Autonomie de la Corse : ouvre-t-on la boîte de Pandore ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
majoritaire l'c et avec nous pour ce club Louis carv bonjour Louis merci beaucoup d'être avec nous sénateur centriste de la Haute Savoie vous êtes vice-président du Sénat et jean-phélix àivif bonjour merci également d'être avec nous député liotte de Haute Corse d' autonomist pr de Gill Siméon et on va parler avec vous de l'autonomie de la Corse un accord a été trouvé entre Gérald armanin et les élus de lîle pour inscrire le statut d'autonomie de la Corse dans la Constitution mais le chemin est encore long le Sénat bloquera-t-il le processus c'est la question qu'on posera Alex d'abord on va voir exactement ce que contient ce texte avec vous et bien ce texte il l'inscrit dans la Constitution les phrases suivantes la Corse est doté d'un statut d'autonomie au sein de la République et ça c'est le teaser on verra ça tout tard allez on regarde ensemble l'actualité dans nos régions et l'actualité dans nos régions c'est le très attendu palmarès du guide Michelin il a été dévoilé hier 62 restaurants étoilés le Graal pour la table du Castelet dans le Var son chef Fabien Ferré 35 ans décroche les trois étoiles d'un coup et parmi les chefs récompensés il y a vous Nicolas Gautier bonjour merci beaucoup d'être avec nous vous êtes chef du restaurant l'Auberge De La Grive à trolly sur lo à trolisloire pardon c'est dans l'INE vous avez donc reçu hier une étoile au Michelin qu'avez-vousçtit et qu'est-ce que ça représente pour vous et et pour votre très jeune restaurant bah ça représente une une belle récompense pour pour notre travail de tous les jours pour le travail des gens avec qui on travaill aussi les producteurs les artisans locaux les vignerons on est tout proche de la région de la Champagne par exemple entre autres mais aussi nos équip parce qu'on a deux autres établissements qui sont dans le Nord armentière et qui du coup sont sont fortes et solides et nous permettent de nous concentrer sur l'Auberge De La Grive re liloire et et du coup à aller chercher cette étoile qui en plus super pour nous parce qu'on est laine avec mon épouse enfin mon épouse de loise Mo de laine et c'est un retour aux sources il y a pour l'histoire il y a un peu plus de 25 ans quand j'ai commencé ce métier là mon premier stage de découverte en 3è c'était dans un restaurant étoilé qui était juste à côté qui a fermé depuis et là ça faisait 7 ans qu'il y avait plus d'étoiles dans l'aine et on est assez content de pouvoir ramener ça à notre belle région qu'on aime tant quo fait c'est ce que j'allais vous demander effectivement C ans qu'il y a plus d'étoiles dans l'aine on imagine que ça représente quelques chose pour votre restaurant cert mais aussi pour votre territoire ouais c'est ça surtout pour notre territoire en fait aussi parce que ça le met en avant on a une région qui est superbe qui est valallonnée il y a des forêts des rivières euh bon qui déborde un peu en ce moment mais elles sont belles quand même on a on a des lieux incroyables comme cousi château folambré enfin voilà où il y a des monuments historiques la ville de Soisson avec son vase enfin plein de choses et euh on sait qu'une étoile ben ça porte une région surtout encore plus quand il y a quand on est peu d'étoilés finalement donc là pour le coup nous on est tout seul on sait que ça va forcément mettre un peu en lumière notre région et on sait que les régions comme nos commerces comme nos artisans et tour on a besoin de d'être valorisé et de mettre en en valeur et en avant notre territoire et et notre savoir-faire et donc si on peut participer avec Cécilie avec mon époue à un petit peu à notre échelle avec cette étoile à valoriser notre territoire ben tant mieux ouais et c'est c'est évidemment une mise en lumière aussi pour votre restaurant c'est un petit restaurant en 12 couvert je crois ça veut dire qu'il va falloir réserver très longtemps à l'avance attendre longtemps ou en tout cas réserver très vite qu'est-ce qu'on peut déguster de bon chez vous bah ce qu'on peut déguster c'est c'est c'est des produit produit locaux majoritairement sont des produits sourcés c'est-à-dire que j'ai tendance à dire que voilà on a pas de on a des produits haut de gamme mais nos produits haut de gamme en fait c'est tout simplement vous voyez ce qui est magique hier c'était pendant la remise des éto Michelin j'ai un monsieur un petit producteur d'asperge qui m'envoie un mail et puis un texto en me disant monsieur gotier on a 8 km de chez vous alors nous comme on revient dans la région on n pas encore tout vu et là on découvre qu'en fait on a un producteur d'asperge qui est juste à côté et du coup ça veut dire