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interviewyoutube.com· 20 mai 2019 21 min

La Grande Confrontation - Nicolas Dupont-Aignan invité du débat sur LCI

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:03
Présentateur

Bonsoir Manon Loiseau. Manon Aubry, pardonnez-moi.

0:08
Intervenant

Ça commence bien.

0:09
Présentateur

Ça commence très bien.

0:10
Intervenant

On en a le temps de voir toutes les différences entre Nathalie Loiseau et moi-même.

0:13
Présentateur

Voilà, on va voir comment. Vous allez voir, il y aura une erreur pour chacun, ne vous inquiétez pas. Vous êtes tête de liste, la France insoumise, soyez la bienvenue. Bonsoir Nathalie Loiseau.

0:20
Nicolas Dupont-Aignan

Bonsoir.

0:20
Présentateur

Tête de liste Renaissance soutenue par La République En Marche. Bonsoir François-Xavier Bellamy. Tête de liste Union de la droite et du centre. Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir. Tête de liste du Rassemblement National. Bonsoir Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir. Tête de liste Debout la France. Bonsoir Raphaël Glucksmann. Bonsoir. Tête de liste Place Publique Parti Socialiste. Et bonsoir à vous Yannick Jadot. Bonsoir. Tête de liste Europe Écologie. Alors dans quelques instants, Elisabeth Martichoux pour RTL et Alexis Brézet pour Le Figaro me rejoindront pour vous questionner.

Je précise aussi que notre cellule de vérification est en place dans la coulisse parce que si besoin, nous serons là pour rétablir les faits ou les chiffres. Alors pour commencer, on vous a demandé de choisir et de dévoiler une image qui représente votre vision de l'Europe. Une photo, une gravure, un dessin, ce que vous voulez. Nicolas Dupont-Aignan, c'est à vous votre introduction, votre image.

1:17
Intervenant

Et j'ai choisi l'acropole d'Athènes parce que la démocratie a été inventée en Europe. Et le grand paradoxe, c'est que l'Union Européenne, aujourd'hui, est en train de tuer nos démocraties, est en train de rejeter les peuples. D'ailleurs, à chaque fois qu'ils votent, ils ont voté non. Et l'Union Européenne ne les écoute pas. L'Union Européenne continue. Et ce qui est terrible, c'est que la France, patrie des droits de l'homme, déclaration des droits de l'homme et du citoyen, se couche, accepte que la commission de Bruxelles, la Cour de justice, la Banque centrale, décident à la place des peuples.

Eh bien, moi, ce que je défends comme gaulliste, c'est le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Et je suis absolument convaincu que la seule Europe possible pour justement affronter la Chine et les États-Unis, c'est une Europe qui repose sur des nations libres. Ça veut dire qu'on doit retrouver nos frontières, nos lois, notre budget, mais qu'ensuite, une fois qu'on est épanoui, c'est-à-dire démocratique, on peut coopérer avec les autres. Et les coopérations ne marcheront que quand ce seront des peuples adultes qui auront retrouvé leur liberté. C'est l'Europe, la France et au CNIP que nous défendons.

2:24
Présentateur

Qui veut commencer ? On a cru comprendre, Jordan Bardella et Nicolas Dupont-Aignan, qu'effectivement, vous souhaitiez plutôt un retour en arrière. Est-ce que vous voulez, peut-être Nicolas Dupont-Aignan, et par là-même répondre aussi à ce qui s'est dit ?

2:35
Intervenant

J'entends souvent des gens me dire, s'il y avait plus d'Europe, on serait plus fort face à la Chine et aux États-Unis. Et ça, c'est la grande tarte à la crème. Mais moi, je constate que depuis 20 ans, on a transféré toujours plus de pouvoir, toujours plus de pouvoir à cette organisation. Et on n'a jamais été aussi faible vis-à-vis des États-Unis et de la Chine. Pas un projet à l'exception de Galiléo a été créé. Ça veut dire quoi ? Cela veut dire que le logiciel européen, cette idée folle de transférer des pouvoirs à des gens non élus qui n'ont pas de conscience politique, parce qu'il n'y a pas de peuple européen, aboutit à un immense vide, à un trou noir. C'est le triangle des Bermudes.

