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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 8 mai 2025 64 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalDéfense

Trump : mais quel est son pari ? - C dans l’air - 09.04.2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:08OuverteRéponse partielle

    Sur le fond, il dit: "J'ai sonné la charge et ça marche. Ils viennent et m'appellent pour négocier."

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Il est en roue libre ?

  • 4:19OuverteRéponse partielle

    Sur le fond, il dit: "J'ai sonné la charge et ça marche. Ils viennent et m'appellent pour négocier."

  • 6:26OuverteRéponse partielle

    Toute la difficulté est d'essayer de trouver de la rationalité au-delà des outrances de Trump.

  • 7:02OuverteRéponse partielle

    Comment il va expliquer aux Italiens ce qu'il veut faire et la manière dont ça va être perçu ?

  • 7:35OuverteRéponse partielle

    On va en parler, de ce qui peut se passer dans son camp, dans son pays et qui est en capacité de lui taper sur l'épaule.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:08D.TrumpFait
    « Tous ces pays qui nous appellent... Ils me lèchent le cul. Ils crèvent d'envie de négocier. "S'il vous plaît, monsieur, un accord!" »
  • 3:35N.BacharanFait
    « C'est un homme qui s'amuse, qui jouit de sa puissance, de sa puissance de destruction. Il est en train de tout casser, comme on dit en anglais, "parce qu'il peut". »
  • 8:51M.Van RenterghemFait
    « Ca n'a aucune cohérence. Cette dimension poétique de son langage que vous évoquez poliment, il ne faut pas l'écarter. Elle a son sens. »
  • 11:00D.TrumpFait
    « Je sais ce que je fais, bon sang! »
  • 11:43D.TrumpPromesse
    « Nous allons très bientôt annoncer des droits de douane majeurs sur les produits pharmaceutiques. Quand ils entendront ça, ils vont tous partir de Chine. »
  • 11:43D.TrumpFait
    « Tous ces pays qui nous appellent, ils me lèchent le cul, ils crèvent d'envie de négocier. "S'il vous plaît, monsieur, un accord!" Je sais ce que je fais, bon sang! Et vous savez ce que je fais aussi. »
  • 12:26D.TrumpFait
    « C'est pour ça que vous votez pour moi. »
  • 13:09U.von der LeyenPromesse
    « Nous sommes prêts à négocier avec les États-Unis. Nous avons proposé la suppression des droits de douane pour les produits industriels. »
  • 14:28K.StarmerPromesse
    « Nous resterons au calme et nous nous battrons pour obtenir le meilleur accord possible avec les États-Unis. »
  • 18:03N.BacharanFait
    « Les Chinois ne vont pas céder. C'est une économie contrôlée. »
  • 18:47N.BacharanFait
    « Ils produisent beaucoup plus qu'ils ne consomment. Ils ont des pratiques de barrières douanières hypocrites, mensongères. Ils manipulent leur monnaie. »
  • 30:21C.RouxChiffre
    « 28 000 entreprises françaises seraient impactées par ces hausses des tarifs douaniers. »
  • 36:46P.NavarroFait
    « Si vous allez dans ses usines, les batteries pour ses moteurs viennent du Japon ou de Chine. Tout l'électronique vient de Taïwan. »
  • 38:43E.MuskPromesse
    « Je pense que nous aurons accompli l'essentiel du travail pour réduire le déficit de 1000 milliards de dollars dans le temps imparti. »
  • 43:36C.RouxFait
    « Ce sont des milliards dans l'esprit de la finance. »
  • 44:48G.FenwickFait
    « Démarrer une usine d'assemblage aux États-Unis, ça ne se fait pas comme ça, en 48 heures. »
  • 46:55N.BacharanFait
    « Il pense qu'il va y avoir plein d'ouvriers américains pour faire des iPhone. Il ferait mieux de ne pas mettre dehors les immigrés. »
  • 48:22G.FenwickFait
    « Il a quand même identifié des soucis qui sont réels avec son flair légendaire. La désindustrialisation. »
  • 51:37D.TrumpFait
    « Je ne suis pas content de ce qu'il se passe avec les bombardements. Ils bombardent comme des fous, en ce moment. »
  • 52:22D.TrumpPromesse
    « On va rencontrer la Russie, on va rencontrer l'Ukraine et on s'approche d'un résultat. »
  • 55:13C.RouxChiffre
    « Les États-Unis accusent la Chine de fournir à la Russie 80 % des biens à double usage. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

... - C.Roux: Bonsoir. Bienvenue dans "C dans l'air". Depuis 6h ce matin, les surtaxes am£ricaines sont entr£es en application dans 60 pays. D.Trump a mis ses menaces @ ex£cution. Il embrase le commerce mondial. Il a moqu£ ces pays qui viennent lui "l£cher le cul, en qu½te d'un deal". Le chef de la Maison-Blanche sans limite qui, en r£ponse @ la panique financi—re, appelle tout le monde @ "rester cool" et invite les entreprises @ s'installer aux Etats-Unis. Face @ lui, la r£plique s'organise. L'Europe d£clenche une 1re vague de hausses des tarifs douaniers. En France, les entreprises demandent d£j@ de l'aide pour faire face au choc @ venir. La Chine, sa r£ponse est brutale, @ la hauteur de l'attaque. Aux 104 % am£ricains, elle r£plique avec une hausse de 84 %. P£kin appelle les touristes chinois @ mesurer les risques d'un voyage

1:25

aux Etats-Unis. Avec nous pour en parler, P.Dessertine, directeur de l'Institut de Haute Finance. Vous avez £crit "Le Grand Basculement". N.Bacharan, historienne et politologue, sp£cialiste des Etats-Unis et £ditorialiste @ "Ouest-France". M.Van Renterghem, grand reporter et chroniqueuse @ "L'Express". G.Fenwick, vous ½tes sp£cialiste des questions internationales et ancien correspondant @ Washington. Merci d'½tre venus. Nous serons en direct de Washington avec S.Dridi.

2:08

- D.Trump: Tous ces pays qui nous appellent... Ils me l—chent le cul. Ils cr—vent d'envie de n£gocier. "S'il vous pla↑t, monsieur, un accord!" - C.Roux: Si on met de c‖t£ le langage de D.Trump auquel il va falloir s'habituer... On ne va pas s'arr½ter @ chaque fois sur sa mani—re de s'exprimer, mais quand m½me. Il dit: "Mon affaire est en train de marcher." - N.Bacharan: C'est un homme qui s'amuse, qui jouit de sa puissance, de sa puissance de destruction. Il est en train de tout casser, comme on dit en anglais, "parce qu'il peut".

2:51

Il y a de la joie de la destruction, de l'humiliation, d'affirmer qu'il est au centre de tout. "Tout le monde regarde, tout le monde attend mon bon ou mon mauvais vouloir." Outre ce jeu de la toute-puissance qui lui fait un grand plaisir, le fait qu'on voie qu'il n'y a plus aucun frein alors que dans son 1er mandat, il y en avait quelques-uns, l@, il n'a personne autour de lui qui ose le contrarier... On reviendra sur Musk... C'est plus compliqu£.