qu'on va avoir des asperges cuueill du matin 8h pour être à 9h en cuisine et ben ça ça sera notre produit de luxe sûrement là de la pleine saison parce que j'estime que le produit de luxe c'est pas c'est pas forcément le Homar ou le caviire mais c'est plutôt la belle asperge qui vient d'être ramasser une heure avant et qu'on va pouvoir servir à nos clients à peine grillé comme ça et pour moi c'est ça le luxe et et voilà donc on travaille des produits frais de saison simple euh mais bien mis en avant et bien mis en valeur voilà surtout ça merci merci Nicolas Gautier merci beaucoup d'avoir été avec nous et félicitation pour cette étoile au Guide Michin je rappelle votre restaurant c'est l'auberge de la grive à trollîoir dans l'aine merci merci d'avoir été avec nous merci à vous on passe au débat de ce club on va parler de l'autonomie de la Corse d'abord Alex c'est bon on va enfin savoir ce que contient cet accord trouvé entre Gérald haranin et les élus cors alors comme je le disais bien cet accord inscrit c'est un texte une une écriture constitutionnelle c'est pas encore un projet de loi mais en tout cas il inscrit dans la Constitution les phrases suivantes je le cite la Corse est dotée d'un statut d'autonomie au sein de la République qui tient compte de ses intérêts propres li à son insular à son insular méditerranéenne et à sa communauté historique linguistique et culturelle ayant développé un lien singulier à sa terre et puis il ajoute également que la collectivité de Corse peut être habilité à fixer les normes c'est-à-dire les lois et les règlements dans les matières où s'exercent ces compéten alors on explique he cette révision constitutionnelle pour être adoptée par le Parlement elle doit être votée dans des termes identiques par l'Assemblée nationale puis par le Sénat avant ensuite d'être voté par les 35è des voix de tous les parlementaires run en Congrès de Versailles c'est le même processus que celui employé et bien on l'a vu le 4 mars dans l'introduction de l'IVG dans la Constitution et on va en parler d'abord Jean Félix àivive pourquoi vous vous défondez ce processus d'autonomie en quoi est important c'est important tout d'abord parce que pour faire respecter la démocratie il y a quand même eu plusieurs scrutins dans l'île avec 70 % des voix sur des listes qui sont clairement autonomistes il y a eu un accord politique entre forces politiques insulair qui va au-delà même de ces 70 % puisquon peut parler aujourd'hui de 85 à 87 % des forces politiques qui sont sur le projet d'autonomie c'est un problème de reconnaissance d'identité de culture mais pas simplement l'autonomie c'est un moyen de traduire par l'édiction de règles propres la capacité à résoudre des problèmes quotidiens je pense à la spéculation foncière immobilière je pense à la régulation du prix du carburant où il y a 15 centime d'écart crise ou pas entre le continent et lî qui ne sont pas résolus par la loi générale qui n'ont jamais été malgré nos demandes d'adaptation et malgré nos amendements à cause d'une antionstitutionnalité ça c'est la réalité brute et je n'ai pris que quelques exemples mais il y en a légion c'est la spécificité de montagne et de la question sociologique et culturelle de lîle ne peut pas juridiquement aujourd'hui en droit français être prise en compte s'il n'y a pas unact nouveau au sein de la République parce que vous venez dire quelque chose important dans l'écriture c'est que peut-être habilité c'est c'est le Parlement qui va continuer le débat qu'on souhaite apaiser pour permettre à donner un contenu une loi organique décidé par le Parlement un champ des compétences donc ça veut dire des contrôles des évaluations un dialogue que l'on souhaite fécond pour que la responsabilité exercée par la collectivité demain autonome puisse être vu comme quelque chose qui est viable vivable pas attentatoire à quoi que ce soit ni à grand principe c'est notre souhait en tout cas le plus cher aujourd'hui l carv on connaît maintenant le contenu de l'accord qui a été trouvé entre Géral amamanin et lisé lucorse est-ce que vous le voterez cet accord ça se passe pas comme ça en fait euh d'abord le travail du ministre de l'intérieur est un travail sérieux qui a permis d'engager avec les élus cors une discussion importante mais le le législateur constitutionnel ce ne sont pas les élus cors ce sont bien les députés et les sénateurs et on voit bien dans les termes choisis qu'à chaque adjectif qu'à cha chaque nom commun il peut y avoir un débat on a vu dans les je suis d'une famille de décentralisateur la famille centr c'est une famille de décentralisateurs et tout ce qui permettra de donner à une reconnaissance à des territoires dans la République française