Table ronde de distributeurs alternatifs
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Aujourd'hui, monsieur Rémy Adrion, fondateur du dester NOS, nous recevons madame Éveline Boulong, administratrice et porte-parole du mouvement interrégional des associations pour le maintien d'une agriculture paysane, les AMAP. Euh nous recevons monsieur Tom Bous euh de la coopérative La Louve et enfin monsieur Floriant Pascal, président de la Fédération nationale des magasins de producteurs en vente directe. Merci madame, merci messieurs une fois encore de votre présence.
Alors, je vous rappelle que les commissions d'enquête euh sont soumises à un prêté serment avant d'être entendu. Donc, je vous rappelle également qu'un faux témoignage devant notre commission d'enquête est passible de peines qui sont prévues aux articles 434-13-14 et-15 du code pénal et notamment de 5 années d'emprisonnement de 75000 € d'amende. Voilà, vous êtes informé.
Euh donc je vous invite à à prêter serment donc en appuyant sur le bouton pour que l'enregistrement puisse se faire dans de bonnes conditions, levant la main droite et en disant je le jure. On va commencer par monsieur Adrion. Allez-y.
Ouais. Donc on lève la main droite et on dit je le jure il faut que vous laissiez vous appuyez. La petite lumière rouge va se mettre en voilà.
Et vous pouvez prêter serment. Je le jure. Merci monsieur.
À vous madame. Je le jure. Merci madame.
Je jure. Merci. Je le jure.
Merci. Merci madame messieurs. Donc il y a un petit protocole de manière à ce que l'enregistrement puisse être clair.
Euh de la même manière, je vous invite à à nous faire part d'éventuels liens d'intérêt avec des structures industrielles ou distributeurs qui pourraient qui pourrait être intéressant de de porter à la connaissance de la commission, des membres de la commission d'enquête. Est-ce que vous avez des travaux, des missions particulières à déclarer ? Non, rien de particulier à déclarer.
C'est parfait. Donc notre commission d'enquête, comme vous le savez, était constituée en novembre dernier. Elle a donc pour objet d'enquêter sur les marges des industriels et de la grande distribution.
Donc aujourd'hui, l'objectif de cette audition est de de d'écouter ou d'entendre les acteurs d'un modèle, je dirais deux modèles plus alternatifs. Donc à la fois les représentants des AMAP, des producteurs en vente directe avec la Louve et également de déstockeurs. J'avoue qu'on avait initialement prévu une table ronde avec davantage de déstockeurs, mais que monsieur vous êtes le seul à avoir répondu présent pour pour l'audition d'aujourd'hui.
Donc c'est la raison pour laquelle vous êtes un peu isolé en tant que desstockeurs. Mais je je le dis pour mes collègues, il y aura d'autres acteurs de du modèle alternatif de distribution qui qui viendront qui viendront être audité dans les prochaines dans les prochains jours, dans les prochaines semaines. Donc ben écoutez mesdames messieurs, on va vous laisser rapidement la parole.
Moi ce que je vous propose c'est euh dans un temps qui est assez réduit puisque vous êtes nombreux et que nous aurons aussi pas mal de questions. Donc un maximum de 7 minutes, 7 8 minutes chacun. voilà, de nous donner selon vous les principaux éléments et les principales caractéristiques à la fois de votre de vos de vos activités, de la manière dont euh les négociations sont menées au sein de vos activités et comment euh selon vous assurez une meilleure répartition des marches entre les différents acteurs de la chaîne ?
Ensuite donc madame la rapporteur posera quelques questions et puis tous mes collègues ici présents auront bien sûr aussi la parole. Donc on va peut-être commencer dans l'ordre dans l'ordre des présents. Monsieur monsieur Adrion, vous laisse la parole pour commencer avec cette 8 minutes de présentation.
Bonjour messieurs dames. Euh j'ai pas une grande pratique des grands discours, donc je cette minute sera voilà, ça sera assez large pour moi. Je suis fondateur de l'universe.
Ça fait 50 ans. La mission de l'univers NOS qui n'est pas une mission officielle communic de communication mais une vraie mission de l'entreprise, c'est d'écouler les stocks d'un vendu des industriels auprès de clients satisfaits des bonnes affaires, tout en permettant au collaborateurs de s'épanouir. Ensuite, notre métier, notre métier, c'est l'achat.
Nous avons des magasins pour vendre et ainsi de suite. C'est obligatoire, on peut pas tout garder. Mais notre métier, notre vrai métier, c'est pas la distribution, c'est l'achat.
Nous sommes des acheteurs. Nous contactons à travers le monde 450000 je crois entreprises. Voilà pour les leur demander si ils ont des surplus de stock à se débarrasser qu'ils ne peuvent pas écouler par leur réseau traditionnel.
Ils nous répondent oui ou il y répondent non. S'il nous répondent non, bien on vous rappellera dans combien de temps ? Dans 3 mois, dans 6 mois, dans 1 an ou la semaine prochaine si vous le souhaitez.
S'ils nous répondent oui, nous leur demandons de nous fournir un inventaire, des échantillons, des photos, des documents pour pouvoir les évaluer. Ce sont des commerciaux qui font cette mission, qui sont au contact de ces 4500 fournisseurs potentiels. Ils nous adressent leur dossier de ce que nous avons besoin.
Le dossier est transmis à un service marketing qui est basé à Laaval et à Paris et qui étudie le lot de produit qui est à écouler. Au service marketing, il y a des catégories managers et qui connaissent chaque type de produit, qui sont spécialisés par type de produit. Il y en a environ 60.
Voilà. Le spécialiste du produit qui est proposé, bah étudie le le lot et dit à quel prix le consommateur final est prêt à l'acheter. C'est le cœur de notre métier.
Tel produit peut se vendre en telle quantité au consommateur à tel prix et il se vendra bien. À 90 % il a raison. Nous avons des bases de données des moteurs de recherche une historique de 50 ans et il y a plein d'outils qui sont utilisés.
Voilà. Et quand il a fixé le prix auquel le consommateur est prêt à l'acheter, il transmet le dossier au commercial qui retourne auprès du détenteur de ce stock et lui dit "Voilà monsieur, nous pouvons vous acheter ce stock à tel prix." Et là, l'entreprise, le le fournisseur potentiel dit oui ou dit non.
En gros, à 45 %, il dit oui, à 55 % il dit non, à ce prix là, je ne souhaite pas le vendre. Donc voilà, ça c'est pour le prix de vente, pour la marge. Le catman dit à quel prix le consommateur est prêt à acheter le produit.
Ensuite, en fonction de où il se trouve, où il est stocké, dans quel état il est, il y a des coûts de transport, des coups de manutenention, des coûts de dégriffage, des coûts de d'emballage, des coûts de il fait le calcul de toutes les charges qu'ils vont voilà et il détermine à partir de ça le prix d'achat. Donc chez nous, il y a pas beaucoup de négociation, il y a pas de plan. Chaque affaire est one shot.
Il y a pas de fournisseur d'accord de fournisseurs. Il y a des fournisseurs récurrents avec qui on travaille toutes les semaines. les grands fournisseurs que ce soit Nesle Danon ou les grands du textiles ou enfin dans tous les domaines ils ont des stock en permanence mais il y a jamais c'est one shot à chaque fois ils nous mettent en concurrence avec d'autres il voilà c'est on fait une offre ils disent oui ou ils disent non voilà ce que j'ai en tête que je peux que je peux vous direentation succinte mais je Je pense qu'on on reviendra dessus avec des questions.
Madame Boulong, je vous laisse la parole. Boulogne, je vous laisse la parole pour nous parler des du fonctionnement des AMAP. Euh, bonjour, merci de nous avoir invité.
Euh d'abord, il y a les groupes AMAP, les paysans en AMAP, les réseaux régionaux ou locaux d'AMAP et le Miram qui est un réseau interrégional qui fait travailler ensemble les différents réseaux régionaux. C'est comme ça notre attache. Nous ne sommes pas des distributeurs du tout du tout.
Nous sommes unevar, c'est un organisme national à vocation agricole et rurale. D'abord, nous participons aussi par exemple au pôle impact. qui sont toutes les alternatives agro agricoles euh pour l'agroécologie.
Nous avons été créés en 2001 euh en opposition à la grande distribution à la suite de tous les les scandales sanitaires et des mouvements pour contre les OGM, la vachefolle et cetera et cetera. Nous nous basons sur une charte qui met en contact le principe c'est de mettre en contact des paysans directement avec les mangeurs qui vont manger les produits des paysans. Il y a une charte pour unifier toutes les AMAP qui se créent elle-même spontanément.
Chaque association c'est une marque collective. Donc les associations peuvent se créer du moins qu'elles s'appliquent à la marque à la charte. Le principe, les mangeurs prépayent la production annuelle et sont solidaires en cas d'aléa climatique, vont donner des coups de main, par exemple à défaire une serre qui a été à moitié détruite par une tempête, vont replanter des semis quand il y a eu des inondations dans le nord.
Les Amapiens ont beaucoup participé. Les paysans eux s'engagent à livrer chaque semaine des produits issus de leurs fermes qui sont venus à maturité en agriculture biologique pour les produits frais. Il y a aussi événement des produits qui sont stockés comme les courges, les tomates, enfin pas les tomates justement pas les pommes de terre et cetera pour faire des légumes de garde pour les paniers d'hiver.
Ils sont distribués près quasiment 50 semaines par an, même l'été. Donc les gens s'organisent pendant les vacances et l'engagement réciproque entre les paysans et les mangeurs, c'est en cas de problème et d'impossibilité de livrer, par exemple un panier, on se met d'accord sur le report du panier, l'acceptation d'un panier vide, un coup de main à la ferme, le lancement d'une cagnotte, un appel à la solidarité des autres paysans du coin pour venir semer, récolter quelque chose qui doit se perdre. par exemple, si le paysan est malade, hospitalisé ou des choses comme ça, euh plus globalement, nous souhaitons que l'alimentation ne soit plus considérée comme une marchandise puisque c'est un besoin vital et universel.
Nous citoyons que ça sorte de tous les accords internationaux européens pour être pour avoir et que soit reconnu un droit à l'alimentation. Au niveau de l'Europe, il y a des propositions dans ce sens. Bien sûr, c'est une vente directe euh et en partenariat, la vente s'organise autour d'un contrat qui engage les amapiens à ce que je viens de vous dire et les paysans aussi.
Il y a écrit la date de livraison, le nombre de livraison, le prix de chaque panier, le lieu de distribution, l'horaire. C'est signé par les deux parties. C'est fait en double exemplaire.
Le paysan a un exemplaire, l'adhérent a une exemplaire. Les AMAP sont juste des facilitatrices pour mettre en contact les paysans et les adhérents. Elles ne touchent absolument aucun argent des adhérents.
