Pierre Jouvet (PS) : "Macron doit nommer un Premier ministre de gauche"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio à 7h35. On continue de revenir sur l'intervention de François Beou hier soir sur TF1 avec mon invité Pierre Jouvé, député européen, secrétaire général du Parti socialiste qui a prévu de voter contre la confiance du gouvernement le 8 septembre prochain. Bonjour Pierre Jouvet.
Bonjour et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Alors un peu plus de de 20 minutes, c'est le temps qu'ad l'interview de François Bairou hier soir sur TF1. Comment vous l'avez trouvé le premier ministre ?
Quelle impression il vous a fait ? un premier ministre qui n'est pas à la hauteur, qui ne donne pas d'indication et qui euh en réalité est en train simplement de pefiner jour après jour et heure après heure sa sortie parce qu'il n'est que dans cette option-là et que dans cette optique-là. Euh vous avez un premier ministre qui parle beaucoup de lui et peu de la France et des Français.
Il a rejeté un petit peu la faute sur vous quand même François Berou, il dénonce l'incapacité du monde politique à saisir la gravité de de la situation. Vous lui répondez quoi Pierre Jouvet ? Une réalité simple, c'est que vous savez, il n'y a pas qu'une alternative dans ce pays.
En fait, moi j'en ai un peu marre d'entendre que d'un côté, il y aurait les raisonnables, les responsables, ceux qui savent et il y aurait les autres. Vous savez, les raisonnables, les responsables et ceux qui qui savent comme monsieur Bairou, monsieur Macron et ses gouvernements successifs, ce sont les mêmes qui nous ont mis dans la situation politique dans laquelle on est. C'est monsieur Bairou et les amis de monsieur Macron qui depuis 8 ans ont créé 1000 milliards de dettes. 1000 milliards de dettes.
Ce sont les mêmes qui ont fait le trou dans lequel le pays est installé et qui veulent aujourd'hui nous donner des leçons. Nous disons nous maintenant ça suffit. Ces orientations ne sont pas bonnes.
Cette politique est mauvaise, elle est en train de conduire le pays à la Il faut une alternation. Justement François Bairou propose de recevoir les partis politiques à partir de lundi. Est-ce que le PS se rendra à Matignon pour négoci ?
Même si même si nous nous rendions à Matignon et je ne sais pas à l'heure où je vous parle si nous irons. C'est trop tard. C'est trop tard pour François Baou.
Pourquoi c'est trop tard ? Parce que nous ne partageons pas ces étances, a-t-il dit François Baou ? Vous l'avez entendu ?
Mais mais oui, mais tout ça franchement tout ça est ridicule et hypocrite. Enfin, vous vous imaginez le moment dans lequel on est, c'est un grand moment de gravité. Moi, je pense à nos auditeurs qui sont dans l'inquiétude pour demain.
S'il y a pas de budget, s'il y a pas de gouvernement qui tient, il y a beaucoup d'inquiétude dans le pays. Et vous avez un premier ministre par une forme de désinvolture qui dirait parce qu'ils étaient en vacances, mais de qui se moque-t-il ? Tout le monde était prêt à travailler, y compris cet été.
Nous avons nous-mêmes réclamé au Parti socialiste qu'une session du parlement puisse se tenir et nous avions dénoncé que François Baou annonce ses orientations au mois de juillet quand le parlement était en vacances. Donc tout ça est un leur et moi je dis que aujourd'hui c'est trop tard pour François Baïou parce que les socialistes ne partagent pas les orientations politiques, ne partagent pas la vision budgétaire qui est faite et comme il l'a dit lui-même hier, il ne s'agit pas de virgule. Donc samedi, le Parti socialiste présentera ses orientations budgétaires.
Nous présenterons aux yeux des Français comment défendre à Maton devant François Beou. Encore une fois, je vous le dis, on verra. Nos présidents de groupe parlementaires vont en discuter.
Ce n'est pas décidé pour l'instant. Ouais. Non mais moi moi à titre personnel, je ne vois pas l'intérêt aller discuter pour ensuite dire à François Bairou que nous le ferons tomber et lui nous expliquer comme il le fait à longueur maintenant d'émission que c'est ça ou rien.
Ça ne marche pas. Et vous savez un élément François Baou il aurait prêt à négocier surtout si à la condition que vous reconnaissiez qu'il faut qu'il fallait faire un effort à hauteur de 44 milliards d'euros. Non mais mais ça déjà nous ne le reconnaissons pas.
