[Mobilisé.e.s pour nos emplois et notre pouvoir d'achat] Discours de Fabien Roussel
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:45Invité politiqueChiffre
« Le gaz, dont le prix a plus que doublé. »
- 4:32Invité politiquePromesse
« Augmenter le SMIC de 20% pour le porter à 1 500 euros net, 1 800 euros bruts dès le printemps 2022. »
- 5:13Invité politiqueFait
« Ils veulent supprimer les cotisations. Ils veulent continuer de faire distribuer des primes par la carte de propre argent. »
- 10:10Invité politiqueChiffre
« L'État s'est toujours mis plus au service de l'État par an dans notre pays. C'est 70 milliards d'euros. »
- 10:15Invité politiqueChiffre
« Les exonérations fiscales aux plus riches et aux multinationales, avec Macron, Hollande et Sarkozy, c'est 53 milliards d'euros par an qui manquent au budget de l'État. »
- 10:30Invité politiqueChiffre
« Au total, quand on additionne ces deux chiffres, ce sont 123 milliards d'euros par an de cadeaux aux entreprises et aux plus riches. »
- 10:54Invité politiqueChiffre
« Cette année encore, non seulement ils empochent cet argent, mais en plus, ils vont distribuer 60 milliards d'euros de dividendes. »
- 25:02Invité politiquePromesse
« Nous demanderons aux entreprises de réserver 10% de leurs nouvelles embauches aux jeunes de moins de 25 ans. »
- 25:25Invité politiquePromesse
« Chaque jeune à l'issue de ses études aura la possibilité de conclure une convention avec le service public de l'emploi qui lui garantira, s'il ne trouve pas d'emploi, le droit à une formation et à une allocation égale au SMIC. »
- 29:15Invité politiquePromesse
« Nous voulons 100 000 emplois dans les EHPAD publics. »
- 29:22Invité politiquePromesse
« Nous voulons 90 000 enseignants de plus pour garantir l'école de la réussite pour tous. »
- 29:27Invité politiquePromesse
« Nous voulons 15 000 chercheurs pour renforcer la recherche publique. »
- 33:20Invité politiquePromesse
« Nous commencerons par tripler l'ISF. »
- 34:28Invité politiquePromesse
« Pendant deux ans, nous allons doubler l'impôt sur les bénéfices au-dessus de 500 000 euros. »
- 34:56Invité politiqueChiffre
« On va le doubler, ça passera à 60%. »
- 34:58Invité politiqueChiffre
« Et ça rapporte 6 milliards d'euros dans les caisses de l'État. »
- 38:52Invité politiquePromesse
« Avec moi, à l'Élysée, il n'y aura plus une seule délocalisation. »
- 39:52Invité politiqueChiffre
« Ce sont 3 millions de salariés. »
- 40:30Invité politiquePromesse
« Nationaliser ATSA. »
- 42:23Invité politiqueChiffre
« 15 milliards d'euros par an pour rénover et construire 500 000 logements. »
- 45:46Invité politiqueChiffre
« 3 millions de Français et de citoyens dans la rue. »
- 52:41Invité politiqueChiffre
« Réservons 6% du PIB européen pour le climat et pour l'emploi. »
- 49:14Invité politiquePromesse
« Dès le mois de juin 2022, je demanderai d'abord d'abroger les lois El Khomri et les ordonnances Macron. »
Temps de parole
- Fabien Roussel91 %
- ?9 %
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Il
fait chaud, hein
?
Bravo ! Merci,
merci
à vous toutes,
à
vous tous
d
'être venus nombreux, nombreux,
de
toute la France. Merci parce que cette démonstration de force va compter dans les semaines et les mois qui viennent.
Et
avant, mon propos, je voudrais aussi, vous permettez-moi, de saluer toutes ces mobilisations. Mes chers amis,
mes
chers camarades, mes chers compagnons de route,
c
'est ici, ensemble, que débute notre long cheminement. Cinq mois nous séparent de l'élection présidentielle, 140 jours avant le premier tour. Cinq mois imprévisibles, cinq mois ouverts aussi, qui nous conduiront jusqu'à l'élection présidentielle, puis aux élections législatives du mois de juin.
C
'est aujourd'hui donc que débute
cette
longue route serrée les uns contre les autres.
Il
fait froid dehors, mais tellement chaud dans nos cœurs que nous passons avec les Français. Pour une France dans laquelle tous les enfants vivent libres et égaux en droit. Un pacte pour une France qui protège et se projette avec confiance dans l'avenir.
Un pacte pour
garantir à chacune, à chacun, le même droit à une vie sereine, sécurisée. Le même droit au bonheur, au respect, au travail,
à
la dignité, quelle que soit sa classe sociale,
sa
couleur, son origine, sa religion, son genre, son sexe.
Nous
en avons tant besoin.
La
France en a tant besoin. Les temps
sont
nombreux.
Je
les connais.
Il
y a bien sûr la hausse des prix. L'essence.
L
'essence qui a augmenté de 30 centimes par litre par rapport à l'année dernière. C'est 300 euros de plus sur une année.
Le
gaz,
dont
le prix a plus que doublé. Plus largement, ce sont les prix des produits alimentaires et de première nécessité qui ne cessent de flamber sur tout le territoire. Oui, nombreux
sont
les Françaises et les Français qui souffrent.
Comme
en Guadeloupe, comme en Martinique, comme en Guyane, dans tous ces pays d'outre-mer qui luttent en ce moment contre la vie chère. Je tiens à leur apporter toute notre solidarité, tout notre soutien. Ils n'ont pas besoin de gendarmes. Ils n'ont pas besoin de GIGN. Ils ont besoin d'être écoutés, entendus et respectés. Solidarité totale avec nos compatriotes des pays d'outre-mer. Nombreux
sont
ceux qui souffrent parmi les retraités, les étudiantes, les étudiants, les salariés.
