Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 6 décembre 2024 20 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Face à Face : Alain Duhamel - 06/12

Au micro : Apolline de MalherbeSource d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    Qu'allons-nous devenir ?

  • 1:26RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous trouvez qu'il y avait un mea culpa ? Ou est-ce que c'était plutôt bon, vous ne m'avez pas compris ?

  • 2:17OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'hier, il a pu commencer à esquisser un début d'ouverture de scénario ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Quels sont les signes que vous décelez, Alain Duhamel ?

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'ils peuvent travailler ensemble ?

  • 4:27OuverteRéponse directe

    Pourquoi ne nous a-t-il pas fait signe ? Est-ce une erreur ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Invité politiqueFait
    « Ou bien on va commencer à expérimenter une culture du compromis qui était le contraire de la logique et de la tradition de la Vème République. »
  • 1:04Invité politiqueFait
    « Comme c'est le cas depuis la dissolution qui était quand même une absurdité politique intégrale. »
  • 1:31Invité politiqueFait
    « Non, je crois qu'il reconnaissait non pas qu'il s'était trompé mais qu'il avait la responsabilité directe. »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « Ben oui, je veux dire, c'est une erreur gigantesque. »
  • 3:29Invité politiqueChiffre
    « Plus de 49,3. Donc on ne cherche pas à forcer la main à l'Assemblée nationale. »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « Oui, je pense qu'il a tort. »
  • 4:40Invité politiqueFait
    « Il faut pouvoir recevoir les dirigeants de tous les partis ceux qu'on aime et ceux qu'on n'aime pas. »
  • 5:45Invité politiqueFait
    « Il y a un véritable bombardement venu de la majorité en direction des socialistes pour leur dire : allez, quittez les insoumis et venez avec nous. »
  • 6:06Invité politiqueFait
    « On fait semblant de croire qu'on a des programmes compatibles pour l'instant on n'a pas de programme compatible. »
  • 6:51Invité politiqueFait
    « Mais je pense que Bayrou il a appelé à voter deux fois à deux élections présidentielles contre Nicolas Sarkozy et il a appelé à voter pour François Hollande deux fois. »
  • 7:24Invité politiqueFait
    « Absolument à Marine Le Pen estimant qu'elle devait pouvoir se présenter. »
  • 9:33Invité politiqueFait
    « François Bayrou il y est favorable il y est favorable depuis toujours. »
  • 11:05Invité politiqueFait
    « C'est quoi la censure constructive ? Qui est le contraire de la nôtre. »
  • 12:20InvitéFait
    « Le gouvernement a été censuré et cela malgré les concessions faites par Michel Barnier à l'ensemble des groupes parlementaires. »
  • 14:45Invité politiqueFait
    « Du côté de Jean-Luc Mélenchon ce qu'il veut c'est une élection présidentielle le plus vite possible. »
  • 15:28Invité politiqueFait
    « Ah ben ça je suis sûr qu'elle souhaite des élections anticipées. »
  • 15:38Invité politiqueFait
    « Le calendrier judiciaire et surtout la proposition des procureurs d'application immédiate de l'inéligibilité. »

Temps de parole

  • Invité politique73 %
  • Présentateur25 %
  • Invité3 %

4,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Bonjour Alain Duhamel Merci d'être avec moi ce matin et de nous accompagner dans cette période hautement inédite Enfin inédite pour la plupart d'entre nous, pas tout à fait inédite pour vous Vous étiez déjà journaliste politique lorsqu'en 1962 une première censure avait effectivement abouti Vous êtes bien sûr éditorialiste politique à BFM TV, qui mieux que vous Pour nous aider à tenter de comprendre ce qu'il se passe et ce qu'il peut se passer Essayez de dessiner ensemble ce matin les scénarios possibles Qu'allons-nous devenir ?

0:46
Invité politique

Ou bien on va commencer à expérimenter une culture du compromis Qui était le contraire de la logique et de la tradition de la Vème République Mais culture du compromis que j'appelle de mes voeux Ou bien on va continuer à demeurer comme c'est le cas en ce moment Comme c'est le cas depuis la dissolution qui était quand même une absurdité politique intégrale Donc ou bien on restera dans une situation bloquée

1:12
Présentateur

Vous avez dit deux mots à mon avis qu'il va falloir qu'on tire Celui de compromis, culture du compromis et celui d'absurdité Je voudrais quand même m'arrêter un instant là-dessus Parce que vous avez entendu évidemment Emmanuel Macron hier Alors certains disent mea culpa Est-ce que vous trouvez qu'il y avait un mea culpa ? Ou est-ce que c'était plutôt bon, vous ne m'avez pas compris ?

