Crise agricole : Emmanuel Macron "est encore une fois passé à côté des attentes des agriculteurs", estime la députée RN Laure Lavalette
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Bonjour Laure Lavalette, Emmanuel Macron au salon de l'agriculture hier pour l'inauguré, saoulé, hué, visite perturbée, il y a eu des débordements à la veille de la visite de Jordan Bardella aujourd'hui, est-ce que c'est ce qui pouvait vous arriver de mieux ?
Vous savez, moi je suis mieux que par l'intérêt des français et des agriculteurs, donc on n'est pas là pour savoir lequel aura un meilleur accueil, non je suis un peu atterrée, attristée de ce que j'ai vu hier, Emmanuel Macron est arrivé tel un bonimenteur, relevant un peu ses manches en essayant d'avoir un débat un peu improvisé, je pense qu'il est encore une fois passé à côté des attentes des agriculteurs, je regrette aussi, je pense que pour que les français aient un éclairage véritable, il aurait fallu qu'on ait une vue d'ensemble aussi de la visite d'Emmanuel Macron dans ce hall qui était finalement vide, vos confrères ont préféré très largement enfermé, vos confrères ont filmé, j'allais dire, ont fait des plans serrés, on avait l'impression que Emmanuel Macron parlait à des gens, alors qu'en fait le hall était vide, il faut savoir quand même que les agriculteurs étaient derrière deux cordons de CRS.
Est-ce qu'il y a eu raison de rester ?
Je pense que c'était la division encore une fois et d'avoir dressé les français les uns contre les autres, ces images terribles quand même d'agriculteurs face au CRS marqueront encore une fois.
Il leur a parlé néanmoins des heures d'échange autour d'une table, est-ce qu'il a eu raison de rester et d'échanger aussi longtemps ?
Autour d'une table, ce n'était pas vraiment ça. Au départ, on a eu une espèce de conférence de presse dans un pauvre couloir et après un espèce de match. Il y a eu deux heures d'échange quand même avec des agriculteurs devenus de l'ensemble
des syndicats.
Oui, moi j'ai trouvé que ça faisait très bonimenteur, ça faisait un peu battleur de foire si vous voulez. Effectivement, c'est un communicant mais c'est un très mauvais président de la République.
Il n'empêche sur le fond, sa principale annonce hier, c'est d'aller vers des prix planchers. C'est quelque chose que vous soutenez plutôt ça, les prix planchers ?
Parlons-en et merci de mettre le sujet sur la table. En novembre, quand LFI demande à voter les prix planchers, toute la majorité d'Emmanuel Macron a voté contre ces prix planchers. Ça c'était en novembre mais aujourd'hui il le propose. Le ministre de l'Agriculture disant que ce serait démago de les mettre en place, que ça ne serait pas possible, que de toute façon l'Union Européenne s'y opposerait. Moi j'aimerais bien savoir, Emmanuel Macron dit tout, l'inverse de tout, tout est son contraire. Le lundi il est pour les prix planchers, le mardi il ne l'est plus. Comprenez que les agriculteurs soient complètement perdus.
Nous nous avions voté effectivement la proposition de loi proposée par LFI avec ces prix planchers parce que vous savez, les revendications des agriculteurs sont simples, ils veulent vivre de leur travail, ils veulent vivre d'une juste rémunération. Vous ne pouvez pas travailler entre 60 et 80 heures par semaine et rendre de l'argent.
Est-ce que malgré tout ce n'est pas un risque ces prix planchers d'avoir des prix finalement administrés qui fausseraient un petit peu le marché ?
En fait je pense qu'il y a urgence, il y a péril en la demeure pour l'instant. Il faut trouver des solutions structurelles et pérennes et ne pas faire ce que fait notre président en essayant d'avoir des effets d'annonce.
Donc les prix planchers que vous défendiez, ça n'est pas une solution pérenne ?
Bien sûr qu'on les défend mais ce n'est pas suffisant. Vous voyez bien que ça ne peut pas être le seul levier pour faire en sorte que les agriculteurs vivent mieux. Il faut absolument évidemment un moratoire sur les traités de libre-échange qui faussent la concurrence, qui mettent nos agriculteurs avec une concurrence déloyale. Je vais prendre pour que vos auditeurs nous comprennent bien.
