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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 30 mars 2026 25 min

Périscolaire à Paris, Parc des Princes, Emmanuel Grégoire

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Emmanuel Grégoire. Bonjour. Bonjour Paul.

Bonjour à tous. Merci d'être avec nous Emmanuel Grégoire sur France Info pour votre première interview en tant que maire de Paris officiellement élu. On entend les applaudissements du nouveau conseil de Paris qui vous ont désigné hier avec 103 voix sur 163 votants.

Mais vous êtes attendu au tournant et vous le savez sur le sujet du périscolaire, les violences dans le périscolaire. France Info révèle ce matin que des centaines de parents d'élèves vous ont adressé un courrier ce weekend. On écoute Barca Zeroali, condatrice du collectif MITou École.

Nous serons là pour vérifier point par point que les actes ont suivi les paroles. Vous saurez confrontés à vos obligations. Nous voulons une refonte réelle du cadre de la protection du périscolaire.

Nous voulons que les responsabilités soient nommées, assumées, sanctionnées. Nous ne serons pas leur caution. Nous saurons leur obligation.

On l'a entendu, c'est l'une des demandes des parents. Êtes-vous prêt à sanctionner les responsables Emmanuel Grégoire ? Bon, d'abord, il y a des sanctions, il y a des procédures disciplinaires en fonction des cas.

Peut-être d'abord Oui, oui, il y en a déjà qui ont été prises ces derniers mois et puis il faut distinguer ce qui relève de la sanction disciplinaire d'un côté et des procédures judiciaires de l'autre. C'est difficile. L'un des sujets d'ailleurs est la longueur des procédures judiciaires, mais on va y revenir.

D'abord dire que c'est la priorité absolue de ce début de mandage. Il consacrerait une part importante de ma journée aujourd'hui notamment pour rencontrer le collectif MIT école mais aussi d'autres collectifs. Dire ma disponibilité pour rencontrer les parents.

J'ai reçu effectivement hier soir un courrier principalement de parents d'élèves du 7e et du 15e arrondissement. Il y a d'autres arrondissements qui sont évidemment concernés. Je prendrai le temps nécessaire pour évidemment écouter toutes les doléances, les observations, notamment parce que ces collectifs ont beaucoup de propositions à faire et je les sais pour les avoir déjà rencontrés très experts de ces sujets.

Nous allons tout remettre à plat. La table, je l'ai dit, va être renversée et nous allons tout reprendre du début. Et on va prendre le temps de développer ce dossier si important.

Mais avant d'aller sur les propositions, quelles seront les sanctions ? Qui sont les responsables ? Vous avez parlé de sanctions en cours, d'examen, mais est-ce que vous voulez aller plus loin ?

On peut lire ce matin dans politicau qu'il va y avoir des bougés dans votre administration. De quoi on parle ? Oui, il y aura des bougets.

C'est c'est normal d'ailleurs parce que je considère que dans l'exercice de remettre tout à plat, il faut remettre des capacités managériales qui soient entre guillemets à l'abri de l'histoire qui a permis à ces situations de se développer. Et donc il y aura des décisions de changement managérial et cetera à tous les niveaux. Mais il faut le faire avec entre guillemets méthode respect et et méthodes et donc j'annoncerai ça au fur et à mesure des décisions lorsqu'elles seront prise.

C'estàd qu'il y a des personnes qui étaient en charge du périscolaire dans l'administration qui vont être déplacé qui vont changer de Oui, évidemment. D'abord, il y a déjà eu des des déplacements, des changements, des suspensions et cetera. Le panel à disposition est et est large.

Je crois pas que ce soit le plus important au sens où les parents attendent des garanties de protection des enfants quand ils mettent leurs enfants à l'école, que ce soit dans le cadre de l'éducation nationale ou dans le cadre du périscolaire. Et donc c'est ces garanties là que je veux apporter. Il y aura des décisions qui seront prises dès les toutes premières heures de cette journée, d'autres qui seront pris dans les jours à venir et d'autres un peu plus sur le temps long à l'évidence, notamment le lancement de la convention citoyenne qui permettra à tous les acteurs, directeurs d'établissement, enseignants, parents d'élèves, association de se prononcer, de dire leur avis un peu notamment sur l'organisation de la semaine.

