DATI À PARIS : LE PIÈGE MORTEL POUR LA GAUCHE ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« sauf énorme surprise, Rachida Dati va devenir maire de Paris dimanche. »
- 1:46Invité politiqueChiffre
« Emmanuel Grégoire, le socialiste successeur d'Annie d'Algot et sa liste unionniste de gauche avec près de 38 % des suffrages. »
- 2:25Invité politiqueFait
« Sopia Chikirou tend immédiatement la main à Emmanuel Grégoire pour une alliance. ce que ce dernier refuse catégoriquement. »
- 3:48Invité politiqueFait
« Bournazel se retire finalement. De quoi laisser penser que l'accord a été signé sous contrainte pour le candidat horizon. »
- 4:30Invité politiqueChiffre
« Sarah Knafo de Reconquête qui se qualifie avec tout juste 10 %. »
- 7:16Invité politiqueFait
« le vote utile pourrait bien déjà avoir eu lieu au premier tour. »
- 7:58Invité politiqueFait
« même si la liste de Sopia Chikirou s'était retirée comme l'exigé le camp socialiste, rien ne garantissait que les voix auraient suivies. »
- 12:52Invité politiqueChiffre
« 53 listes LFI se maintiennent au second tour et de nombreuses alliances ont été conclues comme à Lyon, Toulouse ou encore Nantes. »
- 13:33Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron s'est exprimé pour alerter, je cite, du danger des extrêmes ou qu'il soit. »
- 15:37Invité politiqueChiffre
« l'équivalent d'une classe de 30 élèves est tué ou blessé chaque jour au Liban. »
- 16:19Invité politiqueFait
« une frappe israélo-américaine a également touché un site gazier en Iran. »
Temps de parole
- Rachida Dati100 %
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Mais il se passe quoi là ? Qu'est-ce que vous faites ? On déménage. Ah bon ? Bah personne m'a prévenu. Ah mais il faut partir là Marion en fait c'est Rachida qui va passer. On pourra c le loyer là. Ah bah oui c'est vrai maintenant là comme ça. Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mercredi 18 mars et sauf énorme surprise, Rachida Dati va devenir maire de Paris dimanche. Je vous laisse quelques secondes pour digérer tout ça. Alors me regardez pas comme ça hein parce que moi j'y suis pour rien. Je négocie aucune alliance et détails amusant. Je vote même pas à Paris. En revanche, j'ai regardé les chiffres et eux, ils sont sans état d'âme.
À moins d'un sursaut spectaculaire des abstentionnistes du premier tour, pris d'un élan civique tardif ou d'une panique morale soudaine, on pourrait les comprendre, les cartes semblent déjà largement distribuées pour le second tour. Qu'on s'en désole ou qu'on s'en félicite, la gauche est très mal embarquée, du moins pour décrocher le gros lot, le fauteuil de mer. Alors, comptez pas sur moi ni sur cette chronique pour vous servir d'excuses pour bouder les urnes dimanche. Ce ne sera pas le cas. Même si l'hôtel de ville semble à qui dati, la partie n'est pas totalement pliée pour autant.
L'enjeu très concret sera d'envoyer un maximum de conseillers d'arrondissement et de conseillers de Paris capables de mettre des bâtons dans les roues à la politique de turbo droitard que nous propose Rashida Dati. Et ce rapport de force là, il ne s'impose pas en restant aglandé dans le canapé. mais plutôt en passant par l'isoloir. Alors, avant de jouer les grands stratèges politiques, je vous propose de revenir sur les faits pour ceux qui n'auraient pas trop suivi les derniers événements. Dimanche dernier, cinq candidats ont dépassé le seuil des 10 % nécessaires pour accéder au second tour dans la capitale.
En tête, Emmanuel Grégoire, le socialiste successeur d'Annie d'Algot et sa liste unionniste de gauche avec près de 38 % des suffrages. suivi de Rachida Adati, ex ministre macroniste, sous étiquette LR, cette fois avec presque 26 %. En 3è position, Sopia Chikirou, la candidate de la France insoumise qui frôle les 12 % dans un mouchoir de poche avec Pierrive Bournael d'horizon, distancié d'à peine 3000 voix tout justes. Et enfin la mauvaise surprise de dernière minute, Sarah Knafo de Reconquête qui se qualifie avec tout juste 10 %. Cinq candidats, trois de droite, deux de gauche. Voilà la ligne de départ pour le second tour.
