune difficulté
donc on aide les associations qui aident les réfugiés qui viennent d'Ukraine et pas les autres ?
On aide les associations qui n'attaquent pas l'Etat moi je dis aujourd'hui il y a des associations dans les centres de rétention ce n'est plus leur place on est dans un état de droit et quels ?
je pense à la CIMAD qui notamment a fait en sorte que l'assassin de Dominique Bernard soit toujours en France disons les choses très clairement ils se sont opposés à son expulsion donc tout ça vous voulez couper l'argent de la CIMAD n'est plus supportable vous voulez couper les subventions à la CIMAD il faut qu'il y ait aujourd'hui une sélection sur les associations qui font un travail sincère humanitaire d'intégration et il y en a mais on consacre un milliard d'euros vous savez on va discuter ce matin et c'est dans ce cadre que je défendrai cet amendement de la mission asile-intégration dans le budget bon ça ne sera sans doute pas examiné parce qu'il y aura le 49-3 mais ce que je veux dire c'est qu'on met un milliard pour les associations et on met 10 fois moins 10 fois moins pour les expulsions donc quelque part il faut arrêter avec ces discours où on nous parle sans cesse de la volonté d'expulser ceux qui ne doivent plus être sur le territoire et de l'autre côté on ne s'en donne pas les moyens donc que l'état prenne un peu le cours de son destin qu'il assume aussi des soutiens humanitaires mais on peut le faire l'état n'est pas obligé de déléguer à des associations ses missions je pense que l'état a la capacité de le faire sans nourrir des adversaires qui ont une volonté simplement de faire grossir les flux migratoires
Éric Ciotti il nous reste très peu de temps l'Europe Jordan Bardella sera la tête de liste du RN Marion Maréchal celle de Reconquête face à eux et face à une élection qui s'annonce très politique vous n'avez toujours pas désigné votre tête de liste vous ne trouvez pas trouvez personne
si rassurez-vous il ne vous échappera pas que d'autres n'ont pas non plus désigné leur candidat l'élection a lieu au mois de juin on est dans une difficulté internationale majeure dans une crise majeure il y a des difficultés sociales en termes de pouvoir d'achat dans notre pays je ne pense pas que les français soient passionnés par la campagne européenne dans les jours qui viennent
vous pourriez y aller il y en a dans votre parti qui vous poussent à y aller qui disent fais comme Nicolas Sarkozy Eric à l'époque qui avait conduit la liste des européennes
je les ai entendus je suis député de Nice c'est ma ville vous savez quand on a une assise la confiance des électeurs on ne la quitte pas voilà donc moi je ne me démultiplie pas on a des parlementaires de très grande qualité et notamment François-Xavier Bellamy qui conduit notre délégation donc tout ça est programmé est planifié il y a une compétition très vive entre M.
Bardella et Mme Marion Maréchal-Le Pen c'est la même famille c'est les mêmes origines c'est pour ça qu'ils sont partis tous les deux très tôt ils sont sur le même créneau nous sommes sur un créneau très différent celui d'un non-rejet de l'Europe les deux rejettent l'Europe on a besoin d'une Europe mais on a besoin d'une Europe différente telle que l'a défendue François-Xavier Bellamy une Europe qui soit moins naïve sur les migrations sur le marché européen
donc François-Xavier Bellamy serait un bon candidat pour conduire la Ligue
il serait un bon candidat il a beaucoup de qualités il les a démontrés
merci Eric Ciotti président du parti les républicains député des Alpes-Maritimes merci encore d'avoir été à notre micro c'est parti pour la Ligue 1
c'est parti pour la Ligue 1 c'est parti pour la Ligue 1
Éric Ciotti