"Plus de 50 000 drones ont survolé les prisons française" - Eric Michoux
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le fait du jour. C'est un phénomène hors norme que les autorités ne parviennent pas à handiguer. Chaque nuit, les établissements pénitentiaires français sont survolés par des dizaines d'aéronefs, des drones sous le regard des munis des agents pénitentiaires. 2,5 millions d'engins sont actuellement en circulation en France dont une partie est entre les mains de la criminalité organisée.
Les narcotrafiques les trafiquants pardon s'en servent pour livrer directement en prison. Le nombre de livraisons illicite a augmenté de 1100 % entre 2021 et 2025. Peut-on y mettre un terme ?
C'est le vœu et le projet du député UDER de Sonéloire, Éric Michou. Bonjour monsieur le député. Bonjour.
Merci. Bonjour Éric Michou. Merci d'être en direct et en studio sur Sud Radio aujourd'hui.
Avant d'aborder cette question de distribution de grande distribution dans les prisons françaises avec des drones. Un mot puisque vous êtes presque touché territorialement avec Amazon qui qui s'installe dans les campagnes françaises à 189000 hectares transformés. et vous me disiez au renten pour vendre des produits qui sont pas toujours au normes.
On est là aussi dans de la grande distribution. On va parler de la grande distribution de produits illicite dans les prisons. Mais là, c'est la grande distribution de produits illicites qui viennent de Chine, qui sont connus et qu'on va distribuer en France de manière industrielle.
C'est une catastrophe absolue pour nos entreprises, pour nos artisans, pour nos commerçants dans le petit village. Comme vous le savez, je suis maire d'une j'ai été maire d'une petite commune. Chaque fois qu'on ouvre un de ces grands sites Amazon, on ferme des centaines de commerces et de commerces de proximité et de commerces qui vendent du made in France.
Alors là, on installe l'industrialisation de la vente de Daube. Qui peut s'opposer ? L'État, les collectivités territoriales.
Les collectivités, l'État, on peut seoser. On n'est pas obligé d'accepter. Il y a un permis de construire, on est d'accord faut un permis de construire, faut un accord de l'agglomération, de la communauté de commune, différents accords sur des sites qui vont être énormes.
Euh oui, la France devient la plaque tournante européenne de la mafia chinoise qui livre tous ces produits frolatés. Pourquoi ? Parce que en France vous pouvez toucher en moins au centre de la France puisque je suis maire j'ai été mère d'une commune du centre de la France en sonéloire vous pouvez toucher 60 millions de consommateurs dans la journée la journée de travail d'un transporteur routier la France a une position géographique unique en Europe et bien sûr cette grande distribution s'installe chez nous.
Alors, vous m'offrez une transaction toute cuite. Euh alors, combien de détenus euh aujourd'hui euh l'autre mafia, celle des drones, peut-elle toucher avec des livraisons euh qui viennent par le ciel ? C'est c'est le chiffre m'a m'a scotché 2121 euh euh livraison en 2025 de de janvier à octobre 2025, 411 en 2024 et je pense que vous allez m'annoncer un chiffre encore plus terrifiant pour 2026.
On estime que depuis 2026, c'est plus de 50000 drones qui ont survolé nos prisons françaises. Ah, c'est explosif. Mais c'est mais c'est même pas explosif, c'est exponentiel.
Exponentiel. Alors Éric Michou dans le D3 d'Ormus, c'est des stagiaires. Alors stagiaance, c'est des petits joueurs.
C'est des petits joueurs. C'est des rigolo là parce qu'en fait on appelle même ça la distribution dans les prisons. On appelle ça la distribution Amazone.
Non mais c'est fabuleux. C'est c'est fabuleux. Comment ça se passe ?
J'allais dire des des réseaux utilisent des drones dans lesquels ils mettent des produits. J'ai vu que c'est souvent les narcotrafiquants, on a besoin de on a besoin. Ils envoient le drone qui arrive à se poser quelque part dans la prison pour livrer le destino.
Explique-moi le protocol là. Moi, [raclement de gorge] je parle de la prison, je suis de temps en temps à Varen. Jusque-là, les produits illicites étaient une centrale ou une maison d'arrêt ?