Mais les négociations s'engage très vite après une campagne souvent électrique entre eux, Sopia Chikirou tend immédiatement la main à Emmanuel Grégoire pour une alliance. ce que ce dernier refuse catégoriquement. Alors, c'est pas vraiment une surprise hein, il l'avait répété à plusieurs reprises pendant la campagne. Pour le second tour, sil front contre Rachid Adati, contre cette menace dont vous parlez, vous faites front avec Bonazel Macroniste ou avec Chikirou et ni l'un moi je l'ai dit clairement et je vraiment je peux le redire ça ni l'un ni l'autre. Pourquoi ? Parce que avec Sopia Chikirou c'est impossible parce que fondamentalement elle ne le souhaite pas.
Jean-Luc Mélenchon ne le souhaite pas. Ils ont passé le meeting à me cogner dessus mais vu la configuration mal engagée, les postures auraient pu évoluer voire carrément voler en éclat. On l'a vu d'ailleurs dans d'autres villes hein surtout qu'à droite et ben les mains se serrent pendant ce temps-là. En priorité, l'équipe de campagne de Rachidati s'est tourné vers Pierrebour Nazel et ses 11 % d'électeurs. Un rapprochement un peu forcé hein tant les deux entretiennent depuis des années une collection assez fournie de grief politique certes mais surtout personnelle. Malgré l'ambiance glaciale, les deux listes fusionnent assez rapidement. Puis coup de théâtre, Bournazel se retire finalement.
De quoi laisser penser que l'accord a été signé sous contrainte pour le candidat horizon. Il faut dire que ça fait quand même bien les affaires de son patron Édouard Philippe qui se positionne lui comme un rassembleur de la droite et du centre en vue de 2027. La politique nationale a ces raisons que les candidats au municipal doivent ignorer. Alors l'autre coup de tonner est tombé hier en milieu de journée. La candidate d'extrême droite zémouriste Sarah Knafo a finalement décidé de se retirer de la course. Elle a bien tenté de jouer des coudes pour tirer elle aussi avantage de sa position de qualifier.
Mais il semblerait, du moins c'est ce qui est dit publiquement que Rachid Atati n'a pas donné suite. Faut dire que Pierrive Bournazel avait posé ses exigences avant de taper dans la main de l'ex-ministre. Parmi elle, rejeter toute alliance ou toute porosité avec l'extrême droite et la liste de madame Knafo. C'est ce qu'il avait dit sur X. Alors, il n'a pas sûrement dû trop insister, hein, tant Rashida Dati déteste personnellement Éric Zemour, le compagnon et mentor politique de KNAFO. Il y a quelques années, le polémiste reconverti a critiqué le prénom donné par Rashidati à sa fille. Autant vous dire qu'elle a pas trop aimé.
Alors s'il fait les affaires de Rachidati, le retrait de Knafo sonne comme un coup de semonce pour la gauche. La droite est parvenue à se rassembler de gré ou de force, enfin surtout de force. Derrière la candidature unique de Rachida Dati en seconde position sur la ligne de départ à la base. Et la gauche pendant ce temps et ben elle a creusé l'ornière dans laquelle elle s'est fourée et a encore accentué les divisions de confessions d'insoumis au QG de Chikirou hier. À ce moment-là, on se dit que le téléphone va enfin sonner et que Grégoire va capter l'importance du moment. Et ben non, le silence demeure et le temps presse quant à lui.
Pendant ce temps-là, bah de l'autre côté, certains alliés des socialistes à Paris, notamment chez les écolos et à la près, et ben ils plaident pour l'Union en interne. Mais rien à faire, les socialistes refusent de faire liste commune avec les insoumis à Paris. Faute d'accord, Sopia Chikirou décide de maintenir sa candidature. Ce sera donc une triangulaire avec deux listes de gauche dimanche prochain à Paris. Dans cette configuration et même avec les scénarios les plus optimistes, la gauche désun par perdante.
Même si Emmanuel Grégoire s'est offert presque 13 points d'avance et un total d'environ 310000 électeurs, Rachid Adati et ses 208000 soutiens bah le rattrape largement avec ses réserves de voie. Notamment chez Reconquête. L'électorat bourgeois de KNAFO, presque 85000 voix tout de même ne devrait pas avoir trop de mal à se reporter sur la candidate LR dans un esprit dégagiste rien qu'avec eux en supposant un report total, il ne manquerait plus à dati que 17000 voix à aller chercher chez les électeurs centristes de Bournael. une bagatelle hein sur les 92000 personnes qui lui ont accordé leur vote.