Enfin, des adhérents, c'est une cotisation pour faire vivre l'association. On préfère qu'elle soit déclarée. Ça permet d'avoir des cotisations, de faire vivre un peu, de faire un site et cetera.
Mais la MAP, les réseaux ou le map ne touchent aucun argent des mangeurs ni aucun des paysans. Même au niveau de la solidarité, ça doit passer par les AMAP. C'est c'est une règle justement parce que nous voulons être connus auprès des services fiscaux d'intérêt général comme défenseur de l'agriculture paysane, biologique et citoyenne.
Et donc on fait très attention au conflit d'intérêt dans les AMAP. On conseille même qui ait pas les paysans ou alors qu'il soit dans un collège particulier justement pour qu'il y ait pas de conflit d'intérêt entre l'intérêt de leur entreprise et ce que décide le groupe AMAP dans son partenariat. Euh notre but premier, c'est de la pérénité des fermes.
Et pour ça, bien sûr, on s'engage pour plusieurs années, même si le pré prépaiement de la production se fait annuellement. Et le prépaiement, ça garantit la ça donne une enfin une visibilité sur la trésorerie de la ferme qui peut ainsi faire sa programmation, ses investissements et bien sûr il y a pas de marge. La seule, ça serait le salaire du paysan.
Mais nous les mangeurs, je suis une amapienne de Paris 15e. Nous les mangeurs, nous voulons que les paysans aient des revenus aussi que nous et puisse partir plusieurs semaines en vacances comme tout le monde. Donc par exemple dans mon AMAP dans le 15e, je suis avec en partenariat avec quelqu'un du Loiret.
Euh il y a de semaines à Noël, une semaine en février, une semaine au mois d'août et 3 semaines en avril mai parce que il y a plus de légumes de garde et les légumes de printemps sont pas encore poussé. Mais ça permet de de prendre un peu de recul et de calmer un petit peu le rythme assez soutenu du travail agricole. Euh à part l'hiver où les gens font à peu près trentaine d'heures.
C'est vrai qu'au printemps, l'été et à l'automne, c'est 70 he par semaine. C'est un peu dur. Voilà.
Euh en souvent euh il y a des salariés mais pas toujours. C'est souvent des des associés. Il y a plusieurs structures de ferme mais ça c'est du côté voilà ça c'est des entreprises mais les AMAP ce sont des associations à but non lucratif animé que par des bénévoles.
Je suis bénévole et dans les réseaux comme le mien en Île-de-France ou Miramap c'est une quinzaine d'administrateurs bénévoles et on a quelques salariés pour faire tourner la machine militante parce que voilà les bénévoles c'est difficile pour pour nous d'être compétent dans tous les domaines quoi. Voilà, j'attends vos questions. Merci madame.
Est-ce que vous pouvez juste nous donner quelques idées de vol enfin de chiffres de volumes sur les volumes qui transitent par ces circuits ? Alors, je je suis pas bonne en multiplication, mais moi, par exemple, notre âme notre paysane s'engage à à livrer à peu près 5 à 6 kg par semaine de 7 à h légumes différents et qui changent chaque semaine. Si les paysans ça, enfin nous donnaient que des courgettes l'été et des choux l'hiver, il y aurait plus d'adhérents dans les amapes.
Donc ils mettent en production par exemple une soixantaine de légumes, soit en semi, soit en pousse, soit en récolle, soit il le retire. Il y a des rotations sur les planches, il y a des rotations sur l'ensemble puisqueon a en agroécologie, il y a des planches au repos et il y a des planches, on retire les oignons et après on plante les carottes ou les radis. Enfin, il y a des rotations, il y a une organisation mais presque le paysan en Amap c'est un métier à part entière.
C'est pas un métier même de paysan en agriculture biologique intensif, c'est autre chose. Si on veut pouvoir alimenter des paniers d'amape, il faut présenter une certaine variété et avoir une certaine régularité dans la taille du panier, quoi. Très bien.
Merci madame. On va poursuivre avec la coopérative la Louve. Bonjour, merci beaucoup pour l'invitation et pour avoir initié cette enquête qui est très intéressante pour beaucoup de monde.
Euh donc je vais juste peut-être rapidement décrire un peu le comment ça marche notre projet parce que c'est un peu complexe. Donc nous sommes ce qu'on appelle un supermarché coopérative et participative. Ça veut dire que à la base nous sommes cooperative de consommateur qui veut dire que euh nous sommes ouverts que au copropriétaire du magasin.
Pour faire ces courses à la louve, il faut acheter des parts dans notre coopérative. Nous sommes 4000 membres qui font ça actuellement. Après, nous sommes par participatifs dans le sens où euh chacune de ces 4000 personnes est obligé de venir participer au fonctionnement de magasin.
Donc nos membres, ils viennent 3h toutes les 4 semaines pour faire la caisse, la manutention, nettoyage, mise en rente, ce genre de choses. Euh et donc cette partie participative, c'est un peu ce qui est nouveau dans le la tradition des coopératives de consommateur. C'est une pratique qui était qui avait commencé dans les années 60 et 70 principalement.
Nous suivons un modèle qui existait à New York depuis cette époque-là et nous sommes le 12e du monde de ce modèle. Après, il y a d'autres maintenant. Euh donc de les avantages de cet aspect de participation, une chose, ça crée une bonne ambiance dans le dans le magasin, mais c'est pas l'affaire de votre enquête, mais plus importante, c'est c'est le fait que ça nous permet d'avoir un coût de gestion qui est beaucoup moins important qu'un supermarché classique.
Nous, on a 14 salariés à la louve. Un supermarché avec les mêmes volumes aurait 30 à 40 salariés. Donc on profite de ces coûts allégés pour avoir des prix très intéressants sur nos produits.
Et je vais juste faire une parenthèse sur les marges juste parce que c'est vous je vu j'ai vu dans différents séances c'est un mot qui signifie plusieurs choses et donc juste le façon dans lequel on utilise et même on a vu des certaines confusions dans des différentes discours des personnes ici notamment une personne qui disait que les supermarchés coopératives et participatives ils ont la même marge grosso modo que les grandes distribution sauf que chez nous c'est transparent il disait c'est autour de 22 23 % alors que ça c'est nous donc nous on utilise le mot majoration pour marge commerciale. On trouve que c'est bien parce que lève le mot marge et marge pour marge brute grosso modo. Donc la Louve on a une majoration sur les produits de 22 %.
Si on achète à 1 € on a on ajoute 22 %. Euh et et donc la la grande distribution si on parle de majoration serait 30 à 45 %. Voilà.
Donc euh donc ça c'est ça c'est une chose qu'on fait, c'est marge fixe aussi. Donc voilà, ça c'est on va on va revenir à cette à cette chose-là. Donc donc ça nous permet donc concrètement ce que ça donne par exemple la plupart de temps 9 fois sur 10 les un fruit légume bio qu'on propose à la lou va être moins cher que la version non bio au supermarché à côté.
Et après c'est sur tout toutes les produits, on a des économies vraiment importants. Euh on est vraiment un supermarché dans le sens où c'est pas une boutique, on a une surface de vente de 550 m² y compris les caisses. Et aussi c'est la gamme est ouverte dans le sens où on a des produits conventionnels, on a beaucoup de produits bio mais pas que du tout des produits artisanaux et cetera.
La composition de nos membres, j'ai dit qu'on a 4000 personnes. 10 % de nos membres sont des bénéficiaires de minim sociaux. Un autre 15 % sont revenus disons un peu juste au-delà de ça.
Après, on a des membres qui sont plus confortables que ça. Mais le le membre moyen à la Louve, c'est probablement un prof, un prof de lycée, quelque chose du genre. Ça va assez bien chez nous.
On a fait 9,5 millions de chiffres d'affaires l'année dernière. On a un euh densité densité de de en français de densité de des ventes par mètre carré par an de 17400 € qui est très élevé. Voilà.
Donc ça c'est un peu le modèle de comment ça marche et en écoutant quelques séances de de votre enquête, j'ai signaler peut-être des choses à dire où on est un peu différente. Juste profitons de notre expérience grosso modo où on a l'occasion où des consommateurs, ils ont créé le propre supermarché toutes avec les mêmes contraintes qu'un supermarché indépendant classique des des loyers à payer, des salariés salariés à payer. le besoin de attirer des personnes sinon notre projet ne marche pas mais il y a des choses qui sont différentes un peu dans notre modèle qui sont peut-être intéressant pour votre enquête.
Donc l'une chose c'est que la Louve n'engage pas dans le marketing dans interne dans dans le magasin. Il n'y a aucune grande flèche qui va essayer de cibler le regard des membres envers un produit ou un autre. Euh on n pas de de musique, on n pas de des publicités.
Notre attitude envers nos membres, c'est euh tu es un adulte, tu achètes ce que tu veux. Dans le magasin, c'est 1 € c'est 100 500 € on s'en fiche totalement. Voilà.
Euh lié à ça, c'est cette pratique dont j'ai fait référence de notre majoration fixe sur les produits. Et donc là, encore une fois, c'est une majoration fixe de 22 %. Et pour nous, c'est aussi ça vient de cet esprit d'absence de marketing dans le sens où on n'utilise pas la variation de majoration comme un espèce de façon de donner illusion à au consommateur que peut-être il paye peu cher quand il regarde son lait, il dit "Ah, c'est pas le Coca-Cola, c'est pas aussi cher que ça." Et après de rattraper ça discrètement sur les autres produits.
Donc cette chose de un peu on sait pas quel dans un supermarché classique, on sait pas quelle est la marge sur un tel produit. Chez nous, on sait que c'est 22 %. qui veut dire que qu'on est face au projet euh au supermarché avec une majoration variable, on peut voir comme un peu comme la radiographie, on peut voir dans les grandes distribution là où il marche beaucoup où il marge peu sur les sur les produits.
Donc une autre chose qui est intéressante avec notre projet, donc on est tous actionnaires dans notre coopérative mais il n'y a pas des dividendes sur nos nos actions. Ça c'était une évidence. Euh l'autre chose quand j'ai entendu souvent évoquer cette climat de compétition très très acharné dans la grande distribution avec les cooperatives de notre modèle.
Quand les gens nous contactent, ils souhaitent mettre un projet comme le nôtre en place dans leur ville ou dans un autre parti de Paris ou notre pays Autriche, Espagne, Allemagne. On dit super, on va vous aider à faire ça. On dit pas parce que on ne touche pas d'argent, on va pas vous aider ou on dit pas qu'on va vendre notre conseil par exemple.