Trois
ans après les Gilets jaunes,
nous
en sommes toujours au même point.
Car
depuis, beaucoup de factures ont augmenté.
Sauf
les salaires, sauf les pensions. A peine quelques euros pour le SMIC,
mais
seulement pour le SMIC. A tel point que les autres salaires juste au-dessus commencent à être rattrapés par le SMIC. Alors oui, nous voulons que ça change.
Et
maintenant,
pas
demain,
tout
de suite, car c'est urgent. Nous voulons faire baisser les factures en diminuant les taxes.
Et
nous voulons augmenter les salaires et les pensions, car c'est vital. C'est vital de répondre à ces urgences sociales. Et la première mesure
que
nous proposons pour la France,
c
'est d'augmenter le SMIC de 20% pour le porter à 1 500 euros net,
1
800 euros bruts dès le printemps 2022.
1
800 euros bruts dès le printemps 2022, si nous n'y parvenons pas avant.
Et
je le dis tout de suite, méfiez-vous. Attention aux effets d'annonce des candidats, surtout à droite et à l'extrême droite. Et je mets dedans les Macron, les Républicains, les Le Pen, les Zemmour, qui proposent tous la même chose. Ils parlent.
Ils
proposent tous la même chose. Ils parlent de revaloriser les salaires, mais sans préciser que ces augmentations de salaires seront en fait payées par nous-mêmes. Car ils veulent supprimer les cotisations. Ils veulent continuer de faire distribuer des primes par la carte de propre argent. Qu'ils promettent d'augmenter les salaires, c'est une arnaque libérale. Ce que nous voulons, c'est augmenter les salaires bruts avec les cotisations. Voilà la priorité.
Et
je dis même aujourd'hui qu'il faut aller plus loin.
Car
quand les prix augmentent,
ce
n'est pas que le SMIC qu'il faut augmenter. C'est tous les salaires qui doivent augmenter.
L
'État devra donner l'exemple. Nous revaloriserons immédiatement le point d'indice dans la fonction publique gelée depuis 12 ans. Première ligne, que nous avons applaudie pendant tous les confinements. Qu'ils aient tous et toutes droit à une augmentation que nous fixons à 30% pour attraper ces blocages de salaires. Franchement, enfin depuis le 2 novembre dernier,
ce
sont les femmes
qui
travaillent gratuitement dans l'insupportable écart qui sépare encore le salaire des femmes avec celui des hommes dans de trop nombreuses filières. C'est une honte. Une honte d'autant plus grande que les métiers les plus utiles socialement, que nous avons soutenus pendant la pandémie, sont très majoritairement des métiers exercés par des femmes. Et ces métiers sont les moins bien payés. J'entends mettre un terme définitif
à
cette injure qui est faite à la moitié de l'humanité.
Dans
le public comme dans le privé, l'égalité salariale femmes-hommes sera une priorité. Et je vous dis comment nous, nous le ferons
au
pouvoir. Elle sera effective dans la fonction publique dans les six premiers mois de mon mandat. Et je donnerai aux entreprises du privé cette mesure pour la mettre en œuvre. Ou ils le font dans l'année qui suit mon élection. Ou alors je nommerai un administrateur judiciaire. Et celui qui le fera, ils auront un an pour se conformer à l'égalité salariale femmes-hommes.
Quand
même, être obligé d'en arriver là pour répondre à cette urgence. Et puis, dans le même mouvement, bien sûr, nous augmenterons les pensions de nos retraités.
C
'est une urgence aujourd'hui pour des carrières complètes inférieures à 1 200 euros net. Et nous rétablirons les demi-parts
qui
ont été
supplémentaires.
Alors bien sûr, à toutes celles et ceux qui nous disent que ce n'est pas possible, eh bien nous, nous leur répondons. Allez vivre avec moins de 1 000 euros de salaire ou de pension par mois. Vivez comme ça pendant 5 ans, 10 ans, 30 ans. Vous verrez que ce n'est pas possible.
C
'est pour ça que nous, nous voulons la justice sociale. Nous voulons
une
république sociale.
Nous
vivons dans une France qui n'a jamais été aussi riche et qui, malgré cela, a vu ses gouvernements depuis 30 ans se donner pour un unique projet.
Un
unique projet de société qui est de maintenir les richesses entre les mains de quelques-uns. En 30 ans, écoutez bien ces chiffres, l'État s'est toujours mis plus au service
de l'État
par an dans notre pays. C'est 70 milliards d'euros.
Et
les exonérations fiscales aux plus riches et aux multinationales, avec Macron, Hollande et Sarkozy, c'est 53 milliards d'euros par an qui manquent au budget de l'État. Au total, quand on additionne ces deux chiffres, ce sont 123 milliards d'euros par an de cadeaux aux entreprises et aux plus riches. Répétez ce chiffre partout, révélez-le, faites-le connaître, expliquez aux salariés, aux familles ou par l'argent de leurs impôts, 123 milliards d'euros qui partent dans les poches des plus riches et des multinationales. Cette année encore,
cette
année encore, non seulement ils empochent cet argent, mais en plus, ils vont distribuer 60 milliards d'euros de dividendes. Et c'est ce même capital, ces mêmes actionnaires qui savrent le champagne à la bourse en ce moment.
