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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 3 juin 2026 10 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesImmigration & asileSécuritéInstitutions & élections

LOUIS ALIOT : "Une partie des émeutiers était issue de l'immigration !" (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 45 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28FerméeRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes d'accord pour abandonner cette référence à l'âge légal de départ en retraite ?

  • 1:16RelanceÉludée

    Mais comment ? Vous dites qu'il y aura cette référence à l'âge légal dans le projet.

  • 2:15OuverteRéponse partielle

    Vous avez eu une réunion hier avec Marine Le Pen. Elle a réaffirmé que cet âge légal resterait.

  • 2:42RelanceRéponse partielle

    Si Jordan Bardella est le candidat, il devra appliquer ce programme, même s'il n'est pas d'accord.

  • 4:42OuverteRéponse partielle

    Comment jugez-vous la réponse de l'État face aux violences post-PSG ?

  • 5:54OuverteRéponse partielle

    Jordan Bardella a parlé de problèmes d'immigration. Qu'est-ce qu'il en sait ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:01Invité politiqueChiffre
    « Si vous commencez à 25 ans avec notre réforme, vous partirez à 67 ans. »
  • 5:00Invité politiqueFait
    « Hier soir, aucun de ceux qui ont été arrêtés par la police n'ont dormi en prison. »
  • 6:08Invité politiqueFait
    « Une partie était issue de l'immigration. »
  • 6:54Invité politiqueFait
    « L'idée est bonne, mais maintenant, je demande à voir dans quel pays, quel pays va pouvoir accueillir, comment ce sera financé. »
  • 8:20Invité politiquePromesse
    « Cette mesure-là réglera le problème de l'immigration et de l'expulsion de ceux qui n'ont rien à faire chez nous sur le territoire. »

Temps de parole

  • Louis Aliot73 %
  • Présentateur27 %

3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour à tous, bonjour Louis Alliou. On va commencer par un élément très important du programme du Rassemblement National qui est les retraites. On va voir un titre du journal Le Monde. Jordan Bardella rond avec la réforme des retraites de Marine Le Pen et l'âge légal de départ. Et de fait, il dit, Jordan Bardella, l'âge de départ ne veut rien dire, il faut parler en année de cotisation. Alors que pour vous, au Rassemblement National, c'est un totem absolu, l'âge de départ, 60 puis 62 ans. Est-ce que vous êtes d'accord, vous Louis Alliou, pour abandonner cette référence à l'âge légal de départ en retraite ?

0:35
Louis Aliot

Écoutez, je crois que rien n'est abandonné et notre réforme... Rien n'est abandonné ? Non, et notre réforme de 2022 est toujours sur la table. La vérité, c'est qu'il ne faut pas s'empêcher non plus d'émettre des hypothèses. Et dans tous les cas de figure, notre système, lui, il est progressif sur la durée. Vous n'êtes pas dans la même situation si vous commencez votre activité professionnelle avant 20 ans ou si vous la commencez à 25 ans. Et ce n'est pas la même durée de cotisation, ni même l'âge de départ à la retraite. Si vous commencez à 25 ans avec notre réforme, vous partirez à 67 ans. Donc ce n'est pas un tabou sur l'âge de départ à la retraite.

Mais ce qui est important dans la réforme, c'est à la fois la progressivité, mais sur l'âge et sur les cotisations.

1:16
Présentateur

D'accord, à la fois, mais vous dites, vous, Louis Alliot, vice-président du RN, vous dites, dans le projet que vous présenterez aux Français, il y aura cette référence à l'âge légal.

1:26
Louis Aliot

Écoutez, sérieux, on verra bien l'élection présidentielle.

1:28
Présentateur

Mais comment ?

1:29
Louis Aliot

Mais en contexte, vous comprenez, le contexte de 2022 ne sera pas celui de 2027. Dans tous les cas de figure, ce double standard...

1:35
Présentateur

Marine Le Pen a dit, notre réforme, le projet est le même que celui... Mais là, vous dites, ce n'est pas le même.

1:42
Louis Aliot

Ça ne sera pas le même ou ça ne sera pas le même ? Je vous ai dit que c'était le même, mais je vous dis, il y aura toujours ce double standard. Double standard, donc la référence à l'âge légal ne sera pas abandonnée. Non, il n'en demeure pas moins qu'il faut s'intéresser aux conditions d'entrée sur le marché du travail et aux conditions de sortie. Et surtout, sur ce qui pèse sur les cotisations retraites et sur l'âge. Et là, on peut parler de la sous-employabilité des seniors. On peut parler de l'immigration qui pèse quand même sur les retraites, etc. Tout cela est dans le débat.

2:15
Présentateur

Bien sûr, mais vous avez vu, vous aviez eu une réunion hier avec Marine Le Pen. Elle a réaffirmé que cet âge légal resterait.

