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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 17 juin 2021 85 minAutoproduit

Jean-Luc Mélenchon aux rencontres de l’industrie et de la planification à Ingrandes

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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Bonsoir. Vous m'entendez bien là ? Ah, accroyable. Merci à toutes et tous d'être présents ce soir à Ingrande. Merci aux gens qui sont là, merci aux gens qui nous regardent puisque on est en direct. Merci à nos intervenants qui sont venus. Alors on a commencé un petit peu en retard et donc on va resserrer notre timing initial. Mais donc aujourd'hui on a l'honneur et la chance d'avoir à nos côtés Jean-Philippe Juin, des Fonderies du Poitou qui sont en lutte aujourd'hui. Et depuis quelques années maintenant, Eric Victor, délégué CGT de Cop Atlantique. C'est pas toi. C'est en mille les pinceaux. Michael Orsini de Lizy Creuset et Dominique Spinali de la CGT Véralia à Cognac.

Et puis celui qu'on ne présente plus, mais quand même, Jean-Luc Mélenchon, candidat à l'élection présidentielle, qui est président du groupe parlementaire à la France Insoumise à l'Assemblée nationale, qui est aussi en ce moment en campagne et qui visite beaucoup de sites, puisque aujourd'hui on était au Fonderie du Poitou, mais qui était la semaine dernière dans le Jura, il y a quelques semaines également dans l'Aveyron.

Et en ce moment, on discute beaucoup des plans de licenciement qui sont en cours, parce que malheureusement la crise sanitaire a aggravé un phénomène qui était préexistant, des grands groupes industriels qui licencient massivement, délocalisent à l'étranger et abandonnent les gens. Et aujourd'hui, c'est un endroit symbolique, un grand, puisque c'est évidemment l'effondrée du Poitou et que ça nous tenait particulièrement à cœur d'être là avec une annonce difficile sur la partie fonte qui a été faite aujourd'hui. C'est 292 emplois qui sont menacés et la partie alu qui l'était également.

C'est aussi, sauf erreur de ma part, ici qu'a commencé la lutte de Véralia, puisqu'il y a un site également qui a fermé. J'imagine que tu vas à un four, tu vas en dire un mot. Et donc on a voulu intituler cette table ronde « Rencontre de l'industrie et de la planification », puisque aujourd'hui l'industrie va mal dans notre pays, du fait des accords de libre-échange, du fait de la mondialisation et du système économique tel qu'il tourne, mais aussi, je le disais, du fait de la crise sanitaire qui a renforcé ses plans de licenciement en série, puisque l'année dernière, c'est 100 000 emplois qui ont été supprimés, trois fois plus que l'année précédente, donc une logique qui va de mal en pie.

Et cette situation, chacun de nos intervenants aujourd'hui la vit particulièrement, avec des groupes qui continuent de faire des bénéfices, qui continuent de verser des dividendes, mais qui en même temps suppriment des emplois très massivement et laissent partir notre appareil productif à l'étranger.

Alors même qu'on l'a vu d'ailleurs dans la visite aux fonderies aujourd'hui, c'était particulièrement intéressant, mais c'est des compétences, qui sont extrêmement précises, avec des gens qui connaissent leur métier, qui ont été formés, et qui seraient nécessaires pour faire ensemble la bifurcation écologique de demain, pour les métiers de demain, et surtout pour tout ce qu'on aura à produire demain. Je dis un mot de chaque situation, même si c'est la première partie de notre table ronde, donc je vous laisserai compléter. L'effondrie du Poitou, je le disais, c'est 292 salariés pour la partie fonte, avec un dépôt de bilan.

La partie alu, c'est 230 salariés en redressement judiciaire pour 280, 280 salariés pour la partie alu, avec le troisième redressement judiciaire en 10 ans, donc des luttes en série, avec une boîte anglaise, Liberty, qui a racheté le site en 2019, mais qui ensuite a fait faillite. On va en reparler dans cette table ronde. Pour COP Atlantique, c'est donc une coopérative de consommateurs dans la distribution, auprès des commerces de proximité et auprès de grandes enseignes comme les magasins U, 3000 employés.

On reviendra là aussi sur la logique, mais plusieurs suppressions de postes dans plusieurs endroits de la région, et notamment un site en 2018 à un grand de toujours, l'endroit où nous sommes aujourd'hui, 92 emplois supprimés en 2018. Lizzie Creuset, donc Mickaël nous en dira un mot, on a eu la chance d'aller les voir pendant cette campagne des régionales, avec une délégation de salariés, des suppressions de postes, pardon, et il y a eu finalement un plan de départ volontaire, quand même un peu contraint et forcé, là aussi, on y reviendra. Et puis Véralia, Cognac, 80 emplois, 130 suppressions, tous mes chiffres sont faux.

Mais donc, avec un directeur général de l'entreprise, qui est Olivier Rousseau, qu'on connaît bien dans le monde de l'industrie, puisque c'est l'homme qui a fermé Goodyear à Amiens, et qui avait accusé à l'époque les syndicalistes d'être responsables de cette fermeture. Et donc tout ça est une logique, celle du laisser faire, au lieu de faire en sorte que la puissance publique joue son rôle et reprenne le contrôle sur ces industries extrêmement précieuses.

Ce qui va nous intéresser dans ce débat aussi, c'est l'idée de planification, et d'ailleurs c'est ressorti pendant cette visite de l'usine, c'est le manque de vision à long terme, que ce soit pour former les gens, ou que ce soit pour convertir les activités des différents sites. Et puis pour nous, dans le diagnostic politique qu'on fait, il y a deux urgences auxquelles il faut répondre. D'abord l'urgence sociale, évidemment, là on parle de salariés, mais donc évidemment ensuite de familles, de bassins d'emploi, la suite c'est des écoles qui ferment, et des vies qui sont absolument détruites. Donc il faut avoir ça en tête.

Aujourd'hui en France, 6 millions de chômeurs, est une logique en plus destructrice, parce que Macron a décidé de faire la guerre aux chômeurs, notamment via la réforme de l'assurance chômage. Et la seconde urgence qui se combine, c'est l'urgence climatique. On en redira un mot dans ce débat, mais qui est bel et bien là, et donc il faut se poser aujourd'hui la question de ce qu'on fait de nos industries pour demain. Avec nous, dans notre travail, dans l'élaboration de notre programme, et dans ce qu'on planifie, une manne d'emploi et un besoin d'emploi industriel qui va être extrêmement important, puisque le 100% d'énergie renouvelable, par exemple, c'est 400 000 emplois.

L'agriculture paysanne, si jamais on prend cette idée au sérieux, c'est également 400 000 emplois. Le plan d'économie de la mer, c'est entre 400 000 et 1 million d'emplois à prévoir. Ainsi de suite, avec la rénovation thermique des bâtiments, la question des transports également. Et donc aujourd'hui, on voulait échanger avec des salariés, avec les premiers concernés par ces questions, pour qu'on trouve ensemble et qu'on identifie ensemble la façon dont ces compétences pourraient être mises au service de la bifurcation écologique. Et donc je ne vais pas être plus longue. On aura deux temps de discussion.

D'abord un temps de diagnostic sur les difficultés sociales dans chacun de ces groupes, et surtout sur le rôle de l'État ou la défaillance des pouvoirs publics de manière plus générale, puisque c'est un point commun de toutes ces situations, et un second temps sur ce qu'on peut faire ensemble pour la bifurcation écologique. Et donc Jean-Philippe, je te passe la parole en premier, puisque tu es le local de l'État aujourd'hui, sur la situation que vous vivez et sur ce que vous tenez aussi à dénoncer, particulièrement dans ce moment politique difficile.

7:56
Invité

Ça marche toujours ? Oui, c'est bon. Il fallait tirer dessus, puis ça marche. Bonjour à tous. Donc oui, vous êtes à côté des fonderies du Poitou, une fonderie qui a été créée dans les années 80 par Renault, pour remplacer les fonderies qui étaient à Boulogne-Billancourt. Donc, fonderie du Poitou, dans les années fin 90, c'était 2000 emplois sur le site. Aujourd'hui, si on cumule les deux, c'est 600 emplois en gros. Avant de vous parler des fonderies, il faut parler d'abord de l'emploi dans l'automobile, parce qu'on voit bien que l'automobile, aujourd'hui, est en pleine révolution. Si on regarde les chiffres, l'automobile, c'est 52 000 emplois perdus depuis 2008.

Et si on fait les emplois induits, donc tous ceux qui travaillent à côté de l'automobile, c'est 268 000 emplois qui ont été perdus en 10 ans. Donc, ce n'est pas rien. Renault, de son côté, vous savez, a lancé un plan d'économie qui consiste essentiellement à licencier les gens, puisqu'il y a eu une annonce de 15 000 emplois, de suppression d'emplois, dans le monde, et 4 600 en France. Mais à ça, il faut ajouter, parce que c'est beaucoup plus en réalité, il faut ajouter tous les sous-traitants. Et les fonderies du Poitou font partie de cela, des sous-traitants. Et Renault a décidé clairement de se désengager de fonderies du Poitou. Alors, d'abord, à la fonte.

Alors, on a pris comme prétexte, évidemment, le carter et le moteur diesel. Mais l'aluminium, par exemple, où on fabrique des culasses pour les moteurs essence, c'est pareil, Renault se désengage petit à petit. Et au final, on se retrouve avec un donneur d'ordre qui ne donne plus de boulot et qui nous dit au bout du compte, vous n'êtes plus à la page, vous coûtez trop cher et vous êtes plus compétitif. Les fonderies, en général, la filière fonderie est très, très, très impactée en ce moment. Vous savez qu'il y a six fonderies en France qui sont en difficulté. On peut parler d'AMBF, où vous êtes allé, je crois, il n'y a pas très longtemps, dans le Jura.

La fonderie de Bretagne, qui est une fonderie intégrée Renault que Renault veut vendre. On peut parler de la fonderie de Châteauroux, qui fabrique des jantes pour les voitures, alors que les voitures soient électriques ou diesel, il faudra toujours des roues aux voitures, mais il n'empêche qu'on ne fera plus les jantes à Châteauroux si ça continue. On les fera au Maroc, ça coûte 25 euros moins cher que de les faire au Maroc que de les faire à Châteauroux, donc ça vaut plus le coût de supprimer 300 emplois à Châteauroux. Voilà où on en est. Fonderie du Poitou, aujourd'hui, c'est 600 emplois qui sont impactés.