Ils
n'en ont jamais assez. Alors oui, nous leur disons, rendez-nous cet argent, laissez les salariés et les citoyens décider de l'utilisation de cet argent public. C'est notre argent,
c
'est l'argent de nos impôts. Oui, ce président de la République a été le serviteur zélé de la finance. Il est le président des riches, le président des privilégiés. Nous n'en voulons plus. Nous voulons l'abolition de ces privilèges, l'abolition du régime spécial du capital.
Ce
que nous voulons, nous,
c
'est l'abolition de la dynastie des héritiers.
Parce
que ces héritiers n'en ont jamais assez
et
ils n'ont jamais manqué de rien. Ils pensent que tout leur est dû. Les grandes écoles, les grands salaires, les grands logements, la grande vie, quitte à polluer plus que tout autre l'air que nous respirons.
Eh
bien, la République des privilèges, c'est fini. Notre République, à nous, c'est la République sociale, basée sur l'égalité des droits et des devoirs. Notre pacte pour la France, que nous voulons sceller avec les citoyens et les citoyennes, a un objectif simple.
C
'est d'éradiquer le chômage et de permettre à chacun de travailler,
de
participer à la reconstruction de notre pays, de bâtir cette nouvelle société qui a tant de défis à relever, celui de la santé,
celui
de la jeunesse, celui des seniors, celui de l'éducation et de la culture, celui du climat et de l'alimentation. Ces défis, nous voulons les relever avec vous toutes, avec vous tous, nous voulons les relever ensemble. Regardons tous les gâchis humains provoqués par la course aux dividendes,
par
une société organisée, pensée même autour de la gestion d'un chômage de masse et de la précarité du travail.
Ils
ont même réussi
à
distiller ce message tel un poison
que
le travail
ne
serait qu'un coût,
que
l'emploi ne devrait être
qu
'une variable d'ajustement et qu'il faut bien s
'assurer que le travail
libéral,
dans
ces conditions,
pour
de nombreux salariés, le travail
perd
tout son sens.
Une
exploitation souvent effrénée et une perte de sens si forte
qu
'elle conduise des travailleurs, des travailleuses au bord du gouffre
et
parfois même jusqu'au suicide. C'est cette perte de sens, cette déshumanisation du travail qui pousse des infirmières, des enseignants à démissionner de ces professions, pourtant essentielles, pourtant si belles.
Nous
proposons, nous, un tout autre projet, nous proposons un tout autre horizon pour la France
et
nous demandons tout simplement de le bâtir
en
répondant à ces questions simples. Dans quelle France voulons-nous vivre
?
Pourquoi allons-nous nous lever tous les matins pour aller travailler ? Pour quelles raisons
? Parce
que nous, nous voulons redonner du sens au travail où l'intérêt individuel se conjugue avec l'intérêt commun. Parce que nous, nous voulons avoir une ambition collective pour la France, au service de l'épanouissement humain, au service de tous les défis que nous devons relever ensemble en mobilisant toutes les forces de la nation.
Oui,
c'est un nouveau projet de société que nous voulons bâtir, un projet d'avenir que nous vous proposons de construire.
Il
mobilise
réellement et
avec des objectifs affichés,
la
reconquête de nos services publics,
de
notre industrie,
pour
la transition écologique, féministe,
pour
le progrès social, pour notre souveraineté.
Notre
pays a besoin
de
toutes ces
façons.
Tables du chômage.
Nous
proposons un objectif clair,
celui
de garantir le droit au travail et à la formation pour toutes et pour tous et avec un salaire digne permettant de vivre.
Pour
certains,
pour
certains, ils parlent de revenus universels. Eh bien, pour nous, c'est d'abord le travail universel qu'il faut garantir et libérer de la surexploitation et de la menace du chômage. Oui, nous voulons révolutionner le concept même du travail, de l'emploi et de la formation. Nous voulons une révolution
qui
prolonge celle de la création de la sécurité sociale par Ambroise Croizat.
Le
pouvoir en place, comme la droite, comme l'extrême droite,
ont
un seul mot d'ordre. Travailler plus. Certains qui se réclament de gauche acceptent même
les
licenciements massifs
et
d'autres théorisent sur la fin du travail et le règne des machines et des robots
avec
l'octroi d'allocations qui remplaceraient les salaires. Ce n'est pas ma gauche.
Ma
gauche, à moi, à nous, elle croit au travail, elle croit au salaire et elle ne croit pas que l'allocation doit remplacer les salaires. Ma gauche, elle veut une sécurité d'emploi et de formation pour toutes et pour tous.
Les
Français, oui, les Français, les Françaises, les salariés de notre pays ne veulent pas d'allocations, ils ne veulent guère plus de primes éphémères. Ils veulent, elles veulent, s'épanouir au travail et pouvoir se rendre utile à la société et tout cela avec un salaire décent permettant de vivre.
Ce
que je vous propose, c'est de garantir le droit universel au travail qui permettra à chacune, à chacun d'alterner tout au long de sa vie, des périodes d'emploi et de formation sans perte de salaire. Il est temps d'éradiquer le chômage et de mettre toutes nos forces au service de l'émancipation humaine, au service de la France et de la planète et non plus au service de la finance.
Et
nous le disons avec conviction parce que nous savons, vous savez, qu'il y a tant d'emplois pour voir dans notre pays. Chaque Français, chaque Français doit pouvoir travailler au développement de nos services publics.
à
la reconstruction d'une filière agricole, à la réindustrialisation ou à la lutte contre le dérèglement climatique.
Et
pour y parvenir, nous proposons de créer un grand service public de l'emploi et de la formation. Un grand service public de l'emploi et de la formation qui se substituera à Pôle emploi et à sa fonction essentiellement cantonnée à la gestion du chômage.