Donc la seule solution, si vraiment on est honnête et on veut peser face à la Chine aux États-Unis, c'est de supprimer cette structure, de la remplacer. Et à ce moment-là, d'avoir des coopérations à géométrie variable, comme on avait fait avec Airbus, c'est le général de Gaulle, il n'y avait pas de commission si puissante, il y avait des frontières, mais il y avait l'alliance sur des projets concrets. Et ce n'est pas en imitant la Chine et les États-Unis qu'on y arrivera. C'est en unissant nos forces sur des projets concrets. Et tout le reste doit revenir aux nations. 80% des compétences de Bruxelles doivent redescendre vers les démocraties. Mais Nicolas Dupont-Aignan, brièvement.

Juste, transmettre, parce que vraiment, je pense qu'on ne vous les a pas donnés. Je vous transmets les votes. Soutien au TAFTA, vous avez voté pour. Tous ceux qui sont sur le vote. Le TAFTA, il faut tout préciser. Le TAFTA, c'est l'accord de commerce avec les États-Unis. Le TAFTA, s'il vous plaît. Nicolas Dupont-Aignan, précisez les sigles. Parce que soutien au CETA, Madame Legrippe, M. Sander, c'est l'accord de libre-échange avec le Canada. M. Riquet, il faut tout dire. Les journalistes, les accords de libre-échange, ils ont tout voté ou s'abstenir. Tout a été voté. Donc le problème de fond, M. Lamy, c'est que vous ne pouvez pas aller devant les électeurs. M.

Lamy, j'ai quitté l'UMP il y a 10 ans parce que je ne supportais plus ce décalage entre l'affichage de la défense de la nation qui est légitime et la trahison permanente de l'électorat de droite. On ne peut pas continuer comme ça. C'est respectable de voter pour. Je n'en veux à personne de voter pour. M. Bardella. Mais ce n'est pas mon choix. Nicolas Dupont-Aignan, donc vous, c'est simple, vous la supprimez. On pourrait penser que si vous la supprimez, Nicolas Dupont-Aignan, vous livrez les salariés une espèce de jungle puisque la directive permet d'encadrer le travail des travailleurs salariés. Donc vous supprimez, vous. J'ai été l'un des premiers à annoncer le désastre.

Et à l'époque, on me riait au nez, c'était il y a 5 ans, quand j'ai vu tous ces artisans français qui faisaient faillite, toutes ces commandes publiques qui étaient au profit de travailleurs polonais, roumains ou ailleurs, tous ces artisans français qui perdaient les marchés tout simplement parce que cette directive, il faut bien le comprendre, elle prévoit que les charges sociales payées par celui qui recrute ne sont pas les charges sociales françaises, c'est-à-dire la sécurité sociale française, mais les charges sociales du pays d'origine qui sont nettement inférieures. Vous pourriez avoir envie de réformer ça dans ce sens-là ? Vous vous dites non. Attendez, si je peux.

Ce système, c'est une concurrence déloyale. Nos artisans, et j'ai avec nous sur notre liste le Centre national des indépendants et des paysans, tous les artisans français vivent un enfer parce que c'est une concurrence déloyale. Personne ne voulait changer cela. On est à 516 000 dernières années, 516 000 travailleurs détachés sur le sol français. Ça ne veut pas dire emploi, précise le chiffre exact. Ça ne veut pas dire que ce sont des contrats que l'a des employés. Oui, mais c'est énorme. Et si je peux quand même finir mon explication.

6:01
Présentateur

Non, pardon, simplement une précision factuelle. 516 000, c'est pas des personnes, c'est des contrats, ça. En moyenne des 4 mois.

6:08
Intervenant

Excusez-moi, des contrats de 4 mois en moyenne. Ce sont des hommes et des Français qui sont remplacés par des Polonais, des Roumains, etc., qui viennent uniquement parce qu'ils sont esclavagisés par des donneurs d'ordre. Eh bien, moi, je veux supprimer cette directive car j'estime que quand on vient en France travailler, on paye les charges sociales françaises, le SMIC français, les salaires français. Et c'est la seule condition pour mettre à armes égales nos entrepreneurs, nos salariés, nos artisans face à une concurrence déloyale. Quand vous n'êtes pas membre de l'Union Européenne, un nord-est-cien...