3:35

Dans son entourage imm£diat, on ne le contrarie nullement. - C.Roux: Il est en roue libre? - N.Bacharan: Totalement. Il n'a absolument pas pr£vu le coup d'apr—s. Qu'il s'exprime comme ÷a et que nous, on doive r£viser notre vocabulaire public, ÷a nous rappelle @ quel point il a d£grad£ la morale publique. Il y a 15 ou 20 ans, un pr£sident am£ricain qui s'exprimait comme ÷a, le public am£ricain dans son ensemble le condamnerait. N'oublions pas, je vais aussi £largir mon vocabulaire public, que pendant la campagne, il a mim£ une fellation devant son micro. Ca a fait mourir de rire les gens qui participaient au rassemblement. Il est en roue libre et il est tr—s heureux.

4:19

- C.Roux: Sur le fond, P.Dessertine, pas sur la forme, il dit: "J'ai sonn£ la charge et ÷a marche. Ils viennent et m'appellent pour n£gocier." - P.Dessertine: Plus que jamais, il faut qu'on garde notre sang-froid par rapport @ cette situation. Quand on est en train de r£fl£chir bien... On a eu, dans l'histoire, des Etats-Unis qui nous approvisionnent en tout. Aujourd'hui, ils sont en train d'utiliser quoi? Leur capacit£ de consommer. Ce n'est pas leur production qui met le monde en £moi, mais le fait qu'@ un moment donn£, ils vont dire: "On risque de ne plus consommer ce que vous nous envoyez."

5:01

Ca veut dire que tu ne produis pas. On doit bien avoir conscience que, sans arr½t, nous sommes dans une s£quence o→ nous sommes en train de mesurer la faiblesse am£ricaine, la fragilit£ am£ricaine. Les Etats-Unis d£pendent du monde. Trump a invers£ les choses. Dans son discours d'investiture, dans sa campagne, il raconte sans cesse ÷a. "Je vais arr½ter ÷a. Je vais interdire que ÷a se passe comme ÷a." On a sans cesse ces messages en disant: "J'augmente les droits de douane." Le droit de douane est pay£ par le consommateur am£ricain.

5:45

Ca veut dire augmenter les imp‖ts aux Etats-Unis en esp£rant qu'ils vont ½tre tellement chers... Ensuite, il dit: "Les usines vont devoir venir chez nous." Est-ce qu'on mesure bien le c‖t£ compl—tement schizophr—ne de l'id£e? Vous allez commencer par dire: "Je ne vais plus vous d£fendre." Grosso modo, l'Otan, c'est fini. Il a un tel d£ficit public qu'il ne peut plus d£penser militairement pour les autres. Vous placez les gens en leur disant "d£brouillez-vous". Apr—s, vous leur dites: "Si vous voulez participer @ la consommation am£ricaine, produisez chez nous." Ca va prendre du temps et on n'est pas dans cette logique quand on est vraiment dans cette logique d'affrontement. Il n'y a pas un Chinois qui se dit: "On va implanter nos usines aux Etats-Unis."

6:26

La puissance qui monte, c'est l'Inde. Il n'y a pas un Indien qui est en train de dire: "On va tout d£localiser aux Etats-Unis." Il faut bien entendre ce qui se passe. Il faut le regarder par rapport aux cons£quences que ÷a a, notamment l'effondrement des march£s. - C.Roux: Toute la difficult£ est d'essayer de trouver de la rationalit£ au-del@ des outrances, de tout ce qu'est D.Trump. Savoir s'il y a de la rationalit£ et comment les Chinois et les Europ£ens peuvent y r£pondre. - G.Fenwick: Dans ce langage tr—s fleuri, j'ai vu un message tr—s clair: D.Trump ne veut pas n£gocier.

7:02

Il n'est pas l@ pour ÷a. Quand vous dites "regardez tous ces pays qui m'appellent", vous avez G.Meloni, la pr£sidente du Conseil italien... Il a pr£vu de s'y rendre jeudi prochain. Comment il va expliquer aux Italiens ce qu'il veut faire et la mani—re dont ÷a va ½tre per÷u? Si vous envisagez de parler avec D.Trump, derri—re, il peut se retourner et pr£senter la chose de cette mani—re. Ce n'est pas un encouragement @ entrer dans une forme de conversation. Puisqu'on est tous contraints psychologiquement, quand vous avez recours @ l'insulte... Vous utilisez un langage fleuri pour combler un manque. Il s'adresse @ qui? A des R£publicains. C'est un d↑ner r£publicain. Il y a pas mal de f£brilit£ dans la salle. - C.Roux: On va en parler, de ce qui peut se passer dans son camp, dans son pays et qui est en capacité de lui taper

8:19

sur l'épaule "attention, tu mets le feu au commerce mondial". On a vu que les marchés financiers étaient partis de manière fébrile à la baisse. "On ne fait pas du prêt-à-porter, mais de la haute couture." - M.Van Renterghem: Ca n'a aucune cohérence. Cette dimension poétique de son langage que vous évoquez poliment, il ne faut pas l'écarter. Elle a son sens. Elle porte un sens dans le message. "Je me fous de votre gueule." Je suis d'accord avec ce que disait G.Fenwick. Ca n'incite pas à dialoguer, mais à résister,

9:36

à la méthode de fermeté que prônent notamment la France, l'Allemagne et l'Espagne. Je ne vois pas ce qu'on peut obtenir d'un président qui ne semble pas savoir très bien ce qu'il veut, comme le disait Nicole. Il y a une jouissance de l'humiliation. On ne sait pas très bien s'il veut véritablement obtenir une augmentation des droits de douane pour compenser les baisses d'impôts qu'il a promises à ses électeurs ou si c'est pour attirer des investissements, auquel cas il n'y a pas lieu de négocier. Il est dans un flou total. Il est complètement dans la démesure. Nous perdons du temps...

10:20

Ca a le mérite d'éclaircir le fait que nous perdons du temps à essayer de négocier avec quelqu'un qui, de toute façon, se fout de ce que nous sommes. Il vaut mieux employer la méthode forte. - C.Roux: Vous parliez de la Suisse. Réaction du directeur général du géant bancaire UBS. Vous parliez aussi de la réaction vis-à-vis de D.Trump. C'est intéressant de commenter ce sondage. L'UE amorce la 1re phase de sa riposte. 62 % des Français estiment qu'il faut répondre

11:00

de manière ferme à l'administration Trump. Hier, à l'occasion d'un dîner de gala à Washington devant ses supporters républicains, D.Trump a insisté: "Je sais ce que je fais, bon sang!" C'est la preuve qu'il se sent peut-être obligé de dire ça à son auditoire alors que la guerre des taxes se transforme en affrontement entre Pékin et Washington. - Un président américain en tenue de gala. Une soirée avec les membres des Républicains à Washington. Et, encore, de nouvelles annonces. - D.Trump: Nous allons très bientôt annoncer des droits de douane majeurs sur les produits pharmaceutiques. Quand ils entendront ça, ils vont tous partir de Chine. - Alors que la guerre commerciale déclarée par le président bouleverse le monde entier, D.Trump, seul en scène, s'en amuse. - D.Trump: Tous ces pays qui nous appellent, ils me lèchent le cul, ils crèvent d'envie de négocier. "S'il vous plaît, monsieur, un accord!" Je sais ce que je fais, bon sang! Et vous savez ce que je fais aussi.