Nous sommes en
perte de salaire
parce
que le monde bouge, le monde change et les évolutions professionnelles sont constantes. Le salarié, la salariée ne doit plus être la victime, mais l'auteur de leur vie. C'est un grand chantier qui doit nous permettre de réparer la France, permettre à chacun de retrouver sa place dans la société et garantir à chacune, à chacun, à la sortie de ses études, d'être sûrs et certains d'avoir accès à un emploi, une formation, que ce soit dans le secteur public ou dans le privé.
Et
pour cela, nous ne laisserons plus le capital et les actionnaires décider tout seuls. Nous ne laisserons plus la finance dicter ses logiques de rentabilité. Nous, nous voulons fixer de nouvelles règles au capital et de nouvelles règles d'attribution de l'argent public qui inondent aujourd'hui le monde de l'entreprise. Les assistés, ce sont elles, les entreprises et les multinationales.
Oui,
notre ambition est claire. Nous voulons maîtriser le nerf de la guerre, l'argent, et nous voulons que ce soit le nerf de l'emploi. C'est pour ça
que
nous nationaliserons
la
BNP, la Société Générale et AXA,
et
AXA, la compagnie d'assurance bien connue.
Parce
qu'avec ces banques et cette compagnie d'assurance, nous voulons avoir les leviers publics pour accompagner les entreprises et peser sur les choix des multinationales. C'est donc une vraie révolution que nous voulons engager pour transformer notre perception du travail en France. Notre droit universel au travail, c'est d'abord une question de dignité,
de
dignité humaine, car une vie au chômage, une vie dans la précarité, une vie sous assistance,
ce
n'est pas la vie que nous voulons et que nous proposons.
Le
travail avec un vrai salaire, permettant de vivre, d'avoir des liens, une vie sociale, des collègues, c'est ça la vie que nous proposons. Nous, nous voulons bâtir ensemble
une
France heureuse, prospère, fraternelle.
Nous
avons connu dans notre histoire les 30 glorieuses. Eh bien, nous, nous proposons de construire les 30 heureuses.
Oui,
rassemblons-nous autour de cet objectif de bonheur partagé. Ce pacte pour l'emploi
prévoit
aussi, bien sûr, de réduire le temps de travail.
Bien
sûr que le MEDEF va dire que c'est impossible.
Mais,
relisez les cours d'histoire. Déjà en 1936,
il
trouvait impensable que des salariés puissent partir en vacances et être payés au plus. Ils disaient c'est impossible. Mais qui oserait revenir aujourd'hui sur cette mesure de justice sociale que le monde du travail, le monde ouvrier a gagné. C'est un acquis que nous voulons préserver et développer.
Le
progrès social, c'est de poursuivre dans cette voie de réduction du temps de travail.
Elle
est permise par la révolution technologique, informationnelle. Et j'invite le patron des patrons, Geoffroy Roude-Bézieux, de venir en discuter avec moi. Projet de société contre projet de société.
Et
je lui annonce tout de suite, je le mets sur la table, qu'avec nous, nous mettrons en place les moyens pour financer la retraite à 60 ans et à 55 ans pour les travaux pénibles.
Nous
mettrons en place le dialogue de
la
semaine de 32 heures. Projet d'égalité au travail, car il y a du travail pour place en situation de pauvreté. Nous voulons nous construire une société qui sécurise nos emplois et responsabilise toutes les entreprises. Elles doivent être impliquées dans ce projet. Fixons-nous cinq ans pour tenir cet objectif et commençons tout de suite
par
la jeunesse, par nos enfants. Ce sont les premiers touchés par la précarité,
par
l'ubérisation de la société qui fait tant de dégâts. Comment accepter
que
des jeunes,
des
étudiantes, des étudiants n'aient comme seule possibilité de vivre
pour
vivre que d'accepter un travail à la tâche dans les pires conditions pour Uber, pour Deliveroo, pour des plateformes numériques avec un statut d'auto-entrepreneurs qui ne les protègent protègent pas du tout.
Nous
nous disons qu'un pays qui maltraite ainsi sa jeunesse est un pays qui hypothèque son avenir.
Tous
les ans,
ce
sont 800 000 jeunes qui finissent leurs études
et
qui aspirent à travailler sincèrement au service de leur pays.
Le
nouveau service public de l'emploi que nous proposons devra se fixer l'objectif de leur garantir à chacun un emploi ou une formation rémunérée. Nous nous disons zéro jeune au chômage dès 2023.
La
première mesure que nous mettrons en œuvre est une mesure d'exception. Nous demanderons aux entreprises de réserver 10% de leurs nouvelles embauches aux jeunes de moins de 25 ans.
Et
nous proposerons que chaque jeune à l'issue de ses études aura la possibilité de conclure une convention avec le service public de l'emploi qui lui garantira s'il ne trouve pas d'emploi le droit à une formation et à une allocation égale au SMIC avec la condition qu'il s'engage à suivre une formation professionnelle de son choix. Bien sûr, j'entends déjà
les
cris d'orfraie des libéraux du MEDEF,
des
profiteurs de crise qui me diront
« Mais
votre droit universel au travail, y compris pour les jeunes, ces mesures que vous annoncez,
mais
c'est le communisme.
»
Alors, je leur réponds de proposer à chaque jeune un emploi et qu'il n'y ait plus aucun jeune au chômage avec un vrai salaire correspondant à leur diplôme. Et s'ils appellent ça le communisme, c'est le communisme. Mais pour moi, c'est le progrès social et c'est la République sociale.