Ce matin, on a appris, malheureusement, on s'attendait un peu à cette nouvelle, malheureusement, mais ça a été acté ce matin en réunion de CSE. La fonte va entamer sa procédure de liquidation judiciaire et on risque d'ici deux mois à avoir 300 gars sur le carreau avec la famille qui est autour, avec tout ça. C'est compliqué. Mais à cela, il faut ajouter aussi le bassin Châtelrodé parce qu'on peut prendre la fonderie, mais il faut regarder aussi le bassin Châtelrodé. Le bassin Châtelrodé, c'est le deuxième bassin industriel de la Nouvelle-Aquitaine, après Bordeaux. Et le 40% des emplois à Châtelrodé, c'est les emplois industriels.

Donc, si on commence à fermer les fonds de du Poitou, si on continue par fermer Safran ou Thalès, il y a un an, on a supprimé 50% du personnel de Mécafie qui travaille dans l'aéronautique. Donc, 200 gars qui sont partis comme ça. Thalès, il y a 180 emplois qui sont menacés. Safran, ils sont en APLD, donc activité partielle longue durée depuis des mois et on ne sait pas au final ce que ça va donner. Donc, le bassin Châtelrodé, aujourd'hui, est en grand danger. Donc, après, il y a les copains de tout ce qui est sanitaire, hôpital, machin, qui sont là, on est content de les voir.

Eh bien, tous ces gens-là vont être aussi impactés par les emplois parce que s'il y a moins d'emplois industriels, il y aura moins aussi besoin de services publics, il y aura moins de trains qui s'arrêteront à Châtelro, il y aura moins de lits d'hôpitaux et ainsi de suite. Donc, tout ça, c'est imbriqué. Aujourd'hui, l'industrie en France doit être défendue et on doit trouver un autre modèle pour pouvoir défendre l'industrie en France et trouver des solutions pour garder les emplois. Parce qu'avant de trouver des solutions, pour accompagner les gens à Pôle emploi, il faut d'abord trouver des solutions pour préserver les emplois. Et c'est ce que nous, on demande au Fonderie du Poitou.

Bonjour à tous. Je suis Dominique Spinali de Véralia. Véralia, on va commencer, c'est une grande histoire. C'est l'époque où on était Saint-Gobain, donc l'époque de Golbert. La première verrie qui a été créée, c'était à Saint-Gobain dans l'Aisne par Colbert. On a une histoire avec Jean Jaurès, la VOA, la verrie ouvrière d'Albi, donc ça appartient à Véralia. Donc Saint-Gobain, nous avons dû en 2015 pour nous vendre un fonds de pension à Polo. Nous, on s'est battus en 2015 pour la BPI rente dans notre capital. On a cru au message de M. Hollande qui disait que la finance était sénuie, c'est pour ça qu'il avait créé la Banque publique d'indécissement.

Donc j'en parlerai parce que là, c'est horrible. Pardon. Donc la BPI, elle est horrible dans notre conflit. Donc en 2000, en mois de juin, ils ont annoncé qu'ils allaient supprimer 250 emplois dans toute la France, donc 130 à Cognac. Ça, c'était le 10 juin, le 12 juin, mais le 10 juin avant, deux jours avant, au Conseil d'administration, ils annoncent qu'ils donnaient 100 millions de dividendes aux actionnaires. Veralia va très bien parce que le vert va très bien parce que les gens achètent du vert. Pour l'écologie, ça fout mal. Acheter du vert, c'est mieux. C'est déjà, c'est des emplois. Donc nous, les salariés, on s'est mis en grève depuis le mois de juin. Loïc est venu dans notre combat.

On a fait plus de 9 mois de grève. Résultat, on a supprimé, il y a eu 25 emplois supprimés, licenciés, pardon. Sur les 25 emplois supprimés, grâce à nos grèves, les maisons de Cognac les ont embauchés. Il reste 6 personnes à reclasser. Là, ils sont en formation. Mais on s'est battus corps et âme, 24 heures sur 24. Si on est une verrie, on travaille 24 heures sur 24. Et on a un métier très dur. Donc on a une culture de combat. Et on l'a eu. On a des projets, on a tout ça. Et surtout, on parle, qu'est-ce qu'a fait l'État ? Mais l'État n'a rien fait. Parce que je vous l'ai dit, on a fait rentrer la BPI à hauteur de 10% dans les actions. La BPI, elle, a touché ses dividendes.

Elle a touché encore plus au Luxembourg quand ils nous ont mis en bourse. Et là, je peux vous en suivre. La BPI a touché 273 millions d'euros au Luxembourg. Et ils ont payé à peine 4 millions d'impôts. 273 millions, ça représente 5 fours. Et 300 emplois à Véralia. La BPI aurait donné que 30 millions en gardant nos emplois et notre four. Et là, résultat, la BPI a voté pour le supprimer son emploi, a voté pour virer les gens. Et le copain, il a raison, on parle aussi des sous-traitants. Un emploi à Véralia, c'est 3 emplois induits en moins. Résultat, 4 entreprises qui ont retrié des bouteilles ont fermé. Plus de marché. Ça fait 200 personnes et souvent, c'est des femmes.

Des femmes qui font des travaux de retriage des bouteilles. Pourquoi ? Parce que, pour regarder les légatures, la vision de la femme, elle est mieux. Mais il y a beaucoup de femmes qui ont perdu leur emploi. Et c'est une honte totale. Et surtout, c'est une honte parce que Saint-Gobain n'a rien fait, parce que Macron n'a rien fait, parce que Macron est venu en 2017 à Albi. On l'a accueilli ministre des Finances. Il a dit, grâce à nous, le BPI, on a discuté, il a dit que le BPI était là pour garder les emplois. Et résultat, 3 ans après, on ferme, on vire 250 personnes en France. Voilà. C'est tout.

16:22
Présentateur

Merci. On va finir un tour de table. Et puis ensuite, Jean-Luc, je te laisserai la parole.

16:31
Locuteur

Merci, Clémence.

16:33
Invité

Donc moi, c'est Eric et je suis le délégué syndical central CGT pour COP Atlantique. Alors, je vais vous parler un petit peu de ma coopérative, parce que c'est une coopérative, COP Atlantique, c'est une coopérative de consommateurs, de grandes distributions alimentaires. Et je pensais que en appartenant justement à, en travaillant dans une coopérative qui appartient à ses clients, qui n'a pas d'actionnaire, donc qui ne reverse aucun dividende, on était à l'abri de tout ce qui était plan social et casse sociale. Eh bien, non.

Alors, c'est avec beaucoup d'émotion que je me retrouve aujourd'hui ici à Ingrande, parce qu'en 2012, ça a été notre première lutte où un PSE avait été initié suite à des erreurs phénoménales de nos directeurs, des stratégies catastrophiques. Donc, il nous disait que pour sauver la coopérative, eh bien, il fallait absolument fermer notre entrepôt d'ingrande et mettre dehors 92 salariés. Nous avons lutté. La lutte a payé. Nous n'avons pas gagné la guerre. On a gagné une bataille parce que 5 ans plus tard, en 2017, le PSE qui avait été abandonné suite à notre lutte, quand même, a été réinitié. Et cette fois-ci, ils sont arrivés avec une enveloppe de 10 000 euros qu'ils ont posés sur la table.

C'était au nom, effectivement, des mesures d'accompagnement pour reclasser les salariés qui étaient laissés sur le carreau. Les mesures d'accompagnement qui comprennent la formation, le congé de reclassement, etc. Alors, je vous parlais de ma coopérative parce que je voulais vous citer, justement, j'ai amené ma convention collective. Et quand je vous disais que j'avais confiance en ma coopérative, en préambule, cette belle convention collective, elle dit les signataires, alors les signataires, ce sont les coopérateurs et les partenaires sociaux, nous. Elle dit, les signataires demeurent convaincus de la nécessité d'être syndiqués, coopérateurs et consommateurs.

Moi, je ne connais pas beaucoup de conventions collectives qui demandent à leurs salariés d'être syndiqués. C'est une vraie convention collective de gauche. D'ailleurs, Jean-Luc, je te la donne. Donc, en 2017, cette fois-ci, on a perdu la guerre puisque c'est 92 camarades qui ont été licenciés et on nous a dit, on nous a vendu le PSE en nous disant, voilà, c'est le sacrif. Alors, vous allez me dire, pérenniser la coopérative, on n'a pas d'actionnaire. Les emplois de 3000 salariés, en effet. Mais je me demande, je me pose toujours, on se pose toujours la question de savoir quels sont les profits. Les profits, ce n'est pas compliqué.

C'est une entreprise de campagne, le siège est à Sainte, je ne sais pas si tout le monde connaît Sainte, en Charente-Maritime, mais c'était, il y a encore 15 ans, la première entreprise du Poitou-Charente. Et cette entreprise qui n'est pas très connue, mais qui fonctionnait très bien, eh bien, c'est l'occasion pour les 10 meilleurs salaires de se dégager, justement, 10 très bons salaires. Donc, en 2017, fermeture du site d'Ingrande. Et on nous disait, vous êtes tranquille, pour 10 ans, il n'y aura plus de plans sociaux chez Coop Atlantique.

A peine 3 ans après, en 2020, on nous souhaite une très très bonne année, on nous dit que nos efforts ont payé, la coopérative s'est redressée, on a un compte d'exploitation qui est enfin positif, on est content, on a sauvé les emplois qui restent. Le 12 janvier de cette même année, on nous annonce un deuxième PSE. Mais cette fois-ci, ce n'est pas un entrepôt qu'on va fermer, ces deux, c'est l'entrepôt de Limoges et l'entrepôt de Sainte. Plus de logistique chez Coop Atlantique.