Quand vous avez une entreprise polonaise qui emploie quelqu'un qui travaille en France, eh bien, si vous imposez qu'il y ait des cotisations sociales qui soient au niveau français, ça permettra à l'entreprise polonaise d'employer en France un polonais. Ce n'est pas un problème, ça. Mais moi, mon objectif, excusez-moi, quand il y a un Norvégien, quand il y a un Japonais, quand il y a d'autres pays qui viennent en France, ils respectent les lois françaises. Non, ce n'est pas possible, je le sens. Non, mais attendez, est-ce que vous pouvez m'écouter ? Quand quelqu'un vient d'un autre pays, il respecte les lois françaises. Eh bien sûr !

Eh bien, pourquoi ce n'est pas le fait des Polonais et des Espagnols ? Parce qu'il y a une... Pourquoi inventer un système de déconcurrence déloyale et de nivellement par le bas ? Et bien sûr ! Et donc, il faut faire un nivellement par le haut avec une clause... Mais les autres ne veulent pas ! Mais c'est pour ça qu'il y a de la politique, on se bat ! Vous avez été au pouvoir ! C'est pour ça qu'on se bat ! Non, je n'ai pas été au pouvoir, M. Dupont-Aignan ! Les socialistes n'ont pas été au pouvoir en France ? Non, mais je n'ai pas été au pouvoir, M. Dupont-Aignan ! Mais ils n'ont pas été au pouvoir, M. Dupont-Aignan !

Et ils n'ont pas été au pouvoir dans la Commission européenne, contrairement à ce qu'il est raconté ici tout le temps ! Mais vous avez promis ça à chaque édition européenne ! Ça n'a jamais marché ! Le SMIC européen, on y arrive, le SMIC européen en France ! Mme Loiseau a tout compris, c'est le RSA ! C'est-à-dire, c'est l'harmonisation par le bas, c'est le chômage de masse ! Et moi, il y a une phrase d'Einstein que j'adore ! Qu'est-ce qui vous fait dire ça, Nicolas Dupont-Aignan ? La réalité, c'est que... Vous avez vu, le tableau est très intéressant pour les téléspectateurs ! On va le revoir !

Bulgarie, la folie, c'est d'avoir mis en concurrence 28 pays qui ne sont pas au même niveau social ! Et il y a une phrase d'Einstein extraordinaire qui dit que la folie consiste à croire que les mêmes causes vont produire des effets différents ! Donc vous restez tous obnubilés par votre Union européenne ! Vous restez obnubilés par votre Union européenne ! Vous avez construit un système mortifère à 28 ! On ne peut pas mettre en concurrence des gens payés 250 euros au SMIC ! Et un SMIC comme le SMIC français ! Donc la seule solution, c'est de revenir à des écluses sociales, c'est-à-dire d'arrêter avec ce libre-échange déloyal, de folie !

Car ce que vous faites, c'est que si je peux finir ma phrase... Si je peux finir ma phrase, ils vont rattraper le retard aujourd'hui, ils nous donnent des leçons de politique sociale ! Allez vivre au Portugal, bon courage ! En Espagne, ils augmentent le SMIC de 22 %, ils font le congé parental paritaire... Les ouvriers d'Arjo Wiggins, qui pleuraient, leurs entreprises fermes, ce sont des millions d'emplois qui ont été supprimés dans notre pays, parce que vous avez osé mettre en concurrence nos salariés, vous les avez tués par ce système ! Et vous continuez avec des grands discours, l'Europe sociale, etc. Mais la réalité, c'est que vous êtes totalement minoritaire dans votre Europe à 28 !