1:31
Invité politique

Non, je crois qu'il reconnaissait non pas qu'il s'était trompé Mais qu'il avait la responsabilité directe Bon, ce qui est un fait, qu'il a vraiment la responsabilité Pour le reste c'était, on est dans la 5ème république Je suis le président, je reste le président Autrement dit, d'accord, on ne m'a pas compris Mais ça ne veut pas dire, et j'ai eu tort

1:54
Présentateur

Oui c'est ça, c'est tout à fait juste Il ne dit pas, je suis désolé de cela Je regrette Non, il dit juste, vous ne m'avez pas compris Voilà C'est juste un problème de compréhension

2:04
Invité politique

C'est surtout un problème Mais pour vous ça reste une absurdité Ben oui, je veux dire, c'est une erreur gigantesque

2:12
Présentateur

Une erreur gigantesque Est-ce qu'hier, il a pu commencer à esquisser Un début d'ouverture de scénario ?

2:21
Invité politique

Alors, hier, il a essayé de montrer une attitude moins bloquée Qu'en d'autres circonstances Est-ce que c'était vraiment l'ouverture d'un scénario ? Je n'irai pas jusque-là Mais à côté de ce que lui essaye de faire Il y a à l'Assemblée nationale Déjà, quelques petits symptômes Encore tout à fait réversibles Qui montrent qu'il y a un changement dans le climat Et c'est pour ça que je pense que la question De l'acquisition de la culture de compromis Qui est le contraire de ce qu'est la Ve République Peut-être que par la force des choses Et si j'ose dire, grâce à l'erreur d'Emmanuel Macron Peut-être qu'on va commencer à s'y approcher

3:08
Présentateur

Quels sont les signes que vous décelez, Alain Duhamel ?

3:11
Invité politique

Quand je vois, d'une part, la volonté de forces de gauche Disons réformistes, pour simplifier Qui ont envie de discuter Quand on voit, d'autre part, qu'apparaissent des thèmes Comme, au fond, il faut échanger Plus de 49,3 Donc on ne cherche pas à forcer la main A l'Assemblée nationale Et en échange, plus de censure Pour essayer de voir ce qu'on peut faire Pour moi, c'est positif Et c'est la direction dans laquelle il faut aller Mais, il reste, évidemment Je ne me fais pas d'illusion C'est pour ça que je dis Ce sont de tout petits premiers symptômes Mais, il reste la question Oui, mais est-ce que c'est un gouvernement Dirigé par une personnalité Qui est dans le nouveau Front populaire Ou dirigé par une personnalité Qui est dans la majorité Sans doute plus à gauche dans la majorité Mais tout étant relatif

4:05
Présentateur

Est-ce qu'ils peuvent travailler ensemble ? Premier moment Emmanuel Macron, tout à l'heure Recevra à l'Elysée Les responsables socialistes Les responsables, en effet, de l'ancienne majorité macroniste Les LR Il en manque, quand même Je recevais ce matin Marine Tondelier La patronne des Écolos Qui dit, moi, j'y aurais été s'il m'avait invité Pourquoi ne nous a-t-il pas fait signe ? Est-ce une erreur ?

4:28
Invité politique

Oui, je pense qu'il a tort D'abord, je pense qu'en République Surtout, quand on est le président Et qu'on se présente comme le symbole de la République A partir de ce moment-là Il faut pouvoir recevoir les dirigeants de tous les partis Ceux qu'on aime et ceux qu'on n'aime pas

4:46
Présentateur

Ce n'est pas à lui de choisir

4:47
Invité politique

Je pense que son rôle, dans un cas comme ça Mais ça, c'est ce que j'appellerais tout simplement De la courtoisie républicaine Mais ça fait partie du rôle d'un président de la République

4:56
Présentateur

On n'est plus dans la courtoisie On est dans le construire ensemble

4:59
Invité politique

Oui, mais le fait... Non, alors il y a deux choses Il y a... Le président doit recevoir tout le monde Parce que tout le monde est légitime à être reçu Parce que tout le monde a été élu par des Français Donc, il faut recevoir tout le monde En même temps, il ne faut pas jouer sur les mots Il ne reçoit pas pour négocier avec les partis Qui serait le Premier ministre Et si c'est un gouvernement de ci ou de ça