Alors, qui décide aujourd'hui concrètement dans la chaîne hiérarchique de maintenir ou d'écarter un animateur signalé ? Est-ce que cette chaîne a failli ? Bah dans des cas, oui, et après ça dépend des niveaux de responsabilité, de ce que je sais puisque je n'étais plus en responsabilité mais je me suis quand même informer sur un certain nombre de situations.

Il y a différents cas, ça peut être parfois un manque de discernement du directeur d'établissement et ou du directeur du périscolaire. C'est parfois le le le l'échelon hiérarchique au-dessus qui a pu commettre des erreurs d'appréciation. Parfois on découvre à postériori des faits et donc au moment où une décision est prise, elle n'est pas éclairée avec la gravité des faits qu'on connaît après par définition.

Donc c'est tout cela qu'on va remettre à plat. Mais l'immense majorité des décisions, ce sont jamais les politiques qui prennent ces décisions. Jamais ce sont des décisions administra il y a pas d'élus ou d'anciens élus qui sont concernés par les défaillances au niveau des élus.

On va pas refaire le débat. J'ai dit ma responsabilité quand on est maire, on est responsable de tout. Voilà.

Et donc euh la responsabilité, la mienne en tout cas désormais, elle est totale totale. Euh et donc je je veux dire que je me je ressens une obligation de résultat en la matière, mais pour ce qui concerne les RH des collectivités territoriales, mais comme de l'État, ce ne sont pas les élus qui s'occupent de cela. Et heureusement d'ailleurs, il y a un principe de neutralité de la fonction publique pour les agents publics qui fait que c'est on est dans une gestion administrative, mais ça ne nous exonère pas de notre responsabilité et en la matière de garantir la protection en toutes circonstances des enfants.

Et pour y voir plus clair, parce que c'est un dossier assez tentaculaire où on n pas encore tous les tous les ressorts, les parents demandent également un audit par un cabinet indépendant justement pour comprendre bien ses dysfonctionnements. Y êtes-vous prêt ? Oui, je suis je suis favorable.

J'ai déjà dit dans la campagne que je souhaitais être accompagné par un conseil extérieur qui non seulement aura la vocation à nous aider à stabiliser et à faire l'évaluation de ce qui a dysfonctionné, mais également de suivre dans la durée la bonne application des procédures. Je j'ai déjà pris l'engagement de le faire parce que quand on quand on identifie des défaillances internes, c'est bien de se faire aider de l'extérieur pour nous aider à être meilleur. Et donc vous vous étiez engagé notamment sur France Info en tant que candidat, maintenant en tant que nouveau maire de Paris.

Est-ce que ce matin sur France info vous assurer que cet audit sera publique intégralement sans filtre même s'il est s'il vous est défavorable ? Mais de bord, il y a pas de favorable défavorable. Je non, c'est pas comme ça que ça fonctionne.

Je suis un nouveau maire, je suis un nouveau maire dans une organisation. D'abord, je le redis, il y a la loi et on doit respecter la loi en toute circonstan et notamment quand il s'agit de suspicion de violence, quel que soit leur niveau et leur degré, il y a des droits qui sont attachés à la présomption des innocence et aux procédures judiciaires. Je ne suis pas procureur de la République, je ne suis pas juge, je ne le serai jamais.

C'est le travail de la c'est l'audit n'a pas pour charge d'évaluer je je le rendrai de façon transparente notamment à ceux qui participeront au travail dans la convention citoyenne mais par exemple il n'a pas vocation à faire fuiter des informations de justice ou des suspicions qui mettraient en danger le respect des procédures judiciaires. C'est un la seule réserve que j'aimais mais sinon évidemment tout sera public. Emmanuel Grégoire c'était il y a 10 jours dans une maternelle du 11e arrondissement à Paris.

Un enfant de 3 ans aurait été victime d'un viol commis par un animateur dans les toilettes de l'école. Euh donc vous dites que vous allez renverser la table. Qu'est-ce que vous faites pour les animateurs qui sont déjà en poste ?

D'abord tous les tous les animateurs qui sont suspectés, je dis bien suspectés he parce que c'est la justice qui fait le travail derrière sont immédiatement suspendus. immédiatement et il y a beaucoup de suspensions qui sont liées à la libération de la parole des enfants et au fait que a priori on accorde crédit à la parole de l'enfant et les conséquences sur euh sur l'adjoint. Je ne connais pas suspendu et pas muté, pas déplacé dans une autre école.