L'accord avec le Mercosur par exemple qui comprend Argentine et Brésil, Emmanuel Macron a fait part de son opposition, les négociations sont suspendues.
Il a fait part de son opposition. Mais non, ça n'est pas suspendu, c'est faux ce que vous dites au niveau de l'Union Européenne. Il affirme aussi, vous savez qu'il n'avait pas invité les soulèvements de la terre. On n'est pas obligé de croire tout ce qu'il dit, ça n'est pas parole d'évangile. Regardez bien au niveau de l'Europe.
Les soulèvements de la terre n'ont pas reçu d'invitation formelle, c'est ce qu'ils nous ont expliqué ce matin sur France Info.
Il n'empêche que le Mercosur, exactement comme le pacte phyto, tout ça, ça continue. Le pacte phyto, il y a eu un petit arrêt de quelques jours simplement. Et les négociations pour le Mercosur continuent.
Le pacte phyto, il continue, c'est le plan éco-phyto, il continue, mais avec un nouvel indicateur qui ne sera plus un indicateur français, mais un indicateur européen. C'était aussi ce que demandaient les agriculteurs.
On est très loin des premières mesures.
Pardonnez-moi, mais sur les produits phytosanitaires, vous, qu'est-ce que vous proposez ? Pas de plans ?
On dit qu'il faut que les agriculteurs arrivent à vivre de leur travail. Il faut sortir de ces normes à outrance et de cette écologie punitive. Je vais vous dire, on ne peut pas, pour revenir simplement sur les traités de libre-échange, on ne peut pas se satisfaire d'avoir des pommes qui pourrissent sur les vergers alors qu'on importe des pommes du Chili. On ne peut pas se satisfaire d'avoir des champs d'haricots verts qui sont détruits parce qu'ils ne trouvent pas preneurs et qu'on importe des haricots du Kenya. On ne peut pas se satisfaire qu'on importe de la banane de l'équateur qui est cultivée avec des pesticides que nos Français de bois de loup ne peuvent pas utiliser.
Ça n'est pas possible.
Quand on pense par exemple du traité avec la Nouvelle-Zélande qui a été validé par le Parlement européen au mois de novembre. Vos députés, vos eurodéputés du RN ont voté contre mais une grande partie des députés de votre groupe, Identité et Démocratie, notamment les Italiens de la Lega, ils ont voté pour. Donc déjà, vous n'êtes pas d'accord entre vous.
Vous savez, excusez-moi, quand vous avez des alliés, vous n'avez pas forcément exactement les mêmes intérêts.
En 2019, votre slogan, c'est « Ensemble, nous changerons l'Europe ».
Vous êtes alliés avec les gens qui ont le maximum de points communs et qui matchent. Mais effectivement, ça pose une vraie question, je vais vous dire, ce traité avec la Nouvelle-Zélande. Quand vous importez 15 000 tonnes de lait en poudre de 18 000 kilomètres alors que nos producteurs laitiers ne vivent pas, il faut dire aux Français de quoi on parle. Il y a un agriculteur sur trois qui gagne moins de 350 euros par mois. On a un agriculteur qui se suicide tous les deux jours. On a perdu plus d'un million d'exploitations. On voit bien que ces traités de libre-échange qui mettent nos agriculteurs dans une concurrence tout à fait déloyale ne leur permettent pas de vivre.
Il faut évidemment tout changer.
Le contrôle des produits importés, c'est une demande des agriculteurs. Gabriel Attal, le Premier ministre, d'ailleurs, dit qu'il va y avoir au niveau européen l'idée d'un poste pour contrôler tout cela sur ces prix planchers qui font partie de vos idées également. Comment est-ce qu'on fait si on ne peut pas le faire au niveau européen, on doit le faire au niveau français ? Les prix seront certainement plus élevés que nos pays concurrents.
Qu'est-ce qu'il va se passer ? Je vais vous dire les prix planchers.
Les distributeurs vont aller chercher des produits moins chers aux Pays-Bas en Pologne.