qui permettront comme l'a dit Jean-Félix une capacité d'ê de simplifier la vie quotidienne il y a pas de difficulté mais dès qu'on va être sur des principes sur la notion de peuple ou de communauté sur des questions linguistiques sur des questions qui renvoient des concepts juridiques là à chaque fois il y aura il y aura nécessité d'un débat alors je siège plus à la commission débat des lois mais je sais très bien que ce débat juridique il il aura nécessairement lieu et il y a il y a ce que le président de la République a dit il y a le travail du ministre de l'Intérieur encore une fois qui est un travail sérieux mais ensuite il y a la question des des des enjeux des enjeux juridiques qui sont pas moindres moi je suis savoyard j'entends ce que le président de la Région Bretagne a dit j'entends ce que les Alsaciens ont fait on parler du mais est-ce que là il y a des points bloquants est-ce qu'il y a des on nous refait le coup de la Constitution par morceau c'est-à-dire la Constitution ça fait 15 ans qu'on l'a pas touché on on fait l'IVG avec une rédaction qui pour ma part était tout à fait criticquable là on va sur la question question Corse où il il y aura peut-être un accord entre les deux chambres où il y en aura pas mais en tout cas il faut que le débat ait lieu sur ces conséquences et sur les questions différenciation qu'on avait abordé ici au Sénat la même le même la même question constitutionnelle avait été objectée et chaque fois qu'on veut faire quelque chose en France qui différencie un peu on a on a un obstacle constitutionnel donc moi je pose la question de savoir si on fait quelque chose pourquoi on le fait pas pour un certain nombre de de spécificité territoriale en France moi j'irais toujours dans le sens de la décentralisation mais mais comme comme tout parlementaire attaché à la communauté nationale j'a j'aurais mes limites donc donc en l'état comme ça sans aucun débat c'est c'est impossible de vous répondre en fait non mais juste pour qu'on comprenne bien vous dites il faut pas moi je suis pas prêt je vous me dites hein si je tradis bien je suis pas prêt à signer un accord que pour l'accord s' il faut que ce soit dans un accord global de décentralisation mais on a depuis l'élection du Président de la République eu plusieurs textes qui touchent au territoire et la décentralisation pour lesquels à chaque fois on a dit il y a l'obstacle constitutionnel si on veut vraiment faire une différenciation en France et là on aura on aurait un texte uniquement pour la Corte puis demain on aura un texte pour la nouvelle Nouvelle Calédonie donc il y a quand même un sujet c'estd que la la République des territoires que j'appelle de mes vœux elle suppose peut-être des adaptations constitutionnelles qu'il faudra prendre pour l'ensemble des territoires qui ont des pas que seulement des questions identitaires parce que si vous enfermez le sujet sur les questions identitaires c'est des questions d'intérêt moi j'habite dans un territoire montagnard comme la Corse et frontalier et et l'adapte je suis désolé c'est ma réalité n'est pas la réalité bretonne donc il y a une nécessité que cette cette république s'adapte à une évolution qui est l'Europe des régions par exemple mais ça peut pas se faire comme ça en disant regardez il y a un accord ave avec la communauté les parti politique Corse c'est c'est c'est il y a un consensus très très élevé visiblement dans ce que Jean-Félix quiva dit ilut il faut il faut passer ça au Parlement et et dire que il y a pas de difficulté à chaque fois à chaque membre de phrase il y a une question qui se pose je Flix à qu est-ce que vous entendez ça le fait de dire on peut pas faire quelque chose spécifiquement pour la course il faut quelque chose de plus global ce que j'entends c'est qu'il faut faire acte de débat et de pédagogie nous y sommes prêts simplement il y a peut-être une distorsion entre ce qui s'est passé pour la Corse donc je rappelle quand même que c'est parti depuis très longtemps l'histoire Corse le problème Corse n'existe pas que d'hier et l'accélération du dialogue a eu lieu malheureusement à partir d'un drame qui était l'assassinat d' colonne à arle depuis 2 ans qui n'aurait jamais dû se produire donc ça fait 2 ans qu'il y a ce processus et 2 ans qu'il y a un travail de fond qui a été fait par les élus cors d'abord de créer un consensus local ce qui n'est pas rien démocratiquement c'est c'est un signifiant très important qui peut-être n'est pas le même même dans d'autres territoires je ne juge pas je je ne dis pas le tien louï ou d'autres je dis que en tout cas dans le cas Corse il y a une responsabilité démocratique qui a fait que il y a eu cet accord local Corse entre forces et