Jamais, jamais. Mais d'ailleurs ça n'est jamais le cas. Je non, ce n'est pas arrivé, j'insiste.

Non, ce n'est pas arrivé. Il n'a jamais été déplacé après une suspicion. Pas de violence sexuelle.

Mais vous avez crié sur Oui, mais criez sur un enfant, pardon. Crier sur un enfant, ça dépend les sens. Vous êtes je sais pas si vous êtes parents mais ça nous arrive tous.

Et les adultes qui dans l'encadrement des enfants font exercice d'une forme d'autorité. Heureusement que ça existe dans le pays. Et donc je ne sais pas sur le cas d'espèce si c'était proportionné ou disproportionné, mais je veux rassurer les parents.

À aucun moment, un animateur qui serait suspecté de violence sexuelle ne fait pas l'objet d'une suspension immédiate. Mais pour ceux qui sont pas suspectés, qui sont en poste, qui vont au travail tous les matins et qui sont peut-être des pédophiles, pardon, des agresseurs en puissance, qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que vous allez contrôler tous les animateurs autour sont contact des enfants Ils le sont tous et on va s'en assurer s'il y avait eu des manquements mais ils le sont tous.

Ce sont des procédures qui existent depuis longtemps mais le principe d'un pé criminel c'estàd ils ont tous été passé au crible. Mais oui, ils ont tous été passés au crible. Tous.

Tous. Mais pourtant on a vu qu'il y avait des Mais parce qu'un pédo criminel madame Lambré, un pédo criminel ne le met pas sur son CV. D'accord ?

Et un pédocriminel avant de passer à l'acte, il ne l'est pas. Voilà, c'est une difficulté dans laquelle se trouvent tous les organisations qui accueillent les enfants. Et donc la question c'est comment on met en place des procédures qui garantissent la protection des enfants quand bien même quelqu'un essaierait de s'infiltrer. [grognement] Je veux que nous puissions distinguer d'ailleurs bah il faut c'est la question de l'encadrement des enfants, la question du fait de ne pas les laisser seul ou en tout cas dans des conditions exceptionnelles.

C'est plein de procédures qu'on va devoir vérifier et compléter. Et je voudrais dire quelque chose parce que votre phrase, elle a elle a un sens vis-à-vis du collectif professionnel. L'immense majorité d'entre eux sont de grands professionnel et qui soient a priori suspectés d'être des pédocriminels, ce qui est le cas, je le rappelle, de tout adulte potentiellement est évidemment extrêmement pesant sur eux.

Bien sûr, mais ce sont les parents qui s'inquiètent Emmanuel Grégor. Quand il y a autant de cas dans le périscolaire parisien, bien sûr que c'est qu' c'est légitime de s'inquiéter. Tout mond, tout le monde s'en inquiète.

Mais on ne peut pas partir du principe que tout adulte qui travaille auprès des enfants est un pédocriminel. On doit juste prévoir les procédure pour faire en sorte de démasquer, de condamner et de suivre dans la durée ceux qui peuvent être suspectés de l'être d'ailleurs et à forceouri lorsqu'ils sont passés à l'AC. Donc je veux distinguer.

Néanmoins, on fait aucun amalgame sur ces enseignants. Ils sont évidemment pas tous pédophiles. On a jamais dit ça.

Néanmoins, il y en a au moins 52 à en croire les chiffres. Vous allez nous préciser. Précisez-nous combien sont-ils ?

Je ça, j'ai besoin de prendre le temps et je ferai ça de façon transparente. On a dit, j'ai pris l'engagement de présenter de façon transparente. Mais il faut distinguer d'abord entre le nombre de plaintes et le nombre d'adultes concernés, entre les motifs de suspension.

Certains sont suspendus parce qu'ils crient un peu fort, d'autres sont suspendus sur des suspicions d'attouchement sexuel. Donc, je présenterai de façon totalement transparente les statistiques précises en fonction des cas. Et je le rappelle, je le rappelle, je je je moi je vais attendre d'avoir les chiffres globaux pour les communiquer.

Euh évidemment de façon détaillé et je n'attendrai pas 3 semaines, je le ferai le plus vite possible. Et 2è chose, il faut quand même distinguer les suspicions et des condamnations judiciaires. Et je le redis, je souhaite avoir un échange avec la procureur de la République et la brigade des mineurs qui dépend de l'autorité du préfet de police pour assurer un meilleur suivi parce que aujourd'h ça ça prend trop de temps.