2:22
Louis Aliot

Écoutez, cette réforme, elle a été travaillée, elle a été pensée. Elle a été défendue à l'Assemblée nationale. On ne va pas l'effacer d'un trait de plume comme cela. Et donc, ce double standard sera maintenu dans une réforme des retraites qui tiendra compte nécessairement du contexte à la fois budgétaire de la France et des évolutions nécessaires sur le marché du travail.

2:42
Présentateur

Mais si Jordan Bardella est le candidat, on verra ce que dit le tribunal, mais si Jordan Bardella est le candidat de votre parti à l'élection présidentielle, il devra appliquer ce programme, même s'il n'est pas d'accord.

2:53
Louis Aliot

Écoutez, on n'est pas un parti stalinien. S'il est candidat, il aura son propre programme et sa vision des choses. Mais oui, heureusement, on n'est pas, si vous voulez, dans le parti communiste des années 50. Donc, nécessairement, il y a une réflexion. Et le candidat porte un projet qui, quelquefois, n'est pas nécessairement à la lettre celui du parti politique.

3:13
Présentateur

Ah ben voilà comment bien expliquer une divergence de vue. Mais ce n'est pas une divergence de vue. Ben si, si vous dites que le candidat peut avoir un programme qui n'est pas celui... Mais ça a toujours été ça. Le rassemblement national, non.

3:22
Louis Aliot

Le rassemblement national est en partie, généralement, est assez vertical. Je regrette, mais vous connaissez assez le rassemblement national. Quand Marine Le Pen a été candidate, elle a développé des idées qui n'étaient pas forcément celles du Front National. Il faut aussi tenir compte, comme je le dis, du contexte et de l'actualité. Et de la sensibilité du candidat. Alors, ce n'est pas le titre du monde qui va quand même faire la philosophie générale de notre projet, puisqu'on sait très bien que ce titre est totalement excessif et qui ne correspond pas à la réalité des débats internes au sein de notre formation politique.

3:55
Présentateur

Ce que je constate, c'est que pour, certainement, la question qui intéresse le plus les Français, nous sommes à moins d'un an de l'élection présidentielle. Et le rassemblement national qui se dit être un parti de gouvernement a un projet qui fluctue. On ne sait pas trop, ça va changer.

4:08
Louis Aliot

On verra selon le candidat. Ce n'est pas très pro. Il fluctue pour vous, mais je vous signale que la réforme des retraites était partagée par une majorité très importante de tous les Français. Voilà, donc ça, pour le coup, nous sommes en adéquation avec ce que pensent les Français. Ce qui n'empêche pas de regarder attentivement les comptes de la nation et de défendre, je le répète, ce double standard et la progressivité du départ de l'âge à la retraite, avec des possibilités, plus vous rentrez tard sur le marché du travail et plus vous cotisez et vous partez tard à la retraite. C'est aussi simple que ça.

4:42
Présentateur

Concernant les violences qui ont fait suite à la victoire du PSG, comment jugez-vous la réponse de l'État, à la fois du point de vue du dispositif policier et de la réponse judiciaire ?

4:53
Louis Aliot

Alors, il y a deux choses. Il y a d'abord les paroles. On a vu, M. Macron a dit, on sera ras-le-bol, et c'est définitif, on va être impitoyable. Hier soir, aucun de ceux qui ont été arrêtés par la police n'ont dormi en prison. Donc, le signal est très mauvais. Ça veut dire que, désormais, dans ce genre d'émeute post-match de football, eh bien, vous pouvez aller casser, il ne vous arrivera rien, puisque la justice vous rende la liberté. Il ne vous arrive pas à rien. Ou pas grand-chose. Ou pas grand-chose. Et ça, je pense que les Français, effectivement, n'en peuvent plus.

Donc, je trouve que la réponse pénale qui a été donnée hier par une certaine partie des magistrats sur ce problème-là n'est pas en adéquation.

5:33
Présentateur

La police a fait son métier, mais pas la justice.

5:34
Louis Aliot

Écoutez, si la police arrête des gens, elle ne les arrête pas par hasard. Et si, ensuite, des juges remettent en liberté pourtant des gens très dangereux, qui ont y compris agressé des policiers, on a un problème, très certainement, avec une certaine magistrature. Je ne parle pas de tous les magistrats.

5:49
Présentateur

Pourtant, leur BQO a donné ordre d'avoir des incriminations beaucoup plus sévères. Jordan Bardella a parlé de problèmes d'immigration. Qu'est-ce qu'il en sait ? Il était aux audiences ?

5:58
Louis Aliot

Écoutez, je crois que ça a été relevé par beaucoup d'observateurs qu'une partie de ces émeutiers étaient issus... Une partie ? Exactement. Mais moi, je ne vous dis pas, c'est général. Je vous dis, une partie était issue de l'immigration. Mais on est devant un phénomène d'émeute, de voyoucratie, de débilité humaine. Il faut dire les choses telles qu'elles sont. Et je pense que, précisément, la réponse à la fois policière et judiciaire devrait être à la hauteur de ces dérives-là. Ça fait plusieurs fois que ça arrive. Ça commence, d'ailleurs, à se généraliser sur le pays. Et on verra bien, la prochaine fois, comment les choses seront gérées.