Cétait une qui est une maison d'arrê maison d'arrê et euh donc il y a d'ailleurs deux catégories. Il y a des très jeunes et puis il y a des moins jeunes et c'est important quand même parce que je vous expliquerai je vous dirai en quoi jusque-là les produits illicites étaient catapulqués depuis l'extérieur de la prison vers la prison c'était compliqué parce que à l'ancienne il catapulquait prenaient un risque. Donc il y avait toujours les gendarmes dans les parages.
Là maintenant avec les drones les personnes sont à plusieurs kilomètres un de 3 km ce qui fait que les gendarmes ne peuvent plus les repérer. les drones arrivent et alors il dépose il dépose le produit par moment sur les appuis pratiquement les appuis de fenêtre. D'accord ?
Ils peuvent les larguer dans les cours dans les coursives. Qu'est-ce qui est largué ? Quels sont ces produits en réalité ?
Il y en a trois sortes. Les premières ce sont les armes blanches, les couteaux en particulier mais pas que. Les deuxièmes, c'est tout ce qui va toucher autour de la relation du détenu avec l'extérieur.
Téléphone portable et autone portable. qu'on appelle d'ailleurs les téléphones pouss, ils sont gros comme un pouce et ils passent absolument partout. Téléphone pousse mais pas que comme dirait l'ot à nouveau.
Et le troisième c'est la drogue qui rentre de manière presque industrielle puisque les deres statistiques les détenus disent pour 50 % d'entre eux avoir consommé de la drogue à l'intérieur de la prison. Quand 50 % dit j'ai consommé, vous pouvez imaginer que c'est plutôt plus que plutôt moins. C'estàd que là, on est en train de rentrer quelque chose d'incroyable dans nos centrales, dans nos dans nos prisons qui crée d'une part de l'insécurité pour les agents pénitentiaires qui sont déjà en sous-effectif en France de plus de 6 à 7000 personnes.
Quand ils ouvrent une prison, ils ont toujours l'angoisse de dire qu'est-ce qui va se passer ? D'ailleurs, ils ouvrent rarement une prison tout seul, une cellule tout seul. Ils sont toujours deux voire trois parce que là quelqu'un peut avoir une arme.
Euh le problème c'est que toute la le narcotrafic une grande partie du narcotrafic et géré depuis des caïdes à l'intérieur des prisons avec les téléphones portables. J'ai dit tout à l'heure les téléphones poussent et puis euh et puis enfin après c'est cette drogue et puis ces armes à feu la téléphonie. Ce qui fait que là on a tout un écosystème de mafieux à l'intérieur de nos prisons qui crée en plus de l'insécurité.
Monsieur le député, j'ai fait un jour un tournage pour public Sénat au château de Chinon. On avait un drone pour filmer la ville. 10 minutes après, j'ai une voiture de gendarmerie qui est arrivé pour s'assurer que nous avions l'autorisation de tourner.
Il y a pas des moyens électroniques. Vous dites la gendarmerie, c'est loin de kilomètres mais il y a pas des moyens de contrôle électronique pour savoir s'il y a un drone qui se qui se balade ou ou vu le nombre, c'est pour un cas, ça serait possible. C'est sur le nombre que ce n'est pas vérifiable, que ce n'est pas contrôlable.
Les les moyens électroniques, il en existe. Alors aujourd'hui, c'est pas des moyens électroniques puisqueaujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? C'est que nos gardiens de prison sont un peu comme des veilleurs.
Ils regardent, ils sont sur leur mirador et ils observent est-ce qu'il y a des drones ou pas ? parce qu'en fait les moyens électroniques essentiellement on peut localiser encore le drone peut avoir des systèmes de brouillage lui-même qui le rend invisible parce qu'on a pris une technologie avec l'Ukraine qui fait que les drones ça devient carrément des des des systèmes technologiques incroyables. Euh l'armée française est en train de s'y mettre d'ailleurs en connaissant qu'elle a beaucoup de retards.
J'ai eu un officier général hier qui expliquait on va commencer à s'y mettre mais on a un petit peu on va en faire 3 ou 4000 alors qu'on aurait besoin de 40000 mais bon on a pas l'industrie pour le faire on savait faire est-ce qu'il y a des systèmes alors il y a des grillages il y a il y a des grill il y a des il y a des fils de fer. Pour autant ça suffit pas le le alors aujourd'hui il y a pas a pas partout il y en a certains qui sont équipés ou mal très peu en fait très peu. Très très peu.
Aujourd'hui qu'est-ce qu'il y avait des systèmes de brouillage antiRone. Oui. qui coûte très cher puisque je reprends les chiffres qui sont connus d'ailleurs sur la prison de Marine Le Grand, ça coûte entre 80 et 100000 €.