L'effort de 44 milliards d'euros il est sorti de la tête de François Bairou. La trajectoire de l'OFCE qui a été donnée notamment par le gouvernement français à la Commission européenne, c'est un effort de 20 à 25 milliards d'euros sur 4 ans pour redresser les finances et pas 44 milliards d'euros comme François Bayon veut le faire où il veut faire payer les Français toujours les Français qui travaillent toujours les mêmes catégories sociales dans ce pays qui sont ceux qui payent et qui n'ont droit à rien. Et bien maintenant ça suffit dans ce pays et nous disons nous au Parti socialistes que nous avons des propositions, nous les ferons samedi et nous les ferons connaître à tous.
Et vous savez, je vais vous dire, François Beou, il a beau jeu maintenant d'essayer d'expliquer dans cette forme d'hypocrisie que il voudrait nous recevoir. Mais François, il a demandé un vote de confiance. Les mots ont un sens.
L'article 491 de la Constitution, c'est la confiance et bien les socialistes n'ont pas confiance en François Bairou, pas confiance dans ce gouvernement et pas confiance dans cette politique. Et après Pierre Jouvessi, vous obtenez la chute du gouvernement Baou. Édouard Philippe juge une dissolution inéluctable.
Est-ce que vous partagez vous-même ce point de vue ? Nous verrons, vous savez, c'est au président de la République de décider et on a vu ces dernières années à quel point le président était finalement très difficile à sonder. Moi ce que je dis simplement, c'est que le président de la République est responsable de cette situation.
Il a créé par la dissolution et le non du résultat des urnes de juillet 2024 en ne nommant pas un premier ministre de gauche la situation politique dans laquelle nous somasser de démissionner ou vous lui demandez de nommer un premier ministre de gauche ? Moi, je demande au président de la République, une fois que François Bairou sera tombé dans la logique de ce qui s'est passé en juillet 2024, de nommer un premier ministre de gauche qui est issu et qui sera issu de la première coalition de juillet 2024 qui n'a pas une majorité absolue à l'Assemblée mais qui était en tête, c'est-à-dire la gauche, de nommer un premier ministre de gauche et de laisser ensuite la possibilité de gauche. pourrait avoir des socialistes et des insoumis ensemble avec un gouvernement qui en tout cas de mon côté serait un gouvernement d'union de la gauche qui permettrait de mettre en place une politique qui changerait réellement la vie des gens et qui contrairement au budget de François Bairou permettra là d'avoir des avancées de faire payer ceux qui peuvent payer c'est-à-dire ceux qui depuis maintenant 10 ans se sont enrichis sur le dos de tous les autres qui permettrai d'avoir un peu de progrès social qui permettait aux Français de retrouver du pouvoir d'achat crois que C'est indispensable aujourd'hui.
Mais je vais vous dire, on va prendre des choses par étape. La première étape, c'est le 8 septembre. Le 8 septembre c'est la motion de confiance proposée par François Bairou.
Les socialistes votre rencontre et de la République devra faire ses choix. Vous avez entendu Pierre Jouvel mot d'ordre de la France insoumise c'est le 8 septembre on chasse Beirou. Le 10 on bloque Macron.
Est-ce que vous vous êtes sur la même position au PS ? Nous, nous ne sommes pas sur la position euh de la destitution du président de la République parce que un, nous respectons notre cadre institutionnel. Euh deuxièmement, nous pensons et nous considérons que ce n'est pas par un départ simple du président de la République que il pourrait y avoir un changement. le la l'Assemblée nationale, même s'il y a un nouveau président de la République, elle ne va pas changer demain.
Et donc moi, je crois que le cadre dans lequel nous sommes aujourd'hui, c'est de prendre les choses par étape. Et je le répète, il y a eu des élections en juillet 2024 dont le résultat n'a pas été respecté par le président de la République. Il est temps que ce résultat soit respecté.
Pierre Jouvet, député européen, secrétaire général du Parti socialiste. Un grand merci d'avoir été avec nous ce matin sur la radio et je précise que l'invité politique de Jean-François Kili tout à l'heure 8h30, ce sera un ministre, Laurent Saint-Martin, ministre délégué du commerce extérieur et des Français de l'étranger. D'ici là, nous 7h41.
Dans un instant, on met à l'honneur les commerçants et puis dans la foulée, c'est Guy Carlier qui nous rejoindra. à tout de suite.
Pierre Jouvet