5:23
Présentateur

Non, mais lorsqu'il reçoit les socialistes On sent bien qu'il se dit Je vais tenter de les convaincre De rompre avec une part du NFP Notamment LFI Pour venir travailler dans un bloc central

5:35
Invité politique

Bien entendu, mais c'est ce que lui dit Et ça n'est pas un hasard C'est aussi ce que disent Beaucoup de membres de sa majorité C'est le moment de détacher D'ailleurs, on voit très bien Il y a un véritable bombardement Venu de la majorité En direction des socialistes Pour leur dire Allez, quittez les insoumis Et venez avec nous On a plus de choses en commun, etc Ça, je pense que c'est une mauvaise méthode

5:57
Présentateur

Une mauvaise méthode

5:57
Invité politique

Je pense que ça n'est pas ça Qui fait avancer les choses Parce que ça, c'est... On fait semblant de croire Qu'on a des programmes compatibles Pour l'instant, on n'a pas de programme compatible Via les socialistes On votait le programme du nouveau Front populaire Et le programme de la majorité actuelle Enfin majorité Du socle central Bon, c'est complètement différent Moi, je crois que Il ne faut pas être trompant, messieurs Il faut avancer pas à pas S'il y avait un Premier ministre On reviendra peut-être sur les questions de personnes Mais là, ce n'est pas ça que je pense pour l'instant Mais s'il y avait un Premier ministre Qui donne une image de plus grande ouverture

6:36
Présentateur

Socialiste, par exemple ?

6:38
Invité politique

Membre du Parti socialiste ? Non, parce qu'à ce moment-là Ça serait la rupture entre les socialistes Et les insoumis

6:44
Présentateur

Une personnalité de gauche

6:45
Invité politique

Une personnalité Bon, écoutez, on ne va pas tourner autour du pont Mais ensuite, je voudrais revenir au contenu Allez-y, allez-y Mais je pense que Bayrou Il a appelé à voter deux fois À deux élections présidentielles Contre Nicolas Sarkozy Et il a appelé à voter pour François Hollande Deux fois Bon, ça veut dire que Ce n'est pas quelqu'un de droite C'est à l'intérieur de la majorité L'aile gauche Bon, ce n'est pas une révolution Mais c'est une inflexion

7:16
Présentateur

Et par ailleurs Le même François Bayrou Avait donné Pour des raisons démocratiques Disait-il Assez symboliquement Son parrainage Absolument À Marine Le Pen Estimant qu'elle devait pouvoir se présenter Absolument Pour vous, il est donc Une sorte d'homme du compromis Par nature

7:31
Invité politique

D'abord, je pense que c'est dans la nature du modem Et des centristes Mais je pense qu'à l'intérieur de la majorité Il incarne l'aile la plus ouverte Bon, mais ça, c'est la question de l'homme Mais il y a la question de la méthode Je pense que pour que ça marche Il faut bouger Mais il ne faut pas essayer de courir Il faut marcher Il ne faut pas courir Ce n'est pas la même chose

7:55
Présentateur

Il y aller pas à part

7:56
Invité politique

Voilà, et je pense que dans l'immédiat Ce qui pourrait marcher C'est, d'une part, de fixer Une dizaine de thèmes Sur lesquels on a envie d'avancer

8:06
Présentateur

Lesquels en priorité ?

8:07
Invité politique

Dans l'immédiat, par exemple C'est évident que S'agissant soit des agriculteurs Soit de la construction Ce sont deux branches qui ont besoin Qu'on leur donne des réponses immédiates Par exemple Mais il y a beaucoup de choses Les hôpitaux, les retraites Enfin, je peux vous faire une liste Mais donc Se mettre d'accord sur un certain nombre De thèmes prioritaires Et être ouvert à une discussion Sur la manière d'y répondre D'une part D'autre part De se dire Dans ces conditions Vous ne nous censurez pas Mais on n'utilise pas le 49-3 Autrement dit

8:37
Présentateur

C'est du sens de donnant-donnant Oui

8:39
Invité politique

Mais nous ne vous forcerons pas la main

8:41
Présentateur

Mais à l'inverse Vous vous engagez A ne pas nous censurer

8:43
Invité politique

Et c'est au fond Imaginez une règle du jeu Différente de la tradition De la Ve République Dans laquelle le cœur de la décision Deviendrait l'Assemblée Nationale C'est-à-dire une parlementarisation

8:59
Présentateur

Les institutions elles-mêmes Tout en gardant le cadre De la Ve République Sont-elles adaptées à cette méthode ?