C'est ça. 2019 qui n'est toujours pas dont l'instruction n'est toujours pas clos et donc l'agent est suspendu depuis 2019. euh les parents sont dans une insoutenable attente et je ne peux que comprendre leur colère et leur impatience et donc ça fait partie des choses que nous devrons remettre sur la table de façon à améliorer la communication et le suivi des instructions euh des autorités judiciaires.

Et en écoutant le choix de France info ce matin, on entend aussi à quel point il est délicat de recueillir la parole d'enfants qui ont 3 4 5 ans. Il y a pas d'autres témoins, c'est très dur. Mais est-ce que ce matin, il y a des parents qui comme vous l'avez dit, trouvent que la justice va pas assez vite mais que vous maintenant vous êtes maire de Paris, ne les accompagnez pas assez.

Est-ce que vous prenez l'engagement de les accompagner plus ? Moi, j'ai d'abord de les accompagner de les accompagner plus évidemment de me rendre disponible pour les rencontrer, de les écouter à la fois sur les situations individuelles qui peuvent les mettre évidemment dans une immense inquiétude et euh également écouter leurs conseils, leurs observations pour nourrir les réformes que nous mettrons en place. Les réformes, j'ai dit, il y en a de deux types.

Des décisions immédiates qui interviendront dans les tout prochains jours et des mesures un peu plus longues parce que qui dépendent beaucoup de l'organisation générale notamment de la semaine scolaire. C'est valable à Paris mais c'est valable, je le redis, dans toutes les communes de France. Ils ont une demande justement les parents sur l'organisation du périscolaire, c'est-à-dire qu'il ait un seul temps dédié au périscolaire dans la semaine et pas des petits moments comme ça dispatchés pour pouvoir aussi peut-être mieux contrôler ces temps.

Est-ce que vous y êtes favorable par exemple semaine de 4 jours avec un mercredi dédié au péri scolaire ? Non non parce que ça c'est la semaine de 4 jours mais aujourd'hui à Paris nous avons maintenu le rythme scolaire à 4 jours et demi et j'ai bien conscience que nous sommes de plus en plus rare à avoir ces 4 jours et demi même si ça reste le cas dans plusieurs grandes villes de France dire le mercredi matin travaill j'ai c'est surtout en scolaire 3 heures d'école le mercredi matin qui n'existe pas ailleurs. Je redis mon inconfort à avoir un rythme scolaire qui n'est plus homogène sur le plan national.

C'est la première fois de l'histoire que il y a un système un peu à la carte et que le ministère de l'éducation nationale ne tranche pas et laisse entre guillemets euh le le les options sur la table. J'ai dit que la convention citoyenne se saisirait de ce sujet-là parce qu'elle est fondamentale sur la question de l'organisation et de la prévention des risques. Plus c'est simple, mieux on arrive à organiser les choses, à fidéliser les agents, à les former, à leur donner des temps de travail plus lent.

Et pourquoi vous avez convention citoyenne ? Pourquoi vous tranchez pas vos mains maintenant que vous êtes merd de prê ? parce que les avis sont très divergents parce que la convention nationale sur les temps de l'enfant que dont personne n'a parlé a dit partout qu'il fallait mettre 4,5 jours par semaine.

C'estàd qu'elle dit ce qu'on nous demande à Paris de défaire. Voilà. Deuxième chose, les enseignants sont pour certains plutôt pour la semaine de 4 jours.

Il y a des parents qui sont pour le maintien de la semaine des 4 jours et demi. Bref, personne n'est totalement d'accord. Et dans la semaine des 4 jours et demi, il y a différents moyens d'organiser cela.

À Paris historiquement, il y avait ce temps fragmenté de 2 fois 1h30 le mardi et le vendredi. L'une des questions, c'est si on garde les 4 jours et demi, il y a peut-être moyen de réorganiser différemment ces tant d'activités périscolaires comme on les appelle de façon à rendre les choses plus sécurisantes. Je l'ai dit, je peux avoir un avis personnel sur la question, mais moi je suis pas pédagogue, je suis pas enseignant, je ne suis pas euh pédiatre et donc je veux que les spécialistes donnent des conseils et qu'il y ait des recommandations.