12:26

C'est pour ça que vous votez pour moi. - Qui comprend vraiment ce que fait le président? Pas les marchés financiers, en tout cas. Dans le monde entier, les Bourses dévissent. Ce midi, la Chine, qui s'était vue imposer 104 % de taxes douanières par les Etats-Unis, riposte et annonce une taxe de 84 % sur les produits américains. Les marchés s'effondrent. - Les Etats-Unis exercent une pression immense sur la Chine. La Chine s'oppose fermement à ce comportement arrogant et ne l'acceptera jamais. - Alors, qui a déjà commencé à négocier? Parmi les pays moqués par D.Trump hier,

13:09

le Japon et la Corée du Sud. Séoul annonce une aide de 1,8 milliard d'euros pour son industrie automobile. - Notre industrie automobile est confrontée à des préoccupations croissantes. Il est urgent d'apporter notre aide aux entreprises touchées par les droits de douane, notamment les fabricants de pièces détachées. - L'UE espère un bon accord. - U.von der Leyen: Nous sommes prêts à négocier avec les Etats-Unis. Nous avons proposé la suppression des droits de douane pour les produits industriels, comme avec nombre de nos autres partenaires commerciaux. L'Europe est toujours prête à conclure un bon accord.

13:54

L'accord est sur la table. - Certains pays européens sont plus pressés que d'autres. - Le 17 avril, le président Trump accueillera G.Meloni pour une visite officielle de travail à la Maison-Blanche. - G.Meloni: On ne va pas arrêter d'exporter aux Etats-Unis. C'est un problème à régler. Mais attention à l'alarmisme que je vois partout. - L'unité des Européens va-t-elle tenir? Au Royaume-Uni, le Premier ministre vole au secours de son industrie automobile.

14:28

Lui aussi négocie avec Washington et cherche de nouveaux accords. - K.Starmer: Nous resterons au calme et nous nous battrons pour obtenir le meilleur accord possible avec les Etats-Unis. C'est ce que nous faisons déjà ces derniers jours. Nous allons également travailler avec nos principaux partenaires pour réduire les obstacles au commerce dans le monde entier et pour accélérer la conclusion d'accords commerciaux avec le reste du monde. - Malgré la débâcle, certains verraient presque cette guerre commerciale comme une promesse. - Il faut anticiper ce qu'il peut se passer. Il y a plusieurs scénarios. Vous avez besoin d'une grande agilité et réactivité.

15:12

Il faut qu'on passe la tempête. Je pense que c'est une formidable opportunité pour la France, de recréer des filières et de se ressaisir. Je dirais presque merci à Trump. - Les acteurs du monde économique vont se réunir pour évoquer la riposte française à Washington, cet après-midi. - C.Roux: Nous allons revenir sur la riposte française, européenne. G.Meloni dit: "Je vois l'alarmisme. On va continuer à faire du business avec les Américains." Est-ce qu'elle a raison? - P.Dessertine: Ca finit par arriver sur l'économie réelle, notamment parmi les banques, parce qu'on est en train de voir aujourd'hui un début de crise de la liquidité. Quand tout le monde commence à être stressé, l'argent ne circule plus. C'est extrêmement grave. On le voit à chaque fois que vous avez un coup de chaud. Quand on a eu il y a 2 ans la faillite d'une banque américaine, ça a suffi pour que le marché mondial

16:35

de la liquidité commence à se gripper. C'est comme ça qu'arrivent les grandes crises. Il y a d'abord cet élément-là. Le 2e élément par rapport à ce que dit G.Meloni, c'est que quand vous suivez la séquence de 1930, 1931, 1933... On sort alors de la Grande Dépression et ça commence par l'annonce de 61 % de taxes alors qu'à l'époque, les plus grands ministres américains disaient: "C'est stupide, ce que vous faites." Les mots sont les mêmes. Ce qui se passe, c'est que chacun va se rendre coup pour coup et qu'à la fin, vous allez avoir un affaiblissement général

17:20

du commerce. Ca vous amène à la guerre. C'est un processus qu'on connaît dans l'histoire. On voit très bien comment ça se met en marche. D'ailleurs, on a eu des exemples. Les Etats-Unis étaient avec un président républicain, isolationniste. On a eu cette séquence et tout le monde a tellement compris ça que, pendant la guerre, on avait dit que c'était ça qui avait créé la Seconde Guerre mondiale. On avait travaillé sur les Nations unies, sur l'OMC. Aujourd'hui, on ne doit pas mésestimer cet enchaînement. Il est en train de se mettre en place et nous ne sommes pas plus malins que nos aînés de 1930. - C.Roux: On voit bien que le ton se durcit, et ce n'est pas rien, entre les Etats-Unis et la Chine. La Chine semble être sur une ligne dure. - N.Bacharan: Les Chinois ne vont pas céder.

18:03

C'est une économie contrôlée. Ils ont des contraintes vis-à-vis de leur industrie, de leur population, mais ils parlent d'une seule voix pour des raisons évidentes. La direction du Parti communiste demande aux entreprises de soutenir les fonds de pension. Elles vont soutenir les fonds de pension. Tout ce qui concerne l'exportation... ... La Chine est un très mauvais acteur sur le plan de l'économie internationale. Ils produisent beaucoup plus qu'ils ne consomment. Ils ont des pratiques de barrières douanières hypocrites, mensongères. Ils manipulent leur monnaie.

18:47

Ce que dénonce D.Trump à l'égard de la Chine n'est pas totalement faux. De quoi auraient-ils besoin? Des alliés? D'une stratégie commune Etats-Unis-Europe, face à la conduite un peu voyou de la Chine. - C.Roux: Il jette les Européens dans les bras de la Chine? - N.Bacharan: Tout à fait. La Russie dit: "C'est incroyable! Les Etats-Unis ne respectent pas le droit international commercial." La Chine est la grande gagnante. Ils sont seuls au monde. Plus personne ne leur fait confiance. Un mot de plus sur la question des négociations... On voyait tout le monde qui s'entremêle pour trouver des interlocuteurs. Ce que j'ai pu retirer de mes propres discussions avec certains Européens, c'est qu'ils ne sont pas sûrs de parler à la bonne personne, à la Maison-Blanche. A qui on parle? P.Navarro, le grand maître du commerce, dit: "Ce ne sont pas des outils de négociation, on impose nos droits de douane." Autour de lui, vous avez beaucoup d'adjoints. Est-ce qu'on parle à des gens qui sont les vrais interlocuteurs? On n'en est pas sûrs.