Et
ce que nous voulons en plus, et c'est pour ça que je dis
qu
'ils ne soient pas si pressés, nous allons continuer. Et ce que nous proposons pour faire parvenir à cet objectif,
c
'est bien sûr de créer des emplois, sans quoi cela ne serait pas possible. Et donc, nous voulons répondre aux immenses besoins de notre pays.
Et
notre pacte pour l'emploi passe donc forcément
par
la reconquête de ces services publics.
J
'entends déjà
à
droite celles et ceux qui se font la course à celui qui annoncera le plus de suppression d'emplois dans la fonction publique et parmi les fonctionnaires.
Quelle
honte !
La
pandémie a tellement fait la démonstration que nos services publics étaient non seulement utiles, mais essentiels, indispensables à notre pays. Je veux renforcer l'école, je veux renforcer l'hôpital, je veux renforcer l'accompagnement de nos aînés, de nos enfants, garantir la tranquillité publique pour tous et partout. Depuis 30 ans, depuis 30 ans, tous les gouvernements successifs ont tapé sur les fonctionnaires, ont fermé des maternités, des classes, des commissariats, des hôpitaux, des tribunaux, des gares, des postes. Tous ces gouvernements, tous, ils ont déshabillé l'État, tous les uns.
...libéral, au nom des traités de Maastricht, malmener nos communes, nos départements et leurs services publics de proximité. Franchement, je vous pose la question est-ce que vous vivez mieux aujourd'hui qu'il y a 10 ans, 20 ans, quand il y avait encore tous ces services publics ?
La
République de l'égalité, je veux la reconstruire
en
rupture totale avec cet esprit de soumission qui a présidé aux affaires de la France depuis 30 ans. Voilà les besoins qui s'expriment aujourd'hui et que nous avons recueillis ces derniers mois lorsque nous avons rencontré l'ensemble des organisations syndicales des trois fonctions publiques. Nous voulons, nous, l'embauche de 100 000 emplois dans nos hôpitaux publics. Nous voulons 100 000 emplois dans les EHPAD publics.
Nous
voulons
90
000 enseignants de plus pour garantir l'école de la réussite pour tous.
Nous
voulons 15 000 chercheurs pour renforcer la recherche publique.
Nous
voulons 90 000
les
hommes et ces femmes qui accompagnent nos enfants handicapés à l'école. Nous voulons 30 000 agents, 25 000 magistrats et éducateurs pour renforcer la justice et l'accompagnement des mineurs. Nous voulons notre mix énergétique
et
nous voulons former, recruter 30 000 fonctionnaires de police, de proximité, des agents de la paix, garants de la tranquillité publique
pour
protéger. C'est important pour cela.
Nous
avons fait les comptes.
C
'est près de 500 000 fonctionnaires en plus et nous en ajouterons 500 000 de plus. Bien sûr,
ce
que nous proposons, c'est que toutes ces embauches, en commençant dès maintenant, en pré-recrutant
tous
ces emplois et en les proposant en priorité à nos jeunes,
dès
le bac ou après quelques années d'études, ce que nous proposons, c'est de les rémunérer pour les former à ces emplois tout de suite avec un vrai salaire pendant leur formation et en leur demandant de s'engager à travailler dans la fonction publique pendant au moins 10 ans. Voilà le contrat que nous proposons à la jeunesse. Le contrat d'engagement de Macron. Franchement, on me dira,
c
'est un investissement pour la République et c'est notre pacte pour la France.
Les
ingénieurs, c'est un investissement pour l'avenir parce que des policiers, des juges, des éducateurs, des éducateurs, des contrôleurs fiscaux,
des
aides à domicile, c'est un investissement dans la République tout court parce qu'on la veut sociale mais on la veut humaine aussi. Et donc, nous avons besoin de tous ces emplois
et
ces investissements, nous les financerons.
Nous
les financerons en faisant contribuer le capital et avec un budget de l'État autrement mieux géré, autrement mieux orienté que celui laissé aux mains de l'oligarchie financière. D'abord,
nous
récupérons les 123 milliards d'euros d'argent public dont je vous ai parlé pour les mettre au service de la nation, de nos services publics et du climat et nous irons chercher en plus
de
nouvelles recettes pour le budget de la République.
D
'abord, je ne
vous
les citerai pas toutes, mais d'abord, nous commencerons par tripler l'ISF
et
franchement, franchement, franchement entre nous, tripler l'ISF, ça concerne seulement 350 000 familles les plus riches qui en 2017 avaient un patrimoine taxable, un impôt exceptionnel, temporaire, pendant deux ans, un impôt Covid pour les multinationales, les multinationales au chiffre d'affaires, de plus de 250 millions d'euros
et
qui ont un bénéfice de plus de 500 000 euros. C'est celles-là que nous voulons taxer. Ce n
'est
pas les PME, ce n
'est
pas les TPE. Et ce que je propose, c'est multinationales. Pendant deux ans, nous allons doubler l'impôt sur les bénéfices au-dessus de 500 000 euros. 500 000 euros, crac ! On prend tout ! Ça vous rappelle quelque chose ? 5 %, il était à 31 %. On va le doubler, ça passera à 60 % quand même. Et ça rapporte 6 milliards d'euros dans les caisses de l'État. Enfin, pour lutter contre l'évasion fiscale
et
pour être certain que ces grandes multinationales paieront.
Nous
mettrons en place le prélèvement à l'aspect
qui
échappent à l'impôt. Parce que nous, les impôts, on les paye rubis sur ongles. Les PME, elles payent leurs impôts rubis sur ongles. Ces multinationales, elles paieront aussi. Au total, nous augmenterons le budget de l'État de plus de 100 milliards d'euros en plus des 123 récupérés pour répondre aux besoins du pays.