C'est une vraie question. D'ailleurs, regardez, on a le problème avec le poulet ukrainien, par exemple. Il sort à 3 euros. Mais parce que justement, on voudrait en France une exception agriculturelle et on voudrait inciter évidemment les gens à consommer français. Mais par exemple, dans la commande publique, moi je vais vous dire... Oui, mais pour les consommateurs... Vous allez voir, j'habite une circonscription. Moi, j'aimerais bien que les écoliers et les aînés dans les EHPAD mangent des pommes de terre d'olioul, mangent des tomates de la farlette, parce que c'est ça aussi le local.
C'est déjà possible, ça ?
Non, vous savez bien qu'on est tout à fait entravés par l'Union européenne et ça n'est pas le cas. Il n'y a pas de volonté politique de mettre du manger français, j'allais dire, dans la commande publique. Mais non, la croix annonce de renforcer des contrôles. Parce que le localisme, c'est bon pour notre santé, c'est bon pour ce que l'on a dans notre assiette, c'est bon pour la planète et c'est bon pour nos agriculteurs. Moyennant quoi, c'est tout à fait gagnant-gagnant.
Quitte à ce qu'avec ces prix planchers, les consommateurs payent plus cher, voire beaucoup plus cher.
Je vais vous dire une fois que vous aurez baissé la fiscalité, que vous aurez baissé les normes écologiques complètement absurdes de ces écolo-dingots, vous allez voir que le prix de production, déjà, va forcément baisser. Les agriculteurs pourront avoir des marges qui sont plus grandes. Parce qu'en fait, encore une fois, on ne demande que ça. Ils demandent simplement de vivre normalement de leur travail. Et pour ça, il faut absolument sortir de cette concurrence illégale, j'allais dire. Et je vous rappelle aussi que tous les traités, parce que je vous ai amené les traités de libre-échange. Le Rassemblement national s'est toujours opposé. On a toujours voté contre.
La plupart ont même été négociés sans close miroir. On demande à nos agriculteurs de respecter des normes de plus en plus grandes qu'on ne demande pas aux agriculteurs. L'absence de close miroir,
c'est la raison pour laquelle Emmanuel Macron bloque le traité que Macron soit.
Ça fait quand même 7 ans qu'il est là. Entre-temps, ils en ont signé. Moi, je veux bien penser qu'Emmanuel Macron s'est réveillé, qu'il a été touché par la grâce. Mais j'en rêverais. Mais comment pouvez-vous... C'est inimaginable de lui faire confiance.
D'un mot, ensuite, nous allons parler de la guerre en Ukraine. Mais vous, vous dites aux consommateurs français et aux agriculteurs, on peut allier revenus pour les producteurs et des prix bas pour les consommateurs.
Bien sûr, mais évidemment. Et c'est d'ailleurs ça qui va, j'allais dire, sortir sûrement tout le monde de la crise. Encore une fois, ce localisme, se produire, consommer pas très loin, retraiter les déchets pas très loin, évidemment que c'est une des solutions. On ne peut pas laisser l'agriculture telle qu'elle est, soutenir son agriculture, c'est soutenir une identité, c'est soutenir un héritage, c'est soutenir une ruralité, avec un écosystème, des enfants à l'école du village. Tout ça est un tout. On ne peut pas faire ce que fait Emmanuel Macron et sacrifier notre agriculture sur l'hôtel de l'Europe.
Ça n'est en tout cas pas du tout le projet que Jordan Bardella et nous allons soutenir le 9 juin. Et toujours avec Laure Lavalette,
députée Rassemblement National du Var, un peu plus d'une semaine après la mort d'Alexei Navalny. Le corps a été remis à sa mère, on l'a appris hier, mais toujours aucune explication à son décès. C'est aux médecins et aux juges russes de faire la lumière sur sa mort. C'est ce qu'a demandé cette semaine votre allié italien, et Amine Marine Le Pen, Matteo Salvini, le patron de la Ligue. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Marine Le Pen l'a dit, elle a dit qu'il fallait qu'il y ait une commission d'enquête indépendante et qu'il nous donne les raisons de la mort. J'en sais rien, il faut qu'effectivement on arrive à savoir de quoi il est mort. Ceci dit, quand vous avez des conditions de détention déjà terribles, que vous êtes dans la pire des prisons de la Russie, je pense que votre espérance de vie est réduite. Encore une fois, on est très triste pour la démocratie.
