Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingNathalie Arthaud· 25 août 2025 4 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Préparons-nous à lutter pour défendre notre droit à l'existence !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueChiffre
    « les 500 plus riches du pays cumulent 1100 milliards d'euros de fortune »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Il veut bloquer les pensions de retraite, les allocations, les salaires des fonctionnaires. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « Il veut restreindre l'accès aux soins, diminuer le remboursement des médicaments. »

Temps de parole

  • Nathalie Arthaud100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Nathalie Arthaud

[Musique] [Applaudissements] [Musique] Alors que l'argent dégouline au sommet de la société et que les 500 plus riches du pays cumulent 1100 milliards d'euros de fortune, Bairou manœuvre pour voler 44 milliards aux classes populaires. Il vient d'annoncer qu'il engagera sur cette question la responsabilité de son gouvernement devant le parlement le 8 septembre, c'est-à-dire la veille des appels divers et variés qui circulent pour le 10 septembre. Clairement, il cherche à tuer dans l'œuf la mobilisation en jouant le tout pour le tout à l'Assemblée nationale.

Quel que soit l'avenir de Bau à Matignon, il est nécessaire d'engager le combat contre cette nouvelle offensive et toutes les manœuvres qui l'entourent. Car le plan Bairou est une déclaration de guerre à tous les travailleurs. Non, la dette n'est pas notre dette. Baou a le cynisme de parler d'efforts partagés et de justice. Mais qu'est-ce qu'il cherche à faire ? Il veut rallonger le temps de travail en supprimant 2 jours fériers, en remettant en cause aussi la 5e semaine de congé payé. Il veut augmenter les jours de carence euh pour tous les travailleurs. Il veut bloquer les pensions de retraite, les allocations, les salaires des fonctionnaires.

Il veut restreindre l'accès aux soins, diminuer le remboursement des médicaments, encore une fois rabaisser les droits au chômage. Alors, en réalité, il ne s'en prend qu'au travailleurs, aux travailleurs en activité, en invalidité, les travailleurs malades ou les travailleurs au chômage ou à la retraite. Cette attaque s'inscrit dans une longue série dont le recul de l'âge de la départ à la retraite à 64 ans. Et elle s'explique par le fait que le système capitaliste est en crise, que la concurrence entre les grands groupes est féroce et le grand patronat exige pour maintenir ses profits de s'attaquer aux droits des travailleurs.

Ce que je veux dire en insistant sur ce point, c'est que cette offensive répond aux besoins profonds des capitalistes et que Baou et Macron débarrassent le plancher. La grande bourgeoisie fera mener cette attaque par leur remplaçant qu'il soit de gauche voire d'extrême droite, c'est-à-dire par ceux même aujourd'hui qui nous font tout ce cinéma autour de la censure. La seule façon de préserver notre droit à l'existence et de nous affronter à la classe capitaliste et pas seulement à ces larbin politiques. Ce sera eux ou nous les profits des capitalistes ou la vie des travailleurs qui produisent tout et font fonctionner toute la société.

Tous ceux qui refusent d'être sacrifiés doivent sans attendre se réunir dans leurs ateliers, dans leurs services, dans leur entreprise. Il faut réfléchir à ce qui constitue notre force collective et à nos objectifs. Il faut comprendre qui sont nos vrais ennemis et nos faux amis et nous donner les moyens de diriger nous-mêmes notre combat pour ne pas être récupéré par qui que ce soit. Les dirigeants de la gauche de LFI jusqu'aux écologistes relaient les appels pour le 10 septembre. Mais c'est pour dévier le combat sur le terrain parlementaire.

Quant aux chefs des confédérations syndicales, ils attendent le 1er septembre, c'est-à-dire 1 mois et demi après les annonces de Baou pour décider ce qu'ils feront ou ce qu'ils ne feront pas. Parce qu' exactement comme lors de la mobilisation sur les retraites, ils veulent avoir la maîtrise totale et du calendrier et du mouvement pour pouvoir le canaliser. Alors, il ne faut faire confiance à personne d'autre qu'à nous-même. Si nous entrons en lutte, il faudra avoir nos propres comités de lutte, élire nos propres représentants, décid ensemble de nos objectifs et de nos actions.

Les attaques de Bairou menacent l'ensemble des classes populaires, les artisans, les commerçants, les taxis, mais les travailleurs salariés concentrés dans les entreprises ont un rôle décisif à jouer par la grève. Ils peuvent arrêter la machine à fabriquer les profits, ce que ne peuvent réaliser ni les pétitions en ligne, ni les boycottes, ni les manifestations à répétition. Rien ne changera dans la société si la classe ouvrière n'affronte pas la classe capitaliste, à la fois pour défendre ses conditions de vie et pour arracher la direction de la société à ses prédateurs. Co?