Et c'est notre esprit qui nous lie à la tradition des cooptives de consommateur classique en France qui date du 19e siècle. Donc peut-être lié à ce ce cet espritlà, c'est l'idée que on a un attitude d'un sujet aussi évoqué euh dans ces ces enquêtes, c'est vers leur rentabilité. Donc nous sommes pour la rentabilité, la louv est rentable mais ça c'est la chose qui nous liit aussi de la tradition des coopératives de consommateur traditionnel c'est notre attitude par rapport à au à la rentabilité ou au profit dans le sens où dans une économie compétitive ou concurrentielle le profit c'est le centre de gravité du projet c'est le but c'est le fin du projet Alors que avec nous et avec la tradition des coopives de consommateur, le le le profit c'est le moyen et le fin est donc ce que j'imagine et peut-être l'envie de tout le monde.
Le sincèrement à la Louve, le le fin le but c'est le bien-être de nos membres. C'est on veut que les nos membres passent une vie riche et profonde. Bien.
Merci monsieur. On va donc terminer ce tour de table avec monsieur Florient Pascal donc président de la Fédération nationale des magasins de producteurs en vente directe. À vous monsieur pour 8 minutes maximum.
Merci. Maximum. On va essayer.
Alors, avant d'être président, je suis avant tout agriculteur avec mon frère et ma sœur. On est dans une exploitation agricole des Alpes d'autres Provences où on fait on produit des fruits et légumes et depuis 15 ans, on a choisi de développer nos circuits courts et la vente directe au sein de magasins de producteurs que l'on a monté et que l'on a développé dans notre région. Depuis 9 ans, j'anime je suis je préside aussi le réseau régional des magasins de producteurs au niveau de la région PACA qui fédère 16 magasin et depuis une petite année, on a constitué la FMAP, la Fédération nationale des magasins de producteurs qui regroupe aussi bien des magasins de producteurs à titre individuel que des réseaux qui déjà mutualisent ou centralisent d'autres magasins au niveau régional.
Euh aujourd'hui euh en France, il y a grosso modo 14 % du commerce de détail alimentaires qui se font en circuit court. Dans ces 14 %, la part des ventes réalisées en magasin de producteurs est de 4,4 %. C'est des données issues du lab alimentation 2025, l'OPSAT de l'unié.
Euh le nombre de magasins de producteurs identifiés au niveau national s'approche près des 600 magasin. Nous au niveau de la FMAP, on en fédère à l'heure d'aujourd'hui que 65 du fait de la jeunesse de notre organisation. Mais déjà l'objet en tout cas le l'ambition de notre fédération, c'est bien de se compter et de se caractériser de façon à bien identifier qu'est-ce qu'on appelle magasin de producteur et combien il y en a en France.
Et c'est ce que nous au niveau de la FMAP on veut défendre. La FMAP elle est elle peut être définie comme un syndicat non pas comme un syndicat de mode de production mais un syndicat de mode de commercialisation. Et le modèle que l'on veut défendre et que l'on veut promouvoir, c'est le modèle de magasin de production en vente directe euh qui se définit en un lieu physique de vente directe de produits locaux de saison issus de ferme d'un collectif d'agriculteurs qui se donneent des règles de fonctionnement. un lieu physique parce qu'on parle magasin de producteur évidemment comme un lieu avec une notion de pas de porte, un lieu où des clients viennent acheter leurs produits et en rencontrent des producteurs qui vendent leurs produits de vente directe parce qu'il y a pas notion d'achat revente au niveau du magasin.
Les producteurs apportent leurs produits au magasin mais ils restent maître de leur de leur produits. C'est une notion de dépuvante avec une notion de contrat de mandat. S'il y a une perte, s'il y a un vol, s'il y a des rebut, c'est toujours le producteur qui en est responsable et donc il a tout intérêt à s'investir dans cette gestion, dans ce magasin pour vérifier et bien maîtriser que ces produits sont en vente de produits locaux et de saisons parce qu'en effet, ce sont en général des producteurs d'un terroir qui se rassemblent, donc qui qui construisent et qui mettent à disposition leurs produits auprès de des clients.
Mais ça, on a toujours cette notion de proximité et de lien avec le territoire. Euh dans l'étude de l'impact économique que l'on a fait sur différents magasins de producteurs, on se rend compte que 80 % du chiffre d'affaires réalisés sont faits avec des produits qui sont issus d'un rayon de moins de 30 km du magasin. Quand on parle de produits locaux pour nous, on parle de en majoritairement de produits qui sont inférieurs à 30 km² 30 km à voliseau.
Et de ce fait, on on parle aussi de produits de de saison. Le 4è point était issu de nos fermes. Issu de nos fermes mais pas exclusivement.
Il y a une tolérance à savoir que le magasin de producteur peut aussi faire des actes d'achat revente pour compléter une gamme. Il est évident que pour pouvoir être attractif et avoir un un choix intéressant, il faut avoir la latitude de pouvoir suppler des manques d'approvisionnement ou compléter sa gamme pour être attractif. Mais ça encore ça c'est c'est réglementé dans les cahers des charges qui sont en place.
En général, le chiffre d'affaires de cette gamme de produits ne pas ne doit pas dépasser plus de 30 % des volumes des ventes. Et enfin, le point le plus important pour moi, pour nous, c'est que ces magasins de producteurs sont gérés par un collectif d'agriculteurs. C'est-à-dire que c'est vraiment une gouvernance participative et démocratique et c'est les producteurs eux-mêmes qui se donnent leurs propres règles de fonctionnement.
Et si on étudie l'aspect un peu plus économique de la chose pour en revenir à ces problèmes de marge, alors nous on parle pas de marge en fait parce qu'il y a pas une notion d'achat auquel on affecte un coefficient multiplicateur ou une marge pour donner un prix de vente. C'est le producteur qui définit son prix de vente et en fonction de son statut sur le fait qu'il s'engage plus ou moins dans la gestion et dans la gouvernance du magasin, on va prélever un taux de commission. Ce taux de commission d'après notre expérience et et une moyenne de de ce que l'on constate dans les magasins de producteurs que l'on suit, il va de 7 % à 30 voir 35 % pour le plus gros.
Si un collectif de producteurs s'investit et assure eux-mêmes leur vente, il y a pas beaucoup de frais de gestion et donc le taux de commission peut être moins limité allant jusqu'à que 7 %. La particularité, c'est que en général ce taux de commission, il est valable pour n'importe quel producteur que ça soit un apiculteur, un maréché ou un éleveur. Le taux de commission reste le même.
Il peut y avoir d'autres frais qui sont facturés en fonction des services rendus. Si je prends moi mon exemple dans mon magasin de producteur à Univers Paysan Fortalkier, on a développé un rayon boucherie. Donc le magasin embauche un boucher pour faire la découpe de carcasse.
Le taux de commission pour l'éleveur qui est associé au magasin sera de 13 % mais on lui facturera un forfait de 4 € de kilos de viande découpé pour qu'il participe un peu plus au aux frais inhérents à l'embauche d'un boucher et de ces frais indirects. Mais d'une manière générale, c'est le producteur qui décide le prix de vente. Il y a un taux de commission qui est valable.
Et l'objectif des magasins de producteurs euh c'est si il y a une valeur ajoutée, s'il y a des bénéfices qui sont réalisés, l'optique c'est pas de les redistribuer sous forme de dividende. L'optique c'est de diminuer cette commission pour que la valeur ajoutée retourne dans les fermes. C'est pour ça que ce qui est important et ce qu'il faut comprendre, c'est que l'objet d'un magasin de producteur, il est pas là pour être capitalistique.
On veut pas rémunérer un dividende, on veut pas rémunérer une activité sur la distribution, on veut diminuer les frais de commercialisation et que la valeur ajouté retourne dans les dans la poche des des producteurs. Et c'est vraiment le le la raison d'être pour nous de notre modèle que l'on veut défendre et qui est pas si facile à mettre en place parce que ça nécessite de la coordination évidemment puisque c'est des modèles collectifs. qui dit collectif dit ben une difficulté de pouvoir gérer et surtout euh nous les producteurs, on on maîtrise peut-être la partie production, la partie vente, elle est un peu plus compliquée à maîtriser et il s'avère que la règlement française, la réglementation française ne nous facilite pas la chose et il serait bien monton en tout cas queon puisse nous épauler nous aider à à défendre ce modèle là pour que ça soit facilitant et en tout cas qu'on puisse développer ce type de modèle.
Pardon, des productions qui passent par le qui passent par le circuit de la par votre circuit de commercialisation ou ou les producteurs qui qui viennent chez vous peuvent avoir d'autres circuits de commercialisation. Chaque producteur est est libre et maître de sa production. D'accord.
Moi ma production qui a pas d'engagement particulier à venir livrer ? Alors si si il y a des engagements, il faut que la structure puisse tourner et et ce que parlait monsieur tout à l'heure, c'est-à-dire que il y a une notion de dépuvante et quand un producteur s'engage dans la dans un magasin de producteur en général outre le fait de signer les statuts, de s'engager euh dans les parts sociales éventuelles euh et le règlement intérieur ou la charge de qualité, il y a cette notion de contrat de mandat dans lequel il dit "Moi, je veux vendre mes pommes de terre à 2,50 €. Je m'engage à vous fournir 500 kg de patates toutes les semaines." D'accord ?
Et et ce contrat de mandat, il est signé entre le producteur fournisseur et le collectif dont il fait partie. Très bien. Merci beaucoup monsieur.
B On va laisser la parole à madame la rapporteur pour euh les premières questions. Bien merci. Merci euh à vous quatre déjà.
Merci euh d'être d'être présent ici et de nous présenter ces modes de distribution alternative même si elles sont plus ou moins importantes en France. En tout cas, elles sont intéressantes au regard du sujet qui est le nôtre, c'est-à-dire comment sont faits les prix dans la grande distribution et comment quelles règles il respectent. Et donc, c'est pour ça qu'on voulait vous avoir autour de cette table puisque vous avez une autre logique que celle habituellement prise par la grande distribution.
Et de comprendre cette autre logique va peut-être nous permettre de comprendre comment sont fait et ce qui soutend les prix habituels en grande distribution. Alors, je vais peut-être commencer, si vous le permettez, par monsieur Adrion qui a quand même une activité un peu différente de vous trois. Euh, je j'aurai quelques questions à vous poser si vous voulez bien.
Vous nous avez bien expliqué comment vous faites vos achats. Moi, j'ai quand même une question un peu de, j'allais dire de grand public, c'est où est-ce que vous trouvez des produits si peu chers ? Qui vous les dites 4500 fournisseurs, mais c'est qui ces 4500 fournisseurs ?
Vous nous avez dit Nestleouanon, ça j'entends. Ça veut dire que tous les fournisseurs qui fournissent la grande distribution vous fournissent aussi par exemple vous avez les mêmes produits que un magasin de grande distribution. Oui, ça peut être ça la réponse.
Non. Oui, mais je peux aller plus loin. [rires] Euh oui, ce sont toutes personnes qui fabrique, qui importe, qui est grossiste, qui est distributeur, qui détient un stock à un moment et qu'il n'est plus en mesure d'écouler à ce moment-là.