Mais ce système de brouillage, il est pratiquement obsolè en quelques semaines. Vous dire quoi ? Le drone tombe, il est il est plus haut.
Rien du tout, on voit rien du tout. Le drone, il continue son job tranquille. Non, mais le but c'était quoi ?
Quand quand il y a un système de brouillage, l'onde ne passe plus et le le le drone il [raclement de gorge] se perde. Voilà, il puisse pas trouver le lieu. Enfin bref, perdre.
La seule solution qui existe et tout le monde aujourd'hui est d'accord là-dessus et j'ai rencontré les syndicats dans ce cadrlà et je suis dans les prisons, c'est les filets antidrones. C'est basique. Vous mettez sur les coursives des euh des maisons d'arrêt un filet euh [grognement] qui permet d'éviter que le drone puisse larguer son matériel ou si le largue, il tombe sur le filet.
À plus forte raison se poser et en tout cas s'il tombe sur le filet. Ça tombe sur le filet. Il faut couvrir la totalité de la de la prison ou sur certains endroits où il certains endroits stratégiques parce toute façon il y a quand même beaucoup de surveillance, il y a pas besoin mais certains endroits stratégiques donc on a pas besoin de couvrir toute la prison.
J'ai fait des calculs financiers pour donner un chiffre donner des chiffres toujours. Euh couvrir une coursive de 1000 m² coûte environ entre 120 et 150000 €. Un système de brouillage anti-drone coûte entre à peu près le même prix 100000 €.
Et une fois que vous avez le fiset, vous vous êtes tranquille. Dès lors vous avez une structure porteuse du filet, si le bâtiment ne peut pas porter complètement le filet, vous faites une structure à côté, ça amène 50 % à 100 % d'augmentation. C'est globalement si vous avez pas de structure porteuse à 2121 livraison 2121 livraison en 2025, on peut peut-être commencer à se poser la question et à s'intéresser au sujet.
D'autant plus qu'on a on a l'exemple en Martinique qui a été mis en route des filets antirrone et les résultats sont très bons. Il y a plus rien qui rentre ou pratiquement rien où ça revient les anciennes techniques au parloir avec les gens qui bon voilà à l'ancienne. Bon les autorités compétentes que vous interpellez en personne quand vous les croisez à l'Assemblée nationale gouvernement et et autres et autres ministres de l'intérieur ou de la justice vous disent oui on va prendre le dossier par sérieusement ou non ?
Ah, ils disent enfin c'est c'est dans je me semble-t-il c'est le projet de loi monsieurman il est sensible à la question quand même. Je pense que monsieur Darmanin est sensible à la question. En tout cas tous les syndicats sont sensibles et eux s'ils ont une seule demande aujourd'hui à faire sur sécuriser la prison au-delà des effectifs falloir vraiment leur tirer le chapeau à tous ces cariens de prison.
C'est des gens extraordinaires. D'ailleurs, d'ailleurs, ils ont fait une manifestation. Ça m'a fait bon ça a été très peu couvert d'ailleurs, ils ont fait la manifestation pour dire leur malêtre et ça a été assez peu couvert.
C'est assez étonnant d'ailleurs parce que là si on n pas nos gardiens de prison, il y a plus de liberté. Non mais gré l'affaire grassé est beaucoup plus importante. Ça c'est très grave ce qui se passe chez grassé.
Voilà [raclement de gorge] Pierre Nor mais alors que les les gardiens de prison qui sont maltraités qui sont menacés, ça c'est pas très grave. Vous avez malheureusement tellement raison. Et et et donc là, monsieur Narmanin, me semble-t-il a évoqué la question des filets anti-drones.
Euh j'ai fait une proposition de loi, mon groupe aussi sur l'installation des filantriones. Tout le monde les demande parce que c'est c'est de la sécurité, de la sécurité aussi pour les détenus parce qu'il existe des maisons d'arrêt où vous avez encore des jeunes. Il y a une partie de la maison d'arrêt avec des des moins de 18 ans qui sont en contact avec des plus de 18 ans et qui se donc dovent être en contact directement avec les problèmes de la drogue, les problèmes des armes et les problèmes des téléphones.