6:35
Présentateur

Les institutions européennes se sont entendues hier pour que les États puissent créer des centres de rétention à l'étranger. Donc, il s'agirait de pouvoir envoyer des étrangers en situation irrégulière dans des pays tiers, si leurs pays d'origine ne les acceptent pas. Est-ce que vous souhaitez que la France

6:52
Louis Aliot

crée ce genre de centre ? L'idée est bonne, mais maintenant, je demande à voir dans quel pays, quel pays va pouvoir accueillir, comment ce sera financé. Et surtout, avec les procédures judiciaires complexes, notamment sur le droit des étrangers, tout cela va être appliqué. Je lisais hier un article sur un bulletin juridique qui disait que, par exemple, l'Italie a mis en place ces hubs, que ça a coûté beaucoup d'argent public et que, vu les procédures judiciaires complexes, etc., il y a eu peu de clients. Donc, si c'est pour créer des hubs qui sont une bonne idée, mais... Vous souhaitez que la France le fasse ? Oui, je souhaite qu'elle le fasse. Ou dans quel pays ?

Mais il va falloir modifier les lois. Parce que si on continue avec les lois qui sont celles actuellement, et qui régit... Ah non, ce n'est pas pareil. Ah non, ce n'est pas autre chose. Parce que c'est lié. Si vous avez des lois, on va dire, qui permettent aux étrangers de ne pas aller dans ces hubs, ce n'est pas la peine de les créer, ces hubs. Donc, dans quel pays souhaitez-vous que la France crée ce genre de centre de rétention ? C'est rien, moi. Je ne sais pas. Il faudra mener des relations...

7:58
Présentateur

Vous vous apprêtez à gouverner, donc...

7:58
Louis Aliot

Oui, mais il faudra mener des relations bilatérales avec un certain nombre de pays qui nous fournissent de l'immigration. Et dans tous les cas de figure, il faudra réformer les procédures judiciaires.

8:09
Présentateur

Là, il ne s'agit pas des pays qui forment une délimination. Il s'agit des pays dans lesquels on peut créer des centres pour justement renvoyer les gens

8:16
Louis Aliot

que leur pays d'accueil n'accepte pas. Je ne pense pas que ce soit... Cette mesure-là réglera le problème de l'immigration et de l'expulsion de ceux qui n'ont rien à faire chez nous sur le territoire. C'est pour ça que je vous dis que la réponse, elle est aussi dans la réforme du droit et notamment du droit des étrangers qui doivent permettre plus facilement de renvoyer chez eux ceux qui n'ont rien à faire chez nous.

8:36
Présentateur

Marine Le Pen, comme vous d'ailleurs, connaîtra son sort judiciaire le 7 juillet. Quels que soient les sondages, Jordan Bardella fait désormais assez nettement mieux qu'elle dans les enquêtes ? Est-ce qu'elle ne doit pas lui laisser la place même si elle avait le droit de se présenter ?

8:52
Louis Aliot

Si Marine Le Pen a le droit de se présenter, elle se présentera. Et dans tous les cas de figure, c'est un binôme, c'est un binôme avant l'élection... Mais les Français n'élisent qu'un candidat. Non, non, c'est un binôme avant l'élection. On n'élit pas un binôme. Ce sera un binôme pendant l'élection et ce sera un binôme après l'élection.

9:11
Présentateur

Ah bon ? Certes. Ça veut dire quoi un binôme après l'élection ? Si Jordan Bardella est élue, Marine Le Pen aura un rôle ? Elle pourra être Premier ministre ?

9:18
Louis Aliot

Marine Le Pen ne va pas disparaître de la scène politique. Elle sera toujours là. Elle sera toujours une voix écoutée en France. Et donc elle sera, j'allais dire, dans le débat public et au cœur de l'activité... Une sorte de tuteur pour Jordan Bardella ? Mais pas de tuteur. Elle sera au cœur de l'actualité et aussi de notre formation politique. Elle est une politique et elle restera une politique.

9:37
Présentateur

Vous concernant, en appel, le procureur Aurelki de la prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité. Si vous êtes condamné, vous quittez instantanément

9:47
Louis Aliot

la mairie de Perpignan ? Non, puisqu'il y a un pouvoir en cassation et on verra après le pouvoir en cassation. Mais une fois que les voix de droit sont épuisées, eh bien on changera les choses. Mais je me refuse à croire alors que je viens d'être réélu au premier tour à Perpignan et que je suis à la tête de la communauté urbaine de Perpignan que pour, j'allais dire, cette affaire des assistants parlementaires, on me prive de la gestion de ces collectivités qui n'ont rien à voir précisément avec l'affaire en question. Louis Alliot, maire, toujours maire de Perpignan, invité des 4V. et bonne journée à tout le monde. Sous-titrage ST' 501

LOUIS ALIOT : "Une partie des émeutiers était issue de l'immigration !" (France 2) — Louis Aliot · Pourquijevote