Et ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un espace d'expression pour chacun. pour les directeurs d'école, pour les enseignants, pour les parents d'élèves, pour les acteurs du périscolaire, pour toutes les associations et experts qui ont choisi de nous accompagner. Ça nous permettra, je le crois, de stabiliser une organisation de l'école qui soit pensée dans l'intérêt de l'enfant et avec des conditions d'accueil qui garantissent la sécurité.

Dans un instant, Emmanuel Gr, on va parler de ce qui va changer à Paris avec vous, de vos propositions, mais pour l'instant, il est 8h48 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard. Le D3 d'Ormous va-t-il être débloqué au moins temporairement ? Donald Trump dit avoir négocié avec l'Iran pour que 20 cargos pétroliers puissent passer dans les prochains jours.

Pour le moment, le prix du baril est toujours au plus haut. Le gouvernement français a annoncé des mesures ciblées qui n'ont pas convaincu l'organisation des transporteurs routiers européens. [musique] Une opération escargot est prévue ce matin sur le périphérique parisien.

L'affaire est à peine croyable. l'affaire à Thanor dont le procès débute tout à l'heure. 22 personnes accusées au total, notamment quatre militaires du renseignement extérieur, trois policiers, six chefs d'entreprise, des membres d'une loge maçonnique soupçonné d'avoir commandité des meurtres, des passages à tabac et aussi des opérations d'espionnage.

Les pesticides sont présents dans l'air sur l'ensemble du territoire français, constat d'Atmofance qui fédère les associations de surveillance de la qualité de l'air. L'association lance aujourd'hui une carte interactive pour permettre aux Français de visualiser la concentration des pesticides dans l'air. Et puis France 3, Colombie 1, deux matchs deux victoires pour les Bleus aux États-Unis.

Des matchs de préparation un peu plus de 2 mois du mondial de foot. France info le 830 France info Agath Landret Paul Laruturou avec Emmanuel Grégoire maire socialiste de Paris les Parisiens touchés aussi par la hausse des prix du carburant Paul mais oui avec des transporteurs routiers en colère qui veulent bloquer Paris qui se déploie actuellement sur le périphérique pour une opération escargot en direction de la préfecture de région. Ils estiment que les annonces du gouvernement vendredi soir sont insuffisantes contre la hausse des prix du carburant.

Est-ce que vous demandez, monsieur le maire de Paris, au gouvernement d'aller plus loin ? B d'abord, je connais pas exactement l'économie du secteur de transport. On sait que l'augmentation du carburant crée une tension sur les niveaux de marge.

Évidemment, on ne voit on voit bien qu'il n'y a pas de détente sur le prix du baril et donc on peut craindre que la répercussion sur les prix à la pompe soit durable encore dans les semaines au moins qui viennent. Ce qui est certain, c'est que euh on a d'abord, je le rappelle, un besoin de sortir de notre dépendance aux énergies fossiles le plus possible. Alors, j'ai bien conscience que c'est pas encore possible surtout, mais ça démontre l'impass stratégique de cette dépendance aux énergies fossiles dont il faut pouvoir s'extraire.

Mais est-ce que vous demandez un geste du gouvernement ? J'ai demandé un geste, moi plutôt pour les particuliers. C'est pas à moi de de c'est pas la compétence d'un maire de s'occuper du secteur économique et je suis pas assez spécialiste pour donner un avis pertinent.

En revanche, ce que je sais, c'est que la perspective d'augmentation des factures d'énergie, notamment du gaz sur les particuliers est un sujet qui nous préoccupe globalement et euh sur lesquels je pense que oui, il serait souhaitable qu'il y ait euh des discussions, elles ont été engagées, je le sais, mais qui soient un peu plus aboutis pour limiter l'inflation et stabiliser dans la durée les prix des énergies. Et pour répondre à cette préoccupation, même si ce n'est pas directement votre compétence, est-ce que vous dites à Valérie PCR à la région et à la RATP, il faut réfléchir si la guerre se poursuit à un transport gratuit à Paris ? Écoutez, non, ce serait un ce serait pas très honnête de ma part.

Évidemment qu'on peut tout faire gratuit, mais enfin ça aurait des impacts budgétaires. Il y a rien de gratuit. Quand c'est gratuit, il faut quelqu'un paye.