Donc, on va faire travailler en fait la logistique puisque vous avez compris, comme le disait Clémence tout à l'heure, nos magasins, nous sommes propriétaires de nos magasins et nous avons l'enseigne System U sur tous nos magasins. donc là, ce n'est plus 92 personnes que nous allons perdre, enfin 92 camarades que nous allons perdre, mais 154. Une soixantaine sur Limoges et je ne sais plus, 130 sur Sainte. On va se battre encore une fois, on va sortir dans la rue, on va manifester, bloquer l'entrepôt, on va alerter les services publics également, les pouvoirs publics en tout cas, on va alerter la municipalité, alors effectivement, on a été invités à une table ronde.

Moi, je pensais qu'ils invitaient à cette table ronde que le maire voulait simplement savoir ce que nous, les partenaires sociaux, on en pensait et puis qu'est-ce qu'on proposait comme force pour empêcher justement ces deux fermetures d'entrepôt. Quand on est arrivé, on a vu notre directeur en fait qui était là, assis en bout de table et la municipalité a complètement donné raison à notre employeur en disant qu'effectivement, si la coopérative voulait continuer à vivre, il fallait en passer par le sacrifice des deux entrepôts. On a quitté la table, on est sortis et puis on est allé continuer à manifester dans la rue. Voilà, 92 plus 154.

Alors, cette fois-ci, ce n'était pas 10 millions d'euros qui ont été mis sur la table pour ce deuxième PSE, mais 12 millions d'euros. Alors, 10 millions en 2017, 12 millions en 2020, j'ai envie de dire merci le CICE, quoi. Parce que, alors je n'ai pas les chiffres, je n'ai aucune mémoire des chiffres, mais le CICE, il a donné beaucoup d'argent à la coopérative. Alors normalement, c'était un crédit d'impôt qui était versé aux entreprises pour soi-disant créer des milliers d'emplois. Ici, il a permis d'acheter la paix sociale en jetant 240 camarades.

Alors, comme tu disais, Clémence, qu'il fallait qu'on fasse un peu la synthèse des deux premiers points, au niveau de la réaction des pouvoirs publics, moi, j'en veux à la directe. La première fois, effectivement, on avait un compte d'exploitation qui était misérable. Mais la deuxième fois, la deuxième fois, c'était en 2020, on était en pleine pandémie de Covid-19. quand vous êtes licencié dans cette période-là, c'est l'impossibilité de faire des formations, c'est l'impossibilité d'être classé.

La majorité des entreprises, notamment dans les bassins d'emploi que sont Limoges et Sainte, qui sont des bassins d'emploi sinistrés déjà, je vous rappelle, en France, il y a au moins 6 millions de privés d'emploi. la directe, elle ne fait rien pour au moins repousser ce PSE. On lui a demandé, on leur a demandé de mettre le PSE, ne serait-ce qu'entre parenthèses, attendre que la pandémie prenne fin. On n'a pas été entendu. Le PSE, il a été mené au pas de charge. Pourtant, la directe, c'est la directe de La Rochelle, au vu de tous les documents, quand elle a vu que notre compte d'exploitation en 2020 s'était nettement amélioré, plus rien ne justifiait ce PSE.

Non, ce qu'elle regarde en fait, la directe, et on en parlait tout à l'heure avec Dominique, c'est quelles sont les mesures d'accompagnement. Alors effectivement, quand vous proposez 12 millions d'euros pour reclasser 154 personnes, c'est beaucoup d'argent, la directe n'a été intéressée en fait que par ça, que par ces mesures de reclassement. Voilà, écoutez, oui, j'en veux au pouvoir public d'être resté sourd. Moi, je pensais vraiment que la directe prenait grand soin de nos emplois et sanctionnait les abus des employeurs. Malheureusement, il n'en est rien. Bonjour, Thomas. Michael Orsini, j'étais creusé à Aéronautique, groupe LISI.

Un groupe LISI qui fait de l'aéronautique, qui fait aussi de l'automobile et qui fait aussi du médical. Donc, un gros groupe, plus de 12 000 salariés dans le monde, autour de 6 000 ou 8 000 en France, plutôt, pardon, pour revenir à mon entreprise. Un PSE annoncé au mois de septembre 2019 avec 200 suppressions d'emplois annoncées. Donc, chose qui est mal placée. Je rejoins le camarade à côté où, 50 réunions avec les pouvoirs publics, les préfets, les comptiers. Et une directe, une directe inefficace qui est là pour veiller que la loi soit respectée. Seulement, il y a une loi qui a été votée il y a quelques années pour casser les emplois. C'était la loi Macron, la fameuse loi Macron.

Je pense que pour beaucoup, on a été dans la rue un moment là-dessus. On n'a pas vu les effets. Beaucoup de monde se disait mais c'est la loi Macron, c'est rien, c'est la loi El Khomri, c'est rien. Beaucoup de salariés, on a eu du mal à mobiliser à cette époque-là. On voit que ça porte ses fruits aujourd'hui. En fait, ça porte ses fruits. Les fruits, ils tombent aujourd'hui. Donc, 200 suppressions d'emplois annoncées pour creuser aéronautique. On a réussi par la bagarre à ce que ça se transforme en plan de départ volontaire. C'est là-dessus où on a attaqué dès le début, dès qu'on a eu l'annonce de ce PSE, de refuser le PSE, de scanner ça partout à dire le PSE c'est pas la solution.

On a aujourd'hui l'activité partielle longue durée, donc le chômage partiel longue durée qui a été décrété avec le Covid qui aurait permis de sauver tous les emplois. tous les emplois sans licenciement et c'est ce que nous on prenait de passer d'abord par la PLD et éventuellement un plan de départ volontaire pour accompagner l'entreprise ou la situation conjoncturelle qui mettait à mal l'emploi pour passer la période. c'est à dire avec des départs anticipés pour des anciens des choses de ce genre de mesures. La direction a voulu tenir tête comme je vous disais la directe a pas agi du tout en gros a validé ce PSE malgré tout ce qui permettait de s'y opposer.