compris opposé sur le terrain électoral ça c'est et ça nous demandons à ce que le Parlement en tienne compte parce que il y aurait rien de pire que de dire que la démocratie ça ne marche pas prier prier niveau deuxième niveau la Corse est une île montagne en Méditerranée elle est le seul cas d'une île montagne méditerranéenne dans le dans dans la République française aujourd'hui comme on a traité d'autres îles d'autres territoires autres m par ailleurs dans la Constitution nous demandons à ce que cette spécificité de cette singularité soit reconnu nous ne voulons pas déliter la République mais par contre j'entends qu'il y a un débat à poser c'est-à-dire qu'il peut y avoir la singularité Corse à travers une évolution constitutionnelle pour mordre sur la réalité économique sociale et culturelle et régler l'incompréhension et le conflit depuis des décennies puis puis avoir un champ de discussion sur la décentralisation politique j'ai vu la lettre du président de la région bretne ce n il demande pas la même chose que la Corse mais que la République française un problème avec ses territoires ses corps intermédiaires et sur différenciation quand on voit les usines à gaz produit jusqu'à ce jour puisque le le droit expérimentation de 2002 n'a jamais fonctionné parce que c'était des saut d'obstacles identiqu pour la lo 3DS qui ne pourra pas fonctionner il y a pas besoin de d'être grand clair pour le constater ou pour le connaître quand on est on a été élu local donc ça veut dire qu'il y a un vrai chambre de discussion mais néanmoins aujourd'hui ce que nous demandons c'est de de poser le débat de manière sereine qu'il n'y ait pas de ponif parce par que c'est un sujet important il faut que la démocratie fonctionne la Corse a rendez-vous avec l'istoire comme la République sur ce sujet là il faut dépasser nos peurs c'est peurs parce que je crois que la peur est mauvaise conseillère et compris lorsqu'on se rétracte de manière centraliste parce que mon Dieu qu'est-ce qui se passe en Corse et c'est ce qu'on demande pour la solution nécessaire pour la coursese aujourd'hui mais qui peut servir de point d'appui une discussion générale c'est c'est c'est ça l'idée en serriant les questions mais est-ce que parmi les points parce que on entend beaucoup parmi les points de blocage ici au Sénat notamment la question du pouvoir législatif dans le texte il a écrit les lois et règlements peuvent faire l'OB objet d'adaptation justifié par les spécificités du statut d'autonomie est-ce que ça c'est un point bloquant pour vous Leard ça dépend quel util quel mécanisme Paron le dire pour vos téléspectateurs mais quel mécanisme on utilise est-ce que c'est une habilitation générale de légiférer par par voie d'ordonnance qui permet d'adapter un certain nombre de réalité à la Corse ce qui est une question ou est-ce que la la l'Assemblée de Corse dispose d'un pouvoir législatif et réglementaire ce qui est une autre ce qui est un autre sujet vous voyez que à chaque fois qu'on qu'on pose ça ce serait non pour vous non mais ça change alors je je je suis pas fermé à tout débat mais ça change la nature de la République c'est qu'on devient une république fédérale ce qui n'est pas ce qui n'est pas un débat interdit hein on a le droit de poser ce débat là mais qui a des des conséquences de dans l'organisation dans la culture française absolument considérable donc il y a des sujets en cor qui sont des sujets importants les sujets pouvoir d'achat les sujets de d'accès au pétrole et cetera il il y a aussi des questions qui sont lié à l'urbanisme qui sont des sujets très importants donc qui est qui est cette habilitation par ordonnance d'ailleurs qui était déjà dans un texte précédent euh pourquoi pas par contre une un un un une une une délégation du pouvoir législatif qui est quand même une prérogative euh en France dans dans notre système qui qui est celui qui appartient au Sénat et à l'Assemblée nationale c'est c'est un encore une fois ça fait partie de de sujets qui sont considér dont les enjeux sont considérables vous entendez cette ligne rouge jeanfélix oui et non je pense que c'est là où le débat doit doit doit s'enclencher parce que je ce DIRIS à loï et à d'autres qui sont de empathique en terme de dialogue parce que c'est pas tout le monde n'est pas n'est pas comme ça je et je le regrette euh mais c'est pas le cas entre nous et c'est tant mieux c'est que l'édiction de règles législatives et règlementaire par l'Assemblée autonome donné par le Parlement par la organique c'est ça qu'il faut comprendre est absolument nécessaire pour résoudre des problèmes concrets qui ne seront jamais résolus par l'habilitation je pense la fiscalité sur les succession en Corse vous avez 50 % des matrices cadastrales qui sont au nom d'une personne qui est morte avant 1900 autrement dit nous sommes quasiment à 80 % en Corse sans titre de propriété si demain une personne au RSA se voyait titrer son bien avec l'évaluation des domaines de l'impôt qui suit la courbe des prix de l'immobilier qui va deux fois plus vite que sur le continent elle va être obligée de vendre pour payer l'impôt et ça va être massif en Corse c'est si on adapte pas la règle fiscale h à la réalité à un juste impôt édicté par la l'assemblée autonome et ça on ne peut le faire qu'enctant les règles localement ça va être un phénomène de dépossession qui va créer des tensions parce que nous sommes très attachés à notre terre fort heureusement et on n'est pas là pour relancer un conflit on est là pour régler le conflit et et les tensions et ça et c'est sous l'angle de ces compétences là de ces matières là qu'il faut voir les choses nous demandons de sortir des dogmes tout en disant les choses sont compatibles c'est ça qui qu'il faut c'est ce sujet là parce que si on on rate le rendez-vous encore une fois il n'y a pas de plan B il faut se mettre d'accord il faut se mettre d'accord pour l'intérêt général des Corses et si la République démontre ça ça veut dire qu'elle démontre qu'elle est en conformité avec sa promesse de liberté sa promesse l'égalité et sa promesse de fraternité frerné entendre l'autre pas de plombé ça veut dire quoi Jean-Félix queles serait les conséquences si le processus échou qu démocratique où où les forces politiques insulaires techniquement économiquement en matière en compét à cause d'un débat national qui des fois va très rapide pour des enjeux de positionnement politique il le rendez-vous est manqué ça veut dire qu'on retourne enc face au jeune Corse en disant mais écoutez la démocratie ça n'a pas fonctionné et la spéculation va continuer à galoper ça n'est pas entendable et c'est quoi les conséquences ça pour être retour de ça veut dire que c'est une situation bloquée face à un étau qui se met en place parce que la spéculation est un éto un étau inacceptable et ça veut dire qu'on on va demander aux gens de choisir entre leur maire et la République j'exagère un petit peu mais je caricature on veut les deux pas de de renier sa mère pour rentrer la République et et et et c'est ça la question qui se pose ce n'est pas entendable les ponciifs ne sont plus entendables il faut être sérieux et responsable et nous appelons à ce grand moment de responsabilité oui la question d'un processus politique qui dont l'une des conséquences a été et l'apaisement c'est quelque chose qu'il faut entendre et qu'il faut évidemment préserver parce que la Corse a vécu des des moments très difficiles dans dans dans les 20 ou 30 dernières années qui s'agit pas qu' s'agit pas de revoir et de provoquer donc il faut que évidemment le Parlement est dans son rôle d'écoute mais il ça ça va compter dans votre vote oui le contexte sur l' oui oui oui parce que je parce que encore une fois on on en étant décentralisateur le le message qu'on qu'on envoie alors ça veut pas dire qu'on est on est d'accord sur tout et sur sur les termin la terminologie il y aura un débat terminologique un débat juridique important il y aura la question aussi de d'autres logique territoriale dans dans dans le pays mais la question de la de la de la de l'apaisement du débat en Corse et et des relations avec le continent c'est absolument indispensable il y a dans mon dans mon groupe parlementaire un nouveau sénateur qui nous a rejoint la semaine dernière et qui et et donc c'est important qu'on ait cet élément là on on est représentatif de de de territoire d're mer de la poli sateur de la ou oui tout à fait on va puisque vous parlez des des autres régions Alex on va voir que d'autres régions et territoires veulent profiter de cet accord sur la Corse pour demander elle aussi leur autonomie mais oui il y a certains territoires qui demandent leur autonomie depuis plusieurs années et qui sont donc très en colère de cet accord constitutionnel qui concernerait uniquement la Corse c'est le cas de la Guyane des élus guyanais qui sont en colère écoutez comment le président de la collectivité de Guyane a réagi à l'accord qui était en train de se nouer au moment où il parlait entre géralde daranin et les élus corses comment Monsieur darané peut-il comprendre ce que disent les Corses et comment se fait-il que jusqu'à aujourd'hui il était dans l'incapacité de comprendre ce que disent les élus et la société guyanaise d'une manière générale moi je considère que là il y a quelque chose qui dépasse l'acceptable et moi je ne peux pas l'accepter et le président de la collectivité guanaise qui menace même de