Donc je le redis, à Paris, on a la chance et dans le Grand Paris, on a la chance d'avoir un réseau de transport performant. Je préfère qu'on augmente la fréquence des transports pour améliorer la qualité de de de dessertes de façon à offrir une alternative, on va dire. mais c'est aussi montrer l'importance des grands investissements dans les transports publics.

Nous livrerons dans les mois prochains le Grand Paris Express et j'espère que concrètement ça changera la vie des grands parisiennes, des grands parisiens qui pourront se déplacer beaucoup plus facilement et avoir une vraie alternative à la voiture. J'ai bien conscience que quand on sort du cœur de la métropole, bien c'est difficile de se déplacer déplacer en transport mais d'où l'importance d'avoir des collectivités qui développent des alternatives transport en commun évidemment vélo et faciliter les transitions. Et justement on va reparler du vélo dans un instant mais d'abord juste un mot sur sur la sécurité.

Un attentat à l'engin explosif a été déjoué dans la nuit de vendredi à samedi à Paris devant le siège de la Bank of America. Le ministre de l'intérieur fait le lien avec la guerre au Moyen-Orient. Laurent Nunè qui juge la menace élevée et diffuse.

Qu'est-ce que vous pouvez dire ce matin pour rassurer des Parisiens qui nous écoutent ? D'abord qu'il faut faire confiance au ministre de l'intérieur et au service de renseignement et de police sur la prévention du risque d'attentat. Malheureusement dans notre ville, nous avons douloureusement appris à vivre avec ce risque depuis longtemps et parfois la possibilité qu'il advienne.

Je veux relayer les appels à vigilance que le ministre de l'intérieur a énoncé. Je vais lui demander un rendez-vous rapide pour avoir un échange sur le niveau de menace et lui dire tout simplement que la ville de Paris, elle sera en appui des forces de police pour essayer de protéger. C'est d'abord une attention collective évidemment dans les transports en commun.

Je pense qu'on a des services de renseignement qui sont adaptés notamment à la détection via les communications numériques au risque. Mais je fais toute confiance à la police et je veux lui dire que nous serons à ses côtés pour assurer la la protection des Parisiennes et des Parisiens. Ce matin, vous n'avez pas d'autres alertes spécifiques encore cette menace.

Je vous en offerai pas état. Olivier Grégoire vous créer 60000 Emmanuel Grégoire pardon 60000 nouveaux logements publics pardon 300 sociaux 30000 abordables. Est-ce que vous voulez une ville ghetto ?

C'est ce que vous reprochez Rachidi. Le le logement social c'est pas ghetto. Enfin j'aime pas ce mot.

D'abord parce qu'on a une politique de développement du logement qui est dans le diffus un peu partout et essayant de de retrouver des équilibres. On a toujours dit qu'on voulait garantir les grands équilibres. Euh vous savez à Paris, il y a 80 % des salariés qui sont de fait quasiment exclus aujourd'hui du marché locatif.

Donc si défendre 80 % des salariés, c'est euh soi-disant faire une politique de ghetto, je laisse euh ces mots casserole euh à la droite. La réalité c'est qu'aujourd'hui d'objectif vous visez combien ? 40 % 60 % combien ?

Non non, j'ai c'est on a dit très précisément, on vise 30 % de logements sociaux à l'horizon 2035 et 40 % de logement publics. Pourquoi ? Parce que en plus des logements sociaux, parce qu'on a bien conscience que ce n'est pas une réponse suffisante, on veut développer aussi du logement locatif pour les classes moyennes.

C'est ce qu'on appelle des logements abordables. Il y a une semaine Olivier Grégorire, vous avez choisi pour fêter votre Emmanuel Grégor. [rires] Ouais, c'est lundi matin.

Lundi matin, c'est dur pour tout le monde. Je suis irrécupérable. [rires] Il y a une semaine, vous avez choisi pour véter votre victoire de rejoindre l'hôtel de ville sur un vélib électrique or.

Et c'est aussi le bilan d'Annie d'Algo. Se balader dans Paris, c'est parfois l'enfer dangereux pour les automobilistes, pour les cyclistes et pour les piétons. On écoute ce parisien au micro de Sandrine et toi Randg.