9:07
Invité politique

Alors les institutions Ne sont pas faites pour ça La logique est une logique présidentielle Mais le fonctionnement D'une Assemblée Nationale Peut tout à fait mener à ça Et je dirais que Si on veut un petit peu Accélérer les choses Et les rendre peut-être Plus digestes Notamment pour la gauche réformiste Je pense qu'il faut En même temps Annoncer Qu'on dirait S'ils sont d'accord Vers le scrutin proportionnel François Bayrou Il y est favorable Il y est favorable Depuis toujours Et les socialistes Ne demandent que ça Et Marine Le Pen aussi

9:41
Présentateur

Donc là-dessus tout le monde est d'accord

9:42
Invité politique

Enfin pas tout le monde Mais beaucoup Enfin pas les républicains Traditionnellement Mais il y aurait une nette majorité pour ça Et ça change les choses Parce qu'à ce moment-là Pour le coup La proportionnelle Ça rend leur liberté De mouvement totale Aux socialistes Et aux écologistes Totale

10:00
Présentateur

Ils ne dépendent plus d'une alliance

10:01
Invité politique

Voilà Alors ça ne veut pas dire Qu'ils entreraient Dans une majorité Avec les centristes Et encore moins Qu'ils entreraient dans le gouvernement C'est pour ça que je vous dis Il faut avancer Pas à pas On ne serait plus Dans une logique d'alliance Nécessaire Par le scrutin majoritaire Pour aller Au bout de mon raisonnement Et peut-être

10:18
Présentateur

C'est assez construit quand même Alain Duhamel Je trouve que là Avec vous Moi je suis étonné Qu'Emmanuel Macron N'ait pas dessiné Ce genre de chemin En fait c'est assez concret Ce que vous dites

10:27
Invité politique

En tout cas Ça n'est pas utopique C'est déjà pas mal C'est réalisable Et moi je dirais Que au-delà Si la proportionnelle Était adoptée D'une part Ça délie Des liens précédents Donc chaque formation Devient libre De ses mouvements Et au-delà Moi j'aimerais Alors ça je reconnais Que c'est une réforme constitutionnelle Mais enfin Elle peut très facilement S'adopter par congrès Donc rapidement Je pense qu'on devrait Mettre en place Le système Allemand Ou espagnol De la censure constructive Et la censure constructive C'est quoi la censure constructive ?

Qui est le contraire de la nôtre Ça consiste à dire Si une majorité de députés Choisit un leader Comme candidat Chancelier Président du conseil Et en France Premier ministre Si une majorité le choisit Et si donc Cette personne peut s'appuyer Sur la majorité Elle remplace le gouvernement En place Ça voudrait dire concrètement C'est une alternative en fait

11:30
Présentateur

C'est proposer une alternative C'est ne pas détruire Mais proposer une alternative Voilà

11:33
Invité politique

C'est une censure positive Et pas une censure négative Et ça je pense que Un congrès à Versailles En une demi-journée Est capable d'adopter Quelque chose comme ça Et je pense que Dans les mœurs Ça changerait énormément Mais je ne suis pas hypocrite Je suis conscient du fait Que d'une part Ça va dans le sens D'une parlementarisation De la Ve République Mais ça je crois Qu'il y a beaucoup de Français Il y a beaucoup de Français Qui le souhaiteraient ça La parlementarisation Plus de pouvoir à l'Assemblée Moins de pouvoir au Président

12:03
Présentateur

Je voudrais qu'on écoute Les mots du Président de la République Hier soir Sur les extrêmes L'extrême droite L'extrême gauche Et que vous nous disiez Ce que l'on peut en faire Écoutez

12:11
Invité

J'ai laissé le Premier ministre Gouverner Le Parlement légiféré Et hier donc Le gouvernement A été censuré Et cela Malgré les concessions Faites par Michel Barnier A l'ensemble Des groupes parlementaires Il a été censuré Ce qui est inédit Depuis 60 ans Parce que L'extrême droite Et l'extrême gauche Se sont unis Dans un front Anti-républicain Et parce que Des forces Qui hier encore Gouvernaient la France Ont choisi De les aider

12:42
Présentateur

Ce sont-elles Depuis lors Exclus En quelque sorte L'extrême droite Et l'extrême gauche De ce centre Qui peut gouverner ?