boycoté la visite du président de la République Emmanuel Macron en Guyane qui est prévu à la fin de ce mois de mars autre TER territoire à se positionner l'Alsace regardez ce que dit le président de la collectivité européenne d'Alsace Frédéric Bierry je le cite on ne peut pas estimer que certains territoires sont légitimes comme la Corse à pouvoir avoir des droits supplémentaires à agir et ne pas prendre en compte d'autres territoires qui ont une histoire particulière comme la Bretagne et l'Alsace et la Bretagne justement son président Lig chengérard demande plus d'autonomie pour sa région depuis l'an dernier la semaine dernière il a écrit à jarard Larcher le président du Sénat pour défendre l'autonomie bretonne et ça ne fait pas que des heureux du côté des élus cors écoutez ce qu'en pense le député Laurent marcangéi j'aime pas trop le procédé du président de la Région Bretagne je vais vous dire pourquoi il a été élu sur une étiquette socialiste Gilles Siméoni il est autonomiste et les corps sont votés pour lui et en plus je crois que le président de la Région Bretagne il donne un mauvais coup au processus qui est en cours en Corse je pense pas que ce soit bon je pense pas que ce soit bon je pense que ça brouille le jeu et et et je pense que dans le cadre de l'Association des régions de France Gill Simoni devrait devrait expliquer ses collègues que ce n'est pas lui rendre service que de demander l'autonomie alors que c'était pas au menu si je puis me permettre l'expression et voilàian l'amitié historique entre la Bretagne et la Corse est peut-être en train de vaciller à cause de ces questions institutionnelles oh on va demander à jean-phélix à quu est-ce qu'il donne un mauvais coup le président de la Région Bretagne en lançant ça maintenant je crois que on est dans le temps de l'annonce de l'accord qui était peut-être pas attendu par des acteurs entre le gouvernement et les force politique peut-être que dokin pensait que c'était impossible ça a été possible et c'est la première fois dans l'histoire que cette chose là éta rendue possible je pense qu'il faut s'en féliciter d'abord de cet accord Corse ensuite évidemment ça développe des intentions c'est le jeu politique maintenant il va arriver le temps de la pédagogie et du vrai débat de fond encore une fois le Corse a sa singularité et dans l'histoire et géographiquement et dans sa vocation à trouver une solution dans le processus enclenché ça ne veut pas dire que d'autres questions peuvent ne pas se poser il faut le faire sereinement notre intention c'est la réconciliation ce n'est pas le conflit avec la République française ça c'est important de le comprendre et commençons à traiter le C Corse je sais que Gill Siméon a déjà eu son homologue breton pour échanger sur le le contenu des choses et notamment le fait que la je-bretagne effectivement a une autre demande que la Corse et dans un processus que je j'appellerai décentralisation qui peut avoir un débat qui peut se développer mais il faut clore la question Corse c'est très important et ça s'avérra certainement d'expérience ou d'échang sur sur la suite dire que on peut pas que Corse si n'y a pas le reste ce sont des préalables qui ne sont pas pour nous entendable vu d'où nous venons vu les difficultés et vu la nécessité de trouver la solution politique que les cors attendent Louis carv-ce que Gérard lmanin a ouvert la boîte de Pandor est-ce qu'il y a un risque de détricotage de la France est ce que disent certains sénateur non je crois pas le mérite de du débat sur la Corse permet aussi de rappeler au gouvernement un certain nombre de ses engagements notamment au moment des différentes des différents bat des textes 3DS il y avait le mot différenciation et on a bloqué très vite sur cette question notamment constitutionnel et je pense que ça tout tout n'est pas comparable évidemment il faut respecter aussi dans dans ce jardin à l'anglaise que pourrait être la France avec des spécificités territoire par territoire sagit pas de rentrer dans une concurrence qui n'a aucun sens mais de rappeler que les très grandes région ont pas apporté finalement la puissance qu'on disait je moi qui suis un un haut savoyard les deux départements savoyard ils ont pas forcément retrouvé leur compte dans cette immense région au Vern ronalp sur un sur des questions pas seulement identitaires parce qu' encore une fois c'est pas pour moi c'est pas la question centrale sur des questions de spécificité lié à à à la vie quotidienne et et et à l'économie de territoires qui sont des territoires qui qui ont des réalités totalement différentes les Alsaciens ont fait un pas de plus avec le la collectivité européenne d'Alsace les Bretons manifestent une chose