Je peux vous donner un exemple. Euh ce qu'on appelle les fins de série, nous déstoquons par exemple à Gendas. D'accord.
Mais tout le monde en déstock. Voilà. Donc mais Agendas Agendas commande des crèmes, des parfums, des bâtons, des cornets, des boîtes, des étiquettes, des et tout ça c'est commandé et ça arrive à l'entrée de l'usine à Gendas.
Ça arrive, ça arrive, ça arrive, ça arrive. La machine à Gendas, elle fait des sucettes, des bâtons, des petites boîtes, des Tout à fait. Vo et qui sortent à la sortie.
Voilà. À la sortie, ils livrent leur magasin, ils livrent la grande distribution, ils livrent tous les gens qui revendent ses produits. Il fait chaud, les produits ils partent, ils partent, ils partent.
Il fait froid, ça reste sur les quais. Et là, il nous appelle. Voilà.
Très bien. La choue, c'est l'inverse. D'accord.
Ça se mange plutôt quand il fait froid. OK. Alors, on a bien compris, c'est bien que vous preniez deux produits alimentaires puisque'en fait ça veut dire que vous distribuez des produits alimentaires puisque là vous nous en citez deux.
Je sais que ça n'est pas vous allez nous dire quelle est la part des produits alimentaires dans vos dans votre chiffre d'affaires par exemple. Mais ce qui m'intéresse moi, c'est qu'en fait vous n'êtes pas soumis aux lois égalimes. C'est c'est la question que je vous pose.
Vous n'êtes pas soumis, me semble-t-il aux lois égalimes. Or euh or vous vendez des produits alimentaires. C'est-à-dire que vous avez quand même une forme de privilège concurrentiel par rapport aux autres si je ne m'abuse.
Nous vendons des surgelés et des conserves. Nous ne vendons pas de produits frais et des glaces. et des glaces surgelé.
D'accord. Surgelé tout ce qui est surgelé. D'accord.
Oui. Vous vendez pas de fruits et légumes. Voilà.
Vous vendez l'épicerie l'épicerie et les gel. Oui. Les gâteaux.
Oui. Les enfin tout ce qui se concerne. Voilà.
Pour ce qui concerne égalim, je vais vous dire, j'y connais rien du tout. D'accord. Mais ça prouve bien si vous n'y connaissez rien que vous n'avez pas à connaître Égalim. car ceux pour qui s'applique connaissent égal sur le bout des doigts.
Donc ça veut dire que vous n'êtes pas soumis à égalim. C'estàd que vous pouvez faire les promotion que vous voulez par exemple alors que n'importe quel distributeur va être limité à un certain pourcentage de promotion alors que vous non. Ah bah non.
Non tout à fait non on n'est pas OK d'accord. Euh qu'est-ce qui vous distingue par exemple ? Pardon ?
Non, je dis c'est hors négociation commerciale. Oui, c'est hors négociation commerciale. C'est ça.
Qu'est-ce qui vous distingue de Qu'est-ce qui distingue votre politique d'achat d'un magasin action par exemple ? Alors, nous sommes des stockers. Oui.
Et Action, c'est un discounter. D'accord. Alors, allez-y, précisez-nous les deux termes parce que tout le monde n'est pas voilà. euh cherche un produit, le fait fabriquer, met en concurrence des fabricants en Chine ou ailleurs ou où il veut, il tire les prix le plus bas possible mais il fait fabriquer.
Nous nos prix, nous les avons parce que la personne qui les détient doit s'en débarrasser. Elle n'est plus liée au prix de revient, elle est liée au prix de marché. À quel prix quelqu'un veut bien m'offrir ?
On ressemble un peu au produit d'occasion. à quel voilà c'est ça c'est le prix d'acceptation quoi. On va J'ai encore quelques questions spécifiquement pour vous.
Dans votre objectif d'exploitation de vos magasins, vous le faites vous dans sous le régime de la gérance du de la gérance mandat. C'est ça ? Oui, tout à fait.
Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment vous vous rémunérez dans un tel cadre et puis surtout comment ça fonctionne en fait la gérance mandat ? Est-ce que votre société perçoit euh les fruits des ventes, perçoit uniquement des loyers, euh facture des services enfin ça fonctionne comment ? un magasin un magasin trad excusez-moi un magasin traditionnel achète des produits, les vend, paye son loyer, son électricité, son personnel, ses transports et ainsi de suite.
Avec le mandat, nous confions la commercialisation, nous donnons le magasin, nous donnons le stock, nous apportons l'électricité et tout. Nous confions à un mandataire avec qui nous avons un contrat de mandat qui lui gère la vente et embauche son personnel. Il n'a que ça à gérer.
Lui, son personnel et l'action de vendre. Le magasin appartient à NOS en l'occurrence. Tous les frais sont gérés par NOSE, je vous dis, hormis les frais de personnel et du gérant.
D'accord. Alors, c'est une étape avant la franchise. C'est ça.
OK. La franchise où il est il achète le fond de commerce. Là, il a pas à investir.
Très bien. Et donc quand même, il vous paye pour ça. Non, c'est nous qui lui versons tant de pour du chiffre d'affaires qu'il réalise pour payer.
Ah d'accord. Donc vous vous récupérez l'ensemble du chiffre d'affaires et vous rétrocédez une partie du chiffre d'affaires pour pour qu'il paye ses salariés. Pourquoi vous payez pas directement les salariés ?
Ben parce que parce que c'est une manière d'externaliser la ressource humaine. Voilà. Alors donc si vous voulez, c'est quand même une manière de ne pas la centraliser et donc de ne pas avoir des négociations collectives ou des choses comme ça.
Ce que vous Ah bien sûr, c'est ça. H très bien. Non, c'est pas ça.
Mais c'est ça aussi. Voilà. Très bien.
Peut-être il vous a pas échappé. Nous nous avons pas société NOS, nous appelons l'univers nos l'univers NOS, c'est notre principe, c'est de dire tout le monde, le maximum de gens sont indépendants, autonomes, qui gagnent, s'il travaille beaucoup, il gagne beaucoup. S'il travaille peu, il gagnent peu.
Ils s'investissent beaucoup, ça marche bien. S'ils investissent pas, ça marche pas. Voilà, ils sont maître de leur propre eux petit compte d'exploitation.
Ah bah oui, complètement. Je sais pas, vous venez nous expliquer le contraire. Vous avez expliqué que c'est vous qui récupérez le chiffre d'affaires et que vous leurz.
Oui, mais ils ont leur compte à eux, c'est-à-dire qu'ils touchent en gros 10 % du chiffre d'affaires et avec ça, ils gèrent leur personnel et leur magasin et des mandataires, c'est-à-dire ils travaillent pour eux comme des artisans, comme des auto-entrepreneurs, comme des professions libérales. Ils travaillent pour eux. S'ils travaillent beaucoup, il gagnent beaucoup. ou s'il travaille peu, il gagne peu.
S'il travaille, voilà, c'est ils sont très bien. Je vous remercie. Non, non, c'est clair, c'est 10 % donc pour payer les frais de personnel et euh pour payer leur propre rémunération leur propre rémunération.
Donc voilà, ça veut dire que vous externalisez les frais de personnel en quelque sorte hein. C'est un peu ça la gestion du magasin. La gestion, une partie de la gestion du magasin.
Très bien. Alors, je reviendrai peut-être vers vous plus tard. Je veux bien poser des questions à nos trois autres à nos trois autres, j'allais dire invités, mais c'est un peu ça puisque nous vous avons invité.
Donc nous avons euh votre objectif et ça on l'a bien compris, c'est de garantir la juste rémunération des agriculteurs, il me semble hein dans ce que vous disiez ou la juste ou une forme de juste prix peut-être plus euh pour euh pour la Louve. Euh donc nous ça nous va bien, enfin ça nous va bien parce que c'est aussi notre idée en fait d'avoir créé cette cette commission d'enquête. L'idée c'était de dire bah d'un côté on a des consommateurs qui trouvent qu'il payent trop cher et de l'autre côté on a des agriculteurs qui trouvent qu'ils sont pas bien payés euh qui sont pas bien payés pour euh pour les produits qu'ils vendent et donc ça veut où passe l'argent sur cette chaîne ?
C'était ça notre question. Euh donc euh pour en revenir à vous, par exemple, monsieur Bous, on se connaît déjà hein puisqu'on avait déjà travaillé sur la Louve au moment où vous deviez vous installer à Paris et effectivement c'est une belle une belle réussite. Est-ce que vous pouvez nous dire si j'ai bien compris euh ce que vous nous avez dit ? nous avait dit nous c'est 22 % de marge commerciale.
Je tiens à préciser que la plupart des autres distributeurs nous ont expliqué que leur marge commerciale était de 33 % puisqu'elle était de 25 quand le à peu près hein quand le prix d'achat était de 75 ce qui revient à une marge commerciale de 33 %. Vous vous nous dites que votre marge commerciale est de 22 %. Je dis ça parce qu'en fonction de la manière dont on présente la répartition, on entend du 25 et 33 et finalement on utilise l'un et l'autre maladroitement.
Donc c'est pour ça que je reprécise. Vous êtes à 22 % quand tous ceux qui sont intervenus avant vous nous disent être à 33 %. Or, la différence entre les deux, vous nous dites avoir à peu près moitié moins de frais de personnel, 14 au lieu de 30 et eux nous expliquent qu'en frais de personnel, ils sont entre 10 et 12 %.
Donc, on voit bien que la différence entre le 22 et le 23 %, les euh les 11 % d'écart entre vos modèles correspondent en partie au personnel et il reste 5 6 % dont vous nous expliquez quand même, vous faites pas de publicité et cetera. Donc voilà. Donc c'est juste pour essayer de de comparer votre constitution de marge par rapport par rapport à la leure de comparer deux modèles qui sont difficilement comparables.
Est-ce que vous nous vous pouvez nous confirmer que dans vos rayons, il y a pas de péréquation chez vous ? Il y a pas un rayon où vous faites 10 % + 10 et l'autreù vous allez faire + 30. Encore une fois, c'est pour la majoration, on on nous on ajoute des coefficients de perte sur les produits parissables.
Ah à des petites donc c'est pour pour le pain, on va dire que c'est encore 2 % donc ça va être 24 %. Euh pour les fruits légumes, c'est 3 % par exemple, c'est on fait sur les viandes euh les les fruits légumes et le pain. Mais voilà et donc probablement ça augmente si on prend toutes nos ventes, le le la majuration globale serait plus vers 23 %.
Très bien. Merci. J'ai une autre question pour vous.
Le prix de vente à la fin du processus, le prix de vente à vos clients par rapport à un prix de vente en grande surface est moins cher. Vraiment moins cher. Voilà.