12:51
Invité politique

Je pense que Leur vocation N'est pas d'entrer Dans ce que j'essayais De décrire

12:56
Présentateur

Ni l'un ni l'autre C'est-à-dire Ni l'air Ni l'afi

12:58
Invité politique

Non Je pense que non Mais d'ailleurs Je pense qu'ils n'en auraient pas Envie eux-mêmes Ni d'un côté Ni de l'autre Alors cela dit Est-ce qu'ils sont Anti-républicains Parce qu'ils ont additionné Leur vote négatif Pour arriver à la censure Je veux dire Que ce soit une alliance Contre nature Et totalement artificielle Ça va de soi Mais en même temps C'est une alliance Stérile Sans lendemain possible Ils ne vont pas Se rapprocher Et je dirais C'est dommage Sans doute Ça ajoute De l'instabilité A l'instabilité Mais peut-être Que justement Ça obligera A être plus imaginatif Et puis en tout cas C'est leur droit Je veux dire C'est parfaitement constitutionnel Je veux dire La censure Est dans la constitution

13:41
Présentateur

Ce procès-là Est un mauvais procès

13:44
Invité politique

Oui Alors en même temps Il ne faut pas être naïf On voit très bien Que ça n'est pas un hasard Si du côté Des insoumis Et du côté Du rassemblement national Leur grande idée C'est quand même D'obliger Emmanuel Macron A démissionner

13:58
Présentateur

J'allais y venir Alain Duhamel Dans cette déclaration Hier soir Emmanuel Macron A affirmé Qu'il ne démissionnerait pas Qu'il irait au bout De son mandat Et qu'il restait 30 mois Qui devrait être Utile pour la nation L'espoir Effectivement De Marine Le Pen Sans doute De manière moins officielle Mais de Jean-Luc Mélenchon Clairement C'était la démission D'Emmanuel Macron Il l'a d'ailleurs redit Hier soir Écoutons-le Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon Qui disait Hier soir Donc Que c'est Emmanuel Macron Qui était responsable De tout cela Et que c'était donc Emmanuel Macron Qui devait partir On l'écoutera peut-être Tout à l'heure Mais vous l'avez entendu En tout cas vous Alain Duhamel C'est tout à fait cohérent Avec ce qu'il a dit Jusqu'à présent L'objectif n'est pas De gouverner dans ce cas Mais de prendre le pouvoir A l'Élysée

14:44
Invité politique

Du côté de Jean-Luc Mélenchon Ce qu'il veut C'est une élection présidentielle Le plus vite possible Et d'ailleurs C'est aussi ce que souhaite Marine Le Pen C'est pas un hasard De ce point de vue Leur motion de censure commune Est d'une certaine manière Logique Mais je dirais Qu'elle est plus logique Chez Jean-Luc Mélenchon Que chez Marine Le Pen Parce qu'on sait bien Qu'au fond des choses Jean-Luc Mélenchon Voudrait être président De la République Je crois pas qu'il y arrive Mais il a le droit D'essayer Voudrait être président De la République Pour changer la République Lui ce qu'il veut C'est qu'on change De République Il veut pas simplement Changer à l'intérieur De la République Il veut une sixième République

15:24
Présentateur

Et Marine Le Pen Elle souhaite également Pensez-vous Des élections anticipées ?

15:28
Invité politique

Ah ben ça je suis sûr Qu'elle souhaite Des élections anticipées Et notamment L'élection présidentielle Ça bien sûr

15:33
Présentateur

Est-ce que le calendrier judiciaire A pu accélérer sa volonté ?

15:37
Invité politique

Ah ben ça j'en suis persuadé Le calendrier judiciaire Et surtout La proposition des procureurs D'application immédiate De l'inéligibilité Évidemment pour elle C'était révulsif

15:48
Présentateur

Alain Duhamel Vous avez évoqué tout à l'heure Le nom de François Bayrou C'est celui qui au moment Où l'on se parle Semble tenir l'accord Pourquoi ne l'a-t-il pas Nommé plus tôt ?

15:57
Invité politique

Vous savez Il a longtemps espéré Avoir son propre socle A vocation majoritaire Quitte à avoir des alliances Mais à vocation majoritaire Là depuis la dissolution On n'en est plus là Et il a fini par se résoudre A ceux dont il n'avait pas envie Depuis 2017 C'est-à-dire la constitution D'une coalition Entre son centre Ou ses centres Puisqu'il y en a plusieurs

16:23
Présentateur

C'était plus des débauchages individuels Qu'une véritable coalition du centre

16:27
Invité politique

Oui enfin Il y avait les deux Il y avait les deux Mais Ce que beaucoup lui recommandaient A commencer par Nicolas Sarkozy C'était une alliance En bonne et due forme Une coalition organisée Avec les républicains

16:41
Présentateur

Mais avec François Bayrou Est-ce que ce serait une cohabitation ?