financièrement creuser l'aéronautique c'est une boîte qui se porte bien malgré le Covid malgré la crise malgré les plusieurs crises parce qu'on a traversé une crise qui était la crise des Boeing vous vous rappelez tous les avions Boeing qui sont tombés ça a mis un peu de panade au niveau de l'industrie aéronautique le temps de régler tout ça et ensuite est arrivée du coup la crise Covid et du coup pas une crise de l'industrie aéronautique mais une crise du transport aérien donc qu'on a bien perçu comme conjoncturel et c'est là dessus où on appuyait à dire passons par de l'activité partielle longue durée pour maintenir les emplois c'est d'ailleurs je rappelle dans la métallurgie on a été un peu précurseur d'un accord d'un accord collectif qui s'appelle le mot fait peur mais l'arme l'activité réduite pour le maintien de l'emploi je dis bien l'activité réduite pour le maintien de l'emploi bon on voit bien comment c'est appliqué en fait c'est à dire qu'il passe par un PSE ils réduisent l'emploi et puis après ils appliquent la PLD voilà et la directe qui cautionne tout ça alors juste je vais pas sombrer dans tous les chiffres après 3 mois de bagarre on a eu que enfin que c'est dur de s'en reguiller mais au bout de 3 mois de lutte on a eu 150 départs volontaires pour la plupart en fait dans la majorité c'est des départs de gars qui étaient proches de la retraite ou par la bagarre en fait on a obtenu des mesures incitatives pour que les gars puissent avoir leur retraite à 60 ans donc voilà je me suis perdu mais du coup il y a eu 150 départs volontaires donc on a plus ou moins sauvé les meubles sauf qu'aujourd'hui la fameuse conjoncture arrive à point donc on a viré tout le monde puis là on s'aperçoit qu'en fait les donneurs d'ordre recommandent on sait que le marché est stable pour Airbus ça repart ça repart en point donc pardon j'ai mal présenté l'entreprise on est sous-traitant aéronautique donc pour Airbus pour Safran comme citait le collègue et donc ce sont des entreprises qui se portent très très bien et je n'ai pas tous les chiffres en tête mais c'est des millions et des milliards de résultats donc nombreux emplois et aujourd'hui ils sont bien servis en fait de cette crise conjoncturelle du transport aérien pour sabrer les emplois en fait dans l'industrie aéronautique du coup réduire les effectifs et puis presser le citron quoi au maximum en parallèle de ça on a une convention collective qui se négocie à niveau national ça fait 3 ou 4 ans dans la métallurgie le camarade parlait de convention collective c'est des coups bas pour tous les salariés tous les travailleurs de la métallurgie partout en France où il va y avoir des grosses pertes d'acquis sociaux de conquis sociaux comme on aime bien dire voilà donc c'est quelque chose qui est un peu dans l'ombre on ne parle pas beaucoup je tenais quand même à en parler au niveau des conventions parce que ça risque qu'on va continuer à maintenir des salariés dans la précarité ça va y avoir des ce serait impossible d'évoluer comme on aimerait évoluer dans une carrière je pense avoir fait le tour je vais m'arrêter là non aujourd'hui juste trois secondes c'est que l'activité redémarre et du coup l'entreprise se demande même s'ils ne vont pas rembaucher du personnel parce qu'ils ne savent pas faire face aux commandes voilà donc pour Safran ne vous inquiétez pas normalement normalement Safran il devrait continuer à presser à presser leurs sous-traitants encore il y a aussi ça à faire attention tu parlais de l'automobile tout à l'heure comme je dis moi je suis plus dans l'aéro mais j'appartiens à un groupe où on se rencontre donc il y a d'énormes pressions en fait et ça se voit dans l'automobile ça se voit dans l'aéronautique il y a d'énormes pressions en fait des donneurs d'ordre sur les sous-traitants et ça joue sur l'emploi ça joue sur les conditions de travail c'est dramatique ah oui ça marche coup de bol bon j'ai compris que la règle du jeu a un petit peu changé alors bon moi je vais donc aussi découper ce que j'ai à dire en deux morceaux d'abord le diagnostic et puis tout à l'heure comment on voit la suite bon d'abord je suis consterné en tant que téléspectateur de constater qu'ici on ne parle pas des sujets qui comptent c'est à dire des islamo-gauchistes de la sécurité et du complotisme qui sont quand même les grandes questions qui préoccupent les intellectuels médiatiques bon cette blague étant passée je la fais parce que je voudrais vous dire à tous que même si nous ne porterons plus de masque et même s'il n'y a plus de couvre-feu la crise n'est pas finie ni la crise sanitaire ça vous l'avez tous compris mais ni surtout son nombre de choc dans l'organisation des sociétés en ce moment commence à se durcir des phénomènes qu'on avait aperçu au début de la crise c'est que l'allongement des chaînes d'interdépendance dans la production ce qu'on a appelé la globalisation la mondialisation a une conséquence c'est que cette chaîne est en train de se couper à plusieurs endroits et on en paye ça va avoir un résultat social un résultat économique un résultat sur la vie des sociétés bon c'est par exemple l'explosion du prix des bois d'oeuvre parce que curieusement la France qui en récolte beaucoup n'en produit pas autant c'est l'explosion de certains autres produits indispensables pour le bâtiment par exemple où les prix explosent parce que la chaîne de production s'est interrompue à un endroit ou à un autre pour une raison ou pour une autre quand 90% du commerce mondial repose sur le transport maritime ben vous savez quoi il faut remacher un bateau il faut un bateau il faut des marins dessus ce qui va être un peu le problème qu'on va retrouver continuellement et les marins sont très mal payés très maltraités et on les embauche dans des pays où il est possible de les maltraiter sans que personne n'ait rien à dire c'est à dire que souvent ce sont des marins indiens et comme là-bas la crise du covid est en pleine explosion ben il n'y a plus de marins et donc on ne transporte plus je ne prends que cet exemple pour ne pas abuser même si la pente de la curiosité me pousserait à entrer dans combien d'autres exemples de cette nature donc vous allez avoir ce type de résultat de la crise du covid et puis ensuite le résultat de la récession parce que le capitalisme de notre époque c'est comme la bicyclette pour que ça marche il faut pédaler quoi si on pédale ça avance sinon pouf on tombe par terre et ils viennent de prendre un recul en Europe de production de ce qu'ils appellent de la richesse parce qu'on devrait critiquer ce qui est produit et pas se contenter de demander qu'on recommence le lendemain exactement comme on a fait la veille mais en attendant c'est un recul extrêmement important 8, 9, 10 points de ce qui était produit jusqu'à là et la réplique à cette situation normalement pour faire fonctionner selon leurs règles leur capitalisme il faudrait qu'ils compensent cette perte de production par une injection massive pour que la production redémarre c'est ce que font les Etats-Unis d'Amérique ils ont inondé mais alors eux ça ne leur coûte rien ils font marcher la planche à billets et tant que l'économie mondiale a besoin de dollars c'est-à-dire qu'elle fonctionne au pétrole qu'elle fonctionne à des matières premières de cette nature ils n'ont pas à se soucier de savoir ce que vont devenir leurs dollars alors bon il y a quand même une inflation cette fois-ci mais en attendant ils ont mis le paquet en Europe et en France non non non c'est consternant j'entendais une émission un gars très intelligent il disait non non mais bon on parlait de mots encore alors la dette publique l'annuler parce que moi j'ai dit il faut annuler la dette publique pour que les Etats soient notamment en Etat donc c'est le choc qui arrive quel choc celui de la faillite de centaines d'entreprises qui ont pris un prêt garanti par l'Etat est-ce que vous avez eu vous avez entendu dire peut-être bon je vous le dis moi ils disent qu'il y a un million d'entreprises qui ont été créées au cours de l'année vous ne trouvez pas ça curieux qu'on crée des entreprises quand il n'y a plus de production ben moi si je trouve ça curieux et je connais la réponse c'est que peut-être beaucoup ont sorti de leur entreprise les actifs pour créer des entreprises et coller la dette du prêt garanti par l'Etat sur l'entreprise de départ et que celle-elle pourra crever et c'est l'Etat qui bouchera le trou puisqu'il a garanti le prêt il y en a pour 150 milliards messieurs, dames préparez-vous à mettre votre portefeuille à contribution parce qu'à la fin c'est vous qui payez en impôts et c'est vous et personne d'autre parce que en attendant et pour sortir de la crise dans un instant je vous le dis ils ont encore imaginé de nouveaux avantages pour la finance bon l'Europe a mis 700 l'Europe a perdu 950 milliards d'euros en une année de manque de production et elle a décidé de mettre dans le dans le commerce si j'ose dire 750 milliards sur 3 ans donc ça correspond à ça ne bouchera pas le trou ne vous attendez donc pas à ce que ça reparte comme c'était hier quant à la France c'est encore plus ridicule nous en sommes à 100 milliards du plan de relance de monsieur Macron alors bon ceux qui ne sont pas curieux de toute façon 100 milliards on ne sait plus ce que ça veut dire ce n'était pas dans vos habitudes budgétaires donc vous direz 150 vous diriez pourquoi pas 200 ben voyons bref et évidemment la bouche en coeur ils vont d'un plateau à l'autre expliquer que c'est pure merveille donc ça sent un peu son mélanchonisme cette histoire 100 milliards parce que c'était ce qu'on proposait de faire la dernière fois et à l'époque ils s'évanouissaient sur les plateaux de télévision quand on disait on va mettre 100 milliards mon dieu quelle horreur allez-vous trouver ça comment vous financez ce n'était que pleurs et lamentations et même on a eu à la une des échos il a été dit que les marchés si jamais c'était moi qui gagnais la présidentielle élèveraient les taux d'intérêt pour la France tellement c'était irresponsable 100 milliards donc là il les a trouvés en une nuit et évidemment ça ne compense pas ça ne veut rien dire donc demandez-vous pourquoi 100 moi je me pose la question combien avons-nous perdu de production 180 alors on perd 180 vous remettez 100 ça ne fait pas la maille et puis si on devait mettre à niveau ce qu'on doit investir pour être dans le cadre de la COP 21 vous savez cet accord qu'on a signé pour adapter les économies aux changements climatiques et baisser le niveau des gaz à effet de serre il faudra encore 200 milliards donc ce dont on a besoin en France c'est de 300 je vous dis le chiffre on en fait ce qu'on veut on peut décider qu'on s'en prouve et qu'on ne le fait pas et que de toute façon on n'a pas envie de s'endetter encore etc etc mais en attendant si on doit parler de sommes c'est celle-là qui compte celle-là elle n'y sera pas alors déjà ça c'est le fond de tableau pour le diagnostic nous allons donc au devant de très grandes difficultés parce que là nous sommes en train de parler de secteurs à part vous des secteurs qui sont plutôt des secteurs industriels et les premiers qui vont morfler c'est toutes les petites entreprises qui ont fait un prêt garanti par l'État d'une part et puis c'est toutes celles dans des secteurs où on pensait qu'il n'y aurait pas de problème je pense au secteur du bâtiment parce que ça on ne pouvait pas le délocaliser vous n'allez pas construire votre maison à Hong Kong pour la ramener sur un bateau ici en Poitou-Charentes ça n'existe pas bon donc on se disait ben là au moins on est tranquille ben non on n'est pas tranquille parce que des centaines d'entreprises ont signé des contrats pour construire différentes choses avec des prix et il se trouve que ces prix ne sont plus tenables parce que les matériaux de base ont explosé donc l'État arrive maintenant et la discussion va commencer comment on va faire pour empêcher que tout ça coule alors tout ça coule pour ceux qui sont les entreprises puis vous moi si jamais on se met à acheter quelque chose puis que le gars qui me le fait dit je peux pas parce que si je le fais je me ruine donc je le ferai pas et si vous vous en avez besoin pour une raison ou pour une autre pour faire d'autres choses ben vous êtes marron ça c'est les conditions générales normalement aucune de vos boîtes ne devrait fermer aucune c'est ce qui est important pour moi dans la tournée que je fais c'est qu'on parle partout d'entreprises qui sont toutes des entreprises bénéficiaires toutes des entreprises qui sont à la pointe de leur métier les fonderies dont on parle les fonderies aluminium ou les fonderies fonte sont des fonderies de top niveau de performance technique vous voyez le problème qu'il y a souvent dans les décideurs politiques c'est qu'ils ne connaissent absolument rien à la production et que ça ne les intéresse pas si je devais caricaturer je dirais que pour monsieur Macron et ses amis il suffit d'avoir un paquet de dollars d'un côté et un paquet de tôle de l'autre et ils pensent que ça fait sortir des bagnoles des carburateurs des bouteilles de verre etc tout ce qui est le facteur humain savoir-faire qualification capacité de faire marcher des chaînes extrêmement longues et complexes à l'intérieur d'un bâtiment ou sur plusieurs entreprises tout ça leur échappe complètement or tout ça c'est du travail humain tout ça c'est de la qualification humaine si vous faites sauter ça vous ne pouvez pas le remettre en route bon alors je dis vos boîtes ne devraient pas parce que une occasion est en train de se perdre puisqu'il y avait eu un ralentissement c'était l'occasion ou jamais pour l'État de dire je mets de l'argent sur la table mais il y a des conditions par exemple dans l'automobile 5 milliards sur la table on se demande pourquoi je passe sur ceux qui disent on ne va pas pourquoi en mettre des sous dans une industrie qui pollue mais je mets cet argument là de côté bon bah alors on met 5 milliards sur la table on a quand même le droit d'avoir pourquoi on le fait autrefois à Renault c'était une voiture sur deux était produite en France maintenant c'est une sur sept 17% seulement des voitures que vous allez acheter auront été produites en France tout le reste est produit ailleurs donc 5 milliards sans condition aucune d'aucune sorte donc les gars ils prennent et puis ça fait comme ils disent à la fonderie du Poitou parce que comme c'est pas la première fois qu'ils passent à la casserole ils ont eu le temps depuis le temps de regarder comment ça se passe alors il y a des millions qui ont été donnés où est-ce qu'ils sont passés ?

personne n'en sait rien en tout cas ils ne sont pas revenus ici ils ne sont pas revenus en Marchine ils ne sont pas revenus en investissement donc on est dans dans ce contexte pourquoi a-t-on fait ça ?