Alors, réponse de Nathalie Loiseau... Vous permettez, vous avez mis en pause Nathalie Loiseau, qui va vous répondre et ensuite, évidemment... A chaque élection européenne, vous nous rappelez l'Europe sociale ! Mais vous ne traitez pas la cause de l'Europe sociale ! Nathalie Loiseau vous répond ! C'est incroyable ! C'est incroyable, Nicolas Dupont-Aignan, c'est que vous avez expliqué à ma place ce que je vais dire ! Je trouve ça absolument difficile ! Je vois ce que vous avez fait, en tout cas ! Alors, écoutez, nous n'avons pas de groupe au Parlement Européen, nous arrivons au Parlement Européen... Nathalie Loiseau, vous n'avez pas gouverné depuis 2 ans ?

Vous étiez même ministre des Affaires Européennes ! Monsieur Dupont-Aignan, merci de le rappeler ! J'ai observé ce que vous aviez fait avec vous ! Laissez répondre Nathalie Loiseau, bien ! Vous êtes contre les 3%, mais vous dites qu'on ne peut pas non plus dépenser... Si on peut, dans la vie politique française, sortir du binaire, oui, non... Ce serait peut-être pas mal... Non mais on dit oui, non, puis on explique ! Je pense que les Français, eux, réfléchissent et ne sont pas dans le slogan. D'abord, la dette, c'est mauvais ! Et moi, je souhaiterais que la France fasse des économies...

Et la première économie à faire, ça c'est demain matin, c'est d'arrêter de financer cette organisation, l'Union Européenne, qui nous fait du mal, on a donné en 2016 11 milliards net, ça a baissé en 2017, vous aurez votre fact-checking, ça remonte... Ça veut dire quand même, pour que les Français sachent qu'on donne... Moi, je veux récupérer 9 milliards sur ces 11. Je ne veux pas qu'on donne plus de 2 milliards par an à l'Union Européenne, c'est ce qu'on donnait du temps de Chirac. Parce que Chirac n'aimait pas l'Europe, il aimait l'Europe, il donnait 2 milliards en 2000. On est passé à 11 milliards. Ce que je veux dire, c'est considérable.

Si on récupère chaque année 9 milliards, moi je rends 3 milliards aux retraités, c'est l'indexation des retraites, je rends 3 milliards pour supprimer la hausse de la taxe sur l'essence de 2018 que vous n'avez pas supprimée, et 3 milliards pour les Français. Vous faites des économies que sur l'Europe. Les Brexiteurs... Vous êtes un peu des économies sur autre chose. On prend l'argent sur l'Europe, on le met dans la santé. Ils sont dans la catastrophe. Nicolas Dupont-Aignan, on est terminé. C'est le discours des Brexiteurs. On a le droit de ne pas verser de l'argent à la Turquie, à des commissaires qui ont des salaires ex-obitants.

Oui, 10 milliards 4 qui viennent d'ailleurs d'être votés par M. Dangean. Il faudra lui dire que vous êtes contre l'élargissement à la Turquie, qu'il ne faut pas voter 10 milliards 4. Il l'a dit d'ailleurs dans son discours, chacun le vérifiera. Il l'a voté en commission. D'abord, si on peut faire des économies en France sur les gaspillages. Et le premier gaspillage, c'est de financer les délocalisations d'usines en Pologne, la préadhésion de la Turquie et des Balkans. C'est-à-dire de faire maigrir la bureaucratie russelloise. On va récupérer 9 milliards. Première économie. Mais vous dites que les 3%, on ne les respecte pas pour autant. Ça dépend. Il y a la bonne dette et la mauvaise dette.

D'accord. Le général de Gaulle avait fait de la bonne dette quand il avait fait des programmes industriels qui ont permis d'avoir les emplois d'aujourd'hui. Quand c'est de l'investissement. Quand ça permet de gagner des positions. C'est ce que font d'ailleurs la Chine et les Etats-Unis qui monétisent des investissements. Donc c'est selon le type de dépenses qu'il faut ou non. D'accord compris. Dans notre programme à Debout la France, nous proposons d'avoir, plutôt que d'aider les banques à 0%, plutôt que de prêter aux banques, de prêter à notre force industrielle, à nos PME, de permettre d'investissement. C'est ce que font la banque du Japon. C'est ce que font les Etats-Unis.