20:14

- C.Roux: On y reviendra. Nous allons revenir sur une autre ligne, celle d'E.Musk, qui n'est pas alignée sur celle de D.Trump. - G.Fenwick: Pour indiquer le moment de l'histoire humaine dans laquelle nous nous situons, j'ai vu que l'ambassade de Chine aux Etats-Unis a tweeté une vidéo de R.Reagan expliquant l'importance du libre-échange et les méfaits du protectionnisme. Une vidéo très connue dans laquelle il s'adresse à ses concitoyens où il explique que la tentation protectionniste dans les moments de turbulences n'est pas la bonne, parce que le libre-échange permet la compétitivité, la performance et donc la prospérité. C'est l'ambassade de Chine aux Etats-Unis...

20:59

C'est le Parti communiste chinois qui diffuse cette vidéo de R.Reagan pour dénoncer ce que fait D.Trump. Evidemment que le Parti communiste n'est pas le chantre de l'ultralibéralisme, mais on est à ce moment-là de l'histoire. - C.Roux: L'Europe réagit avec une 1re salve de hausses de tarifs douaniers. Les Européens ont fait de la dentelle. Ils ont ciblé des produits. - M.Van Renterghem: Oui. Ils ont décidé d'agir avec la même fermeté que la Chine, mais de manière échéancée.

21:41

Ils ciblent certains des produits. Ils gardent en réserve le bazooka, l'instrument anti-coercition qui serait, sachant que les Etats-Unis, qui se plaignent que nous soyons en excédent commercial vis-à-vis de... Eux sont en excédent commercial sur la question des services, nous, sur les biens. Ce bazooka viserait à étendre la restriction de l'accès aux marchés publics aussi aux services numériques. Cela ferait assez mal aux Etats-Unis. L'Europe est encore dans cet état de choc, comme le reste du monde, vis-à-vis de ce que fait Trump. Mais j'entends qu'elle est divisée.

22:21

Je ne vois pas de division de l'Europe. Elle a montré de l'unité du point de vue de la défense, jusque-là. D'un point de vue commercial... La politique commerciale est une compétence exclusive de la Commission européenne. Ca ne veut pas dire que Bruxelles décide à la place des Européens, mais nous déléguons, auprès des Etats membres au Conseil européen, le pouvoir à la Commission de négocier avec Trump sur les tarifs. C'est ce que fait U.von der Leyen en notre nom. Il y a une réaction plus ou moins unie. Le seul qui a dit "non" pour le moment, c'est V.Orban. L'Italienne est embarrassée car elle a des liens privilégiés avec D.Trump et E.Musk. Elle ne veut pas se les mettre à dos. Elle est suffisamment intelligente pour savoir ce qu'elle doit à l'UE et à quel point l'Italie ne peut se passer de la cohésion et de l'unité de l'UE. Je doute qu'elle prenne le risque de se mettre à dos les autres Européens en prenant une décision solo, même si tout le monde est fébrile du fait qu'elle aille à Washington. - C.Roux: Le ministre de l'Economie a déclaré: "Notre objectif, c'est le retour au libre-échange." Il croit qu'on peut revenir au monde d'avant.

23:49

Il y a des prises de parole de la part du patron du Medef, P.Martin, qui dit: "Le risque est que la croissance s'enraye et qu'on passe en récession." On arrive à des conséquences et on finit par parler des banques. Est-ce que les économies des Européens peuvent être menacées par ce qui se passe? Quand on voit que les valeurs de la Société Générale, de la BNP, du Crédit agricole, dévissent... Est-ce que ça commence à avoir des effets concrets pour l'économie française et pour l'épargne des Français? - P.Dessertine: C'est ce que je disais. La manière dont ce type de crise arrive sur l'économie réelle...

24:34

Ca passe par la finance. Quand vous regardez les marchés boursiers, ce sont toujours les valeurs bancaires qui sont les plus perdantes quand la tempête commence à monter. Je disais tout à l'heure qu'on commence à avoir un risque sur la liquidité. - C.Roux: Question. - P.Dessertine: Non. L'or, c'est compliqué. Vous n'en aurez pas tant que ça. P.Navarro est quelqu'un de très particulier. C'est un ancien professeur. On aime bien les académiques, mais il faut s'en méfier de temps en temps... P.Navarro... - C.Roux: Le conseiller économique.

25:18

- P.Dessertine: Oui. On retrouve un lien avec Reagan. On sait que ce type de mesures, il ne faut pas les annoncer en fin de trimestre. Ce n'est pas le hasard si cela est annoncé le 2 avril. C'est tous les trimestres qu'on a les comptes des entreprises. Les comptes sont faits et on voit à ce moment que Lehman Brothers est en perte. On ne peut pas le cacher. Du point de vue financier, l'idée, c'est qu'on a jusqu'à fin juin pour qu'apparaissent réellement les pertes à l'intérieur de ces structures, que ce soient des fonds, ou des banques, qui peuvent fragiliser la structure. Je pense que les équipes de Trump lui rappellent ça sans cesse. "Il va falloir regarder, avoir l'information, qu'il n'y ait pas une grosse faille." On a connu un effondrement systémique en 2008. C'est là que ce terme a commencé à s'imposer. 2008 a fait que les autorités monétaires soient plus attentives à ça. Elles vont regarder la manière dont les pertes vont s'inscrire

26:46

dans les maillons faibles de la chaîne financière. Ca peut être les banques. - C.Roux: Donc ça nous laisse un peu de temps? - P.Dessertine: Oui. - C.Roux: Jusqu'à septembre? - P.Dessertine: Jusqu'à juin. C'est la logique américaine, pour le moment. Mais la crise de la liquidité peut accélérer les choses. Vous avez un problème parce que vous avez fait des pertes, vous n'avez plus d'argent... - C.Roux: Je peux vous poser la question simplement? Est-ce que ça vous inquiète? Est-ce que, quand vous regardez ce qui se joue, la réaction de la Chine, l'emballement, on a une inquiétude sur les entreprises françaises, les grandes banques,

27:30

le système économique mondial? - P.Dessertine: Oui. On a étudié le circuit. La Chine a des fragilités financières. Ca ne peut pas durer trop longtemps. On est dans une logique où les marchés baissent 1 ou 2 semaines, mais ça ne va pas durer un mois. Pour le coup, les dominos vont commencer à tomber. Et ils peuvent tomber en Chine, où on a des fragilités du système financier. - G.Fenwick: Je ne vais pas dire que je suis enthousiaste, mais je pense qu'il y a une opportunité pour l'Europe, qui va être davantage perçue comme un pôle de fiabilité et de stabilité. Il y a un autre signal très inquiétant pour la santé de l'économie américaine. Les gens sont très focalisés sur les actions,

28:14

mais c'est le marché obligataire qui est en train de dévisser. Vous parliez de l'or. C'est une valeur refuge. Il y a cette idée croissant de jour en jour que l'économie américaine est peut-être en train de devenir toxique. Les investisseurs vont chercher d'autres investissements... - C.Roux: En Europe? - G.Fenwick: Peut-être. - C.Roux: Est-ce qu'on a des nouvelles de l'OMC? - G.Fenwick: Pas du tout. La nouvelle, c'est qu'elle est totalement impuissante, autant que les Nations unies. Nicole parlait de ce grand moment de dérégulation. La nouvelle de l'OMC, c'est qu'elle est sollicitée par la Chine, qui se présente devant elle en disant: "C'est insupportable..." - P.Dessertine: Elle veut porter plainte. - G.Fenwick: Les Etats-Unis se comportent de manière unilatérale et ne respectent aucune des règles prévues. - C.Roux: Dans les commentaires de D.Trump qu'on essaie de comprendre, il a déclaré: "Nous allons imposer des tarifs sur nos produits pharmaceutiques." Pourquoi? - N.Bacharan: C'est un gros élément d'importation aux Etats-Unis.