moi je ne l'accepte pas je ne trouve pas ça normal on pourrait dire j'ai regardé parce qu'on m'a raconté ce qui se passait aux Etats-Unis comme vous le savez c'est un pays communiste très avancé et donc comme l'Etat met des milliards il donne des ordres alors bon les patrons communistes des entreprises communistes des Etats-Unis communistes peut-être qu'ils ne sont pas contents ben si j'ai vu le gars qui répondait il disait ben c'est normal ils payent donc ils commandent ils ont au moins ce bon sens en France pas question pas question on paye et c'est tout mais les 5 milliards on aurait pu dire à Renaud ben au moins vous maintenez parce qu'on est en une période exceptionnelle je ne dis pas tout le temps je ne dis pas l'Etat va donner des ordres tout le temps mais là si je vous donne d'un ordre je vous donne l'ordre de garantir votre contrat et de ne délocaliser aucune production alors on en reparlera dans un an dans deux ans si vous y tenez à tout prix mais là interdiction réquisition vous produisez ici c'est le cas pour vous c'est le cas pour les copains de Saint-Claude personne n'est capable de dire pourquoi la fonderie et la production des pièces de Saint-Claude est délocalisée en Espagne personne ne peut nous l'expliquer et les gars et les filles qui sont là-dedans ils disent on fait tous les efforts qu'on nous a demandé qu'est-ce qui ne va pas ?

dites-nous pourquoi vous enlevez l'usine de là ? un peu comme eux pourquoi vous arrêtez de nous passer des commandes on ne fait pas bien qu'est-ce qu'il y a ? il y a que ça coûterait plus cher donc ça c'est toute une discussion qu'on doit avoir entre nous qu'est-ce que ça veut dire plus cher ?

je me suis fait expliquer ça tout à l'heure il me dit ben ça fait 20 euros sur une bagnole alors attends c'est une somme sans déconner 20 euros de plus sur une voiture ça vaut le coup d'envoyer au tapis 300 personnes je ne sais combien de sous-traitants de désorganiser toute une région et de se faire que cet homme quand il en parle il a la gorge tellement serrée qu'on se demande qu'il va se mettre à pleurer comme le copain qu'il y avait tout à l'heure qui m'a expliqué que c'est lui de la CGT qui a dû expliquer aux autres qu'on allait fermer la boîte parce que les patrons n'aiment pas le culot de venir leur expliquer ce qui se passe donc ces boîtes ne devraient pas être en difficulté si l'état assumait son rôle après tout à l'heure je vous dirai comment on pourrait faire plus que ça mais c'est une occasion manquée incroyable d'abord de sécuriser leurs emplois ensuite de se déployer dans d'autres conditions on pourrait dire on vous donne des milliards à vous autres de l'aéronautique mais la condition c'est toc toc toc toc vous allez nous trouver la solution à ceci la solution à cela et on a besoin de vous pour des raisons techniques ça c'est l'autre partie dans un instant mais ça c'est pour le diagnostic vous ne devez pas avoir honte ni regarder la pointe de vos chaussures ils sont en train de se gaver et ils comptent sur ce qu'ils ont fait rentrer dans la tête des gens pour que tout le monde la ferme qu'il faut être compétitif flexible je ne sais quoi etc tout ça sont des mensonges toutes ces entreprises sont performantes et eux se servent et encore vous avez entendu parler du plan de 100 milliards dedans il y a 20 milliards de suppression d'impôts de production ils appellent ça comme ça maintenant hein bon qui est-ce qui va les payer les collectivités locales les auront plus donc vous les paierez dans l'impôt sur le revenu quelles sont les conditions derrière il n'y en a pas là la dernière loi le projet de loi de finances rectificative qu'on vient de voter ils ont inventé qu'on pourrait reporter sur les bénéfices de cette année les pertes de l'année précédente alors déjà ils inventent la belle droite jusque là mais il y avait un plafond quand même il y a une limite non ?

il paraît que c'est le capitalisme donc si c'est le capitalisme ils rémunèrent le risque non ?

ils prennent des risques et bien là il n'y a plus de risque parce qu'ils peuvent reporter sur la bonne année les défaites les déficits de la mauvaise et sans plafond c'est vraiment guichet ouvert et c'est pas tout la même entreprise aura le droit par contre l'année où elle reporte ses déficits de l'année d'avant de verser des dividendes voilà ils ont aussi le droit de faire ça je terminerai là-dessus cette année les entreprises du CAC 40 ont fait 51 milliards de dividendes quand on regarde de plus près on s'aperçoit tenez-vous bien qu'ils ont distribué dans la proportion de 140% c'est-à-dire que non seulement ils ont distribué des bénéfices qui existaient mais ils ont distribué qui n'existaient pas donc ils ont pris sur la matière vive de l'entreprise pour rémunérer les actionnaires ces 51 milliards ça représenterait imaginez-vous que vous avez un président de la République qui fait son boulot on dirait écoutez messieurs on est vraiment désolé on vous souhaite tout le bien du monde mais il se trouve que cette année c'est une année blanche pour les coiffeurs les personnels hospitaliers les petites entreprises les bistos les restaurants on fait toute la liste c'est une année blanche ils ne vont rien gagner et bien pour vous aussi cette année c'est une année blanche c'est-à-dire que oui je vous garantis que vous aurez la part qui vous permet de compenser l'inflation donc votre capital ne fondera pas et tout le reste je vous le prends parce que c'est une année exceptionnelle 51 milliards vous demanderez bien ce que je vais faire avec 51 milliards je vais donc vous dire à quoi ça peut servir égal 1 million d'emplois à 2000 euros par mois d'accord ?

ce que ces gens-là ont ramassé avec quoi ils partent pour récompenser l'énorme prise de risque qu'ils ont fait pendant cette année où l'État payait leur personnel et allégeait leurs impôts parce que c'est ça le chômage technique payé par l'État cette année on a nationalisé la main d'oeuvre bien et bien cet argent ça fait 1 million d'emplois 1 million d'emplois ça veut dire les caisses de la sécu à l'équilibre ça veut dire le régime des retraites à l'équilibre donc c'est ça ma conclusion c'est que vous n'avez aucune raison de vous poser des questions torturantes du genre qu'est-ce qu'on pourrait bien faire etc il n'y a pas de raison que votre boîte ferme il n'y a pas de raison que vous ayez de problème il n'y a pas de raison que vous en ayez il n'y a pas de raison parce qu'il y a l'argent il y a le savoir-faire et dans un instant on parlera il y a des raisons de se mettre au travail et de travailler beaucoup donc de répartir sur tout le monde n'ayez pas honte de vous dire qu'on peut vivre autrement et qu'on peut vivre dignement n'ayez pas honte c'est votre droit c'est votre pays c'est votre travail accumulé qui a permis qu'une telle richesse soit produite pour quelques ans ah mais c'est toi qui n'a pas poussé le bouton non ça va nous on passe à la deuxième partie de l'administration on a vu des minutes et je dois qu'il n'y a pas parlé la question c'est que maintenant on a une question vers le débat avec les salariés sur l'industrie avec les professionnels qui lui a eu des dégâts donc il y a eu des dégâts donc il y a eu des difficultés aussi la question de formation de travail parce qu'on a des difficultés à former à ce monsieur et à utiliser le monsieur débat et on peut faire un seul emploi qui s'appeler à créer cette question d'administration écologique comment est-on pensé que des éléments qui s'appellent de confiance évidemment ça l'est donc la deuxième partie de cette discussion c'est encore vous de pouvoir élaborer aussi cette question de formation et qui de ce fait là ne s'intéresse pas à cette question

51:01
Présentateur

potentielle et voilà avoir un échange sur ce second sujet je te passe tout de suite la parole Jean-Philippe

51:10
Invité

où il est allé donc en fait il y a 18 millions qui sont partis comme ça on ne sait pas trop où par contre ce qu'on nous expliquait c'est que comme il est venu chez nous deux jours on devait le rembourser donc on avait une facture de 300 000 euros par mois à payer à partir de décembre 2021 donc comment on a un redressement judiciaire c'est passé dans le passif donc du coup on ne va pas le payer mais il n'empêche que certains se sont bien gavés du PGE et sur les 18 millions alors c'est de l'argent qui aurait dû être bloqué qui ne pouvaient pas être utilisé il y a 6 millions qui ont disparu voilà donc ça c'est pour la petite histoire maintenant l'avenir c'est quoi l'avenir nous au Fonderie du Poitou et depuis depuis de nombreuses années on demande à ce qu'il y ait une diversification du site parce qu'on est comme vous le savez 100% Renault et on fabrique tous le même type de pièces donc côté fond c'est le carter et côté aluminium c'est la culasse et malheureusement comme vous le savez l'automobile en France se dirige plus vers des véhicules électriques même si c'est non aussi discutable parce que le véhicule électrique écologiquement bon quand vous l'achetez quand vous le revendez il a été plus écologique pendant que vous l'utilisez mais si on regarde la fabrication du véhicule électrique et le recyclage des batteries je ne suis pas sûr que vous soyez si écolo que ça quand vous achetez une voiture électrique après il faudrait regarder tout mais voilà donc nous on a demandé à diversifier les copains de la fonte par exemple depuis 3 ans ils se bagarrent pour diversifier le site et pour faire autre chose que du carter pour faire autre chose que de l'automobile parce que dans la fonte il y a des marchés il y a des marchés dans le ferroviaire il y a des marchés dans la voirie il y a des marchés dans d'autres niches et tout ça ça pouvait se développer sauf qu'il faut avoir la volonté de le faire et il faut investir dans l'outil de travail parce que fonduer du poitou fonte aujourd'hui c'est deux grandes lignes et si vous modifiez pas ces deux lignes vous êtes capable que de faire des gros blocs de carter et de sortir 2 millions de carter par an mais vous n'êtes pas en capacité de faire des petites pièces des volumes réduits parce que votre outil de travail ne vous le permet pas par contre si vous investissez alors je crois que c'était 3 millions d'euros même pas et vous pouviez faire autre chose même ça on n'a pas été capable de nous le proposer côté aluminium nous on a un projet d'investissement alors c'est l'intersyndical CGT et CFE CGC qui l'a initié mais on l'a fait avec l'ensemble du personnel en disant vous nous dites tout ce qu'il y a de l'avenir dans l'aluminium dans l'automobile puisque les véhicules de demain devront être de plus en plus légers donc il va falloir faire des pièces qui sont de verser des aides publiques aux actionnaires qui vont les mettre on ne sait trop où mais en tout cas pas chez nous si on peut prendre pour exemple en 2011 on a été repris par le groupe Saint-Jean Industrie qui a touché 32 millions d'euros 32 millions d'euros ils en ont fait quoi ?