Donc c'est quasiment encore une fois c'est différent parce que nous appliquons cette majuration fixe et ça dépend si un autre il a fait une faible majoration sur le produit mais même ça souvent on est moins cher donc on fait régulièrement des des là ça dépend du rayon mais je peux dire par exemple par rapport au magasin bio nous sommes grossement de 20 % moins cher 20 à 25 % moins cher sur les fruits fruits légumes la plupart du temps encore une fois nous proposons bio et non bio mais dans rien en fruit légumes, c'est que en bio et par rapport aux autres on est moitié prix. Voilà ce vous êtes moitié prix moitié prix par rapport au par rapport au distributeur habituel au magasin bio et en moyenne. Donc ça va on va avoir ou non mais c'est intéressant parce qu'il y a une grosse marge sur les produits bio et donc ça m'intéresse que vous nous disiez que en ayant une marge en ayant la même marge vous réussissez à sortir le produit à moitié prix.
Moi, j'ai j'ai toute une liste. Nous, on envoie nos membres de temps en temps pour faire une comparaison de prix avec les deux supermarchés euh typique de notre quartier et un magazin bio. J'ai je peux vous montrer.
C'est voilà. Donc, il est on voit le Ouais, ça vous pourrez nous l'envoyer parce que je vois bien mais juste Oui, tout ce qui est en vert est moins cher que chez nous. et je vois 10 - 10 7 % 30 % volontiers.
Alors merci. Alors maintenant, j'ai une question. Oh pardon, merci.
J'ai une question pour monsieur Pascal. Je voudrais savoir en ce qui vous concerne à la fin le prix de vente finale de votre produit. Vous nous avez bien expliqué comment vous fixiez les prix.
Le prix de vente finale de vos produits, il est plus cher ou moins cher que ce qu'on peut trouver en grande distribution ? J'imagine moins cher mais enfin est-ce que vous pouvez nous expliquer tout dépend tout dépend c'est le libre arbitre du du producteur et de sa politique qui veut mettre en place. Nous on est les magasins de producteurs ne sont pas là pour fixer des prix et se mettre en concurrence à la grand distribution.
D'accord. Mag de producteurs sont là pour donner un outil euh au producteur pour pouvoir vendre. C'est le producteur qui choisit son.
Alors dans votre cas à vous, puisque là vous pouvez nous le dire puisque vous vous êtes à la fois producteur et dans un magasin de producteurs, comment vous fixez vos prix de vente ? C'est c'est c'est moi qui chois mes cris. C'est vous qui décidez.
Et qu'est-ce qui vous anime par exemple dans cette fixation ? Je c'est en fonction de de mes coûts de production. Oui.
D'une part et de la quantité à écouler. Si j'ai beaucoup de produits, je diminue mes prix. D'accord.
Et c'est et c'est cette notion de vente que je maîtrise et et dont je retire la valeur jeté. C'est-à-dire que si j'ai une surproduction de melon avec des gros calibres, je vais mettre mon melon à 5 € la pièce et ils pourront partir tous et je et j'auraiis valorisé ma ma surproduction de melon. Ça sera pas un autre intermédiaire qui aura fait cette plusvalue.
Si vous avez créé les magasins de producteurs, c'est sans doute que vous trouviez que dans les magasins classiques de grande distribution, enfin c'est que vous ne trouviez pas votre compte dans les magasins classiques de grande distribution. Je pourrait dire ça, je réinsiste sur cette notion de maîtrise de cette valeur ajoutée sur la vente. C'est ça.
C'est-à-dire que le producteur reste maître de sa marchandise et fait ce qu'il veut avec son action de commercialise. Alors, quel regard j'ai bien compris du coup quel regard vous portez sur les négociations de la grande distribution dans votre métier qui dans votre métier d'agriculteur ? Alors, avec ce que j'imagine parce que personnellement je ne négocie pas.
D'accord. Mais c'est c'est là où où ce qui me paraît important, c'est que les producteurs d'une manière générale n'ont pas la compétence et n'ont pas la maîtrise de cet aspect de négociation. Ouais.
Moi qui fait un petit peu encore du circuit long, ça Ouais. Moi qui fait un petit peu encore du circuit long parce que je vends un peu de mes melons aussi vis des circuits longs, je n'ai aucune marge de négociation. le grossiste avec qui je négocie en disant bah j'ai un j'ai 500 kg de melon en plus est-ce que tu me les prends ? il me dit "Oui, je veux bien de les prendre à tel prix et encore faut-il qu'il soi conditionné, calibré et livré au bon au bon endroit." Donc c'est cette maîtrise là, cette capacité de pouvoir négocier que les agriculteurs d'une man général n'ont plus ont perdu ou en tout cas on ont confié à à des intermédiaires qui eux en profitent pour garder cette ajoutée.
Très bien. Donc on est bien là sur la question des marges. À qui reviennent les marges ?
Et donc là, les magasins de producteurs ont pour objectif de vous faire garder l'intégralité de la marge qui est réalisée. D'accord ? Alors, je voulais j'envenais au bilan des lois égalimes mais malheureusement notre coprésident s'en va.
Euh donc, j'en étais au bilan des lois égalimes. Est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous en pensez des lois égalimes puisque j'imagine que c'est arrivé jusqu'à vous là ? Donc c'est pour vous trois hein.
Si alors les amables, je sais pas si ça vous concerne réellement. Il me semble que non mais c'est c'est vous avez le droit d'avoir un avis. Ce que vous pensez des lois égales, mais si vous pensez que elles ont permis d'améliorer la juste rémunération des producteurs.
Je veux bien commencer par vous, monsieur Pascal. Là encore, je suis assez mal placé parce que je ne maîtrise pas ces loalim dans la mesure où je suis pas confronté à cette problématique. Très bien.
OK. Mais ce que je peux en dire, c'est que nous producteurs, parce que là je peux parler en tant que coproducteur, c'est qu'on est trop éloigné de ce milulà. On ne le maîtrise pas.
Vous ne maîtrisez pas la manière dont les négociations se font et cetera. C'est trop loin. Vous suissz beaucoup, c'est beaucoup trop loin.
D'accord. Très bien monsieur Bus pour nous ça ne nous concerne pas trop non plus dans le sens où on travaille pas trop en direct avec les producteurs. C'est-à-dire c'est-à-dire de principalement nos nos produits viennent des distributeurs.
Alors justement c'était ma question spécifiquement pour vous. À qui vous achetez parce que vous nous avez pas parlé du mécanisme d'achat. Vous achetez à qui ?
Donc nous on a 50 56 différentes fournisseurs on peut dire et ça peut on travaille avec un une distributeur classique qui dessert les G20 par exemple à Paris on travaille avec quelques distributeurs des produits bio bioisseur des distributeurs. C'est-à-dire que vous travaillez avec les centrales d'achat. C'est ça que vou dire c'est des c'est des sociétés de distribution des personnes qui ont voilà donc des grossistes de fruits et légumes des grossistes de fromage.
Voilà travaille avec le même comme j'ai dit le même distributeur qui desser des supermarchés indépendants. les front cap. Donc on travaille avec eux par exemple, on travaille avec ça c'est pour les les produits principalement conventionnels mais aussi disons des des lignes de de marque de distributeur par exemple comme on propose mais avec certains produits on travaille en direct ou où ça a du sens et principalement on travaille pas en direct juste parce que on est trop grand. on on ne peut pas avoir autant de factures, autant de camionnettes qui viennent nous livrer.
Et donc euh nous on travaille en direct avec les fournisseurs de viande par exemple et là il n'y a pas de négociation. On on les contacte et on on dit c'est quoi votre prix ? On dit ça nous arrange.
Pas négoci tout est en bonne foi. Donc c'est voilà. Merci.
Pardon. Merci. Alors pour les AMAP, moi je voudrais savoir si vous savez quelle est la part des AMAP dans la consommation globale alimentaire.
Vous savez ce que vous représentez ? Euh c'est ce que je vous disais tout à l'heure, il faudrait calculer. Mettons si j'ai 6 kg de légumes par semaine pour 46 distributions dans l'année et qu'il y a 2300 AMAP en France.
Faut faire une multiplication, une multiplication, on aura le tonage. D'accord. Je vais vous dire les gens qui ont analysé nous mettent à 3 % à peu près.
D'accord. 3 % de quoi ? De 3 % de poids économique dans la distribution.
Dans l'alimentation. D'accord. Oui, c'est ce que j'avais en tête.
Voilà. Alors, évidemment, les gens nous disent que c'est marginal. Je pense que notre poids à nous, il est plutôt idéologique.
C'est-à-dire qu'on a euh fait cesser la coupure totale entre les mangeurs et les producteurs. C'est ça qu'on a fait en 2001 et euh on a eu beaucoup d'imitations. Par exemple, la ruche qui dit oui, enfin toutes sortes de choses qui se sont inspirées de ça.
Euh vous parliez de c'est qui le patron des choses comme ça. Sauf que nous euh c'est pas on est euh je suis à Mapienne mais euh avant toute chose, on sait qu'on doit maintenir l'agriculture paysane si nous on veut avoir une alimentation saine. C'est vraiment une alliance et à une coproduction importante.
Il y a ils vont tous disparaître. Si tout le commerce, l'alimentation passe par la grande surface et l'agroindustrie. On il y aura plus de bio, il y aura plus d'agriture paysane et on sera tous très mal. nos paysages seront saccagés, il y aura plus d'eau, enfin et cetera et cetera.
Très bien. Je crois qu'on a compris votre motivation. On va laisser la parole à notre collègue Laurence Garnier parce que elle doit partir et puis ensuite on reviendra auprès de madame la rapporteur.
Merci madame la présidente. Merci madame la rapporteur. Euh madames et messieurs, euh j'avais une question dans le prolongement de madame la rapporteur sur le modèle économique de votre supermarché coopératif et participatif parce que votre modèle en comparaison du modèle classique nous permet aussi de comprendre un certain nombre de choses avec précision.
Euh je reviens sur les propos de madame la rapporteur sur le le taux de marge. Alors vous n'employez pas ce terme, excusez-moi, le le terme que vous avez employé m'échappe à l'instant. euh de majoration de 22 % identique sur l'ensemble des produits.
Là où euh beaucoup de distributeur classique euh nous détaillent de manière assez euh partagée le la une forme de péréquation avec des produits d'appel et des produits sur lesquels ils rattrapent ce qu'ils perdent en produits d'appel. Ma question c'était dans la typologie de vos achats. Est-ce que vous percevez cette différenciation ?