29:38

Pendant la crise du covid, ce n'est pas que les Etats-Unis. Tout le monde a remarqué que des produits essentiels comme le Doliprane ou les masques étaient fabriqués loin de chez nous et que ce serait peut-être bien de les rapatrier... Je crois qu'on lit tous à peu près la même presse financière, plus fébrilement que d'habitude. Ce que j'en ai retiré, c'est qu'on se pose 2 questions. Jusqu'où va aller l'escalade avec la Chine? Jusqu'où les marchés peuvent-ils baisser? Personne n'en sait rien. Les meilleures économistes, les meilleurs analystes, spécialistes, les banquiers, les grands PDG... Personne n'en sait rien.

30:21

Au centre, il y a un acteur qui n'est pas rationnel. - C.Roux: Le ministre de l'Economie et des Finances a déclaré qu'il ne fallait pas compter sur l'Etat pour venir aider les entreprises qui seraient impactées. 28 000 entreprises françaises seraient impactées par ces hausses des tarifs douaniers. On en est dans le "quoi qu'il arrive". - M.Van Renterghem: Il y a quelque chose que D.Trump, à ma grande surprise, n'a pas utilisé. Il pourrait essayer de diviser davantage les Européens en taxant... Autant il y a une union douanière qui fait qu'il y a une politique commerciale commune, autant une fois les produits européens sur le sol américain,

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il peut très bien les détaxer, les surtaxer... Il peut tout à fait essayer d'entamer, ce qui est son rêve, de ne pas avoir ce marché puissant face à lui, et donc entamer des relations bilatérales avec les pays. Il faut beaucoup de conviction qu'on est plus forts ensemble que séparés. Mais malgré tout, il faudra résister au chantage au coup par coup. - C.Roux: Le ministre américain des Finances a déclaré: "Ce serait suicidaire de se rapprocher de la Chine." Il le dit notamment aux Européens. Qui a le plus à perdre? C'est une mise en garde pour qu'on ne fasse pas du business

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avec Pékin. Qui a le plus à perdre dans ce bras de fer? La Chine ou les Etats-Unis? - P.Dessertine: C'est une vraie question. Je crois que la fragilité de l'économie chinoise, on la connaît sans la connaître. On n'a pas toutes les informations et on ne les a pas toujours aux moments où on le souhaiterait. On sait qu'il y a des fragilités, que la croissance qui était annoncée en sera loin. La Chine a des vrais problèmes structurels. - C.Roux: Ca veut dire que le projet de Trump

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aurait du sens? - P.Dessertine: Quand vous mettez une économie en danger, et l'histoire l'a démontré, le danger, c'est que la seule issue soit... - C.Roux: La guerre. - P.Dessertine: Oui. On pense tous à la question taïwanaise. Aujourd'hui, l'exportation est un pilier fondamental pour l'équilibre chinois. Les Chinois rêvent depuis 25 ans d'avoir une économie qui fonctionne sur leur consommation interne. Ils en sont encore très loin. Lorsque vous sapez une partie de ces piliers, leur client principal, les Etats-Unis, le danger, c'est qu'il n'y ait plus de piliers. - C.Roux: Il leur fait mal? - P.Dessertine: Oui, et il peut les pousser à des choses et d'en dire après "c'est incroyable". Vous avez des sortes de dégringolades que plus personne ne contrôle. - N.Bacharan: Je rajouterais un mot sur l'aspect destructeur de Trump et son incapacité à aller plus loin que "je suis le roi du monde". Regardez les ordres qu'il donne aux entreprises étrangères. "Vous allez supprimer vos programmes en faveur de l'équité, de la diversité. Je vous impose des droits parce que je peux et c'est moi

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qui décide du sort de votre économie, de votre épargne..." Il est absolument en roue libre. Je terminerais là-dessus. C'est quelque chose qu'avaient prévu les pères fondateurs de la Constitution américaine, qui étaient des hommes très cultivés qui fondaient la réflexion politique sur la philosophie antique et l'histoire de Rome, la démocratie de Rome. Ils ont tous écrit là-dessus. La démocratie, c'est donner le pouvoir au peuple. C'était la 1re démocratie moderne.

34:43

On donne le pouvoir au peuple et ça contient le germe de la destruction de la démocratie. Le danger, c'est que c'est un démagogue, un populiste qui flatte les passions populaires, qui embrase le soutien populaire avec des promesses et qui, une fois élu, trahit tout cela. C'est ce à quoi on assiste. D.Trump est en train de détruire autant qu'il le peut la démocratie américaine et d'entraîner le monde dans une possible catastrophe qu'on espère éviter. - C.Roux: Merci de terminer par ça. On va être en ligne dans un instant avec S.Dridi.

35:27

Les interlocuteurs ne savent pas à qui parler. J'aimerais qu'on parle d'E.Musk. La lune de miel aura été de courte durée. Il prend ses distances avec la stratégie commerciale de D.Trump et insulte copieusement et publiquement le conseiller économique de la Maison-Blanche. L'homme le plus riche du monde aurait perdu 35 milliards depuis l'annonce de la hausse des tarifs douaniers. - Qu'est-ce qui a bien pu mettre E.Musk autant en colère ces dernières heures?

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... P.Navarro, autre conseiller de D.Trump à la Maison-Blanche, grand artisan de la guerre commerciale mise en oeuvre dans le viseur du milliardaire pour l'avoir taclé à la télévision. - P.Navarro: Elon n'est pas un fabricant de voitures. Il les assemble. Si vous allez dans ses usines, les batteries pour ses moteurs viennent du Japon ou de Chine. Tout l'électronique vient de Taïwan. Nous, on veut qu'il produise ses pneus dans l'Ohio, ses boîtes de vitesses dans l'Indiana, ses moteurs dans le Michigan. - E.Musk vexé dans sa fierté. Lui à qui les barrières douanières pourraient coûter très cher. La Chine est le 2e marché de son entreprise. A la Maison-Blanche, on préfère s'amuser des 1res dissensions publiques dans l'équipe même du président. - Nous avons visiblement 2 personnes qui ont des points de vue très différents sur le commerce et les droits de douane. C'est comme ça avec les garçons. Nous laissons leur prise de bec continuer. - Une défense du milliardaire qui souhaite avoir une ligne différente de celle de son président.