rien enfin si ils en ont fait quelque chose mais pas chez nous donc on se retrouve avec tout le temps la même problématique c'est qu'il n'y a aucun investissement qui est fait dans l'outil de travail ce qui ne nous permet pas de diversifier notre site et ce qui ne permet pas de maintenir l'emploi ce projet il permet non seulement de maintenir l'emploi mais il crée des emplois donc s'il y a la volonté politique de le faire demain on est en capacité de créer des emplois à Fonderie du Poitou et on est en capacité de répondre aux exigences des nouveaux marchés de l'automobile et on peut même aller au-delà parce qu'on parlait du ferroviaire par exemple on sait que les trains dans quelques années devront aussi être de plus en plus légers parce que vous connaissez donc tout ce qui est structure de wagon ça sera en aluminium et tout ce qui est structure châssis freinage roues même l'aiguillage ça peut se faire en fonte donc demain il y a de l'avenir pour Fonderie du Poitou seulement après il faut simplement avoir la volonté de le faire et c'est ce qu'on peut reprocher aujourd'hui au gouvernement parce que moi j'ai entendu Macron qui disait il faut relocaliser il faut réindustrialiser il faut essayer de ne pas connaître ce qu'on a connu la dernière avec les masques dans l'industrie et puis quand on regarde Renault qu'est-ce qui se passe ?

Renault c'est délocalisation à outrance alors vous parliez d'une voiture sur 7 qui est faite en France aujourd'hui les chiffres c'est 53% des véhicules qui étaient Renault étaient fabriqués en France en 2004 aujourd'hui c'est 13% c'est à dire que c'est pin-up et en plus on sait que les futurs véhicules hybrides donc ceux qui vont être le plus subventionnés par le gouvernement avec le bonus malus donc les voitures hybrides et essence électrique vont être toutes fabriquées en Espagne alors on n'a rien contre la fabrication à l'étranger c'est pas le problème sauf que quand on regarde de plus près aujourd'hui les usines Renault elles sont employées à 140% en Turquie au Maroc en Algérie et à 60% en France donc nous ce qu'on demande c'est simplement rééquilibrer ne serait-ce que les productions et puis nous donner la chance de pouvoir diversifier notre site et d'investir directement dans l'outil de travail donc on a proposé à l'état et au gouvernement et à Bercy enfin on a été voir on a même vu des bureaux avec des moquettes épaisse comme ça enfin bon on n'avait jamais vu ça chez nous mais on a proposé notre plan en disant maintenant donnez nous le poignon et nous on investit directement dans l'outil de travail et on vous démontre qu'on est en capacité de créer des emplois alors on nous a dit ouais bravo félicitations maintenant il faut faire un business plan on est à la CGT on n'est pas les patrons quand même il ne faut pas exagérer donc le business plan on l'a fait quand même parce qu'on nous l'a demandé mais aujourd'hui on prouve sur le papier qu'on est en capacité de développer autre chose maintenant quelle est la volonté là-haut je pense que ce n'est pas ça et c'est bien la problématique donc on sait on vous l'a dit ce matin qu'il y a une annonce terrible à la fonte et si on laisse faire l'annonce terrible à l'aluminium elle arrivera à la fin de la nuit voilà donc il ne faut pas cesser de faire il faut continuer de se bagarrer il faut continuer de lutter et vous pouvez compter sur les fondeurs pour le faire après ton message magnifique j'ai répondu à Jean-Luc nous on ne se regarde pas les pieds on est fiers de notre métier et on se bat nous verriers on se bat nous on a des projets on a plein de projets on a fait des projets Loïc il les connaît très bien on a beaucoup de projets on les a présentés à Bercy on a fait des moquettes de Bercy j'ai fait même des moquettes de la finance aussi avant en 2017 quand Macron était ministre de la finance mais nous on a un métier qui peut qui peut est lié avec l'écologie pourquoi ?

parce que le verre c'est une matière qui est recyclable à l'infini mieux que le plastique parce que le plastique il faut 150 ans le verre il ne faut même pas 2 ans pour être absorbé par la planète le verre on le casse on le recycle on avance et le verre c'est très bon pour la santé c'est très bon pour les aliments parce que vous je vous prenez un exemple tout simple vous prenez une bouteille en plastique comme ça fermée c'est pas ouvert une bouteille en verre vous les mettez au soleil pendant 2-3 heures vous les remettez au frais goûtez le goût la bouteille en plastique vous avez le goût du plastique et vous prenez la bouteille en verre avec de l'eau vous avez toujours le goût de l'eau le verre est très bon pour la santé et c'est important donc nous à Veraliad tous nos sites on a de la chance sont implantés autour des vignerons Cognac on a Cognac on a L'Anjou on a le Bordeaux Châlons-sur-Saône la Borgogne Ouari le Champagne Saint-Romain-le-Puy c'est le Var Albi c'est le Languedoc on a tous nos verres qui est là et on a un projet on a même plusieurs projets on a un projet qui s'appelle Jérôme Gohan qui a été daté de 2019 avant je te le donne si tu veux François Ruffin est là aussi parce que je l'avais rencontré on a assez il daté c'est quand Saint-Gobain nous a vendu Apollo il nous disait tout simplement si vous la CGT vous avez un projet faites-le montez-le présentez-le nous on l'a présenté à Apollo et aussi à la BPI résultat avec le chiffre d'affaires et tout ça écologiquement consensualement responsable résultat monsieur Moineau de la BPI il dit votre projet il est fiable il est très bon parce qu'on l'a monté comme avec des cabinets il est très bon mais le problème il est rouge voilà voilà l'état qui nous a dit parce que notre projet est rouge j'ai dit écoute désolé on va changer la couleur non non parce que ça vient de la CGT et je rappelle que nous à Veralia on représente 65% des salariés 4 confondus donc vraiment on est le syndicat majoritaire dans toute la France donc ce projet il est là depuis 2019 donc il est là donc on se bat on se bat encore avec parce que je pense qu'il est fiable c'est un projet pas que pour la France c'est un projet aussi mondial on est présent dans 24 pays 10 000 salariés donc c'est un vrai projet pour tous les salariés d'Europe et du monde avec des instances socialement européennes mondiales avec une gestion avec des salariés dedans dans le conseil d'administration un vrai projet de développement du verre parce que si vous prenez par exemple 20% de bouteilles en plastique on les mettait en vert ça représente 5 fours en France en plus 5 fours c'est 30 40 entre 40 personnes en plus mais tombez qu'on travaille en 5 équipes vous multipliez par 5 vous verrez le nombre de salariés qu'on peut gagner donc ça c'est un vrai projet et on a un autre projet aussi je t'invite en septembre on a un autre projet c'est la filière cognac là on va parler pour que cognac filière cognac c'est tout simple c'est un projet sur l'emballage sur le cognac pour toute fabrication faite pour le cognac soit faite à cognac parce qu'à cognac on a de la chance on a le vert on a les maisons de cognac on a les étiquettes les bouchons tout se fait à cognac donc on a un autre projet on appelle ça la filière cognac on va travailler avec toutes les fédérations de cette filière et tous les personnels sociaux qui pourront travailler sur cette filière cognac et ce projet il est vraiment important parce que si on arrive à le faire à cognac on pourra le faire après dans les maisons en Champagne on pourra le faire en Bourgogne on pourra le faire partout parce que là si on veut vraiment de l'écologie parce que l'industrie notre industrie est lourde on le dit tout le monde le sait mais il faut qu'on parle aussi d'une vision écologique moi qui est verrier je vous dis une vision écologique est importante et les salariés l'adhèrent à ce projet parce que sur les 2500 salariés à Veralia 2000 personnes l'ont signé ce projet les cadres même au siège l'ont signé donc c'est un vrai projet mais le problème c'est que Apollo et ABPI et nos PDG Goudieur et Tarket Tarket c'est le grand PDG de Veralia France qui touche 1 100 et 1 500 de dividendes cette année malgré qu'il a supprimé les envois vous voyez c'est énorme donc ils n'en veulent pas donc nous on se bat on était à Bercy plusieurs fois j'étais avec Loïc j'étais avec on a fait on a fait aussi à l'assemblée avec François Ruffin une réunion rouge verte justement pour parler de ce projet vous voyez on a un vrai projet et c'est pour ça que les salariés croient en nous même si on a perdu on a perdu une bataille mais nous on pense que le four à Cognac est fermé on peut le rouvrir et on peut leur faire des emplois et créer des emplois sur Cognac parce qu'il faut penser aussi à nos sous-traitants et eux c'est eux les plus impactés parce qu'ils ont des petits salaires et quand ils perdent un salaire ça fait mal à la famille voilà alors on peut vous dire que même après la fermeture de nos trois entrepôts on n'est pas inquiet parce que maintenant ils vont s'attaquer aux services centraux et oui quand on n'a plus d'entrepôt les services centraux la comptabilité le service informatique on n'en a plus besoin en fait donc on a bouffé tout le CICE enfin ils ont bouffé tout le CICE donc il n'y a plus d'argent il n'y a plus d'enveloppe pour financer un PSE donc là qu'est-ce qu'ils font aujourd'hui ?

ils mettent la pression sur les salariés et puis s'ils peuvent démissionner c'est autant de bénéfices et je n'ai jamais vu on n'a jamais reçu nous les partenaires sociaux autant de camarades dans nos locaux sociaux en pleurs en burn-out en dépression nerveuse la seule solution et on l'a vu dans notre dernier bilan social c'est que d'abord les arrêts de travail ont explosé et que ces arrêts de travail sont de plus en plus longs ce qui correspond à des arrêts de travail pour dépression nerveuse pour l'écologie moi je voudrais vous faire passer un message ne venez plus faire vos courses dans nos magasins le dimanche si on ferme tous les magasins en France le dimanche c'est beaucoup d'économie d'énergie et puis franchement le dimanche on a autre chose à faire que de venir acheter son jambon blanc arrêtez de faire vos courses arrêtez de venir faire vos courses le soir après 19h30 mais rappelez-vous moi je suis un petit peu âgé mais rappelez-vous quand nos magasins avaient des horaires d'ouverture normales personne n'est mort de faim et puis j'entends souvent dire voilà on va faire nos courses parce que ça nous fait une sortie oui mais allez au musée au théâtre à la mer allez vous promener voilà je reviens sur notre entrepôt d'un grand mais quand on a fermé l'entrepôt d'un grand parce que nos premiers dirigeants en fait ils avaient fait trois entrepôts pourquoi ?