moi je je vous le dis ici je pense que il y a une question qui qui autour du territoire Savoie Montblanc o où il y a des des choses nous avons aussi une histoire particulière som rentrés dans la pas dans la République dans l'empire français en 1860 et dans la République 10 ans plus tard donc la la question évidemment elle elle est elle est elle doit être posée mais au gouvernement de mener ce débat parallèle avec avec les les territoires qui ont des choses à dire est-ce qu'il faut est-ce que l'avenir de la République il passe par plus de région journalisme aujourd'hui pour vous par plus de décentralisation et par plus de reconnaissance des pouvoirs locaux évidemment c'est c'est c'est valable dans dans l'Europe entière la France s'est construite sur un modèle centralisateur jacobin colbertiste et cetera on a eu des des des étapes par faaire l'histoire ici mais avec Gaston de fer avec Jean-Pierre rafarin d'étapes de décentralisation il y a aujourd'hui une nécessité de reconnaître avec avec cette ce ce fait européen de d'Europe des des régions qui qui sont qui sont for nous nos voisins ce sont les Val d'otin ceux qui vivent dans le val d'OST ce sont les gens qui vivent dans la province de Turin ce sont les les différents cantons suisses VO voilà nos voisins éid évidemment qu'on a une une une une pratique de l'Europe qui est très différente de terit dites à vos collègues sénateurs de la majorité sénatoriale qui pointent ce risque de démembrement de la République ce risque de détricotage et qui s'en inquiète et qui disent que c'est pour ça qu'il voteront pas cet accord bah si si euh un collègue ou l'autre dit ne pas voter cet accord c'est que il préempte il s ve dire qu' il refuse tout débat moi je le redis ici devant mon collègue député il y aura un débat nécessaire au Parlement y compris sur des questions terminologiques mais le débat il doit avoir lieu on peut pas on peut pas d'emblé interdire tout débat et dire que cette accord de A à Z est mauvais donc le temps le temps de l'accord politique Corse il est trouvé il est fini on passe maintenant au temps parlementaire et les parlementaires sont des législateurs constitutionnels mais on faut pas nous refaire le coup de de pardon mais de l'imprécision qu'on a fait sur l'IVG on on a été en fait surg on on n pas choisi le texte le plus le plus juridique on a choisi le texte le plus consensuel constitution c'est quand même un texte qui va produire des effets à très long terme c'est ça et sous et sous l'Empire d'une institution moi je le redis à chaque fois d'une institution qui a pris énormément de pouvoir dans notre pays qui s'appelle le Conseil constitutionnel on a on a on a un phénomène de cour suprémisation du Conseil constitutionnel et ça touchera la question aussi la question Corse c'est que celui qui sera le juge de paix ou juge tout court de la des évolutions constitionnelles ce sera plus le Parlement sera en très grande partie de conseil constitutionnel Jean-Félix làdessus et sur le contexte national est-ce que pour vous le contexte national va jouer dans ce processus on sera en pleine élection européenne il y aura peut-être une volonté pour s'attendre de ne pas faire de cadeau politique à Emmanuel Macron nous savons que c'est dans le paysage il y a il y a effectivement un contexte qui est difficile qui est comp al nous le savons mais nous n'avons pas le choix aujourd'hui de de que de continuer à poursuivre ce chemin ardu et nous appelons aux bonne volonté sur un sujet comme la Corse sur d'autres sujets nous nous souhaitons en ce qui nous concerne des accords transpartisant nous souhaitons que l'on puisse vu la nature du problème vu sa durée dans le temps vu les drames que ça a provoqué vu les nécessité de résoudre des questions qui ne sont pas résolues sur le terrain nous souhaitons qu'il y a des hommes d'État au gouvernement ou au Parlement qui sont capables de voir loin c'est et c'est ça qui manque aujourd'hui peut-être et nous savons qu' ils sont là mais nous souhaitons qu' qu'il se manifeste pour qu'on puisse dire lacse mérite y compris dans sa relation à la République lié compris un homme qui a qui a qui a qui a quand même contribué à faire la République Napoléon bonapar qui était qui était d'origine Corse mais aussi la participation des Corses à la guerre 1418 et et un T un tas de sujets où il y a où il y a du drame du ressenti un besoin de reconnaissance une plus des des sujets de tension que j'ai évoqué une nécessité de se mettre d'accord donc nous espérons que ça prendra le pas sur les élections sur les contextes de lois de finances sur la question des coubat qui sont qui existent en politique et et c'est j'allais dire normal en politique mais mais là nous avons