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interviewyoutube.com· 4 décembre 2017 7 min

La Speech Interview de Anne Hidalgo

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Anne Hidalgo

Qu'est-ce que c'est ça ? Non, pardon, je suis tellement heureux que je recommence. Beaucoup de responsabilités, mais vraiment une mission extraordinaire, exceptionnelle. Ce n'était pas le rêve de ma vie, puisque c'est arrivé comme un énorme cadeau, et c'est une grande fierté. Mais oui, vous pouvez marcher, prendre le métro, le bus, l'autolib, il n'y a pas d'interdit de cette nature, mais oui, bien sûr. Donc je serai la plus fière, justement, de permettre à Paris de mieux respirer. Non, rien. J'ai quelqu'un que j'aime beaucoup, qui s'appelle J.R., qui est un grand photographe, et je trouve qu'il est extraordinaire dans sa façon de raconter l'humanité. Bon, Paris 2020. Oui, tous les jours.

Et pas que dans le monde politique, dans le monde médiatique, dans les représentations qu'ont fait des femmes, bien sûr, tous les jours. Ça se manifeste par des représentations qui sont toujours extrêmement sexistes. Une femme de pouvoir ne serait que soit une hystérique, soit quelqu'un qui jouerait un rôle peut-être d'icône, ou si elle a de l'autorité, si elle est un peu rationnelle, elle est forcément autoritaire, terrible, dure. Tellement de choses, voilà, j'aurais rêvé de parcourir le monde, d'être dans des ONG. J'aurais aimé faire tellement de choses, je trouve qu'une vie n'est pas suffisante.

Je pense que la plus grande des épreuves qu'on ait eu à vivre tous ensemble, ce sont les attentats. Être là, à ce moment-là, voir sa ville souffrir, et tout faire pour qu'elle se relève, mais les Parisiens étaient là pour qu'elle se relève. Ça se passe comme entre deux responsables politiques qui portent deux projets très différents pour la société. De temps en temps, c'est chaud, mais je crois que c'est respectueux. En tous les cas, je la respecte beaucoup. New York. Mais Bill de Blasio n'a pas à s'inquiéter, j'envisage pas de me présenter à New York, je suis bien à Paris.

Par l'éducation, pour l'essentiel, je pense que c'est vraiment à la base, dans le comportement, dans une éducation non sexiste et non violente, qu'on doit trouver la solution. Vraiment relever les grands défis, aller vers une ville plus respirable, plus apaisée, permettre aux classes moyennes, aux catégories populaires de pouvoir rester, vivre à Paris, offrir vraiment un avenir à nos enfants et puis rester cette ville solidaire, innovante et en même temps complètement engagée dans le défi climatique. Donc quand même, sur une île déserte avec Valérie, je suis sûre qu'on aurait plein de sujets et puis profiter de la plage, c'est pas mal aussi.

Je leur dis que la colère n'est jamais bonne conseillère et qu'il faut qu'ils, pour ceux qui peuvent se passer de leur voiture, qu'ils essayent, juste ce qu'ils essayent. D'ailleurs, on aide des Parisiens à se passer de leur voiture, c'est pas une addiction, mais il faut juste franchir le pas quand on peut et on a la chance quand même à Paris d'avoir tellement d'autres possibilités de transport. D'ailleurs, je leur dis qu'il n'y a qu'une personne, un Parisien sur dix, qui prend sa voiture pour aller travailler. Donc il m'arrive quand même de parler beaucoup aux neufs sur dix qui ne prennent pas leur voiture. Et que le un sur dix, c'est important, mais les neufs sur dix le sont encore plus.

Bien sûr, il y a des raisons d'être inquiets, il y a une rationalité à cette inquiétude, je ne veux pas du tout la balayer. Mais je pense que dans nos sociétés, on a besoin aussi de grandes mobilisations, d'espoir. Et là, pour les sept ans qui viennent, les Jeux Olympiques vont être un moteur. Moi, je les envisage vraiment, je me projette avec ces Jeux comme pour un projet de société dans lequel on donne aussi à la jeunesse, à toutes les jeunesses, parce qu'elles sont différentes, les jeunes ne sont pas uniformes, la possibilité eux-mêmes de participer à la construction du monde dans lequel ils vont vivre à travers le sport, je crois, aux valeurs du sport.

Et les Jeux vont être un événement majeur. Vous savez, quand on vous donne cette opportunité d'accueillir les Jeux, ça veut dire que Paris est une ville qui compte, ça veut dire que les Parisiens vont pouvoir aussi se saisir d'opportunités pour pouvoir se construire et se projeter dans un avenir que j'espère meilleur que notre passé. La sieste. Je pense que dans les 5, 10, 15, 20 ans qui viennent, oui, il va y avoir vraiment une mutation impressionnante. D'abord, on aura des véhicules autonomes, ils vont arriver très vite. Les Jeux Olympiques vont accélérer d'ailleurs l'arrivée des véhicules autonomes. On va avoir une plus grande fluidité, oui, je crois bien sûr, à la fin des embouteillages.

Pour moi, Simone Veil reste vraiment le modèle, mon modèle féminin. C'est une femme qui a été courageuse, qui a toujours été très libre, qui a toujours exprimé sa liberté et qui avait une telle altérité. Elle était tellement dans l'idée qu'il fallait faire du bien. C'est une femme qu'on a aussi parfois qualifiée de dure, parce qu'elle était exigeante. Mais pour moi, vraiment, Simone Veil, c'est le modèle des modèles. J'aime bien une citation espagnole qui dit « Caminante no hay camino, se hace camino al andar ». Ça veut dire qu'il n'y a pas de chemin tout tracé, le chemin se fait aussi en avançant. Qu'est-ce que c'est ça ? C'est un troupeau de ça. Voilà.

J'en avais une autre, mais je ne la ferais pas, parce que c'était…

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Présentateur

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