Le contresens à vélo quand on est en voiture, quand on est à scooter, on se retrouve né à né avec des vélos, il y a que les socialistes qui peuvent avoir des idées pareilles. Est-ce que vous reconnaissez que les choses ont parfois été faites en dépit du bon sens ? Et est-ce que vous allez poursuivre cette politique ?

Oui. Oui. Et puis la phrase qu'on vient d'entendre est d'une démagogie crasse.

Le contresens vélo est une loi nationale votée sous la présidence de Nicolas Sarkozy obligeant à avoir un contresens vélo pour toutes les rues à 30 km/h. C'est une loi votée par la droite qui n'a rien à voir avec les socialistes. Mais ce qui montre un peu la démagogie du débat.

Et deuxième chose même si je reconnais l'inconfort, il m'arrive de prendre souvent des vélos les les voies à contresens. L'accidentologie est extrêmement faible. C'est un truc qui provoque très peu d'accidents.

Pourquoi ? parce que la voiture voit le vélo arriver et donc je veux dire faut se reporter à la science. Le contresens vélo est une très belle chose qui marche très très bien.

Il y a pas que le contens boulevard Saint-Michel, boulevard Magenta, il y a des endroits dans Paris où c'est un peu dangereux la cohabitation. Mais ça ça c'est un autre sujet que le contresens vé c'est qu'elles sont trop étroites. Non mais pour être très clair d'abord c'est pas dangereux pour les voitures.

Il y a pas une voiture qui a été tuée par un vélo. Ça existe pas ça. C'est aujourd'hui ce qui provoque des morts c'est les véhicules les gros véhicules avec les vélos et les piétons.

Les victimes, c'est les vélos et les piétons. Deuxième chose, oui, il y a des incivilités des cyclistes. Et donc ça, je le dis avec beaucoup de fermeté, nous allons réguler ça parce que quand il y avait six vélos qui faisaient n'importe quoi, c'était pas grave.

Mais maintenant, vu le développement, les cyclistes qui font n'importe quoi créent un danger d'abord pour eux-mêmes, je le rappelle he c'est eux qui risquent de mourir si ça se passe bien et créer un inconfort assez désagréable pour les piétons qui se sentent obligés. Et ensuite, il y a des aménagements qui sont très anciens que nous allons revoir. La piste MAC qui est une piste qui a été aménagée historiquement sur le trottoir redescendra sur la chaussée.

Mais le le le la révolution vélo est une révolution qui est triplement intéressante pour l'environnement, pour la santé, pour le pouvoir d'achat et honnêtement nous y gagnons en qualité de vie et en qualité de ville. Emmanuel Grégoire en un mot avant la question qui euh vous avez échangé dès lundi avec le président du PSG Nasser El Khalifi qui était en désaccord avec Annie d'Algo sur la vente du Parc des Princes sur ce dossier. Est-ce que vous avez un calendrier, une annonce précise à nous faire ce matin ?

Oui, je veux d'abord très vite réengager les discussions et j'en saisirai le conseil de Paris euh lors du conseil de Paris exceptionnel que je convoquerai pour mi-avril. Je veux un mandat parce que c'est pas le maire qui décide, c'est Infiné, le conseil de Paris qui décide de cela. Deuxième chose, dire que nous avons un attachement affectif à notre club qui est immense euh et que nous souhaitons qu'il reste à Paris et donc nous souhaitons réunir les conditions pour qu'il le reste.

C'est pourquoi à titre personnel, j'ai dit que j'ai été favorable à la vente et puis aussi parce que je considère que c'est pas à l'argent public de payer une enceinte de foot professionnelle. Je considère qu'on peut mettre l'argent à bien d'autres endroits plus utiles et j'ai dit que l'intégralité de la vente du PSG serait affectée à la création de nouveaux équipements sportifs et à l'entretien des équipements sportifs et la création d'espace verts. Et donc j'ai j'ai dit aussi que je souhaitais remettre une décoration à l'équipe pour sa victoire en Ligue des Champions.

Et enfin sur le calendrier, nous avons convenu avec l'actionnaire du PSG que nous souhaitions clôturer les discussions au plus tard à la fin de l'été parce qu'il faut savoir se fixer des calendriers ambitieux et donc voilà, j'espère pouvoir toper avec eux comme on dit d'ici l'été. Merci beaucoup Emmanuel Grégoire d'avoir répondu aux questions de France info. Merci Paul.

Rester avec nous tout de suite les informer avec Renault.