besoin de cet accord politique disons-le de de nature historique le moment est venu et nous nous souhaitons que le rendez-vous ne soit pas manqué Louis carv en dernier mot est-ce que le contexte national va jouer est-ce qu' clair après le congrès sur l'IVG il va y avoir une volonté de la majorité sénatoriale de ne pas offrir un deuxième congrès Emmanuel Macron c'est faire peut-être une offense quand même à l'intelligence des parlementaires je dire on est quand même capable d'aborder les sujets qui viennent à l'ordre du jour aussi sans avoir non plus l'obligation d'être d'être gouverné par le par l'immédiateté ce sont les sujets constitionnelles sont des sujets importants en préparant la la l'émission de de ce matin je je je relisais un peu la presse et les et et les différentes interviews des acteurs sur le sur le sujet et je m'erçois qu'en fait avec les mêmes termes on on on de l'accord chacun tire des conséquences totalement différentes euh de de cela sur la question linguistique sur la question de la communauté nationale sur la sur différents sujets et les questions législatives bien sûr donc un des le travail du Parlement et je pense que ce sera le travail du Sénat ce sera aussi de de tirer au clair juridiquement ce que les mots veulent dire pardon de de de de de revenir là-dessus mais c'est ça le sujet parce que encore une fois ce texte cette modification constitutionnelle si elle entre dans la constitution ces conséquences elles seront dans 10 20 et 30 ans et à ce moment-là on nous dit on pourra dire ils ont voté ça et voilà les conséquences que ça a eu merci merci à tous les deux on suivra évidemment ce processus avec vous merci d'avoir été avec nous on regarde ce qu' la une de nos quotidiens [Musique] régionaux et Alex la presse régionale elle revient beaucoup sur le palmarès du guide Michelin et oui le fameux guide rouge a distribué hier ses étoiles à la fine fleur de la gastronomie française et plusieurs journaux régionaux font leur une sur ce palmarès du Guine Michelin comme le journal La Provence et sur également les restaurants étoilés dans les différents territoires c'est le cas du journal L'Union puisque l'INE a retrouvé un restaurant étoilé on en a parlé dans cette émission la région Occitanie abrite désormais 11 nouveaux chef étoilé c'est à la Une du journal Le Midi Libre et puis certains départements et bien doivent se mettre à la diète cette cette année des étoiles Michelin c'est le cas de l'Alsace qui ne s'est vu décerner aucune étoile ça peut arriver en revanche il y a un département qui exulte cette année c'est le Var avec un jeune chef Fabien Ferré qui décroche trois étoiles d'un seul coup il dirige depuis un an le restaurant La Table du Castelet avant il était second dans cet établissement et il devient à 35 ans le plus jeune chef 3 étoiles de France et forcément il fait la Une de ver matin à la Une de La Dépêche du Midi un projet de consultation médicale à 60 €. et oui les syndicats négocier en ce moment les tarifs des consultations avec l'assurance maladie ils estim qu'il y a des avancées avec notamment un tarif de 60 € pour les consultations dites longue alors ce serait dans des cas précis pour des personnes très âgées en situation de handicap ou en cas de sortie d'hospitalisation avec des dossiers d'autonomie à à monter ça peut ça peut prendre du temps ces consultations et donc on serait sur ce tarif de 60 € mais pour la consultation classique du médecin généraliste et bien les syndicats espèrent obtenir une consultation à 30 €. ça fait un an que la réforme des retraite a été adopté les premiers effets se font sentir oui c'est à la une du télégram depuis le 1er septembre 145000 personnes sont parties à la retraite en étant concerné par cette réforme qui recule progressivement l'âge de départ à 64 ans d'ici à 2030 30 % de ces personnes ont bénéficié du dispositif carrière longue qui permet de partir avant l'âge légal contre 20 % avant la réforme et puis 185000 nouveaux retraités en 2024 ont bénéficié de la revalorisation des petites pensions prévues par la réforme en moyenne 30 € par mois on finit par les fonctionnaires dans la rue aujourd'hui oui la marseillaise qui fait sa Une sur la mobilisation de la fonction publique aujourd'hui parmi leurs revendications la hausse des salaires face à l'inflation une amélioration du déroulé des des carrières et une opposition à la réforme de la fonction publique voulue par Emmanuel Macron qui prévoit de rémunérer les fonctionnaires au mérite merci merci beaucoup Alex merci l carv merci jean-phélix aquaville d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivi à 18h vous avez rendez-vous avec Thomas HUG pour sens public on se retrouve demain très bonne journée