parce que ça correspondait tout simplement à nos trois zones de chalandage Sainte c'était pour les de Charente Limoges on avait beaucoup de magasins on a beaucoup de magasins sur le Limousin sur la Haute-Vienne et puis ici à un grand on a aussi beaucoup de magasins dans la Vienne dans les Deux-Sèvres et on déborde un peu sur la Touraine d'ailleurs donc effectivement les frais de livraison ils coûtaient beaucoup moins cher donc les économies quand je vous dis qu'on avait fait une étude accompagnée d'un cabinet d'expertise nous avait largement démontré que si on gardait notre entrepôt d'un grand et bien nous faisions des économies plutôt que de prendre de faire sous-traiter notre logistique mais ça ils n'ont pas voulu l'entendre ce qu'ils voyaient eux c'était surtout la suppression des 92 emplois voilà alors écoutez j'en ai terminé non je n'ai rien d'autre ajouté une petite contradiction sur le terme des emplois et de la transition écologique de l'aéronautique alors il y a tous nos donneurs d'ordre qui se placent pour choper des millions de l'état parce que tout ça c'est bien subventionné et ça il y en a qui l'ont bien compris donc il y a des progrès à faire dans le transport aérien donc avoir des moteurs moins polluants des avions moins polluants seulement la grosse question qui se pose en fait c'est est-ce qu'on a besoin de tous ces avions comment on produit ces avions où c'est qu'on extrait l'aluminium et d'autres matières des métaux lourds où c'est qu'on extrait tout ça on va raser des forêts primaires pour extraire de l'aluminium pour mettre nos petites fesses dans des avions où si on a les moyens on les prend mais si on n'a pas les moyens je pense que ça s'est beaucoup démocratisé donc c'est assez contradictoire parce qu'on parle aussi de création d'emplois on a des usines c'est un peu le petit peu voilà on a besoin que les mecs ils travaillent quoi ça amène à parler d'une nouvelle ère salariale à parler de réduction de temps de travail à parler de remettre la retraite un peu plus tôt et tout ça ça créerait des emplois et on n'est pas obligé d'avoir autant d'avions et de produire autant voilà il faut aussi rééquilibrer tout ça et savoir quels sont nos besoins alors je vous dis je suis un peu dans la contradiction je suis salarié de l'aéronautique mais quelque part quels sont nos besoins quels sont les besoins voilà est-ce qu'il ne vaut mieux pas investir dans les hôpitaux les écoles et tout je laisse la parole là-dessus mais merci c'est ce qui cause c'est moi ah oui c'est vrai je suis toujours équipé oui bon alors d'abord c'était un moment un peu spécial je veux le dire à ceux qui sont venus parce que comme vous le savez je suis en campagne pour l'élection présidentielle qui aura lieu dans moins d'un an et l'élection présidentielle a beaucoup à voir avec le futur de tout ce que nous disons si nous sommes plantés eh ben ils iront au bout de ce qu'ils ont décidé de faire et vous le cachent même pas hein monsieur macron il a signé le la lettre de la france à l'union européenne sur le plan pour cinq ans voilà et dedans il y a les retraites il y a la durée du temps de travail il y a le plan le plus féroce d'austérité publique que le pays aura connu depuis je ne sais pas et cet homme est capable de le faire hein parce que ce qu'il a arrêté la dernière fois c'est nous qui avons tout bloqué dans l'assemblée nationale pendant 10 jours et 10 jours et 10 jours sur les retraites et puis ce qu'il a bloqué c'est la covid 19 mais ça s'est trouvé comme ça preuve que

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1 ça vaut la peine de résister non non non il y a eu des luttes mais ce qui a tout bloqué c'est que le processus a été bloqué d'accord et ça ça vaut donc la peine à chaque fois à l'endroit où on est de savoir ce qu'on peut faire et de tenir jusqu'au bout quoi qui arrive quoi qu'on nous dise nous on nous a traité de tous les noms de sabotage parlementaire qu'on était ceci qu'on était cela etc il a été bloqué sur les retraites mais ils sont prêts à redémarrer c'est ça fait partie du contrat donc c'est ça qu'on aura sur le dos à l'inverse si on gagne on va passer à autre chose cette autre chose c'est ce qu'il y a dans le plan le programme l'avenir en commun et c'est ce cet avenir en commun nous sommes en train de le décliner en plan pour vous donner un exemple ici vous avez dans la salle plusieurs personnages clés de cette opération clémence guettet qui a été la personne qui coordonnait le programme en 2016 2017 puis qui a été la secrétaire générale qui est la secrétaire générale du groupe à l'assemblée nationale c'est à dire qui a fait la jonction entre le document et le vécu concret de ces quatre années où nous avons traduit les choses en amendement il fallait surveiller que tout ça était cohérent et puis j'ai en face de moi Loïc qui est un de ces 17 parlementaires insoumis de l'assemblée nationale il y en a six autres au parlement européen qui sont moi je m'en cache pas qui sont en préparation pourquoi pour faire un gouvernement et dans ce gouvernement que nous allons faire nous travaillons à être aussi sérieux concret et précis que possible pas juste Yaka Faucon moi j'ai passé l'âge de ça j'ai eu dans ma vie l'expérience de Yaka Faucon beaucoup hein et puis des situations où on sait plus quoi faire genre 1983 donc je veux plus revivre ça il nous faut des choses extrêmement précises pourquoi je donne l'exemple de Loïc parce qu'il se trouve à l'intersection de plusieurs grandes idées et ce qu'on lui a demandé c'est de bien préparer ce que nous ferions en matière de production alimentaire c'est à dire nous pensons lui moi les copains qu'on a plus besoin de ministère de l'agriculture parce que c'est pas un ministère de l'agriculture c'est un ministère des subventions et nous ce qui nous intéresse c'est pas les subventions c'est la production comment c'est produit de quelle manière comment c'est distribué importance de ce monsieur comment ça ça peut rayonner un petit peu partout qu'est ce qu'on va manger qu'est ce qu'on va plus manger comment on va s'y prendre et où on va trouver les 400 mille personnes dont on a besoin parce que mes chers amis vous pouvez toujours dire il n'y a qu'un faucon faire de l'agriculture biologique il faut trouver les paysans d'accord et ça vous ne le faites pas avec un claquement de doigts il va nous en falloir 400 mille alors si vous faites de l'agriculture bio bah faut vous dire que ça va vous coûter plus cher et c'est normal que ça coûte plus cher parce que ça a coûté moins cher parce que le capitalisme français a permis la paix sociale c'est acheter une paix sociale pendant les années dites glorieuses qui ne l'étaient nullement en baissant le prix des aliments qui représentait 20% du budget d'un salarié en le faisant tomber à neuf c'est à dire que 21 points ont été gagnés sur le dos des paysans d'accord ?

donc c'est normal que ça vous coûte plus cher si ça vous coûte plus cher il faudra être payé davantage si vous êtes payé davantage vous consommez autrement et évidemment ça fera moins dans la répartition capital travail pour le capital donc faut bien comprendre que notre anticapitalisme il est pas nourri par simplement une vision on a le droit hein de trouver ce régime immoral c'est mon cas je trouve ça immoral et je n'aime pas cette société mais c'est pas le sujet le sujet c'est que pour atteindre nos objectifs nous sommes obligés d'en passer par une politique qui remet en cause la répartition dans ce qui est produit entre les uns et les autres voilà donc je préfère le dire parce que c'est une occasion pour moi d'expliquer les choses il est clair que cette préparation elle va elle avance à travers des réunions comme celle-ci vous en rendez peut-être pas compte mais pour moi par exemple c'est très important de vous avoir entendu vous parce que moi j'y croyais pas à ce type de l'aéronautique il critiquait l'aéronautique mais mais qui c'est cela ça doit être bon les hippies du coin bon et en fait en fait c'est pas le cas ce que je peux vous dire c'est que je relis à cause et grâce à l'expérience et à la vertu de l'âge il y a dix ans il y a vingt ans vous aviez pas en regard de la cégette qui vient avec un plan pour vous dire voilà comment je remets en route l'usine et comment elle sera écolo ça existait pas maintenant c'est toutes les sections syndicales de toutes les boîtes qui vous expliquent une par une comment intervenir dans la production ce qui veut dire que le niveau d'éducation politique des travailleurs de ce pays s'est élevé contrairement à ce que croient beaucoup de gens et partout et partout ils sont plus capables qu'avant d'intervenir dans la production et moi j'ai plus confiance en eux qu'en n'importe qui d'autre dans l'état vu l'état dans lequel ils ont mis l'état avant que je le remette d'affronte ça veut dire voilà pourquoi je parle de plan et de filière si on prend les camarades d'effondrie attend que je me perde pas dans mon truc parce que en plus j'ai pas parlé pendant des heures non c'est de l'autre côté voilà voilà je veux régler son compte à une idée est-ce qu'il faut qu'on s'excuse à chaque fois de dire qu'on veut pas qu'on est embêté qu'on produise à l'étranger mais non mais non mais non le seul vrai internationaliste que j'ai jamais rencontré c'est les salariés j'ai connu une boîte qui était où le syndicaliste cgt la boîte allait fermer qu'est-ce qu'il a fait le gars il a couru en roumanie expliquer aux autres quel mauvais tour les patrons allaient leur faire et c'était une entreprise où vous fabriquez des disjoncteurs toutes les femmes qui étaient là étaient malades à mort ça se voyait pas parce qu'elles avaient toutes les métatarpes bousillées donc ils souffraient sans arrêt et c'était pas reconnu comme une maladie professionnelle et le gars il a été là-bas pour leur dire écoutez nous on a tout perdu mais vous faites pas avoir donc moi j'ai pas de doute sur ce qu'il y a dans la tête des travailleurs qui disent écoutez c'est pas normal qu'on aille faire ça ailleurs j'ai pas de doute j'ai plutôt du doute sur ce que les autres ont dans la tête et d'ailleurs là non plus j'ai pas de doute ils sont racistes et et ethnicistes les nôtres pas du tout mais ce qu'on peut dire c'est que nous notre but est de relocaliser tout ce qu'on peut relocaliser donc pourquoi irait-on produire ceci ou cela ailleurs si on sait le faire ici si on sait pas le faire je comprends alors on va voir ailleurs on va acheter on va essayer de devenir bon comment croyez-vous qu'on fait les chinois exactement comme ça s'ils ont regardé ce qu'ils savaient pas faire ils ont appris à le faire ils sont mis à le faire et maintenant c'est l'atelier du monde il n'y a aucune raison que la france n'ait pas les moyens de faire tout ça là ce qui nous intéresse dans cette histoire tout se tient la boîte qui les possède c'est la même que celle qui possède l'entreprise qui fabrique les lingots dont on a besoin pour fabriquer des rails laquelle boîte qui fabrique des rails est aussi en France et appartient à celle-ci c'est un même système d'accord ?

