Le Pen se lance, Zemmour s'avance - Reportage #cdanslair 13.09.2022
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Jour de marché et veille de rentrée politique pour le Rassemblement National.
Bonjour messieurs, dames, c'est Marine au Théâtre Romain demain matin, si vous venez la voir, vous écoutez.
La section du RN à Fréjus est en pleine opération séduction. L'enjeu est de taille, Marine Le Pen s'apprête à donner un coup d'accélérateur à sa campagne.
Bonjour Patricia, bien impliquable. C'est beaucoup d'excitation, vous savez, présidentielle c'est l'élection maire de notre pays, donc beaucoup de Français s'y intéressent et pour nous c'est un moyen de véhiculer nos idées plus fortes que d'habitude.
En ordre de marche, dans un contexte particulier, les élections régionales se sont soldées par une déception, notamment ici en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Pas de quoi décourager semble-t-il.
Il y a un moment, il faut défendre ses idées et si on se pose la question qu'on va encore perdre et si on écoute ces questions récurrentes qui terminent par faire un conditionnement, « Ah là là, on va perdre, il ne faut plus rien ».
Place au rendez-vous tant attendu pour lancer les grandes manœuvres en perspective de 2022. Marine Le Pen, candidate pour la troisième fois, a choisi de s'afficher sans le logo du RN ni son nom. Persuadée d'avoir la combinaison gagnante cette fois-ci.
Il y a des batailles qu'on n'a pas le droit de perdre. Amis nationaux, l'élection présidentielle de 2022 est de celle-là. Et parce que nous n'avons pas le droit de la perdre, nous allons la gagner.
Et à la tribune, Marine Le Pen décline son slogan « Liberté », l'occasion de s'adresser à une frange contestataire de la population, celle qui s'oppose au pass sanitaire.
Si samedi, après samedi, des centaines de milliers de personnes scandent le mot « Liberté », c'est qu'il existe un malaise qu'il faut entendre.
L'heure n'est pas encore à présenter le programme, mais déjà plusieurs propositions dévoilées, comme la nationalisation des autoroutes et la privatisation de l'audiovisuel public. Ses partisans espèrent surtout qu'elle réussira à fédérer le plus possible.
Il faut rester sur les fondamentaux qui sont, bien entendu, l'immigration, l'islamisme et l'insécurité, mais il faut élargir l'assiette et donc, par conséquent, elle a raison de vouloir dédiaboliser pour attirer les électeurs de droite, ce qui est normal. J'espère qu'on le cassera un jour, ce platon de verre. Et puis, si ce n'est pas Marine, ce sera peut-être Bardella. Après, par la suite, on fait beaucoup de projets sur Bardella.
Jordan Bardella, nouveau président du parti. En attendant, c'est un autre homme qui focalise l'attention, Éric Zemmour. Le polémiste n'est toujours pas candidat, mais multiplie les sorties médiatiques, et parfois même contre Marine Le Pen.
Éric Zemmour est crédité de 5 à 7% d'intention de vote.
Ça vous agace qu'il occupe autant d'espace, Éric Zemmour, et qu'il peut-être piétine les plates-bandes du rassemblement.
Non, mais ce qui est problématique, c'est que je suis devant vous depuis un quart d'heure, et que depuis un quart d'heure, vous m'avez posé dix fois la même question, tournée de manière différente.
Zemmour omniprésent, même si officiellement ici, personne n'est inquiet. Nous, on veut rassembler. Si Éric Zemmour a envie de faire son tour de piste, vous savez, d'autres l'ont fait avant lui, Dupont-Aignan, Philippe Devilliers, Bruno Maigret, il y a toujours eu quelqu'un dans un couloir à la droite du Rassemblement National qui s'est présenté avec des résultats qui n'ont pas toujours été à l'auteur des espérances des intéressés. Donc si Éric Zemmour a envie de se faire ce tour de piste, il le fera. L'ombre pesante d'Éric Zemmour qui vient d'être privé de sa caisse de résonance sur CNews. Malgré ce retrait de la chaîne d'information, il n'a pas fini d'alimenter les conversations au RN.
Marine Le Pen