Mais qu'un de vos alliés en Europe fasse dis faire confiance, d'une certaine façon, aux juges et aux médecins russes ? Est-ce que ce n'est pas une preuve de naïveté ?
Nous, on a demandé une commission indépendante. Effectivement, je ne suis pas sûre que les conclusions qui sortiraient d'un médecin russe soient tout à fait transparentes. On est bien d'accord sur le sujet.
Est-ce que Vladimir Poutine est responsable de la mort, selon vous, d'Alexa Navalny ?
Écoutez, j'en sais rien. En tout cas, il a la responsabilité de l'avoir mis dans la pire des prisons qui puissent exister en Russie. Il a la responsabilité, évidemment, de ses conditions, d'avoir mis un opposant politique en prison. Ça en dit quand même beaucoup. Oui, ça en dit quand même beaucoup sur cette façon de faire. Et je pense que la liberté dans le monde a beaucoup perdu avec la mort d'Alexa Navalny.
Marine Le Pen ne s'est pas exprimée précisément sur ce sujet-là ?
Oui, elle l'a dit.
Là où Marine Le Pen, en revanche, ne s'est pas exprimée, c'est sur les deux ans hier de la guerre en Ukraine. Alors, c'était bien sûr le salon de l'agriculture, mais effectivement, c'était hier. Est-ce qu'il ne fallait quand même pas marquer le coup et avoir un message de soutien à l'Ukraine comme ont pu l'avoir d'autres chefs de parti ?
Écoutez, pour avoir passé pratiquement toute ma journée hier devant la télévision, je n'ai vu personne parler aux deux ans de l'Ukraine. Je pense que Marine Le Pen s'est exprimée tout le temps sur ce conflit. Vous avez devant vous celle qui a pris la parole en premier. Je suis arrivée un 24 février à 7h du matin chez vos concurrents pour une matinale et on a su pendant la nuit qu'effectivement, l'Ukraine avait été envahie par la Russie. Donc moi, je peux vous dire que nous avons évidemment condamné tout de suite. Vous savez à quel point ma famille politique est attachée à la souveraineté, à la souveraineté des peuples, à la souveraineté des nations.
Nous avons condamné systématiquement, nous avons apporté à chaque fois notre soutien à l'Ukraine. Je pense qu'il n'y a aucune ambiguïté sur ce sujet-là.
Alors hier, le président Volodymyr Zelensky a appelé à nouveau l'Occident à fournir de l'aide militaire. Est-ce que vous êtes toujours opposé à la livraison d'armes offensives à l'Ukraine ? Oui. Est-ce que vous parlez de soutien
mais sans armes offensives ? Tout le monde a joué le jeu. Je pense que la France est à la hauteur. On a demandé aussi des sacrifices aux Français. Nous parlions tout à l'heure... La France est à la hauteur.
Vous dites ce qu'a fait Emmanuel Macron. Vous le soutenez plutôt ?
On a toujours dit qu'effectivement, il avait eu une relation relativement équilibrée. Il avait continué à parler avec la Russie parce que je pense que... Là, on en est à deux ans. Il y a quand même 500 000 morts. Je veux dire, on oublie... Enfin, voilà, il est temps de faire taire les armes. Je pense qu'il faut absolument qu'on trouve une sortie de crise, une sortie de guerre parce que j'ai peur que sinon cela s'éternise. Mais je pense que ça passera par une conférence que demandait Marine Le Pen, une conférence pour la paix. J'ai peur que militairement ce soit encore très long. Et quand on dit très long, c'est des civils aussi qui meurent.
Il faut penser à ce peuple ukrainien qui depuis deux ans vit sous les bombes. Donc, bien sûr, après, voilà... Aujourd'hui, l'Ukraine ne peut pas poser ses conditions. La question est de ne pas être co-belligérant. Et effectivement, de donner des armes offensives, notamment des canons à longue portée, pourrait poser un souci. La Russie est quand même détenteur de l'arme nucléaire. Je pense qu'on... Voilà. C'est aussi de la responsabilité de nos chefs politiques de ne pas être des vattes en guerre et d'essayer de trouver une solution. Mais je vous l'accorde, ça m'a l'air bien compliqué.