16:45
Invité politique

Avec François Bayrou Ça serait un vrai premier ministre Mais avec d'autres aussi Il n'y a pas que François Bayrou Je pense que celui Qui va prendre Qui va être nommé à Matignon Aujourd'hui Aura plus de liberté d'action Que ses prédécesseurs Pas simplement Que Michel Barnier Mais que ses prédécesseurs Justement parce qu'on est Au début du début D'un processus de parlementarisation Avec un rôle accru De l'Assemblée nationale Donc je pense que Le futur premier ministre Quel qu'il soit Il s'appelle Le Corneux Il s'appelle Bayrou Il s'appelle Cazeneuve Il s'appelle autre chose Aura plus de marge Vis-à-vis de l'Elysée Mais que A mon avis Le problème numéro un Ce n'est pas d'avoir Plus de marge Vis-à-vis de l'Elysée Puisque Emmanuel Macron N'est pas en position de force Non la question C'est à l'Assemblée Et à l'Assemblée De trouver un modus vivendi Plus adapté aux situations Donc plus souple Donc plus empirique Et avec une règle du jeu Ce dont on parlait Il y a trois minutes

17:47
Présentateur

Vous nous aviez révélé Alain Duhamel Et vous étiez venu D'ailleurs à ce micro Au début de l'année Que c'était Vrasemblablement Votre dernière année Certainement Certainement Vous auriez imaginé Une année aussi Pleine d'imprévus Est-ce que Comment vous voyez La suite de cette année C'est-à-dire que

18:04
Invité politique

C'est l'année C'est dans ma vie professionnelle C'est une sorte De départ exceptionnel De ce point de vue Je ne peux pas dire Que ce soit une année Ennuyeuse Que ce soit une année Apaisante C'est autre chose Ce n'est pas une année Apaisante Mais ce n'est pas Une année ennuyeuse Non c'est l'année La plus nouvelle La plus imprévisible La plus spectaculaire La plus dangereuse Et la plus intéressante Depuis 1968 Et d'ailleurs Moi quand je fais Mes comparaisons C'est avec L'éclatement Du gouvernement Et de sa majorité En 68 Qui ensuite a été Ressoudée par Georges Pompidou Mais qui à un moment C'était une éruption Bon pendant 48 heures Tout s'en allait Les ministres Quittaient leur ministère Les députés Quittaient Toutes leurs affinités C'était fou Et bien je pense Qu'on est un peu Dans une situation Du même genre Où il peut y avoir De vraies nouveautés Qui surgissent D'une situation Qui aujourd'hui Est une situation Totalement hors norme

19:05
Présentateur

Pour le meilleur Si je vous entends Puisque ça pourrait déboucher Sur une culture du compromis Que vous appelez de vos voeux Ou pour le pire J'ai entendu le mot danger Malgré tout dans vos mots Vous avez dit C'est une année très dangereuse Bien sûr Êtes-vous inquiet parfois Alain Duhamel ?

19:16
Invité politique

Ben oui Parce que je me dis Que si on ne trouve pas Une règle du jeu Un peu novatrice A l'Assemblée nationale Donc ça signifie Que s'il y a Un enlisement Gouvernemental Ce qui est une hypothèse Un gouvernement Trop faible Qui n'arrive pas A faire passer Ce qu'il voudrait faire passer Donc la France Qui se paralyse progressivement A ce moment-là A ce moment-là Bien sûr Il peut y avoir des réactions On ne sait pas lesquelles C'est peut-être l'anxiété Qui l'emporte chez les Français C'est peut-être la colère On ne sait pas Après tout ce qu'on a vu Au moment des Gilets jaunes C'était une fraction des Français Qui sortaient des normes habituelles Ça peut très bien se produire Dans cette catégorie sociale Mais dans d'autres aussi Donc je pense Qu'on est à un moment Ou bien On fait preuve d'imagination A l'Assemblée nationale Et on invente des règles Qui ne sont pas utopiques Qui sont au contraire Pragmatiques Ou bien On invente ça On expérimente On change Et du coup On peut gouverner Pas facilement en ce moment Parce que ça n'est pas facile Mais on peut gouverner Ou bien alors Effectivement Les choses peuvent se passer très mal

20:19
Présentateur

Merci Alain Duhamel On a plus que jamais besoin de vous Éditorialiste politique A BFM TV bien sûr