37:26

- E.Musk: J'espère que l'on s'accordera sur le fait que l'Europe et les Etats-Unis devront créer une zone de libre-échange. - Musk n'est plus intouchable, moqué après un échec électoral dans le Wisconsin où les millions qu'il a dépensés pour un scrutin local n'ont pas empêché la victoire des Démocrates. Comme employé spécial du gouvernement, il peut rester en fonction 130 jours maximum, c'est-à-dire jusqu'à fin mai. Les médias américains bruissent des rumeurs sur un départ anticipé. - Vous voulez qu'il reste plus longtemps? - D.Trump: Je pense qu'il est incroyable, mais qu'il a une grande entreprise à diriger. A un moment donné, il va y revenir. C'est ce qu'il veut. Je le garde aussi longtemps que possible. - Il y a urgence à redresser la trajectoire de Tesla, confronté à des dégradations dans le monde entier

38:43

et à une baisse des ventes, la plus grande de son histoire. Moins 13 % au 1er trimestre à l'échelle du globe et bien pire par endroits. Moins 36 % en France au mois de mars, moins 42 en Allemagne et moins 64 en Suède. De quoi faire perdre beaucoup d'argent. La valeur des actions Tesla a plongé de 44 % depuis décembre. Faut-il s'éloigner des cercles de pouvoir? E.Musk ne semble pas pressé. - E.Musk: Je pense que nous aurons accompli l'essentiel du travail pour réduire le déficit de 1000 milliards de dollars dans le temps imparti. - Dans les 130 jours? Vous allez publier un rapport? - E.Musk: Non.

39:27

On réduit la fraude en temps réel. - Quoi qu'il en soit, les ponts ne seront pas coupés après un éventuel départ du gouvernement. E.Musk a déjà promis de donner 100 millions de dollars supplémentaires à des comités de campagne affiliés à D.Trump. - C.Roux: N.Bacharan, ça sent la fin? - N.Bacharan: Ca sent la fin, à l'évidence. Vous avez 2 camps à la Maison-Blanche. Vous avez les grands patrons dont Musk fait partie et qui savent que le commerce international est essentiel... Il dit publiquement...

40:02

Pardon. "Ce qui serait bien, ce serait une zone de libre-échange total entre les Etats-Unis et l'Europe." D.Trump dit qu'il a tort. - C.Roux: Je cite un patron qui a le sens de la formule. Il dit ceci. - P.Dessertine: Quand on est en train de voir cela, c'est un élément. On a parlé de la faiblesse américaine. S'il y a un élément qui est la part des Etats-Unis, l'élément qui les différencie de l'Europe, c'est la tech. C'est le pilier sur lequel s'appuient la croissance américaine et la valorisation de l'économie américaine. La tech est fondamentale. Elle est dans une logique sans frontières. Quand D.Trump est en train de lancer des satellites, il veut couvrir la planète. Il n'a pas du tout l'idée de rester aux Etats-Unis. A un moment donné, on allait avoir cette confrontation. La question est de savoir qui est plus puissant. Est-ce que Trump, est-ce que les Etats-Unis de New York, de l'Ancien Monde peuvent se permettre d'avoir un effondrement de la tech?

41:28

Le plus grand massacre boursier est sur le Nasdaq. - C.Roux: Ca donne un levier pour les Européens, qui ont l'arme absolue, le bazooka qui est le fait de taxer. - M.Van Renterghem: De taxer ou de réguler, de mettre des bâtons dans les roues. Il y a un autre bazooka qu'auraient les Européens, ce serait de s'allier avec tous les maltraités de Trump. Aller chercher les Indiens, revigorer le Mercosur... Il y a toute une partie de la planète qui peut s'allier, constituer un marché de libre-échange en dehors

42:13

des Etats-Unis. Trump se croit tout-puissant, mais finalement, il a créé une telle configuration d'alliés autour de lui que ça peut se retourner. - C.Roux: Est-ce qu'il a des ennemis à Washington? Question. - G.Fenwick: Ses vrais ennemis, ils sont à l'état de potentiels. Ce sont ses électeurs. C'est une guerre contre Wall Street au profit de Main Street. Vous rappeliez la corrélation entre l'univers financier et l'économie réelle. Quand ils vont voir les prix des biens, principale promesse de D.Trump lors de sa campagne...

42:58

Il y a des élections de mi-mandat en 2026. L'année prochaine va arriver assez rapidement. Si vous attendez quoi que ce soit du côté de la justice... Il y a une guerre. On parlait d'E.Musk. Son rôle, c'est la guerre contre le gouvernement fédéral. Elle a été déclenchée et déclarée aux institutions fédérales. La justice est bafouée. D.Trump a un comportement complètement inique. Le Congrès, vous avez des gens qui commencent à parler. T.Cruz a utilisé l'expression de "bain de sang".

43:36

Rien de tout cela ne fait trembler D.Trump. Quant aux indices boursiers qui sont dans le rouge, il faut bien comprendre que pour l'instant, ceux qui ont conçu ce moment prévu et préparé, ils jubilent en voyant ces milliards partis en fumée. Ce sont des milliards dans l'esprit de la finance. Eux, ils veulent faire revenir... - C.Roux: Il peut faire en sorte qu'on produise des iPhone dans le Wisconsin? - G.Fenwick: C'est un mensonge qui est vendu. Aujourd'hui, 2 choses. D'abord, démarrer une usine d'assemblage aux Etats-Unis, ça ne se fait pas comme ça, en 48 heures. Les investisseurs regardent le marché américain et l'état des Etats-Unis avec beaucoup de scepticisme. Les gens qui travaillent dans le secteur de la tech,

44:48

ce n'est pas eux qui... La tech, c'est l'innovation. C'est la force de l'économie américaine. Ils ne vont pas faire des chaussettes à la place des Vietnamiens. - M.Van Renterghem: Chez Trump, il y a un conglomérat de 2 idéologies, celle de Musk avec la high-tech, le business et l'électorat de base représenté par S.Bannon, nationaliste protectionniste pur. Il se coupe en étant en bisbille avec l'effondrement de la Bourse, il se coupe de son électorat. La colère et la révolte peuvent venir de l'intérieur. Du côté des petites gens qui ont voté pour lui, qui sont le socle de base, ils voient une inflation démesurée, le prix des oeufs qui est multiplié par 3. Le pouvoir d'achat s'amenuise de jour en jour. Le socle de Trump est encore fédéré par ce culte de la personnalité qui transcende tout et qui fait qu'il y a une espèce d'adoration quasi religieuse envers Trump, qui garde encore ce lien solide.