Et
nous le ferons sans jamais, sans jamais prélever les classes populaires et les classes moyennes. C'est notre engagement.
Notre
budget à nous
sera
celui de la solidarité et non des inégalités.
Que
je résume par un slogan que nous avons fait nôtre.
Que
les gros payent gros pour financer nos services publics et le progrès social.
C
'est aussi cela.
C
'est aussi comme cela
que
nous engagerons la transition écologique
si
essentielle pour notre pays. Nous sommes de cette génération-là.
Et
pour nous, la transition écologique,
c
'est d'abord de changer de modèle économique. Car ceux qui souffrent le plus de la pollution, des catastrophes climatiques, ce sont toujours les mêmes. Ce sont toujours les catégories populaires, les classes moyennes, la classe ouvrière. Oui, la lutte pour le climat, c'est aussi la lutte des classes.
Car
ce sont les classes populaires qui souffrent le plus des conséquences climatiques et ce sont les classes les plus aisées qui polluent le plus.
C
'est pourquoi nous,
nous
parlons d'une révolution sociale et écologique au service
des
classes populaires et des classes moyennes.
La
transition écologique ne doit pas se faire sans la classe travailleuse.
Elle
doit se faire avec elle. Elle doit se faire pour elle. C'est notre pacte pour le climat et pour l'emploi. Et la grande ambition que nous avons pour le pays, c'est d'abord de relocaliser nos productions, de relocaliser notre industrie.
C
'est là où nous pouvons créer des centaines et des millions d'emplois.
Nos
émissions de gaz à effet de serre liées aux importations, nos émissions de gaz à effet de serre liées aux importations, écoutez bien, ont augmenté de 75% ces 15 dernières années. Voilà ce qui pollue le plus, c'est la désindustrialisation.
C
'est mauvais pour le climat. C'est mauvais pour l'emploi, cette désindustrialisation. au lieu de délocaliser la production automobile en Chine, en Asie, comme ça se fait en ce moment, ou dans une partie d'Europe où les salaires sont les plus bas. Ce que nous, nous disons, c'est que nous voulons relocaliser toute cette production et ces 1 million d'emplois industriels que nous pouvons créer en l'espace de 5 ans.
Je
pense bien sûr aux salariés des fonderies de l'automobile, des sous-traitants qui travaillent pour la filière automobile que j'ai encore rencontrée ces derniers jours et les donneurs d'ordre,
les
Renault et les Peugeot dans lesquels l'État est actionnaire. Eh bien, ces grandes entreprises continuent de délocaliser dans les pays à bas coût salariaux. J'y mettrai un terme et mon engagement est clair. Avec moi, à l'Élysée, il n'y aura plus une seule délocalisation. Chaque emploi industriel, chaque usine sous la protection. Notre protection,
pour
nous, l'industrie, c'est la vie,
c
'est l'avenir et produire français, produire en France, produire en France, produire français, ça vous rappelle aussi quelque chose. Ça a toujours été notre priorité. Tout le monde en parle aujourd'hui. Tant mieux, ils viennent sur nos positions. On ne
va
pas s'en féliciter quand même, tant mieux. Mais nous, ce que nous voulons,
c
'est protéger le travail
et
tous les travailleurs.
Et
je pense à ceux qui travaillent dans le secteur des services aux entreprises. Toutes ces PME
avec
des salariés qui travaillent dans la comptabilité, dans l'informatique, dans les bureaux d'études, dans l'ingénierie.
Ce
sont 3 millions de salariés. Eux aussi, après l'industrie, sont menacés de délocalisation.
Avec
nous, ils seront protégés et ces activités ne seront pas délocalisées. Protéger le travail en France, c'est aussi protéger nos PME, nos TPE, nos commerçants. Nous voulons les accompagner justement. Et nous, oui, nous disons de baisser les charges. Mais pas les charges au sens des cotisations sociales. Car les charges qui pèsent sur ces entreprises, c'est le coût de l'énergie, c'est le coût des assurances, c'est le coût des banques. Nationaliser ATSA. Enfin, enfin, notre plan pour le climat et pour l'emploi,
c
'est aussi investir dans des grands travaux, dans des grands projets créateurs d'emplois et qui, en même temps, permettront de répondre
à
nos besoins pour tenir nos engagements climatiques,
à
nos besoins pour tout le pays, pour retrouver notre souveraineté. Ce que nous voulons, c'est une écologie sociale, positive, jamais punitive. Ce que nous voulons, c'est d'abord d'investir dans des énergies renouvelables
et
dans le nucléaire. Nous voulons un mix énergétique, renouvelable et nucléaire pour pouvoir augmenter la production d'électricité.
Parce
qu'il va falloir,
il
va falloir, et nous nous fixons cet objectif
de
nous passer à terme des énergies fossiles, du charbon,
du
fioul, du pétrole et du gaz.
C
'est une question de souveraineté, de retrouver notre capacité de produire de l'électricité. C'est une question d'indépendance énergétique.
Mais
l'enjeu pour y parvenir, c'est surtout d'avoir un service public de l'énergie. Et nous nationaliserons EDF et nous nationaliserons ENGIE.
C
'est essentiel
pour
pouvoir fixer les tarifs du gaz et de l'électricité.