Ce sont néanmoins eux qui tiennent l'élection entre leurs mains à ce stade parce qu'à gauche Grégoire peut bien espérer grappiller à la marge quelques électeurs insoumis qui se boucheront le nez pour faire barrage à dat mais on devrait être assez loin d'un siphonage massif puisque'en y regardant bien le vote utile pourrait bien déjà avoir eu lieu au premier tour. Et oui, si on compare les résultats de LFI à Paris aux dernières européennes qui est un scrutin où les électeurs ont le choix entre toutes les nuances de gauche et vote donc par pure conviction, le mouvement insoumis décrocher 135000 voix environ.
Au municipal, ils ne sont plus que 95000 Parisiens à avoir mis le bulletin Chikirou dans l'urne, soit une perte d'environ 40000 votes dont on peut penser qu'ils se sont déjà reportés sur la candidature de Grégoire. On a donc affaire ici aux noyaux durs insoumis, ceux pour qui voter socialiste relèvent à peu près de la science fiction, surtout après les mois de tension particulièrement électrique entre les deux parties. Autrement dit, même si la liste de Sopia Chikirou s'était retirée comme l'exigé le camp socialiste, rien ne garantissait que les voix auraient suivies. Bien au contraire, il est très probable qu'une bonne partie de ces électeurs aurait préféré l'abstention ou le vote blanc.
Pour gagner, Emmanuel Grégoire a besoin d'un report massif, pour ne pas dire intégral, des insoumis sur sa candidature par vote utile, on l'imagine. C'est d'ailleurs le paris qui l'a fait. Alors, ça aurait pu marcher hein si l'extrême droite se tenait en face comme à Marseille. D'ailleurs là-bas, la stratégie insoumise a été différente et Sébastien Deel de Logu a fini par se retirer au profit des socialistes. Mais à Paris, c'est pas la même chanson et Grégoire a pris le risque de perdre la mairie par pure arrogance. Dans cette configuration, ce sont les électeurs de Bournael qui se positionnent en réel faiseur de roi et tout porte à croire qu'ils seront assez divisés.
la fusion à marche forcée puis le retrait de la tête de liste mais aussi de Clément Bone autre tête forte représentant de l'aile gauche de la Macronie. Et ben ça en dit long. Vu que les socialistes ont régulièrement tendu la main sur leur droite ces derniers mois rien qu'avec la longue litanie du budget. On pourrait imaginer qu'une partie de l'électorat Bournael se reporte quand même bon gré malgré sur Grégoire. Mais laissez-moi penser que les fameux macronistes de gauche, c'est aussi fictionnel que les insoumis socialau compatibles. Heureusement que le PS est plus tellement la gauche, hein, ça peut aider.
Mais il se pourrait aussi que l'aspect unionniste de la liste socialiste finisse de les rebuter, hein. Il y a des écolos, il y a des communistes en de toute façon, s'il existe vraiment des macronistes de gauche, ils ne pèseront pas très lourd dans la balance. Et puis bon, même si Bournatel a claqué la porte, le reste de sa liste a quand même fusionné avec Dati. Voilà le tableau. Alors, OK, je suis pas statisticienne et encore moins médium et je peux allègrement me tromper en disant que Dati va l'emporter dimanche. Je le souhaiterai presque d'ailleurs. En revanche, j'affirme avec beaucoup de certitude que la stratégie du PS à Paris flirte avec l'inconscience compte tenu de la situation.
En s'aliant, la gauche aurait pu l'emporter de justesse certes, mais le PS parisien en a décidé autrement. Donc acte pour les insoumis qui ont donc changé de braquet. Leur objectif est désormais de rafler le plus de conseillers possibles et d'imposer le rapport de force qu'ils affectionnent tant au sein de la municipalité parisienne, tout en se donnant au passage du poids côté grands électeurs.
Et comme toujours au milieu, il reste les électeurs de gauche hors appareil militant qui doivent se décider soit glisser un bulletin vote utile qui frôle l'illusion dans cette situation ou choisir un vote de conviction peut-être discret dimanche mais capable de grignoter du terrain pour les batailles à venir. Faites vos vœux. Et on fait une petite pause avant de continuer avec le reste de l'actualité. Si vous aimez le récap et que vous avez envie qu'on discute ensemble, de connaître les coulisses de l'émission ou même de choisir et de proposer des sujets, je vous attends sur le canal de discussion Instagram. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info.
