Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 10 juin 2013 5 minAutoproduitFond programmatiqueRetraitesÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

Marine Le Pen : une nouvelle perspective pour les retraites !

Source d'origine 1 locuteur

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09PrésentateurFait
    « Un rapport, le rapport Moro, copié-collé des exigences de l'Union Européenne et du FMI, est publié pour enfermer ce débat dans des choix qui me paraissent aussi inefficaces qu'injustes. »
  • 0:16PrésentateurFait
    « Le régime des retraites est en déficit depuis des années. »
  • 1:23PrésentateurFait
    « On nous somme de croire que l'espérance de vie aurait augmenté de près de 15 ans depuis 40 ans dans notre pays. »
  • 1:34PrésentateurChiffre
    « l'espérance de vie après 60 ans, la seule qui est de l'importance concernant les retraites, n'a gagné que 6 ans en 40 ans et non 15. »
  • 1:51PrésentateurFait
    « La nouvelle réforme allongera probablement la durée de cotisation à 43 ou 44 ans »
  • 2:55PrésentateurFait
    « les députés UMP et PS, main dans la main et M. Arlène Désir aussi, ont voté ensemble pour mettre en œuvre la retraite par capitalisation et par fonds de pension. »
  • 4:23PrésentateurPromesse
    « Nous devons défendre les 40 ans de cotisation pour tous, sans exception, en supprimant les derniers régimes spéciaux, parce qu'ils n'ont plus de justification. »
  • 4:48PrésentateurFait
    « nous pouvons renforcer la justice en revenant aux 10 meilleures années dans le privé pour le calcul des pensions, alors que l'UMP avait fait passer cette durée à 25 ans. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mes chers compatriotes, un nouveau débat sur les retraites s'ouvre. Un rapport, le rapport Moro, copié-collé des exigences de l'Union Européenne et du FMI, est publié pour enfermer ce débat dans des choix qui me paraissent aussi inefficaces qu'injustes. De quoi parle-t-on ? Le régime des retraites est en déficit depuis des années. Chaque réforme, depuis la première, il y a 20 ans, est censée régler le problème, mais jamais rien n'y fait. Les déficits s'accroissent et on ne cesse de demander aux Français de travailler plus longtemps. pour bénéficier d'une retraite à taux plein, alors même que la plupart d'entre eux peinent à rester au travail. Jusque 60 ans.

Victimes qu'ils sont, dès l'âge de 50 ou 52 ans, des licenciements de masse qui frappent nos seniors. Depuis 20 ans, UMP et PS enferment le débat des retraites dans ce que j'ai appelé le triangle des bermudes du MEDEF. Soit on augmente la durée des cotisations, soit on baisse les pensions, soit on alourdit les cotisations qui pèsent sur les travailleurs et les PME. Donc, dans tous les cas, on perd. Et en réalité, on en arrive toujours à faire les trois en même temps.

Avec pour résultat un appauvrissement des retraités qui touche pour beaucoup d'entre eux de toutes petites pensions, une précarisation des travailleurs, je l'ai dit, et une surcharge de taxes pour nos moyennes et petites entreprises qui ne s'en sortent plus. Ce triangle des bermudes du MEDEF est de surcroît fondé sur un argument des plus malhonnêtes que je dois vous expliquer. On nous somme de croire que l'espérance de vie aurait augmenté de près de 15 ans depuis 40 ans dans notre pays. C'est vrai.

Mais quand on regarde les chiffres dans le détail, on se rend compte que l'espérance de vie après 60 ans, la seule qui est de l'importance concernant les retraites, n'a gagné que 6 ans en 40 ans et non 15. Le reste de l'éhaut salutaire de l'espérance de vie s'explique essentiellement par l'effondrement de la mortalité infantile avant l'âge de 1 an. La nouvelle réforme allongera probablement la durée de cotisation à 43 ou 44 ans et déjà, François Hollande annonce qu'elle sera suivie d'une autre réforme. Bref, elle ne sera pas plus utile que les précédentes sous Sarkozy ou Chirac. Soumis à l'Union Européenne et à la grande finance, les gouvernements successifs font fausse route. On voit bien.

Au lieu de relancer la machine, ils passent leur temps à gérer médiocrement la pénurie sur les retraites comme sur le reste parce qu'il n'y a plus de croissance et qu'il y a un chômage de masse grandissant. Les comptes sociaux et les comptes publics fuient de tous les côtés et ce ne sont pas leurs rustines très injustes qui régleront le problème.

Alors je le dis très clairement, mes chers compatriotes, je refuse le triangle des Bermudes du MEDEF, je refuse l'asservissement au diktat de l'Union Européenne et du FMI, je ne crois plus une seconde aux promesses de l'UMP et du PS, parfaitement d'accord sur la destruction des retraites comme sur le reste et j'en veux pour preuve d'ailleurs que le 21 mai dernier, au Parlement européen, les députés UMP et PS, main dans la main et M. Arlène Désir aussi, ont voté ensemble pour mettre en œuvre la retraite par capitalisation et par fonds de pension. Nous ne sommes pas là pour gérer la pénurie, mais pour relancer la machine et faire les économies sur les gaspillages les plus honteux.

Car la vraie et seule solution pour financer les retraites et des retraites dignes est bien là, recréer les conditions de la croissance et de l'emploi qui financent les retraites et s'en prendre d'abord à la mauvaise dépense publique, au gâchis au lieu de s'en prendre toujours au même, c'est-à-dire aux Français. Mon projet économique de réarmement de la France face à la mondialisation sauvage est la clé pour relancer la machine et l'emploi. Par un protectionnisme ciblé sur la concurrence internationale déloyale. Par une politique monétaire nationale offensive. Par un protectionnisme économique au bénéfice du « made in France ». Par un référendum enfin sur l'Union Européenne.

Dans le même temps, je ne veux pas faire d'économies sur le dos des plus faibles, mais je veux mettre fin au gaspillage sur le coût immense de l'immigration, de la fraude sociale, de la décentralisation du budget de l'Union Européenne, sur le coût des plans de renflouement à répétition de l'euro et des banques. Je ferai ce plan de redressement, le seul utile et juste, et ce n'est qu'après avoir mené à bien avec les Français cette mission, que je me sentirai légitime de leur demander éventuellement des efforts supplémentaires ou des sacrifices, si, le cas j'essayant, je vois que ce qui a été fait ne suffit pas.

Nous devons défendre les 40 ans de cotisation pour tous, sans exception, en supprimant les derniers régimes spéciaux, parce qu'ils n'ont plus de justification. Je ne veux pas une nouvelle division du peuple français, organiser une guerre des petits contre les petits, une guerre du privé contre le public, un alignement généralisé vers le bas. Oui, je vous le dis, nous pouvons donner un avenir à nos travailleurs et nos retraités. Nous pouvons renforcer la justice en revenant aux 10 meilleures années dans le privé pour le calcul des pensions, alors que l'UMP avait fait passer cette durée à 25 ans. Et nous pouvons le faire sans dégrader la situation dans le public.

Nous pouvons offrir aux générations qui viennent une politique plus ambitieuse que l'hyper-austérité sans but de l'UMP, du PS et de l'Union Européenne. Cette politique suppose d'avoir le sens de l'intérêt national et du peuple français.