C
'est essentiel
pour
les ménages comme pour les entreprises. Les grands travaux, c'est investir dans les barrages hydrauliques
pour
augmenter notre production d'énergie renouvelable. Les grands travaux, c'est investir 15 milliards d'euros par an pour rénover et construire 500 000 logements et rénover tous les bâtiments publics. C'est urgent pour le climat, mais c'est aussi urgent pour répondre à la crise du logement. Les grands travaux,
c
'est investir dans la gestion de l'eau, sa distribution, c'est accompagner nos communes pour renouveler leur réseau afin de préserver cette ressource indispensable et c'est construire un véritable service public de l'eau qui garantira le même tarif pour chaque habitant qui l'habite. Saint-Denis de la Réunion ou Marseille, rendons gratuits les premiers mètres cubes d'eau pour toutes et pour tous. Le grand travaux que nous proposons, c'est aussi d'ouvrir ce vaste chantier de construction, de crèches, d'écoles, dans des transports non polluants pour construire l'alternative à la voiture et ce que nous, nous voulons. Mes chers amis, ma France,
ma
France,
c
'est un plan inédit pour l'emploi et le climat. Ma France, c'est la reconquête de nos services publics.
Ma
France,
c
'est un droit universel au travail et à la formation garantie pour toutes et pour tous.
Et
ma France,
c
'est aussi un virage démocratique inédit
pour
redonner enfin le pouvoir au monde du travail et de la création. Voilà comment nous voulons reprendre le pouvoir à la finance et au capital.
Car
la violente colère qui traverse notre société
est
exprimée par des citoyens qui réalisent combien les dés sont pipés, combien la volonté du peuple
est
régulièrement bafoués.
Si
l'on ne comprend pas ça, alors on ne comprend pas la défiance actuelle envers les institutions de la République. Oui, nos concitoyens ont été patientes, patients. 15 ans, ça fait 15 ans qu'ils envoient des messages. 15 ans que gouvernement après gouvernement ils constatent le déchirement du contrat social. Souvenons-nous du nom au référendum européen de 2005 bafoué par l'Assemblée nationale. Souvenons-nous de la manière dont ils ont méprisé notre vote. Nous avons voté non majoritairement et ce traité constitutionnel ils l'ont fait rentrer par la fenêtre ensuite. Puis est venu 2010
et
la réforme des retraites du gouvernement Fillon. 3 millions de Français et de citoyens dans la rue et un passage en force au final pour nous faire travailler plus longtemps. Puis est venu 2015 et la loi travaille 2 millions de salariés dans la rue. Et enfin a surgi en 2018 le mouvement des Gilets jaunes. ISF référendum retraite CSG toutes les revendications ont été claires écrites et consignées. Mais 3 ans après les riches n'ont jamais été aussi riches
et
les Français se sentent toujours autant méprisés.
oui
le pouvoir est aujourd'hui concentré au château de l'Elysée. Eh bien moi je porte un tout autre prangé. Je veux porter devant les Françaises et les Français à l'occasion de cette élection présidentielle un pacte de rupture vis-à-vis de cette concentration inédite du pouvoir. Concentration dangereuse qui oeuvre contre l'esprit de notre République et qui met en danger l'équilibre même de notre démocratie. Nous voulons une rupture parce que nous voulons reprendre le contrôle reprendre le contrôle de la démocratie nous le peuple reprendre le contrôle du destin de notre nation dans la mondialisation.
Nous voulons reprendre le contrôle de nos vies nous qui travaillons nous qui sommes source de toute richesse et sans qui rien n'est possible. Voici venu le temps de rétablir cette souveraineté que nous communistes n'avons jamais cessé de défendre souveraineté du peuple souveraineté de la nation souveraineté des travailleurs et des travailleuses. Cette souveraineté passera d'abord avec moi par la réappropriation de nos moyens de production. Oui nous voulons retrouver la maîtrise de nos outils de production.
Oui
nous nationaliserons à chaque fois qu'une entreprise stratégique sera menacée et nous créerons un droit de préemption pour les salariés en cas de liquidation de leur entreprise. Car ce que nous voulons nous c'est donner des droits et des pouvoirs nouveaux aux salariés pour qu'ils puissent participer au choix de gestion des entreprises des services publics participer à l'utilisation des fonds publics qui est notre argent. Regardez ce bel exemple avec les salariés d'Ascoval grâce à eux grâce à leur alerte nous avons réussi à empêcher la délocalisation en Allemagne
dans
une usine à charbon en plus
c
'est la démonstration qu'il faut faire confiance aux salariés et uniquement par des logiques de rentabilité
pour
nous les salariés n'ont jamais été le problème au contraire
ils
sont une grande partie de la solution c'est avec eux en leur faisant confiance en les écoutant en retenant leurs propositions en leur donnant la possibilité de solliciter des fonds publics pour leurs projets alternatifs que nous réussirons à reconstruire le pays à relever le défi climatique à relocaliser notre industrie
c
'est pourquoi
je
vous annonce
que
dès le mois de juin 2022 je demanderai d'abord d'abroger les lois El Khomri et les ordonnances Macron
les
syndicaux les comités dont la possibilité de poser un droit de veto sur des décisions qui mettraient en danger les vies des salariés ou porteraient atteinte à la dignité humaine ils seront eux aussi garants de la mise en oeuvre véritable et sincère de l'égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes
oui
c'est ça la question de la démocratie que nous voulons porter et mettre au coeur de notre projet
nous
ne voulons plus être mis à l'écart des décisions dans l'entreprise nous voulons participer
le
rétablissement de la souveraineté du peuple passera aussi inévitablement
par
une nouvelle république
mettant
fin à ce présidentialisme autoritaire comme à chaque fois que nécessaire
c
'est aussi
à
l'heure où la France s'apprête à prendre la présidence de l'Union Européenne