C'est-à-dire que ces jeunes à 18 ans, on peut encore imaginer et il faut espérer même pour les plus anciens qu'on va les sauver, qu' vont pouvoir refaire une vie. Mais quand ils rentrent dans un système où il y a de la drogue à peu près à tous les étages, et ben ils sont on va dire touchés par ce problème comme les autres. Est-ce que rapprochez un peu votre micro est-ce que le brouillage peut servir par contre à neutraliser ceux qui ont un portable dans la dans la prison parce que on peut pas contrôler toutes les cellules et on par contre un système de brouillage qui ferait que l'utilisation du téléphone soit c'est aussi envisageable c'est la même chose.
Brouillage du portable très compliqué. les technologies sur le portable fait que il passe les systèmes de brouillage. D'ailleurs, ça serait assez compliqué parce qu'à l'intérieur même de la prison, il y a besoin de communiquer avec l'extérieur.
Donc là, il faut des fois revenir sur des solutions beaucoup plus simples et basiques. Vous mettez un filet antidrone et là ça s'appelle filet antidrone. Ça a même un nom.
Alors le portable peut rentrer quelquefois dans des visites et pourtant c'est contrôlé. Voilà, c'est plus difficile déjà beaucoup difficile parce que là il est arrivé une technique où il y a des livraisons qui sont vont et moi j'ai assisté dans les zones de livraison en moins d'une journée où le terrain où se livre les les matériels est couvert de petits sacs blancs bien sûr c'est des petits sacs blancs qui sont largués pouf ça tombe là c'est récupéré après de manière diverse et variée et puis ça peut être livré aussi à la plombe des fenêtres fenêtres ça c'est extraordinaire où est-ce que vous en êtes il y a une démarche parlementaire est-ce que cette intergroupe vous avez je suppose que vous êtes pas les seuls à du associé que honnêtement ça va aboutir à quoi ça peut aboutir à quoi bah ça ça va aboutir à ce que la loi soit présenté euh elle va être présentée et après les députés vont voter. C'est un projet de loi ou une proposition proposition de loi proposition de loi proposition de loi qui imposerait les filets anti drone sur les les coursives des prisons.
Ça passe par quelle commission à l'Assemblée nationale pour je pense ça être la commission des lois pour commission des lois et et ensuite application par contre les moyens les moyens pour mettre en place les moyensah les moyens ça coûte pour 1000 m² 100000 € il faut 2 3000 m² par prison il y a 52 ou 56 prison faites le calcul de l'investissement à faire pour s'éviter la gestion des du narcotrafic pour améliorer la sécurité de nos agents et pour éviter que les les prisonniers rentrent dans la drogue parce qu'en même temps il faut comprendre une chose mais c'est il faut y aller dans les les prisons. Vous avez des gens des ils se retrouvent en prison. Moi moi on n'est pas là pour juger les gens.
On n'est pas là pour juger les gens. Ils sont en prison, ils ont une peine mais il y a des gens qui rentrent à la limite ils touchent pas à la drogue mais à l'intérieur de la prison, ils vont être en contact obligatoirement avec des gens qui touchent à la drogue. Et quand vous êtes dans l'univers carcéral où pratiquement aujourd'hui il y a une surpopulation dont on imagine même pas puisque vous donnez des chiffres et vous avez bien raison la aujourd'hui il y a 66000 places et on pense qu'en 2027 dans 1 an il y aura 100000 détenus.
On est passé en moins d'un an de 82000 là au mois d'août à 88000. On ne remerciera jamais assez madame Tobira euh d'avoir commis cette cette tragédie politique de supprimer les créations de place de prison. Pour quelqu'un de gauche qui se souciait des conditions de détention, c'est quand même elle qui est responsable aujourd'hui du cauchemar que c'est devenu.
Bon erc Michot, il y a des priorités. J'espère que le gouvernement prendra compte de ses priorités. À la rigueur, il livrerait des poulets de braise vous qui êtes députés de sonir.
J'aurais compris que ça à [rires] chaque fois que vous venez, on a droit à ça. C'est comme ça. Je suis content de venir. [rires] Un député tenu d'un territoire et chaque territoire de France a une histoire à nous raconter des messages de Facebook.
Il y a les corniotes, il a la crème, il y a le fromage. Voilà et puis un petit peu de vin mais avec modération. Monsieur le député à très bientôt parce que je pense que on a envie de suivre ce dossier.
Vous viendrez nous dire où ça l'avancée de ce projet de cette proposition là. Merci. Ne dites plus chemin de croix.
Éric Michoux