C'est ce que font la Chine. François-Lisavier Bellamy. Et la bataille de la mondialisation. François-Lisavier Bellamy. François-Lisavier Bellamy. François-Lisavier Bellamy. François-Lisavier Bellamy. Et on close ce sujet. Ah mais parce que, aujourd'hui, le Juncker ne veut pas le faire. Non, non, non. Yannot ! S'il vous plait. Attendez, je voudrais dire deux choses. Cette histoire de la majorité, vous n'y arriverez pas car à 28, vous serez minoritaire. La seule solution, parce qu'une majorité de pays sont dans cette logique et que vous vous êtes mis dans cet impasse. La seule solution, c'est de revenir aux droits de veto.

Les seuls qui ont réussi à modifier l'Union Européenne, qui était l'Europe ancienne, c'est qui ? C'est Charles de Gaulle qui a fait la chaise vide et qui a dit... — Mais ça, c'est pour s'opposer à quelque chose qui nous concerne. — Non, c'est pas pour s'opposer. Excusez-moi, si je peux finir. La politique agricole commune a été créée, qui est la seule politique vraiment intégrée, parce que la France, à un moment, a dit « je ne joue plus ». Et moi, ce que je dis, c'est qu'on ferme l'accès au marché français des pays qui trichent avec les règles du jeu. Le Luxembourg, c'est quoi ? Un pays de 600 000 habitants qui profite d'un marché de 67 millions d'habitants. L'Irlande, c'est quoi ?

Un petit pays qui triche avec toutes les règles du jeu. — Je dis simplement que si je peux finir que la nation, à un moment, la nation, la France, 6e puissance mondiale, 2e partenaire européen, doit taper du poing sur la table et dire « je ne participe plus à une Union Européenne et je ne travaille plus avec des voleurs et des tricheurs ». — Eh bien, sinon, vous n'arriverez jamais à rien. — Vous avez là résumé toutes les contradictions. — Margaret Thatcher l'a fait pour le chèque et Muldkohl l'a fait pour la réunification allemande. C'est la différence entre vous qui a annonné les mêmes vœux pieux depuis 20 ans et qui n'aboutissait à rien. — 30 secondes. — C'est tout. — 30 secondes.

— 30 secondes. — 30 secondes. — 30 secondes. — Laissez-le parler. — Vous avez résumé toutes les contradictions. — C'est pas une contradiction. — Mais si, c'est comme ça. — Mais laissez-le parler. — Il faut revenir au droit de veto. — Oui. — Eh bien, le droit de veto, ce sera celui du Luxembourg et de l'Irlande qui s'opposeront à toute harmonisation fiscale. — Le rapport de France. — Bien entendu. Au contraire, il faut renforcer les rapports de l'Irlande. Il faut renforcer l'harmonisation. — Il vous répond.

— Vous avez, vous, une vision qui va bloquer tout avancé sur les questions fiscales puisque si on met le droit de veto, eh bien, évidemment, l'Irlande va mettre son droit de veto à toute harmonisation fiscale. — Mais parce que vous ne connaissez pas les rapports de France. — Ce qu'il faut, c'est des coopérations renforcées. — Madame Martichoux, j'ai juste une question. — Vous n'y voyez pas ma liste, est-ce que vous avez eu l'accord du PPE pour remettre en cause toute leur doctrine ? C'est le groupe auquel vous appartenez. Parce que tous les votes, vous avez fait exactement l'inverse, pas vous personnellement, c'est pas vous que j'accuse, mais ceux qui sont sur votre liste.

Et donc, moi, libre aux Français, mais il faut être cohérent. Donc si vous avez changé et vous avez convaincu M. Juncker et vos partenaires, très bien. Mais en fait, ce qui m'inquiète, et d'ailleurs, il n'y a pas que vous qui êtes dans cette situation, c'est que tout le monde parle comme si on était tous les Européens. — Bon, vous avez repris la parole, mais en vérité, il y a quand même un petit problème. C'est qu'on a des partenaires. Alors moi, je suis cohérent. Moi, je refuse cette Union européenne et je veux la remplacer et je veux un rapport de corps. — Vous répondez, François-Xavier. — Vous acceptez la logique de vos partenaires et après vous nous dites on va faire autrement. — Pardon.