alors nous qu'est-ce qu'on va faire ? supposons on a le pouvoir demain matin voire demain matin nous allons dire écoutez il y a 8000 km de chemin de fer à refaire dans ce pays il n'y a qu'à non qui c'est qui va les faire ? vous, vous, vous c'est vous qui allez les faire là il y a une entreprise pour fondre l'acier là il y a l'entreprise pour faire les rails là il y a l'entreprise pour faire les wagons parce que vous allez mettre des rails partout mais si vous mettez pas de wagon dessus ça sert à rien donc nous avons l'appareil de production et ce qu'on est en train de faire nous en ce moment c'est d'apprendre par quel bout attraper le problème et à qui on va le demander ?

et je suis sûr que si c'est moi qui le demande ça sera fait parce qu'un gars m'a dit ça de la CGT à Toulouse une fois je lui dis combien il vous faut de temps pour mettre tous les camions sur les trains entre la frontière belge et la frontière espagnole moi j'aime bien les trucs comme ça alors ça commence à discuter personne n'était d'accord tout le monde mettait son grain de ça alors moi à la fin je me moque d'eux je leur dis d'habitude on dit que c'est les politiques qui sont pas très claires apparemment c'est vous là tout le monde rigole mais il y en avait un qui était plus malin que les autres et je vois bien que ça devait être communiste celui-là il se dit je vais pas laisser ce Mélenchon faire le malin là au milieu et il dit écoute Mélenchon 3 ans ou 6 ans c'est possible mais 3 ans ou 6 ans ça dépend qui c'est qui le demande et j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup d'esprit là-dedans si moi je viens vous dire vous produisez 2 millions de pièces il va falloir produire 2 millions de pièces mais pas vos carburateurs ou je sais pas quoi mais je vais avoir besoin de tant de millions de tôles pour faire les wagons etc je sais que si c'est moi qui le dit ils vont pas se dire celui-là il vient faire suer le burnous pour ensuite se tailler avec la caisse pardon je parle un peu vulgairement mais je dis les choses comme on les dit quand on est entre nous de la même manière vous avez pas de soucis à vous faire vous parce que vous rentrez dans une filière vous faites des avions et vous pouvez faire n'importe quel objet raffiné comme un avion c'est ça les qualifications professionnelles d'où l'importance d'avoir un appareil qui produit des gens capables de faire des choses de très haut niveau si vous envoyez tout le monde en apprentissage comme ces gens si importants et si brillants qui viennent vous dire nous allons faire exploser l'apprentissage qu'est-ce qu'ils sont bien c'est pas leurs gosses qui y vont alors c'est facile d'envoyer les gosses des autres en apprentissage demandez-vous pourquoi ils y vont parce qu'on va à l'apprentissage parce qu'il y a un petit quelque chose de plus qui met du beurre dans les épinards dans les familles où on a besoin on a besoin que les jeunes gens ils aillent au lycée professionnel qu'ils aient des diplômes professionnels qu'ils aient des conventions collectives respectées où il n'y a plus de salaire en dessous du SMIC comme je l'ai vu tout à l'heure en discutant avec des gens du social et où un diplôme correspond à une rémunération et celui qui n'est pas content et ben il le paiera quand même parce qu'en France c'est la république sociale c'est marqué dans l'article 1 de la constitution qu'on est une république sociale qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire une république sociale ça veut dire ça justement tu vas à l'école tu as un diplôme tu es bac plus 2 ou tu es CAP ou tu es bac plus 2 je dis BTS pour parler des branches que je connais brevet de technicien supérieur licence professionnelle bac plus 3 et ben ça vaut tant et pas un euro de moins et pas de compétition pour obliger les gens à accepter que leur salaire baisse tout ça on peut le faire mes amis je pourrais être plus long sur le sujet mais ce que je voulais vous dire c'est à ce moment là qu'on est c'est pour ça qu'il faut tenir bon par exemple ce qui nous a été dit sur Veralia c'est vital cette histoire si on est plus capable de produire du verre en quantité suffisante et des bouteilles on sera obligé de faire du plastique il y a bientôt plus de plastique que de poissons dans la mer méditerranée il y a tellement de plastique dans la flotte partout qu'on en retrouve sauf les bonnets qui comprennent pas que le cycle de l'eau est en tout que le plastique qui s'en va en tout petits morceaux dans la mer il monte dans les nuages et il en tombe partout il y en a dans la neige là où il y a encore de la neige en montagne il y en a sur les glaciers, il y en a dans la mer, il y en a partout vous buvez de l'eau, vous buvez du plastique il faut arrêter avec cette folie il faut ramasser tout ce qui traîne pour le recycler et mettre du verre partout ailleurs et pour mettre du verre responsable faudra mettre de la consigne bref, vous voyez il s'agit de changer ce qu'on produit, comment on le produit qui le décide et de quelle manière on consomme c'est une révolution culturelle globale dont le point de départ est dans la production est à l'endroit où les gens font préparent les autres affaires les enseignants accompagnent ceux qui sont malades pour qu'ils se rétablissent parce que leur vie nous est précieuse parce que leur savoir faire nous est précieux parce que chaque être humain compte quelle que soit la couleur de sa peau son genre ou sa religion pour le bien commun pas juste parce que je suis un humaniste mais pour le bien commun bon voilà, on va faire tout ça je ne sais pas comment, on va y arriver, mais on va y arriver parce que voyez-vous dans le pays c'est pas vrai que le pays soit décidé à se vouer au racisme et à la haine d'une religion je ne le crois pas je crois qu'il y a un bon fond qui est là bien sûr qu'il y a des gens qui ont perdu tout sens de la raison qui partent dans des folies il y a une violence politique de l'extrême droite et ils essayent de vous faire passer ça pour une violence de la société ce n'est pas vrai la société est moins violente aujourd'hui qu'elle l'était il y a 20 ans ce qui est vrai c'est qu'on a quelque chose de nouveau dans la violence on a une violence impunie qu'on se refuse à maîtriser c'est celle qui conduit à l'assassinat des femmes dans le féminicide parce qu'à chaque fois c'est la même chose on découvre que le travail n'a pas été fait sérieusement ça oui ça avance et puis il y a la violence extrême droite mais pour le reste le peuple français il est prêt à faire beaucoup de choses beaucoup beaucoup les gens sont fiers de leur métier les gens sont fiers de ce qu'ils savent faire et ils ont envie de le faire pour les autres et bon sang de bois quand vous voyez une fonderie qui fait de la fonte tout d'un coup quelque chose de magique passe en vous la tête que devaient faire les premiers qui ont fondu des matériaux et qui ont vu se transformer qui du sable qui de la pierre en fer ou en cuivre au point que ça fondait des religions au point qu'il y avait un dieu qui s'appelait Faïstos qui était le dieu des forges et tout d'un coup vous voyez ce machin avec ce four que j'ai vu tout à l'heure cette chaleur qui arrive par l'électricité 9000 watts on a dit c'est ça j'ai pas de bêtises j'ai bien retenu bon et vous voyez cette chose extraordinaire génie humain nous sommes capables de régler tous les problèmes si nous y réfléchissons et si nous faisons appel à la bonne volonté de tous ceux qui savent travailler et qui ne demande qu'à le faire qui ne demande pas être milliardaire qui demande à pouvoir vivre dignement et tu as raison de rappeler tout à l'heure la diminution du temps de travail quoi qu'il arrive nous la ferons parce que c'est la revendication centrale de la vie humaine et si on diminue alors tout le monde travaillera il y a des millions d'heures de travail à faire des millions d'heures de travail à faire et nous avons besoin c'est pas le travail qui manque c'est l'argent pour le payer et l'argent pour le payer on l'a si on ne le donne pas pour l'accumuler et accumuler ne sert strictement à rien aujourd'hui tout le fric fout le camp dans la sphère financière vous n'en retrouvez pas en rond dans la production comme lui il se demande où sont passés ces millions ben moi aussi je me demande mais j'ai une idée de où ils peuvent être dans la poche des uns et dans la sphère financière j'ai entendu dire qui 10% ça leur suffisait pas vous voyez de taux de rendement 10% c'est pas assez j'ai connu une époque où à 5% on expliquait qu'on nécessitait de l'esclavagisme d'accord 10% tirer 10% pour accumuler sur la production c'est une ponction incroyable le rapport entre capital et travail est passé de 60-40 à 70-30 c'est incroyable il y a des pays d'Europe de l'est où la répartition est 50-50 50% pour tout le monde et 50% pour une poignée voilà ce que c'est le rapport de force entre capital et travail et si ces mots font peur tant pis pour ceux qui s'effarouchent de mots pareils c'est la vérité et c'est ce partage là qu'il faut changer pardon de vous l'avoir dit avec le ton que vous me connaissez parce que cette passion là ne quittera jamais ma vie comme je crois qu'elle ne quittera jamais la vôtre ça va jamais la vôtre