Sauf que faire la paix aujourd'hui, c'est l'affaire plutôt aux conditions de la Russie.
Non, on peut s'asseoir autour de la table. Le fait, c'est la Russie qui est en Ukraine. Je pense qu'il n'y aura évidemment pas de paix tant que la Russie n'aura pas sorti ses troupes.
Je ne voulais pas vous couper, mais on a parlé de Vladimir Poutine. Juste un mot de Donald Trump qui est en route plus que jamais pour la prochaine élection américaine. Il a encore remporté une nouvelle primaire face à sa concurrente Nikki Haley qui est la dernière cette nuit en Caroline du Sud avec beaucoup d'avance en effet. Est-ce que vous vous en félicitez ? Est-ce que c'est une bonne nouvelle pour vous que Donald Trump revienne sur le devant de la scène ?
Je veux dire, moi je suis députée français. Je suis là pour les intérêts de mon pays. Marine Le Pen
était allée voir Donald Trump. Oui, oui, je me souviens.
Il y avait effectivement ce côté America first qui aurait pu être un slogan que nous aurions évidemment aimé et transposé aussi en France. notamment pour l'agriculture. Par exemple, pour l'agriculture mais il n'est pas question de poser nos distances. Vous savez, chaque État n'a pas d'amis mais n'a que des intérêts. Est-ce que ce serait une bonne nouvelle pour la France ? Écoutez, en tout cas, j'en sais rien mais moi, s'il était américain, je serais bien embêtée d'être représentée par un président sénile. Ceci dit, il n'y a peut-être
pas beaucoup de différences d'âge.
Pas beaucoup de différences d'âge mais par contre, quand on voit les deux, c'est vrai qu'on se pose la question. Non, écoutez, je n'ai pas d'idée d'un président sénile. Il a en tout cas, je ne sais pas, vous avez Internet comme moi, vous voyez bien quand il parle à des amis imaginaires ou quand il confond, quand il parle de Mitterrand à la place d'Emmanuel Macron, je ne sais pas si c'est de la sénilité mais en tout cas, il n'a pas l'air quand même au top de sa forme. Ce qu'on peut simplement saluer sur Trump, c'est qu'il avait dit qu'il n'y aurait pas de conflit militaire et effectivement, il n'en a pas eu.
Un tout dernier mot sur certains de vos alliés européens. Marine Le Pen a déjeuné cette semaine à Paris avec son homologue parti AFD, un déjeuner après la colère justement de Marine Le Pen puisqu'en novembre, des responsables de l'AFD avaient participé à une réunion avec des néo-nazis à Potsdam en Allemagne pour évoquer ce qu'on appelle la remigration d'étrangers ou de personnes non assimilées, ça veut dire le retour forcé ou non dans leur pays d'origine. Est-ce que les explications de votre allié allemand vous ont convaincu ?
Écoutez, en tout cas, elle s'est engagée à ce qu'il n'y ait pas de remigration et évidemment, si tel devait être le cas, nous serions obligés de réfléchir à ce partenariat parce qu'il ne faut pas que ça contrevienne au programme et à la philosophie du programme de Marine Le Pen qui ne parle absolument pas de remigration. Nous, on veut maîtriser les flux migratoires, ça c'est certain, on veut empêcher la submersion migratoire et d'ailleurs, ces élections européennes vont être un moment crucial puisque ce sont un peu deux philosophies de l'Europe qui vont s'affronter sur l'agriculture mais aussi évidemment sur l'immigration. Mais donc,
vous allez continuer à siéger avec eux ?
S'ils se sont engagés à ce qu'effectivement il n'y ait pas de remigration, voilà, après, ce n'est pas pour ça que nous n'allons pas être vigilants, la confiance n'exclut pas le contrôle.
Merci beaucoup, Laure Lavalette, invitée du 8.30 en ce dimanche sur France Info, député Rassemblement National avec nous donc sur France Info aujourd'hui. Merci.
Laure Lavalette