46:14

Jusqu'aux midterms, il peut se passer beaucoup de choses. - N.Bacharan: Parmi les gens qui oeuvrent sur le commerce autour de D.Trump, on a parlé de P.Navarro, qui est conseiller au Commerce. On a aussi le secrétaire au Commerce. Il fait partie des nationalistes durs. Il a dit ce que disait G.Fenwick, l'idée de ramener les usines aux Etats-Unis. Il a publié un message, un post en disant: "Il va venir aux Etats-Unis des millions de gens avec plein de petites mains pour visser des petites vis." - C.Roux: C'était la façon dont il voyait la Chine

46:55

depuis des années. - N.Bacharan: Il pense qu'il va y avoir plein d'ouvriers américains pour faire des iPhone. Il ferait mieux de ne pas mettre dehors les immigrés. On est en plein emploi. Peut-être que les Américains, ce n'est pas leur rêve d'être dans une usine à visser des vis avec des petites mains. Cette guerre entre le libre-échange, la finance... On ne va pas dépendre d'une globalisation dont tout le monde aurait profité. Ce n'est pas un monde merveilleux. De l'autre côté, cette illusion qu'on peut faire revenir des usines

47:38

pour des ouvriers américains qui ont déjà du boulot alors que le monde entier a perdu toute confiance... C'est dans l'irréalisme total. - G.Fenwick: On adore cogner sur D.Trump, mais la force du moment qu'il est en train de créer, c'est que si on peut être d'accord sur le fait qu'il se trompe complètement sur le remède, il a quand même identifié des soucis qui sont réels avec son flair légendaire. La désindustrialisation... Son pari fou de transformer son pays en un pays de producteurs. Ils sont obsédés par le rôle du dollar dans l'économie mondiale.

48:22

L'appréciation du dollar, le déséquilibre que cela provoque dans les échanges commerciaux et le fait que les Etats-Unis... Il y a une théorie entre les questions de défense et les questions de géo-économie. Ils disent: "C'est nous les Américains qui avons assuré votre défense et la paix mondiale. C'est nous qui avons permis, par notre consommation, d'assurer votre croissance. C'est nous qui sommes responsables de votre capacité." Ils disent: "Quand des Chinois et des Brésiliens veulent faire du commerce, dans quelle devise ils font du commerce? Ils utilisent du dollar. Sur quelle devise ils se reposent, ils font des réserves de devises étrangères?

49:28

Le dollar." - C.Roux: Il y a une mise en garde sur un des proches de D.Trump qui travaillent sur l'économie. Il dit: "Je déconseille aux Chinois de dévaluer le yuan parce que ce serait contraire aux règles du jeu." - P.Dessertine: On a cette problématique qui court depuis un moment. Dès le premier mandat de Trump, dès l'époque d'Obama, on avait cette problématique qui avait commencé à surgir. Il est vrai que nous sommes dans une zone de logique complètement exacerbée avec d'énormes dangers. Quand vous avez un certain nombre de conseillers qui veulent dévaluer

50:10

le dollar... Reagan, à l'époque, vous pouviez exporter du produit américain. Là, s'ils ont le dollar qui baisse, exporter, ça va être très compliqué. Les importations vont coûter cher. Vous allez avoir une perte de pouvoir d'achat énorme. - C.Roux: Ils surveillent le yuan? - P.Dessertine: La Chine a dit: "Vous ne ferez jamais l'accord du Plaza. Les Japonais ont plié, nous, on ne le fera jamais." Il ne faut pas mésestimer ce qu'il se passe au niveau du lobbying à Washington.

50:54

Les membres du Congrès sont en ce moment assiégés. A Mar-a-Lago, on discute. A Washington, les gens ont l'impression d'être à l'écart. Vous avez beaucoup de membres du Congrès et de Républicains qui commencent à entendre le fait qu'on ne va pas pouvoir continuer comme ça. Ce n'est pas le cas de tous les syndicats américains qui disent: "On va où?" Un début de fronde intéressant à représenter. - C.Roux: Il passe d'un sujet à un autre. Il pensait pouvoir s'accorder avec la Russie de Poutine et obtenir un cessez-le-feu. La stratégie de Trump ne semble pas porter ses fruits.

51:37

Le président américain a condamné la poursuite de bombardements massifs russes. -2 adolescents enterrés dans la ville de Kryvyi Rih, en Ukraine. Ils ont été tués par un missile russe avec 18 autres victimes, dont 9 enfants. Le bombardement a touché un quartier résidentiel. Les proches et parents des victimes veulent l'arrêt des combats. - Nous devons obtenir un cessez-le-feu à tout prix, quel qu'en soit le coût. -616 enfants ont été tués depuis le début de la guerre. Nous ne pouvons pas les ramener. - Les négociations pour un cessez-le-feu durable semblent arrêtées. Ces derniers jours, les frappes de missiles et de drones russes continuent partout en Ukraine. Cela commence à agacer le président américain, D.Trump. - D.Trump: Je ne suis pas content de ce qu'il se passe

52:22

avec les bombardements. Ils bombardent comme des fous, en ce moment. Ce qui se passe là-bas n'est pas une bonne situation. On va rencontrer la Russie, on va rencontrer l'Ukraine et on s'approche d'un résultat. Je ne suis pas content des bombardements de la semaine. - De son côté, Moscou accuse l'Ukraine de frapper ses infrastructures énergétiques. Le président russe tenterait de gagner du temps. Aux Etats-Unis, l'administration Trump durcit le ton. A l'ONU, la Russie réitère ses conditions. - La négociation ne doit pas être utilisée pour renforcer le potentiel militaire de Kiev. Comme nous l'avons affirmé, la démilitarisation reste un des objectifs de notre opération militaire spéciale. - Réponse américaine...

53:06

- Cette guerre doit cesser. Nous ne tolérerons aucune négociation de mauvaise foi ni aucune violation de leurs engagements. - D.Trump menace Poutine d'augmenter les droits de douane sur les produits pétroliers russes, tout en déclarant quelques jours plus tard ne pas commercer avec la Russie. Malgré tout, le Kremlin se dit toujours ouvert à la négociation. *-Le président Poutine soutient l'idée d'un cessez-le-feu, mais avant cela, plusieurs questions doivent trouver réponse. - Sur le fond, Moscou annonce avoir repris des villages sur la région de Koursk. De son côté, l'armée ukrainienne a fait 2 prisonniers, des combattants chinois capturés dans le Donbass. Le président V.Zelensky diffuse ces images et compte bien s'en servir pour convaincre les Américains de prendre le parti de l'Ukraine. - V.Zelensky: Nous devons en discuter avec les Américains. Ils changeront de position, surtout après les informations d'aujourd'hui. Nous espérons sincèrement qu'avec cette nouvelle situation, les Américains discuteront davantage avec les Ukrainiens et les Russes. Nous espérons sincèrement que la partie chinoise réagira également.