C'est-à-dire concrètement, est-ce que vos acheteurs adhérents viennent acheter prioritairement dans vos supermarchés coopératifs des produits sur lesquels vous faites une marge homogène à 22 %, là où les supermarchés classiques margent de manière supérieure pour compenser leurs produits d'appel. Ma question, vous voyez bien derrière, hein, c'est quel modèle, quelle viabilité ? Évidemment, d'ailleurs des distributeurs classiques comprennent et partagent le fait que il y a parfois conflit entre viabilité économique du modèle et bien-être et santé des consommateurs que nous sommes tous.
Oui. Donc réponse. Oui, si je comprends bien euh je crois que peut-être il y a quelques membres qui disent "Ah oui, parce que quelques produits coûtent, c'est c'est ça la question, coûte plus cher à la Louve que dans un autre magasin.
On va acheter ces ces ces produits, mais ils sont aussi copropriétaires du magasin. Donc, ils ont inérêt que ça marche bien chez nous et je crois que c'est assez rare et vraiment il y a peu peu de produits qui sont plus chers à la Louve. On est le plus cher, c'est plus cher par de 2 % de 4 % sauf s'il est en promo dans un autre dans un autre magasin.
Donc on a un notre magasin c'est une grande carte de fidélité sans avoir une carte de fidélité parce que les gens sont fidèles parce qu'ils sont littéralement consommateurs et copropriétaires. C'est un peu une clientèle captive même si elle n'est pas captive au sens littéral mais bon voilà c'est pas du tout la même c'est pas du tout le même concept de de marché. Est-ce qu'il y avait d'autres collègues qui avaient des questions sur la même question ?
Sur la même question, ça veut dire quand même que chez vous, je vais prendre la le cas du Coca, si vous vendez du Coca, j'imagine que vous avez choisi peut-être d'en avoir en rayon, il est plus cher chez vous qu'il ne l'est dans d'autres magasins. Puisqu'on sait, les distributeurs nous ont expliqué qu'ils étaient à zéro marge sur le Coca. Donc comme vous vous margez à 22 22 %, il doit être plus cher chez vous.
Exactement ça. Donc mais ça veut dire ça veut dire que aussi les piles et les ampoules sont presque moitié prix. Mais les piles et les ampoules sont moitié prix.
C'est intéressant. Une autre forme de perqu les fruits et légumes. Et les fruits et légumes aussi sont pas chers.
Donc OK. Très bien. Une péréquation inversée par rapport à celle qu'on rencontre habituellement.
Alors notre collègue Audrey Bellim avait également une question. Merci madame la présidente, madame la rapporteur, chers collègues. Alors tout d'abord une question pour monsieur Adrion. euh il n'y a pas de noze enem et euh et avec beaucoup de curiosité, j'aurais aimé savoir pourquoi pourquoi en fait ce marché, ces territoires euh euh ne sont pas euh investis par NOS.
Euh je vous pose cette question euh avec bien sûr une idée derrière la tête. Euh nous connaissons que certains acteurs locaux achètent des licences de grandes distribution par exemple et puis ne l'exploitent pas afin donc de fermer les opportunités sur le territoire. Donc c'était ma première question pour vous et puis j'ai une question bien sûr pour pour madame Boulogne afin de savoir enfin nous avons répertorié à peu près h sur les territoires du tramarins.
Il y en a six à la Réunion, un en Guadeloupe et un en Guyane. Euh qu'est-ce que vous avez un peu comme données et finalement qu'est-ce qu'il faudrait pour favoriser les AMAP sur nos territoires ? puisque dans nos territoires, les tailles des exploitations sont de 6,2 hectares, donc 10 fois moins qu'ici en hexagone.
Et donc nous sommes plutôt sur une agriculture de typologie familiale, traditionnelle bien sûr. Et donc voilà, j'aurais aimé savoir pourquoi on n pas plus d'amap sur nos territoires. Voilà.
Alors madame Boulogne, moi ça me fait très plaisir. Notre actuelle chargée de communication au MiraMAP est réunionnaise. Mais mais c'est simplement que les AMAP c'est des groupes de citoyens qui s'organisent et que peut-être ils ne se sont pas organisés.
Le deuxième chose, c'est que nous avons peu de moyens euh et que les billets d'avion, bah nous évitons de prendre l'avion, mais en voyer ça va être long mais il y a les visu maintenant qui nous permettent de militer. Mais il faut que ça parte vraiment des gens mais vraiment s'il y avait des gens à la réunion à la Guyane ou en aux Antilles qui nous disaient "Mais aidez-nous, on on essaie de se développer." Je vais vous dire, il y a une vingtaine de salariés à peu près dans les réseaux de la MAP, mais au Mira, il y en a que deux. parce que notre budget dépend des fonds CASDA à 70 % et à 30 % des cotisations des militants.
Ça fait pas beaucoup, ça fait que deux. Donc il y a l'une qui fait marcher la machine et l'autre qui l'a chargé de com réunionnise que nous avons depuis octobre et qui est génialissime. Mais euh voilà, on essaie de de développer des réseaux mais même en en métropole.
Le réseau franbour Bourgogne Franchecté existe depuis 6 ans. Ils ont jamais trouvé des financements pour créer même un demi-poste de salarié pour aider à se développer. C'est comme ça le réseau breton beaucoup d'amap en en Bretagne c'est pas loin pourtant n'arrive pas à se constituer.
Faut des militants qui veuillent et il faut que nous on a les moyens d'y aller. Mais nos salariés du Miramapévole, je veux bien me déplacer partout mais voilà on suce très vite quand on est bénévole. Euh voilà mais vraiment c'est tellement dommage effectivement parce que c'est une agriculture paysane.
C'est tellement dommage. Si vous en connaissez qui s'adresse à nous, on fera une vision. Et on a plein de guides comment créer une AMAP quand on est paysan, quand on a un groupe de Attends, on a plein chaque réseau on a créé puisqu'on accompagne, on a un mouvement d'éducation populaire, on accompagne les paysans à se former avec à ce métier particulier, les citoyens à monter en compéten pour gérer une association, se faire connaître, gérer des contrats, faire marcher une association.
C'est pas simplement je viens prendre mon panier le soir et ça suffit. Mais non, ça suffit pas. Tout le monde doit s'impliquer et voilà, je suis très preneuse si vous avez des contacts.
Très bien. Monsieur Pascal, vous voulez apporter puis après monsieur Adrion pour juste un complément de précision, c'est qu'en effet nos producteurs en tout cas les magasins de producteurs qui fonctionnent, c'est quand c'est des initiatives qui partent du terrain et que les collectifs se montent entre producteurs. Mais nous producteurs, on maîtrise notre production, on veut bien maîtriser parfois notre vente.
La grosse difficulté, c'est de pouvoir nous accompagner dans ces projets collectifs et et qui en plus nécessitent de la compétence et d'animation et de et d'encadrement. D'où l'importance d'où l'importance des structures accompagnatrices et donc je retourne vers les champs d'agriculture, vers les Civam, vers Tram, vers d'autres qui permettent de nous accompagner, en tout cas d'accompagner le milieu agricole. Monsieur Adrayon sur les nauses en territoire ultramarin.
Nous ne couvrons aujourd'hui que la moitié à peu près des consommateurs en France métropolitaine. Voilà donc on cherche pas des difficultés supplémentaires à aller dans des endroits plus compliqués. on sait faire en France mais popularitaine donc on développe au fur et à mesure où on le peut sur le territoire métropolitain très Oui.
Oui, oui, poésie. Précise. Juste, je me permets quand même euh j'entends en fait euh mais mais dire que les territoires sont plus compliqués.
Je vous avoue ça ça me fait un peu mal au cœur de l'entendre comme ça. Euh mais c'est surtout euh qu'est-ce qui manque à nos territoires pour susciter votre envie de venir et de proposer ce que vous proposez ici en Hexagone ? Surtout lorsque vous avez sur nos territoires le la le petit de clientèle que vous visez spécifiquement.
Moi, c'est ça qui me dire que le territoire est compliqué. Oui, il est compliqué mais ils sont très beaux. Ils sont très très beaux et on a, je vous assure, beaucoup de belles choses à proposer.
On nen doute pas. Après, il y a un modèle économique. Peut-être que monsieur Je je reconnais, c'est pas ce que je voulais dire, je voulais pas dénigrer mais c'est un peu plus loin de nos plateformes.
Alors, on va redonner la parole à madame la rapporteur pour ces dernières questions. Oui. Alors, moi, j'aurais une question à monsieur Adrion.
Euh donc vous expliquez que vous récupérez une partie d'un vendu ou de stock supplémentaires. Est-ce qu'il vous arrive également de récupérer des invendus liés aux fermetures de magasin ? Je dis ça parce que j'ai pu remarquer en regardant vos chiffres et en préparant cette cette audition que ces dernières années vos ventes ont exp enfin vous avez vous connaissez disons une très belle augmentation de vos de votre niveau de vente.
Est-ce que ça pourrait être lié au fait que beaucoup de magasins ont fermé et en particulier à cause de l'arrivée des plateformes et des plateformes internet ? Donc je m'explique, est-ce qu'on n'est pas là en train de voir des phénomènes en cascade ? Le premier étant l'arrivée des plateformes qui vont baisser les prix, qui vont faire tomber une série de magasins Camailleux et cetera et vous qui arrivez qui récupérez les invendus de tous ces magasins et qui les mettez en vente à très bas prix.
Est-ce que mon analyse qui est juste une hypothèse d'analyse est bonne ? Elle est certainement bonne. Maintenant là, vous parlez de magasin qui ferme.
Bien sûr, nous racheterons les stocks des magasins qui ferment, des usines qui ferment. Ça représente 4 % de nos achats. Merci pour l'information.
D'accord. Donc le reste c'est bien, ce sont bien les industriels, des fins de série, des changements de gamme, des abandons de euh d'annulation de commande. Euh alors, j'ai une autre question.
Est-ce que du coup la loi euh la loi Ajec qui permet en fait alors je sais pas si ça vous parle mais en tout cas c'est une loi qui permet d'économie circulaire de lutter contre le gaspillage alors que soit le gaspillage alimentaire ou le gaspillage enfin il y a aussi le gaspillage vestimentaire vous permet de bénéficier de plus de stock. Alors, pour que tout le monde comprenne, ces lois-là permettent en fait au permettent de se débarrasser d'un stock soit de produits alimentaires, soit de produits vestimentaires qu'on ne réussit pas à écouler. Et parce qu'on les donne parce qu'on les vend ou qu'on les donne à une structure, on peut avoir une réduction d'impôts dessus.
Est-ce que ça ça fait partie des choses qui sont dont vous bénéficiez par votre connaissance ? sont des procédés qui sont utilisés, que j'irais dire presque malfaisant. Euh nous voilà, nous ne pratiquons pas du tout la reprise de ces stocks euh voilà aux associations puisque c'est des c'est souvent les associations qui le perçoivent.
Nous ne pratiquons pas du tout cette voilà. Et j'ai encore une question. Comment vous vous assurez que les produits que vous avez sont tout à fait conformes à la aux normes françaises ou européennes ?