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Et depuis quelques jours, vous le savez, grande nouvelle, en plus de Free Molotof YouTube et notre site, retrouvez tous les programmes du média sur la télé d'Orange canal 235. Et les D sont jetés pour les candidats toujours en liste pour les municipales. On l'a dit, ils avaient jusqu'à 18h hier soir pour déposer leur liste définitive en préfecture pour le second tour de dimanche. En dehors de la capitale et ben les enjeux sont grands pour les villes de France. On en parlait hier. À la droite et l'extrême droite se disputent la mairie. Éric Siotti allié du RN est en position favorable face à Christian Estros.
Le patron des Républicains, Bruno Retaillot a annoncé qu'il ne soutiendrait pas le maire sortant Estros donc pour le second tour. Et la menace plane encore à Marseille. Le maire sortant PS Benoît Paillant est au coude à coude avec le candidat d'extrême droite Franck Alisioto. Le candidat insoumis, on l'a dit, Sébastien Deel de Logu, a retiré sa liste pour tenter d'empêcher le Rassemblement national de triompher au second tour après le refus d'une fusion avec le PS. Dans 26 villes, des accords ont été noués pour présenter des listes communes. 53 listes LFI se maintiennent au second tour et de nombreuses alliances ont été conclues comme à Lyon, Toulouse ou encore Nantes.
Au total, les listes insoumises ont fusionné dans 10 villes avec des listes menées par des socialistes. Et ça, ça ne plaît pas à tout le monde. en conseil des ministres. Ce mercredi, Emmanuel Macron s'est exprimé pour alerter, je cite, du danger des extrêmes ou qu'il soit, comme l'a rapporté la porte-parole du gouvernement Maudebréon. Le président a tenu à souligner euh dans ce moment l'importance que personne n'oublie, que les extrêmes ou qu'ils soient demeure dangereux pour la République. Il a insisté sur le fait que les arrangements des partis ne devaient pas faire oublier quelques principes.
D'une part, on ne peut pas oublier les discours et les actes d'excès d'où qu'ils viennent et d'autre part, on ne peut pas oublier les principes républicains niés d'où que cela vienne. Hier, neu CRS ont été condamnés pour des violences commises sur les gilets jaunes. En 2018, ces policiers avaient infligé de nombreux coups aux manifestants qui s'étaient réfugiés dans un restaurant pour échapper au gaz lacrimogène. Le Tribunal correctionnel de Paris a prononcé des peines de 6 mois à 2 ans de prison avec surcis contre les policiers. L'affaire avait été révélée grâce à des images de vidéos surveillance et de journalistes révélé notamment par France Télévision.
On y voit des policiers matraqués et assainer des coups de pieds aux manifestants sans sommation et sans leur laisser le temps d'évacuer les lieux. L'usage de la force ne présentait pas les conditions strictes et impératives de nécessité et de proportionnalité, a souligné le président de la 10e chambre correctionnelle de Paris en rendant son jugement alors qu'aucun des mises en cause ne s'est déplacé pour entendre sa décision. Le magistrat a souligné la nature et la gravité des faits à l'encontre des manifestants qui présentaient un comportement pacifique. Notre journaliste du pôle enquête, Nadia Swini, a suivi l'ensemble du procès avec attention.
Elle était sur place hier pour le jugement et je vous propose de retrouver sa chronique ce soir dans notre émission en direct toujours debout et puis sur notre chaîne YouTube. Et on conclut ce récap par un point sur l'actualité internationale. Le bilan de la guerre mené au Moyen-Orient continue de s'alourdir. Selon l'association UNICEF, l'équivalent d'une classe de 30 élèves est tué ou blessé chaque jour au Liban. D'après le ministère de la santé libanais, au moins 111 enfants ont été tués et 334 autres blessés dans les frappe israélienne. Depuis le 2 mars, au 19e jour de la guerre, Israël continue de bombarder quotidiennement le Liban et l'Iran. 12 personnes ont été tuées à Beou cette nuit.
Selon le ministère de la santé libanais, de nouveaux appels à évacuer le sud du Liban ont été lancés et ce matin, le ministre de la défense israélien, Israël Cats, a annoncé l'élimination du ministre du renseignement iranien, Ismaël Kib, confirmé par l'Iran dans la journée. Une frappe israélo-américaine a également touché un site gazier en Iran. En représaille, le pays a menacé de cibler de nouvelles installations énergétiques dans le golf. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé.
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Rachida Dati