54:29

- Ce matin, la diplomatie chinoise se défend. - Le gouvernement chinois a toujours demandé à ses citoyens de se tenir à l'écart des zones de conflit armé et d'éviter d'être impliqués sous quelque forme que ce soit mais aussi d'éviter de participer aux opérations militaires de quelque parti que ce soit. - Après le soutien nord-coréen et iranien à la Russie, les Etats-Unis s'inquiètent et visent la Chine. - La capture des soldats chinois est troublante. La Chine est l'un des principaux soutiens de la Russie dans la guerre en Ukraine. - Les Etats-Unis accusent la Chine de fournir à la Russie 80 % des biens à double usage, des composants qui peuvent être

55:13

détournés de leur utilisation civile pour fabriquer des armes. - C.Roux: Sur l'Ukraine, il est en train d'échouer, D.Trump, ou ça prend plus de temps qu'il l'avait imaginé? Il a remis la Russie autour de la table des négociations, mais par l'intermédiaire des Etats-Unis et de l'Ukraine... - M.Van Renterghem: Il est en train de découvrir la réalité de V.Poutine. Il était convaincu que c'était, dans sa vision simplifiée du monde, un conflit de territoire et qu'il fallait donner le Donbass et la Crimée pour obtenir la paix. Il est en train de découvrir que Poutine n'a pas envie de la paix, qu'il n'a pas envie de se contenter de donner des territoires, mais qu'il veut changer de régime à Kiev,

55:57

qu'il veut la démilitarisation. Il ne veut aucun cessez-le-feu aux conditions proposées par les autres. Il ne cédera sur aucune des conditions. Il se rend compte que Poutine le balade. On ne sait pas quelles seront les conséquences de cette révélation du réel chez Trump. Il se rend compte que les Chinois viennent de manière humaine dans les armées. Soit il décide de tout abandonner et de s'occuper d'autre chose, soit de se retourner. On est dans l'imprévisibilité. - C.Roux: Il avait évoqué la question des sanctions vis-à-vis de la Russie. Est-ce qu'il peut durcir le ton en matière commerciale

56:39

avec la Russie? - P.Dessertine: Ce n'est pas forcément lui qui est le maître principal. Ceux qui font survivre la Russie, c'est l'Inde. Il y a un élément sur lequel les Européens doivent travailler... La Russie est un pays de l'Europe, du bout de l'Europe. C'est la baisse des prix du pétrole. On est vraiment avec une baisse très forte. Le pétrole est passé sous les 60 dollars le baril. Ca veut dire une énorme baisse de ressources pour la Russie. C'est beaucoup plus efficace que tout ce qu'on avait pu mettre

57:22

en place comme type de guerre ou de logique et de tentative d'étouffer la Russie. La baisse des prix du pétrole, la Russie y est sensible. Il y a eu plusieurs grandes baisses pendant le début du XXIe siècle. A chaque fois, la Russie a énormément souffert. Ca peut être corrélé aux grandes actions militaires qu'entamait Poutine. La Russie va s'affaiblir, l'Europe doit s'intéresser à cela. La Russie peut être forcée à réfléchir. Attention, ça veut dire que la Russie est très affaiblie et qu'elle ne peut avoir comme issue, si on ne fait rien, que l'économie de guerre. On a les 2 éléments à regarder, mais c'est un moment très important

58:05

sur lequel les Européens devront travailler. - C.Roux: C'est lié à la guerre commerciale? - P.Dessertine: C'est lié au début de la récession. Le pétrole s'effondre. Les pays producteurs de pétrole sont tous en train de s'inquiéter, y compris les producteurs de pétrole américains. A moins de 60 dollars, le pétrole de schiste commence à être perdant. - C.Roux: Il n'y a pas de doute sur le fait que cette affaire va mal se terminer. Question. - G.Fenwick: Les gens se précipitent pour acheter des iPhone.

58:49

Vous avez des articles... Il y a des grands quotidiens qui se sont amusés à chiffrer le coût d'un iPhone, qui va être multiplié par 3. Les gens vont chercher le modèle 16 avant qu'il ne coûte 3000 plutôt que 1000. Ca va créer de l'inflation sur le prix du bien qui est très recherché. Les stocks vont être rapidement épuisés. Les gens se précipitent, font de l'accumulation. Les stocks baissent, les prix montent. - C.Roux: Question. Il dit que certains viennent négocier.

59:32

- N.Bacharan: L'art du deal, on se dit que c'est du pipeau. Ca peut marcher par moments dans l'immobilier en faisant monter les prix d'un terrain. Des choses de cette nature. Marion rappelait que Trump découvre la vraie nature de Poutine. Il découvre la réalité. Il découvre un monde réel, beaucoup plus compliqué. Il voulait faire un deal sur l'Ukraine, sur Gaza, sur l'Iran. La réalité, c'est que rien ne marche. Il échoue sur tout. Il n'y a pas de négociations avec les Russes sur l'Ukraine. Il va y avoir une rencontre à Istanbul dans les jours qui viennent. On a vu l'ambassadrice américaine à l'ONU dire: "On ne veut pas traîner indéfiniment. Il faut arrêter de nous promener." Poutine veut traîner indéfiniment.

1:00:47

A Gaza, il était question de libérer tous les otages, de faire la paix, de faire une riviera. Il n'y a rien. Sur l'Iran, il a annoncé face à Nétanyahou qu'il allait négocier directement avec eux. Les Iraniens et le sultanat d'Oman ont dit "non". - C.Roux: Il voulait négocier quoi, avec l'Iran? - N.Bacharan: La bombe nucléaire. - G.Fenwick: C'est comme ça que Trump négocie. C'est en braquant. La brutalité est intrinsèque, inhérente à la méthode. - C.Roux: Question. - P.Dessertine: Ca va impacter la Chine incontestablement. Ca dépendra de la manière dont la Chine va déporter ses problèmes sur le reste du monde.

1:01:29

- C.Roux: Question. - M.Van Renterghem: Certainement. C'est un des buts premier. Ils ont ça en commun avec Xi Jinping. Les Etats-Unis ont besoin de nous. Nous avons besoin d'eux. - C.Roux: La Chine a la possibilité Et la force de frappe pour la loi du talion. Est-ce que l'Europe l'a? Question. - P.Dessertine: C'est la tentation. Dans le monde international, vous êtes tout le temps avec quelqu'un qui est en réalité un ennemi avec qui il faut parler. - G.Fenwick: J'aime beaucoup cette question. On se la pose toutes et tous. Quand il est en train de parler de ceux qui viennent discuter pour lui lécher le "c"... Ce n'est pas un encouragement de discuter avec quelqu'un qui se fait une autre idée des négociations. L'approche européenne est la bonne.

1:02:56

C'est une approche diplomatique. Elle s'inscrit dans les règles du droit international. Je pense que pendant qu'on fait cela, il faut surtout se concentrer sur nous-mêmes, approfondir notre intégration et continuer à travailler sur le marché unique. - C.Roux: On peut compenser la perte de ce que ça représente d'exportation aux Etats-Unis par une exportation dans le marché intérieur? - P.Dessertine: Dans le marché intérieur, on pourrait. On a beaucoup plus de problèmes sur la tech. - C.Roux: Question. Non? - M.Van Renterghem: On le craint un petit peu. On ne sait pas ce qu'elle va dire en tête-à-tête. - C.Roux: Et si Trump avait raison? - P.Dessertine: On va voir. - C.Roux: A ce stade, on ne peut pas dire totalement qu'il a tort.

1:03:36

- P.Dessertine: Je pense qu'on voit plus de raisons pour lesquelles il a tort. - C.Roux: Question. Vous n'allez pas donner de conseils. C'est un peu tôt. Il est l'heure de retrouver A.-E.Lemoine. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Caroline. Dans "C à vous", un président de la République et un ancien Premier ministre. E.Macron a donné un entretien exclusif à M.Bouhafsi. On parlera de la riposte de l'Europe ou de la reprise