— J'abour, je suis un peu inquiet. — Merci beaucoup. — Une solution très simple. C'est qu'il faut baisser les taxes sur l'essence des Français qui bossent et il faut augmenter les taxes sur les super cargos qui amènent ces marchandises du monde entier. Il faut arrêter de taxer ceux qui bossent dans notre pays et il faut refaire les importations. Il faut faire baisser les importations et on ne pourra y arriver que s'il y a ce double mouvement. Il n'y a pas d'autre solution. Et ça, vous ne l'aurez jamais en négociant avec les 28. Vous l'aurez par un rapport de force. — Ça s'appelle les coopérations renforcées. — L'Allemagne, l'Italie, les grands pays qui doivent à un moment dire ça suffit.

Sinon l'Allemagne... — Il y a une chose à... — Si je peux finir ma phrase, madame. — Allez-y, je vous en prie. — Sinon, on va arriver à ce qui s'est passé très récemment. C'est que le président Macron a été désavoué. L'Allemagne a obtenu de la commission de Bruxelles d'entamer des négociations avec M. Trump. Et la France est complètement larguée. Et je peux vous dire que s'il y avait le droit de veto, eh bien la France aurait pu bloquer l'ouverture des négociations avec M. — Vous répondez en quelque chose. — Eh bien, M. — Notre-Dame en parle parce que c'est un sujet majeur. Tout le monde parle du protectionnisme. Mais là, on est dans une négociation dans le dos de la France.

Le président de la République est muet. Il s'est fait désavouer. Et la France est en train de passer sous la table, sous le tapis. C'est gravissime. — Est-ce que l'Europe doit, à l'avenir, accueillir davantage de migrants ? — Ce qui est sûr, c'est que l'Europe est face à un défi géopolitique absolument considérable. La population africaine va doubler en 30 ans. C'est une génération. C'est-à-dire plus d'un milliard d'habitants en plus. Face à ça, les discussions, pardonnez-moi, savoir qui est méchant, qui n'est pas méchant, sont absurdes. — On parle de vie humaine, monsieur. On parle de vie humaine. — C'est un drame humanitaire. — Des gens avec des bras, des jambes, comme vous et moi.

— C'est un drame humanitaire. Mais la première des choses, c'est de rétablir nos frontières nationales. Je ne connais pas un pays qui a maîtrisé l'immigration dans le monde sans contrôler ses frontières. Premier point. Deuxième point. Il faut maintenir une coopération européenne pour lutter contre les passeurs. Et là, on devrait détruire... — Il faut agir à deux niveaux. — Sur deux niveaux. — Trois niveaux. Deuxième point. Détruire les barques des passeurs. En amont, quand il n'y a pas d'immigrants dessus, bien évidemment. Et vous n'allez pas me dire... — On a loupé. On a loupé. — Vous allez dire que vous n'êtes pas d'accord parce que vous n'êtes pas d'accord.

— Comme ça, c'est suffisamment monstrueux pour jouer avec ça. — Justement. — Vous en jouez trop. C'est... Vous n'allez pas me dire que les armées françaises, italiennes, espagnoles, ne sont pas capables de s'attaquer à des passeurs qui font commerce de la misère humaine. Troisièmement, il faut supprimer les aides sociales dans notre pays qui font appel d'air.

Et quatrièmement, il faut changer le fonctionnement de l'aide au développement car tant qu'on continuera à avoir ce mode de fonctionnement, et il faut s'attaquer à un tabou, j'ose le dire, le contrôle des naissances en Afrique, car c'est la Chine qui a réussi à faire sa transition économique parce que la Chine a osé parler clairement du problème de la transition démocratique. C'est pas les Européens qui vont le faire. — Bah oui, mais là, on fait quoi ? — Non, non, non, mais ça veut dire quoi ? — Excusez-moi. — Est-ce qu'on peut parler des problèmes sérieux ? Avec nos amis africains, il faut un moment... — Ah oui, ça devient vos amis. — Avec les gouvernements...