d
'affirmer au éclair
qu
'il est indispensable de déclarer cadu nous le disons
le
pacte ce pacte de progrès social pour l'emploi et pour le climat
nous
voulons le mettre en discussion à l'occasion de ces élections mais aussi de la présidence française de l'Union Européenne c'est essentiel pour nous
pour
la France c'est l'occasion de proposer un autre pacte que le pacte de stabilité actuel
nous
voulons y mettre les moyens et nous voulons retenir la proposition du GIEC
ce
groupe de chercheurs qui nous alerte depuis tant d'années sur le climat ce sont eux qui proposent de réserver 6% des richesses 6% du PIB aux défis climatiques et bien c'est ce que nous proposons réservons 6% du PIB européen pour le climat et pour l'emploi
c
'est 9 richesses européennes par an
et
franchement
franchement
décider de consacrer 6% du PIB européen pour le climat et pour l'emploi
c
'est que nous demandons à la Banque Centrale Européenne de financer ce plan directement comme elle le fait aujourd'hui mais sans passer par les marchés financiers nous voulons reprendre le contrôle sur la Banque Centrale Européenne
nous
voulons nous une Banque Centrale Européenne
nous
voulons une Banque Centrale Européenne au service des Etats et plus au marché financier
ce
nouveau pacte aura pour nous
des
objectifs visant à relever les défis du 21ème siècle
nous
voulons relocaliser les productions en Europe développer
la
recherche publique en Europe développer l'accès à la santé pour toutes et pour tous et en même temps nous voulons l'harmonisation sociale et fiscale par le haut et nous voulons construire une Europe de la paix de la coopération et du dialogue
mes
chers amis
mes
chers compagnons de route
c
'est aujourd'hui que tout débute
rien
n'est écrit dans cette élection présidentielle rien
rien
n'est écrit parce que nos concitoyens se placent aujourd'hui encore à distance de ce rendez-vous
dans
la période politique si particulière que nous traversons dans cette épée brouillante qui enveloppe encore la France
et
qui par certains aspects nous rappelle des heures sombres
je
vous demande d'avancer
avec
conviction
avec
conviction d'aller à la rencontre des françaises et des français dont beaucoup
ont
perdu confiance dans une certaine gauche qui n'a pas eu le courage d'affronter la finance et qui a divisé notre pays je veux tourner cette page pour contribuer à construire une nouvelle gauche à la hauteur des attentes du monde du travail et de la création des catégories populaires et des défis de civilisation à relever
je
veux incarner avec vous
une
nouvelle gauche
une
gauche qui aura le courage le courage de mener des réformes populaires de tourner la page avec cette gauche qui a renoncé et qui a tant déçu qui a trahi
je
veux une gauche qui a le courage de défendre une république laïque
avançons
avec clarté avançons avec clarté dans un moment où certaines lignes peuvent sembler se brouiller avançons avec clarté car je veux participer à construire une nouvelle majorité politique de gauche qui dira ce qu'elle fait en portant des engagements clairs et ambitieux et qui fera ce qu'elle dit et c'est le sens du pacte que je propose
aux
françaises et aux français que je propose à toutes les forces de gauche oui nous tendrons toujours la main nous continuerons toujours de discuter comme nous l'avons toujours fait
et
nous ferons tout pour construire ce pacte jusqu'aux élections législatives pour faire élire le plus de députés communistes pour faire élire le plus de députés de gauche à l'Assemblée nationale
car
oui nous voulons faire gagner la gauche des jours heureux la gauche qui rompra avec la finance la gauche qui ne trahira plus le peuple
nous
voulons faire élire une nouvelle majorité de gauche à l'Assemblée nationale et nous ferons tout pour y parvenir vous pourrez compter sur moi
sur
nous sur notre force collective dans la campagne qui s'ouvre il y a encore deux visions
qui
s'affrontent en France il y a tout d'abord à droite et à l'extrême droite ceux qui s'emploient
à
divider la société en fonction
de
nos origines de nos couleurs de peau à exacerber les haines à installer dans les esprits les poisons du racisme et de l'antisémitisme toujours de ce côté là ils veulent détruire
tout
ce qu'il reste des conquêtes sociales du programme du conseil national de la résistance
cela
constitue une attaque violente de la république
et
de nos droits fondamentaux
et
puis
il
y a l'autre vision celle que nous défendons bec et ongle la France des jours heureux la France retrouvant le chemin du progrès grâce
à
des réformes heureuses des réformes de progrès qui rassemblent notre peuple autour de principes de justice d'égalité de démocratie cette France là
c
'est la France
d
'une république sociale laïque féministe démocratique
la
république qui sécurise tous les aspects de l'existence humaine
c
'est aussi cette république qui doit faire rentrer dans le quotidien l'objectif d'égalité entre tous et toutes en ouvrant le pays le chemin au pays d'une véritable transition féministe et en éradiquant le racisme l'antisémitisme et toutes les formes de discrimination qui existent encore aujourd'hui
la
république sociale et laïque que nous voulons
c
'est celle qui garantit la liberté de conscience et qui s'oppose à tous ceux qui veulent faire passer les préceptes religieux avant la loi commune
mes
chers amis
je
voudrais terminer en empruntant les mots d'un homme de science d'un homme de gauche d'un homme de progrès
ce
sont ceux du généticien Albert Jacquard je voudrais vous les faire partager afin que nous les gardions chacun à l'esprit ces cinq prochains mois dans cette période politique si particulière
il
disait en parlant de demain
alors
mes amis
à
nous de jouer construisons l'avenir tous les jours allons porte à porte allons rencontrer les citoyens les salariés vive les jours heureux
vive
la république
vive
la France
c'est
bon
Fabien Roussel