C'est un grand grand un point important. Euh nous avons un service norme et standard parce que nous sommes susceptibles d'être sollicité trompé par des fournisseurs qui auraient des produits qui ne sont pas aux normes. Nous sommes en un procès depuis x années avec contre Amazon pour des produits non conformes qu'ils ont essayé de nous faire écouler.
Euh voilà, donc euh nous avons un service euh propre pour euh ça pour euh pour éviter de d'être de vendre des produits non. Voilà. D'accord.
Mais je vous remercie. C'est bon pour Merci madame la rapporteur. Alors, on va laisser la parole à notre collègue Éveline Renault Carabédian et puis ensuite Jean-Claude Tisou.
Merci madame présidente. Moi j'ai deux questions à poser, une pour la Louve et une pour monsieur Adrion. Monsieur Adrion, je vous avoue que j'ai peut-être mal j'ai pas compris.
Vous avez dû être très clair mais pas suffisamment pour moi. J'ai pas compris qui était le schéma juridique des magasins qui sont sous l'ancienne nose. J'ai pas compris qui est-ce qui est propriétaire, qui achète le terrain.
J'ai compris le schéma du gérant mandataire mais je ne comprends pas qui est propriétaire du terrain, qui est propriétaire des constructions, qui réalise des constructions. En général, nous sommes propriétaires du terrain. Nous c'est NS nos des sociétés d'activités qui font partie de l'universe.
Des filiales des filiales de Oui, voilà. Des filiales immobilières d' immobilières terrains, construction, bâtiments qui sont achetés, qui sont loués. Ouais, il faudrait que vous nous précisiez alors cet univers là de société comment ça s'organise ?
Il y a une société maire avec des filiales immobilières. Comment ça s'organise alors ? Parce que c'est vrai qu'on a un petit peu de mal.
Ouais. Là c'est Ouais. Là ça va être compliqué.
Je vais essayer. Je vais essayer. Je vais préciser ma question.
Oui mais ma question c'est j'ai pas besoin de savoir qui est-ce qui est propriétaire. Comment c'est c'est votre structure générale que j'arrive pas à comprendre. Je n'arrive pas à comprendre.
C'est une entité nouse, il y a des magasins, il y a 300 350 magasins. Voilà. Dans dans dans cette structure globale, ce sont ce ne sont pas des franchisés.
Vous avez dit que c'était des gérants, des gérants qui sont mandataires. Ils sont mandataires d'une structure juridique qui s'appelle Nose. Nos, c'est une SA et une SAS.
C'est quoi cette structure juridique de NOS ? Nos, c'est une marque enseigne. C'est une marque qui appartient à qui ?
Euh, à moi, je pense. Voilà. D'accord.
Oui, je pense. Oui. Je pas comment faut le dire.
Oui. Oui. Non, mais j'ai pas Non, non, mais c'est pas c'est pas c'est pas une une question de quoi que ce soit hein.
Je l'ai j'ai créé ce nom-là donc oui, il m'appartient. C'est pas très matériel. Voilà, c'est simplement il m'appartient.
Voilà. Donc ça c'est c'est vous êtes propriétaire de la marque et il y a une structure juridique. J'enseigne.
Il y a des structures juridiques. Chaque magasin est une structure juridique qui fait du commerce et qui a confié à un gérant mandataire le fait de le faire fonctionner. Et chaque magasin appartient à qui ?
Le magasin appartient à une société, une structure juridique qui euh voilà qui qui m'appartient à moi souvent euh et qui a un gérant mandataire à l'intérieur. Je dites-moi, c'est le gérant mandataire qui vous gêne ou c'est la propriété du magasin ? Demain, je vais ouvrir un magasin dans une ville de province en France et et je je fais je fais quoi ?
J'ai créé ma j'ai créé ma structure. C'est pas possible. Ah, c'est pas possible.
Vous pouvez pas ouvrir un magasine. Voilà. Donc, il y a que vous qui pouvez constituer le le schéma juridique de l'opération de la propriété du choix du magasin.
Bah, de la marque Nose. En fait, vous êtes le patron de d'une SAS, d'une société par action slipée et vous choisissez d'établir vos magasins. Oui.
Voilà. Et vous en confiez la gestion à des mandataires. Est-ce que c'est ça ?
Oui, absolument. D'accord. Et c'est vous qui gérez les achats ?
Oui, tout à fait. D'accord. Donc le mandataire, lui, vous nous avez bien expliqué son rôle, il exploite.
Voilà, son rôle est d'exploiter le magasin. Il a 10 % du chiffre d'affaires avec lequel il avec lesquels il paye à la fois ses salariés et il se rémunère lui. Exactement.
Exactement. On y voit un petit peu plus clair. Merci monsieur.
Deuxè question. La deuxième question, c'est qu'on voit que les études universitaires sur les coopératives et sur les supermarchés participatifs montrent, si j'ai bien compris, que ces modèles se distinguent moins par le produit qui est proposé à la vente que par la façon dont le magasin est exploité. Dans la grande distribution traditionnelle, les activités qui sont indispensables à l'exploitation sont assurées soit par des prestateurs dans le cadre de facturation, soit par des salariés.
H alors que dans votre modèle coopératif participatif, certaines de ces fonctions sont assurées par des membres par les membres ou par les producteurs au titre de la participation au projet. Juste juste les membres, pas des pas des et c'est et c'est des membres c'est des petits boulots d'un supermarché. c'est caisse, manutention, nettoyage, ce genre de choses.
Alors le le fonctionnement du magasin, donc concrètement les fonctions qui sont normalement nécessaire pour faire tourner un magasin de distribution selon le modèle classique, c'estàd tous ces gens-là individuellement ils sont ils sont sur place toute la journée. C'est ça. On a une on a on a une partie de salariés, on a on a une équipe salariés qui qui font des tâches qui nécessitent un suivi les achats, les comptabilités, ce genre de choses.
Après, c'est les membres peut-être 100 120 membres par jour vont passer à la Louve et faire toutes les petites tâches. C'est une belle organisation pour pour qu'il se savent quoi nettoyer tout tout ça. Mais c'est voilà.
Et les 120 membres changent tous les jours. C'est pas les 100 les mêmes 120 membres qui viennent. C'est c'est exactement c'est normalement on a d'autres systèmes mais typiquement c'est le même crineau une fois par mois.
C'est avec les mêmes personnes ça dure 3h. Après c'est une autre équipe qui viennent on dit que c'est un peu comme un supermarché avec une amnésie tous les 3h. Voilà.
Très bien. Alors question de Jean-Claude Tissau. Merci très rapidement à vous monsieur Adrion.
Vous nous confirmez bien que ce quand vous achetez de l'alimentaire, que ce soit de la conserve, alors j'ai bien compris qu'il y avait pas de produits frais, mais conserve surgelé et cetera, vous êtes complètement affranchi avec les producteurs. Vous ne devez rien au producteur qui lui a fourni la grande surface ou ou votre votre client, vous avez pas de marge marge à lui transmettre, à lui à lui restituer et et vous lui n'en n a pas aussi à votre égard. Vous quand vous achetez quelque chose, c'est libre de droit si j'ose dire.
Vous vous achetez un produit point barre aussi bien ça peut être des chaussures. Enfin c'est c'est traité de la même manière. Oui, il y a il y a pas de marge arrière, il y a pas de choses comme ça.
Il y a rien. Il y a pas de contrat. Le contrat c'est il nous vend son produit un prix et puis nous on doit simplement payer la facture.
D'accord. Même enfin les les les dates de péremption, vous revenez c'est votre seule responsabilité. Une fois que c'est chez vous, c'est chez vous quoi.
Tout à fait. C'est notre responsabilité. Merci.
Alors juste une petite synthèse parce qu'en fait c'est c'est vrai que c'est intéressant parce que là on a trois modèles qui sont assez différents, hein. Voilà de de distribution. On a un modèle al en même temps que je vous le soumets, n'hésitez pas à me dire si ça ne correspond pas à la réalité telle que vous la vivez.
On a un système qui a un système un peu de commerçant distributeur qui revend donc du déstockage. On a un modèle de distribution par des consommateurs autour d'une une idée du produit de proximité de voilà et puis on a un modèle du producteur qui s'organise pour pour une vente directe. Donc c'est vrai qu'on est dans des modèles économiques, on le voit bien, qui sont pas du tout les mêmes avec pas du tout les mêmes paramètres d'équilibre, voilà, économique.
Moi, je voudrais revenir sur le modèle des des des producteurs pour savoir, monsieur Pascal, si vous pensez que ce modèle là, il est davantage démultipliable qui l'est aujourd'hui parce que c'est vrai que si on on on reprend la question sous l'angle d'une meilleure rémunération de nos protecteurs et d'un soutien à la production française qui est quand même un angle majeur pour nous, regagner des capacités production en France alors qu'on le voit, on a quand même une production agricole qui malheureusement s'effondre. Voilà. Donc, est-ce que vous pensez que ce modèle que vous expérimentez maintenant depuis quelques années, il est vertueux ?
Est-ce qu'il pourrait selon vous se se développer davantage ? Et vous aviez tout à l'heure commencé à nous évoquer quelques freins. Euh donc, est-ce que vous pourriez nous les préciser ?
Alors oui, modèle vertueux, oui, à plus d'égard. Et avant de répondre directement à votre question, je voudrais quand même réinsister sur la notion que c'est bien d'étudier l'aspect purement économique de de de d'un modèle avec des calculs de de marge, mais au-delà du prix qui permet de rémunérer un producteur en l'occurrence dans notre modèle, euh notre proposition, elle va largement au-delà de cela. Quand un client vient acheter un produit dans un magasin de producteur, il vient soutenir un territoire, il vient soutenir un mode de de commercialisation et et de consommation. 100 € dépensés dans un magasin, c'est 88 € qui reste sur le territoire. 100 € dépensés dans une grande surfance, c'est 8 € qui reste sur le territoire.
Pour répondre à votre question, euh il y a encore beaucoup d'espace que des magasins de producteurs peuvent occuper sur le territoire national. C'est indéniable. Il suffit de donner la capacité au producteurs de s'organiser.
Euh les limites, alors outre les limites réglementaires dont j'ai fait allusion tout à l'heure, à savoir que ce modèle de vente directe n'est pas euh appuyé ou souscrit ou défendu par la loi. Euh grosso modo, on ne considère pas la vente directe comme le prolongement d'une activité agricole. Il en découle une interprétation très compliquée entre autres par les organismes d'état qui sont censés venir contrôler nos activités et qui et qui grosso modo nous mettent des bâtons dans les roues.