— Qu'il s'agit du contrôle des naissances, ça devient vos amis. C'est scandaleux, ce que vous dites. — Oui, eh bien, je le pense. — C'est scandaleux. — Eh bien, moi, je dis que... — Il n'y a qu'une façon de faire des ruptures démographiques. — C'est une honte. — C'est de mettre les petites filles à l'école. — Exactement. — Vous avez raison. — C'est pas le contrôle des naissances à la chinoise. — Excusez-moi, la Chine a réussi sa transition économique parce que la Chine a pris à bras-le-corps le problème de la transition démographique. — Allez, allez. — Et j'ose le dire. — C'est l'horreur. — C'est l'horreur. — C'est l'horreur. — C'est l'horreur. — C'est l'horreur.

— Yannick Jadot est pas content de nous le dire. — Et les pays africains le savent très bien. — Yannick Jadot. — Yannick Jadot. — Et votre néocolonialisme paternaliste... — Mais c'est vous, avec nos amis africains, qui faites du paternalisme. — Oui, parce que le président sénégalais l'a dit. — La seule chose. — Le président sénégalais... — S'il vous plaît, Yannick Jadot à la parole. — Non, Nicolas Dupont-Aignan. — Vous avez longuement parlé. — Le président sénégalais... — Je finis là-dessus. Le président sénégalais a dit « Les migrations nuisent à nos propres pays. Nous devons développer nos propres pays. Et nous, Europe, on doit les aider à développer... — On peut accueillir encore ?

— Eh bien, je vais vous mettre d'accord. Moi, je trouve qu'il faut des frontières nationales... — Mais on n'a pas besoin de vous, monsieur... — Et qu'il faut des coopérations... — Mais tout à fait... — Mais tout le monde... — Vous dites... — Je trouve surréaliste... — Évidemment... — Ah non... — Excusez-moi, je trouve... — Ben non, je vous disais l'inverse. — Je trouve surréaliste... — Mais vous n'avez pas écouté jusqu'au bout, monsieur le portagnant. — Non, je trouve surréaliste cette opposition. Frontières nationales, coopération européenne, suppression des aides sociales, aide à l'Afrique. Si on ne fait pas les quatre, nous serons submergés. — Bien.

19:44
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, vous avez choisi cette personne. — C'est une enfant ou un enfant. Qui est-ce ?

19:51
Intervenant

— C'est une petite fille d'une militante de Debout, la France. Elle a dix mois. Et quand je vois des petits bébés comme ça... J'ai deux filles, mais qui ont grandi, malheureusement ou heureusement pour elles. Je me dis quel avenir on leur réserve ? Quel est le sens de notre combat politique ? Et si, sur ma liste, il y a des personnalités intègres, sincères, cohérentes, c'est parce qu'on a une idée de la France, de la politique. Et je voudrais que ce soit une petite Française heureuse d'être en France et fière de son pays. Et fière de la France, c'est d'abord être fière de la liberté.

Et moi, je ne peux pas accepter de voir mon pays gouverner par des gens qui obéissent à des intérêts, qui nient tout ce qu'a été notre histoire. Et je voudrais que cette petite fille vive dans un pays de liberté, de démocratie. Je voudrais aussi qu'elle ait les moyens de sa dignité par le travail. On n'a pas parlé beaucoup aussi de tous ces combats sociaux qui sont incompatibles avec la construction européenne telle qu'elle est. Je ne voudrais pas qu'elle soit voilée dans 15 ans dans un quartier, parce que je voudrais que ce soit une fille libre. Je voudrais qu'elle soit à la fois française et européenne.

Parce que pour moi, on ne peut être un bon Européen que si on est aussi un bon Français, parce que les deux vont de pair. C'est la France qui a forgé dans toute son histoire une Europe libératrice. Et actuellement, c'est la France qui est soumise au pire de l'Europe. Alors moi, je pense que les Français ont tout entre les mains. Et que c'est maintenant un choix très important, cette élection européenne. Ce n'est pas une rivalité entre deux clans. Ce n'est pas choisir la meilleure opposition ou la pire. C'est vraiment de choisir les belles personnes qui, au Parlement européen, vont défendre cette idée de la France et de l'Europe.

21:27
Locuteur

Merci. Merci. Merci.