Si je prends un exemple qui me concerne moi en tant que maréché, si je veux vendre des produits dans un magasin de producteur pour un agent contrôleur des fraudes, il faudrait que je calibre mes pommes de terre, que je les trie, que je les nettoie, que je les étiquette correctement. Alors que pourtant, ce sont mes producteurs que j'amène que ce sont mes mes mes pomes de terre que j'amène dans un lieu de vente qui m'est propre, collectivement géré, mais en tout cas qui qui m'appartient en partie. Donc il y a ces aspects réglementaires que que nous pouvons avec vous parlementaire déverrouiller assez rapidement et j'espère que on pourra le faire.
Après, il y a cette notion en effet de euh pour qu'un magasin de producteur fonctionne, il est il est il faut qu'il y ait cette alchimie entre des producteurs et des consommateurs. Je revenais avec le le point central qui était un lieu physique. Et évidemment, la France a le mérite d'avoir différents types de climat, différents types de production très diversifié, mais ça ne suffit pas pour pouvoir approiner de manière globale tous les magasins.
Il est beaucoup plus difficile d'avoir un magasin de fruits et légumes dans le centre ou dans le nord de la France plutôt que dans le sud. Mais il n'empêche que le modèle peut quand même se démultiplier. Euh après, ça va dépendre de de quelles sont les règles de fonctionnement que l'on veut s'imposer.
Si en effet le magasin de producteur, le collectif s'impose que le producteur soit présent à la vente, moi qui suis producteur en Provence, je vais pas dégager monter un magasin de producteur à Paris. Si par contre on développe d'autres modèles qui sont peut-être pas des modèles de magasins de producteurs en vente directe comme je le propose mais qu'on on développe des magasins de produits fermiers, bien évident ça sera démultipliable à condition toujours d'avoir à l'esprit que l'activité de vente le le la valeur ajoutée ne soit pas faite pour valoriser l'activité de vente mais soit faite et redistribué pour le producteur. Donc oui, les magasins de producteurs vente directe, ils ont encore large domaine à investir.
Ils peuvent être démultipliés de manière significative. Ça reste non néanmoins simplement un un mode de commercialisation complémentaire qui ne pas majoritaire, c'est sûr. Par contre, on a d'autres modèles qui se rapprochent qui peuvent eux être développés.
Juste petite question complémentaire. Est-ce que dans le casre de vos activités, par exemple, vous répondez euh aussi à des offres de cantine scolaire en proximité ? Euh voilà.
Est-ce que le fait que vous soyez groupé euh vous permet aussi finalement d'avoir accès à d'autres marchés que ceux de de la vente directe ? Ça pourrait, c'est une possibilité. La problématique, c'est que vendre des produits à des clients dans un magasin, c'est un autre métier que proposer des produits à à des intermédiaires et la réservation hors domicile.
Et si le projet en lui-même conçoit d'une manière logistique son établissement, bien évidemment ça peut se démultiplier sur d'autres d'autres secteurs d'activité. vous faites votre dans votre groupement, vous allez au-delà de la vente directe ou alors certains magasins essayent de se développer. La problématique, on revient avec cet aspect de réglementation.
Aujourd'hui, c'est déjà compliqué de mettre en place un magasin pour vendre des produits en direct. Répondre à un appel d'offre d'une manière collective, c'est vraiment très compliqué. Donc ça pourrait se faire mais il faut qu'on soit accompagné plus que ça.
Et même s'il y a des plateformes locales parce que il y a beaucoup de plateformes qui se sont développées dans les territoires euh des agris local, vous voyez ce que je veux dire. Voilà. Et même par ce biais là, ça ne vous facilite pas l'accès à à des distributions plus larges.
Non, parce qu'il faut organiser la logistique derrière. Les formes ne le font pas. Pas toutes.
D'accord. En tout cas, ça ça génère du travail de l'organisation et la problématique de cette jart de la valeur ajoutée derrière. Mais ça reste possible encore.
Ça reste à développer, c'est sûr. Madame la rapporteur, vous aviez encore une question. Oui, j'ai encore une question, c'est pour monsieur Adrion.
Euh je voulais savoir ce qui a motivé votre choix de ce modèle-là et en particulier pourquoi vous n'embauchez pas directement l'ensemble de vos salariés puisqu'en fait vous êtes pas loin d'être euh je sais pas d'être sur un modèle classique de distributeur. Vous achetez moins cher et vous achetez un circuit d'achat différent mais en réalité donc vous avez vos propres magasins. Qu'est-ce qui fait que vous n'avez pas en direct votre personnel et puis que vous versez au directeur de au directeur de la structure un pourcentage classique quoi ?
Qui définit le prix de vente ? Voilà qui définit le prix de vente aussi. C'est important.
Ma volonté depuis toujours a été de travailler avec des gens, pas tout seul, m'associer, avoir des pas des collaborateurs en fin de compte, travailler ensemble, développer des choses ensemble et voilà et ça a toujours été et c'est la multitude de sociétés qui existent a été fait dans ce but là. Voilà. Et je ne je n'ai jamais eu l'ambition de faire une multinationale, mais j'avais plus l'ambition de faire une multi copropriétaire, coacteur, co euh voilà, ça a toujours été euh voilà le l'univers un univers de gens qui s'unissent pour monter et développer une idée qui est la mienne à l'origine il y a 50 ans. aujourd'hui qui réunit quand même beaucoup de monde.
D'accord. Et la question du droit social puisqueen fait en faisant ça, vous contournez le droit social puisque les les salariés qui enfin qui pourraient être des salariés de nose du coup au lieu d'être une grande un grand nombre de salariés sur l'ensemble de la France sont quatre salariés pour un magasin, h pour un autre et cetera et donc ils perdent leur capacité de négociation. Je trouve ça un peu peut-être prendre le problème à l'envers quand même.
C'est les gens travaillent pour eux, ils montrent leur affaires, ils se développent, ils font les artisans sont pas au droit social, les font les je sais pas les les les auto-entrepreneurs sont pas au droit social. Est-ce que il y a une obligation qu'il y ait quelqu'un de supérieur qui décide pour tout le monde, qui maîtrise tout le monde, qui doivent tout à tout le monde ? Je suis pas né du ventre de ma mère comme beaucoup de gens pour avoir le monde à ma charge.
Voilà, je veux bien travailler avec des gens. Je veux bien qu'on partage ensemble, qu'on partage les revenus, qu'on partage le travail, mais je veux pas être maître de tout ça. Voilà.
Non non, moi ma question c'était juste si c'était volontaire, si cette action là c'était volontaire pour ne pas avoir à centraliser le personnel. Non, absolument pas. Merci.
Alors, du coup, j'aura une dernière petite question pour vous, monsieur Dianon. Je voulais savoir est-ce que vous pourriez nous donner quelques chiffres en fait si vous les avez sur les volumes de produits qui passent par vos différents magasins. Est-ce que ce sont essentiellement des produits d'origine française ?
Mais j'imagine non. Est-ce que vous avez des éléments sur les proportions de produits français, de produits importés ? 50 % des produits sont achetés en France.
Voilà, dans des entreprises françaises, ça peut être des produits aussi importés mais acheter à des entreprises françaises. 30 % dans l'Europe hors France et 20 % hors d'Europe dans le reste du monde. Très bien.
Alors moi je n'ai plus de questions. Si mes collègues n'en ont pas non plus. Est-ce que vous, mes messieurs vous auriez un dernier point que vous souhaiteriez porter à notre connaissance que nous n'aurions pas évoqué et qui vous semble important ?
Non. Non, la mais je vous en prie. Je me permets de réassister sur les la les notions de la juste rémunération, en tout cas d'un juste prix qui n'inclut pas forcément que la partie bah fabrication d'un produit.
Bien sûr, euh quand moi producteur de pommes de terre, je vends ma pomme de terre dans un ma pomme de terre qui est produite à proximité, elle valorise si le le territoire, le lien social que l'on crée et le développement économique qu'il y a et qu'on ne retrouve pas dans certains autres endroits. Oui. Alors, je vous remercie de le dire, monsieur lors des débats égalimes, du premier égalime.
C'est un sujet sur lequel le Sénat c'est c'est aussi prononcer hein, en disant que le revenu des agriculteurs ne dépend pas du prix que du prix de vente de leurs produits, il dépend aussi bah voilà des aides publiques, de la PAC, des charges, de l'évolution des charges et voilà. Donc il y a effectivement beaucoup de paramètres et ce et et celui de la valorisation du territoire et de l'activité finalement économique qui est gérée sur le territoire. Ça aussi c'est un élément particulièrement important.
Donc merci merci de de l'avoir redit. Je sais pas si madame messieur vous voulez rajouter un point. Juste une chose peut-être je ne sais pas, j'ai pas pu regarder toutes les différentes séances mais de ne pas oublier le présence en France de le les cooperatives du consommateur traditionnell.
Heureusement, ça existe aussi des personnes qui sont liées un peu l'esprit de la Louff en tant que coopératif de consommateur, notamment le COP atlantique, Corp Normandie. Donc c'est des plutôt grands acteurs qui peut-être auraient un esprit envers par justement les bénéfices par exemple qui est similaire au nôtre mais avec les ressources beaucoup plus importantes que nous. Donc je ne sais pas si c'était vous pouvez nous signaler si vous avez des acteurs euh voilà en tête, vous nous pouvez nous le signaler.
On va on va regarder les contacts avec les contacts puisque j'imagine que vous avez des contacts dans ces différentes coopératives. Oui. Des coopératives de consommateur.
Très bien. Cop atlantique COP Normandie. Voilà.
Merci. Très bien. Madame Boulou, vous vous vouliez J'ai quelques petites choses à rajouter.
Dans les questions, il y a marqué si on avait une carte de fidélité dans les AMAP. Bien sûr que non, mais la fidélité, c'est le lien très fort qu'il y a entre les paysans et les mangeurs puisqu'on se voit chaque semaine, on va sur la ferme et quand on réalise le travail énorme fait par les paysans pour nous nourrir, franchement, on a un tel respect et eux, ils ont une telle fierté de savoir à qui il donnent à manger. Ça redonne un tel sens à leur travail, c'est quand même mieux que d'aller porter des caisses à ring que de voilà que de voir.
En plus, notre système leur permet d'être déchargé complètement de préoccupation commerciale. Ils viennent pour nous faire la conversation quand ils livrent. Puisque c'est déjà payé, on ne sort pas d'argent sur place.
Ce que je voulais dire aussi, c'est comme les magasins de producteurs, nous sommes pour le développement des territoires. Nous avons repris le mot de paysan parce que aussi l'agriculture paysane permet de développer les paysages, la vie locale et cetera quoi. Merci madame.
Monsieur Adrion, vous vouliez rajouter quelque chose ? Non. Très bien.
Et ben merci énormément madame messieurs pour pour ce témoignage de vos expériences. Merci beaucoup. M.
Anne-catherine Loisier